Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Vendredi 2 août 2013 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Commentaires (20)

    Pour ou contre la construction d’un pipeline au Québec ?

    TransCanadaPipeline_main_10

    La multinationale albertaine TransCanada veut construire un pipeline de 4400 kilomètres entre l’Alberta et le Nouveau-Brunswick en passant à travers le Québec. Le projet de 12 milliards $ sera deux fois plus gros que celui prévu à l’origine avec une capacité de transit de 1,1 million de barils de pétrole par jour.

    TransCanada joue la carte économique à fond pour vendre son projet aux Québécois. «Des milliards $ en retombées et des milliers d’emplois pour le Québec et le Nouveau-Brunswick», a souligné à grands traits son pdg, Russ Girling.

    Cette annonce arrive moins d’un mois après le déraillement d’un train rempli de pétrole brut à Lac-Mégantic qui a fait 47 victimes. Cette catastrophe a relancé le débat sur le transport du pétrole brut vers les raffineries.

    Si elle obtient le feu vert des autorités règlementaires dont l’Office national de l’Énergie (ONE), TransCanada prévoit que son pipeline entrera en service à la fin de 2017 au Québec et en 2018 au Nouveau-Brunswick.

    Deux terminaux maritimes (de 300 M $ chacun) dédiés à l’exportation, l’un dans la région de Québec et l’autre à Saint-Jean (N.-B.), sont aussi à l’ordre du jour.

    Au Québec, bien que le choix de tracé ne soit pas encore définitif, tout indique que le pipeline passera par la Rive-Nord du Saint-Laurent entre Montréal, Trois-Rivières, la région de Portneuf et Saint-Augustin-de-Desmaures avant de «plonger» sous le fleuve pour continuer sa route sur la rive sud de Québec vers le Témiscouata et le Nouveau-Brunswick.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Ce que j’en pense?

      On s’en fout. Ils ne nous demanderons pas notre avis anyway.

    • Très bonne nouvelle, de un du travail pour la construction, de deux une possibilité pour Ultramar à St-Romuald d’accroître son volume de raffinage. Si les Albertains produisent plus de pétrole, donc plus d’impôts et des redevances à la hausse. Au Nouveau-Brunswick ça va être bon pour eux d’être dans le rouage de l’exportation de produits pétroliers. Encore là plus de revenus pour les gouvernements.

      Finalement, c’est clair qu’il va y avoir des propriétaires terriens mécontents. Souvenons-nous du pipeline Ultramar entre Lévis et Québec, une cinquantaine d’opposants sur 650 propriétaires. Les 600 étaient bien content d’avoir un chèque et le pipeline aujourd’hui ne dérange plus personne.

    • Pourquoi toujours utiliser le terme anglais pipeline au lieu d’oléoduc?

      Pipeline, ça fait penser à Line qui fait des pipes…

    • L`opinion populaire sera biaisé par la douleur encore tres vive de la tragédie du lac Megantic.

      Je crois qu`un tel questionnement devrait se faire dans le cadre d`une consultation globale au sujet du transport. On arrêtera pas demain matin le transport par wagon-citerne et par camion-citerne des matieres dangeureuses et ce, même si un pipeline est utilisé en paralelle. C`est pour cela qu`il faudrait englober le tout et mettre en vigueur un plan de transport avec un vision moderne et actualisée.

      Je crois qu`il faudrait aussi et surtout écarter du débat les lobbyistes de tout acabit qui pour soutenir leurs causes vont flouer la réalité. Encore faudrait il pour ce faire que nous ayions vraiment notre mot à dire et rien n`est moins certain dans l`allure que prend le dossier.

    • @noirod, “On arrêtera pas demain matin le transport par wagon-citerne et par camion-citerne des matières dangereuses”.

      Non mais c’est certain qu’il va y avoir moins de camions et de trains avec du pétrole si il y a un oléoduc. C’est quoi notre mot à dire? J’écoutais hier soir au Téléjournal un professeur des HEC à Montréal au sujet de cet oléoduc dire que c’est une question d’acceptabilité sociale. Ça veut-tu dire que n’importe qui qui n’a rien à voir avec le passage d’un tuyau va se mettre à écrire des mémoires et passer à la TV, nous sommes pas sorti du bois…

      Qu’on le veuille ou non le parc automobile et des camion augmente à chaque année, il faut être réaliste.

