Le blogue de François Cardinal

Archive de la catégorie ‘Environnement’

Samedi 26 avril 2014 | Mise en ligne à 9h07 | Commenter Commentaires (101)

Voici à quoi ressemblera Montréal en 2024…

mtl

J’ai fait mes boîtes hier et quitté mon bureau de l’édito pour prendre le chemin de la salle de rédaction. C’est là que travaillent les chroniqueurs, ce que je ferai dorénavant.

Je prends quelques jours de congé, histoire de faire la transition entre les deux postes, mais non sans vous donner un avant-goût de ce que la latitude gagnée avec mes nouvelles fonctions me permettra de faire (je vous explique la différence plus en détails dans les prochains jours, promis).

Il s’agit d’une participation au dossier «Votre vie dans 10 ans», publié aujourd’hui dans La Presse+, la version tablette du journal, dans laquelle je me ferme les yeux et imagine (avec un sourire en coin, c’est de la pure fiction, évidemment) ce que sera Montréal, Laval et Longueuil en 2024 : un réseau de péages à la distance parcourue, un nouveau quartier en lieu et place de l’autoroute Bonaventure financé par une quote-part liée à la croissance de la valeur des terrains, un réseau de tramway (qui se trame), et un centre-ville à Laval, oui, oui…

Vous retrouverez les 10 capsules intégralement ici. En voici trois pour vous donner envie de les lire tous sur la tablette (où vous apprendrez qui est maire de Montréal en 2024 – j’insiste, c’est de la fiction pour s’amuser, rien de plus), avec la superbe infographie réalisée par les collègues graphistes.

Le mont royal revit grâce à… un téléférique

Le mont Royal connaît une renaissance après un certain désintérêt causé par l’ouverture des accès au fleuve. Il faut dire que les récents changements ont été nombreux. Le Royal Victoria a été transféré à l’Université McGill, qui a préservé les édifices patrimoniaux et démoli les pavillons moins intéressants, ce qui a créé des espaces verts et une porte d’entrée emblématique au mont Royal. L’Hôtel-Dieu a été transformé en projet mixte, à la fois musée, logements sociaux et soins de longue durée. Mais le clou des réaménagements a été la transformation du chalet de la montagne en un lieu festif et gastronomique piloté par le chef Normand Laprise et, surtout, l’implantation très controversée d’un téléférique pour s’y rendre du centre-ville. Les défenseurs du mont Royal l’ont toujours en travers de la gorge…

Les Expos de retour… ou presque

Griffintown a été tapissé de tours de condos, ce qui a transformé le quartier en une cité-dortoir habitée par une unique classe sociale. Pour insuffler un peu de diversité dans le coin, il a été décidé de construire le tout nouveau stade des Expos au bassin Peel, secteur qu’on appelait jadis Goose Village. Le financement a été tout un feuilleton. Les Bronfman et Beaudoin ont eu de la difficulté à allonger les derniers dollars nécessaires, mais le maire Denis Coderre a profité de son troisième et dernier mandat pour faire un don personnel et, ainsi, finaliser ce projet (presque) entièrement privé. Les Rays jouent cette année leur dernière saison à Tampa Bay avant de déménager l’an prochain à Montréal…

Vers un nouvel échangeur Dorval… en 2026

Les ingénieurs ont cherché intensément au cours des 12 derniers mois, en vain. Ils n’ont finalement pas retrouvé les plans initiaux de l’échangeur Dorval. On croyait que ce feuilleton ayant débuté en 2009 avec le lancement des travaux avait enfin trouvé son dénouement lorsque le gouvernement avait réussi à conclure une entente avec les propriétaires fonciers concernés, en 2021. Peine perdue, les travaux, qui devaient initialement se terminer en 2013, devront être en partie recommencés. L’objectif est maintenant reporté à 2026.

Et vous, comment voyez-vous le Grand-Montréal en 2024?

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Mercredi 2 avril 2014 | Mise en ligne à 15h48 | Commenter Commentaires (63)

Une nouvelle ligne de métro pour le SLR Champlain?

SLR

On a parlé de tout ce qui touche Champlain ces derniers jours, l’état de décrépitude avancée de l’actuel pont, le PPP qui va servir à construire le futur pont et le péage qui va permettre de le payer.

On a donc parlé des plus gros sujets (j’en ai fait un tour d’horizon à l’émission C’est pas trop tôt)… sauf du système léger sur rail, qui semble être tombé dans un gros trou noir…

J’ai donc appelé à droite et à gauche pour en savoir plus. Et j’ai ainsi appris trois choses.

1) D’abord, l’idée de faire rouler le SLR dès l’ouverture du futur pont en 2018 est morte et enterrée. Plus personne n’y croit. L’objectif est désormais 2021, pas plus tôt.

2) Ensuite, le terminus sera la Place Bonaventure, dans laquelle on pourrait transformer le grand hall d’exposition en gare de transport collectif. Les discussions seraient avancées entre le propriétaire et l’AMT.

