Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 29 septembre 2014 | Mise en ligne à 9h44 | Commenter Commentaires (36)

    Réplique: «le Silo no 5, un projet porteur pour le 375e»

    silo5_001

    Ce texte est une réplique à ma chronique sur le Vieux-Port, signée par le professeur émérite de l’Université de Montréal Jean-Claude Marsan.

    J.-C._Marsan_Photo_emeritat_IIIDans sa chronique du 23 septembre dernier, François Cardinal a fait état de trois projets susceptibles de contribuer au réaménagement du Vieux-Port, à savoir le Silo no 5, la Tour des Convoyeurs et la Tour de l’Horloge. De ces trois projets, c’est, à mon avis, celui du Silo no 5 qui est le plus porteur de potentiel pour atteindre cet objectif tout en fournissant un lieu unique pour souligner le 375e anniversaire de Montréal en 2017.

    Ce silo fait actuellement l’objet d’un projet de recyclage possible fort pertinent, à savoir sa transformation en un immense entrepôt vertical pour y loger des serveurs informatiques. Ce projet, mis de l’avant par l’entreprise Vert.com, présente sur le plan patrimonial un avantage important, celui de conserver l’intégrité des façades du silo. Cette imposante structure continuera ainsi à témoigner de l’essor du port de Montréal au début du XXe siècle alors que ce dernier devenait le port intérieur le plus important au monde grâce au commerce du blé.

    Compte tenu, comme le signale Cardinal, de la vue panoramique spectaculaire de toute la région dont on peut jouir au sommet de ce silo, cette structure historique pourrait devenir en parallèle le lieu emblématique par excellence pour la commémoration en 2017 du 375e anniversaire de la métropole et du 150e de la Confédération.

    En prenant en exemple le Tate Modern à Londres, cette galerie d’art installée dans une ancienne centrale électrique de Bankside sur la rive sud de la Tamise et dont le restaurant aménagé sur son toit offre la vue la plus spectaculaire de la capitale, on pourrait ainsi aménager sur le toit du Silo no 5 une vaste terrasse dotée d’un grand restaurant accessible au plus grand nombre. Les gens y accèderaient par un ascenseur observatoire greffé sur une des façades du silo, respectant ainsi le caractère patrimonial de ce dernier.

    Mais, ce qui serait encore plus formidable, ce serait d’ériger sur une partie de cette terrasse une superbe œuvre d’art public, d’une élévation de 60 à 75 mètres, une œuvre d’art filiforme capable de redynamiser la devise de Montréal Concordia salus, cette poursuite de l’unité au sein d’une diversité de plus en plus impressionnante. Le Québec étant un grand producteur d’aluminium dans le monde, cela ne devrait être si difficile de convaincre une compagnie d’assumer les coûts de réalisation d’une telle œuvre d’art, laquelle pourrait faire l’objet d’un concours international.

    Illuminée la nuit et complémentaire à la Tour de l’horloge, cette œuvre d’art public serait visible en tout temps du parc Jean-Drapeau et de tous les ponts traversant le fleuve. Elle constituerait le point de repère de la Gare Maritime, de l’entrée du canal de Lachine et, pointant dans l’axe de la rue McGill, serait un phare pour le Vieux-Montréal et le centre-ville. Avec la présence d’un restaurant observatoire accueillant, ce projet amènerait enfin la population à fréquenter davantage la partie Ouest du Vieux-Port, laquelle, malgré la présence du Jardin des écluses et du parc du Moulin à vent, n’attire pas suffisamment de monde.

