Le blogue de François Cardinal

Archive de la catégorie ‘Conseil municipal’

Jeudi 17 juillet 2014 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Commentaires (79)

Gérald Tremblay: «j’ai fait confiance et on m’a trahi»

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L’entrevue qu’a accordée Gérald Tremblay à Pierre Maisonneuve, diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie, était la toute première depuis sa démission en novembre 2012. Pour ceux qui ne l’ont pas écouté, voici dix morceaux choisis qui nous en disent beaucoup sur le personnage.

Personnellement, je trouve qu’il est dans le déni, mais à vous de vous faire votre propre opinion.

«Mon père m’avait dit “Gérald, va pas en politique, c’est sale et on va te détruire”».

«J’aurais pu aller dans une entreprise m’enrichir. Mais (…) je suis sur Terre pour rendre des personnes heureuses.»

«Pour moi, je n’ai jamais été pour être, j’ai toujours été pour aimer, être utile, aider les gens.»

«Moi, j’ai fait confiance à des personnes et certaines ont trahi ma confiance. C’est ça que je trouvais difficile, parce que je m’étais tellement bien préparé. La sécurité financière (…) me donnait justement cette indépendance qui (me permettait) de dire non à quelqu’un. Mais j’ai toujours dit pourquoi je disais non.»

À propos des gens qui l’ont trahi : «Je vais vous répondre ce que mon maître à penser m’a dit. “Gérald, il ne faut pas que tu t’en fasses, parce que le Christ a demandé à Barnabé, le premier apôtre, de l’aider à choisir ses meilleurs apôtres, les meilleures personnes pour l’accompagner, il y en avait 12. ” Il y a eu une personne qui l’a trahi. Mon comité exécutif, j’avais 12 personnes. Il y a une personne qui m’a trahi. Est-ce que je suis naïf, ou est-ce que j’ai fait confiance pour aider les gens ? On peut qualifier ça d’une forme de naïveté, mais je vais toujours continuer à faire confiance.»

«Quand on est abandonné par des personnes avec lesquelles on a travaillé ou qu’on a côtoyées pendant 25 ans, et qu’il n’y a pas de compassion, pas de reconnaissance, rien, c’est ça que j’ai trouvé difficile. Mais indépendamment de ça, moi j’ai tourné la page. Ça me donne quoi de me faire du mal avec ça?»

«La commission Charbonneau travaille sur un casse-tête et un jour, elle va révéler les raisons pour lesquelles j’ai dû quitter.»

« Ce qui m’a permis beaucoup de passer au travers, et je vais vous surprendre, ce sont les communautés religieuses. Elles m’ont beaucoup aidé, beaucoup prié pour moi. J’allais les voir et je leur disais : “Là, je n’ai plus d’indulgence, aidez-moi, j’ai besoin d’autres indulgences…”.»

«Je ne souhaite pas de retour en politique, je peux vous assurer de ça, je ne retournerai pas dans la vie publique.»

«Si le Bon Dieu continue de me favoriser, il y a une raison. Ce n’est certainement pas pour que j’arrête d’aider les gens.»

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Mardi 27 mai 2014 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Commentaires (77)

Montréal est en faveur du SLR, finalement…

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Après avoir fait quelques pas en avant, puis quelques pas en arrière, le maire Coderre s’est finalement rallié à la motion en faveur d’un train léger sur le futur pont Champlain, présentée tout à l’heure au conseil municipal par Richard Bergeron.

La mauvaise nouvelle : cela risque de ne pas avoir une incidence marquante dans le dossier, sinon pour confirmer encore un peu plus la pertinence de ce moyen de transport. Rappelons qu’une motion similaire avait été adoptée en novembre 2013 par les élus de… l’Assemblée nationale, incluant les députés libéraux aujourd’hui au gouvernement!

La bonne nouvelle : un vote contre la motion aurait été rien de moins que catastrophique, tuant carrément ce projet en lui retirant sa légitimité politique. L’opposition du maire de Montréal aurait aussi été celle du président de la région métropolitaine…

Le gouvernement Couillard a peut-être déjà pris sa décision, mais il aura maintenant plus de difficulté à la justifier.

Voici la motion en question, adoptée à l’unanimité des élus (Marvin Rotrand, vp de la STM, était contre, mais il s’est éclipsé avant le vote) :

Attendu que l’étude d’AÉCOM conclut que seul un train léger peut répondre à la demande sur le futur pont de remplacement du pont Champlain et qu’une desserte par autobus créerait un goulot d’étranglement insoutenable à Montréal qui amènerait « un mur d’autobus » quotidien au centre-ville, une solution jugée inacceptable d’un point de vue technique et social;

Attendu que le système léger sur rail (SLR) est une famille de technologies qui comprend plusieurs options allant de celle privilégiée de métro léger automatisé, comme le Canada Line à Vancouver, jusqu’au tramway moderne. Cette diversité d’options n’est présentement pas prise en compte par le gouvernement du Québec.

