Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 4 octobre 2014 | Mise en ligne à 7h49 | Commenter Commentaires (32)

    Sainte-Cath modulable: pourquoi j’y avais pas pensé?

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    Crédit: Marco Campanozzi

    Bon, j’ai fini par me brancher.

    Comme je vous disais l’autre jour, je ne l’ai pas trouvé facile. Le réaménagement de la rue Sainte-Catherine m’a même gardé éveillé la nuit, comme je le raconte dans ma chronique aujourd’hui. D’autant que les quatre concepts sur la table me laissent froid: je ne leur trouve aucune personnalité, des solutions techniques à un enjeu organique.

    Je dois avouer que pour me faire une tête, j’ai eu de l’aide. Le journaliste Pierre Duhamel et le directeur de l’organisme Vivre en ville, Christian Savard, ont beaucoup contribué à ma réflexion. Mais c’est Richard Bergeron qui m’aura mis la solution en bouche.

    Rien de sorcier, comme je l’écris ce matin. Mais c’est souvent dans la simplicité qu’on trouve les meilleures idées, celles qui nous arrachent un: «pourquoi j’y avais pas pensé?».

    Le chef de Projet Montréal propose d’étendre vers l’ouest le concept déjà adopté sur Sainte-Catherine dans le Quartier des spectacles, entre la Place des Arts et le Complexe Desjardins.

    «Un concept hybride, a-t-il précisé, parfaitement confortable lorsque piétonnisé et parfaitement fonctionnel pour la circulation et le stationnement en dehors des périodes de piétonnisation.»

    En un mot, il suggère que Sainte-Cath soit modulable au gré des saisons et des événements, comme elle l’est à côté de la Place des festivals.

    J’ai marché dans le coin avec lui, jeudi, pour qu’il m’explique ce qui lui plait dans le concept privilégié dans le Quartier des spectacles, qu’il trouve magnifiques malgré quelques réserves.

    Il apprécie beaucoup les matériaux nobles utilisés, ces pavés «très chics» qui rehaussent la qualité du design. Il aime le mobilier urbain adapté, l’alignement parfait des verticales et la possibilité d’aménager des terrasses.

    Mais par-dessus tout, il adore le trottoir qui se fond à la rue, signalé par des bollards amovibles. C’est ce qui permet à la Ville d’élargir les trottoirs, de piétonniser l’espace ponctuellement, de créer des places et des espaces piétons comme et quand bon lui semble.

    «On laisse ainsi toutes les options ouvertes, m’a-t-il expliqué. On peut jouer avec la circulation. On peut ajouter des terrasses. On peut garder le stationnement de rue puis le retirer au besoin, ou même complètement à long terme.»

    Il propose un ajout, cela dit, l’aménagement de différents ancrages à bollards, comme sur la Grande-Allée à Québec. «Une idée de Jean-Paul L’Allier que j’adore, me dit-il. Ça permet d’avoir une grande flexibilité pour réduire le nombre de voies de circulation, plutôt que de simplement les éliminer. On peut ainsi piétonniser partiellement.»

    Ce qui lui plait avec le concept de la rue Sainte-Catherine dans le Quartier des spectacles (qu’il propose aussi d’étendre vers l’est, d’ailleurs, dans le Village), c’est qu’il n’existe dans le secteur aucun espace visuellement dédié à l’auto. Il y a simplement de l’espace accordé à l’auto, une nuance capitale à ses yeux.

    «On peut ainsi refaire la Sainte-Catherine non pas pour les 25 prochaines années, mais pour les 100 prochaines années en se gardant toutes les options ouvertes.»

    J’achète. Vous?