    Les deux entités géographiques qui ont marqué le plus l’histoire et l’identité de Montréal, le fleuve Saint-Laurent et le mont Royal, présentent aujourd’hui, avec le Vieux-Port et le parc du Mont-Royal, les deux lieux publics les plus fréquentés de la métropole. Comme l’a déjà suggéré le réputé architecte paysagiste Claude Cormier, ces deux lieux pourraient être symboliquement relié la nuit par un fil de lumière liant le Silo no 5 au chalet de la Montagne dominant le belvédère Kondiaronk. De plus, avec une œuvre d’art spectaculaire trônant au sommet du Silo no 5, Montréal aurait désormais, à l’exemple de New York avec sa statue de la Liberté, son monument emblématique en bordure du fleuve qui a présidé à sa naissance et assuré sa prospérité.


    • Pour ma part, je trouve l’intervention de Monsieur Marsan très pertinente et intelligente. De plus, j’aimerais rajouter que les développeurs de ce projet devraient tenter d’utiliser le toit comme terasse l’été et l’une des parties supérieures de l’édifice pour l’hiver (avec rénovation et fenestration moderne); ce qui donnerait un site pouvant être visité durant toute l’année. De plus, sur le toit, il pourrait y avoir l’été des kiosques de nourriture style “food truck” (sans les camions évidemment) afin de faire la promotion de la gastronimie québécoise.

    • Comment tuer le potentiel récréotouristique d’un lieu et d’un édifice.

      Faites en un entrepôt peu accueillant rempli de serveurs informatiques avec un aménagement cosmétique insignifiant. Je crois qu’il est possible de faire mieux tout en conservant le bâtiment et surtout en ayant un projet à coût nul pour les contribuables. Moi, c’est les revenus du projet de l’entreprise Vert.com que je veux savoir.

      Les revenus, les revenus, les revenus. Un projet est bon quant on sait qu’il rapportera les meilleurs revenus annuels possibles. Ce n’est pas la somme de l’investissement initial qui compte mais les revenus qu’on peut en tirer afin de rentabiliser le tout au final.

      Un projet dans les centaines de millions de dollars, ça peut paraître gros. Sauf que lorsqu’on peut avoir des revenus significatifs annuellement, ça devient une bagatelle d’y mettre du financement par prêt à taux préférentiel et subventions réduites.

    • @critiqueur101,

      moi aussi ce qui m’inquiète dans ce projet, et ce qui passe 1000 pieds par-dessus la tête du professeur Marsan, c’est la viabilité économique de cette histoire de serveurs. Est-ce que cette entreprise a tellement de clients qu’elle peut remplir, disons un dixième de l’édifice? Il faut combien de serveurs pour rentabiliser l’investissement? Qui investira là-dedans? Est-ce que vert.com s’attend à recevoir du financement du gouvernement pour réaliser son projet de transformation?

      Et demeurent toutes les questions périphériques: Alimentation électrique, vibrations dues au passage de train, ventilation des silos, etc.

      Pour ventiler verticalement le silo, il faut bien qu’il y ait un apport d’air frais du sol et une circulation vers le haut. Pas sûr moi qu’à la hauteur qu’ils ont ce silos il est possible d’installer des serveurs là-dedans jusqu’au sommet ou disons même jusqu’à mi-hauteur.

      C’est bien beau de voir des qualités achitecturales au projet, la question est celui de la viabilité. Cela aura servit à quoi d’engloutir de l’argent des contribuables là-dedans pour se retrouver avec une entreprise incapable d’attirer les clients par qu’il lui en coûtera trop cher pour compétitionner son compétiteur principal installé confortablement à côté d’un barrage hydro-électrique où la valeur foncières de terrains est une fraction de celle du silo no 5?

      Je ne crois pas 2 secondes à la rentabilité du projet de vert.com.

