Le blogue de François Cardinal

Archive de la catégorie ‘Élections 2013’

Vendredi 21 février 2014 | Mise en ligne à 6h44 | Commenter Commentaires (37)

Votre note sur 100 pour les 100 jours de Coderre?

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Vous n’avez pas aimé mon bilan des 100 premiers jours de Denis Coderre. Trop indulgent, me dites-vous.

Peut-être aviez-vous des attentes trop grandes pour trois petits mois. Ou peut-être en avais-je de trop basses.

Toujours est-il que je suis en désaccord avec ceux qui soutiennent que le maire n’a aucune réalisation à son actif, qu’il n’est qu’attitude et phrases creuses.

Je vous ai donc préparé un petit bilan en 10 bons coups et 10 mauvais coups, histoire d’alimenter votre propre bilan.

Bons coups…

• Le rétablissement des ponts avec le gouvernement du Québec

• La nomination d’Alain Marcoux comme directeur général

• La gestion de la saga BIXI

• L’intégration de l’EPIM à l’UPAC

• La sélection de Denis Gallant comme inspecteur général

• Le tandem Labeaume-Coderre, la main tendue aux villes du Québec, à l’UMQ et à la FQM

• La nomination de Marcel Côté en vue de la réforme administrative

• La nomination d’un comité exécutif solide, sans les restes d’Union Montréal

• L’approche résolument régionale du maire

• Le frein imposé à la hausse des dépenses de la Ville

Les moins bons coups…

• La réduction des fonds alloués à la STM

• La fin abrupte au contrat de Michel Labrecque

• Le feu vert à la démolition de la Maison Redpath

• Le recul sur le consensus de la CMM sur la hausse de la taxe sur l’essence

• La multiplication des priorités changeantes

• Les propos souvent flous et les formules toutes faites

• La hausse de taxes plus élevée que promise

• Le refus obstiné d’envisager un réseau de péages métropolitain

• Le recul sur certains pouvoirs promis pour l’inspecteur général

• Les limites imposées aux budgets d’arrondissements

À vous de donner une note au maire, maintenant, sur 100 disons…

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Mercredi 19 février 2014 | Mise en ligne à 6h25 | Commenter Commentaires (18)

Bilan des 100 jours: à la fois mince… et prometteur

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Il y a deux façons de faire le bilan des 100 premiers jours de Denis Coderre : en évaluant les gestes posés à l’aune des promesses faites, ou en comparant la situation avant et après l’élection du nouveau maire.

En édito, aujourd’hui, j’ai choisi le deuxième scénario. Je regarde donc de façon macro ce qui a été accompli au cours des trois derniers mois et j’en viens à la conclusion que le maire Coderre peut, malgré son hyperactivité et ses priorités changeantes, se vanter d’un bon bilan prometteur.

En un mot, le chef d’orchestre Coderre a réussi à mettre fin à la cacophonie de l’hôtel de ville, à imposer son autorité, à changer le tempo, à faire rayonner Montréal en dehors de ses frontières. Bref, à faire oublier le passé pour mieux affronter le futur.

Cela dit, je croyais nécessaire de rappeler néanmoins les engagements faits par Denis Coderre, à la fois pour mesurer la distance parcourue et pour rappeler où on s’en va (en plus de lui remémorer ses promesses…)

Pour ce faire, j’ai relu le texte publié dans nos pages le 15 octobre dernier, signé par M. Coderre, dans lequel il précisait ce qu’il souhaitait avoir accompli 100 jours après sa prise de pouvoir, un seuil qui sera atteint après-demain (je publie aujourd’hui afin d’emboîter le pas à mes collègues Normandin et Benessaieh, qui publient un tour d’horizon).

Essentiellement, le candidat Coderre s’engageait sur deux plans, avoir mis en place une «série de mesures pour mettre fin à la corruption et à la collusion» et avoir lancé plusieurs projets en transport.

Du côté de l’intégrité, le chef de l’Équipe Coderre promettait…

- un inspecteur général,

- un mécanisme de reddition de comptes pour la fonction publique,

- un système de rotation systématique des postes de hauts fonctionnaires aux deux ans,

- une formation accordée aux unités de services pour déceler les systèmes de collusion,

- une révision des embauches pour accroître l’expertise interne et diminuer le recours à la sous-traitance,

- une intégration des données ouvertes dans toutes les unités de service en vue d’accroître le partage des informations,

- un nouveau modèle de rémunération des firmes de professionnels par honoraires à taux fixes plutôt qu’au pourcentage du coût des travaux,

- une interdiction faite aux firmes de s’occuper à la fois de la conception des plans et devis, de la surveillance de chantier et de l’approbation des contingences d’un projet.

Du côté des transports, il s’engageait à…

- lancer les études pour un projet de service rapide par bus sur Henri-Bourassa ou sur Sauvé-Côte-Vertu,

- commencer à revoir les priorités de réalisation du plan de transports,

- mettre en place le comité d’experts chargé de réviser la politique de stationnement,

- proposer des modèles de cohabitation entre modes de transport.

Accordons ça au candidat-devenu-maire : la liste était pour le moins ambitieuse. Ce qui peut expliquer en partie que les actions, dans les faits, sont plutôt modestes par rapport à ce qui avait été promis. De ce point de vue, donc, le bilan est fort mince.

