Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Mardi 30 juillet 2013 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (5)

    Sans fil : y’a-t-il (vraiment) trop de concurrence au pays ?

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    Y’a-t-il trop de concurrents dans le marché de la téléphonie sans fil au Canada ?

    Le gouvernement fédéral, qui tente par tous les moyens de faire entrer de nouveaux joueurs (dont le géant américain Verizon) dans le marché canadien, se butte ces temps-ci à la vive opposition du «Big Three» canadien composé de Bell, Telus et Rogers.

    Telus vient d’ailleurs de se tourner vers les tribunaux pour faire plier Ottawa. Telus dit que le fédéral a perturbé ses plans d’investissements en changeant les règles du jeu afin de prolonger le moratoire sur l’achat de spectre (licences) réservé aux nouveaux joueurs.

    Le marché de la téléphonie sans fil au pays est une grosse affaire au pays. On parle de revenus de près de 20 milliards $ dominé largement (90 %) par trois joueurs (Bell, Telus et Rogers).

    En 2011, la marge de profit des fournisseurs de services sans fil au Canada s’est d’ailleurs élevée à 43 %, révélait le Rapport de surveillance des communications publié l’an dernier par le CRTC.

    Il faut dire que depuis plusieurs années, les consommateurs canadiens peinent à voir la facture totale de leurs forfaits cellulaires baisser, soutiennent les associations de consommateurs.

    Selon le plus récent rapport du CRTC, un utilisateur moyen canadien d’un téléphone sans fil a généré en 2011 un revenu moyen mensuel de 58 $ à son fournisseur sans fil, soit plus que dans n’importe quel autre des 49 pays étudiés.

    Qu’en pensez-vous ?

    http://www.crtc.gc.ca/fra/publications/reports/policymonitoring/2012/cmr2012.pdf


    • En empêchant Telus d’acheter l’an dernier la même compagnie que Verizon veut maintenant acquérir, le gouvernement canadien a déjà fait son lit, on dirait. Il n’y a sûrement pas assez de concurrence au Canada, malgré les efforts qui ont été fait pour accorder de la place aux plus petits joueurs, car la position des trois plus grands joueurs est dominante. On comprend ceux-là de ne pas vouloir que le plus gros poisson (Verizon) vienne jouer dans leurs platebandes. Je ne sais pas s’il est souhaitable d’autoriser Verizon à s’implanter ici, mais si le gouvernement canadien l’empêche, il doit par ailleurs intervenir pour calmer l’appétit de l’industrie canadienne du sans-fil. Il l’a déjà fait un peu avec les contrats de trois ans, mais il peut faire plus pour donner de l’air aux consommateurs.

    • À voir l’oligopole du cellulaire au Canada, je salue la venue de Verizon. On peut bien être pour la vertu et protéger son marché mais quand ça revient à mieux plumer le consommateur, je décroche. Je reviens d’Europe : pour un mois, appels et SMS illimités+ 3Go de données m’ont couté 21 Euros. Bell, Telus et Rogers, vous méritez juste qu’un gros joueur vous brasse la cabane. Aucune sympathie. En espérant que les “locaux” pourront signer des ententes d’itinérance à rabais avec Verizon, ce sera encore mieux.

    • C’est drôle de constater comment les grands du capitalisme de spéculation ne font plus la promotion du fameux libre marché quand on joue dans leur cour. Il est temps qu’une vraie concurrence s’installe.

      Sylvain Pelletier

    • Le problème ce n’est pas le manque de revendeur. Le problème c’est le manque de concurrence au niveau des réseaux et le fait que ceux qui possèdent les réseaux sont aussi des fournisseurs de services. Alors la compagnie qui veut vendre des services est prise à faire affaire avec les très rares propriétaires des réseaux qui en plus sont des concurents. Il y en a combien au Québec, quatre (bell, rogers, telus et vidéotron)?

      C’est la même chose avec internet. Vous devez passer par le réseau de bell, cogéco ou vidéotron. Les deux derniers n’étant pas sur le même territoire alors dans les faits c’est deux réseaux…

      Je crois qu’à certains endroits dans le monde ceux qui ont les réseaux ne peuvent vendre les services. Ça serait probablement plus efficace que de favoriser une compagnie étrangère qui va bouffer du local en la finançant (bravo les conservateurs, clap clap clap…).

    • J’ai bien de la difficulté à me faire un opinion dans ce dossier. Il y a différents pour et contre.

      Par contre, je vois mal comment la multiplication des réseaux (infrastructure) peut engendrer une diminution des coûts totaux à assumer par le consommateur.

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