Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 3 septembre 2014 | Mise en ligne à 16h59 | Commenter Commentaires (59)

    Montréal a-t-elle besoin d’une architecture qui fait wow?

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    Je reproduis ici une réaction à mes textes sur Montréal, Bilbao et les starchitectes (ici et ici). Elle est signée Guillaume Ethier, docteur en études urbaines, postdoctorant à l’école d’architecture de l’Université d’Édimbourg. Il consacre ses recherches à l’architecture iconique.

    Le dévoilement en juin des maquettes du futur pont Champlain a relancé le débat quant à la pertinence de doter Montréal d’une nouvelle signature architecturale.

    En se basant sur la vague d’architecture iconique qui déferle à l’international depuis plus d’une décennie, certains ont plaidé pour que Montréal emboîte le pas en érigeant à son tour un monument architectural présentant une signature visuelle forte. Pour eux, le nouveau pont Champlain, par sa modestie relative, constitue un rendez-vous manqué.

    Contrairement à François Cardinal et à d’autres qui trouvent le pont élégant, se montrent pragmatiques (la fonctionnalité avant la beauté) ou préfèrent aux édifices phares les micromanifestations architecturales qui émaillent les rues de la ville, les partisans de la stratégie «iconique» disent en substance qu’ils manquent d’audace.

    Or, cette « audace » de l’architecture iconique est une assertion problématique pour deux raisons.

    D’abord parce qu’elle est infondée, mais aussi parce que l’audace est une qualité au cœur des représentations des Montréalais, qui aiment percevoir leur ville comme étant originale et créative. Lancer cette accusation fait évidemment réagir de tous côtés, et fait presque instantanément dévier le débat vers la question usée du caractère prétendument inféodé des Québécois.

    Serait-on incapables, demandent certains, de nous montrer aussi spectaculaires sur le plan architectural que l’ont été dernièrement Chicago, Toronto ou Denver ?

    À moins que l’audace véritable, diront les autres, réside dans le fait de refuser d’importer ici une formule taillée sur mesure pour des villes en manque d’attention ? La question est intéressante, mais sait-on vraiment à quel type de programme architectural et urbanistique on se réfère en parlant des gestes audacieux posés dans ces villes ? Avant tout, il faut déboulonner certains mythes quant à ces nouvelles signatures architecturales qui ne sont audacieuses qu’en surface.

    Avant toute chose, l’architecture iconique contemporaine a une mission de transformation identitaire. En s’inspirant des icônes ayant atteint ce statut au terme d’un long processus d’identification populaire à un édifice, les starchitectes tentent aujourd’hui de préméditer la trajectoire iconique de leurs créations en concevant des structures hors normes.

    Pour marquer leur différence, les édifices iconiques sont mis en récit par leurs concepteurs et ritualisés dans les médias dans une logique d’opposition à l’identité de la ville, de manière à la transformer en face de son déclin.

    C’est une architecture, en somme, qui apparaît au monde en créant une déchirure dans la ville (l’effet dit « wow ») et qui marque une distinction exprimant métaphoriquement le désir de transformer la ville. Il y a bien sûr des réussites, comme le Guggenheim à Bilbao, mais lorsqu’on ne dépasse pas le stade nécessaire de la confrontation avec l’environnement urbain (le cas du Musée royal de l’Ontario à Toronto), c’est un procédé assez dommageable qui aliène des édifices de premier plan dans les représentations de la ville.

    De plus, il est important de comprendre que l’architecture iconique est apparue à une époque où les institutions ne savent plus exactement comment se représenter en vertu de l’éclectisme des idéaux qui traversent la société.

    Face à cette crise de représentation, deux choix limites s’offrent aux concepteurs d’édifice monumentaux : ou bien on tente le coup d’éclat iconique, un édifice expressionniste qui maximise le potentiel émergent des technologies numériques ; ou bien on se fait le plus transparent possible et on laisse les utilisateurs dicter le sens des lieux. Deux stratégies qui se valent sur le plan monumental, en somme.

    Mais comprenons bien que l’option iconique, si elle semble souvent plus originale, n’en demeure pas moins une approche architecturale purement stratégique, et ne devrait pas être pensée trop rapidement comme l’expression du caractère audacieux d’une collectivité. L’audace est à l’architecture iconique ce que la paix intérieure est à la méditation : un objectif, certes, mais pas un état atteint partout en tout temps.

    Entre les deux approches, il y a à peu près tout ce qui s’est fait récemment à Montréal ! Des édifices semi-sobres, ou à moitié flamboyants, faites votre choix terminologique. C’est peut-être là, justement, que se trouve la « banalité » que certains reprochent à Montréal : dans les gestes mal assumés et écrasés par la réglementation du Quartier des spectacles, par exemple.

    On a essayé là, hormis quelques réussites, de tout faire en même temps en vertu de notre positionnement ambigu par rapport à « l’audace » architecturale. En témoignent avec éloquence les diverses atténuations apportées au 2-22 depuis le projet du starchitecte Paul Andreu jusqu’à sa version définitive, sise sans éclat particulier au coin des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine.

    Le nouveau pont Champlain se trouve lui aussi sur le terrain des compromis, bien qu’on pourrait soutenir qu’il réussit l’exercice d’équilibre avec brio. Les projections nocturnes du pont indiquent même qu’il s’agira d’une structure plus spectaculaire qu’on ne l’a laissé entendre.

    Plus généralement, peut-on dire que Montréal manque d’audace en laissant filer la chance d’ériger un authentique pont-sculpture ? La question me semble mal posée. Veut-on d’une structure iconique dont l’objectif implicite consiste à transformer l’identité de la ville ? Cette question, si elle semble plus adaptée à la réalité de l’architecture iconique mondiale, trace surtout une nouvelle ligne de partage entre ceux qui aiment la ville pour ce qu’elle représente aujourd’hui et ceux qui préféreraient voir son évolution l’amener ailleurs.