      Une solution drastique, l’interdiction de la vente d’automobiles et de camions propulsés par le pétrole d’ici 5 ans et l’interdiction d’utilisation des moteurs au pétrole au plus tard dans 15 ans. Réaliste je suis pas sûr, électoraliste j’en suis encore moins?Je pense qu’il va y avoir un oléoduc avant ça.

    • La construction du pipeline mettrait fin à l’importation de pétrole étranger, améliorant la balance commerciale du pays. De plus les raffineries de l’Est du pays pourraient exporter des produits raffinés, comme le mentionnait le blogueur écran plus haut, ce qui contribueraient également à l’amélioration de la position commerciale du Canada.

      Ce pipeline s’ajouterait à ceux qui traversent déjà le Québec qui ont été construits il y a quelques décennies. Les nouvelles règementations fédérales annoncées en juin dernier devraient satisfaire ceux qui veulent plus de garanties de la part des sociétés de transport. En éliminant le transport par bateaux et par train du pétrole au Québec, on réduirait les risques de déversements et d’accidents.

    • On veut faire passer les oléoducs pour transporter vers l’Est donc sur le territoire du québécois afin de rejoindre le marché pétrolier contrôlé par les Chinois et quelques autres gros acteurs asiatiques et américains (qui contrôlent les 3/4 des sables bitumineux de l’Alberta).

      On va offrir quelques bonbons aux “natives” bien sûr, mais essentiellement on n’a rien à cirer des intérêts économiques du Québec et si on pollue l’environnement on avisera en temps et lieux.

      Jean Émard

    • Ne soyons pas dupe. Ça ne réduira aucunement le coût qu’on paye pour le pétrole au Québec,

      Ce pétrole sale sera acheminé vers les marchés les plus lucratifs; ceux choisit par les propriétaires des sables bitumineux, soit les corporations Chinoises et asiatiques.

      Les retombées sont de la poudre aux yeux et ne compenseront pas les risques environnementaux.

      Jean Émard

    • 75% des sables bitumineux sont entre les mains étrangères. Principalement Chinoise et asiatiques.

      “OTTAWA — More than two-thirds of all oil sands production in Canada is owned by foreign entities, sending a majority of the industry’s profits out of the country, says a new analysis released Thursday by a British Columbia-based conservation group.”

      http://business.financialpost.com/2012/05/10/majority-of-oil-sands-ownership-and-profits-are-foreign-says-analysis/

      Jean Émard

    • “….les propriétaires des sables bitumineux, soit les corporations Chinoises et asiatiques.” Ramses2.1

      Il serait de l’intérêt des lecteurs de ce blogue de fournir plus d’information sur vos assertions. Des sociétés américaines, européennes, dont la vertueuse Statoil de Norvège, sont les principaux investisseurs étrangers dans les sables bitumineux. Il y a bien quelques intérêts chinois dans Syncrude et dans d’autres projets en développement, mais le cumulatif de ceux-ci ne devrait pas dépasser les 15%. Par contre on devrait voir les intérêts chinois augmenter sensiblement au cours des prochaines années dans de petits projets ou dans des joint ventures. Les nouvelles règles sur l’investissement étranger dans les sables bitumineux vont protéger les sociétés canadiennes de toutes main-mises par des sociétés d’état chinoises.

      Les québécois, par l’entremise de la Caisse de Dépôt, de leurs fonds mutuels et de leur caisse de retraite sont également investis dans les sables bitumineux.

      Le pétrole demeure toujours la meilleure source d’énergie pour nos sociétés modernes jusqu’à ce que l’on trouve des formes d’énergies alternatives aussi efficaces.

    • @ramses2.1, Vous broyez du noir, pour construire un oléoduc, il faut des tuyaux en fer, nous en avons sur la Côte-Nord soit du fer et une aciérie à Contrecoeur et d’autres ailleurs au pays. Pour la construction au Québec, il faut des, arpenteurs, bûcherons,opérateurs de machineries lourdes, ingénieur, technicien en génie civil, bien sûr des soudeurs et autres métiers de la construction bref des travailleurs payés relativement cher qui paient beaucoup d’impôts.