    • La Via Duca Mansone 1 est une rue 100% piétonnière mais, ils autorisent les voitures pour ne pas nuire à certains hôtels et pour les livraisons de commerces en saison. Exemple de 10h50 à 11h10 vous avez le droit d’y passer (check out) et vers 16h50 à 17h10 (check in). Il y a un policier qui retire le poteau pour permettre les voitures durant ses heures. Évidemment, cette rue n’a rien à voir avec la ste-cat. Même à 3 heures am elle est bondée de monde. C’est un peu gênant et épeurant d’y passer même quand c’est permis. Les gens doivent se tasser. Je vous dirais que si les gens n’étaient pas en vacance (dans un climat serein) il serait peut-être impossible d’y passer. Je dis bien peut-être. Perso, je n’ai pas aimé y passer. Certes le chemin que j’ai le plus détesté durant mes 5000 km de ma tournée Italienne 2014. Mais c’est un excellent compromis pour le commerce.

    • Inconcevable de parler de réaménagement au centre-ville sans parler de stationnement. J’ai visité plusieurs grandes villes dans le monde et l’agrément passe par la facilité d’accès à de grands stationnements à étages et/ou souterrains. Plus d’espace au niveau de la rue, plus d’options ouvertes pour rendre l’expérience piétonnière agréable.

      En plus d’éliminer ces horreurs que sont les nombreux stationnements.

    • Ma précédente chronique sur le sujet portait justement sur le stationnement.

      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/francois-cardinal/201406/14/01-4775794-inaccessible-sainte-catherine.php

      François Cardinal

    • C’est en effet une belle piste à suivre. La modulation ferait accepter plus facilement la piétonnisation. Par de simples tests, on pourrait alors démontrer qu’une rue Sainte-Catherine barrée à la circulation automobile n’a rien à voir avec l’apocalypse, bien au contraire. Une Sainte-Catherine piétonnisée permettra à bien plus de clients d’arpenter la rue sans pour autant compromettre l’accès au quartier. C’est évident et ça le sera davantage quand on testera. D’ici 10 ans ce sera fait.

      L’élimination des trottoirs est aussi une excellente idée. En plus d’être complètement inutiles, laids et restreignant, ces derniers, surtout l’hiver et les jours de pluie, provoquent des désagréments considérables aux intersections.

      Pour finir, le pavage est une belle idée c’est certain. D’autant que les pavés peuvent être réutilisés au lieu d’être jetés comme l’asphalte lors des réparations de surface. Une économie en soi.

      Francis Huneault

    • Nous sommes plusieurs au travail (on est situé sur Saint-Alexandre, entre Saint-Cath et Mayor) qui trouvent que c’est un peu dangereux le fait de ne pas avoir de démarcations nettes entre la rue et la zone de piéton dans le Quartier des spectacles. Mais je dois avouer que c’est surtout quand la période « seulement piéton » se termine que c’est dangereux, pas mal tout le monde a tendance à marcher dans la rue par habitude. Par contre, c’est vrai que dans les périodes « piétons seulement », d’avoir une démarcation entre le trottoir et la rue ne fait pas de sens non plus. Bref, il n’y a pas de solution parfaite.

    • Prolonger vers l’Est ? Quelle horreur ! Savez-vous que de l’Hôpital Notre-Dame pour se rendre dans l’Est c’est le seul chemin qui ne soit pas bloqué par le trafic du pont ? Ontario est à oublier dès 15h, René-Lévesque est une farce quand vient le temps de tourner vers l’Est, St-Antoine ne va pas mieux. Le seul chemin est de descendre Papineau et de tourner sur Ste-Catherine où 6 secondes permettent le virage vers l’Est.

    • Ce matin dans La Presse on parle de trottoirs chauffants, on devrait à’ inspirer de Londres et utiliser la chaleur du Metro pour chauffer les trottoirs d’ autant plus que la ligne de Metro passe juste en dessous.