    Il est peut-être temps pour Montréal de faire un choix et de l’assumer plutôt que de poursuivre sur la voie des demi-mesures. S’il faut à tel endroit un geste spectaculaire, fort bien. Mais je suis plutôt d’avis qu’il faut reconnaître que la métropole n’est pas Bilbao. L’audace réside aussi dans le fait de cette acceptation, qui n’est pas une résignation. Et puis, quand la situation nous contraindra à faire des compromis, aussi bien espérer que cela soit bien fait, comme au pont Jensen.

    On pourra toujours rajouter des pots de géraniums au sommet de ses tours si, un jour, on le juge insuffisamment iconique, comme le proposait Jacques Parizeau quand est venu le temps de compléter la tour du stade…


    • J’ai comme l’impression que ce M Éthier n’a pas digéré le constat de Victor Hugo, qui disait que la littérature avait tué l’architecture. Il essaie de se venger en écrivant des textes littéraires sur l’architecture, mais son propos est parfaitement incompréhensible.

    • Bon, enfin on a des noms. Jean-Paul Bart pour les tours Evolo et Paul Andreu pour le 2-22 du Quartier des spectacles. Je comprends qu’ils sont soumis à des contraintes par la Ville de Montréal comme nul part ailleurs!

      Une bureaucratie à simplifier à l’hôtel de ville… et aux autre niveaux de gouvernements! Et ça remonte à loin. Taillibert disait qu’il s’était fait tasser. Par ailleurs il a réalisé des beaux projets.

    • Si on en a les moyens vs le budget prévu, ce genre d occasion ne se présente même pas à toutes les décennies. Ceci étant dit bien sur apres s être assuré de la capacité du pont et de son adaptabilité pour sa durée de vie…
      On aura beau lui mettre tous les blâmes possibles et chialer un autre 50 ans a son sujet, le stade olympique est le parfait exemple de ce que l architecture peut représenter comme carte postale partout dans le monde. En le voyant il est identifié automatiquement à Montréal et personne ne parle des scandales qui ont entouré sa construction.

      Moi je dis oui allons y pour un projet signature en gardant en objectif de concevoir selon nos moyens en ne faisant pas wow ! en constatant le cout final du projet….
      Montréal ne devrait pas être comparée aux autres villes pour un paquet de raisons qu on a élaborés dans le passé. Vous savez, si on avait le nez collé d aussi près sur ces villes là on ferait le même constat qu`à Montréal mais vu qu on est de l exterieur…on a exactement pour ces cités le même regard que les visiteurs ont de notre ville.

    • Lorsque le temps viendra, Montréal devra se doter d’un véritable stade de baseball au cachet architectural qui en fera sa distinction !

      Une des particularités du baseball est l’appréciation architecturale des amphithéâtres, et ce, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Contrairement au hockey où la conception architecturale des amphithéâtres est bien souvent l’équivalent gastronomique d’une belle grosse poutine graisseuse, dans la MLB un des plaisirs de l’expérience des amateurs lors de leur visite des différents stades consiste à la découverte de ses monuments sportifs.

      D’emblée ça prend un stade plus petit et avec une meilleure offre de loge corporative!
      En plein dans la mouvance de la conception des stades au 21e siècle.

      Le caractère intimiste d’un stade de baseball n’est pas négligeable. Ça rehausse leur cachet singulier! Et, comparativement aux immenses complexes multifonctionnels comme le Stade olympique, dans les petits stades l’ambiance qui y règne gagne au change.

      Un stade de 35 000 places serait davantage réaliste pour respecter les normes de la MLB. Une grosse question demeure, doit-il être couvert ou non?

    • Pour ce qui est du choix d’emplacement du futur stade, mon premier choix serait le bassin Wellington. Le quartier Griffintown serait idéal pour ériger le futur stade, celui-ci serait le véhicule par excellence pour servir de pierre angulaire à sa revitalisation urbaine !

      Sinon, le terrain adjacent à l’autoroute Bonaventure est mon deuxième choix.

      Oubliez tout de suite Blue Bonnets ! L’Hippodrome de Montréal est situé dans un coin aussi attirant que le site de l’actuel Stade olympique. Et parlant du Stade son procès a déjà été fait.

      Pour que les futurs Expos reviennent jouer au Stade olympique, il faudrait procéder à plusieurs modifications pour qu’il soit propice au baseball.

      Montréal a eu du baseball majeur pendant 35 ans, mais n’a jamais eu un stade digne de ligues majeures !

      Plusieurs citent l’exemple de Vancouver en disant qu’ils ont fait la réfection du B.C. Place au lieu de s’empêtrer dans la construction d’un nouvel amphithéâtre.

      Ils devraient tout de même ajouter que les réparations du B.C. Place ont coûté au bas mot 800 millions $.

      C’est plate, mais le Stade olympique a été construit uniquement avec la seule vision d’un événement de deux semaines…

      Certains diront qu’il est insensé de payer 300 millions pour changer le toit du stade et ensuite payer 335 M$ pour les deux tiers d’un véritable stade de baseball.

      Pourtant, Expos ou pas, le Big O a besoin d’investissement si la société décide de la conserver ! Les deux dossiers n’ont strictement rien à voir l’un de l’autre.

      Pour convertir le stade en configuration baseball, il faudrait en autre rapprocher les gradins du terrain et ajouter des loges corporatives.

      Or, si l’on se fie au coût du stade de Vancouver, il vaut mieux construire un vrai parc de balle que de modifier un vieux stade qui tente d’en avoir l’air d’un !