    • Parle-moi de ca ! Un projet ! Et détaillé en plus ! Et avec un échéancier ! Tant mieux alors s`il se réalise et s`il peut en plus faire mettre en valeur le patrimoine. Parce que vous savez ce que j`en pense moi du patrimoine qu`on préserve à tout prix et à fort prix …

      Sauf que là, il y a du concret auquel se greffent quelques points d`interrogations bien sur mais c` est bien mieux qu`un : on devrait faire telle affaire, pis ca serait bien plus payant si…De la belle pensée magique qui au bout d`une décennie ne s`est toujours pas concrétisée …

    • Je respecte les points de vue de M. Marsan. L’ayant eu comme prof, j’adhère la plupart du temps à ses propos. Néanmoins, dans cas-ci, je ferai exception. Les silos qui nous coupent la vue vers le fleuve n’ont pas leurs raisons d’être. Nous devrions tout simplement les raser et «reprendre nos droits» sur le fleuve. Ce serait un beau projet pour Montréal.
      D’une façon ou d’une autre, tout projet lié au fleuve (silos inclus) relève du fédéral. Alors bonne chance si vous voulez faire bouger le fédéral!
      GTremblay
      Montréal

    • @dcsavard

      Je me demande, c’est quoi l’intérêt de Vert.com de s’installer dans le silo numéro 5 ?

      Sur plan technique, il faudra que cet entreprise installe des immenses ventilateurs sur le toit afin de pousser l’air à l’intérieur pour refroidir les serveurs. De plus, ceux qui pensent pouvoir bénéficier d’un terrasse sur le toit sans entendre le moindre bruit des serveurs. Vous allez déchanter complètement.

      Des serveurs informatiques, ça fait du bruit et pas à peu près.

    • Sur un plan technique, il faudra que l’entreprise Vert.com installe d’immenses ventilateurs sur le toit afin de pousser l’air à l’intérieur pour refroidir les serveurs. De plus, ceux qui pensent bénéficier d’une terrasse sur le toit sans entendre le moindre bruit des serveurs.

      Sachez que la forme du silo amplifiera le bruit. Un peu comme l’écho d’une caverne.

    • Je suis un peu sceptique face à ce projet de centre de serveurs, pourquoi le silo 5 serait un meilleur endroit que de bâtir de toute pièce un bâtiment dédié qui serait plus adapté, et non de “rabouter” ensemble un bâtiment conçu pour entreposer du grain, faut il le rappeler.
      Est-ce que ça serait vraiment plus avantageux? Je n’ai pas la capacité de répondre, alors on verra bien…

      Et est-ce que ça améliorerait le potentiel touristique, si on retirait ce lieu du patrimoine public, pour en faire un lieu privé, appartenant à une entreprise, et dont le public n’aura jamais accès? Je ne pense pas qu’ils nous laisseront nous balader à travers les serveurs.

      Et quand est-ce que Vert.com a parlé d’un restaurant au sommet? Est-ce que ces 2 vocations sont réconciliables?

      Et une oeuvre d’art? Et pourquoi devrait elle être filiforme? Cela ne semble avoir aucun rapport. Et pourquoi devrait elle être en aluminium, alors que la production de ce métal est en déclin au Québec?
      Et quel est le rapport entre l’aluminium et un silo à grain? Pourquoi ne pas la faire en béton?
      Tant qu’à y être on pourrait peut-être y déménager l’homme de Calder au sommet.

      Bref, je ne trouve aucune cohérence dans ce texte. Il passe du coq à l’âne sans cesse, et ce qu’il dit ne fait pas vraiment de sens.
      C’est plus une liste, un ramassis des fantasmes qu’il a face au silo no 5.

      Heureusement ce n’est pas lui qui décide.

    • Bon, quelqu’un d’autre qui n’y connait rien en informatique veut nous convaincre de la pertinence d’en faire un centre de donnée. Mais comme ce n’est pas son sujet, il essaie de nous en convaincre en nous parlant d’oeuvre d’arts…

      Voici les critères pour un centre de données:

      Coût de l’électricité
      Coût de climatisation
      Bande passante disponible
      Coût au pied carré de surface

      La vérité sur le silo #5 c’est que l’emplacement est unique mais la bâtisse elle-même il n’y a rien a faire avec. Si vert.com (vert pour vertical en passant, pas pour la couleur ou l’environnement) pense que ca a du potentiel, alors qu’ils paient de leur poche ou trouvent des investisseurs privés, mais pas une cenne de ma poche svp! Sinon qu’on mette ca a terre et qu’on en finisse.