    • Il est question de trottoirs chauffants pour la portion de la rue Ste-Catherine considérée par la piétonnisation. L’article parle entre autres choses des congères qui s’accumulent au coin des rues et que les piétons doivent enjamber. Je ne vois pas trop comment le fait de chauffer les trottoirs éliminera les congères au coin des rues qui ne sont pas dues aux chenillettes, contrairement à ce que dit l’article, mais bien au déblaiement de la rue, c’est juste que les chenillettes lèvent leurs pelles lorsqu’elles arrivent au coin des rues pour ne pas pousser cette neige en plein milieu de la rue. C’est la conception même des trottoirs au coin des rues qui empêchent les chenillettes de nettoyer correctement les coins. Les bordures de trottoirs descendent au niveau de la rue empêchant la pelle de gratter sa surface courbe et la chaussée est bombée au centre pour que l’eau s’écoule vers le trottoir. Le résultat est une accumulation d’eau, de neige, de gadoue au coin de la rue. Avec les trottoirs chauffants, au lieu d’avoir une congère à enjamber au coin de la rue, les piétons devront louer des kayaks pour traverser le lac qui ne manquera pas de s’accumuler au coin de la rue.

      Avant de chauffer les trottoirs, les gens de la ville de Montréal responsables de ce dossier devraient plutôt revoir la conception même des intersections. C’est là qu’il est à 90% le problème.

      Ensuite, l’article cite la ville de Holland, Michigan en exemple. Faudrait savoir que la centrale électrique de Holland, et qui appartient à la ville, fonctionne au gaz naturel et est donc une centrale thermique qui produit de la vapeur pour actionner les turbines. Détourner la vapeur de rejet pour la faire passer dans un circuit de refroidissement sous les trottoirs est dans ce cas-ci une bonne idée, cela n’entraîne pas une dépense d’énergie supplémentaire. Il n’y a rien de comparable à Montréal où il faudra dépenser de l’énergie pour chauffer de l’eau ou quoique ce soit d’autre pour chauffer les trottoirs. C’est une nouvelle dépense d’énergie qui ne peut se comparer avec ce que fait la ville de Holland, Michigan.

    • @constantinC

      Je comprends votre enthousiasme, mais nuance; le métro passe sous les rues Maisonneuve et Saint-Antoine, pas sous la rue Ste-Catherine. De plus, en moyenne, le métro de Montréal est situé à environ 50′ sous la surface, sois 4 étages. Ça fait tout un détour par rapport à de la géothermie traditionnelle.

      https://www.google.ca/maps/@45.5018379,-73.5721809,15z/data=!5m1!1e2?hl=fr

      Pour finir, chauffer les trottoirs ne serait possible que lorsque le mercure n’est pas trop bas, soit probablement aux alentours de -10 deg celcius. Autrement dit, chauffer les trottoirs ne serait pas une révolution car en effet, lorsque que la température est particulièrement basse et que la glace s’accumule, rien n’y fera. La solution demeure le déglaçage.

      Francis Huneault

    • À lire toutes les petites objections de tous et de chacun face à tous les projets proposés je ne peux que me souvenir de cette remarque naïve qui déplorait que l’on ait pas songé au départ à construire les villes à la campagne!

      Bien oui, le changement perturbe toujours un peu, et parfois même beaucoup, nos petites habitudes, mais pour un, ce que je souhaite par dessus tout, c’est justement un changement dérangeant………dieu que la vie urbaine ou celle de la banlieue est répétitive, grise et monotone!

    • À quoi sert un centre-ville au XXIe siècle? Qu’est-ce qu’il peut offrir? À qui est-il destiné?

      Quand j’étais jeune (fin des années 80 et début des années 90), le centre-ville était notre lieu de sortie. On allait sur Ste-Catherine et on déambulait. On allait dans une arcade faire quelques parties de jeux vidéo ou de billard, on mangeait dans un restaurant au hasard (pas toujours très bon), on allait voir un spectacle plus ou moins connu, ou encore on passait la soirée dans un bar ou une discothèque, puis cela se terminait par une crème glacée. Le centre-ville était pour nous un peu une boîte à surprise. On ne planifiait rien, principalement parce que nous n’avions pas accès aux informations pour planifier quoi que ce soit de toute façon. La vie avait un côté très passif où on prenait ce qu’il y avait (au centre-ville).

