Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 28 août 2014 | Mise en ligne à 9h59 | Commenter Commentaires (77)

    L’absence d’une culture du beau enlaidit Montréal

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    Je reproduis ici une version modifiée et écourtée de ma chronique de ce matin.

    Les problèmes de collusion et de laxisme administratif ont permis à certains de s’en mettre plein les poches, on le sait. Mais ces déviances ont eu une autre conséquence : elles ont enlaidi Montréal et sa région.

    C’est l’angle mort de la Commission Charbonneau. Une conséquence dont on ne parle pas, même si elle est plus grave, d’une certaine façon, que les pots-de-vin qu’on tente de récupérer. Ce qu’on a construit, on ne peut le déconstruire (quoi que…).

    Prenez le plus récent exemple, ces deux horribles tours qui ont poussé sur la pointe nord de L’Île-des-Sœurs, là où rien n’aurait dû dépasser quelques étages. Visibles à votre droite quand vous sortez du pont Champlain en direction de Montréal, elles sautent au visage, non pas en raison de leur laideur intrinsèque (leur façade est banale), mais en raison de leur emplacement.

    À sa face même, c’est une aberration, un obstacle visuel de 30 étages qui contamine la vue sur l’Oratoire, le mont Royal et le centre-ville.

    Selon un rapport du contrôleur général, dévoilé par le Journal de Montréal, le projet Evolo serait entaché par un grand nombre d’irrégularités, voire par une collusion entre promoteur, élus et fonctionnaires.

    X031_49BB_9Proment s’en défend, dit qu’il a agi en respect des règles. Tout comme, d’ailleurs, le CUSM affirmait récemment avoir agi en respect des règles lorsqu’il a donné huit étages hors sol à son stationnement… «souterrain» (qu’on voit en bas à droite sur la photo). Tout comme les promoteurs soutiennent avoir agi en respect des règles lorsqu’ils ont construit toutes ces affreuses tours sur le bord de l’eau à Laval.

    Mais dans le fond, peu importe qu’ils disent vrai ou pas. Peu importe si les règles ont été tordues, et par qui. Ce que l’on retient, c’est que les décisions ont été prises sans souci pour l’impact qu’ont ces nouvelles constructions sur le paysage urbain.

    Vrai, le maire de l’arrondissement Verdun a juré, lundi, que l’«urbanisme créatif» de ses prédécesseurs n’a plus sa place à L’Île-des-Sœurs. Tant mieux. Mais n’allons pas croire qu’en changeant quelques fonctionnaires, on se convertira soudainement à l’architecture de qualité. Pas plus dans ce quartier qu’ailleurs à Montréal.

    L’emplacement des tours Evolo, le stationnement du CUSM et les constructions douteuses de Laval sont autant de manifestations d’une absence de souci pour l’harmonieux, le durable, le fonctionnel. Mais elles n’en sont qu’un épiphénomène.

    Tout cela a pu lever de terre dans l’indifférence la plus totale parce qu’on n’a pas, au Québec et à Montréal, une grande préoccupation pour la qualité architecturale, pour l’impact des constructions sur le paysage et le cadre bâti. On n’a pas, autrement dit, une culture du beau.


    • Vous citez quelques exemples récents, mais le mal est fait (et perpétué) depuis longtemps ; tout est géré en silo à Montréal, aucune vision d’ensemble, aucune direction, aucun plan sur le long terme. Tout le monde veut faire son p’tit truc de son bord et laisser sa marque personnelle dans le paysage urbain, c’est la culture de l’enfant-roi qui se croit exceptionnel.

    • « Ce qu’on a construit, on ne peut le déconstruire. »

      Vrai, mais on peut le réparer souvent et longtemps en crou$$e!
      …..

    • Pour plusieurs, ma comparaison paraîtra boîteuse, mais nous revenons de la Colombie-Britannique et la beauté des lieux est à couper le souffle.
      Oui, Montréal, ce n’est pas sur le Pacifique etc. etc. Je le sais bien.
      Mais ce que nous avons vu, notamment à Victoria, c’est une fierté des gens pour leur propriété. Le climat aide, c’est sûr, mais c’est cette fierté de bien entretenir les lieux, qu’ils soient publics, ou privés.
      On n’a pas vu beaucoup de propriétés délabrés, mal entretenues et sales.
      Vous allez dire qu’il y a de la richesse à Victoria, et c’est vrai.
      Mais sans dépenser des fortunes, la volonté de vouloir un environnement propre et bien aménagé ne coûte pas toujours une fortune.

    • On veut densifier Montréal. Haro sur ces irresponsables qui cherchent de l’air, de l’espace et de l’intimité et qui font dans l’étalement urbain du 450.

      La quantité de terrains à construire a ses limites à Montréal. Vous n’avez pas fini de voir ces cages à poules en hauteur apparaître un peu partout. Pas le choix! Remerciez plutôt ces méchants banlieusards qui n’empirent pas le problème de “vue sur le Mont-Royal et sur l’Oratoire” en vous laissant un maximum de place! Je me contenterai de la ferme derrière chez moi qui me donne quelques kilomètres de vue sur des champs de maïs illuminés de lucioles les beaux soirs d’été. Bon, en gratte-ciel, on a la vue sur les édifices illuminés: romantique en diable. Mille pardons!

      Une ville, du béton à perte de vue, des arbres rachitiques, de la pollution, des graffitis, de la saleté, c’est laid par définition. Faut vraiment avoir perdu tout sens commun pour trouver qu’une ville, c’est beau. Pratique, à proximité de tous les services pas mal plus nombreux qu’en banlieue, je veux bien. Mais beau?

    • @loubia Un peu de lecture sur la densification, qui peut se faire à échelle plus humaine: http://collectivitesviables.org/articles/compacite-densite/

      Rien contre les tours, mais on peut les faires à la bonne place. Et on doit respecter la trame environnante en densifiant. Un bel exemple de projet, le pôle Roland-Therrien à Longueuil:

      http://www.polerolandtherrien.com/wp-content/uploads/2012/08/UZS_12417_rapport3_Revisee_2014-02-19-PDFetWEB.pdf

    • Je la trouve bien cette tour. J’aimerais beaucoup que ces magnifiques tours de 30 étages et plus prolifèrent davantage à Montréal afin de densifier davantage notre ville.
      Montréal, est une ville horizontale, peuplée de duplex vieux et moches.
      Face à la menace de l’étalement urbain, et du trou de beigne que devient Montréal, je trouve sain et bénéfique de construire des développements les plus denses possibles.
      30 étages, c’est trop? Trop peu.

      Par contre, le fait que le promoteur ait usé de corruption est un crime grave. Cela ne rend pas ce magnifique projet moins valable, il met Montréal en valeur lorsque l’on entre dans la ville.

    • @loubia
      Ce n’est pas parce que vous, personellement, vous n’aimez pas la ville que les autres qui trouvent une ville belle ont “perdu tout sens commun”.

      Oui, une ville peut être belle. L’architecture, vous pensez que c’est quoi, juste une discipline qui sert à monter 4 murs et un toit? Je considère l’architecture comme faisant aussi partie de l’art. Et c’est là-dessus, il me semble, que M. Cardinal soulève un point.

      Ça fait un peu plus de 3 ans que j’habite dans la ville de Montréal. J’y ai résidé dans 3 quartiers, chacun très différent de l’autre. Continuellement, j’y ai trouvé – et je trouve toujours – du beau ici. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a rien de laid? Oh que non!
      Il faut juste voir plus loin que le bout de son nez pour reconnaître et apprécier le Beau.