    • Moi j’y installerais les étinérants!

    • Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur vert.com, allez sur leur site. Ils vendent des solutions clé en main de salles de serveurs dans des édifices à plusieurs étages. Et ne cliquez pas sur tous les liens, ils ne fonctionnent pas tous. :-)

      Je pense qu’ils travaillent fort pour inventer une synergie entre leur business et le silo no 5.

      En passant, le vert est pour vertical comme le dit steadtler et un petit peu pour écolo vu que la branche gauche du V de leur logo est une branche d’arbre. Le rapport entre la mission d’entreprise de livrer des solutions efficaces d’un point de vue énergétique, selon leur site.

    • À des fins pédagogiques, j’ai décidé de fumer le même mélange d’herbes et de champignons que ce monsieur Marsan.

      Réplique: «le Silo no 5, un projet porteur pour le 375e», par Benoit Plante, professeur émérite de l’Université X.

      Non seulement l’idée de serveur est porteuse pour Montréal, mais pour rappeler le passé de Montréal, on pourrait le remplir à nouveau de grain. Les serveurs pourraient flotter à travers les grains, ce qui serait très poétique. Et sentir bon.

      Pour que ça soit vert, et souligner le présent écologiste de Montréal, tout en rappelant l’industrie forestière ce fleuron du Québec industriel, on pourrait remplacer les grains par de la sciure de bois.
      Le Québec étant un grand producteur de bois d’oeuvre dans le monde, cela ne devrait être si difficile de convaincre une compagnie d’assumer les coûts de réalisation d’une telle œuvre d’art, laquelle pourrait faire l’objet d’un concours international. Nous serions tous ravis de voir le Silo no. 5 être rempli à nouveau d’une sciure de bois pure et naturelle.

      Mais, ce qui serait encore plus formidable, ce serait de peindre le silo no 5. Le rose serait sûrement approprié.
      Ce bâtiment rose nananne serait visible en tout temps du parc Jean-Drapeau et de tous les ponts traversant le fleuve. Elle constituerait le point de repère de la Gare Maritime, de l’entrée du canal de Lachine et, pointant dans l’axe de la rue McGill, serait un phare pour le Vieux-Montréal et le centre-ville. Avec la présence d’une couleur contrastante, ce projet amènerait enfin la population à fréquenter davantage la partie Ouest du Vieux-Port, laquelle, malgré la présence du Jardin des écluses et du parc du Moulin à vent, n’attire pas suffisamment de monde.

      Nous pourrions aussi le peindre en brun, pour représenter les Denis Drolet, pères fondateurs de Montréal.

      Toute illuminée, nous pourrions mettre une toilette géante sur le sommet, ou encore y déménager l’homme de Calder sur le toit afin de rendre ce lieu symbolique de ce qu’est l’essence de Montréal. Quel beau leg pour les 375 ans de notre ville ouverte sur le monde!

      Avec une œuvre d’art spectaculaire comme une toilette géante (et le plus grand étron de plastique du monde selon les records Guinness) trônant au sommet du Silo no 5, Montréal aurait désormais, à l’exemple de New York avec sa statue de la Liberté, son monument emblématique en bordure du fleuve qui a présidé à sa naissance et assuré sa prospérité.

    • Ce n’est pas une riposte en tous les cas, ce texte.

      Une oeuvre d’art ? On est pas surpris mais jusqu’à combien on payerait pour cela ?

      Si cela était comme les murales de Mural cela pourrait être raisonnable mais on suppose que le professeur veut plus :

      http://muralfestival.com/muralists/

      Pour le restaurant en haut, qui va tenir cela et il va faire ses frais ou être rentable ? On va y servir quoi au menu et les prix seront dans quels environs ?

