Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Jeudi 28 février 2013 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (11)

    Sunwing profite-t-elle d’un «dumping» de pilotes ?

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    La controverse se poursuit dans le monde des voyagistes alors que le Syndicat des pilotes d’Air Transat accuse de nouveau Sunwing de recourir à des pilotes étrangers «très bon marché» cet hiver d’un bout à l’autre du pays.

    «Une forme de dumping alors que des dizaines de pilotes canadiens sont actuellement au chômage», déplore le président des pilotes d’Air Transat, Carol Lavoie, lors d’un entretien au Soleil.

    Depuis quelques années, Sunwing a recours chaque hiver à plus de 200 pilotes et à des dizaines d’avions en provenance d’Europe pour répondre à la forte demande au Canada pour les voyages dans le Sud. Au Canada, Sunwing embauche directement 150 pilotes.

    La facture pour les services de ces pilotes et de ces avions est assumée par l’actionnaire minoritaire de Sunwing, le voyagiste britannique TIU Travel (qui possède 49 % des parts de Sunwing). TUI possède plusieurs filiales européennes qui évoluent actuellement en basse saison.

    Selon M. Lavoie, il y a actuellement un nombre important de pilotes canadiens qui n’ont pas de boulot. Air Transat en a licencié notamment une cinquantaine l’automne dernier.

    Un programme fédéral permet aux voyagistes canadiens d’avoir accès à des pilotes étrangers à conditions que des pilotes canadiens peuvent avoir accès en retour à des emplois semblables à l’étranger.

    Plusieurs pilotes canadiens actuellement au chômage ont d’ailleurs communiqué avec Le Soleil ces dernières semaines. Ils dénoncent l’attitude de Sunwing qui refuse de les embaucher et payer leur formation sur un simulateur d’appareil de Boeing 737.

    Chez Sunwing, personne n’a voulu commenter le dossier directement. On rappelle que l’entreprise est détenue majoritairement par des intérêts canadiens (la famille Hunter de Toronto) et que le transporteur respecte le code canadien du travail.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Bon article mais le problème est que peu de citoyens connaissent le système du dumping… Par contre il aurait peut être mieux fallu parler du problème des pilotes étrangers qui ont d’après les règlements aéronautique canadiens ont des licences qui ne seraient pas reconnu par la loi au cas où un accident avait lieu… Les compagnies d’assurance pourraient refuser d’indemniser les parties civiles du fait de la nullité de certaines licences de pilotes délivrées par Transport Canada… Peut-être que de ce point de vu là, les citoyens verraient plus pourquoi il y a un risque d’acheter un billet avec ces compagnies et pourquoi certaines personnes protestent contre justement ce “dumping”…

    • On remercie notre bon gouvernement pour son non action pour protéger des emplois canadiens. C’est beaucoup mieux de faire venir de la main-d’oeuvre bon marché qui ne rapporte aucune taxe ici et de verser du chômage à nos citoyens.

    • J’imagine que les avions sont considérés comme ayant un port d’attache étranger.

    • Il y a une discussion sur les qualifications de certain de ces pilotes étrangers sur un Blogue d’aviation :
      http://www.avcanada.ca/forums2/viewtopic.php?f=5&t=87476

    • Le règlement, tel que je l’interprète, voudrait que pour piloter des avions de ligne canadiiens, un pilote munis d’une licence étrangère obtienne une licence canadienne. Or ce n’est pas ce qui se fait.
      Transport Canada s’est mise à «valider» les licences de pilotes étrangers plutôt que d’exiger qu’ils obtiennent une licence canadienne. Qu’en diraient les compagnies d’assurances en cas de réclamation majeure dans le cas d’un incident ou accident impliquant un de ces pilotes étrangers munis d’un «Certificat de validation de licence étrangère» plutôt que d’une licence canadienne ?

    • Le code canadien du travail est une «joke», une véritable passoire.
      Ceci dit, c’est ce qu’on obtient quand on est à la recherche du meilleur «deal» à tout prix. Pour sauver 50 $ sur un forfait tout inclus dans le Sud, des voyageurs peuvent passer des heures et des heures en ligne sur les différents sites des voyagistes et chez les agents de voyages. Belle perte de temps. Avec des marges ridiculement minces et une concurrence féroce, il ne faut pas s’étonner de voir une entreprise prendre ce genre de raccourci.
      Tant et aussi longtemps que ça ne finira pas en accident, on se contentera de s’indigner pour la «forme».

