
Une note de recherche publiée par l’Institut économique de Montréal (IEDM) suggère l’abolition de la sécurité d’emploi et de l’ancienneté chez les fonctionnaires au Québec.
L’auteur de cette note, l’économiste Yanick Labrie, dit s’inspirer de la Suède et soutient que l’organisation du travail dans le secteur public québécois est depuis longtemps entravés par de nombreuses rigidités. Résultat : notre fonction publique est inefficace, inflexible et trop centralisée.
En Suède, une réforme du travail dans la fonction publique, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé, a permis d’après l’auteur d’instaurer une rémunération individuelle selon le rendement, les tâches à accomplir et le mérite de chaque fonctionnaire.
Ainsi, dans le modèle suédois, les emplois à vie n’existent plus pour les employés du secteur public, lesquels sont maintenant régis par des règles pratiquement identiques à celles du secteur privé.
L’une des premières initiatives en Suède a été de confier aux municipalités le soin de s’occuper des budgets et de prendre les décisions concernant les services clés offerts aux citoyens, comme la santé et l’éducation.
Dans le secteur de la santé, cette réforme a permis d’endiguer les problèmes de pénurie de main-d’œuvre chez les infirmières et de faire chuter les taux d’absentéisme dans les hôpitaux.
La réforme du travail dans la fonction publique se serait d’ailleurs faite sans démanteler le fameux modèle suédois de l’État-providence tout en recueillant l’appui des syndicats, rappelle l’auteur de cette note économique.
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Sur le Web : http://www.iedm.org/fr/41932-lorganisation-du-travail-dans-le-secteur-public-lexemple-de-la-suede
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