      Pour le projet de Vert.Com ce qu’ils veulent c’est transformer cela en Data Center mais qui va l’opérer ?

      Kossé le gouvernement vient faire là-dedans outre que c’est un lieu patrimonial ? Avez-vous un acheteur final pour ce projet ?

      Une entreprise dans le domaine des technologies qui voudrait un Data Center à Mtl dans le Silo no 5 ou ailleurs et le trouverait bien celui-là mais oui cela prend une subvention du gouvernement.

      Où voulez-vous construire votre Data center posent-ils comme question sur leur site. Je ne veux pas de Data center mais Microsoft ou Google en voudrait un ? Ou encore Symantec…

      Non le gouvernement ?

    • L’dée d’y loger des serveurs qui dégagent beaucoup de chaleur est sensée. L’eau du fleuve au pied du silo est de la climatisation abondante à faible coût avec des technologies connues et éprouvées. Un oprérateur de serveur qui sait combien le refroissement constitue une part importante des coûts peut vite réaliser l’avantage de s’y loger. À moins bien sur que le loyer demandé reflète les économies d’opération.

    • Pour le professeur Parizeau qui est Vp-Technologies Chez Vert.Com il n’en parle même pas dans son profil Linkedin.

      http://ca.linkedin.com/pub/marc-parizeau/13/72/761

      Regardons le CEO :

      http://ca.linkedin.com/in/ericmateu

      http://www.vert.com/equipe.html#contacterric

      Bon il a déjà travaillé chez Desjardins… Si Desjardins voulait avoir un centre de données à cet endroit là, là on commencerait à parler.

    • On pourrait commencer par demander à vert.com combien de serveurs ils comptent loger dans chaque silo, combien de puissance électrique sera nécessaire pour chaque silo, combien de BTU dégagera chaque silo, comment le refroidissement sera fait (leurs maquettes montrent des tours de ventilation au sommet des édifices (qui n’ont que trois étage, important de la noter parce qu’il faudra des ventilateurs autrement puissants pour ventiler chaque silo de cette taille), combien de décibels par ventilateur, combien de vibrations dans la structure des silos, etc.

      Bref, ont-ils fait une étude technique de faisabilité et d’environnement?

    • @quoiencore

      C’était mon premier réflexe aussi de penser à l’eau du fleuve comme système de refroidissement (voir le blogue précédent) mais plus j’y pense moins je suis convaincu. Pour pouvoir être utilisée dans les système d’échange de chaleur (heatsink) l’eau devrait être correctement filtrée sinon ca va tout le temps boucher, c’est sans compter la vie qui va se développer la-dedans (légionérose et co.) avec la chaleur. Ensuite le fleuve il n’est pas profond a cet endroit je me questionne sur la températeure de l’eau en été . Finalement et surtout comme on le vante ici, le silo #5 il est très haut, et l’eau c’est pas mal lourd, ca prendrait des pompes monstrueuses pour faire circuler ça jusqu’en haut de ce mastodonte, et ca ferait augmenter les coût en électricité, et comme d’autres l’ont dit, peut importe la solution (air eau ou autre), il va y avoir un bruit terrifiant qui émane du silo jour et nuit.

    • @boisdort : Rasez les silos ne nous redonnerais pas un accès au fleuve, loin de là. Rasez-les et vous verrez un énorme quai avec des entrepôts, des bassins et de certains endroits (à l’automne quand les arbres sont dénudés) vous verrez Habitat 67. Allez faire un tour sur l’avenue Pierre-Duvernay, vous verrez que le fleuve est plutôt loin des silos (profitez-en pour allez voir les surfeurs montréalais).

    • Ça c’est un fait que raser le silo no 5 ne redonnera pas la vue sur le fleuve. De cet endroit, il n’y a jamais eu de vue sur le fleuve depuis qu’existe le quai Bickerdike et la jetée de l’avenue Pierre-Dupuy. Un simple coup d’oeil sur Google Maps est suffisant pour le constater.

