Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Jeudi 6 mars 2014 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (21)

    Québécoises, Québécois, jasons d’économie…

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    Surprise, les Québécois veulent jaser d’économie. Et surtout, ils veulent entendre les politiciens provinciaux actuellement en campagne électorale parler d’économie.

    Les résultats d’un sondage CROP- Le Soleil-La Presse démontrent que l’enjeu principal de la présente campagne devrait être l’économie, et ce, dans une proportion de 46 % des sondés. Loin devant la santé, l’éducation et la question identitaire.

    Les Québécois n’ont pas tort de se préoccuper de l’économie. L’économie québécoise est au neutre depuis près de deux ans alors que leur gouvernement ne réussira pas à équilibrer son budget cette année (déficit attendu de 1,75 milliard $).

    Le PIB du Québec a avancé de 1,2 % en 2013. Les économistes prévoient une progression de 1,8 % en 2014. Depuis un an, le taux de chômage est passé de 7,1 % à 7,5 % au Québec. Consolons-nous, le taux de chômage était à 8,1 % en juillet dernier.

    Au cours de la prochaine année, la dette brute de l’État québécois bondira de 7,1 milliards $ pour franchir allègrement la barre des 200 milliards $. Au 31 mars 2015, si tout se déroule comme prévu, la dette québécoise sera alors de 205,6 milliards $.

    Le taux d’endettement du Québec demeure d’ailleurs le plus élevé de toutes les provinces canadiennes.

    OK, on arrête ici. Je ne vous parlerai pas du fardeau fiscal de la classe moyenne et des allègements possibles. On laisse le soins aux politiciens en campagne de vous en parler davantage…

    Qu’en pensez-vous ?


    • Qu’en pensez-vous, cela est très simple, dégraissons l’État, et arrêtons de vivre sur le dos des autres…. ou serait le Québec sans les transferts de péréquation ??? Une province de BS…. nous sommes dans la dèche…. combien de temps pouvons nous continuer à vivre au-dessus de nos moyens !!!! Arrêtons d’être prétentieux et naïf.

      L’économie avant tout, du travail pour tout le monde, des soins de santé respectables,
      Eureka s’écria Archimède, c’est pas au PQ, que nous allons entendre ce cri….. avec eux c’est le nivellement par le bas, avec des conneries comme la Charte on tasse les vrais problèmes et on fait appel aux ” Nationaleux de la gau-gauche à 5 cent ” pour nous mettre au pouvoir.

      À tous, venez pas brailler lorsque nous serons en faillite technique , il est beau le modèle québécois.

      Bonne journée

    • Je pense que parler d’économie, c’est comme manger du brocoli: tout le monde en chante les vertues, mais quand vient le temps de le faire, la plupart des gens en ont pas très envie. Que ce soit au niveau personnel (RÉER, hypothèque, emprunts, whatever) ou étatique (PIB, dettes, impôts), la plupart des gens ne veulent pas en parler, ne entendre parler, ou y réfléchir.

      Si je me trompais, les cotes d’écoutes de Star académie ne seraient pas 10X celles des émissions sur l’économie.

    • J’aime bien la comparaison avec le brocoli. J’ai entendu quelqu’un récemment dire: la majorité des gens préfèrent une visite chez le dentiste que de parler de planification budgétaire avec leur conseiller financier.
      Je souligne que l’indicateur du taux de chômage ne suffit pas à résumer l’état de santé de l’économie. À l’heure actuelle au Québec, et c’est nouveau en 2014, plus de gens prennent leur retraite qu’il y a de nouveaux arrivants sur le marché du travail.
      Le budget du Québec n’est pas équilibré, et même quand il l’est, ça tient plus à la vigueur de la croissance économique qu’à la gestion serrée des dépenses. C’est la même chose à Ottawa, mais le gouvernement fédéral peut plus facilement éliminer des programmes sans que ça ne paraisse. Au Québec, quand on coupe, c’est dans les hôpitaux, les écoles et sur les routes qu’on le constate.

    • @elince
      Donc concretement, ce que vous dites, c’est que nous sommes une bande d’ignares….Possible !!!!!