    • Bien sur on a besoin de Wow de temps en temps. “En général” on aime pas ça ici parce que le Stade a couté trop cher “à cause de la corruption”. Pas à cause du Wow. Il faudrait collectivement passer à autre chose.

    • «Il est peut-être temps pour Montréal de faire un choix et de l’assumer plutôt que de poursuivre sur la voie des demi-mesures.» – Guillaume Ethier -

      Le problème est que les demi-mesures c’est exactement ce qui nous caractérise et est au coeur de notre identité. Un peuple de compromis et de demi-mesures, voilà ce que nous sommes très exactement. Deux référenda perdants par une presque demi-mesure, une identité moitié Française, moitié Anglaise, moitié Irlandaise et moitié Ecossaise, obstinez-vous pas je sais très bien que ce sont des quarts. Mais les quarts sont des moitiés de moitiés, bon.

      Sérieusement, peut-on mieux définir le Québec et l’identité des Québécois que dans les demi-meusres?

    • J’aime bien l’idée d’un nouveau stade, mais perso je me demande si on ne pourrait pas le construire sur la rive-sud. Juste à côté du nouveau pont champlain, avec lien ferroviaire et vue sur le centre-ville. Ce serait idéal.

    • Il ne faut pas retomber dans la mégalomanie des Jean Drapeau et Paul-Emile Léger qui avaient leurs raisons de prêcher pour leur paroisse. Les montréalais ont-ils fini par finir de payer leur stade? Faudrait voir le fond du tréfonds de la chose, autrement on parle à travers son chapeau. C’est bien d’être optimiste mais pas au point de copier sur Dubai où la mesure est la démesure.

      Je visite souvent Dubai* via Google et parfois cela m’étourdi de constater qu’elle n’est qu’en hauteur; elle semble totalement dépourvue de l’essentiel, c’est-à-dire une ville sans âme. Quand je suis revenu émerveillé de Hong Kong et de Bejing, j’ai réalisé que j’étais beaucoup plus heureux de vivre à Montréal.

      _________________
      *Je fais le tour du globe sans jamais me lasser.

    • 6 milliards de dette pour la ville de Montréal, merci bonsoir monsieur le docteur en études urbaines. L’urbanisme devrait être très, très loin au plan des priorités.

    • ugoh
      Je suis absolument d’acc pour la rive-sud mais je propose un stade completement ouvert sur le bord de l’eau, les hauts parleurs tournés vers St-Lambert. Joke…Bad Joke….

    • Montréal a-t-elle besoin d’une architecture qui fait wow?

      Pas vraiment. Montréal est déjà “wow” en elle-même. De part les gens qui l’habitent.
      Un pont. On a besoin d’un pont neuf car l’autre s’écroule.
      Le nouveau ne sera jamais aussi “moche” que celui qu’on a présentement “anyway”.

      Lâchez nous avec les “icônes”.
      Faut avoir les moyens de ses ambitions “à m’en d’né” !

    • the_greatest
      Parc onséquent, il faut considérer sa démolition et préserver seulement la tour penchée…Mon Dieu quel lapsu ”Parc onséquent….Je vous aime bien the greatest et vous le savez, mais je suis réaliste et nous devrions plutot viser pour un stade de de 20k et une franchise AAA.

    • La véritable élégance est toujours discrète.

    • L’architecture iconique, de par l’intransigeance de sa position est fondamentalement un signe de rejet face à son milieu. Du moins, dans 9 cas sur 10. Il y aura bien sur les Siza, Herzog & de Meuron, Foster ou Ando pour me faire mentir, mais dans l’ensemble, les starchitectes se rapprochent de ‘’stunts” publicitaires, dont le travail laissera toutefois ses traces pour au moins 100 ans.

      Une telle démarche, résolument tournée vers la forme et juste la forme, doit-elle vraiment dicter ce qui est enviable de ce qui ne l’est pas pour une ville? Je crois que non. L’architecture iconique existe et c’est tant mieux car il faut de tout pour faire une ville. Je crois toutefois qu’il ne faut pas pour autant baser le développement et l’identité d’une ville sur si peu.

      Pour citer Rem Koolhaas, le plus iconique d’entre tous les iconiques: “This is the end of my career, the end of my hegemony, the end of my mythology, the end of everything, the end of architecture.”

      Si même le roi de l’architecture iconique tourne la page…

      Francis Huneault

      http://www.dezeen.com/2014/06/09/rem-koolhaas-at-the-end-of-career-says-peter-eisenman/

    • Il ne s’agit pas de chercher à faire de l’épate en tout temps et en toutes circonstances. Juste d’avoir quelques oeuvres exceptionnelles par génération. Et pas besoin de ’starchitectes’ pour ça, il y a suffisamment de talents sur place.

      En matière architecturale, il y a déjà eu trop de compromis à Montréal au cours du dernier demi-siècle. Faire preuve d’un peu d’audace de temps à autres, est-ce trop demander?

    • @sergioo,

      ne mélangez pas les patates et les oranges. L’urbanisme peut justement faire économiser à la ville parce qu’il s’agit de bien concevoir les villes. Mais, ici nous parlons d’architecture épatante, pas à strictement parler d’urbanisme dans son ensemble.

      Faire des erreurs d’urbanisme parce qu’on ne fait pas d’urbanisme coûte cher et très cher parfois à une ville. Des quartiers mal dessinés, des infrastructures mal conçues, ça coûte cher. Un milieu de vie répulsif coûte cher aussi à une ville parce que ça dévalue les terrains et les propriétés.