    • @boisdort: exactement comme moslonex1903 l’explique. Allez sur google maps par exemple, zoomez… vous verrez que vous êtes dans le champ (ou plutôt ici dans les containers)
      D’une part vous avez le bassin Windmill-Point, puis un quai plein de containers et hangars et pas vraiment joli (pour le voir, allez sur google street view, c’est visible depuis Pierre Dupuy)
      Ensuite vous avez le bassin Bickerdike. Ensuite l’avenue Pierre Dupuy, et habitat 67, Tropical Nord. Donc bon courage pour voir le fleuve là.
      Si vous voulez voir le fleuve, allez au Parc Jean Drapeau. Ou au parc à la pointe nord de Habitat 67.

      Raser les silos c’est juste raser une des traces du passé de Montréal. Informez-vous sur leurs particularités, avant de vouloir détruire.
      http://www.pointedumoulin.ca/fr/fiche-du-site/donn%C3%A9es-silo-5

      Pour des exemple d’endroits rasés pour faire plus joli, je vous invite aussi à visiter le quartier de Radio Canada (superbe aménagement, c’est clairement une réussite), ou le Red Light, ou les autres quartiers rasés, et ceux qui ont failli se faire raser. Raser les traces d’activité du port qui subsistent ça revient exactement au même: aseptiser l’endroit, le rendre sans âme, sans passé, sans vie.

    • (Dear readers, I am sorry that I don’t have time to translate this to French and I thought it would be best not to subject readers to a google translate version!)

      At first, I liked the idea to convert Silo #5 into a modern art museum such as the Tate museum in London, or perhaps to green the silo by spraying a substrate onto it and getting plants to grow on it. However, now, I agree with those who think the best solution is in fact to demolish all or most of the silo, reuniting us with the river and the rising sun of the east. When you think about it, what could we build that could honestly compete with these two beautiful natural influences?

      What’s more, in the ancient Indian science of architecture, called the Vastu, it is most auspicious for buildings / neighborhoods to have to unblocked access to the blessing of the rising Sun, whose rays are considered to have a very beneficial influence in a mystical / magical/ esoteric way (similar to Feng Shui in principle). Seen one way, the silo is a big, ugly, arrogant, obstacle to the rising Sun and river, placing the area in front of it, in shadow.

      The vert.com idea is a terrible idea for several reasons, not the least of which is the fact that any addition of noise pollution from ventilation fans- would be tragic – turning the area from a quiet peaceful oasis in to an area tourists and Montreallers and probably birds and other wildlife would feel uncomfortable in. Also, the electrical power demands and electrical current of power cables feeding a vast server farm would no doubt cause a terrible amount of electro-smog (electromagnetic radiation /EMF). Sorry, in spite of the name, vert.com, the server farm project in the end is not an environmentally-friendly option! And what real heritage value does this big, ugly, man-made monolith have? Let’s step not hold on to relics of an industrial past, but confidently step into the future and recognize the exquisite value of quietude, nature, the rising sun and the river and demolish silo #5- this would be an economical solution too! Let creativity and the joy of nature guide the design of the space in place of the silo.

    • Permettre aux bénédictions de l’éclat de soleil levant sur ​​Montréal à partir de son 375e anniversaire- démolir Silo no 5! réunissant les Montréalais avec leur belle fleuve et de créer quelque chose de nouveau en respectant la gloire et la paix de la nature à sa place. Seule la nature peut toucher l’homme aussi profondément.

    • Juste pour avoir une idée des ordres de grandeur de ce dont il est question. Le silo no 5 est composé de trois ensembles: l’élévateur à grains B, l’annexe 1 et 2 et l’annexe B1.

      Le volume de chacun des ensembles est dans l’ordre donné ci-haut: 105 000 m³, 184 000 m³ et 109 000 pour un total grossièrement estimé de 398 000 m³.