    • @cmoibenlepro

      «Je la trouve bien cette tour. J’aimerais beaucoup que ces magnifiques tours de 30 étages et plus prolifèrent davantage à Montréal afin de densifier davantage notre ville.
      Montréal, est une ville horizontale, peuplée de duplex vieux et moches. 30 étages, c’est trop? Trop peu.»

      Le problème n’est ni la densification (je suis pour), ni la façade de ces tours (plutôt ordinaire, mais pas moche), ni la hauteur des tours. Le problème, c’est leur emplacement.

      François Cardinal

    • @loubia

      “Je me contenterai de la ferme derrière chez moi qui me donne quelques kilomètres de vue sur des champs de maïs illuminés de lucioles les beaux soirs d’été. ”

      Je crois que vous avez tout à l’envers. C’est plutôt vous qui devriez remercier les gens de la ville de préserver la nature. Beaucoup, comme moi, sont assez en amour avec nos milieux naturels pour les préserver, plutôt que de les démolir pour son petit plaisir personnel. Faire le choix d’habiter en ville, ça ne détruit rien à la base. On pourrait augmenter la densité de Montréal d’avantage, et ce serait toujours Montréal. Densité ne rime pas avec laideur. Par contre, le choix de favoriser l’étalement urbain, c’est directement responsable de la destruction des paysages que vous aimez, de plus en plus loin.

      De toute manière, quelle est la finalité de ce commentaire? Nous sommes trop nombreux pour permettre à chacun de se conformer dans votre vision assez étroite et rigide de ce qui est beau. Ce n’est pas une solution à quoi que ce soit.

      ” Faut vraiment avoir perdu tout sens commun pour trouver qu’une ville, c’est beau.”

      Je crois que vous avez mal formulé votre pensée ici. Enfin, j’espère! Les villes ont leurs problèmes, mais c’est aussi le berceau de l’expression d’une tonne de facette du génie humain. L’architecture, l’art, les démonstrations de richesse… Dire que la ville se résume à du béton et des déchets, c’est comme dire que votre patelin se résume au tas de fumier de votre voisin fermier. Depuis des siècles les gens vont visiter les villes pour leurs attraits, et cela comprend l’esthétisme, avec de bonnes raisons.

      Sinon, monsieur Cardinal à raison. En fait, la plupart des villes occidentales ne savent plus comment faire des villes fonctionnelles et intéressantes (cela comprend aussi la campagne, les banlieues, les villages… c’est rarement beau). Il y a encore quelques exemples de belles villes, faut s’en inspirer.

      Mais je ne dirais pas qu’on ne fait que du laid partout à Montréal. Dans les quartiers centraux, les efforts “d’intégration” (souvent plus par le contraste contemporain que l’imitation), et de contrôle de la qualité sont notables, mieux que les dernières décennies. On s’améliore aussi pour faire les places publiques. On sait maintenant donner un sens et une utilité à un lieu, plutôt qu’un bout de gazon entouré par 4 rues.

      Bref, je dirais qu’on fait mieux qu’il y a quelques décennies, mais il faut vraiment se doter d’un peu de folie architecturale, et transmettre aux gens le goût de l’architecture, enseigner son importance et la fierté qui en découle.

    • “absence de culture du beau” Très bien dit. Il faut se promener ailleurs pour le remarquer. Même si “ailleurs” a ses problèmes également. On pense à la banale Tour Montparnasse à Paris ou les énormes hôtels dans les Alpes.
      Construire “beau” ne côte pas nécessairement plus cher. Il faut se défaire de ce mythe. J’aimerais avoir l’opinion d’un urbaniste sur leur sous-utilisation. Plein de développements me semblent “garrochés”. On a des experts et on ne les utilise pas.

    • Concernant le stationnement du CUSM, et à part le fait qu’il déroge à un règlement, il y a un autre problème quand on le regarde avec l’ensemble du centre hospitalier, ce que j’ai fait en passant avec quelques autres personnes: on est presque unanimes à dire que c’est la partie la moins laide de l’ensemble, parce qu’il montre au moins une certaine régularité dans ses lignes. Le reste, aux découpures dépourvues d’harmonie, aux couleurs primaires plaquées comme autant d’arrière-pensées sur un ensemble moche, le reste est tellement laid… digne de plusieurs nouveautés architecturales qui sont apparues comme autant de pustules sur le visage de Montréal.

    • @cmoibenlepro

      “Montréal, est une ville horizontale, peuplée de duplex vieux et moches.
      Face à la menace de l’étalement urbain, et du trou de beigne que devient Montréal, je trouve sain et bénéfique de construire des développements les plus denses possibles.”

      je trouve que l’esthétisme d’une ville comprend aussi son patrimoine architectural. Montréal ne devient pas un trou de beigne, elle se gentrifie, surtout dans les quartiers centraux, par des gens payant le prix fort pour un vivre dans ces plex. Les plex sont souvent des édifices riches en ornementations, avec des couronnements, des tourelles, des galeries en bois sculpté, de la pierre taillée… La richesse architecturale est bien présente.

      Plusieurs plex gagneraient à être mieux entretenus, mais des édifices comme ceux de l’Île-des-Sœurs ne sont aucunement plus beaux, originaux, ou travaillés. Ils sont franchement génériques, et interchangeables dans n’importe quelle ville nord-américaine. J’en verrais bien quelques uns de plus dans le centre-ville, pour mettre un peu de verre dans notre skyline, mais ce n’est pas là qu’on va chercher notre beauté montréalaise.

    • «L’emplacement des tours Evolo, le stationnement du CUSM et les constructions douteuses de Laval sont autant de manifestations d’une absence de souci pour l’harmonieux, le durable, le fonctionnel.
      Tout cela a pu lever de terre dans l’indifférence la plus totale parce qu’on n’a pas, au Québec et à Montréal, une grande préoccupation pour la qualité architecturale, pour l’impact des constructions sur le paysage et le cadre bâti. On n’a pas, autrement dit, une culture du beau.»

      Voilà l’essentiel de cette chronique, qui met le doigt sur le gros bobo. L’esthétisme architectural ne semble pas être une grande force chez nous depuis plusieurs années, et encore moins l’harmonie du développement urbain.
      Manque de contrôle sur des promoteurs véreux, corruption, manque de vision et d’intelligence «esthétique» de nos dirigeants. Voilà qui résume bien, malheureusement, notre Québec.

    • des lucioles j’en ai dans le jardin de mon duplex a 10 min du centre ville,et le concert de grillons/cigales tous les soirs , oui j’ai paye plus cher mais je n’ai pas a avoir deux ni une voiture a changer aux 5 ans , et je suis a 7 minute en velo du travail , mais apres avoir vecu 20 ans entre hong-kong paris et singapore , montreal c’est pas une ville mais une gang de gros villages qui veulent se croirent une ville

    • @boblerob
      Votre étalement urbain que vous reprochez aux banlieusards est le même qui a englouti les meilleures terres arables au Québec : à St-Laurent, Ahuntsic, Mont-Royal … Mont-Royal qui était renommée jusqu’à New York pour son melon au goût divin en passant.

      Et quand je prends une marche dans mon coin à Laval, je compte des centaines d’arbres. C’est bien plus qu’en ville. Il n’y a pas que les paysages qui comptent. La banlieue est le poumon de Montréal.