      Dans l’est de Montréal Pétro-Canada (Suncor) a une raffinerie, et à Lévis Ultramar aussi, c’est des opportunités d’affaires pour eux d’avoir une autre source d’approvisionnement en pétrole.Des investissements à prévoir aux raffineries d’ici et encore plus de jobs.Les propriétaires terriens vont avoir des sous et c’est au tour des municipalités de réclamer un pactole, il y a un article dans Le Soleil à ce dernier sujet.

      Enfin cessons de dire ce sont des asiatiques bla..bla..bla, l’économie est mondiale, Desjardins vend des fonds communs de placement avec des actions des entreprises d’exploitation des sables bitumineux.

      Fort probablement que la Caisse de dépôt détient des actions également. Si c’est si payant, un coup de fil lundi à un courtier en valeurs mobilières pour acheter des actions de Suncor entre autre.

      En résumé si ils n’y a pas de projet d’investissement nulle part, c’est simple l’ensemble des citoyens au Canada ne peuvent pas vivre d’un chèque dans la boîte aux lettres.Même nos gouvernements feront plus de chèque.

    • Ce pétrole brut (1 100 mBJ) sera en totalité ou presque pour la raffinerie d’Irving à St-Jean-NB (300 mBJ0et le marché d’exportation (800mBJ). (Le brut et le raffiné).
      (mBJ = Millier baril/jour)

      Et où croyez-vous sincèrement que le raffiné ira??? : Il ira vers le marché du Nord-Est Américain.

      Voici un extrait tiré du site de la Raffinerie de Irving à St-Jean N-B :…Chaque jour, la raffinerie produit plus de 300 000 barils de produits énergétiques finis, dont plus de la moitié sont exportés au Nord-Est des États-Unis

      Voici un extrait de Radio-Canada 01 Août 2013 : … TransCanada présentera à l’Office national de l’énergie un projet d’oléoduc de 12 milliards de dollars qui doit transporter du pétrole de l’Ouest canadien jusqu’à la raffinerie Irving…. La pétrolière Irving et TransCanada comptent construire ensemble un terminal maritime de 12 millions de dollars près de Saint-Jean. Si le projet est accepté, le surplus de pétrole de l’oléoduc serait chargé à bord de pétroliers pour être exporté.
      Source : http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2013/08/01/011-reactions-oleoduc-saint-jean-nouveau-brunswick.shtml

      Je répète : Le surplus de pétrole de l’oléoduc serait chargé à bord de pétroliers pour être exporté.

      Énergie Valero, se prépare à recevoir du pétrole de l’Ouest par voie ferroviaire, dès la fin de l’été et d’ici à ce qu’elle réussisse à obtenir un approvisionnement de pétrole de l’Ouest canadien à la suite de l’inversion du pipeline numéro 9 d’Enbridge. Si le projet d’inversion du pipeline va de l’avant, la raffinerie de Lévis serait ainsi approvisionnée en pétrole brut léger provenant de gisements conventionnels en Alberta, en Saskatchewan et au Dakota du Nord et non pour le pétrole des sables bitumineux :

      À Preuve : «En aucun cas, pour nous, est-il question d’aller chercher du pétrole lourd dans l’Ouest ou du bitume, parce que notre raffinerie n’est pas configurée pour traiter ce type de pétrole», a expliqué le directeur des affaires publiques et gouvernementales chez Ultramar, Michel Martin de Valero (Lévis)
      Source : http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201305/23/01-4653492-valero-pourrait-investir-200-millions-a-levis.php

      Pour terminer, il y a un projet d’inversion de l’oléoduc Maine-Montréal qui historiquement alimentait les raffineries de Montréal. Ce projet d’inversion ferait en sorte que le brut des sables bitumineux du projet Enbridge de l’ouest serait exporté vers Portland Maine pour y être raffiné ou exporté vers des raffineries du marché intérieur américain ou extérieur.