      En supposant que l’efficacité des silos carrés sur 4 étages, dont 3 étages d’équipements informatiques de vert.com se transporte sans contraintes à un silo d’une hauteur trois fois plus grande. Pour le volume donné des silos de vert.com estimé à 2 125 m³ pour une puissance électrique de 1,25 MW, nous arrivons, dans l’éventualité où tous les silos puissent être utilisés à une puissance électrique totale de 225 MW, soit plus d’un tiers de la puissance de la centrale de Gentilly-2 ou un dixième de la puissance de la centrale de Beauharnois.

    • Autre donnée, les silos de vert.com ont une superficie de 125 m² alors qu’un silo cylindrique de l’annexe B1 ou 1 et 2 a une superficie de 38 m². C’est pas grand 38 m² pour installer des racks de serveurs et il faut laisser le centre libre pour la circulation de l’air et avoir un moteur d’aspirateur en haut du silo pour extraire la chaleur et recirculaire l’air frais par le bas. Attachez votre tuque avec de la broche si vous passez proche d’une bouche d’aspiration.

      Ça l’air d’un gros projet de fumeux de pipes bourrées au tabac comique.

    • … recirculer l’air frais… au lieu de recirculaire, tout le monde aura compris.

    • Délire. Délire sympathique, mais délire quand même.

      Claude Samson
      Montréal

    • Trouvez des vrais clients et des vrais bailleurs de fonds et/ou mécènes prêts à allonger le blé et la population va suivre après.

      Et si vos projets étaient encore trop modestes pour ceux voulant des grandes oeuvres et perpétuer leur mémoire bien on pourrait aller encore plus loin…

      Allez dans des coquetails avec des très riches et influents partout dans le monde et faîtes leur des mamours, ils vont peut-être alors mettre de l’argent là-dedans pour faire de la philanthropie.

    • Je me demande comment ils prévoient faire circuler un technicien dans le silo pour remplacer les pièces d’équipement et faire l’entretien des serveurs lorsque ce sera nécessaire, ce qui sera un travail à temps plein vue la quantité de composantes il y aura forcément toujours un bris quelque part et de l’équipement à remplacer. Plusieurs élévateurs et passerelles seront nécessaires pour le service technique à chaque étage de chaque silo. Nous pouvons imaginer dédier un silo sur quatre pour l’infrastructure de support: ascenceurs, passerelles d’accès, circulation de l’air froid vers le bas, câblage électrique de distribution, câblage réseau dorsal, etc.

      Le modèle de circulation de l’air chaud vers le haut au centre d’un silo et de l’air froid le long des parois m’apparaît totalement impossible et inapplicable pour un silo d’aussi faible section que les silos à grain sur une telle longueur, l’air froid le long des parois n’arrivera jamais jusqu’en bas à cause de la turbulence. Ont-ils au moins fait des simulations de dynamique des fluides pour la configuration d’un silo à grain?

    • @dcsavard
      Il faut faire entrer l’air froid par le bas et à plusieurs niveaux pour assurer une réfrigération égale à tous les niveaux.
      Il faudrait engager les gens qui ont configuré la climatisation de l’hôtel Burj Al Arab à Dubaï avec son atrium de 180m de haut. Des études poussées ont du être faites pour ne pas créer de mini-tornade à l’intérieur.
      C’est surement faisable leur projet mais personnellement, je ne trouve pas ça très “porteur”. Si la seule considération pour y placer des serveurs est qu’il veut “conserver l’intégrité des façades du silo”, je trouve ça un peu insignifiant. Dans le précédent billet, j’ai donné un lien sur un hôtel/casino fait à partir de silos, et on voyait très bien que son passé était industriel. L’intégrité de son historique a été préservé et c’est bien assez. On aussi bien d’en faire quelque chose d’utile pour le coin. Et le coin est touristique. Au pire résidentiel et même un coin d’affaires. Mais pas industriel.

