Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Vendredi 20 septembre 2013 | Mise en ligne à 13h26 | Commenter Commentaires (12)

    Immobilier : où sont passés les premiers acheteurs ?

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    Les premiers acheteurs de maisons neuves sont de plus en plus rares. L’an dernier, ils représentaient 41 % du marché au Québec comparativement à 48 % en 2011

    Selon l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), l’accessibilité au marché immobilier s’est particulièrement dégradée ces dernières années en sol québécois.

    Parmi les irritants, l’APCHQ note notamment les nouvelles mesures mises de l’avant par le fédéral (maximum de 25 ans pour contracter une hypothèque, hausse de la mise de fonds, etc.) comme source de distortion.

    Au Québec, les premiers acheteurs d’une maison neuve optent en majorité pour une copropriété. Ces derniers disposent d’une mise de fonds moyenne de 28 000 $ pour accéder à une résidence au prix moyen de 225 000 $.

    Selon les prévisions de l’APCHQ, le nombre de mises en chantier va chuter de 23 % au Québec cette année. Il devrait se construire 5191 unités d’habitation dans la région de Québec, en baisse de 22 %. Dans la métropole, 14 807 mises en chantier sont attendues, en baisse également de 22 %.

    Rappelons que selon les plus récentes données fournies par Statistique Canada, 61 % des ménages québécois étaient propriétaires de leur résidence en 2010 comparativement à 69 % dans le reste du pays.

    Qu’en pensez-vous ?


    • L’APCHQ est dans le champs. Les “mesures mises de l’avant par le fédéral” ne font que ramener les conditions à ce qu’elles étaient avant le gonflement de la bulle immobilière. L’accessibilité au marché est mauvaise parce que les prix sont trop élevés, that’s it­. Mais les membres de l’APCHQ sont des vendeurs de maisons, ils ne vont tout de même pas dire que les prix de ce qu’ils vendent sont trop haut!

    • Je vais dans le même sens que Elvince, a quand une banque qui offre un hypothèque a un prix raisonnable qui ne changera jamais pour le reste de ta vie (genre 300.00$ / mois) mais que ta maison ne sera jamais à toi réelement mais c’est toi qui doit l’entretenir.

    • @ elvince,

      Tout à fait vrai.

      De plus, 225 000.00$ pour un taudis bourré de coquerelles et de punaises de lit : Non merci.

    • Je suis premier acheteur en attente. J’ai une excellente mise de fond mais je n’ai pas nécessairement envie de flamber tout cet argent pour paye seulement une partie d’une maison ordinaire.

      Le party est fini. Même si ça continue de monter, ce ne sera pas à la vitesse folle des dernières années. Si c’est le cas, le fédéral a très clairement montré qu’il allait intervenir pour désouffler la bulle. S’il y a un éclatement de la bulle immobilière au canada, on sait que ça ne sera pas de l’ampleur des É-U mais le parti au pouvoir ne doit vraiment pas avoir envie que ça arrive. Je les comprends…

      Et puis je sais aussi que tu ne perds pas énormément quand tu fais tous les calculs. Si tu perds…

    • Vous avez votre explication plus haut : les premiers acheteurs attendent la baisse régéralisée des prix des habitations. Chose qui devrait survenir dès le «tapering» de la FED prévu en 2014, une reprise de l’inflation et conséquemment, une hausse des taux d’emprunts hypothécaires.

    • Il n’y aura pas de baisse généralisée des prix. Certains segements de marché subiront des baisses (condo centre-ville), mais pour le reste, vous allez attendre très longtemps.

    • elvince

      Effectivement, l’APCHQ a une mémoire très sélective.

      Impossible qu’il se produise une baisse généralisée des prix dans les régions de Montréal et de Québec?

      Pour ceux qui croient que cela est impossible, il faudrait expliquer pourquoi?