    • Citez-moi un building inoubliable des 30 dernières années? (et même avant…)
      Quand on prend une photo de la ville vue du Vieux Port c’est une catastrophe. Et du Mont-Royal c’est pas vraiment mieux…
      Les projets stagnent: le Silo 5, la gare Viger… ça fait combien d’années? les rénovations du square Viger, les aménagements pour le 375ème. Peut-être devrait-on parler de suite du 400ème car 25 ans ne me semblent pas de trop pour planifier!
      Pour en revenir aux buildings neufs, on cherche le moins cher (si on enlève les coûts de la corruption), le banal dans les bâtiments publics: le CHUM, la salle de l’OSM. Les bâtiments privés ne sont pas en reste! Qu’est-ce qui se distingue à Montréal? les vieux buildings des années 60 qui vieillissent mal: la Place Ville-Marie ou la tour Hydro Québec qui ont l’air sales, tout ce qui visuellement nous dit “plein d’amiante a l’intérieur” et on était hots il y a 50 ans, plus depuis.

      Il n’est pas nécessaire d’avoir 10 projets “Woah” en parallèle, mais déjà des buildings qui sortent de la banalité sans forcément être reconnus mondialement, c’est trop espérer?

      Pour le pont Champlain, mes 2 critiques restent qu’on ne verra probablement pas la couleur d’un SLR. Une demi-mesure encore: un beau pont, un transport en commun digne des années 60. La 2nde: quand on voit combien le pont de la 25 rapporte, on peut se demander si Champlain 2 ne sera pas bien plus rentable que prévu. Mais quitte à le payer, autant avoir quelque chose qui nous plait vraiment et dont on est fiers (on parlait du Viaduc de Millau mais jamais des tarifs pour l’emprunter. Petite réflexion sur ce qu’on retient vu de l’étranger…)

    • trop de wow architectural finit par donne r mal au coeur par exemple Dubai ou j ai travaillé quelques semaine

    • Architecture iconique comme dans icône qui veut dire laisser sa marque. Pas pour faire mon comique mais Montréal fait plus dans le conique comme dans cônes oranges…

    • Non. Mettez du rouge à lèvre à un cochon, il restera un cochon. Montréal a tout à fait le potentiel créatif de sortir de la médiocrité, mais ce qu’il lui manque, c’est de la rigueur, de la discipline, accepter des notions bizarres comme “l’autorité”, ou la “compétence”. Présentement c’est un zoo ingouvernable, un ensemble de cliques qui cherchent à protéger leur acquis. Quand nous aurons passé cette époque, les belles architectures et autres belles choses surgiront naturellement. Là on fera vraiment WOW!

    • Comme disait le grand René Lévesque: «On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un demi peuple!»

      Ok, tirez-moi pas des tomates, tirez-moi des demi-tomates.

    • “Woah”

      Erwan29

      3 septembre 2014
      22h05

      C’est le bon terme en français pour faire “wow”. C’est bizarre mais c’est comme ça, comme leur architecture…

    • J’en reviens encore pas! Quand j’ai lu cet article, signé par Guillaume Ethier, docteur en études urbaines, postdoctorant à l’école d’architecture de l’Université d’Édimbourg, je me suis dit que cela sera intéressant de lire son analyse. Mais non, quelle platitude! Quelle pelleteux de nuages comme on dit et j’ai bien failli m’arrêter de lire après seulement trois paragraphes. Oui, la réponse à votre question est pourtant évident: Montréal et le Québec en entier ont besoin d’architecture qui fait WOW! Nous allons payé un pont à coup de milliards de $ et on aura finalement un pont bien ordinaire. En passant, monsieur Éthier je ne sais trop si vous avez voyagé quelque peu à travers ce Monde, mais n’avez-vous pas vu des ponts extraordinaires, à coût pourtant ordinaire? Pourriez-vous également m’expliquer la différence qu’il y aurait entre entre un pont à UN hauban et un pont à DEUX haubans? La réponse est pourtant simple: c’est doublement plus beau, monsieur Éthier!

      Et c’est ce qui me déçoit du Québec: encore une chance de se démarquer et nous allons dans le plus simple! Maudit, peut-on m’expliquer pourquoi nous nous contentons de si peu, pour des coûts souvent pharaoniques? Maudit que le Québec manque de visionnaires!

      Complètement abasourdi par cet article d’un futur architecte avec si peu de vision!

      Jacques Robert

    • Il faudra bien se faire une raison : Montréal – qui fut l’attrait du Canada – n’a plus de WOW, ni d’OUMPH, et ce depuis belle lurette. Montréal faisait l ‘envie du pays à l’époque d’Expo ‘67 et des JO de 1976. Expo, c’était il y a presque un demi siècle! Et le stade n ‘a jamais même été complété!!! Depuis, Vancouver et Calgary ont eu des JO et Toronto est reconnue comme étant la métropole économique, culturelle et politique du Canada.

      Montréal traine même de la patte derrière Calgary et Vancouver et, comme tout le Québec, est devenue un fardeau pour le Canada.

    • Quand le baron Haussmann a refait Paris fin 19ème et l’a marqué de son empreinte indélébile, bien qu’avant tout utilitaire, il sut s’entourer de créateurs pour réaliser ce facelift historique de la capitale. Cette campagne urbaine et architecturale fut intitulée « Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ». La recherche de la beauté doit être partie intégrante de tout projet architecturale majeur. L’utilitaire esseulé relève de la pauvreté intellectuelle.

      Pierre T

    • voeckler
      WoW ! Pour respecter le theme. C’est ta conclusion ! Pour ce qui est du Paris haussmanien, n’oublions pas le petit détail que le cinquieme de la ville fut rasé. Un homme décidait et 20 000 piochaient !

    • Quand je visite des grandes villes, c’est souvent ce qui m’attire: l’architecture, l’histoire derrière la ville, des édifices célèbres etc.
      Alors oui, pourquoi pas avoir un peu de punch dans le paysage.
      Montréal n’est pas New York, ni Chicago, ni Barcelone, bien sûr, mais pourquoi ne pas viser plus haut lorsqu’on bâti?

