Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 22 septembre 2014 | Mise en ligne à 8h51 | Commenter Commentaires (26)

    Voilà ce que Montréal devrait faire, faire et refaire encore…

    Pour moi, Montréal est l’anti-Bilbao par excellence, je vous l’ai dit, je l’ai redit et je le dis encore aujourd’hui.

    La métropole québécoise n’attire pas les starchitectes, elle n’a pas de grands boulevards haussmanniens, elle n’a pas le charme des petites villes européennes, elle n’est pas un haut lieu de la finance. Et elle n’a pas un «musée Guggenheim» qui fait la une des revues d’architecture comme Bilbao.

    La force de Montréal n’est donc pas dans le grandiose, elle se trouve plutôt dans la créativité dont elle fait preuve. Voilà ce sur quoi elle doit miser pour se distinguer.

    Arcade Fire n’est pas né à Vancouver. Moment Factory n’est pas né à Calgary. Denis Villeneuve n’a pas fait sa place à Toronto. C’est à Montréal qu’ils ont trouvé ce qu’il leur fallait pour créer, pour s’émanciper, pour prendre leur place. Et ce n’est pas un hasard.

    Je l’ai dit et je le redis ce matin dans ce billet, car en visionnant cette vidéo, c’est ce qui m’est revenu en tête. C’est précisément le genre d’interventions urbaines qui devraient émaner de Montréal, comme ce fut le cas pour les boules roses de Cormier dans le Village, les balançoires musicales du Quartier des spectacles ou le «champ de blé» fait de réflecteurs qui a vu le jour sur la Place des festivals l’hiver dernier.

    Un truc qui ne coûte pas cher, qui attire l’attention, qui montre l’ouverture d’esprit de la ville qui l’ose, voilà, très précisément, ce que Montréal devrait faire, faire et refaire encore. Mais encore faut-il que la Ville et les arrondissements (lire : la bureaucratie municipale) les permettre, ou encore mieux, les favorise…


    • On pourrait aussi lancer un concours mondial sur des rues piétonnes et places publiques de peinture sur rues en 3D. Ça pourrait devenir rapidement une attraction touristique majeure pour Montréal ville culturelle et artistique avant tout.

      https://www.google.ca/search?q=street+3d+painting+art&es_sm=93&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=8yAgVIiNOpCiyASWjoFo&ved=0CB4QsAQ&biw=1242&bih=593

    • Le mois dernier je vous ai fait part d`un article intitulé j`adore Montréal publié dans le sustainablecitiescollective un site axé sur la conception urbaine. Il traite exactement du sujet du jour en ce sens que c`est la vision de quelqu`un de l `extérieur de Montréal qui parle de ce qui l`a charmé de la ville. Clairement elle est sur un petit nuage, fascinée par l`aspect humain et culturel qu` on ne retrouve nulle part ailleurs.

      On n’attire pas les starchitectes et pis so what ? Pour l`instant de toute façon c`est la meilleure façon de ne pas s`attirer les stardépassements de couts.

      Il importe de prendre du recul pour voir la réalité montréalaise. Oui il y a cette vivacité culturelle mais aussi des visions qui doivent nous orienter.

      Quand on dit que le péage sur les ponts va encore plus faire fuir les gens et favoriser l`étalement urbain ce n`est pas une légende. C`est une réalité. Au delà de ce qui tombe dans le préjugé ,le caractère insulaire de Montréal demande une compréhension très très lucide de la synergie métropolitaine et de ses limites.

      Ces temps ci on parle beaucoup de la revitalisation de la ste-Cath et c`est de bonne guerre. C`est le coeur économique de la cité et il ne faut pas le laisser tomber dans la désuétude. Il faut être de son temps et évoluer.

      Il faut aussi modérer les ardeurs des petits roitelets d`arrondissements qui ont un impact réel sur les quartiers voisins et sur les finances du voisin.

      Et puis je me sais fatiguant mais me considère plutôt persistant, Montréal a aussi perdu des plumes et laissant son caractère francophone fondre comme neige au soleil. Je ne suis pas plus en faveur d`une police de la langue mais il y a certainement moyen de maximiser la visibilité du français et la conscientisation de son attrait économique et touristique.

