Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Vendredi 22 février 2013 | Mise en ligne à 9h43 | Commenter Commentaires (20)

    Doit-on moduler les frais de scolarité ?

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    La question vaut son pesant d’or. Les étudiants québécois paient-ils leur juste part des coûts directs de leurs formations universitaires ?

    À quelques jours du Sommet sur l’enseignement supérieur, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) publie une étude qui porte sur une structure dite «modulatoire» des frais de scolarité. Pourquoi ? Parce que dans le système actuel, les étudiants ne paieraient que le tiers des coûts réels de leurs formations universitaires.

    Le CIRANO soutient que cette façon de calculer les frais de scolarité, basée sur «approche scientifique rigoureuse», permettrait surtout d’éliminer les iniquités issues du système actuel de frais uniformes où des étudiants de certaines disciplines paient une forte proportion de coûts de leur formation alors que d’autres en paient beaucoup moins.

    Cette modulation des frais permettrait d’aller chercher près de 200 millions $ supplémentaires afin de les réinvestir dans le réseau universitaire.

    En 2011-2012, les frais annuels de scolarité des étudiants québécois ont été de 2168 $.

    Chemin faisant, les frais de scolarité du premier cycle pour devenir dentiste coûteraient plus de 13 300 $ par année alors que les étudiants en médecine devraient débourser pour leur part 6069 $ (toujours au premier cycle).

    Les études de deuxième cycle pour devenir médecin devraient coûter 10 685 $ par étudiant chaque année.

    Dans ses calculs, le CIRANO avance qu’une année d’études universitaires en sciences humaines et sociales coûterait 2222 $ tout comme une année de formation en administration. Parmi les autres coûts de formations : beaux-arts (5065 $), génie (3889 $), informatique (2735 $) et lettre (2137 $).

    Selon les données publiées par le CIRANO, environ 45 % des étudiants de premier cycle ne subiraient aucune augmentation de frais par rapport à ceux demandés pour l’année 2011-2012.

    Le CIRANO soutient que Québec devrait également allouer 85 millions $ de plus en bourses pour favoriser l’accessibilité aux études universitaires.

    Qu’en pensez-vous ?

    http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2013RB-01.pdf


    • En parcourant cela rapidement : scientifique, mon oeil ! C’est idéologique et c’est une question de valeurs pour une société. Les externalités positives sont sous-évaluées intentionnellement et en ne sachant pas voir ce que la société valorise réellement. Mais, les valeurs peuvent différer d’une société à l’autre tout comme d’un individu à l’autre… Alors…

      Les prétentions scientifiques de ces économistes sont ridicules. Ce sont des choix politiques qui doivent reposer sur le jugement d’hommes politiques à l’écoute de ce que désire réellement sa population.

      L’économiste lui n’a juste pour rôle que de donner son opinion sur les coûts et bénéfices. C’est ce qu’ils font ? Oui mais en ne tenant pas compte de nos valeurs mais des leurs !

    • Ils sont au service de la croissance infinie des universités… Par chance, ils ne parlent pas de retombées économiques dans cette étude là…

      Pour la modulation ? Je suis d’accord mais avec des bas frais en plus des bourses et on indexe à l’inflation…

      Mais on fait passer des examens à l’entrée, on admet moins d’étudiants dans beaucoup de programmes.

      Est-ce scientifique ? Il n’y a pas de science pure là-dedans si vous aimez mieux la tarte au sucre que la tarte au citron, c’est une question de goût. Si la coopération est une valeur plus importante pour vous que la compétition c’est aussi une question de valeurs.

      Par contre, dans le milieu de l’éducation si vous priorisez la compétition à la coopération et au partage du savoir, c’est là que vous aurez des pertes énormes sur le plan social à long terme et avec de nombreux problèmes.

      On confond aussi l’éducation que l’université devrait transmettre au plus grand nombre avec la formation qu’elle donne aux étudiants qui seront les futurs diplômés.

