Le blogue de François Cardinal

Archive de la catégorie ‘Art public’

Pour moi, Montréal est l’anti-Bilbao par excellence, je vous l’ai dit, je l’ai redit et je le dis encore aujourd’hui.

La métropole québécoise n’attire pas les starchitectes, elle n’a pas de grands boulevards haussmanniens, elle n’a pas le charme des petites villes européennes, elle n’est pas un haut lieu de la finance. Et elle n’a pas un «musée Guggenheim» qui fait la une des revues d’architecture comme Bilbao.

La force de Montréal n’est donc pas dans le grandiose, elle se trouve plutôt dans la créativité dont elle fait preuve. Voilà ce sur quoi elle doit miser pour se distinguer.

Arcade Fire n’est pas né à Vancouver. Moment Factory n’est pas né à Calgary. Denis Villeneuve n’a pas fait sa place à Toronto. C’est à Montréal qu’ils ont trouvé ce qu’il leur fallait pour créer, pour s’émanciper, pour prendre leur place. Et ce n’est pas un hasard.

Je l’ai dit et je le redis ce matin dans ce billet, car en visionnant cette vidéo, c’est ce qui m’est revenu en tête. C’est précisément le genre d’interventions urbaines qui devraient émaner de Montréal, comme ce fut le cas pour les boules roses de Cormier dans le Village, les balançoires musicales du Quartier des spectacles ou le «champ de blé» fait de réflecteurs qui a vu le jour sur la Place des festivals l’hiver dernier.

Un truc qui ne coûte pas cher, qui attire l’attention, qui montre l’ouverture d’esprit de la ville qui l’ose, voilà, très précisément, ce que Montréal devrait faire, faire et refaire encore. Mais encore faut-il que la Ville et les arrondissements (lire : la bureaucratie municipale) les permettre, ou encore mieux, les favorise…

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Lundi 16 juin 2014 | Mise en ligne à 14h01 | Commenter Commentaires (5)

Festival Mural: une braderie «pimpée»!

Avez-vous fait un tour sur la Main, ces derniers jours?

C’était le Festival Mural, sorte de braderie «pimpée» où les commerçants prenaient la rue comme les années passées, accompagnées pour une deuxième année des graffiteurs et autres artistes de la murale.

Très réussi. On a transformé, en quelque sorte, une vente-trottoir un peu boboche en événement artistique de premier ordre.

Imaginez, 20 nouvelles murales ont été peintes au cours des quatre derniers jours. Des murales énormes, qui demeureront sur place, qui font autant d’effet à ce bout de rue qui en arrache qu’un lifting urbain

Voici quelques photos que j’ai prises samedi, pour vous donner une idée de l’ambiance. Une ambiance qu’on aurait intérêt à faire connaître à l’extérieur des frontières de la métropole. Par l’entremise du Street Art Project de Google, par exemple…

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Belanger - Expo

Lettre intéressante de Michel Dumas, professeur au département de communication sociale et publique de l’UQAM, et président de la Fondation Expo 67. Je la publie intégralement en vous invitant à y réagir.

téléchargementC’est avec le plus grand intérêt que j’ai lu la chronique de François Cardinal intitulée «375e: trop tard pour bien faire?» dans laquelle il dit craindre qu’on ne puisse laisser un legs significatif à Montréal en 2017 à l’occasion des fêtes du 375e anniversaire.

Il croit, cependant, qu’il n’est pas trop tard pour le faire, «car il existe sur les planches à dessin un projet d’envergure porteur de sens»: la transformation des îles du Parc Jean-Drapeau pour rappeler leurs origines de 1967.

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec ce projet. On sait que le 50e anniversaire de l’Expo 67 coïncide avec le 375e de Montréal. Mettre en valeur l’héritage remarquable de l’Expo, c’est en même temps saluer l’un des plus grands évènements qui aient propulsé Montréal sur la scène internationale.

La Fondation Expo 67 qui regroupe des amants de l’Expo souhaite que les pouvoirs publics acceptent, alors qu’il en est encore temps, ce projet de transformation du Parc Jean-Drapeau.

Outre de favoriser des projets de développement, nous nous devons de célébrer le 50e de l’Expo, comme l’ont fait d’autres villes qui ont tenu une exposition universelle. En 2008, Bruxelles a rappelé l’exposition de 1958 par une série d’événements sous le thème «Bruxelles bonheur» et notamment par une exposition dans un Atomium ayant retrouvé tout son lustre. En 2012, un programme d’événements et d’expositions d’une durée de six mois appelé Next Fifty a rappelé l’exposition universelle de Seattle de 1962.

En 2017, Montréal célèbrera-t-elle comme il se doit sa grande exposition?

Nous avons déjà proposé qu’on développe comme legs spécifique un centre permanent d’interprétation de l’Expo ou, pourquoi pas, sur les îles, à la Biosphère par exemple. On pourrait aussi célébrer cet anniversaire par des évènements visant différents publics: faire revivre aux écoliers l’expérience de l’«édu-kit» menée alors avec succès par le service des relations publiques dans des milliers d’écoles au Canada et aux États-Unis, en 1967; rappeler l’expérience des «journées nationales» en célébrant avec chaque pays l’anniversaire de sa participation à l’Expo; organiser un ensemble de spectacles rappelant le célèbre Festival mondial qui fut un évènement culturel sans précédent.

Quels que soient les projets retenus, Montréal doit célébrer l’Expo.

Notre Fondation ne dispose pas de ressources pour financer ces projets, ne comptant que sur de modestes cotisations de ses membres, Amis de l’Expo. Toutefois, elle encourage fortement à le faire les pouvoirs publics, en leur assurant tout son appui.

Nous devons accomplir notre devoir de mémoire et redonner aux Montréalais la fierté d’avoir tenu ce grand évènement.

Il en est encore temps.

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