      On dirait qu`on cherche l`idée miracle avec un grand ¨I¨. Or , c`est la somme de toutes les petites et grandes initiatives qui font la somme d`un ville colorée et distincte.

    • Pourtant je fais un rapprochement entre la démarche artistique des trois projets cités ou encore des artistes avec celle de Jeff Koons ou peut-être même de plus loin avec Frank Gehry.

      Sauf que l’on a pa besoin de riches mécènes milliardaires ou fondations privées comme cela. Pas besoin des Disney ou de Guggenheim. Et les projets ne sont pas nécessairement conçus d,abor pour attirer le tourisme et les regards de la planète entière mais pour les habitants et visiteurs réguliers du quartier en premier.

      Autrement ? C’est le même kitsh à qui on redonne ses airs de noblesse, on fait de l’art contemporain ou moderne. Oui, il y a un concept et tout et c’est songé mais c’est tellement près…

      Les boules roses ? Full, full, full gay…

      Cela fait aussi penser à un mariage… ou encore aux Chinois quand ils font des choses.

      Contrairemet alors à ce qu’écrivait Le Devoir ce sont bien des décorations mais avec une démarche artistique…

      Toutes les matantes aiment les guirlandes et les froufrous.. Les gays du Village adorent le rose, imaginez les boules roses, leur rêve… Rien de nouveau ici mais , l’audace de le faire et dans un projet songé avec une vraie démarche… C’est cela être un artiste…

    • Qu’on commence par la propreté. Une ville belle et propre c’est inspirant. A Montréal, quand on marche avec dans les mégots de cigarettes jusqu’au chevilles, ça ne donne pas l’envie d’être créatif ou de monter quelque projet que ce soit.

    • L’article de L’actualité est bien meilleur qu’un autre du Journal Le Devoir…

      http://www.lactualite.com/culture/urbanisme-la-touche-claude-cormier/

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/324745/sainte-catherine-voit-rose

      « On aurait pu fabriquer de faux arbres avec des troncs marron et des feuillages verts ; ils auraient eu l’air vraisemblables, mais cela n’aurait été, dans ce cas, qu’un travail de pastiche vidé de sens, explique-t-il. En assumant que les arbres sont artificiels et rose fluo, on célèbre le faux, mais paradoxalement on lui redonne une forme d’authenticité. »

      Quand les gens de la Ville voulaient pas que ses parasols soient roses… Mais ils détruiisent tout son concept en faisant cela… C’est un hommage à la sucrerie qu’il veut faire… et on pourrait dire à ce que le sucre représente pour les gens…

      Mais tiens Cormier dit adorer cela négocier… Peut-être pas les pépins qui se produisent après mais c’est cela….. Qaund vous avez des intervenants pas artistes pour deux sous ou peu sensibles à l’art ou encore qui ont peut-être peur du ludisme ou de retourner en enfance… Cela fait cela…

      Bilbao, c’est juste plus BIG !

      Nos artistes peuvent aussi devenir connus internationalement…

      Mais je pense en même temps à Armand Vaillancourt qui dit qu’il pourrait être riche à craquer et je le crois…

      Les génértions d’aujourd’hui me semblent plus confortables mais veulent pas nécessairement devenir aussi big et avoir à travailler avec tous les grands mécènes… Avec les institutions publiques ou les gouvernements ce sera bien.

      Pour revenir à Walt Disney, c’était un véritable artiste et même avec de la subversion au départ… Maintenant , quand on pense à la disneylandisation du monde, on pense à un formatage… C’est le capitalisme qu a récupéré l’artistique… Le subversif devenant du conformisme…

    • Vraiment cool comme video…. mais ce ne fut pas tourné à Montréal. D’ailleur pour chaque exemple que vous donnez, je pourrais vous en donner autant pour les autres villes Canadiennes.

      Je comprend le but de votre blogue, mais de comparer Montréal en rabaissant les autres villes me semble intellectuellement malhonnête. La vérité c’est que chaque ville a ses cotés créatifs et chaque ville a ses problèmes sociaux.

      De tomber dans le cliché facile de “oui, mais Montréal est créatif!”en saisissant desw exemples boiteux et en rabaissant les autres villes est trop facile. J’ai habité plusieurs années dans chacunes des villes que vous comparez et je suis en désaccord total avec vos comparaisons. Et vous? avez-vous déjà habité à Calgary? Toronto? Vancouver?