    • @gl000001,

      je ne dis pas qu’il n’y a pas moyen de climatiser l’endroit. Sauf que si vous allez voir sur le site de vert.com, vous verrez quel est leur concept de climatisation qu’ils prétendent en instance de brevet et qui est supposé être leur innovation. Ce concept est construit autour d’un retour d’air froid le long des parois du silo (carré dans leur cas et de surface de 125 m²) avec une aspiration de l’air chaud au centre. Les serveurs sont disposés en périphérie et le plancher est grillagé pour laisser circulaire l’air entre les étages. Transposer un tel concept dans un silo de 38 m² mais trois fois plus haut que leurs silos carrés, ça me semble complètement irréaliste à moins de transformer le silo en soufflerie avec les problèmes d’entretien des équipements que ça implique. Il faudrait réaliser un écoulement d’air froid laminaire le long des parois intérieur vers le bas et une sucction de l’air chaud au centre pour respecter leur concept.

      Sinon, il faudra y aller avec une circulation par paliers et dans ce cas faire appel à des équipements placés dans les silos adjacents pour ne pas encombrer un espace déjà exigu par rapport à ce qu’ils conçoivent normalement.

      Bref, ils ont beaucoup de pain sur la planche pour démontrer la viabilité de leur concept, le respect des coûts et les avantages d’utiliser le silo no 5 pour faire un truc pareil vs construire à neuf une infrastructure complète dans un endroit comme Beauharnois à côté du barrage, ce qui implique que la panne de courant est à toute fin pratique impossible permettant de réduire de beaucoup les coûts associés aux UPS dans leur configuration normale.

      Je ne pense pas qu’ils puissent arriver avec une solution compétitive sur le marché en se donnant les contraintes qu’impliquent le silo no 5 à moins qu’ils fassent payer le gouvernement pour tous les coûts additionnels qu’impliquent leur projet et qu’ils comptent sur le gouvernement pour produire un bilan annuel positif année après année.

    • Bon, encore la même erreur. Quand air suit circuler, ça fait circulaire. Mes doigts ne sont pas assez vites pour suivre la cadence. Donc, …laisser circulaire l’air… devrait se lire …laisser circuler l’air…

      Et pas de t à sucction à cheval entre la version française et anglaise du mot. Succion en français.

    • Bien d’accord avec le principe, mais puis qu’il est question d’un symbole lorsqu’on entre à Montréal, pourquoi ne pas envisager la construction du nouveau stade des Expos tel que présenté par le Consortium Acor-Provencher. Il est selon moi, avec l’arrivée du nouveau pont Champlain, un bel exemple de l’ouverture de la ville avec la nouveauté. Je regarde l’image de ce stade dans votre chronique de mars 2014, je la combine avec la nouvelle image du pont Champlain, et je me dis pourquoi pas.

    • Je n’y vois aucun problème, tant et aussi longtemps que la facture est payée par le consortium qui allongera le montant minimum de 1,3 G pour le stade et l’achat de la franchise. L’équipe pourrait s’appeler les Silos de Mouréal ou les Five Roses.

    • @gd57
      “pourquoi ne pas envisager la construction du nouveau stade des Expos” ?

      euh.. parce qu’il n’y a pas d’Expos et que nous avons déjà 3 stades (Olympique, Saputo, Molson).
      Puisqu’on jase. Sans rancune.
      CS

    • @NicMef
      Il ne faut pas leur donner un nom associé à la farine, sinon ils vont se faire blanchir trop souvent.

      Il y a plus de 20 ans, ils auraient pu avoir un stade dans le Vieux Port, s’appeler Old Port et se faire commanditer par les cigarrillos Old Port.

    • Gl
      A travers les âges, les citoyens du Caire ont utilisé l’enveloppe des pyramides comme carrière, nous pourrions faire la même chose et tronçonner des blocs de béton du BiGo.

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