Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Lundi 11 mars 2013 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (8)

    Le boom immobilier est terminé, dit la TD

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    Le marché immobilier canadien devrait tourner au neutre au cours des 10 prochaines années.

    Une nouvelle étude économique de la Banque TD prédit que le prix des maisons va décroître d’ici 2015 au Canada pour ensuite s’apprécier lentement de 2 % en moyenne par année, et ce, jusqu’en 2022, tout juste en harmonie avec la poussée de l’inflation.

    Selon la TD, cette faible progression des prix des maisons s’inscrira après une avancée importante du marché immobilier canadien au cours des 10 dernières années. Le prix des maisons s’étant apprécié en moyenne de 7 % par année depuis 2002.

    La TD soutient que les nouvelles règles décrétées par Ottawa sur la période maximale d’amortissement pour les prêts assurés par la SCHL (25 ans max.) auront leurs effets tout comme la vieillissement de la population, la faible croissance de la population et la progression des taux d’intérêt hypothécaires.

    Qu’en pensez-vous ?


    • L’économiste de la Banque Nationale Stéfane Marion faisait une prédiction similaire à la fin de 2012. L’effet le plus dramatique de ce ralentissement est qu’il ne servira plus de levier pour la consommation des ménages, ce qui ne sera pas sans effet sur le PIB. Mais ce ralentissement et la stagnation sur 10 ans est tout de même préférable à l’effondrement vécu aux USA et en Europe.

    • Je suis un peu tanné de cette propagande du marché immobilier, comme quoi il n’y a pas de bulle, qu’il n’y aura pas de crise, que tout est beau! On minimise, on cache de l’information afin d’éviter que les gens désertent le marché. Parce que personne ne voudra investir dans un marché baissier puisqu’ainsi, on aura finalement une crise! Je suis désolé pour les proprios en quête d’une cabane toujours plus grosse en vendant leur précédente le double du prix qu’ils ont payé, mais le party tire à sa fin. Ces proprios s’en tirent encore et donnent l’illusion que le marché va encore bien, pendant que les nouveaux acheteurs ont commencé à déserter. La désertion va se poursuivre, les ventes de maisons vont continuer de baisser. Pour l’instant, les vendeurs refusent d’accepter cette situation et maintiennent leurs prix élevés, avec l’illusion que tout va bien. Illusion propagée par les médias qui ne semblent pas vouloir comprendre ce qui se passe réellement.

      Nouveaux acheteurs, soyez patients et ne vous laissez pas arnaquer. On continuera de vous offrir des taux compétitifs (comme la BMO) et à vous faire croire qu’il n’y a pas de bulle, que ça va juste se ‘’stabiliser”, que le ”boom est terminé” (pour reprendre le titre de cet article), mais on n’osera jamais prononcer le mot ”crise”. Le couteau est sur le point de tomber, ne tentez pas de l’attraper en vol. Ramassez-le une fois qu’il sera par terre seulement. Vous aurez alors un prix raisonnable, comme il y a 10 ans. Vous aussi, vous avez le droit d’acheter une maison à prix abordable. Quand cela va-t-il se produire ? Lorsque les gens vont comprendre pour de bon ce qui se passe. Plus on continuera d’acheter des chiottes à des prix de fou, plus la crise sera dramatique, alors ce sera tant mieux pour ceux qui auront su être patients et tant pis pour ceux qui auront été trop pressés d’acheter.

      Pour les vendeurs, ne tardez pas à baisser vos prix maintenant. Vous feriez mieux de concéder 5 % maintenant que 10 % l’an prochain ou 20 % dans 18 mois. la crise est inévitable et c’est pour ça qu’on cache l’information. Par exemple, saviez-vous que le SCHL demande aux courtiers immobiliers de cacher l’information sur les fiches descriptives des propriétés lorsqu’il s’agit d’une reprise de faillite ? Le même principe s’applique pour la tendance baissière du marché. Il savent qu’une crise est imminente.

    • Impossible. De toute l’histoire humaine, il n’y a aucune bulle qui s’est finie par un atterrissage en douceur. Des tulipes hollandaises dans les 1600 au boom immobilier américain, espagnol ou irlandais qui a crashé en 2008, aucun exemple d’atterrissage en douceur après un boom.

      Une autre constante c’est qu’à chacun de ces booms, énormément de soit-disant experts claironnent que «c’est différent cette fois». Mais ça ne l’est jamais. Quand les prix dépassent la valeur intrinsèque par une trop forte marge, ça fait BOOM.

      On est rendu là. En fait, on est dans la première étape du crash, alors que les ventes diminuent. L’inventaire a aussi commencé à monter, ce qui est normalement la 2e étape, mais les choses se passent assez vite cette fois-ci. La prochaine étape c’est les prix qui vont baisser.

    • “Le boom immobilier est terminé”… Pas déjà ? Blague à part, il était temps si cela est avéré.
      Par ailleurs, les booms ne se terminent pas tous dans le sang par l’éclatement d’une bulle.
      Et franchement, je ne vois aucun indice solide annonçant un psychodrame immobilier.
      Oui, oui, je sais, ça ne prend que quelques oiseaux de malheur, de soi-disant grands experts, pour provoquer un désastre.

    • Moody’s se base sur un baisse de 44 % de l’immobilier canadien, Fitch sur une baisse de 20 %.

      Historiquement, ces agences portent des lunettes roses.

    • Attendez de voir les Américains déserter leur pays. Le boom immobilier canadien va être phénoménale. Il ne faut pas croire les banques. Mettez-les dans la catégorie «requins».

    • Moi je prédis un effondrement d’au moins 25 % aussitôt que les taux d’intérêts remonteront l’an prochain. Pas d’achat à conseiller avant l’éclatement de cette bulle gonflée à l’hélium !

    • 1. ¦-)
      ****** En effet il n’y-a pas de bulle immobilière présentement au Canada ni au Québec.

      2. Il n’y-aura pas de crise ou débâcle du marché immobilier canadien.

      3. Cette semaine il était possible de négocier un taux de 3,64 % sur un terme de 10 ans fermé.

      4. Les banques renouvellent leurs hypothèques 300 points plus bas qu’en 2008.

      5. La perte de revenus d’intérêts hypothécaires des banques par année est énorme.

      Calculons les pertes de revenus entre une hypothèque de 100,000 à 3 % versus 6 % d’intérêt sur un amortissement de 25 ans:

      La banque encaisse 5878.00 $ en intérêt par année sur une hypo de 100,000 à 6 %.

      La banque encaisse 2735.00$ en intérêt par année sur une hypo de 100,000 à 3 %.

      Donc une perte annuelle de 3143,00 $ pour chaque 100,000 d’hypothèque.

      Sur une période de 5 ans la perte sera de 13,700,00 $ par 100,000 $ d’hypothèque.

      En d’autre terme à chaque fois que les banques renouvellent une hypothèque en 2013, le taux est plus bas et le revenu d’intérêt sera aussi beaucoup plus bas.

      « The power of the rate is on your side ! »

      Les banques prendront moins de risque et du même coup élimineront les emprunts « cowboy » des dernières années, ce qui veut dire moins d’acheteurs et un marché qui ralentit et par le fait même, une baisse graduelle des prix de vente.

      Non, pas d’effondrement du marché mais plutôt une phase de maturation, comme la nature s’est si bien le faire, et ensuite viendra l’automne de l’immobilier, où les cueilleurs afflueront profitant ainsi de leur patience.

      Il y-a les quatres saisons en immobilier, il faut savoir les reconnaître.

      Frank

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