    • Arcade Fire, Moment Factory et Denis Villeneuve ont débuté ici, mais font leur fric ailleurs – merci programmes de support et de crédits d’impôts dans certains cas, aussi.

    • La force de Montréal se situe en effet au niveau de l’expérience et non pas au niveau du prestige. Il s’agit là d’un excellent filon pour la ville, ses créateurs et ses habitants. On devrait effectivement juger de la qualité des projets en fonctions de l’expérience que ceux-ci procurent. Nous aurions là une très belle signature.

      Une telle stratégie, parce qu’elle ne coûte pas cher à mettre en place, permet de prendre plus de risque et donc d’apprendre plus vite. Elle permet à de jeunes créateurs bourrés d’idées et d’énergie de partager leur vision rapidement et facilement.

      Au delà du béton et des grandes infrastructures, il y a des milliers d’avenues pour marquer la ville et la vie des ses habitants. Ses milliers d’avenues peuvent être riches, variées et décontractées, près des gens.

      Il ne reste qu’à bouger!

      Francis Huneault

    • @pixelhaus,

      et pour cause, le fric est ailleurs.

      Quiconque veut vraiment faire du fric de façon honnête quitte Montréal.

    • En lisant le titre, je pensais que vous nous parleriez d’asphalte puisqu’on aime ça recommencer les travaux à Montréal. (Boul. St-Laurent, Pont de la 20, etc.).

      C’est vrai que Montréal doit être plus belle et mettre en lumière ses atraits culturels et montrer au monde sa créativité. Par contre, montréal est embourbé depuis des décénies et on a de la difficuté à se rendre d’un point d’attraction à l’autre dans un temps raisonnable. Disons qu’une meilleure coordination des travaux et de l’appareil gouvernemental/municipale de nuirait pas à rendre Montréal plus attrayante. C’est tellement difficile de faire quoi que ce soit à Montréal qu’on perd un temps fou à faire des choses improductives au lieu de se concentrer sur l’essentiel.

      Juste à voir les méandres pour le SLR pour comprendre qu’on peut avoir des petits bonhommes qui dance au feu rouge, si on avance pas pour 3-4 lumières ben jammer ben raide, on la trouvera plus drôle rapidement…

    • @pixelhaus

      Ils font leur fric ailleurs parce que le fric EST ailleurs. Ici on doit continuer de cultiver ce que l’on a et ce que l’on est. L’ouverture d’esprit qui permet à ces gens de créer et d’innover.

      C’est vrai qu’on ne devient pas big en se confinant au Québec, mais vous voulez quoi? Que tout le monde reste petit? Les Arcade Fire, Moment Factory, Villeneuve, Cirque du Soleil, Céline Dion ont tous pu croire en leur rêve fou à partir d’ici et aujourd’hui, ils font rayonner leurs racines ailleurs. C’est pas plus mal. Montréal n’est pas New York ou Paris, c’est Montréal.

      Mais au-delà des belles philosophies, c’est vrai que ce serait bien d’avoir une ville plus propre comme le mentionne Steadtler.

    • http://www.youtube.com/watch?v=Fbga7O_ikRI

    • http://blog.auditoire.com/?p=4872

      D’autres initiatives… c’est pas ce qui manque les idées.

    • ww.petitpetitgamin.com/2014/08/28/une-campagne-interessante-pour-sensibiliser-les-gens-a-garde-leur-ville-propre/

    • Les six villes canadiennes les plus attirantes pour les nouveaux arrivants: Calgary, Waterloo, Vancouver, Ottawa, Richmond Hill et St-Jean TN.

      Dans les quatre catégories de A à D, Montréal se classe dans la catégorie C. Le rapport complet est disponible gratuitement aux journalistes qui en font la demande.

      http://www.conferenceboard.ca/press/newsrelease/14-09-18/six_canadian_cities_out_of_50_receive_top_marks_for_attracting_newcomers.aspx

    • Probleme principal a montreal. Tout le monde pense a sa poche en premier. Le bien commun on s’en contrefout. Juste a voir les conditions de travail et rémunération des employés municipaux. Policier , pompier col bleus conseiller municipaux etc… Tout le monde la grosse pension pis les élus et cadres avec leyes primes de départ. Comment tuer montréal. On pues pas trouver mieux.