      S’ils ne font que garder leur savoir pour eux et s’occupent d’organiser la population cela peut coûter très cher. Rappelons-nous la crise des subprimes aux États-Unis alors qu’avec seulement un peu d’éducation financière et populaire, ces ratoureux là ce seraient fait dévorer par le chien de la maisonnée, proposer de l’endettement comme cela…

    • D’accord pour la «modulation». Et j’ajouterais la proposition que voici : que les étudiants ne paient pas tout de suite leurs droits de scolarité dont le montant s’accumulerait au fil des ans, sans porter intérêt. Cela donnerait une meilleure chance aux jeunes issus de milieux moins riches mais néanmoins doués d’accéder aux études supérieures.

      À l’entrée dans le marché du travail, le remboursement commencerait immédiatement selon une fraction du revenu annuel calculé simplement sur une ligne du rapport d’impôt et non par une bureaucratie compliquée. Et, bien entendu, les intérêts commenceraient alors à entrer en ligne de compte.

      Afin d’éviter l’apparition d’étudiants perpétuellement en première année, il y aurait un maximum d’une année supplémentaire d’octroyée, au besoin, pour compléter un programme.

      Cette élimination virtuelle des droits de scolarité ferait en sorte que les programmes de prêts et bourses seraient beaucoup moins sollicités. Cet argent pourrait être redirigé vers les universités pour mieux les financer.

      Une telle approche irait dans le sens de ce qu’en dit le magazine The Economist, qu’on ne peut accuser d’être de gauche, dans son numéro du 9-15 février 2013 : «An educational institution should focus on attracting the best people, and then work out how to finance the poorer people in that category.»

      Bien sur, tout cela mérite d’être raffiné mais c’est l’idée de base que je soumets à la discussion. Il y aura certainement des intervenants pour améliorer le tout, comme il y en aura sans doute pour vilipender l’idée.

    • Je crois qu’il s’agit d’une partie de solution, mais la situation est évidemment complexe. L’augmentation, je crois devient inévitable. Par contre, je crois que la modulation devrait aller plus loin: les frais de scolarité devraient être calculés à partir de la situation personnelle de chaque élève, en tenant compte de son programme d’études, le revenu de ses parents, le nombres de frères et soeurs également aux études et, surtout des notes de l’étudiant. Un étudiant qui entre à l’université avec une cote R de 34 mérite amplement, selon moi, la gratuité scolaire. Et pour les autres , les frais de scolarité diminuerait à mesure que les les notes augmentent. Cela n’enlèverait rien aux étudiants moyens et serait une bonne façon de récompenser l’excellence. De plus,peut-être que cela aurait comme effet de rehausser le niveau des universités, cette mesure ayant un effet motivateur. Vous voulez la gratuité, chers étudiants ? Bien. Aiguisez vos crayons et excellez !

    • En fait, c’est un peu le même principe qu’aux États-Unis: les meilleurs étudiants se voient offrir des bourses complètes. Bien sûr, ma comparaison avec le système universitaire américain s’arrête ici.

    • La question à se poser serait plutôt : quand est-ce que le Canada va tenir ses promesses de traité international qu’il a signé en 1976 les engageant de tout mettre en oeuvre pour établir la gratuité progressive des études supérieures ? Le parlement a pourtant le pouvoir de le faire en émettant un billet à ordre à sa banque centrale selon la constitution article 91 !!!

    • @ lecteur_curieux
      13h45
      «Les prétentions scientifiques de ces économistes sont ridicules. Ce sont des choix politiques qui doivent reposer sur le jugement d’hommes politiques à l’écoute de ce que désire réellement sa population. L’économiste lui n’a juste pour rôle que de donner son opinion sur les coûts et bénéfices. C’est ce qu’ils font ? Oui mais en ne tenant pas compte de nos valeurs mais des leurs !»

      Les prétentieux, ce sont ceux qui s’autoproclament exégètes de «nos valeurs»! De quelle droit prétentez-vous que la rigueur, la responsabilité financière et autres valeurs que vous qualifiez souvent de «néolibérales» ne sont pas partagées par une bonne partie de la population «laborieuse». Relisez la proposition de jeanfrancoiscouture (14h04) et dites-moi que ce n’est pas généreux et raisonnable !!!