      Aujourd’hui, nous pouvons planifier, alors nous le faisons. Les billets de spectacle sont achetés sur Internet, après évidemment avoir choisi le spectacle d’après les critiques lues sur Internet. Les places au restaurant sont réservées après avoir regardé la carte sur Internet. Même les sorties dans les bars sont organisées avant par les échanges sur les réseaux sociaux. On regarde sur Google Maps où ça se trouve et où on va pouvoir se stationner. Parfois on regarde aussi sur Street View pour se faire une idée de la place. On utilise le GPS pour y aller le plus directement possible. Tout est planifié. On ne se déplace plus pour découvrir, on a déjà tout découvert sur Internet de toute façon.

      Il y a encore les grands évènements où l’on se permet de déambuler, mais c’est tout et c’est exceptionnel.

      Les achats aussi ont changé. Pour moi, Internet a remplacé les boutiques spécialisées. Je ne magasine pas en allant de boutique en boutique pour découvrir les produits, je magasine en allant de page web en page web. Au-delà de mon épicerie quotidienne et de produits utilitaires que je trouve à 5 minutes de chez mois, il n’y a maintenant que mes vêtements et quelques produits d’alimentation importés que j’achète en boutique. Et même là, la dernière fois je me suis commandé des bonbons (importés d’Europe) depuis Internet au lieu d’aller dans une confiserie sur St-Denis. C’est tellement plus facile de passer une commande en 5 minutes depuis chez moi plutôt que de perdre deux heures (et l’essence) à faire les boutiques.

      J’ai souvent la nostalgie des années 80. La simplicité de cette époque me manque. Sauf qu’en fin de compte je préfère de beaucoup le confort de 2014 et je ne désire pas revenir en arrière.

      Internet commence à chambouler fondamentalement nos vies et la prochaine révolution sera la voiture autonome. C’est ça le XXIe siècle : Internet et la voiture autonome. Le modèle centre-ville/transport en commun du XXe siècle est un modèle en train de mourir. La solution pour Montréal passe donc d’abord par une redéfinition complète du rôle que la ville devra jouer dans 30 ans pour les citoyens. Se pencher sur l’avenir de Ste-Catherine avant de penser à l’avenir général de Montréal ne fait que montrer un manque grave de vision.

    • @dcsavard
      L’article qui parlait de trottoirs chauffants posait la question au sujet de l’eau de fonte. Il suffit de répondre à cette question et il sera pratique d’implanter ces trottoirs chauffants. Pas besoin d’en faire tout un plat.
      Et il y a déjà une usine à vapeur qui chauffe la Place Ville-Marie et plusieurs autres bâtiments autour.

      @francisk
      L’idée de ConstantinC n’est pas si farfelue. Ca prend juste de grands échangeurs de chaleur dans les conduits de ventilation du Métro pour la transporter par des fluides caloriporteur vers la rue St-Catherine.
      Il y a également des transformateurs électriques sous les trottoirs à certains endroits. Ils en dégagent de la chaleur. On pourrait la récupérer.

    • @gl000001,

      je n’ai pas vu de solution à l’eau de fonte dans l’article. A ce que je sache, même quand il pleut l’eau s’accumule au coin des rues et personne n’a jamais cherché de solution à ça. De plus, comme il n’y aura que les trottoirs de chauffants, ça ne résout pas le problème de la neige de la rue qui est poussée sur les côtés et qui constitue la source du problème.

      Au fait, l’usine à vapeur sert bien à chauffer la Place Ville-Marie, en quoi est-ce une solution aux trottoirs chauffants? S’il faut chauffer deux fois plus de vapeur pour les trottoirs parce que l’usine n’est prévue que pour chauffer la Place Ville-Marie, ça ne résout rien. D’une part même si la capacité de l’usine pouvait être augmentée, ça implique un coût pour le faire et ça implique un coût récurrent pour chauffer à chaque hiver de la vapeur pour les trottoirs.

      Dans le cas de la ville de Holland au Michigan, il n’y a pas de coût récurrent additionnel. La vapeur est produite de toute façon pour alimenter les turbines de l’usine électrique.