      Juste en passant monsieur Cardinal avez vous mis les pieds a Bilbao. C’est quand même plus que le musée Gugenheim.

    • Montréal, surtout les gens gravitant autour de son plateau, est comme la grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf se croyant au centre de l’univers en étant profondément Magdelon et Cathos. Croire amplifier et entretenir en son propre hype…

    • Je suis bien d’accord pour que Montréal mise sur la créativité et ne s’embarque pas dans des projets pharaoniques. Par ailleurs, il faudrait à tout prix construire un lien ferroviaire entre YUL et le centre-ville en priorité. Ça n’au aucun bon sens de ne pas en avoir pour une ville de cette envergure. C’est la première impression et le dernier souvenir que les touristes ont de Montréal, c’est important.

    • M. Cardinal: vous oubliez un artiste créatif qui aurait dû être beaucoup plus mis en valeur et aurait dû devenir l’image de marque de Montréal: Roadsworth.

      Il a marqué l’imaginaire il y a quelques années, c’était original, ludique, super simple et joyeux. Mais on en voit plus rien depuis…

      http://roadsworth.com

    • @lecteur curieux
      Suis-je le seul à avoir du mal à comprendre ce que vous voulez dire? Je crois que ce sont tous ces points de suspension qui m’étourdissent.

    • Dcsavard
      Excellente étude, comme j’ai déjà proposé à notre nousnoune nationale, Montréal devrait être indulgent et coopératif avec le ROQ et partager la manne des nouveaux immigrants, tous les nouveaux arrivants bilingues devraient être subventionnées pour s’installer à Val d’or, Dolbeau, Mont Laurier, Shawi, Trois-Rivieres…Qu’en dites-vous ?

    • Reprenons d’une autre façon. Pour moi, les exemples donnés, ce n’est pas cela Montréal, pas vraiment. Ce n’est pas l’essentiel de Montréal, par contre cela en fait partie et c’est une des dimensions intéressantes de Montréal.

      Pour les artistes impliqués, je trouve qu’ils ne sont pas si différents de ceux qui sont des stars à Bilbao sauf que leur projets communiquent d’abord avec le quartier ou l’environnement immédiat. Le Village Gay , ce n’est pas Montréal mais en fait partie, le quartier des spectacles aussi, la plage de l’horloge aussi…

      Parasols bleus ou roses ?

      http://www.claudecormier.com/projet/plage-de-lhorloge/

      http://www.claudecormier.com/projet/sugar-beach/

      Les artistes peuvent plusieurs avoir des aspirations communes mais leurs projets doivent être adaptés à leur environnement et ils doivent convaincre ceux qui vont les financer.

      Tu veux convaincre une famille de riches mécènes et ayant eu du succès aux États-Unis ? Il faut que ton projet soit BIG, BIG, BIG…

      Tu veux convaincre des fonctionnaires et des politiciens québécois et les contribuables d’embarquer dans ton projet ludique ? Small is beautiful ! Et tu peux avoir besoin d’expliquer et réexpliquer le concept à plusieurs reprises ou à revoir tes plans plus d’une fois.

      Il ya plein d’autres choses intéressantes à Montréal que cela mais c’est bien de nous en parler plus en profondeur car on a pu juste voir les débats de surface.

      J’ai aussi parlé du kitch et on pourrait même dire les mauvais goûts du public pour le cucul, le kétaine. Par contre, un artiste lui a le talent de redonner les lettres de noblesse à tout cela.

      Ton petit puppy est toujours aussi cute et kétaine mais on en fait une oeuvre d’art. Tes boules roses ressemblent aux guirlandes et balounes de matante Ginette sauf que quand tu as l’audace d’en mettre autant et de décorer toute la rue comme cela et de manière songée, tu crées une oeuvre d’art. Une oeuvre parfaitement en phase avec le Village gay.

      Les balançoires aussi ont une mission et un concept derrière tout cela… il y a bien de l’utopie mais il y a aussi sûrement des résultats, il faudrait examiner les gens au quotidien qui les fréquentent.

    • Montréal , pas juste dans le domaine artistique aussi qu’elle sert de laboratoire et de lieux de rencontres à des artistes.