    • j’ai pas mal voyage de part le monde et une chose que je remarque c’est que les villes ou l’architecture est la plus wow , c’est justement ces villes ou il n’y a pas une armee de fonctionaires pointilleux a qui il faut demander un permis pour peinturer ta voite aux lettres

    • Faut voir simplement le mauvais état des bâtiments aussi bien privé que publique, ca donne quoi de construire du beau et du neuf si on va le laisser dépérir.

      Exemple, ce matin je passe devants une rare maison de plein pied au coeur de Montréal, a vendre par la prestigieuse agence Sotheby’s… et clairement la toiture était a refaire depuis au moins 10 ans. Come on, tu possèdes une maison de plus d’un million de dollar, et pas les moyens de payer 10′000$ ou moins pour refaire la toiture pour éviter de voir ton bien se dégrader? C’est comme ça partout a Montréal. Les facades qui s’effondre, des escaliers en métal qui rouillent, l’ilot voyageur qui pourrit…

    • @ NiCMef

      Oui mais ce n’est pas le sujet. L’époque n’était pas aux machines encore.

      PT

    • En résumé, M. Éthier rejoint votre position simplement parce qu’il adopte votre angle d’analyse: comment les montréalais veulent-ils “vivre” leur ville?

      Or, vous avez tous deux raison, le citoyen lambda recherche surtout une ville où il fait bon vivre et où donner un sens aux menus détails conforte son appartenance identitaire. Cela dit, des villes comme ça, il en existe combien? Probablement des milliers.

      Mais non, ce que veulent les montréalais, c’est retrouver leur place parmi les grandes villes de cette planète. Malgré les hauts et les bas, nous n’avons jamais perdu l’ambition des premiers côlons qui ont débarqué sur ces terres. Partis de rien et fiers de ce que nous avons accompli, ce que nous désirons, c’est l’appréciation de l’autre, voire sa reconnaissance.

      En globe-trotter, je me suis fait des amis sur plusieurs continents. Je leur ai chaque fois vanté les mérites de Montréal comme ville magnifique. Mais à chaque fois je me suis buté à leurs remarques : qu’y a-t-il à voir à Montréal pour un touriste qui désire y passer plus d’une fin de semaine? La liste est trop courte: le stade Olympique, le Vieux-Port, le Mont-Royal et le “Montréal souterrain”.

      L’équation est simple: l’architecture iconique est un des moyens les plus rapides de retrouver notre statut. C’est pour cette raison que l’occasion manquée du pont Champlain représente une gaffe monumentale et un affront au désir de reconnaissance des montréalais de toutes origines.

    • Austerlitz
      A qui le dites-vous, ce n’est pas le sujet, à moi ou à vous ? C’est un peu PT comme raisonnement ! C’est tout à fait dans le sujet et c’est vous-même qui l’avez initié. Soit une ville préserve son patrimoine et s’étend horizontalement, soit une ville se renouvelle en combinant la verticalité, mais dans les deux cas ça prend une vision d’ensemble, un plan directeur et une volonté et une collaboration à tous les niveaux décisionnels. Dans le deuxième cas, la démolition partielle est inévitable ! Monsieur Cardinal a tout à fait raison, c’est le contexte qui compte, Paris est une ville d’une incroyable beauté, mais la Tour Montparnasse est et restera laide pas à cause de son identité propre, à savoir son design, mais à cause de son isolement. Je ne sais pas mais lorsque Pei a pondu PVM sur la planche à dessin, je peux m’imaginer la réaction des notables montréalais, je regarde les photos de l’époque, pis t’avait PVM, le SuNLife et la Basilique Marie Reine du Monde complètement écrasée. Je trouve la Basilique moins opprimée maintenant qu’elle ne l’était à l’époque. P-e que les Tours Evolo s’avéreront être un point d’ancrage pour un éventuel développement urbain. Tout ça pour dire, c’est p-e pas fantastique maintenant mais qui sait dans 20 ans. C’est rendu que j’ai même fini par apprécier le Complexe Guy-Favreau avec le temps. Tsé je veux dire…

    • @max-sim: ”qu’y a-t-il à voir à Montréal pour un touriste qui désire y passer plus d’une fin de semaine? La liste est trop courte: le stade Olympique, le Vieux-Port, le Mont-Royal et le “Montréal souterrain”.”

      Et voilà, vous venez de faire un excellent résumé de l’architecture iconique: un objet devant lequel on se plante et qu’on regarde pour repartir aussitôt aller en voir un autre. En quoi est-ce donc si important pour une ville? Pourquoi voudriez-vous aller dans une ville comme Reykjavík ou Stockholm alors qu’il n’y a ”rien à voir”?

      Toutes les villes et les campagnes que vous avez parcourues avaient-elles un ”branding”? Non, sans doute, mais vous y êtes allé quand même et vous avez rapporté vos souvenirs.

      Francis Huneault

    • francisk
      Vous avez lu dans mes pensées. Diantre.

    • Cela reste à voir. Ces oeuvres d’architecture peuvent convenir ou non, tout dépend du projet, du quartier… Certaines peuvent faire penser à des sculptures. Alors ce peut être très bien mais quand tu es dans un musée ou une salle d’exposition ou encore à Expo 67, tu passes d’une oeuvre à l’autre ou d’un pavillon à l’autre. L’oeuvre ne risque pas vraiment de ne pas convenir ou alors c’est moins grave. Tu passes d’une à l’autre.

      Cela étant dit… Tout dépend du projet, pour un musée, une salle de concert, un institut de design… Il faut se démarquer…

      Je regarde la Maison Symphonique mais pour voir quelque chose il faut s’éloigner… C’est pas laid comme design finalement tout en restant classique mais l’OSM ce n’est pas un Musée d’Art Moderne.

