Pierre Couture

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    Pierre Couture est journaliste spécialisé dans le secteur des Affaires depuis 2003 au quotidien Le Soleil. Il pratique le métier depuis maintenant 17 ans.
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    Jeudi 7 février 2013 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Commentaires (10)

    Vers un cartel du livre au Québec ?

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    Une note économique publiée ce matin par l’Institut économique de Montréal (IEDM) soutient que l’instauration d’un prix unique du livre au Québec va créer un véritable cartel au sein des éditeurs.

    Selon les auteurs Vincent Geloso et Youri Chassin, les ventes de livres québécois seront durement touchées par une telle mesure. Résultat : chute des ventes de livres québécois de 17 %. Globalement, les ventes de livres devraient baisser de 14 % au Québec.

    La note indique qu’une loi qui interdirait d’offrir des rabais aux lecteurs aurait pour résultat direct d’augmenter le prix des livres les plus populaires. Or, le prix unique permettrait peut-être à l’industrie d’augmenter ses profits et de sauver certaines librairies, disent les auteurs.

    «Toutefois, que se passera-t-il avec les lecteurs québécois qui devront payer une facture plus salée pour leurs livres ? Il y a fort à parier que certains se tourneront vers les livres électroniques et l’achat de bouquins sur Internet. D’autres vont probablement diminuer leurs achats de livres», signale l’économiste Youri Chassin.

    Ce dernier ajoute que «drapés de nobles intentions pour la culture, le monde du livre demande carrément la création d’un cartel, c’est-à-dire la possibilité de s’entendre pour fixer les prix. Rappelons qu’un cartel similaire a été aboli par le Bureau de la concurrence du Canada en 1951».

    Qu’en pensez-vous ?

    http://www.iedm.org/fr/42527-les-consequences-dun-prix-unique-du-livre


    • Les Archambault et Renaud-Bray vont subir le même sort que Future Shop et Best Buy si la folie du prix unique est instaurée, haussant les prix de 25 %. WalMart et Costco ne perdront pas de temps pour cesser la vente de livres. Les gens dépenseront plutôt leur argent chez Amazon. En ayant moins de détaillants québécois, ce sont les auteurs d’ici qui seront pénalisés par le PQ en plus des consommateurs.

    • Ce n’est aucunement un cartel du livre puisqu’on parle de réglementation du prix de vente et non de prix unique. Par ailleurs, l’étude de l’IEDM est déficiente a bien des égards. Finalement, l’instauration de réglementations de prix de vente des livres s’inscrit dans une mouvance générale mondiale, déjà en place dans des pays aussi divers que l’Allemagne, l’Argentine, l’Autriche, la Corée du Sud, l’Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Portugal, le Mexique, la Norvège, les Pays-Bas et Israël (et actuellement à l’étude dans plusieurs autres pays, dont le Brésil). À l’instar de ces pays, il est urgent que le Québec intervienne pour encadrer les guerres commerciales qui, si elles sont trop violentes, conduiront à l’effritement du réseau de revente actuel. Pour tout savoir: http://www.facebook.com/pages/Association-nationale-des-%C3%A9diteurs-de-livres/61084204798?ref=hl

    • J’ai juste lu votre texte mais je dirais que oui, ils ont en partie raison cela tirerait vers ce qu’on appelle un cartel.

      Mais serait-ce nécessairement mauvais pour la culture ? Des études en France ont été faites que j’ai pas sous le coude présentement.

      Bien oui, cela peut entraîner une augmentation du prix des best sellers mais en même temps favoriser une offre plus diversifiée et des prix plus bas pour les livres de fond.

      Ces économistes eux sont pour la souveraineté du consommateur sauf que la culture et la littérature c’est aussi un bien public dont on doit propager la diffusion.

      Oui, me rétorquerez vous mais eux prévoient une diminution des livres vendus. Ouais des best sellers, pas tellement cultivés pour la majorité… On perd quoi sur le plan culturel ?

      Les économistes libéraux néoclassiques et autres n’aiment pas tellement cela qu’on intervienne sur le mécanisme de prix et préfèrent qu’on s’en remette aux marchés.

      C’est quand même une situation d’échec du marché car la culture est un bien public mais comment décider de sa valeur ? Ce n’est pas évident.

      D’autres mesures qu’une règlementation des prix pourraient être envisagées et être tout aussi efficaces pour protéger la diversité de l’offre et la qualité de la littérature. Augmentation des achats par les bibliothèques publiques, par exemple. Subventions et bourses plus grandes aux auteurs de talent, maisons d’édition et librairies indépendantes.

      Oui, pourquoi pas subventionner les librairies indépendantes afin qu’elles n’aient plus besoin de vendre de best sellers ? Ou encore une très petite quantité ? Pourquoi un résident de Saint-Lambert aurait besoin d’aller dans sa librairie agréée pour s,acheter le dernier livre sur Céline Dion ? Et s’il veut l’acheter là qu’il le paye plus cher ou bien qu’il se déguise en pauvre et se rende magasiner chez Wal-Mart et en étant sûr de ne pas se faire reconnaître.

