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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 13h06 | Commenter Commentaires (7)

    Desjardins consultera sur le salaire de sa présidente

    La présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux

    La présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux

    La sortie médiatique du «Robin des banques» Yves Michaud semble avoir porté ses fruits. Pour la première fois de son histoire, le Mouvement Desjardins permettra aux délégués qui assisteront à son assemblée annuelle, la semaine prochaine, de voter sur son approche en matière de rémunération des cadres et des employés.

    Dans un entrevue accordée au Soleil il y a deux semaines, M. Michaud avait laissé entendre que la haute direction de la coopérative de services financiers faisait «fausse route» en se «comportant de plus en plus comme une banque». Tout cela, sans consulter leurs membres.

    Yves Michaud soutient que les caisse populaires en fusionnant, en fermant des points de services partout au Québec et en offrant des importants salaires à ses hauts dirigeants, sont devenues trop grosses tout en cherchant un maximum de rentabilité. Ce qui n’était pas à la base du mouvement coopératif de son fondateur, Alphonse Desjardins.

    En 2012, la rémunération totale de la grande patronne de Desjardins, Monique Leroux, a totalisé 3,34 millions $, en hausse de 8,4 % par rapport aux 3,08 millions $ qu’elle avait touchés en 2011.

    Dans un communiqué publié hier, Desjardins a précisé que la rémunération de Mme Leroux correspondait à 98 % de la médiane des groupes financiers coopératifs de même envergure et à 62 % de la médiane du « marché financier canadien ».

    Desjardins a ajouté que la rémunération de la pdg représentait 38 fois celle de l’employé moyen de la coopérative, un ratio moins élevé que dans les banques canadiennes.

    Le salaire de Mme Leroux est inférieur à celui de Louis Vachon, son homologue de la Banque Nationale, une institution dont l’actif total est pourtant moindre que celui de Desjardins. En 2011-2012, la rémunération totale de M. Vachon s’est élevée à 7,68 millions, en baisse de 9,4 % par rapport aux 8,47 millions qu’il avait reçus l’année précédente.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Aucune commune mesure !!! Tous ces salaires et bonis sont une honte dans ce système matriciel d’illusions et de mensonges !!!

    • Je suis d’accord sur toute la ligne avec Monsieur Michaud . Et franchement, je ne vois pas l’intérêt de faire une consultation (coûteuse) sur le salaire de la présidente à plus forte raison si ladite consultation vise à le comparer au salaire des présidents de banques.
      Desjardins est une coopérative – du moins, elle l’était jusqu’au départ de Claude Béland – et c’est avec les salaire des autres présidents de coopératives que la comparaison doit se faire.
      Mais il ne faut pas rêver, madame Leroux contrôle son monde et les comparatifs serviront à lui justifier une augmentation, au détriment, dois-je le dire, des sociétaires dont je ne suis plus.

    • C’est arrangé avec “le gars des vues”. Elle va l’avoir son augmentation ou juste garder son gros salaire. Pas de danger d’avoir une gestion qui respecte l’esprit coopératif. On se graisse la bedaine …

    • Depuis son arrivée chez Desjardins, les profits de celle-ci ont augmenté et les rendements des épargnants ont baissé. Si l’on veut encore se faire à croire que la caisse est une coopérative et bien il faudra repasser. Il y a sans doute un certain prix à payer pour jouer le rôle de coop et Desjardins est en train de passer à côté. Ça ne veut pas dire que l’on ne doit pas tenter d’être concurrentiel avec les banques dans une certaine mesure mais on semble se diriger de plus en plus vers une tendance capitaliste à outrance. Les petits épargnants n’ont que les ristournes annuelles pour faire quelques sous et on a établi un système de coupes depuis quelques années et fait grimper le salaire de la boss à des niveaux éhontés. Vous me direz qu’elle a fait grimper les profits en hausse et qu’elle le mérite…… mais c’est sa job, tout simplement de le faire et c’est avec l’argent des autres et non le sien alors que le partage soit plus équitable, point à la ligne. Ça c’est sans compter les avantage cachés et les primes de séparations exorbitantes que ces profiteurs à cravate et à jupe se votent. Personne ne vaut 3 millions $ et même plus lorsque ça revient à 38 fois le salaire des subalternes. La limite est dépassée.

    • Les salaires de ces hauts gradés sont obscènes au plus haut point. Qui dans la société mérite un salaire plus élevé qu’un chef d’état ? Et ceux-ci gagne déjà suffisamment.
      Le fait de consulter les délégués ne changera rien, car dans ces hiérarchies le salaire du grand chef donne le ton pour la rémunération des autres subalternes. Ils sont à deux mains dans le beurre et la simplicité volontaire ne fait pas partie de leur personnalité

    • Quand Alphonse Desjardins a créé cette coopérative pour aider les gens, il n’aurait jamais voulu que Monique Leroux empoche 3 – 4 millions$ sur leurs dos. On a beau aimer remplir la sacoche et s’en mettre plein les poches; MAIS il y a des maudites limites à vouloir exploiter et profiter des citoyens, sans retenue ni remords. Une correction s’impose et VITE.

    • Bien des patrons lorsque vient le temps de négocier les salaires des employés leurs disent si t’es pas content t’as juste à aller voir ailleurs avec en prime que personne n’est irremplaçable. Bien qu’elle fasse de même. Pis si aucun employé est irremplaçable le patron ne l’est pas non plus irremplaçable.

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