      Le bâtiment qui m’intéresse plus c’est celui où Bell a ses bureaux. Dans le bas cela va… Dans le haut bien cela paraît un peu moins bien, je trouve de plus loin. Mais qui était l’architecte de cet édifice, quelle est son histoire ?

      L’édifice au coin Saint-Laurent et Ontario est aussi super intéressant mais défraîchi et avec des commerces en bas qui en ont rien à cirer de l’immeuble où ils sont. En apparence, en tous les cas.

      Vous en avez d’autres juste en face… Avant de construire, des oeuvres phares, il faudrait peut-être commencer par respecter et mettre en valeur le patrimoine bâti.

      Regarde l’immeuble où est le supermarché Madina et la boucherie Sabra. Il semble être traité avec aucun respect.

      Une ville devriat commencer par se respecter autant pour son présent que pour son passé avant de vouloir attirer les touristes qui font un Wow comme une foule dans un Musée mais qui prennent leur photo devant et après bye, bye .

      Qui font un tour de ville en une journée… On peut toujours…

    • Pour le 2000 boulevard Saint-Laurent, je les ai les détails mais il faut être sur le web…

      Appelé l’Édifice Grothé…

      http://patrimoine.ville.montreal.qc.ca/inventaire/fiche_bat.php?batiment=oui&lignes=25&id_bat=9941-50-0831-01&debut=400

      En même temps c’était une construction industrielle. Cela montre quand même quelque chose de l’époque. Oui, l’immeuble est classé mais est-il vraiment mis en valeur et traité avec respect ? Pas sûr.

    • Pour le 2000 boulevard Saint-Laurent il y a combien de condos ?

      Il y en a un en vente pour 625 000$ Mais qui occupe quelle superficie de l’immeuble ?

      http://sothebysrealty.ca/fr/property/quebec/montreal-real-estate/ville-marie-montreal/63998/

      Pour moi cela semble significatif que le marché en a pratiquement rien à foutre de l’histoire sauf quelque fois. Cela enlève presque de la valeur commerciale à l’immeuble à leurs yeux, c’est trop de trouble.

      L’immeuble au complet sur le marché vaut combien ? Et si on compare avec sa valeur patrimoniale ? On voit bien l’opposition…

    • la premiere chose que la grande region montrealaise doit faire c’est de se constituer en une GRANDE ville , pas une collection de gros villages qui n’en font qu’a leur tete , quand on aura un ensemble geographique gere a l’unisson on pourra avoir des projets wow , en attendant chacun des arrondissements avec qui il fudrais dealer avec pour un projet ne sont pas demographiquement asser important pour valoir des , ou meme un , projet wow

    • Et que faire de cet urbanisme contractoriel qui fabrique des boulevards Taschereau dans toutes les petites villes de province. Je ne suis pas fier de mon pays si c’est pour ressembler à ça. et que dire de cet étalement urbain généralisé à grand coup de bungalow ou de duplex sur les meilleures terres agricoles du pays. Les villes ont renoncé a réglémenter l’urbanisme, qui se retrouve entièrement dans les mains des promoteurs, sans aucune direction autre que le profit. On est mal barrés, c’est sur.

    • Lapresse 20140904

      “…il faut reconnaître que la métropole n’est pas Bilbao….” Vraiment? Vous n’est pas sérieux? Je me souviens visiter Bilbao à six ans avec mes parents. Bilbao était la ville poubelle de l’Espagne. En tant que ville industrielle, elle paraissait comme une vieille usine. Les murs des édifices du centre-ville couverts de poussière, crasse, charbon et usés des années de monoxyde de carbon, emprisonnaient une chaleur de smog nauséabonde des usines et des moulins à papier.

      Bilbao est aujourd’hui un bijou parce-que les dirigeants ont fait un pari d’audace à la “My Fair Lady”.

      Le problème avec la métropole de Montréal est qu’il n’y a pas d’audace.

      Le problème avec la métropole, et le reste du Québec est qu’il n’existe pas de vrai concours de design. Oui, il y a des concours, mais pas des vrais concours ou l’on invite “tous” les professionnels qualifiés à soumettre des propositions dans une première phase anonyme. Lors d’une deuxième phase, les finalistes améliorent leur propositions et un gagnant est sélectionné par le jury.

      Au Québec, la majorité des grands projets sont octroyés par des concours ou appels d’offres dont le processus est très similaire, c’est à dire que la première phase n’est pas anonyme et consiste essentiellement par la remise d’un CV de projets antérieures similaires, récents et pertinents, compréhension du mandat, composition de l’équipe, etc. C’est loin d’être anonyme et si vous me permettez, loin d’être transparent.

      L’Opéra de Sydney est le symbole emblématique de l’Australie. Ce projet fut le résultat d’un concours ouvert avec une première phase anonyme. L’architecte de la Sydney Opera House, Jorn Utzon, était inconnu avant ce concours et il est resté pratiquement inconnu après. S’il se présentait à un concours au Québec aujourd’hui, il n’aurait aucune chance. Son “CV” ne serait pas suffisant et son projet de la maison de l’Opéra serait trop vieux pour être considéré comme un projet antérieure similaire, récent et pertinent!

      Il faut que ça change. Des millions et milliards de dollars des fonds publics sont investis chaque année dans notre patrimoine urbain et on accepte de réduire la probabilité de bénéficier des coups des génies comme des Sydney Opera House à un simple CV!

      Oui Monsieur Cardinal, Montréal “est” Bilbao, et mieux! Nous avons une longueur d’avance. Imaginez le potentiel de Montréal si on change le système actuel d’octroi des mandats et si on se permettait de rêvez!