      Et fondamentalement, l’être humain n’est pas fait pour vivre en si gros regroupements. La densification est seulement la réponse “la moins pire” au surpeuplement de la Terre.

    • C est une drôle de coïncidence que vous parliez de cela dans votre chronique d aujourd hui parce qu hier un copain me faisait consulter un lien avec le site sustainablecitiescollective un site axé sur la conception urbaine. La journaliste Jilian Glover y écrit un article intitulé Montréal je t adore. Bien sur il n y a que le titre en français ca donne belle jambe. Mais bon, c est la vision d une fille de Vancouver qui redécouvre Montréal. C est une vision totalement différente de celle que vous exposez aujourd hui parce qu elle traite d un coté que nous prenons pour acquis soit la dimension socio-culturelle rattachée à la ville de Montréal. Intéressant papier parce que ca nous indique sans doute que le monde idéal se situe entre votre vision un peu sombre et la sienne qui est très fleur bleue et flatteuse de Montréal.

      Ceci étant dit, il est évident que nous ne pouvions pas nous sortir sans cicatrices des différents fléaux qui ont ravagés la ville . Parmis les plus significatifs je mentionnerai bien sur la corruption et l inertie ambiante à la mairie mais aussi et surtout les défusion qui ont carrément proscrit toute forme de vision d ensemble et de synergie architecturale.

      Ca nous prendra du temps avant de retrouver une certaine fierté envers notre paysage urbain parce que de toutes façons , nous seront toujours portés à se demander combien aura couté le face-lift…

      Je crois toutefois que nous avons des atouts qui peuvent largement compenser pour nos carences ou a tout le moins pour le temps perdu par la cupidité du nombril d un paquet de monde.

    • «L’absence d’une culture du beau enlaidit Montréal»

      Faux. L’absence d’une culture du beau enlaidit LE QUÉBEC.

      Le pire, c’est que les sommes à investir sont dérisoires. Un peu comme pour la construction d’un bâtiment où 1% doit être consacré à l’art. On parle donc de très faibles pourcentages mais qui font une grande différence. Le titre le dit bien par contre: c’est cette culture où l’esthétisme est complètement absent qui est le problème.

    • La même chose se produit à Pointe-St-Charles, St-Henri et Griffintown. Les tours à condos sont en train d’enclaver le canal Lachine et la piste cyclable. Fini la vue du centre-ville. C’est laid.

    • Pour avoir eu un choc cet été en visitant Boston, je peux vous dire qu’ils sont beaucoup plus fière de leur histoire (beaucoup plus de monuments) et qu’ils les protègent mieux. Pas de grafiti car ils ont des surveillants dans les parcs (pas nécéssairement des policiers) qui contrôlent autant les itinérants que les gangs. Ici, un an après la réno c’est déja détruit et ça sent l’urine pas possible avec des déchets partout.
      Par contre le district Seaport est en réno total et on voit les tours envahir les côtes du port. Eux aussi perdent le cachet et la vue sur l’eau.

    • Tout dépend de la perspective. Pour un banlieusard de la Rive-Sud qui prend Champlain, les tours sont horribles, car elles cachent sa vue sur le centre-ville. Pour un citoyen de Montréal qui habite les mêmes tours, c’est une toute autre histoire, car c’est maintenant lui qui profite de la vue! Perso, je favorise la vision du montréalais à celle du banlieusard.

    • @loubia,

      vous exagérez beaucoup le côté romantique des lucioles parce que vous évitez de parler des moustiques. J’ai vécu dans des petites villes, des villes moyennes, en banlieue, à la campagne et en ville. Avant de revenir à Montréal, j’ai habité en campagne pendant 6 ans entouré de champs de maïs, de blé et de soya.

      Il y a certes de beaux côtés à la campagne, mais il y a aussi des côtés détestables, comme les moustiques, les coccinelles asiatiques, les souris, l’éloignement pour les enfants et ados, l’absence de transport en commun, les odeurs de fumier. Quand le mur se couvre de coccinelles asiatiques aux derniers beaux jours de l’automne et qui cherchent désespérément à entrer pour survivre à l’hiver en laissant des traces et des mauvaises odeurs un peu partout, on aime parfois la simplicité d’un BBQ sur le balcon en ville sans moustiques et sans coccinelles sur le steak. Etre à deux pas des commerces, à un coin de rue de la station de métro, les enfants qui n’ont plus besoin de planifier prendre la voiture ou demander un lift à chaque sortie et ainsi de suite.

      A l’époque où j’habitais la campagne, ma voiture devait faire environ 30 000 km/année avec les coûts que ça implique. Depuis que je suis en ville, je fais moins de 5 000 lm/année.

      @tous,

      pour revenir au sujet. J’ai toujours trouvé étrange de construire ces tours à la sortie du pont Champlain. Dans un coin sans station de métro, sans accès facile autrement qu’en bagnole. Comme les édifices commerciaux appartenait à Bell, j’ai toujours pensé que le promoteur était intimement lié à Bell pour ce projet. Quelqu’un un sait un bout là-dessus?

    • @ugoh

      «Tout dépend de la perspective. Pour un banlieusard de la Rive-Sud qui prend Champlain, les tours sont horribles, car elles cachent sa vue sur le centre-ville. Pour un citoyen de Montréal qui habite les mêmes tours, c’est une toute autre histoire, car c’est maintenant lui qui profite de la vue! Perso, je favorise la vision du montréalais à celle du banlieusard.»

      Ah oui, c’est vrai, y a que les banlieusards qui prennent le pont en direction de Montréal, c’est bien connu. Donc la vue des 200 Montréalais qui habitent dans les tours Evolo est plus importante que celle des usagers du pont qui habitent tous la banlieue, et donc, qui n’ont rien à dire…

      Ish…

      François Cardinal

    • Oui mais Baudelaire a écrit que le Beau est toujours bizarre. ;)

      Sérieusement, votre texte fait du sens, comme diraient les faiseurs de sens…

    • La culture du beau, voilà un thème difficile à aborder. On dira facilement que tous les goûts sont dans la nature, que le beau est subjectif, qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, que le gazon est toujours plus vert chez le voisin… Comment se sortir d’une telle spirale?

      Descartes affirme que ce qui nous relie tous, peu importe notre culture, peu importe notre provenance ou notre âge, c’est le sens commun. Ce fameux bon sens quoi. Or justement, définir ce qui est beau, éventuellement l’apprécier ou l’exiger, ne commencerait-il pas par le bon sens: soit reconnaître le travail bien fait? L’architecture n’est pas une forme d’art complètement libre de contraintes, au contraire c’est ce qui la définit. Elle se définit aussi par la connaissance profonde du métier de construire. Cette dernière a donc des chances d’être belle quand on est sensible à ce qui la génère. Pour finir, une architecture sera belle proportionnellement à attention qu’on portera à ses détails: positionnement, intégration, économie de moyen, générosité des lieux, qualité de fabrication, etc.

      Dans un contexte comme celui de Montréal (et de toute l’Amérique du Nord) où tout cela est du chinois aux yeux des décideurs (pire du luxe), on ne doit pas s’étonner donc d’hériter du paysage actuel. Il s’agit d’un héritage, c’est donc très dommage qu’on y consacre aussi peu d’importance et que personne ne soit imputable de la laideur ordinaire que l’on commet.

      Une politique sur l’architecture c’est un bon début, mais ça n’empêchera pas l’ignorance de faire ce qu’elle produit de mieux: du gaspillage.