      En résumé :

      Le projet de Trans-Canada est pour alimenter la raffinerie d’Irving au N-B en pétrole brut lourd des sables bitumineux (capacité de 300 mBJ) et pour exporter du brut à l’étranger par pétrolier (800 mBJ)

      Le projet d’inversion d’Enbridge est :
      1- En partie pour alimenter Valero à Lévis en pétrole brut léger et le surplus sera pour l’exportation par pétrolier vis le terminal de 200 Millions qu’il envisage de construire.

      2- En partie pour alimenter le marché des raffineries Américaines en brut lourd des sables bitumineux.

      Suncor Montréal dans l’équation : Avec une capacité de 137-150 MBJ de brut léger, je vous laisse le soin de la placer dans l’équation.

      Rien pour le Québec et ses raffineries.

      Gilbert Duquette

    • Un jour il va falloir recommencer à regarder les projets objectivement, c’est bien beaux les groupes de pression mais si on avait toujours voulu plaire à tout le monde le Québec serait bien différent:
      Pas de barrages hydro-électrique (donc l’électricité à 0.12$/kW)
      Pas de mines (donc pas de Côté-Nord)
      Pas de trains (donc plus d’industrie en région)
      Pas de raffineries ou d’usines de pâtes et papier (donc moins d’expertise en génie-conseil)
      Arrêtons de penser que c’est le gouvernement qui crée la richesse, ce n’est pas non plus les entreprises de service.
      Si on veut un niveau de vie raisonnable pour tous on doit exploiter, produire et construire alors un jour il faut recommencer à dire oui sinon il va falloir revoir nos généreux programmes sociaux et commencer à dire non.

    • 2 choses:
      1-Un oléoduc, ça ne crée pas d’emploi. Ça en crée quelques uns qui sont temporaires le temps d’installer les tuyaux (qui sont fait ailleurs), et c’est tout. Si l’oléoduc entre en service en 2017, c’est que les emplois se terminent en 2017, et étant donné que c’est même pas commencé à construire, vous pouvez vous douter qu’au total, c’est pas beaucoup d’emplois;

      2-Il n’y a pas de redevances de payés pour l’utilisation du territoire. Ceux qui courrent réellement un risque sont ceux qui vivent proche de l’oléoduc et qui vont se faire saloper leurs terrains en cas de fuite, et le provincial qui est toujours vers qui le peuple se retourne quand il y a une catastrophe. Un peu comme avec le transport par rail, on propose de faire courrir un risque à des gens sans les compenser pour ce risque-là.

      Alors un oléoduc sur notre territoire, je veux bien, mais à certaines conditions:
      1-Deux redevances de quelques dollars pour chaque baril qui passe dans l’oléoduc: une pour le provincial et une pour chaque municipalité traversée;
      2-Des garanties écrites comme quoi en cas de sinistre, toutes les entités légales “en haut” de l’oléoduc sont conjoitement et solidairement responsables des dégâts, ainsi qu’une garantie que cette responsabilité s’appliquera à un acquéreur éventuel. No way qu’on se fait refaire le coup du Holding comme Railworld vient de nous faire avec MMA.

    • À partir du moment où on dit que cet oléoduc est bon pour le Canada (et en particulier l’Alberta et la Saskatchewan), ce projet part avec une prise contre lui car la majorité des indépendantistes (30 à 35% des québécois) sont contre tout ce qui pourrait être bon pour le Canada! Surtout qu’Harper vient de dire qu’il est pour!!!!

      Prise 2: Les écologistes, les artistes et la plupart des médias ont déjà manifesté leur opposition. Je suis persuadé que les contributions financières des pays nord-africaines et de l’OPEP aux groupes écolos doivent rentrer à coup de milliers de dollars. Ils manqueront pas d’argent pour faire campagne. Les promoteurs du projet vont sûrement faire campagne aussi, mais la peur de manquer de pétrole ne fera pas peur à personne! C’est ben plus la peur générée par les écolos anti-tout qui va dominer: pollution, destruction de l’environnement, réchauffement climatique, espèces en voie de diaparition …. (la “game” habituelle quoi!).

      Prise 3: les cotes. Les nations autochtones qui vont sûrement vouloir leur cote. Car oublions pas que 130% du territoire du Québec leur appartient, si on cumule leurs revendications individuelles. Le PQ va aussi vouloir négocier une cote pour le Québec, comme veut le faire la Colombie Britannique. Et bien sur, les propriétaires des terres sur lesquelles va passer l’oléoduc vont aussi vouloir leur part du gâteau.