    • @NiCMef
      J’aime bien débattre avec vous moi de même !

      Pour ce qui est de votre proposition d’obtenir une franchise AAA, je doute qu’elle soit réaliste pour un marché comme Montréal.

      D’abord, les villes du AAA s’appellent Toledo, Lehigh Valley, Rochester, Buffalo, Durham, etc. Ça ne sonne pas tellement dans la même catégorie que la 15e ville nord-américaine en population métropolitaine, n’est-ce pas ?

      Mais il y a également le fait non négligeable qu’une équipe AAA ne se déménage pas comme une équipe majeure. Ça fait drôle à dire, mais contrairement aux équipes des majeures, les équipes AAA ne sont pas le même genre de propriété.

      En clair, une équipe AAA offre la structure, le stade, le nom, l’équipement, etc. Elle est implantée dans une ville pour la durée du bail de l’amphithéâtre. Alors que l’équipe affiliée peut changer régulièrement durant la durée du bail, car les équipes majeures signent des contrats d’une durée X afin d’y faire jouer leur équipe mineure que ce soit AAA, AA, A fort, A, ligue de recrue.

      Pour simplifier la compréhension de ce modèle d’affaires singulier, prenons l’exemple des Mets qui ont eu leur équipe AAA pendant quatre ans à Buffalo, au terme de leur contrat en 2012 ils ont déménagé leur équipe à Las Vegas, mais Buffalo n’a pas perdu ses Bisons pour autant. Puisque les Bisons de Buffalo sont maintenant affiliés aux Blue Jays.

      Tout ça pour dire qu’il est plus simple de déménager une équipe des majeurs qu’une équipe des mineures !

      D’ailleurs, si Montréal obtenait une équipe de filiale, c’est garanti que les amateurs n’auraient droit que très peu de temps aux meilleurs espoirs du grand club. Une équipe AAA n’équivaudrait qu’à une équipe de figurants et c’est en partie ce qui a causé la perte des Expos à l’époque. Après avoir goûté au majeur, je doute que les Montréalais soient prêts à accepter une équipe de moindre valeur !

    • Architecture iconique ou pas, le soucis des hommes politiques au municipal et au provincial par les temps qui courent c’est de séduire le contribuables, “le payeur de taxes” comme dit Labeaume dont la voix de Coderre fait écho, puis celle de Moreau, de tous les Libéraux et des Caquistes. Dans cet optique, ces politiciens se doivent d’opter pour quelque chose qui a tout de l’apparence de la modestie. L’architecture doit donc elle-aussi se faire le reflet de cet austérité financière. WOW

    • @ NiCMef

      Ne pas le prendre personnel. C’est un fait avéré que le passage du Paris moyen-âge (les mots de Napoléon III) à Paris grande capitale a eu un coût humain énorme. Reste qu’il faut remettre dans le contexte de l’époque et que ces effets collatéraux n’existent pas dans la même proportion aujourd’hui. Alors, oui il est évident que l’opération Haussmann a eu des répercussions énormes – un facelift qui attendait depuis 5 siècles! – et c’est différent aujourd’hui. En ce qui me concerne, le sujet est l’intégration du beau dans la vision de développement urbain.

      PT

    • J’appuie sans retenue la proposition que Montréal obtienne une équipe de baseball de niveau AAA, servant de filiale aux Blue Jays de Toronto.

    • @contarebourg: ”Dans cet optique, ces politiciens se doivent d’opter pour quelque chose qui a tout de l’apparence de la modestie. L’architecture doit donc elle-aussi se faire le reflet de cet austérité financière. ”

      Votre commentaire est très très pertinent. Vous touchez là l’essentiel d’une discussion extrêmement lourde de sens en architecture, mais cette discussion porte essentiellement sur l’effet des PPP. Je ne m’étendrai pas plus.

      Dans le sujet actuel, le wow en architecture, sachez que de nos jours il n’est pas question d’un choix entre deux possibilités: soit une belle architecture ou une architecture ennuyante. Il y a moyen d’agir avec responsabilité envers les contribuables tout en fournissant des projets vivifiants et structurants pour la société. Or, ces projets n’ont pas à être iconiques pour y arriver. L’architecture iconique est une architecture de recette, de copier-coller, de superficialité et de renom.

      En somme, ce n’est pas parce qu’on dit que l’architecture iconique n’est pas une bonne piste que l’on est nécessairement pour l’austérité. On peut encore rêver d’audace, de vraie.

      Francis Huneault

    • @miguelescobar
      Excellent.

      @francisk
      Bien dit vous aussi.
      Ca peut être de petits icones qui coutent pas cher. Qui passent inaperçus mais qui à la longue, font boule de neige. Une maison à la façade jaune, une fresque intégrée à la façade, un toit mauve. Pourquoi ne pas inciter les gens à oser dans la couleur. Par exemple, il y a une nouvelle bâtisse de retraités sur Papineau au coin de Sauriol. Ils ont fait un agencement asymétrique de 4 couleurs de brique. C’est ordinaire comme architecture mais les briques rendent ça moins “drabe” !!

    • Pas rapport avec le sujet, mais en rapport avec Montréal. Il y a un peu moins d’un an, Mélanie Joly nous disait: «Je vous ai dit que j’étais là pour rester. Je vais maintenant doter mon parti d’une meilleure organisation et vraiment m’assurer d’être présente au niveau de la politique montréalaise»

      «Ses détracteurs la voyaient déjà faire campagne aux prochaines élections provinciales ou fédérales. Or, Mélanie Joly semble être sur la scène municipale pour y rester : elle a annoncé ce soir sur son compte Twitter qu’elle briguerait la mairie de Montréal en 2017.»

      http://www.lapresse.ca/actualites/elections-municipales-2013/201311/04/01-4707108-melanie-joly-briguera-la-mairie-en-2017.php

    • Il y a exactement 14 fois le mot “iconique” dans votre court billet. Je suis en train d’en faire une indigestion… Manquez-vous de mots?