      Francis Huneault

    • @ugoh
      Donc le bien de quelques centaines de personnes prévaut sur celui de plusieurs centaines de milliers !! On continue sur le thème du billet pour souligner votre “absence” de raisonnement ?

    • @gl000001

      “Votre étalement urbain que vous reprochez aux banlieusards”

      Mon étalement urbain? J’en suis propriétaire?
      Et je ne reproche pas particulièrement “aux banlieusards” (même si ce genre d’urbanisme est en parti encouragé par la demande, il faut le reconnaître) cet état, simplement à notre façon de voir la ville. C’est plus vaste et complexe que cela.

      “est le même qui a englouti les meilleures terres arables au Québec : à St-Laurent, Ahuntsic, Mont-Royal”

      Effectivement. L’étalement urbain a existé à plusieurs époques, pas juste en dehors de l’île. L’important, c’est d’utiliser le territoire au maximum de sa capacité. Si on doit détruire 1 kilomètre carré de terre arable pour loger 25 000 personne, c’est plus acceptable que de le faire pour loger 5 000 habitants.

      “Et quand je prends une marche dans mon coin à Laval, je compte des centaines d’arbres. C’est bien plus qu’en ville.”

      Je serais curieux de voir une véritable étude comparative sur la canopée, pas juste une anecdote, mais ce serait effectivement triste qu’un bâti moins dense soit mois vert!

      “Il n’y a pas que les paysages qui comptent. La banlieue est le poumon de Montréal.”

      Ça, je suis complètement en désaccord. En fait, je ne vois pas comment cela pourrait faire le moindre sens… Comment un territoire urbanisé et pas particulièrement écologique pourrait être d’avantage le poumon de Montréal qu’un secteur naturel et sans urbanisation? La banlieue ne fait rien respirer, elle détruit une terre vierge (ou agricole) pour de l’urbanisation. La banlieue est une fraction ridicule du verdissement qui existait avant. La banlieue éloigne la nature de Montréal. C’est tout le contraire d’un poumon. La nature serait plus proche si la densité était plus élevée, partout. C’est simplement logique. Qui va profiter de la nature en faisant une promenade au Carrefour Laval ou un champ de bungalow?

      “Et fondamentalement, l’être humain n’est pas fait pour vivre en si gros regroupements.”

      L’être humain est une créature fondamentalement sociale. Depuis bien longtemps avant la surpopulation, l’être humain s’est rassemblé. L’être humain s’est mis à utiliser son plein potentiel avec l’urbanisation. c’est un phénomène très ancien. Je ne vois rien qui soit incompatible avec la densité dans la nature humaine, surtout si l’on regarde notre longue histoire et ce qui se passe autour de la planète. Il me faudra des arguments assez sérieux pour considérer cette affirmation. Le phénomène de la banlieue nord-américaine est localisée et très culturelle, et pas particulièrement une réussite retentissante.

      “La densification est seulement la réponse “la moins pire” au surpeuplement de la Terre.”

      La densification est effectivement une solution. L’étalement urbain, dans ce contexte, est un problème. C’est une chose importante à considérer, et en faveur de la densité.

    • “Absence de culture du beau” : conforme au reste de la Province, me semble.

    • Bravo et merci. Trop peu de journalistes s’intéressent à l’esthétique de leur environnement.
      Merci de sensibiliser les citoyens et les politiciens.

    • M. Cardinal je n’est qu’une seule question ! Est-ce que l’architecture est bien enseigné dans nos CÉGEP ?

    • sybilla

      28 août 2014
      13h41

      C’est tellement vrai !

    • @ragot

      Il existe une Technique en architecture, qui forme donc des techniciens, non des architectes. Faut plusieurs années d’université pour ça!

    • Question comme ça: Que pensez-vous de l’architecture et du (j’imagine) règlement municipal sur l’architecture des commerces du village de Saint-Sauveur?

    • Et ce n’est pas terminé ! Je crois que Proment planifie 4 autres tours voisines de ces deux premières. Sont-elles déjà approuvées par la Ville ?

    • Bon article! M. Cardinal, avez-vous pensé au fait que Montréal a un taux de locataire très élevé dans les quartiers centraux, donc les habitants ont peu d’incitatif à entretenir leur édifice pour en maintenir la valeur à long terme. Les propriétaires des immeubles locatifs se plaignent souvent qu’ils n’ont pas d’incitatif à moderniser et rénover leurs immeubles car ils n’arrivent pas à récupérer leur investissement… Le problème ne serait-il donc pas du en partie à la régie du logement et ses règles contraignantes?

    • La culture du beau n’a aucune chance devant la culture du profit maximum
      et la culture du coût minimum qui sévit partout maintenant…

      L’esthétique est le premier poste budgétaire qu’on va couper
      quand vient le temps de rentabiliser son investissement.

    • ed11

      28 août 2014
      16h44

      Oh come on !
      J’ai été locataire à Montréal pendant 20 ans et certains de mes propriétaires avaient de beaux projets pour leur “bâtiment” et nous demandaient souvent notre avis.
      Ca va coûter un peu plus cher mais ça valait le coup.
      J’ai également loué des “lieux” qui avaient l’air sympas mais dont le proprio se foutait éperdument, qui sont devenus “insalubres” avec le temps. (voulez-vous des photos ? J’en ai conservées).

      Lâchez moi avec la Régie. Elle fait son boulot et c’est tant mieux.

    • @fcardina et gl0001

      C’est une question de principe pas de nombre. Les habitants de ces tours méritent bien une belle vue selon moi. De toute façon, la grande majorité des banlieusards sont seuls dans leur voiture, donc ils seraient supposés regarder la route, pas le paysage!

    • Tellement vrai. Mais des mentalités, ça se change. C’est des gens comme vous, M. Cardinal, qui peuvent contribuer le plus efficacement à ce changement de mentalité. Cependant, il ne faudrait plus nous écrire des platitudes comme «Montréal, l’anti-Bilbao»…

      Quant aux tours Evolo, stationnement du CUSM et autres horreurs du genre, peut-être que la solution se trouve du côté d’un sérieux traitement de choc. Quelques gros dynamitages publics après de mémorables batailles judiciaires auraient sûrement un effet notable sur l’imaginaire collectif. Il est temps de suivre l’exemple de cet avocat istanbuliote.

    • Pendant ce temps à Toronto, non seulement ça pousse toujours autant, les projets éclatés se succèdent à un rythme hallucinant et ce, en dépit du clown en chef.

      Je m’y rends une fois par mois environ et chaque fois, j’en reviens agréablement surpris.

      Si l’architecture vous intéresse: http://www.torontosocietyofarchitects.ca/?q=node/431

    • Bien d’accord avec votre commentaire sur le manque de culture du beau, mais j’avoue ne pas comprendre votre fatouah lancée contre ces fameuses deux tours. De quelle vue sur le centre-ville parlez-vous? Lorsque l’on emprunte le pont Champlain en direction de Montréal, le centre-ville se situe beaucoup plus à droite. En fait, on ne remarque vraiment les tours qu’une fois arrivés sur l’île et, à ce niveau bien d’autres obstacles nous cachent la vue du centre-ville, dont les édifices à bureaux de Bell qui n’ont que quelques étages. Faites l’expérience sur google street view…

      Je trouve votre photo bien mal choisie car elle a été prise de côté sur l’estacade. Aucun automobiliste qui sort du Pont Champlain n’a cette vue.