    • @gl000001: ”Ca prend juste de grands échangeurs de chaleur dans les conduits de ventilation du Métro pour la transporter par des fluides caloriporteur vers la rue St-Catherine.”

      Lorsque le glycol chauffé par le métro aura parcouru 200 ou 300m pour se rendre sur Ste-Catherine, il y a fort à parier que les 25 degrés du métro se seront dissipés avant de pouvoir agir substantiellement sur les trottoirs. Ce n’est donc pas farfelu, mais c’est compliqué. Le mandat de revitaliser Ste-Catherine est déjà bien assez complexe, on doit faire des choix pour avancer sans s’enfarger.

      Francis Huneault

    • @89170
      Je dois être un dinosaure romantique mais je trouve votre “Tout est planifié. On ne se déplace plus pour découvrir, on a déjà tout découvert sur Internet de toute façon” assez triste. Et votre dernier paragraphe en forme d’apologie de la voiture est assez perturbant. Qu’avez-vous contre le transport collectif, le vélo et la marche?

    • J’aime bien l’idée également. Y a-t-il eu des réaction de l’administration Coderre à la proposition de Projet Montréal?

      Pour ma part, je pense que l’ajout de verdures supplémentaires permanentes (pas juste des bacs à fleurs) serait la bienvenue, il manque un peu de verdure dans l’aménagement du quartier des spectacles. Je verrais bien de véritables ilots de verdure avec des arbres, des arbustes, des graminés, etc.

    • @89170

      Rock on.

    • Dommage que les montréalais n’aient pas eu le courage d’élire Bergeron!

    • Comment accommoder une clientèle de passage? C’est tout un dilemme! Je me souviens du Festival de jazz à ses débuts. Sur la rue St-Denis, plusieurs étaient exaspérés. Ça donne aujourd’hui le Quartier des spectacles.

      La St-Cath c’est une clientèle de passage en quête d’une “expérience”. C’est beau les grands projets mais avec le recul je privilégie le bonheur des résidents et commerçants avant tout. C’est un tout petit projet, de rendre heureux les habitants du quartier, après on ira à pied, en cheval ou en cadillac…

    • @dcsavard
      Je n’ai pas dit qu’il y avait une solution bien définie non plus. Mais y répondre, c’est quoi pour vous ? Mettre un égout collecteur peut-être ? Ce n’est pas si compliqué que ça. Non ? On trouve un ingénieur non-corrompu et en quelques jours il en a une solution !!

    • en tous cas pas de tramways , car les les voitures du futur ne pourront ni décoller ni atterrir a cause des fils

    • C’est toujours pssoble que ce soit la bonne piste à suivre. Par contre, pour ma part, je ne suis pas du tout dans le même mood quand je suis au centre-ville plus à l’ouest disons près University oy Peel que dans le quartier des spectacles.

      pour le Quartier des spectacles j’y vais pour les Francos ou le festival de Jazz ou bien encore si je marche par là pour me rendre chez Archambault, à l.UQAm ou encore sur Saint-Denis ou aussi cela pourrait être au Musée d’art Contemporain.

      C’est pas le même mood… Et en fonction des heures ce n’est pas le même mood non plus…

      Je reviens de Montréal ce soir et les piétons sauf moi sauf incorrigibles ils brûlent pratiquement tous les feux pour piétons.

      Il faut aussi dire que les feux sont synchronisés de manière à ce que comme piétons on arrive au rouge à chaque intersection cela doit être moins pire comme cycliste mais faire du vélo comme cela j’aimerais pas. C’est déjà un peu pourquoi j’ai délaissé sur la Rive_Sud, bien trop d’arrêt sur certains pistes cyclables notamment celle près de marie_Victoirn menant à Saint_Lambert.

      Non mais c’est un moyen de transport. Si les navetteurs ont un trajet en vélo en bas de 30 minutes disons 25… Cela doit quand même être pas pire pantoute malgré le trafic.