    • @lgreck

      Vous me lisez mal puis je n’ai pas employé le mot ”néolibéral” souvent comme vous le prétendez et je n’ai pas prétendu être l’exégète de nos valeurs, je parle du rapport de Cirano qui se prétend scientifique mais qui fait référence à des valeurs celles de ces économistes. Sont-elles celles de notre population générale ? J’en doute. Une partie de la population pourrait les partager ? Bien sûr.

      Pour ce qui est de ”néolibéral”, il y a quand même une personne à qui le qualificatif se réfère dans le rapport, c’est bien sûr monsieur Claude Montmarquette qui a son doctorat de l’Université de Chicago. C’est là qui est l’école néolibéral en économie et les descendants de Milton Friedman, ce sont eux que l’on appelait les ”néolibéraux” à l’époque mais la gauche et les syndicats eux se sont mis à dire que tout ceux qui étaient plus des ”néoclassiques” ou encore l’économie dite orthodoxe en étaient. Puis de nos jours, le qualificatif ”libertarien” est employé alors que tous ne le sont pas mais se revendiquent du libéralisme économique là je suis d’accord alors que la gauche eux c’est une analyse marxiste de l’économie.

      Sauf que ce n’est pas cela que j’ai critiqué, c’est l’emploi du mot ‘’scientifique”.

    • Mon commentaire portait aussi beaucoup plus sur le rapport que la simple lecture du texte en haut…

      Et au-delà de l’idéologie j’ai vraiment un problème avec leur emploi du mot scientifique à plusieurs mais plusieurs reprises dans leur rapport.

      Mesurer des coûts ? Qui sait mesurer cela outre les économistes ? Des comptables. Mais que ce soit pour de la comptabilité financière ou pour de la comptabilité de gestion quand vous faîtes cela, vous travaillez avec des hypothèses, des estimés, des méthodes, des conventions. Oui, vous pouvez avoir fait un travail ”rigoureux” mais vous ne prétendez pas que les résultats obtenus sont exacts ou scientifiques.

      Pour ce qui est de leurs études, s’ils avaient dit, la littérature économique et on pourrait préciser pour la gauche d’économistes orthodoxes associés au libéralisme économique là je serais plus en accord avec leur terme employé.

      Puis ailleurs sur ce site, je l’avais déjà écrit même que la presque totalité des économistes associés au libéralisme économique vont accorder pour les études une plus grande valeur au bien privé qu’à la partie bien public et aux externalités positives. Eux dans leur rapport ils disent que les bénéfices vont à 60 % à l’étudiant et 40 % à la société, d’après les résultats de ces études.

      Cela peut être le point de vue d’économistes mais ce n’est pas scientifique pour autant. Et moi, contrairement à la gauche, je ne rejette pas le marché ni les lois économiques.

      Mais je reviens encore à un coût, mesurer un coût ce n’est pas de la science, ce peut être de la finance, de l’économie et/ou de la comptabilité mais votre résultat n’est pas scientifique. Et vos chiffres ? Ils ont été vérifiées par qui ?

      Mêmes vérifiés ce n’est pas de la science, c’est une opinion.

      Pour les coûts, il y a aussi un rapport de 2005 du MÉLS et autres. En tous les cas, sur des chiffres, chers amis, on peut argumenter très longtemps et pendant des heures.

      Ce serait comme faire l’évaluation d’une entreprise ou encore d’un projet d’investissement et prétendre que le calcul de notre VAN (valeur actuelle nette), c’est de la science. Bien non, vous avez fait des hypothèses, des scénarios mais oui vous pouvez avoir suivi les règles de la mathématique financière mais vous seriez mieux de faire vos calculs selon plusieurs scénarios et une personne utilisant un raccourci pourrait quand même évaluer mieux l’entreprise que vous, notamment car son analyse qualitative est grandement supérieure.

