Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Jeudi 18 avril 2013 | Mise en ligne à 16h25 | Commenter Commentaires (10)

    Une décennie perdue pour l’épargne ?

    epargne

    Ouch ! Toute une déclaration d’un haut dirigeant de la banque centrale américaine (Fed), Narayana Kocherlakota, ce matin qui soutient que «la faiblesse des taux d’intérêt réels» est bel et bien là pour durer. Par conséquent, l’économiste de formation et président de la banque centrale de Minneapolis évoque le risque d’une décennie perdue pour les épargnants américains (et canadiens).

    En ajoutant le facteur de l’inflation, ce dirigeant de la Fed fait valoir que le taux d’intérêt réel à cinq ans est négatif actuellement (-1,3 %) comparativement à 2,5 % en 2007. Le taux 10 ans est aussi négatif, à -0,7 %.

    Chemin faisant, une personne épargnant 100 $ aujourd’hui n’en récupèrera que 94 $ dans cinq ans.

    «Cette faiblesse inhabituelle des taux d’intérêt réels devrait se traduire par un gonflement des prix des actifs, une volatilité élevée des rendements des actifs et une activité accrue dans les fusions-acquisitions», a-t-il ajouté.

    Selon lui, la faiblesse actuelle des taux d’intérêt réels est la conséquence du «durcissement des conditions d’accès au crédit», de la fragilité de la reprise économique et de la montée de l’endettement public, qui ne pourra être enrayée qu’en augmentant les impôts ou en réduisant les dépenses des États.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Je pense que je vais travailler pour le restant de ma vie.

      J’ai 50 ans, et lorsque j’étais jeune dans les années 70 on parlait du futur comme de la société de loisir, la semaines de 4 jours, la retraite à 55.

      Tout s’est écroulé vers les années 2000 avec coup sur coup, le scandale Enron, la déconfiture des technos, le crash immobilier aux USA, la dette européenne.

      On ne génère plus suffisamment de PIB pour soutenir tout les programmes sociaux.

      La société de loisir et le plein accès aux fonds de pensions n’aura duré qu’une génération…. Triste réalité.

    • Le rendement sur les épargnes est négatif. L’économie financiarisée au profit de quelques-uns va mal. Les régimes de retraite coûtent trop cher parce que l’économie va mal. Les barons du grand capital mettent la hache dans les régimes de retraite de l’entreprise, (sauf dans les leurs, bien entendu); ces même barons réduisent la rémunération du personnel (sauf… vous savez laquelle) mais les prix des biens et services continuent à croître.

      Pas surprenant qu’au lieu d’épargner, les gens empruntent, achètent à tempérament, profitent au maximum du moment présent pendant qu’on leur prédit des lendemains qui déchantent.

      Déprimant tout cela, non ? Et en plus, il pleut.

    • Vues sous cet angle, les perspectives ne sont pas encourageantes et je pense que monsieur Kocherlakota a raison.
      De plus, quand on voit le comportement des marchés, le faible rendement des obligations et le niveau d’endettement, je me dis que le seul moyen d’évitre de récupérer seulement 94 $ sur 100 $ est de limiter notre consommation et de garder nos liquidités dans un vulgaire compte d’épargne à «intérêt élevé» une fois atteint le maximum admissible au REER.

    • Suite…: le seul véritable moyen de s’enrichir demeure encore le travail.

    • C’est sûr que l’épargne ne semble plus une solution raisonnable pour nos vieux jours, qu’il est difficile de planifier dans l’environnement actuel et que nos modalités, programmes et autres mesures pour bien vivre en vieillissant ne sont pas adaptées aux nouveaux paramètres de l’économie, mondialisation, l’âge de la population.

      J’ai l’impression que la solution est de travailler le plus longtemps possible … mais en permettant un décroissance de l’intensité de l’activité selon l’âge.

      Le désir de rendement des actionnaires se traduit par toute sorte d’abus par les dirigeants/gestionnaires auprès des travailleurs des entreprises, on cherche par tous les moyens d’enlever des acquis aux travailleurs pour protéger le rythme de vie de ceux qui ont placé des fonds en bourse, …. et si ces dirigeants/gestionnaires vivent bien avec les abus qu’ils font, ils ont donc des valeurs qui les portent à placer leur enrichissement personnel en haut de liste de leurs stratégies.

      D’où, tant de problème d’éthique !

      Comment cela va-t-il se terminer…. difficile à prédire ?

    • Le pire, c’est que les placements sont à rendements négatifs avec l’inflation depuis déjà plusieurs années. Sur du court terme, pour relancer l’économie, ça va. Mais sur du long terme, c’est catastrophique. C’est une très très mauvais nouvelle.

    • chip

      Ca fait très années 1920 comme vision, non?

    • Ah oui cette chère FED ! Les présidents et gouverneurs excellent en une chose c’est de se contredire ou d’affirmer l’évidence même. Ouais sept gouverneurs, sept hommes très brillants, additionnés un après l’autre, la table des gouverneurs dépasse les 1200 de QI, mais en réalité, lorsqu’ils réfléchissent ensemble c’est égal à la racine cubique.

      Monsieur Kocherlakota, petit gars de Winnipeg, lui et son acolyte Krugman prétendent que la politique des bas taux d’intérêts n’est pas responsable de la bulle immobilière, mais que la politique de ces mêmes bas taux d’intérêts est responsable de la relance de l’immobilier aux É-U depuis 1 an et demi.

    • En effet, c’est le prix à payer pour compenser l’endettement des gouvernements, qui forcent les taux d’intérêt à la baisse afin de réduire leurs charges financières. Ceux qui ont épargné sont les perdants, de même que tous les retraités autonomes avec leur REER. Évidemment, les gagnants sont les retraités de l’État…et, basé sur le rapport d’Amours, on va continuer à renflouer ces déficits longtemps longtemps….Vive les prudents épargnants!!!

    • @guygadbois: tout à fait. Merci de le souligner car je ne l’avais pas vu comme ça.

      Par ailleurs, c’est fou le temps et l’énergie que certaines personnes mettent à essayer de faire du fric sans travailler en jouant sur les marchés financiers. Pour la plupart, leurs efforts sont non seulement stériles mais aussi très coûteux car, je gage un gros dix cennes là-dessus, ils perdent davantage qu’ils ne gagnent. Autant aller au casino.

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