      STr;es synchronisés leurs feux pour que lespiétons pognent le rouge , un après l’autre.

      C’est pour marcher cela et je parlais pas nécessairement la Catherine mais c’est pareil pour toutes les rues. University pour monter vers Sherbrooke.

      Pour la Catherine dans ce bout là si on marche pas trop cela me dérange pas du tout moi d’être tassé sur le trottoir et même les voitures car cela fait ville.

      On peut changer cela pareil tout en adaptant, C’est pas que l’idée de Bergeron est mauvaise c’est juste qu’il faut impliquer les gens de la place et créer une ambiance qui va avec le coin.

      Et cette ambiance puet changer après trois ou quatre coins de rues. mais oui , le modulable dont on parle peut être correct pour cela. Combien de terrasses ? Quels restaurants ? On verra, on verra…

      J.étais aussi à Place Ville_Marie cet PM, plusieurs personnes âgées étaient là… Bien oui le week-end et plusieurs comptoirs fermés aussi. Pas tous les commerçants qui ouvrent.

      C’est qui le rapport avec la Catherine bien on est dans le bout… Et c’est très différent du Complexe Desjardins dans le bout du Quartier des Spectacles. Complexe Desjardins où Boubou tournait ses émissions. ou encore on allait voir le Père Noël. C’est pas le même coin.

    • @gl000001,

      c’est bien ce que je disais. Il est plus important de redessiner les intersections pour éviter l’accumulation d’eau et de neige, tout en tenant compte des handicapés, que de chauffer les trottoirs. Présenter la solution du chauffage des trottoirs comme une solution à l’accumulation d’eau et de gadoue au coin des rues est juste la mauvaise solution à un problème réel. Et pas juste sur la Ste-Catherine. Il y a de nombreuses intersections à Montréal qui obligent les piétons à des détours de plusieurs mètres en marchant dans la rue pour contourner le coin maudit lors que le temps est à la gadoue.

    • @dcsavard
      “Présenter la solution du chauffage des trottoirs comme une solution à l’accumulation d’eau et de gadoue au coin des rues est juste la mauvaise solution à un problème réel.”
      Et ce n’est pas ça qui a été fait. Ils ont parlé de trottoirs chauffants pour améliorer le trajet des gens sur les trottoirs. C’est vous qui avez amené le sujet des coins de rues et qui en avez fait une grosse histoire alors que c’est juste un problème technique.

    • Pas assez grouillant cet endroit sur la photo.

    • C’est certain qu’un projet modifiable peut plaire à plusieurs personnes, il permet à chacun de s’imaginer comment on aimerait qu’il soit modifié … Et donc on “achète” en oubliant quels projets pouvaient être encore plus complets.
      La ville a-t-elle vraiment l’intention de modifier la rue, où est ce simplement une “cerise” sur un gâteau moche qui nous donne l’eau à la bouche?

    • @dcsavard
      pour régler le problème de gadoue et d’accumulation de neige sur le bord de la chaussée il suffirait de chauffer le dit bord de chaussée en plus des trottoirs.Le chauffage par câble chauffant serait plus facile à mettre en œuvre que les systèmes à eau chaude.

    • @andre-grenier
      La rue modulable n’aurait pas de “bord de chaussée” justement.

      La solution simple serait que la rue St-Catherine soit plus haute de 4-6 pouces que les rues transversales. Comme ça, l’eau de fonte ne resterait pas aux intersections. Ca ne formerait pas de lac devant les intersections piétonnières.
      Et la sur Ste-Cath surélevée par rapport aux autres rues forceraient les automobiles à ralentir. Un “speed bump” comme à l’entrée des villages un peu partout en France et à quelques endroits à Montréal.

    • Est-ce qu’on achète? Et bien, avant d’acheter, j’aime tout de meme avoir une idée du prix monsieur Cardinal. Quelle est la difference de coûts? En ajoutant la demolition de l’actuel, on parle de combine au mètre carré? Je n’ai rien contre l’idée mais les coûts doivent tout de meme être considérés….