    • C’est une excellente nouvelle que cette élection soit sous le thème de l’économie, plutôt que de laicité.

    • Je rêve au jour ou les gouvernements et les québécois vont parler des vraies choses avec les vrais mots et poser des gestes concrets.

      Parler d`économie ca parait tellement bien hein ? Comme s`il y avait un expert en la matiere qui pouvait faire autrement que de faire des prévisions qui frisent l`exactitude de l horoscope.

      Pendant ce temps là on laisse aller les choses et on accepte de dissimuler les déficits au travers du langage comptable qui permet des entourloupettes mais qui ne fait pas vraiment disparaitre les dettes.
      Et tout cela à l`époque ou on apprend que nos fleurons …ne le sont pas vraiment. On laisse aller, on subventionne des festivals qui n en ont aucunement besoin, on maintien des jobs artificiellement, on fait plaisir a des namis et on chiale quand une décision difficile est prise.

      Parlons économie, parlons Hydro Québec qui arnache le puit sans fond…46 % veulent que la campagne électorale se porte sur l`économie et 1% va encore en profiter. Surtout ne rien changer !

    • À quand remonte la dernière élection où l’économie n’a pas été au cœurs de toutes les discussions? Il se parle d’économie à tous les jours : fermeture d’usines, ouverture de commerces, subventions de ci, investissement dans ça, taux d’intérêt, dette, reer, rver, celi, taxes, etc. Et si on parlait d’autres choses pour une fois, juste voir ce que ça donnerait…

    • 11 milliards de déficit en Ontario. Ca vous gênait de le dire?

    • Attendez que L’empire d’à coté s’écroule et les Chinois deviennent leur propio… Vous allez voir nos économie vaut que dale annyway :-P … Ye fucking trop tard les amis!

      Jme demande s’il vont parainer nos kids avec Vision Mondiale?

    • nousnoune

      Rapport? Il faut toujours imiter les pas bons comme les péquistes anglophones actuellement au pouvoir en Ontario? Déficit zéro en C-B.

    • Parler d’économie est devenue beaucoup trop complexe. Je ne sais pas si ce sont les économistes qui ont volontairement rendu ça inintelligible, mais les discussions de monsieur madame Tout-le-Monde sur le sujet tournent toujours en rond (avant de sombrer dans les lieux communs et les insultes).
      Ce que ça nous prendrait c’est un analyste pertinent et objectif qui nous subdiviserait le sujet en sous-thèmes concrets et compréhensibles (vous pouvez vous porter volontaire si ça vous chante).
      Sinon, on peut aussi bien parler du sexe des anges, ça devrait nous donner les mêmes résultats.

    • Le problème vient aussi du fait que les médias ne fond pas de l’économie une priorité. On va rarement voir comment les États qui ont réussit à redresser leurs finances l’ont fait.
      Les médias ont une responsabilité sociale, elle ne se limite pas à couvrir la semaine de la culture et les rumeurs d’échange chez le Canadiens de Mtl.
      Les médias c’est le 4ème Pouvoir, malheureusement au Québec ça ne transpire pas souvent.

    • On pourrais réinjecter la fortune personnelle de Pierre Karl Péladeau, candidat dans Saint-Jérome, qui par sa parole a juré qu’il n’allait pas se présenter aux élections?

      Le gars a juré, Marois a certifiée. Marois a juré aux étudiants aussi. Mais au final aucune parole n’a été tenue et ces gens paradent fièrement devant le peuple.

      Bien cristi on va avoir une population majoritaire qui risent de voter pour eux. On va voter des politiques sociales en masse et aider les pauvres.

      Il ne sera jamais question de créer des jobs à la classe moyenne avec le PQ. Jamais de la vie.

    • Au moins, avec P.K.Péladeau, il y a de l’espoir en ce qui concerne l’économie, il a fait ses preuves, a fait fructifier Québécor avec la participation de la Caisse de Dépôt et de Placement…

      On ne peut pas en dire autant des recrues telles que L.B-.B et Martine Desjardins qui n’ont d’autre vécu que d’avoir incité des jeunes à défier des lois et auxquels on accorde trop d’importance…

      Un Québec Souverain dirigé par qui au juste???