      Les petits libraires veulent une règlementation leur permettant de vendre de la soupe comme les grandes surfaces afin de financer leur belle littérature… Mon conseil ? Arrêtez la soupe et on vous finance comme il faut…

      Quoique, on dit aussi que le prix unique encourage aussi les gros à avoir un éventail plus diversifié plutôt que des mauvais livres très vendeurs mais avec des tablettes remplies jusqu’au plafond.

      C’est bien beau débattre mais quand les opposants n’ont pas les mêmes objectifs…

      N.B. : Ce ne sont pas tous les best sellers qui sont des imbuvables bouquins ayant une valeur culturelle moins grande que celle du papier ayant servi à les imprimer.

    • Une lecture conseillée ? Le livre de Perona et Pouyet publié en 2010.

      http://www.franceculture.fr/oeuvre-le-prix-unique-du-livre-a-l-heure-numerique-de-mathieu-perona

    • Encore une fois, les bien-pensants qui veulent appuyer les commerçants au mépris de la loi de l’offre et de la demande négligent le fait que je sois taxé et imposé à un point tel que mon budget familial me force à chercher le meilleur rapport qualité-prix dans mes achats. J’ai de plus en plus d’options à ma portée grâce à Internet et si on ne m’offre pas de “plus value” lorsque je fais l’effort de me déplacer chez un libraire, je ferai mes achats en ligne, au prix le plus bas.

    • @lecteur-curieux

      Le but d’un blogue n’est pas d’écrire un livre! Vos commentaires sont beaucoup trop longs.
      Pour ce qui est du prix unique, je suis en faveur, en autant que le prix soit raisonnable. Il faudrait aussi penser à ajuster le prix en fonction du temps (indexation) sinon, on va se retrouver avec le même problème que les frais de scolarité.

      H. Breton

    • @H. Breton

      C’est à La Presse de mettre une limite au nombre de caractères que l’on peut publier dans nos commentaires alors si tel est leur vision…

      Autrement, bien,ce n’est que votre opinion, une parmi d’autres…

      Avis aux éditeurs aussi… Les livres ne doivent pas être trop longs car les Québécois n’aiment pas lire… Du moins, une très grande part, parmi eux…

      Twitter est parfait pour la majorité… LOL ;)

    • Pour ma part, je trouve que les textes des journalistes dans leurs blogues ne sont pas assez longs et pas assez recherchés et plusieurs publient plusieurs fois par jour pour aller chercher le maximum de clics et de réactions.

      C’est du gaspillage de talent des journalistes de La Presse et autres journaux affiliés à Gesca. C’est de se mettre au service de la machine plutôt que du lectorat. Voilà.

    • A lecteur curieux: j’ai tout lu et je ne suis pas encore à bout de souffle. héhéhé. Ceci dit, ne craignez-vous pas qu’en subventionnant les commerçants d’une industrie qui est en difficulté à la grandeur de la planète, on ne créé (encore une fois) un groupuscule qui dépend à 100% du gouvernement pour sa survie?

      Le prix unique existe déjà ailleurs (depuis 1981 en France si je ne me trompe) et le problème est toujours d’actualité. Ils ont vu loin devant (contrairement au Québec qui est toujours en mode réaction) et malgré tout, les librairies de quartier sont à l’agonie. Se pourrait-il qu’en 2013, le monde de l’Édition ait tué la poule aux oeufs d’or?

      Quand un salon du livre offre plus de 700 nouveautés par année, quel libraire peut garder cet inventaire en plus des classiques et des moins connus mais très méritants dans le but de pouvoir répondre autant aux acheteur très communs pour la biographie de Céline Dion qu’aux amateurs de grande littérature ainsi qu’aux lecteurs pointilleux pour les ouvrages plus obscurs? Et si on ne peut répondre à tous, quelle clientèle peuvent-il choisir de conserver? Vous croyez que la biographie de Richard Feynman se vend autant que celle de Céline Dion?

      Saviez-vous qu’en France, la production littéraire a augmenté de 175 % entre 1970 et 2007 pour atteindre quelque 70 000 titres chaque année? Où, ailleurs que sur Internet puis-je avoir accès à tous ces ouvrages et est-ce vraiment la faute d’Internet ou plutôt des éditeurs?

      Un prix unique va-t-il changer le cours de l’évolution? Je crois que la culture se porte mieux que jamais (je parle de quantité et non de quallité). Elle est simplement si accessible que les pourvoyeurs n’ont plus la même importance dans nos vies. S’ils n’ont plus maintenant que la fonction de conseillers, il est probable que la tenue d’un gros inventaire soit un problème. Ou bien ils modifient leur façon de faire le commerce ou bien ils disparaissent. C’est la loi de la nature (ou presque) et l’intervention gouvernementale, si elle peut retarder les échéances, ne peut pas les éliminer. Malheureusement pour ma librairie préférée.

    • @lecteur-curieux: vous devriez changer de nom pour écriveur-longueux! Juste une blague, mais je vous conseille quand même d’être plus concis si vous voulez être lu.

      Sinon, est-ce que quelqu’un a une idée de quel serait le prix unique? Est-ce qu’on parle juste des romans ou de tous les livres? J’ai de la misère à croire qu’on s’entendra sur le prix. Certains livres doivent coûter beaucoup plus cher que d’autres à produire, comme le Guide de l’auto par exemple.

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