      Donc, pas vraiment de problème, avec les résultats de cette analyse, elle représente pas mal le point de vue majoritaire des économistes libéraux orthodoxes mais beaucoup plus avec l,emploi du mot scientifique. Et le point de vue de l’économiste dans les choix politiques ne doit pas être le seul à primer.

      Puis moi, je suis persuadé qu’ils sous-estiment les externalités positives, mais ils vont dire provuez le !

      C’est que l’économie a beau se prétendre amorale ce que désire une société ce n’est pas évident et facile à mesurer. On fait comment ? Un référendum sur chaque projet ? Il nous faut des dirigeants avisés ? Il en faudrait, mais on est plus dans la lutte idéologique.

      Sur les externalités, je prétends qu’elles sont aussi présentes pendant la durée des études et quand ils arrivent sur le marché du travail.

      Pour ce qui est de l’économie et de sa croissance là aussi on pourrait en discuter mais on risque de s’éloigner des orthodoxes modernes. Reculez en arrière, aux réels début du capitalisme, relisez Max Weber et les conseils de Benjamin Franklin et vous verrez que l’on est dans l’erreur et pas à peu près et depuis de nombreuses années, l’économie ne repose plus sur des réelles bases solides.

      Puis on prétend qu’il faut être amoral ? Adam Smith était d’abord un professeur de philosophie morale.

      Benjamin Franklin avec ses almanachs traitaient de moral pour les gens de son époque…

      Un texte ici mais ne vous trompez pas, il était malgré cela en faveur du libre-échange et pas du tout contre le commerce mais sa conclusion est très intéressante :

      http://www.nouveau-monde.org/economiser_cent_mille_sterling.html

      ‘’si le commerce n’est plus aussi étendu, il sera plus sûr.”

      Voilà, la grande faille des politiciens, banquiers et économistes depuis combien d’années ? Cela remonte à loin mais après la deuxième guerre mondiale cela a été plus fort et on croyait bâtir de la prospérité continuellement.

      Leur préoccupation est donc de constamment étendre le commerce mais sans évaluer comme il faut les risques. Demandez-vous pas pourquoi, beaucoup se font flouer. Quand on bâtit sa maison sur du vent !

    • Pour ce qui est de lire Jean-Franços Couture, c’était pas le sujet…

      Par contre, une personne défendant la gratuité scolaire pourrait très bien être raisonnable et généreuse et même si on ne partagerait pas entièrement ses avis.

      Oui, je fais référence, à Jacques Parizeau mais avec lequel économiquement j’ai des différences et je porrais être alors plus proche des ”amis” libéraux économiques. C’est surtout sur le les externalités et le bien public que je diffère avec eux… Puis si on n’est pas capable de l’évaluer et d’en faire la preuve économique ?

      Et pour évaluer les valeurs d’Une population, d’un peuple ? Il vous faut travailler de concert avec des philosophes, des anthropolgoues, des sociologues et politologues aussi, on ne peut pas rester entre économistes et en plus tous de la même école ou preque pour faire cela.

      C’est pas moi, non plus qui prétend connaître les valeurs de tous, je sais par contre que les miennes diffèrent, dans le domaine des études supérieures, assez grandement de celles de ces messieurs. Mais, pas complètement. Je ne suis pas un ‘’socialiste”, je suis pour une économie mixte et moi je serais plutôt ”capitaliste” mais en revenant au sens originel. Par contre, je suis une personne de dialogue et en faveur des gens qui travaillent vraiment en ramant ensemble plutôt que de se diviser.

      Non, ce n’est pas de la science, les décisions collectives et individuelles que vous prenez ! Ce sont des préférences, des valeurs, des goûts et tout cela se discute. Et le qualitatif est beaucoup plus important que le quantitatif dans votre analyse.

    • Jici19

      Lui emploie les bons termes avec son ”je crois” et ‘’selon moi”. Je ne partage pas son point de vue réellement sur le présent sujet mais contrairement à ce que vous pourriez croire je sens que nous avons malgré cela des valeurs communes, par exemple sur le fait de récompenser l’excellence.