    • Moi j’achète!
      Il suffit de regarder la section du Quartier des Spectacles, où l’on trouve une terrasse qui a l’air bien mieux aménagée (et plus facilement) que celles que l’on retrouve sur Mont-Royal par exemple. Il suffit de voir aussi les terrasses devant le Complexe Desjardins qui semblent d’un coup engoncées dans les emplacements qui leur appartiennent. Avec la rue comme elle est certains restaurateurs doivent regretter les murets délimitant le trottoir de leurs terrasses.

      Si ça permet de donner une continuité à Sainte-Catherine d’un bout à l’autre, ce serait déjà bien. Et pour ce qui est du futur, une rue modulable permet l’adaptation aux besoins futurs.

      Ce que je trouve un peu dommage dans ce projet c’est qu’il semble que tout est prévu d’avance. Le maire a une idée assez précise de ce qu’il veut. Alors à quoi bon une consultation? Les trottoirs chauffés semblent être écartés définitivement, et la prochaine innovation suggérée par un citoyen sera balayée du revers de la main.
      Aussi on modélise la rue d’une manière quand il y a une différence de largeur de rue: elle est plus large d’une voie quand on s’approche de Crescent. Quid de cette 3ème voie? Disparue au profit de trottoirs encore plus grands?

      Personnellement je pense que 1 voie de circulation serait suffisante quand la rue n’est pas piétonne. En me rendant a St Luc j’ai traversé aux abords de l’UQAM a un carrefour sans lumière. Conducteur (la poste tient…) qui ne décélère pas et me regarde fixement genre “tasse toi, sinon je te tasse”… belle civilité, surtout qu’aux abords de l’UQAM il y en a des piétons.

    • @teamstef: ”Je n’ai rien contre l’idée mais les coûts doivent tout de meme être considérés….”

      Tout d’abord, on parle de reconfigurer la rue Ste-Cath uniquement parce que les infrastructures en sous oeuvre sont en fin de vie (c’est un euphémisme). La démolition sera donc considérée dans le budget de réfection, et non dans celui du renouveau urbain.

      Ensuite, que l’on prévoit une ou trois voies automobiles, des trottoirs de 3 ou 5 mètres de large, qu’on les surélève ou bien qu’on les garde au même niveau que la rue, le budget sera grossièrement le équivalent car le nombre de mètres carrés à couvrir est constant. En somme, tout ce qu’il y a d’extra serait le pavage et encore, sa durée de vie est si longue que c’est un choix qui se rentabilise.

      En somme, la beauté du sujet donc, c’est que ce n’est pas une question de coût, mais bien une question de vision et d’inventivité. C’est une question de limites et d’adaptabilité, une question de choix.

      En faisant les bons choix, on pourra sans aucun doute influencer l’expérience que des millions de personnes auront dans leur centre-ville durant les 50, 100 prochaines années. Ça coûte combien ça? Ça rapporte combien ça?

      Francis Huneault

    • Je trouve que c’est une bonne idée, bien intentionnée et progressiste.

      Là où tout ça cochonne, c’est que ça risque de devenir un gros “big deal” aux travaux publics, cette multi-configuration.

      - as-tu les permis ?
      - qui va absorber les pertes en revenus de stationnement ?
      les commerçants ? les riches promoteurs ? et les autres ?
      - pourquoi ton coin de rue et pas le mien ?
      - On va-tu payer des cols bleus 3 jours pour moduler la rue pour un événement de 3 jours ?
      - qui va payer ?

      Et là ça va devenir tellement compliqué, long et coûteux de modifier la configuration que ça va rester pareil presque tout le temps : on risque de se retrouver avec une rue modulable qu’il est trop compliqué de moduler.

      J’essaye de ne pas tomber dans le cynisme et de voir les choses avec positivisme, mais ça fait trop longtemps que j’habite à Montréal pour y croire, à celle-là. Ailleurs, dans une autre ville moins sclérosée, peut-être…

      Claude Samson
      Montréal

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