
La controverse se poursuit dans le monde des voyagistes alors que le Syndicat des pilotes d’Air Transat accuse de nouveau Sunwing de recourir à des pilotes étrangers «très bon marché» cet hiver d’un bout à l’autre du pays.
«Une forme de dumping alors que des dizaines de pilotes canadiens sont actuellement au chômage», déplore le président des pilotes d’Air Transat, Carol Lavoie, lors d’un entretien au Soleil.
Depuis quelques années, Sunwing a recours chaque hiver à plus de 200 pilotes et à des dizaines d’avions en provenance d’Europe pour répondre à la forte demande au Canada pour les voyages dans le Sud. Au Canada, Sunwing embauche directement 150 pilotes.
La facture pour les services de ces pilotes et de ces avions est assumée par l’actionnaire minoritaire de Sunwing, le voyagiste britannique TIU Travel (qui possède 49 % des parts de Sunwing). TUI possède plusieurs filiales européennes qui évoluent actuellement en basse saison.
Selon M. Lavoie, il y a actuellement un nombre important de pilotes canadiens qui n’ont pas de boulot. Air Transat en a licencié notamment une cinquantaine l’automne dernier.
Un programme fédéral permet aux voyagistes canadiens d’avoir accès à des pilotes étrangers à conditions que des pilotes canadiens peuvent avoir accès en retour à des emplois semblables à l’étranger.
Plusieurs pilotes canadiens actuellement au chômage ont d’ailleurs communiqué avec Le Soleil ces dernières semaines. Ils dénoncent l’attitude de Sunwing qui refuse de les embaucher et payer leur formation sur un simulateur d’appareil de Boeing 737.
Chez Sunwing, personne n’a voulu commenter le dossier directement. On rappelle que l’entreprise est détenue majoritairement par des intérêts canadiens (la famille Hunter de Toronto) et que le transporteur respecte le code canadien du travail.
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