      Par contre, avec l’excellence, croit-il que la quasi-totalité alors des étudiants en médecine et en musique mériteraient la gratuité scolaire et les athlètes-étudiants alors ?

      Avec les bourses d’excellence, on récompense surtout les suprêmement excellents et je trouve que les bourses ne sont pas assez généreuses et cela pas juste pour des étudiants pour des athlètes d’élite réels alors que des sportifs professionnels eux gagnent des sommes exorbitantes. Mais c’est le marché ? Avec des dirigeants évaluant mal la valeur et à long terme notamment…

      Je suis d’accord avec jici19 pour mieux récompenser l’excellence mais l’excellence cela ne peut pas être plus que 5% ou 10% d’une population donnée et c’est bien moins que cela qui obtiennent des bourses et des bourses pas suffisamment généreuses mais il faudrait aller vérifier avec ces phénomènes là qui pourraient être de véritables élites elles pour notre futur.

      La masse et l’élite n’ont pas à s’opposer, ils sont dans le même bateau. Les élites peuvent tirer la masse vers le haut et permettre à cette dernière donc de mieux se réaliser. Les élites ont aussi besoin du soutien de la masse. Et il ne faut pas confondre élite véritable avec un club de ”privilégiés” qui travaillent ensemble à défendre leurs avantages, cela c’est une fausse élite !

    • Fiou !!! Je n’ai rien à ajouter !
      (J’ai hâte de lire votre essai ou votre thèse. Comme le disait si bien Jean Charest «Vous êtes prêt»)

    • ”De quelle droit prétentez-vous que la rigueur, la responsabilité financière et autres valeurs que vous qualifiez souvent de «néolibérales» ne sont pas partagées par une bonne partie de la population «laborieuse». ”

      J’avais oublié de vous répondre ici… Ce sont pas des valeurs non partagées la ”rigueur” et la ”responsabilité financière” ce sont aussi les MIENNES.

      Bon mais, les auteurs pourraient me répondre… vous avez vos objections monsieur mais calmez-vous et lisez cela à tête reposée et s’il faut vous nous reviendrez ou produirez un texte plus complet.

      Le problème aussi, c,est qu’on nous demande d’être d’accord tout de suite.

      Et c’est le ton de l’étude qui prétend être les détenteurs de la science alors que dans les sciences humaines et sociales et incluant l’économie, il y a plusieurs écoles. Et la science, au point de vue des résultats c,est plus quand on dit que le point de congélation est à 0 degrés Celsius ou encore 100 degrés pour l’ébullition.

      Le point c,est que les sociologues ou encore les économistes de d’autres écoles sont ou peuvent être autant rigoureux qu’eux et autant ou sinon plus ‘’scientifiques” mais les résultats finaux, l’opinion ne restera qu’une opinion.

      C’est là le problème, le NOUS nous l’avons l’approche et le gouvernement devrait faire les choses comme cela… Bon cela fait partie du combat politique et tous les intervenants font un peu pareil mais des universitaires devraient être plus modestes et ne pas se croire détenteurs de la vérité. Ce nest pas une science exacte.

      Alors le manque de rigueur vient de qui ?

      Mais de votre emportement , monsieur curieux lecteur… LOL

    • Je vois mal pourquoi deux individus ayant une formation universitaire et qui feront un revenu équivalent et qui paieront donc la même part d’impôts et de taxes à la société, que l’un d’eux devrait payer plus cher sa formation universitaire que l’autre. Les deux sont utiles à la société à la hauteur des salaires qui leurs sont consentis.

      Le gros problème dans votre proposition, et c’est toujours le même, c’est d’attaquer le problème en voulant faire payer l’étudiant plutôt que le futur travailleur. De toute façon, faire payer plus cher une formation universitaire de médecin ou de dentiste ne fera qu’obliger le gouvernement à augmenter la rémunération des médecins en conséquence et les dentistes à ajuster leurs honoraires en conséquence et en bout de ligne, dites-vous bien que ce sont les mêmes qui paieront.