    • Le problème est que l’économie est relativement complexe et difficile à comprendre. C’est aussi plein de chiffres. Or, la plupart des électeurs ne comprennent pas les relations complexes ente divers phénomènes, ni les chiffres qui dépassent leur budget familial. La plupart des gens ne comprennent pas la différence entre 100 millions, un milliard, 10 milliards et 100 milliards. Dès que les politiciens se mettent à montrer des graphiques, il perdent des votes.

    • En fait, les politiques gouvernementales n’ont que très peu d’impact au final sur l’économie, surtout à court terme. Mais, pour vendre son parti, il faut faire croire que c’est possible de «changer les choses». Dans les faits, il n’y a pas de différences notables entre les partis sur l’impact économique des programmes.

      Voici une petite analyse économique de mon cru à ce sujet (Avertissement, il y a un peu de mathématiques)

      http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2014/03/11/politiques-economiques-chasse-aux-fantomes-ouverte

    • @Fritz2 100% d’accord!

    • Avez l’arrivée en scène de Pierre-Karl Péladeau, on s’attendait à ce qu’il soit question d’économie, mais les libéraux ont choisi le sujet de la souveraineté.

      Pour régler ce problème avant l’élection du 7 avril 2014, je suggère une pose, et pendant cette pose, que tous les partis politiques se posent la question suivante : Dans un Québec indépendant, Est-ce que la Ville de Québec sortirait gagnante sur le plan économique et politique ?

      On ne peut pas faire abstraction de ce que deviendrait la Ville de Québec comme Capitale d’un nouveau Pays !

    • J’ai lu l’article d’Yvan Dutil, très intéressant mais ardu tout comme l’économie en général. Au 9ième paragraphe, il y est dit que nos politiques provinciales influencent moins de 20% des parametres de notre économie. Le reste étant dicté par les fluctuations de l’économie mondiale et que 80% de nos fluctuations économiques sont similaires au reste du Canada.

      Ai-je bien compris M. Dutil? qu’adviendrait il à un Québec indépendant? Peut on croire que ce calcul resterait le même?

    • Si on comparait le systême avec un cheval sur lequel on met des cavaliers.Bon le cheval est le privé,la dysfonction publique le cavalier.
      Ratio normal,un cheval,un cavalier.C’est comme si le cavalier trop paresseux pour tenir les guides se serait dit,je vais mettre un autre cavalier moi pour tenir les guides,j’aurai plus de temps pour admirer le paysage.Mais là avec deux cavalier le cheval avançait moins vite,le brillant cavalier décide de mettre un troisième cavalier sur le cheval pour fouetter le cheval.
      Et puis le deuzième cavalier décide,moi c’est pas là que je veux aller,ou si c’est là,mais je ne veux pas prendre ce chemin,et les deux de dire au troisième cavalier,fouette plus si on veut tout visiter,on manquera d’une vie pour le faire.
      Bientôt le cheval va mourir et tout le monde va marcher.

    • @Cloy101 En fait c’est moins de 20 % des fluctuations économique qui PEUVENT être causées par le gouvernement du Québec. Il y a encore une contribution externe qui n’est pas nettoyable avec mon approche simple.

      Grosse modo, le gouvernement fédéral au Québec est environ la moitié de la taille de l’état québécois. Dans le meilleur des cas, le bras de levier serait 50 % plus long.

      La meilleure façon d’évaluer le potentiel de contrôle d’un hypothétique pays du Québec serait d’évaluer le potentiel de contrôle d’autre pays de l’OCDE en utilisant la même technique. C’est un autre projet que je caresse. Par exemple, si on mesure que le Canada dans son ensemble ne contrôle de 30 % des fluctuations économiques par ses politiques gouvernementales, il serait étonnant que le Québec fasse beaucoup mieux.

      C’est le genre de questions qui méritent une analyse plus approfondies, mais on commence à s’approcher du travail de maitrise en économie et non pas d’une activité semi-ludique de quelques heures.

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