Sur le plan de l’intégrité, deux gestes ont été posés : l’intégration de l’EPIM à l’UPAC et le projet de loi 73 sur l’inspecteur général (que les libéraux pourraient bien laisser mourir, ce qui laisse croire qu’ils ne se battront pas fort dans l’arène montréalaise aux prochaines élections…)

Quant au transport, peut-être a-t-on commencé à réfléchir au prochain plan de transport, mais pour l’instant, il n’y a rien de fait à ce chapitre. Pire, on a reculé : les budgets alloués à la STM ont diminué et le consensus sur la taxe sur l’essence de la CMM ne tient plus.

Cela dit, je vous connais, chers lecteurs de ce blogue, vous allez me le reprocher… Je persiste et signe : malgré les timides gestes posés au cours des derniers mois, malgré le nombre de promesses restées lettre morte pour l’instant, je considère positivement le bilan de l’administration Coderre.

D’abord parce qu’il a réussi le tour de force de changer le climat politique rapidement, comme je vous disais, ce qui était essentiel pour penser accomplir les gestes énumérés ci-dessus.

Ensuite parce que plusieurs des réussites du maire jusqu’ici sont importantes, mais sans éclat. Je pense à la nomination du directeur général, à la création d’une nouvelle division du développement économique et au front commun avec Québec sur les régimes de pension.

Rien pour faire les manchettes. Rien qui se retrouvait dans le texte sur les 100 jours. Mais des gestes qui ont néanmoins le potentiel de donner un nouvel élan à Montréal au cours des prochaines années.

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Jeudi 21 novembre 2013 | Mise en ligne à 6h56 | Commenter Commentaires (21)

Coderre: un bon (nouveau) départ…

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Denis Coderre met tranquillement en place les éléments de son administration et nous donne ainsi un aperçu de ce qui s’en vient.

Pour l’instant, avouons-le, c’est de bon augure.

D’abord, jusqu’ici, le nouveau maire s’est permis quelques sorties qui l’ont élevé, plutôt que l’inverse.

Je pense à son accrochage avec le maire Labeaume, qui a fait ressortir un Coderre capable de s’élever au-dessus des coups de coude de ses homologues. Je pense aussi à sa réaction lors de la fermeture d’une voie sur Champlain, rapide et forte.

Bien sûr, il y a eu ce tweet sur Desharnais, mais bien franchement, s’il se contente de «faux pas» aussi véniel, il peut bien les multiplier tant qu’il veut.

Ensuite, il y a la nomination du comité exécutif, solide, expérimenté, multiculturel.

Est-ce que c’est le début d’un nouveau chapitre, comme l’a dit le maire lundi? On verra à l’usage, mais c’est certainement un nouveau départ, un bon nouveau départ, étant donné l’exclusion des piliers de l’ancienne administration Tremblay. Étant donné, aussi, l’expérience politique de ces gens de tous horizons, comme Chantal Rouleau et Anie Samson.

La main tendue à la Coalition Montréal est aussi un message fort. On n’est pas dans le comité de coalition, mais on est dans le comité collégial avec les Réal Ménard et Russel Copeman, qui ont aussi beaucoup d’expérience.

Personnellement, je ne suis nullement surpris ni ému, par l’exclusion de Projet Montréal. En fait, c’est l’inverse qui aurait été étonnant. Non seulement le courant ne passe pas entre les troupes de Coderre et de Bergeron, ces dernières ont besoin de toute leur indépendance pour jouer le rôle d’opposition officielle.

On l’a vu au cours de la dernière année, le comité exécutif de coalition a ses mérites, mais il empêche les partis d’opposition de se faire très critique, étant donné qu’un des leurs y est. Si on veut instaurer une structure de partis politiques à Montréal, comme le souhaite Projet Montréal d’ailleurs, il est normal qu’on ait au moins deux camps qui s’affrontent.

Je trouve d’ailleurs la réaction de Projet assez curieuse. Le parti montre du doigt Elsie Lefebvre, parce qu’elle a osé traverser la salle du conseil pour se joindre à l’administration Coderre, mais il se désole de ne pas avoir été invité à faire la même chose!

Plus encore, Projet Montréal avait annoncé son intention d’exclure Union Montréal de son exécutif s’il prenait le pouvoir. Et là, il est déçu de ne pas partager l’exécutif avec d’anciens membres d’Union Montréal (lesquels, je le répète, n’avaient pas les deux mains dans l’administration Tremblay)…

Cela dit, un dernier point positif sur Coderre : la nomination de Marcel Côté. Au-delà du geste de franche camaraderie, cela envoie un signal clair quant à la volonté du nouveau maire de réformer l’administration publique. Une très bonne chose! Et avec la meilleure personne possible pour mener une telle réforme à terme.

Cela dit, une écueil semble poindre à l’horizon : le syndrome Sarkozy.

À voir Coderre réagir sur tout et rien, à le voir se plaindre auprès de la police des contraventions données aux sympathisants du Canadien qui marchent dans la rue, à le voir exiger une enquête sur les vols de parcomètre, je m’inquiète d’une tendance hyperactive qui l’inciterait à s’attarder à bien des petits problèmes aux dépens des plus importants. Comme Sarkozy à son époque.

Denis Coderre est toujours en observation, évidemment, mais pour l’instant, il place plutôt bien ses pions.

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