3) Enfin, ayant mis la main sur une carte (ci-dessus) qui a servi lors des présentations faites aux maires et élus de la région ces dernières semaines, j’ai appris qu’il existe plusieurs tracés possibles pour la portion montréalaise, mais deux ont davantage la faveur de l’AMT.

- Scénario A : le SLR traverse le pont, file sur une courte distance sur l’autoroute 15, puis bifurque vers l’est en pénétrant dans un tunnel jusqu’à la Place Bonaventure.

Ce serait l’équivalent d’une nouvelle ligne de métro de 5 kilomètres dans laquelle on retrouverait deux stations : Pointe-Saint-Charles et Griffintown. Facture : 250 millions $… pour chaque kilomètre!

- Scénario B : le SLR traverse le pont et tourne tout de suite vers le Technoparc, puis roule en surface vers le Bassin Peel, monte le talus ferroviaire puis file jusqu’à la Place Bonaventure.

Cette fois, le coût semble compris dans la facture déjà évoquée de 1 milliard $ (sous réserve), ce qui permet de multiplier les stations : on en prévoit de cinq à huit.

Personnellement, je ne crois pas une seule seconde au scénario A (et je soupçonne l’AMT de ne pas y croire non plus). Creuser un tunnel qui ajoutera un milliard à une facture déjà salée est utopique, surtout qu’on devra immanquablement ajouter des lignes de bus pour faire le lien entre Montréal et la Rive-Sud.

En plus, il y a de gros doutes sur la faisabilité technique d’un tel projet : il faudrait non seulement construire deux nouveaux édicules en surface, il faudrait aussi ajouter des sorties d’évacuation aux 750 mètres en plus de nombreux puits de ventilation. Tout ça dans un secteur urbanisé!

Im-pos-si-ble.

Le scénario B, en surface, est plus intéressant. Le tracé précis n’est pas arrêté (il pourrait longer l’eau, par exemple), mais il est déjà clair qu’il permettrait le développement de secteurs en friche.

En outre, il permettrait d’utiliser une technologie qui se rapproche davantage du tramway que du métro (light rail) et du ferroviaire lourd (je reviendrai sur le sujet plus en profondeur). On pourrait ainsi profiter de ce projet pour en faire l’embryon d’un éventuel réseau de tramways sur l’île, si jamais cette voie venait à s’imposer.

Le problème, selon ce que j’entends, c’est qu’on pourrait bien choisir une technologie unique, qui ne pourrait servir nulle part ailleurs. Sorte de «one shot deal» qui nous ferait collectivement passer à côté d’une occasion unique de tabler sur le présent pour préparer le futur.

Et vous, que dites-vous de ce projet, de sa date d’échéance repoussée, des tracés étudiés et de la technologie à privilégier? Vous y croyez?

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Mardi 11 mars 2014 | Mise en ligne à 15h10 | Commenter Commentaires (44)

Agrile du frêne: une réponse en dents de scie…

combo

Ce n’est pas compliqué, si on prend tous les arbres sur rue à Montréal, un sur cinq est un frêne. Au total, on en dénombre ainsi 200 000 sur les terrains publics.

Quand on sait que les Américains n’ont eu d’autres choix que d’abattre 100 millions de frênes au cours des dix dernières années en raison des ravages causés par l’agrile (plus d’info sur cet insecte dans ce document de la Ville, d’où j’ai tiré l’image ci-dessus), mettons qu’il y a matière à s’inquiéter pour les nôtres…

Et ce n’est certainement pas le sondage mené ces derniers mois dans les 19 arrondissements et 12 villes défusionnées de l’île de Montréal, dont les résultats ont été dévoilés lors du sommet sur l’agrile hier, qui vont nous rassurer.

Je retiens quatre éléments de cette enquête :

- La grande majorité des arrondissements et des villes liées possèdent un inventaire des arbres sur leur territoire qui leur permet de savoir où se trouvent les frênes… mais on compte tout de même deux villes défusionnées sans inventaire et cinq arrondissements dont l’inventaire date de plus de cinq ans.

- Le dépistage annuel de l’agrile est une pratique courante dans l’agglomération… mais il y a tout de même près de 20 % des villes et arrondissements qui se permettent de ne pas le faire (6 sur 31).

- Le biopesticide TreeAzin, qui empêche la reproduction afin de limiter l’infestation, est utilisé dans certains secteurs de l’île… mais à peine 42 % des villes liées et 37 % des arrondissements l’ont utilisé jusqu’ici.

- Le gouvernement canadien a beau répéter que la lutte contre l’agrile passe en bonne partie par le signalement des citoyens, il y a tout de même 14 % des villes défusionnées et des arrondissements qui ne font aucune sensibilisation.

Quand on sait qu’on a détecté des frênes infestés dans 15 des 19 arrondissements et dans 4 des 12 villes liées, on se doute bien que le problème a déjà atteint une ampleur inquiétante.

Pourquoi les maires n’arrivent-ils pas tous à la même conclusion?

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