David Courchesne

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    Journaliste au pupitre à La Presse, David Courchesne a depuis quelques années délaissé le gant de cuir et les crampons pour le clavier et l’écran mais la passion du baseball demeure, Expos ou pas.
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    Jeudi 30 octobre 2008 | Mise en ligne à 2h54 | Commenter Commentaires (2)

    Enfin une parade sur Broad Street

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    Il fallait que l’improbable rêve des Rays de Tampa Bay prenne fin un jour ou l’autre. C’est survenu mercredi soir quand Brad Lidge, dans un Citizens Bank Park survolté, s’est permis de déjouer le frappeur suppléant Eric Hinske d’une balle glissante qui ne manquait certainement pas de mordant.

    «Enfin !» semblaient s’exclamer d’un élan commun les dizaines de milliers de partisans de la Ville de l’amour fraternel venus encourager leurs favoris, le temps de trois manches, malgré le froid d’une soirée aux allures hivernales.

    On se souviendra de la Série mondiale, dans sa version 2008, pour plusieurs raisons : l’invraisemblable présence des Rays, le triomphe libérateur des Phillies pour la ville Philadelphie, le premier match de l’histoire de cette classique annuelle suspendu en raison des mauvaises conditions météorologiques.

    D’un point de vue strictement médiatique, les dirigeants du baseball majeur s’arracheront probablement les cheveux de la tête en constatant les piètres résultats télévisuels générés par l’affrontement Philadelphie-Tampa Bay. C’était prévisible, encore davantage avec les caprices de Dame nature combinés aux hésitations du commissaire Selig.

    Sur le terrain, les Phillies ont servi aux Rays la même médecine qu’ils avaient imposée aux adversaires de la Ligue nationale la saison durant : une stratégie axée sur la puissance offensive, appuyée par un personnel de lanceurs qui, dans l’ombre des gros canons, s’occupe efficacement du reste. Avec le résultat qu’on connaît aujourd’hui.

    Pour résumer cette Série mondiale, il suffit d’ouvrir la grande boîte des clichés du baseball et de saisir le plus accessible, celui qui saute aux yeux : «La meilleur équipe a gagné.» Tout simplement. La fougue et l’agressivité des hommes de Joe Maddon n’auront finalement pas eu raison de l’expérience de Charlie Manuel et ses subalternes.

    Et quelle performance de Cole Hamels ! Le gaucher de 24 ans méritait amplement le titre de joueur par excellence de la Série mondiale. Un petit point de moins au dossier des Rays – celui produit par le circuit de Rocco Baldelli en septième manche – et le longiligne partant savourait un cinquième gain en éliminatoires cet automne. Du bonbon sucré pour les puristes.

    La victoire des Phillies signifie maintenant deux choses : 1) la saison 2008 du baseball majeur fait désormais partie des souvenirs et 2) la période de turbulences approche. On entend par «turbulences» les rumeurs, les embauches et congédiements, les signatures de lucratifs contrats et les remaniements de toutes sortes. Après la parade sur Broad Street, bien sûr.

    [david.courchesne@lapresse.ca]


    • Bravo aux Phillies, une équipe qui présente un bel équilibre entre jeunes et moins jeunes, de la puissance au bâton, et une bonne défense. Quel jeu de Utley pour épingler Bartlett au marbre! Un bijou. Il y a deux ans, je visitais Philadephie, une ville fantastique si l’histoire américaine vous intéresse (premier Congrès des États-Unis, déclaration d’Indépendance…). Je parlais des chances des Phils avec un amateur et celui-ci me disait qu’ils étaient trop jeunes pour gagner. Mais ils ont décroché le titre en 2007 et 2008 dans l’Est, aux dépens des infâmes Mets.

      Je reviens sur la longueur des matches. Hier, j’avais l’impression de regarder un match “raisonnable”, qui se termine à une heure décente. Moins décente était cependant la météo. Les joueurs et les partisans des Phillies faisaient pitié à voir, transis de froid qu’ils étaient. On voit encore le ridicule de jouer au baseball à la fin octobre. La saison devrait commencer un peu plus tôt : autant jouer dans des conditions difficiles au début de l’année, plutôt qu’en Série mondiale. Idéalement, il faudrait ramener le calendrier à 154 matches, pour gagner une semaine.

      Ensuite, il y aurait moyen de discipliner les joueurs, comme on l’a fait au hockey. Fini les frappeurs qui demandent un temps d’arrêt inutile; les lanceurs pourraient disposer d’un temps limite entre chaque lancer, sinon ils écopent d’une balle. Et pourquoi pas deux balles à la secondes offense? Évidemment, je rêve en couleurs, je le sais.

    • J’ai lu la chronique de François Fournier «Où sont les téléspectateurs?» dans La Presse du mercredi 28 octobre. “Sans grande surprise, les premiers résultats démontrent clairement que bien peu de gens regardent la série en dehors des marchés de Philadelphie et de Tampa Bay.” Nos “Boys of Summer” sont rendus “The Fall Guys”.
      Doit-on maintenant espérer des joutes de la série mondiale dans un contexte favorable–style-genre-sur-la-côte-ouest, avec les 3 heures de décalage et dans un contexte hollywoodien pour reconquérir le coeur des téléspectateurs? Dah!
      Je mets un deux sur une série Angels de L.A. et Dodgers de L.A. pour l’an prochain…une nouvelle boule de cristal!

      En effet, un beau jeu de Utley. Un beau double de Jenkins. Un vol de but de Werth (Pena a de nouveau gaffé sur son relais), Lidge était intraitable. Point.

      Broad Street aura sa parade. Ah, c’est vrai…youppi.

      Je vais hiberner pour quelques mois. Digéré tout ça.

      -Chingachgook

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