      En somme, quand on regarde ça, on est bien mieux avec la statut-quo. Du bon pétrole léger, principalement d’origine africaine, qui nous arrive par pétrolier en passant par le St-Laurent. C’est sécuritaire, ça coûte pas cher (entendez-vous les gens se plaindre des prix?) et ça permet le développement de l’Afrique, ce continent qui a tant besoin de nos $$$.

      Car de toute façon, l’avenir du Québec passe par l’économie sociale, le logement social et le bien-être social, pas le pétrole!

    • @elvince
      Concernant votre point 2, le fédéral a annoncé en juin dernier de nouvelles mesures (garantie financière de $1 milliard de la part des opérateurs de pipeline pour couvrir tout déversement accidentel, plus plusieurs autres mesures) qui vont au delà de ce que vous recommandez. Dans les rares cas où il y a eu déversement, les sociétés de pipeline ont toujours couvert les coûts de restauration.

      Pour ce qui est de votre premier point vous ne vivez pas sur la même planète économique que moi. Selon la constitution canadienne les ressources naturelles appartiennent aux provinces qui peuvent imposer des redevances pour leur exploitation. Quelques dollars par municipalité traversée signifierait des redevances de plusieurs milliers de dollars par baril de pétrole (de l’Alberta jusqu’au Nouveau Brunswick, le pipeline traversera entre 500 et 600 municipalités). Pour votre information le prétrole lourd albertain se vend actuellement autour de C$85 le baril. Les coûts de production sont entre $40 et $60 par baril. Aucune pétrolière ne vendra son pétrole à perte, il prendra la direction du sud ou sera expédié par train dans l’est.

    • @ samati

      Je crois que elvince volais dire quelques dollars/barils pour l’ensembles de municipalités traversées par un oléoduc.

      G.Duquette

    • Construire un oléoduc pour alimenter Irving au NB ?
      Faut-il rappeler que le fondateur de Irving a tout fait pour éviter de payer sa part d’impôts au Canada et qu’il déshériterait ses fils s’ils s’avisaient de faire autrement.
      Alors non, construire un oléoduc pour servir Irving ne transporte pas d’allégresse.

    • Pour pcq c’est mieux que des pétrolières en haute mer sous aucun contrôle national ou des trains désuets,.

    • Pétrole d’Alberta acheminé par pipeline au Québec : Contre
      Technique d’extraction tès contaminante pour l’atmosphère, grand danger pour les catastrophes naturelles. Même si les producteurs de pétrole payaient pour décontaminer (ce qui est jamais le cas), les victimes ne sont pas compensées, les morts ne ressuscitent pas et notre réputation de pays ne respectant pas l’environnement grandit de plus en plus.
      On a parlé des avantages liés à ce projet. Cependant, il ne faut pas négliger l’envers de la médaille.
      Quel est cet envers de médaille ?
      1.Lorsque le prix du pétrole augmente, le dollar canadien suit. Notre dollar est élevé, le prix du pétrole en est principalement responsable.

      2.Les États-Unis avaient jusqu’ici peu extrait le pétrole américain afin d’avoir une porte de sortie en cas de crise d’approvisionnement et lorsque les prix du pétrole atteindrait un seuil critique.

      3.Or, on parle d’ouvrir les vannes pétrolières des USA afin de stabiliser la crise du pétrole en sol américain (Canada – USA – Mexique). Le résultat aura comme conséquence une diminution des prix à la pompe car l’offre sera augmentée.

      4.L’extraction du pétrole à partir des sables bitumineux coûte cher, disons plus cher que l’extraction traditionnelle.

      5.Résultat : Le prix du pétrole à la pompe pourrait passer en-deçà du coût d’extraction du pétrole albertain. C’est ce que craignent certains économistes, mais on en parle peu dans les médias.