    • Ce que fait Sunwing est inacceptable. Alors qu’il y a amplement de pilotes canadiens au chômage qui pourraient être embauchés par Sunwing, celle-ci contourne la loi en faisant venir des dizaines de pilotes étrangers, prétextant que les canadiens ne sont pas qualifiés, exigeant d’eux la qualification B737.

      Est-ce qu’Air Canada, Air Transat, Jazz, Westjet font la même chose ? Bien sûr que non. Ils assument les coûts de la formation de leurs pilotes: c’est tout naturel. C’est à mon avis de la concurrence déloyale.

      Un voyageur canadien, achetant un billet sur une compagnie canadienne doit voler avec des pilotes et des avions canadiens! Un avion canadien est immatriculé C-. Il y a maintenant avec Sunwing et Canjet un prolifération de OK-, CS-, PH-, SE-, OO-, D-.

      N’oubliez pas que Sunwing atterrit à Bagotville, Sept-Îles, Val-d’Or, Québec. Les pilotes canadiens ont de l’expérience en conditions hivernales. Je ne voudrais pas être passager d’un pilote étranger lors d’une approche de non-précision dans un blizzard, courte piste, glacée, à Val-d’Or…

      Sans parler du service (”Des Québécois laissés pour compte par un grossiste, seuls à l’intérieur d’un hôtel sans électricité ni eau courante!”) à l’émission JE en novembre 2012.

      http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/172966.html
      http://www.journaldequebec.com/2013/02/20/sunwing-abandonne-22-passagers

      Et tout ça pour payer à peine quelques dizaines de dollars de moins…

      Oui Sunwing fait du «dumping» de pilotes.

    • Comment faire confiance à une compagnie qui cherche toujours les crosses du système… Je n’arrive pas à croire qu’ils sont incapables de trouver des pilotes qualifiés au Canada. Il me semble que toutes les autres compagnies y arrivent.
      Merci à la presse de nous tenir informé de ce genre de pratiques déloyales et surfant toujours dans la zone d’ombre d’ombre de la légalité.

    • J’invite tout le monde à aller faire un tour sur le groupe Facebook suivant avant de booker des vacances :
      Sunwing left us stranded.

    • C’est totalement inacceptable de la part de Sunwing également de la part du gouvernement. Pourquoi le gouvernement autorise des délivrances de ces permis de travail quand nous avons des pilotes de lignes au chômage ici au Canada? En plus, Il faut rappeler que ces pilotes étrangers ne payent pas d’impôts au Canada.
      Ces licences pour les pilotes étrangers ont été conçues pour un but totalement autre que de piloter commercialement et de faire compétition à nos transporteurs Canadiens. Ils ont été conçus, par exemple, pour les feux de forêts et catastrophes naturelles quand nous avons besoin de renfort. Un étranger qui achète un avion au Canada et qui veut le piloter hors du pays etc. En résumé ces pilotes étrangers viennent voler des emplois à nos pilotes Canadiens qui sont beaucoup plus expérimentés en ce qui attrait au pilotage dans des conditions hivernales.
      Pour Sunwing et Canjet ceci est de la compétition déloyale, tous les autres transporteurs procurent l’entrainement nécessaire pour leurs pilotes. Comment voulez-vous compétitionner avec une compagnie qui n’assume pas les coûts d’entrainement de leurs pilotes.

    • Faire décoller un avion a un coût très élevé quand on le fait dans les règles de l’art. La compagnie Sunwing ne respecte pas certaines règles canadiennes pour rester très compétitive sur le marché et ça marche! La croissance de cette compagnie est fulgurante! Mais c’est au détriment de la sécurité de la formation des pilotes, etc. Parce que dans les forfaits sud qu’elle offre, ce n’est pas sur la partie terrestre que Sunwing peut économiser, c’est sur l’aérien. Et ça peut faire mal s’il y a un accident… Pour l’instant les avions sont neufs, ils ne demandent pas beaucoup d’entretien, mais l’avenir nous dira si de telles pratiques sont viables à long terme.

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