      La différence est appréciée , pas nécessairement par les autorités et toute la population mais vous avez des cultures et sous-cultures permettant l’émergence de cela.

      Et le public et la population peut être une des premières à embarquer.

      Si Jackie Robinson est venu jouer à Montréal ce n’est pas qu’un hasard. Et il a ensuite franchi la barrière raciale dans le baseball majeur. Un bon endroit pour initier plein de choses, pas pour tous mais il faut voir les opportunités plutôt que les obstacles.

      Montréal a mille visages et même beaucoup plus. Les forces principales sont lesquelles ? Clotaire Rapaille trouverait quoi comme code culturel pour nous ?

      Parlons pas de Rapaille car cela a été un échec monumental pour le Québec mais pourquoi ? Parce que c’est un excellent vendeur pour le marché américain et pour certains ici mais pas pour les journalistes couvrant la politique.

      Pourtant Rapaille a les mêmes techniques de vente que certains starchitectes… De la grosse esbrouffe.

    • On va à Paris pour la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. On va à Venise pour les gondoles, à NY pour Broadway, à Vegas pour les casinos.

      On voyage pour les CLICHÉS en général.

      Un humoriste a dit un jour que ce que les étrangers s’attendent à trouver ici, c’est “ma cabane au Canada”, les chiens de traineau et des Indiens! Du folklore. Des clichés. Poche? Oui. Mais en Europe, on annonce Davy Crockett dans les vitrines des agences de voyage quand on parle du Québec. C’est ce qui nous vend. Doublement poche.

      De la culture et des shows, on peut en trouver partout dans le monde civilisé. Les gens qui voyagent cherchent du typique, du terroir selon ce qu’EUX estiment être du terroir, pas selon ce que vous avez l’intention de leur imposer.

      On ne paiera pas une belle pile de beaux billets pour venir baver d’envie devant un pont, si beau soit-il. En voyage, on veut une expérience et on se fait une idée préconçue de ce que cette expérience doit être.

      Non? Eh bien un contact FB français est venu l’été dernier. Il a photographié des lacs, des tamias rayés, il a capoté sur le chalet “canadien” dans le bois de son ami ici, sur l’immensité du territoire et sur notre cuisine. Je ne parlerai pas de cette Parisienne qui est venue voir les “caribous” en chemise à carreaux, jeans, bottes de chantier et sac à dos et qui est tombée des nues quand elle a vu qu’on connaissait les jupes, les bas nylons, le maquillage et les talons hauts.

      Combien de temps sur un voyage de disons deux semaines croyez-vous qu’un visiteur va passer à regarder les boules roses, si mignonnes et originales soient-elles?

      Ce qui attire le tourisme, c’est la spécificité. Poche ça aussi mais notre spécificité, celle recherchée par les visiteurs, c’est d’abord le français et notre côté vieille France. Rustique. C’est là-dessus qu’il faut tabler. Le reste, les gens peuvent le trouver chez eux.

    • @loubia. Vous avez entièrement raison…En fait, problème est qu’en réalité, ce qui attire souvent le tourisme à Montréal c’est les bars et l’industrie du sexe. Est-ce que c’est vraiment le genre de tourisme que nous désirons? Pourtant, les québécois sont reconnus pour les bons restaurants, la technologie, les arts, la mode, etc…mais peu d’efforts sont mis en oeuvre pour mettre tout cela en valeur. Cela fait un peu cliché…mais pourquoi les équipes de hockey de la LNH adorent venir à Montréal ainsi que les jeunes Ontariens?

    • 24 septembre 2014
      08h11
      @loubia. Vous avez entièrement raison…En fait, le problème est qu’en réalité, ce qui attire souvent le tourisme à Montréal c’est les bars et l’industrie du sexe. Est-ce que c’est vraiment le genre de tourisme que nous désirons? Pourtant, les québécois sont reconnus pour les bons restaurants, la technologie, les arts, la mode, etc…mais peu d’efforts sont mis en oeuvre pour mettre tout cela en valeur. Cela fait un peu cliché…mais pourquoi les équipes de hockey de la LNH adorent venir à Montréal ainsi que les jeunes Ontariens? Un modèle d’affaires à repenser….

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    septembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « août   oct »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    282930  
  • Archives