    • C’est la première fois que je soumet un commentaire… Il me semble, mais c’est seulement mon opinion, que les plus récents commentaires devraient apparaître en haut de la liste, non?

    • @delocia
      Primo: “court billet” pour qualifier un texte de 19 paragraphes me semble un peu réducteur.
      Secundo: si vous vous donnez la peine de lire le chapeau vous y apprendrez que ce texte n’est pas de monsieur Cardinal.
      Tertio: quelles sont vos suggestions de synonymes pour “iconique” ? Pour ma part je n’en trouve pas beaucoup. “Emblématique” peut-être?

    • The_Greatest
      Dois-je vous appeler Cassius ou Mohamed. Bon ! Bon ! Tout de suite les gros mots, une équipe de moindre valeur ! La différence entre vous et moi est que vous y croyez encore et c’est ce que j’apprécie de vous. Moi je regarde les chiffres et je ne vois pas comment cela peut fonctionner à très long terme sans que les nouveaux proprios aient les poches extrêmement profondes, je parle de poches et non de gorge quoi que parfois je me pose de sérieuses questions. Au-delà de quelques bonifications au niveau de la fiscalité et des concessions de droits de construction, l’État n’a plus à décider, n’a plus le mandat de décider pour les citoyens, en ce qui concerne le sport professionnel. Point à la ligne. Je prône le AAA par pur égoïsme et nostalgie, je veux revoir du baseball à Mtl peu importe le calibre de jeu, mais plus important encore, une franchise de la MLB, yeah sure, un riche milliardaire doit payer pour le stade et la franchise, ou un consortium combiné à un appel public genre les Cheeseheads qui doivent être rendus à 2 ou 3 levées de fonds. Je ne vois aucune gêne d’être placé sur la même liste que Raleigh, Durham, Buffalo pour ce qui est du baseball. Un moment donné il faudra se rendre à l’évidence que la croissance n’est pas infinie, bref , ce n’est pas compliqué 12 villes ou grandes régions métros ont une présence dans les quatre ligues majeures (NHL,NBA’MLB et NFL). Donc 12 villes raflent presque la moitié des franchises de ces quatre ligues. Montréal ne sera JAMAIS dans cette constellation, Toronto notre métropole se contente pour l’instant de trois de ces franchises. Je parle de AAA depuis le départ des Expos et la voilà notre plus grosse erreur, parce que je fais un pari qu’éventuellement le ‘’farm system’’ sera complètement révisé et que le baseball des ligues mineures sera intégré au baseball majeur un peu comme au football européen. A bien y penser mon pari est aussi débile que le vôtre, sauf que le mien coute moins cher.

    • @delocia
      On aime le iMachins et on nous pousse pleins de cônes orange dans la gorge jusqu’à en avoir le hoquet. Ca fait i cone hic … iconique !!

      Pour l’ordre des messages, on lit de haut en bas d’habitude.

      Bienvenue dans le blogue :-)

    • N’est ce pas ironique…

    • Woah!

      Nous avons un fleuve majestueux et le pont à construire devrait le mettre en valeur (et rendre le fleuve visible). Actuellement nous passons d’une rive à l’autre – Mercier, Champlain, Victorias, J-Cartier et … H-Lafontaine – sans ou si peu et de si loin le voir .

    • Montréal pourrait en effet avoir une plus belle architecture.
      Il faudrait également qu’on soit plus sévère pour l’affichage. Certaines rues commerciales sont de plus en plus affublées d’enseigne bariolées, criardes, laides. Des vitrines encombrées, c’est laid et ça ne me donne pas envie d’y aller. Si la première chose qu’on remarque est laid, l’architecture pourrait être fantastique, ça ne m’intéresse pas.

      Montréal doit son charme à ses arbres. SVP, une politique de l’arbre. Qu’on oblige tous ceux qui ont des terrains assez grands d’en planter. Qu’on préserve ceux qu’on a. Qu’on prenne protège le Mont-Royal.

      Quand je pense à ce qui est arrivé à la maison Redpath, je ne vois pas pourquoi on se torturerait à faire beau, quand on ne protège pas ce qu’on a déjà.

    • Moi personnellement, je trouve que l’architecture moderne réflète bien la chose que je vois chez les dirigeants politiques et économiques des années 2000: beaucoup d’arrogance.

    • Tant qu’à devoir payer pour ce pont, aussi bien en avoir pour son argent. Il doit permettre les transports en commun et avoir une signature reconnaissable entre mille.

      Notre Stade O, qu’on se plait à haïr est encore l’attrait touristique no 1 de Montréal. malheureusement, on met à la tête de la RIO des incompétents. On est au Québec, dans la ville qui a vu naître le hockey organisé et on a pas pu organiser une partie extérieure de la NHL, alors qu’un tas de villes américaines l’ont fait. Les parties éliminatoires de Football et autres évènements ont démontré qu’il y a du potentiel pour ce stade. Cessons de l’haïr et rentabilisons-le.

      Je suis d’accord avec ceux qui disent qu’on ne protège pas ce qu’on a. On veut toujours plus, mais on a quantité d’installations sous-utilisés et mal gérés.

    • Sixties
      Here ! Here !
      Si les berlinois sont capables de recycler le tristement célèbre stade olympique de 1936 à un cout de 250 millions d’euros, tsé je veux dire, mais c’est vrai qu’on parle des allemands dans ce cas-ci. Les Giants de NY ont joué au Yankee stadium pendant 20 ans, à ce que je sache, les règles ont pas changé tant que ça, ni pour le baseball, ni pour le football.

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