    • Les premiers acheteurs attendent que l’orage passe tout simplement. Difficile de s’acheter un appartement ou une maison quand les emplois sont précaires et que ce qui s’appelait autrefois la sécurité d’emploi devrait plutôt s’appeler l’insécurité d’emploi. Mentionnons également que la qualité d’exécution dans la construction peut nous laisser songeur. Que dire de la qualité des matériaux maintenant. Les prix pratiqués sont exagérés et donc la facture des taxes municipales s’y retrouvent en symbiose sans parler de la fameuse taxe de «bienvenue» qui fait toujours grimper le coût pour se procurer un chez-soi.
      Vraiment, à l’heure actuelle, il y a beaucoup trop d’irritants pour se lancer à corps perdu dans l’achat d’une propriété. Il faut plus que jamais redoubler de prudence. Qui voudrait s’acheter un bien dont souvent la garantie est moins bien respectée que si l’on achetait un téléviseur défectueux? Ça aussi est un irritant majeur au Québec. D’un autre côté, il paraît qu’à l’extérieur du Québec, le milieu de la construction d’habitations est plus surveillé et les acheteurs en auraient plus pour leur argent.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @gillesfpelletier: La qualité des habitations construites pendant la bulle immobilière est en effet douteuse, mais ne te fais pas d’illusion, c’est aussi pire (sinon pire) dans les autres provinces. Tu croirais pas ce que j’entends de mes contacts en CB. Là-bas le standard c’est que quand tu reçois ton condo/maison neuve, la première chose que tu fais c’est mettre un 100k$ dessus pour boucher les trous. Google les mots “leaky condo”, tu vas voir c’est quoi un vrai scénario de cauchemar.

      Il y a des embuches certaines pour les acheteurs de maisons au Québec, mais c’est probablement un des endroit en occident où le système marche le mieux. Allez voir les prix pour les “title insurance” aux États-Unis et vous allez être heureux de pas avoir à payer ça ici.

    • ««Impossible qu’il se produise une baisse généralisée des prix dans les régions de Montréal et de Québec? Pour ceux qui croient que cela est impossible, il faudrait expliquer pourquoi?»»

      Encore une fois, il faut le dire, ce n’est pas impossible , mais improbable. Il y a une nuance.
      En 1994-95 , des chums, finissant en économique, travaillaient dans des dépanneurs . Même en génie ! les seuls qui avaient de la facilité à trouver de l’ouvrage étaient les finissants en informatique. On tenait les taux d’intérêts entre 11 et 9 %.
      Et bien, la baisse est venue:
      -10% entre 1995 et 2000.
      Ma maison en rangée , achetée en 1990 se vendait 12% moins cher en 1995.
      Sur le coup, t’es pas content, mais tu t’aperçois vite qu’il n’y a rien là pour écrire a ta mère.

      C’est le pire qu’il va arriver dans les 3 prochaines années.
      Les taux sont à terres, et comme frôle la déflation , ça ne montera pas de beaucoup.
      Et même à 6% ce ne sera certes pas une catastrophe. Le chômage est contenu.

      Ce sera une correction mineure tout au plus.

    • @rodlemeg

      Sans tomber dans le catastrophisme, 12% de baisse alors que la hausse fut de 120% (en moyenne) au Québec dans les 10 dernières années et que les salaires sont exactement les mêmes.

      Puisque c’est l’accès au crédit facile qui a permit cette augmentation de 120% et que ce crédit facile est aujourd’hui bridé, réduit même, et que les salaires sont les mêmes, il faudrait s’attendre à ce que la mensualité maximum que peuvent supporter les couples d’acheteurs soit la même également.

      C’est, du moins, ma lecture des choses.

      Un ménage moyen pouvait payer disons 2000$ par mois pour la maison en 2002. Lui donner sa mise de fond (en fait, l’ajouter à son total), baisser son taux d’intérêt et lui extentionner son hypothèque de 10 ans additionnelles a permit de faire augmenter le prix des maisons sans trop augmenter la mensualité de ce ménage moyen.

      Moi, mon guess, c’est que le ménage moyen en 2013 peut toujours payer environ 2000$ par mois pour la maison et qu’aucun wishful thinking n’y changera rien. Leur salaires n’ont pas changé d’un iota tandis que les frais ont explosés partout.

      Une maison moyenne coûte 3-4 fois le revenus annuel moyen. Aucune bulle n’a pu voler au dessus de cette norme historique vieille de plus de 100 ans partout en occident bien longtemps.

      Crash ? Non. Retour à la normale. Mais en douceur (sauf la première année) et en plusieurs années.

    • 2000$ environ par mois devant couvrir l’ensemble des frais relatifs à la maison. Pas seulement le versement hypothècaire.

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