      Y’a juste quelqu’un qui a le piton jammé avec le principe de l’utilisateur-payeur en mode restreint et en version configurable selon les désirs et besoins politiques du moment. Ça finit par lasser.

    • lecteur_curieux

      Je suis d’accord avec vous, les bourses d’excellence sont insuffisantes pour les élèves-artistes, les élèves-athlètes et les étudiants très performants. Il est vrai que nous sommes dans un contexte où tout manque: les fonds de recherche, les bourses, etc. En fait, en formulant mon commentaire, je pensais surtout au modèle adopté par la Juillard School of Music ou des universités comme Harvard ou Yale, où les bourses complètes sont en partie financées à partir des frais de scolarité des étudiants ne recevant aucune bourse et en partie des dons des «Alumni», c’est-à-dire les anciens étudiants de l’université qui, une fois devenus des professionnels gagnant bien leur vie, font des dons en argent à la faculté d’où ils sont issus, comme une sorte de retour d’ascenseur. Je sais bien qu’il est trèèèès peu probable que ce modèle en vienne à être appliqué au Québec, mais l’idée de récompenser l’excellence, qui était le fond de mon intervention, est lancée.

      Je comprends très bien votre commentaire au sujet des étudiants en médecine et en musique. Il est vrai que ces domaines sont

    • plus contingentés. Par contre, il est toujours possible que certains se démarquent, même parmi les meilleurs. Je reprends un exemple que je connais bien, puisque je vis dedans: vous parlez des étudiants en musique. Même si les examens d’admission sont sélectifs (quoiqu’ils pourraient l’être encore plus), les concours servent à déterminer les plus performants. Donc, s’il est bien vrai que tous ceux qui ont réussi le concours d’entrée d’une école ont obligatoirement du potentiel, il reste que certains sortent quand même du lot. Voici où je voulais en venir !
      Merci

    • L’idée est tellement bonne qu’on ne verra jamais le jour où les associations étudiantes, les politiciens, les institutions et tous les autres grands experts et intervenant divers auront fini par s’entendre. On est au Québec, il ne faut surtout pas l’oublier.

      Par contre, j’aimerais bien voir un gouvernement (majoritaire, bien sûr) mettre ses culottes et passer une loi prévoyant la modulation des frais de scolarité et qu’on arrête d’en parler, cibole !

    • @ lecteur_curieux

      Je vous confirme votre rendez-vous de mardi prochain à 9 h et exceptionnellement pour deux (2) heures à mon bureau.

      Dr Jean Cétrorien
      Psychiatre, Sémiologue

    • @Hôpital Louis-H. Lafontaine

      Veuillez prendre note que votre patient mythomane, répondant au pseudo d’easyrider, croit recevoir un patient mardi prochain à 9 heures. Vous seriez bien gré d’en tenir compte.

      En passant, vous devriez surveiller ses navigations sur le web, il lui arrive de venir faire son délire mythomane sur les blogues de LaPresse.ca

      Veuillez accepter nos salutations les plus distinguées.

      Signé

      Le service des objets et internautes perdus sur le web.

    • Qu’on charge le vrai prix pour être capable de financer intelligemment mais qu’on subventionne directement en fonction des revenus une partie de la facture et surtout qu’on donne le choix. TOUS les programmes doivent être offerts gratuitement à distance. Avec les laboratoires virtuels, plus rien ne l’empêche… sauf les syndicats. Alors mettons l’éducation au centre du débat et non les syndicats. Qu’on donne accès à tous les programmes, ceux qui réussirons aurons la chance de le pratiquer. Fini le contingentement, fini l’endettement obligatoire et l’exode des jeunes des régions. Développons plus de programmes coop pour que les étudiants puissent mettre en pratique leurs connaissances même sil y a du chômage ou du travaille seulement dans des régions éloignées les stages payés permettrons d’aller consolider les acquis et de se faire connaître des employeurs potentiels.

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