      Enfin.. vous n’êtes pas au bout de vos peines puisque’une troisième tour sera mise en vente d’ici moins d’un mois…

    • Alors la vue de l’oratoire est bloquée sur le pont pour quelques secondes, pas un gros scandale. Les tours du centre-ville sont bloquées par d’autres tours pour quelques secondes, ce n’est pas un problème.
      -
      La vue sur le centre-ville? C’est un “centre-ville” très ordinaire à regarder de près ou de loin anyway. (que voulez-vous, le climat politique depuis les années 70 n’est pas propice aux investissements majeurs pcq le pq et le bq)
      -
      Il y a eu de la corruption? Prouvez-le et que la ville poursuive si il y a une cenne à faire avec ça. Seulement si il y a vraiment une cenne à faire cependant.
      -
      Mais vraiment, la beauté du pont ou la vue un ti-peu bloquée quelques secondes en passant sur le pont, pour la qualité de vie des habitants de la grande région de Montréal, dans la vie de tous les jours, ce n’est pas important. À part quelques personnes ayant étudié architechture ou en urbanisme et quelques hipsters de milieux et d’âge diverses, ça n’intéresse personne. Avec raison.
      -
      Si vous trouvez pas ça beau Montréal, déménagez à Lévis.

    • ugoh

      28 août 2014
      17h30

      Ils vous coûte combien votre condo a Evolo ?

    • Pourquoi autant de condos autour du Canal Lachine? Je fais du vélo et à toutes les fois que je vais sur le Canal, je me demande toujours qui achète ces condos de luxe? Qui? Des immigrants riches qui aiment la voiture et déteste le transport en commun? Les tours c’est beau. J’étais sur McGill Collège aujourd’hui. J’ai pris des photos de ces édifices que j’appelle de vitres. Beau même sous un soleil voilé. Aimer Montréal c’est aimer tout d’elle. Mais avoir autant de condos, de tours, aussi bien d’être à NY ou ailleurs. Si Montréal veut se différencier d’autres villes il faut qu’elle soit hors de l’ordinaire..l sinon, elle sera seulement ordinaire.

    • C’est le traumatisme du stade olympique qui fait encore des ravages…

    • Mon vieux disque n’est pas cassé, alors je reviens avec en matière de densification: si on avait fermé l’aéroport à Dorval, au lieu d’avoir des maisons de quelques étages dans le quartier Bois-Francs de Saint-Laurent, on aurait pu y avoir des saprés belles grosses tours “lettes” pour ceux icelles qui les aiment. Mais non! Avec ce foutu aéroport, pas moyen de construire haut en de nombreux endroits sur l’île.

      À Laval, y’a pas que sur le bord de l’eau que ça enlaidit. Je n’arrive pas à comprendre que des gens s’achètent des “maisons de ville” en bordure du boulevard St-Elzéar (dans le coin du Marché 440), maisons à quoi?… quatre mètres du bord de la route? J’comprends pas… Ça sert à rien, j’ne comprendrai jamais.

    • J’ai des amis qui ont demenager en banlieue et curieusement tous ont pris du poids.

      Pour ce qui est de la beaute les europeens on de quoi nous donner des lecons d’architecture et urbanisme.

      Ici tout es penser bagnole en priorite pas de trottoirs les parking devant les magasins.
      Toronto es defigurer par les tours a condos de verre sur le bord du lac ontario. Ca va mal vieillir.

      J’espere qu’on ne fera pas la meme erreur ici.

    • @ louislaf

      Je ne sais pas où vous êtes allé à Victoria… probablement dans les lieux de touristes. J’y ai vécu jusqu’à tout récemment. Le prix des maisons et des logements est quasiment indécent et les résidents entretiennent plus que mal leurs terrains et résidences.

    • Ce que vous pouvez être réactionnaire M.Cardinal! Voilà une magnifique position pour construire des tours, au bout d’une île. La vue sur le St-Laurent et sur Montréal doit être sensationnelle dans les condos.

      Cela dit, quelques tours, c’est bien, mais trop de tours se nuisent les unes les autres, se font de l’ombre et augmentent la densité à un niveau étouffant.

      Les tours ne peuvent pas être la principale réponse à l’étalement urbain. Surdensifier le centre d’une région alors que les banlieues continuent de s’étendre sans norme de densité n’a pas de sens. Il faut au contraire favoriser la moyenne densité. Il serait facile de construire des banlieues dont la densité serait de 3 fois celle des banlieues existantes avec beaucoup d’espaces verts publics. Si cela avait été planifié depuis longtemps, la région de Montréal serait 3 fois moins étalée. Il serait facile d’avoir des TEC efficients. Et les infrastructures auraient coûté beaucoup moins cher.

    • Plus que l’esthétique, c’est l’à-plat-ventrisme des administrations municipales face aux promoteurs au Québec qu’il faut corriger. Un exemple récent: un hebdo de la Rive-Sud titrait la semaine dernière que le boulevard Taschereau se vidait de commerces de grandes marques au profit du Dix-30. Donc le trou de beigne s’aggrandit, et, bien sur, il faudra encore élonger un peu plus les systèmes de transit payés par les deniers publics et, tant qu’à y être, y amener le SLR pour vider un peu plus le centre-ville. Autre exemple: refaire l’autoroute Bonaventure en boulevard urbain. Alors qu’il faut refaire Turcot et le Pont Champlain, il faut dire non aux pressions pour refaire Bonaventure qui fonctionne très bien. Assez, c’est assez.

    • En partant sachez que je ne connais rien à l’urbanisme. Mais je sais reconnaître le bon goût de ceux qui s’y connaissent. Je ne suis pas de Montréal et je n’y vais pas souvent. Sauf qu’avec les médias, c’est comme si j’y étais tous les jours.

      Je suis d’accord avec vous et avec le regretté Metz pour dénoncer ces laideurs de Montréal. Lui trouvait laide la place des Festivals, comme Infoman d’ailleurs qui a étudié en architecture.

      Je n’y connais rien en architecture mais je remarque que ces laideurs sont l’oeuvre “d’anonymes”. Qui a conçu ces deux horribles tours et qui est derrière la place des Festivals, cette horreur, hein?

      Je pense que pour faire du beau, il faut mandater un “responsable” genre Metz, quelqu’un qui a du goût. Et comme il disait il faudrait mettre en valeur nos beautés. Il citait le pont Jacques-Cartier. Il suggérait de l’éclairer. Je pense que c’est par là qu’il faut commencer.

      Montréal devrait mettre en valeur ce qu’il de beau avant de dénoncer ses laideurs.

    • Il faut vraiment être dans le déni pour croire qu’une ville qui n’a jamais su construire des infrastructures durables de façon efficace, et donc où les rénovations perpétuelles sont une nécessité, pourrait être rendue belle ou laide par quelques éléments architecturaux ici et là.

      La laideur à Montréal, c’est en grande partie les rues défoncées par tous les poids lourds et tous les chantiers qui s’éternisent inutilement à cause d’un manque flagrant d’organisation et de compétence. Cela devient une vraie farce. Aujourd’hui, je suis passé sur Lacordaire au niveau de la Métropolitaine. Il y avait 5 policiers pour faire la circulation à cause des travaux, mais pas un seul travailleur de la construction, juste de la machinerie abandonnée!

      Dire que Montréal devrait soigner son architecture et son urbanisme, c’est comme dire à une femme qui a toujours des bigoudis de mettre une belle robe de soirée pour soigner son image. c’est juste ridicule. Même la plus belle robe de soirée ne cachera pas la laideur des bigoudis.