Attendu que le gouvernement du Québec doit prendre en considération le coût d’investissement, mais également le coût d’opération dans son analyse.

Attendu que l’ensemble des élus de la Communauté métropolitaine de Montréal a applaudi, le 19 avril 2013, l’annonce par le gouvernement du Québec quant au choix d’un système léger sur rail sur l’axe de l’autoroute 10 et du pont de remplacement du pont Champlain, ce projet est prévu dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement, mentionnant qu’une voie réservée aux autobus ne pouvait plus décemment répondre aux besoins;

Il est proposé par Richard Bergeron, appuyé par Craig Sauvé :

Que le conseil municipal appuie unanimement la mise en place d’un SLR sur le pont de remplacement du pont Champlain.

Précisons que le maire Coderre s’est officiellement ajouté à la liste des appuyeurs.

À la bonne heure…

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Samedi 22 février 2014 | Mise en ligne à 7h48 | Commenter Commentaires (45)

Recouvrement: Bergeron et Drapeau, même combat…

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On a salué le travail abattu en 100 jours par Denis Coderre, mais on devrait en faire autant pour Richard Bergeron.

Voilà un chef de l’opposition qui ne se contente pas de s’opposer, ce qu’il a prouvé une fois de plus, hier, en acceptant de travailler aux côtés du maire afin de piloter le dossier du recouvrement partiel de l’autoroute Ville-Marie.

L’idée est venue d’abord dans les bureaux de Projet Montréal. On a pensé interpeler publiquement l’administration sur le recouvrement lors du conseil municipal de janvier, jusqu’à ce qu’une élue suggère plutôt, vu l’importance de l’enjeu, de rendre visite au maire, en privé, afin qu’il s’approprie ce dossier.

Fin janvier, Richard Bergeron a donc rencontré le maire Coderre qui, avant même que le sujet soit évoqué, lui a lancé : «faut que je te parle, je veux te donner un mandat… celui de piloter le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie.»

Trop beau pour être vrai? Les deux confirment, en tout cas.

Et d’une façon ou d’une autre, le résultat est inspirant : les deux «pitbulls», pour reprendre l’expression du maire, tenteront de donner au projet l’impulsion politique qu’il a manqué ces… 30 dernières années!

On l’oublie, mais déjà, en 1985, le gouvernement péquiste de René Lévesque avait envisagé de procéder à la cicatrisation de cette horrible plaie, avant de perdre les élections la même année.

Cette décision faisait suite à une visite du premier ministre, deux ans plus tôt, à l’hôtel de ville de Montréal. Le maire Jean Drapeau avait alors profité de cette rencontre pour tirer M. Lévesque par la manche jusqu’à la terrasse nord de l’édifice.

Sur place, il lui avait fait découvrir le magnifique panorama, avant de lui montrer du doigt le gouffre que représentait l’autoroute.

De retour à Québec, M. Lévesque avait mis sur pied un comité interministériel, lequel avait accouché en 1985 d’un rapport qui recommandait le recouvrement entre le Palais des congrès et la rue Sanguinet, la construction d’édifices ainsi que l’établissement d’un pôle d’attraction liant la vieille à la nouvelle ville.

Le coût à l’époque: 12 millions.

Bon, ça coûtera un peu plus cher que ça, et la portion maintenant envisagée ne s’étire que de Sanguinet à Hôtel-de-ville. N’empêche, la pertinence des travaux n’a fait que croître depuis. Et Montréal se retrouve encore une fois dans la position d’avoir à convaincre Québec.

Hier, en effet, il n’a fallu que quelques minutes après la conférence de presse du tandem Coderre-Bergeron pour que le cabinet du ministre Gaudreault ferme la porte au projet. «Les coûts qui y seraient associés sont trop élevés dans le contexte actuel», a-t-on répondu.

Peut-être. Mais la réponse est un peu trop rapide, à mon avis.

D’abord, on parle ici d’un recouvrement qui fait à peine deux pâtés de maisons. Ensuite, on veut en faire un legs du 375e au moment où Québec se dit prêt à en financer certains. Et enfin, il s’agit d’un complément naturel aux travaux du CHUM et du CRCHUM, qui feront converger dans ce secteur entourant la station Champ-de-Mars pas moins de 16 000 personnes par jour.

Une idée pour M. Bergeron: profiter de la campagne électorale à Québec pour imiter Jean Drapeau et inviter les chefs de parti sur la terrasse de l’hôtel de ville.

Une idée à envisager, selon vous? Le projet en vaut l’investissement?

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