Pierre Couture

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Aux États-Unis, le Sénat a entrepris d’étudier le contournement fiscal pratiqué de plus en plus par des multinationales américaines.

Le cas du géant informatique Apple illustre la facilité déconcertante pour de nombreuses multinationales à utiliser des stratagèmes fiscaux pour éviter de payer des impôts dans leur pays respectif.

Apple, qui détient des dizaines de milliards $ «stationnés» dans des comptes bancaires à l’étranger, évite ainsi de payer des impôts sur ses véritables revenus.

Par l’entremise d’une «fiscalité créative» et un système de filiales à l’étranger, Apple a même réussi à se négocier des taux d’imposition très bas (2 %) en Irlande, par exemple.

Apple a d’ailleurs préféré s’endetter (à des taux d’intérêt très bas) récemment pour retourner une partie de ses liquidités à ses actionnaires plutôt que de rapatrier ses milliards $ de l’étranger et de payer des impôts aux États-Unis. Outre Apple, Google, HP, Microsoft et Amazon sont aussi dans la mire de la commission sénatoriale américaine.

Le Canada ne fait pas exception à ce «jeu fiscal» alors que de grandes multinationales canadiennes ont aussi des filiales dans des paradis fiscaux. Ce qui leur permet de déplacer des bénéfices à l’étranger sans payer d’impôts au Canada.

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L’annonce du gouvernement Marois d’attribuer par appel d’offres 800 nouveaux mégawatts (MW) d’énergie éolienne continue de faire jaser.

Les syndicats d’Hydro-Québec se disent déçus de cette décision tout en rappelant l’engagement du Parti québécois (PQ) lors de la dernière campagne électorale de nationaliser le secteur éolien au Québec.

Alors qu’elle détient déjà d’énormes surplus d’électricité dans ses coffres, Hydro-Québec se voit une fois de plus obligée par son actionnaire d’acquérir de nouveaux blocs d’énergie éolienne (qu’elle n’a pas besoin) à des producteurs privés.

Cette année seulement, Hydro-Québec Distribution prévoit dépenser plus de 500 millions $ pour acheter de l’électricité dont elle n’a pas besoin.

Résultat : Hydro-Québec dit maintenant disposer de 28,5 térawattheures (TWh) de surplus d’électricité cumulés d’ici la fin de 2020. Il y a à peine deux ans, Hydro-Québec prévoyait pourtant des surplus énergétiques de 11 TWh pour la présente décennie.

Dans le secteur éolien, Hydro-Québec Distribution a notamment signé plus de 20 contrats d’approvisionnement d’un total de 72 TWh d’ici 2020. Des contrats imposés à coups de décrets ministériels par l’ancien gouvernement.

Par exemple, dans la région de Thetford Mines, Hydro-Québec a accepté de payer 11,9 cents le kilowattheure pour l’électricité que produira le producteur privé Enerfin à partir d’éoliennes, soit 30 % de plus que ce qui sera versé dans un projet voisin mené par 3Ci (8,9 cents le kilowattheure).

Comme Hydro-Québec vend son électricité au prix moyen de 7,2 cents le kilowattheure à ses clients québécois, la perte pour chaque kilowattheure d’origine éolienne est énorme.

Du côté des exportations, les prix obtenus par Hydro-Québec sont encore plus bas en raison de la faiblesse des prix du gaz naturel qui dictent le marché de l’électricité aux États-Unis.

L’an dernier, Hydro-Québec a encaissé en moyenne 4,1 cents du kilowattheure exporté. En 2011, la société d’État avait touché en moyenne 5,2 cents. Il y a quelques années à peine (2007), Hydro-Québec avait écoulé son électricité aux États-Unis à 9 cents du kilowattheure.

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La Société des alcools du Québec (SAQ) va-t-elle trop loin avec son intention de lancer un programme de fidélisation auprès de sa clientèle ?

Le monopole d’État dit vouloir instaurer prochainement «un programme de relation avec ses clients», soit une sorte de marketing relationnel axé sur la découverte de produits, explique-t-on à la SAQ.

Dans le secteur du commerce au détail, plusieurs grands détaillants ont mis sur pied des programme de fidélisation ces dernières années pour espérer gagner des parts de marché. Or, la SAQ détient 100 % du marché, étant la seule à offrir des vins et des spiritueux au Québec, sans compétiteur.

D’ailleurs, le gouvernement du Québec en demande-t-il trop à la SAQ dont les profits nets dépassent maintenant le milliard $ par année ?

En 2011-2012, l’achat moyen en succursale s’est établi à 42,62 $ par rapport à 41,28 $ pour l’exercice précédent alors que le prix de vente moyen au litre dans le réseau SAQ s’est élevé à 16,93 $ contre 16,54 $ en 2010-2011.

Il faut dire que depuis 2009, comme Le Soleil le rapportait récemment, la SAQ cherche par tous les moyens de remplacer des vins à moins de 15 $ par des bouteilles à prix plus élevés. Ce qui lui permet d’améliorer considérablement ses marges bénéficiaires année après année.

En mars 2009, on trouvait ainsi à la SAQ environ 1040 produits différents vinicoles offerts à ses clients sous la barre des 15 $. Quatre ans plus tard (mars 2013), ce nombre était passé à 786, en baisse de 25 %.

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