      Cela dit, même s’il est vrai que l’urbanisme de Montréal a toujours été mal pensé, je me demande cyniquement si cet urbanisme à la n’importe quoi n’est pas devenu le véritable cachet de Montréal.

      Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire, mais quand je vois ce qui est proposé, je me dis qu’il vaut mieux ne rien faire que s’engager dans la mauvaise voie. Les “solutions” proposées sont toujours celles des années 70. Il n’y a aucune vision d’avenir. Par exemple, le transport en commun va commencer à disparaître d’ici 20 ans, écrasé par la révolution de la voiture autonome, mais c’est encore ce qui est proposé comme modèle.

      Pire, les gens soulèvent des problèmes sans même les comprendre. L’étalement urbain n’est pas un problème parce que tout le Québec ne vit pas dans Ville-Marie et Le Plateau, l’étalement urbain est un problème parce qu’on continue à encourager la concentration économique en un point central au lieu de répartir cette activité. C’est cette concentration économique qui crée les problèmes, mais au lieu de s’attaquer aux entreprises pour les forcer à s’adapter aux besoins de la ville et des gens (par exemple en installant des petits bureaux satellites près d’où vivent les gens), on s’attaque aux gens en leur disant de s’adapter aux besoins des entreprises en les forçant à tous se déplacer au centre-ville. Cette concentration économique était utile il y a 50 ans, mais maintenant, avec la révolution des télécommunications, ce n’est qu’un vieux modèle qui cause des problèmes.

      Ce n’est pas avec des solutions passéistes comme le transport en commun et la densification urbaine que Montréal pourra se démarquer des autres villes dans 20 ans.

    • @boblerob
      Plus on densifie, plus il y a de criminalité, de pauvreté et de problèmes de santé. L’Histoire le prouve.
      Pour les arbres, j’ai déjà montré ici une carte des îlots de chaleur dans la région métropolitaine. Il y a en bien plus sur l’ïle de Montréal. Et les champs qui étaient pollués par des pesticides il y a 50 ans sont maintenant plein d’arbres matures. Entre un champ voué à la monoculture et un quartier mature plein d’arbres et de maisons, le plus écolo est très facile à identifier !!

    • @89170
      “le transport en commun va commencer à disparaître d’ici 20 ans, écrasé par la révolution de la voiture autonome, mais c’est encore ce qui est proposé comme modèle.”
      Un visionnaire !! Les GM de ce monde vous aiment car vous avez oublié une chose : vos voitures autonomes gaspillent bien plus de ressources naturelles que le transport en commun.

    • Pour ceux qui disent que ça ne coûte pas vraiment plus chèr de faire plus beau, j’aimerais bien vous voir gérer un proforma d’un projet de développement immobilier et voir vos soumissions.

      Faire plus beau, c’est plus dispendieux. Et si le projet est dans une ville ou une province relativement pauvre, ceci implique que la capacité de payer des acheteurs sera limitée, donc vous limiterez les coûts de construction. Toronto est plus riche que Montréal, les développeurs peuvent donc investir davantage puisque les revenus seront tout de même au rendez-vous.

      Par contre, il y a effectivement des trucs laids qui auraient pû être plus beaux au même coûts comme le CUSM. Mais chaque ville a ses horreurs, même Paris, Barcelone, New-York et autres.

    • Je crois qu’ils ont tenu compte de l’accès à une belle vue sur la ville et un cours d’eau. Ça fait beaucoup de valeur ($) et ça doit vendre très vite!

    • @89170 Bravo. Difficile de dire mieux. La vision et les solutions du passé dominent. D’où encore plus de problèmes et de gaspillage à venir.

    • @89170

      “Il faut vraiment être dans le déni pour croire qu’une ville qui n’a jamais su construire des infrastructures durables de façon efficace”

      Pourtant, il y en a des infrastructures durables à Montréal, en dehors d’une poignée qui ont un bien mauvaise réputation (très méritée). La prémisse de commentaire est déjà contestable…

      Personnellement, je trouve que boucher les trous dans l’asphalte, et l’urbanisme/architecture, ce sont deux choses sans lien. Il faut bien sûr faire l’entretien de nos infrastructures, mieux idéalement, mais ça ne fait aucunement une belle ville. C’est simplement un bonus, d’un point de vue strictement esthétique (c’est plus que cela d’un point de vue pratique, mais ce n’est pas le sujet de la discussion).

      “Par exemple, le transport en commun va commencer à disparaître d’ici 20 ans, écrasé par la révolution de la voiture autonome, mais c’est encore ce qui est proposé comme modèle.”

      Je ne comprends pas cette affirmation… Vous dites que le transport en commun va disparaître dans 20 ans, normal qu’il soit encore proposé comme modèle. Nous ne sommes pas 20 ans dans le futur. On a encore besoin de déplacer les gens, et sans transport en commun, ce serait le chaos. On ne va pas vivre dans le chaos pendant 20 ans pour une avancée technologique encore hypothétique. Tant qu’à y être, on devrait tout préparer pour la télétransportation, et sauter le modèle désuet de la voiture autonome…

      “l’étalement urbain est un problème parce qu’on continue à encourager la concentration économique en un point central au lieu de répartir cette activité”

      Vous abordez seulement une seule facette des problèmes de l’étalement urbain. La taille des infrastructures nécessaires pour une même population sur un plus gros territoire, l’urbanisation de terres agricoles et naturelles à un rythme beaucoup plus élevé, la difficulté à desservir des services de proximité à toute la population… La solution de la répartition de l’activité économique est intéressante (si c’est intéressant pour les employeurs, ça arrivera), mais elle peut très bien se faire dans un contexte de densité urbaine soutenable.

      @gl000001

      “Plus on densifie, plus il y a de criminalité, de pauvreté et de problèmes de santé. L’Histoire le prouve.”

      Sauf que plus rien de cela n’est vrai en 2014, statistique à l’appui.
      Malgré les problèmes qu’engendrait la densité, cela n’a jamais empêcher les villes de prospérer, attirer, grandir, et être le point central des activités scientifiques, économiques et artistiques. C’est un modèle qui s’est développé naturellement, et qui continue de se renforcer à l’échelle mondiale. Faut croire que historiquement, à l’extérieur des villes, les choses étaient encore moins roses! Sinon les villes n’existeraient pas. Les gens resteraient à l’extérieur.

      “Pour les arbres, j’ai déjà montré ici une carte des îlots de chaleur dans la région métropolitaine.”

      Je suis familier avec cette carte, merci pour la contribution. Mais je parlais surtout de canopée. Techniquement, j’habite dans un îlot de fraîcheur grâce au jardin communautaire en face de chez nous, même s’il n’y a pas beaucoup d’arbres à cet endroit.

      “Il y a en bien plus sur l’ïle de Montréal.”

      Pas mal certain qu’il y en a aussi plus à Laval qu’il y en a en pleine nature. La banlieue n’est pas un poumon parce que c’est moins pire que Montréal sur cet enjeux. Surtout qu’éliminer les îlots de chaleur, c’est facile avec un peu de volonté, même dans le Plateau. De plus, la banlieue n’hésite pas à minéraliser à outrance. Le centre-ville de Laval est aussi pire que n’importe quoi à Montréal, sans pour autant concentrer autant d’activité.

      “Entre un champ voué à la monoculture et un quartier mature plein d’arbres et de maisons, le plus écolo est très facile à identifier !!”