      6.Ce qui veut dire, que l’Alberta devra trouver une solution. Et quelle est-elle ?
      Diminuer les coûts de production. Le pipeline Alberta-Québec et le raffinage au Québec permettra de diminuer de 20 sous le litre et ainsi assurer la stabilité du dollar élevé.
      C’est temporaire car les producteurs de pétrole ne pourront pas continuellement bloquer l’émergence des sources d’énergie alternatives. Le pétrole, comme carburant de véhicules, deviendra une source secondaire de moin en moins importante.

      Question : Pourquoi parle-t-on de l’envers de la médaille ?

      Actuellement le Canada est atteint du syndrome de Hollande (voir la description plus bas). En résumé, le pétrole albertain divise le pays en deux :
      Ouest – Les riches — Est – Les pauvres

      La vente du pétrole rapporte beaucoup et contribue à enrichir les provinces qui exportent du pétrole. Par contre, un dollar haut pénalise grandement les manufacturiers exportateurs, car le prix de vente en est d’autant augmenté. Plusieurs manufacturiers transigent en dollars US, donc même problème, moins d’argent dans nos poches.

      Donc, Mme Marois croit flairer la bonne affaire, mais qu’en est-t-il de l’envers de la médaille ? Se tire-t-on une balle dans le pied ?

      SYNDRÔME DE HOLLANDE
      En 1959, la Hollande commence à exploiter ses importants gisements de pétrole.
      Résultat : Boom économique et transfert de la productivité des secteurs manufacturiers vers le secteur primaire. En 1977, l’économie hollandaise avait subi un dur coup car l’industrie manufacturière avait chuté et le pays était divisé en deux, les riches et les pauvres.

      Est-ce que ce mal pourrait atteindre le Canada ?

      En 2002, le dollar canadien a atteint son point le plus creux historiquement à 0,62$. Le baril de pétrole se transigeait alors à 25$. La balance commerciale du pays était de 60 Milliards de CAD. Cinq ans plus tard, notre devise toucha la parité, propulsée par un baril à 100$, ainsi qu’un ensemble de commodités mondiales en forte hausse. Que s’est-il passé avec notre économie depuis 2002?

      1-Notre balance commerciale est maintenant retombée en équilibre, ce qui implique un recul par rapport aux 60 milliards de surplus de 2002.

      2-De cet équilibre de la balance commerciale, nous soulignons un point majeur : notre surplus est de 100 milliards dans le secteur primaire et le reste de l’économie génère un déficit global de 100 milliards. Nous sommes donc exportateurs nets de matières premières et importateur net de produits transformés.

      3-Par province, l’Alberta génère à elle seule un surplus commercial de 100 milliards. Quant à l’Ontario, elle a un déficit de 100 milliards.

      4-Le Québec lui, est passé d’un surplus de 15 milliards en 2002 à un déficit de 12 milliards en 2011, signe que la force de la devise nous affecte énormément.

      5-Entre 2002 et 2009, les exportations canadiennes dans le secteur primaire ont augmenté de 50 milliards, créant 60 000 emplois (salaire hebdo de 1500$).

      6-Entre 2002 et 2009, les exportations manufacturières canadiennes ont chuté de 50 milliards, effaçant au passage 500 000 emplois (salaire hebdo de 900$).

      7-Entre 2002 et 2009, l’économie canadienne a créé 2 millions d’emplois dans les services (salaire hebdo de 800$).

      Nous sommes maintenant clairement dans une économie à deux vitesses et à deux régions, et dans ce sens, l’emploi du concept de «maladie hollandaise» est justifié pour le Canada.

      N’importe quel assouplissement économique pourrait faire reculer les prix et n’oublions pas qu’en 2008, le baril de pétrole est passé de 145$ à 35$ en moins de 5 mois. L’utilisation croissante des sources alternatives prend de plus en plus de place (même si depuis 30 ans les compagnies pétrolières ont réussi à bloquer celle-ci).

      Cette manne actuelle en provenance de l’exploitation de nos ressources doit impérativement servir à préparer le futur du pays. Et ce futur doit être basé sur la diversification des genres, car on ne sait pas de quoi sera faite l’économie mondiale dans 25 ans.

      Une partie du Canada a compris ce principe et a refusé le passage du pipeline.
      Mme Marois s’est-t-elle seulement pas posé la question avant de dire oui? Vous avez la réponse.

      André Bérubé

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