Pierre Couture

Archive, février 2013

Jeudi 28 février 2013 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (11)

Sunwing profite-t-elle d’un «dumping» de pilotes ?

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La controverse se poursuit dans le monde des voyagistes alors que le Syndicat des pilotes d’Air Transat accuse de nouveau Sunwing de recourir à des pilotes étrangers «très bon marché» cet hiver d’un bout à l’autre du pays.

«Une forme de dumping alors que des dizaines de pilotes canadiens sont actuellement au chômage», déplore le président des pilotes d’Air Transat, Carol Lavoie, lors d’un entretien au Soleil.

Depuis quelques années, Sunwing a recours chaque hiver à plus de 200 pilotes et à des dizaines d’avions en provenance d’Europe pour répondre à la forte demande au Canada pour les voyages dans le Sud. Au Canada, Sunwing embauche directement 150 pilotes.

La facture pour les services de ces pilotes et de ces avions est assumée par l’actionnaire minoritaire de Sunwing, le voyagiste britannique TIU Travel (qui possède 49 % des parts de Sunwing). TUI possède plusieurs filiales européennes qui évoluent actuellement en basse saison.

Selon M. Lavoie, il y a actuellement un nombre important de pilotes canadiens qui n’ont pas de boulot. Air Transat en a licencié notamment une cinquantaine l’automne dernier.

Un programme fédéral permet aux voyagistes canadiens d’avoir accès à des pilotes étrangers à conditions que des pilotes canadiens peuvent avoir accès en retour à des emplois semblables à l’étranger.

Plusieurs pilotes canadiens actuellement au chômage ont d’ailleurs communiqué avec Le Soleil ces dernières semaines. Ils dénoncent l’attitude de Sunwing qui refuse de les embaucher et payer leur formation sur un simulateur d’appareil de Boeing 737.

Chez Sunwing, personne n’a voulu commenter le dossier directement. On rappelle que l’entreprise est détenue majoritairement par des intérêts canadiens (la famille Hunter de Toronto) et que le transporteur respecte le code canadien du travail.

Qu’en pensez-vous ?

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Lundi 25 février 2013 | Mise en ligne à 14h28 | Commenter Commentaires (6)

Combien vous coûte votre véhicule par année ?

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Il en coûte de plus en plus cher pour faire rouler une voiture au Québec. Une nouvelle étude du CAA soutient qu’un propriétaire d’une voiture compacte doit débourser annuellement plus de 9500 $ en frais de toutes sortes d’utilisation.

Selon le CAA, cette facture représente près du double de celle de votre épicerie annuellement. Au Canada, chaque personne dépense en moyenne 5400 $ en achats de nourriture dans des marchés d’alimentation chaque année.

Le CAA soutient que les propriétaires de véhicules sous-estiment souvent le facteur de dépréciation de leur voiture qui est en moyenne de 3000 $ par année. Cette dépense est la composante la plus importante du coût de propriété d’un véhicule.

Qu’en pensez-vous ?

Il est possible de faire sa propre évaluation  des coûts d’utilisation de son véhicule : http://caa.ca/car_costs/fr/

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Vendredi 22 février 2013 | Mise en ligne à 9h43 | Commenter Commentaires (20)

Doit-on moduler les frais de scolarité ?

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La question vaut son pesant d’or. Les étudiants québécois paient-ils leur juste part des coûts directs de leurs formations universitaires ?

À quelques jours du Sommet sur l’enseignement supérieur, le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) publie une étude qui porte sur une structure dite «modulatoire» des frais de scolarité. Pourquoi ? Parce que dans le système actuel, les étudiants ne paieraient que le tiers des coûts réels de leurs formations universitaires.

Le CIRANO soutient que cette façon de calculer les frais de scolarité, basée sur «approche scientifique rigoureuse», permettrait surtout d’éliminer les iniquités issues du système actuel de frais uniformes où des étudiants de certaines disciplines paient une forte proportion de coûts de leur formation alors que d’autres en paient beaucoup moins.

Cette modulation des frais permettrait d’aller chercher près de 200 millions $ supplémentaires afin de les réinvestir dans le réseau universitaire.

En 2011-2012, les frais annuels de scolarité des étudiants québécois ont été de 2168 $.

Chemin faisant, les frais de scolarité du premier cycle pour devenir dentiste coûteraient plus de 13 300 $ par année alors que les étudiants en médecine devraient débourser pour leur part 6069 $ (toujours au premier cycle).

Les études de deuxième cycle pour devenir médecin devraient coûter 10 685 $ par étudiant chaque année.

Dans ses calculs, le CIRANO avance qu’une année d’études universitaires en sciences humaines et sociales coûterait 2222 $ tout comme une année de formation en administration. Parmi les autres coûts de formations : beaux-arts (5065 $), génie (3889 $), informatique (2735 $) et lettre (2137 $).

Selon les données publiées par le CIRANO, environ 45 % des étudiants de premier cycle ne subiraient aucune augmentation de frais par rapport à ceux demandés pour l’année 2011-2012.

Le CIRANO soutient que Québec devrait également allouer 85 millions $ de plus en bourses pour favoriser l’accessibilité aux études universitaires.

Qu’en pensez-vous ?

http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2013RB-01.pdf

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