      Je ne sais pas si la distinction est si claire que cela. Un quartier urbanisé, même dans un champ de bungalows, c’est un milieu naturel complètement détruit de toute manière, avec une activité occasionnant ses propres problèmes. Mais il est vrai qu’il n’est pas souhaitable d’avoir simplement un énorme champ de monoculture autour de Montréal. J’aurais préféré une proximité des milieux naturels (le vrai poumon!), ce que repousse définitivement la banlieue, à une vitesse exagérée, au détriment de tout le monde, sauf les chanceux vivant directement en périphérie du territoire urbain (jusqu’à ce que quelqu’un d’autre s’installe encore plus loin!).

    • @gl000001,

      pas si certain que ça que la différence entre des voitures autonomes électriques et les transports en commun serait si grande. Par contre, ça implique un changement de mentalités aussi. Au lieu d’être propriétaire de sa voiture autonome, il faudrait plutôt considérer un réseau de transport en commun constitué de voitures autonomes électriques à une, deux ou quatre places. Quand un autobus ou une rame de métro est vide ou presque, il y a une importante dépense d’énergie par tête de pipe. De plus, la voiture autonome permet de déservir tous les endroits, pas seulement ceux qui sont à proximité d’une ligne de métro ou d’autobus. Avec un tel système, la propriété d’une voiture en ville deviendrait caduque. A quoi bon posséder sa propre voiture en ville si les voitures autonomes viennent te prendre à la porte te dépose là où tu vas, prennent quelqu’un d’autre à proximité de ta destination pour aller ailleurs et ainsi de suite? Ces voitures seraient rentabilisées par le fait qu’elles seraient en fonction en permanence au lieu d’être pour la plupart du temps stationnées. Et fini la fin du service à telle ou telle heure le soir.

      Bon, les chauffeurs de taxi n’aimeront pas, mais ils ne stopperont pas le progrès non plus.

    • @Teamstef: ”Pour ceux qui disent que ça ne coûte pas vraiment plus chèr de faire plus beau, j’aimerais bien vous voir gérer un proforma d’un projet de développement immobilier et voir vos soumissions.”

      C’est très exactement mon métier et je peux vous l’affirmer avec certitude: faire du beau n’est pas plus cher. Tout dépend par contre de ce que vous considérez beau. Si pour vous faire du beau doit nécessairement passer par des colonnades, des dorures, des tapisseries ou des composantes uniques, oui ça coûtera cher.

      Si pour vous, faire du beau commence par approcher un projet avec sensibilité, mesure et stratégie, vous risquez fort d’avoir non seulement un beau projet, mais aussi un bon et durable projet.

      En somme, c’est un peu comme pour la cuisine: ce n’est pas parce que tous vos ingrédients coûtent cher que le résultat sera digne d’un chef. Inversement, un chef peut faire des miracles avec des abats et quelques tubercules que vous jetteriez aux ordures.

      Il suffit seulement de savoir ce que l’on fait ou de laisser faire ceux qui savent.

      Francis Huneault

    • Si on oublie les irrégularités des contrats, je me rapproche l’avis de ugoh: elles sont pas plus horribles que les tours du sud de l’île, ou celles de Griffintown. Pour voir des batiments aux contrats douteux allez vous promener sur la rue Charlotte et dans le quartier des spectacle: y’en a en masse des trucs croches là. Le CHUM est pas loin non plus…

      Parlant de laideur, on pourrait parler des cubes lego qu’est le CSUM: le gars qui s’est dit que jaune, bleu et rouge pétants c’est beau est à radier de l’ordre des architectes. Le parking est presque beau à côté.
      Même si le CHUM n’est pas terminé on voit l’imposant mur laid (malgré les façades reconstruites sur St Denis) qui gâchera bien plus la vue que les 2 (3) tours de l’ile des soeurs.
      Ou anciennement le palais de justice. On ne voit que ça du Vieux Montréal ou du Mt-Royal!

      @francisk: d’accord avec vous: compte tenu du budget global et du temps durant lequel on doit endurer un bâtiment, autant que ça soit beau (que dirons-nous dans 50 ans du CSUM?) J’en suis arrivé a la conclusion que l’inutile est beau: le Chrysler building, sans ses gargouilles et son dôme en métal? oubliable. A Montréal on se limite à des batiments quelconques: les touristes s’aventurent hors du vieux port pour voir Mc Gill, pas l’insipide tour Hydro Quebec ou la place Ville Marie.

    • @Erwan29: ”J’en suis arrivé a la conclusion que l’inutile est beau: le Chrysler building, sans ses gargouilles et son dôme en métal?”

      Oui, mais l’inverse est aussi vrai non? Prenez Las Vegas: de l’inutile il y en a à la pelleté et ce n’est pas une belle ville pour autant. Impressionnante (pour certains), peut-être, mais belle? Dubaï, même chose. Le Colossus à Laval est inutilement gagnant dans la catégorie de que c’est? Mais c’est un des bâtiments des plus affreux du Québec (et à perpétuité).

      Bref, je ne voudrais pas méprendre votre position, mais je crois bel et bien que le beau, s’il existe réellement se situe dans une zone quelque part entre l’harmonie et la surprise. L’inutilité serait en fait une manière très réductrice de percevoir la beauté, une manière de dire que la beauté est un luxe, alors que la beauté est justement quelque chose que tout le monde recherche depuis toujours.

      Francis Huneault

    • Cette absence de culture du beau s’étend à tout le Québec. Je vis à Gatineau, et c’est encore plus laid que Montréal. Même le service d’urbanisme de la ville ne semble avoir aucun sens des proportions, des tons, de ce qui va ensemble ou non, etc. Et c’est effectivement un manque de culture — après tout, Français, Hollandais ou Suédois ont aussi leur lot de corrumpus, mais ça ne les empêche pas d’avoir un ’sens du beau’. On se promène rarement dans une ville hollandaise en faisant ‘bouache’…

    • Il faudra bien s ‘y faire, Montréal a perdu le souffle, l’élan d’Expo ‘67 (voilà déjà plus de 40 ans!!!). Montréal n’a plus de”oumff”, pour faire mienne votre expression, M. Cardinal. Au Québec, on tourne en rond autour de futiles débats : référendum, carrés rouges, chartes des “valeurs”, policiers et pompiets délinquants.
      Voilà pourquoi Montréal s’est fait dépasser par Toronto, Vancouver et maintenant Calgary.

    • Les seules vraies beauté sont le vrai et la justice. Le reste n’est que détails éphémères.

    • 89170

      29 août 2014
      04h22

      Exactement! D’accord avec vous à tous points de vue. J’ajouterais que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Plusieurs trouvent que le stade olympique est une atrocité architecturale, un bol de toilettes, plusieurs sont fiers de dire que c’est la marque de commerce de Montréal. Certains trippent sur la sculpture de l’Homme du parc Jean-Drapeau et lui cherchent le plus sérieusement du monde un beau coin pour la mettre en valeur, d’autres trouvent que c’est un affreux tas de ferraille.

      Donc ce qui est beau en ville ne fera jamais consensus.

      Boblerob et ses statistiques… on leur fait dire ce qu’on veut, aux statistiques! Cet argument me tombe sur les nerfs. Ce n’est pas ce que la population voit, vit et ressent. Je me demande quel est l’intérêt de faire mentir les statistiques!

      J’ai vécu à 3 minutes de la rue Pelletier. En peu de temps, hormis ce gang très actif et en dedans de mettons 5 kilomètres, on a eu le meurtre sur un arrêt de bus d’une dame âgée asiatique qui revenait de son cours de danse, on a eu cette femme poignardée dans un stationnement de résidence pour personne âgées pour lui voler son véhicule. Un handicapé qui se rendait à un guichet automatique s’est fait jeter en bas de son fauteuil roulant, tabasser et voler. On a aussi eu ce jeune gars, tiré en pleine tête par ses “amis” et dont la famille n’a jamais récupéré le corps. J’ai régulièrement vu partir des gars en body-bag et ce, en plein jour. On a eu les émeutes suite au “meurtre” du “petit ange” Villanueva. C’était quelque chose à vivre je vous assure!

      Ça prend quoi pour dire que la criminalité augmente ou diminue? Qu’est-ce qui est considéré comme un acte criminel de nos jours? Est-ce qu’il faut absolument tuer ou commettre un vol à main armée (dans le coin, bien des commerces ferment, ne pouvant plus trouver à s’assurer!) ou si le vol à l’étalage, le tabassage, le vandalisme et autres petits larcins, ce n’est plus un crime de nos jours?

      http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201009/16/01-4316393-montreal-des-secteurs-plus-surs-que-dautres.php

      Si la criminalité diminue tant que ça, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les assurances coûtent un bras en ville comparé au petit coin tranquille où je vis?

      Peut-on aussi m’expliquer pourquoi à peu près tous les immigrants que je connais fichent le camp de là dès qu’ils ont trouvé le moyen de mettre assez d’argent de côté pour s’acheter une propriété ailleurs?

      Pourquoi prendre Laval comme exemple que le 450 ce n’est pas mieux? Laval, c’est l’horrible extension de Montréal point final. Je suis en Montérégie, dans la belle Vallée du Richelieu. Entre 3 montagnes, une quantité astronomique de parcs, une grande rivière. Dans le coin, on a le Festibière dans le moment. 55,000 visiteurs. Pas de grabuge. Festival des Montgolfières. 400,000 visiteurs. Pas de grabuge.

      Vous aurez beau avoir un bel arbre devant chez vous et une couple de lucioles dans la cour arrière, moi ce que je vois d’ici quand je regarde le ciel dans la direction de Montréal, c’est une claire démarcation grise et parfois jaune-souffre qui plane au-dessus de vos têtes. Mon ciel à moi est bleu pur. Il sent bon. Pas “densifié” ici. Tout le monde a de l’air à respirer.

      La densification ira jusqu’où pour ceux qui veulent “pacqueter” Montréal à l’os? Ça, ça vous tente?

      http://pvtistes.net/hong-kong/hong-kong-les-uns-sur-les-autres/

      Parce que selon la rumeur, la population mondiale n’ira pas en diminuant mais en augmentant. L’asthme, les cancers, le problèmes sociaux aussi. Nous ne sommes pas faits pour vivre empilés les uns sur les autres. Vous le réaliserez quand une belle grosse épidémie frappera.

    • Bravo Monsieur Huneault, je partage entièrement votre opinion: le beau est une affaire de savoir-faire et de bon goût, pas de “gros sous”…bien sur il faudrait définir le bon goût…on en sort pas…

    • @loubia

      “Donc ce qui est beau en ville ne fera jamais consensus.”

      Je crois qu’il y a certains critères objectifs. Les exemples que vous citez sont de l’art, ou du moins une expression audacieuse (même si parfois mal aimé), et cela polarise. Tandis que la banalité, et le générique, c’est simplement laid à la base. Ce n’est pas l’audace, même elle choque et peut manquer son coût, le problème, à mon avis.

      “Boblerob et ses statistiques… on leur fait dire ce qu’on veut, aux statistiques!”

      Seulement en l’absence d’une formation et de rigueur scientifique. Sinon, c’est une mesure fiable. Beaucoup plus que vos anecdotes. C’est beaucoup plus pertinent à une discussion, en tout cas.

      ” Ce n’est pas ce que la population voit, vit et ressent.”

      Les gens ne ressentent pas la réalité autour d’eux?

      “Je me demande quel est l’intérêt de faire mentir les statistiques!”

      Vous me traitez de menteur ici? C’est ça votre argument?

      “Ça prend quoi pour dire que la criminalité augmente ou diminue?”

      Une augmentation ou une diminution des actes criminels.

      “Qu’est-ce qui est considéré comme un acte criminel de nos jours?”

      La même chose qu’avant: un acte criminel.

      ” le vol à l’étalage, le tabassage, le vandalisme et autres petits larcins, ce n’est plus un crime de nos jours?”

      Ce l’est, et c’est répertorié par la police.

      “Si la criminalité diminue tant que ça, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les assurances coûtent un bras en ville comparé au petit coin tranquille où je vis?”

      Vous vivez dans un coin peut-être très tranquille. Ou le type de crime est moins un risque pour votre assureur. Vous pouvez vous époumonez autant que vous voulez sur votre clavier. Au Québec, les petites villes ont bien souvent une plus haute fréquence de crime que Montréal. C’est un fait concret, et comptabilisé. Ce n’est pas une attaque contre les petites villes. Le Québec est très sécuritaire dans son ensemble. Simplement que c’est un mythe que Montréal est plus dangereuse. Vous avez été seulement malchanceuses, ou dans le mauvais coin. Jamais vu un crime à Montréal en toute une vie. J’ai déjà vu un vol dans un dépanneur à Drummondville. C’est anecdotique au maximum.

      “Peut-on aussi m’expliquer pourquoi à peu près tous les immigrants que je connais fichent le camp de là dès qu’ils ont trouvé le moyen de mettre assez d’argent de côté pour s’acheter une propriété ailleurs?”

      Ils peuvent ne pas être assez riches pour habiter la maison de leur rêve à Montréal. Savez-vous qu’une propriété à Montréal coûte beaucoup plus cher qu’ailleurs? Ce sont les gens en moyen qui se permettent une propriété dans le centre. Les gens plus pauvres n’ont tout simplement pas les moyens, et une bonne cause du mouvement de population vers la banlieue. Je vous conseille de jeter un coup d’œil au marché immobilier et à l’embourgeoisement des quartiers centraux. Savez-vous qu’on assiste à un appauvrissement des banlieues en ce moment? Phénomène intéressant, quoique alarmant.

      “Pourquoi prendre Laval comme exemple que le 450 ce n’est pas mieux? Laval, c’est l’horrible extension de Montréal point final.”

      Laval n’est qu’une banlieue typique comme toutes les autres. C’est simplement un exemple d’étalement urbain et de son impact sur notre milieu de vie, de l’éloignement de la nature que cela provoque pour notre population. Laval est là, on ne peut l’ignorer.

      “Je suis en Montérégie, dans la belle Vallée du Richelieu. Entre 3 montagnes, une quantité astronomique de parcs, une grande rivière. Dans le coin, on a le Festibière dans le moment. 55,000 visiteurs. Pas de grabuge. Festival des Montgolfières. 400,000 visiteurs. Pas de grabuge.”

      Rien n’empêche votre région d’être victime de l’étalement urbain. Seulement la densité empêchera votre coin de devenir une extension de la banlieue urbanisée. Votre secteur est sur le point d’être englobé statistiquement dans la région métropolitaine, si ce n’est pas déjà fait. C’est une pression immobilière énorme qui s’impose dans la périphérie si le développement n’est pas plus pensé.

      Je ne comprends pas votre point avec l’énumération des festivals. C’est une bonne chose d’avoir de chouettes événements dans son coin. Mais quel est votre argumentation ici? Pourquoi il y aurait du grabuge? Il n’y en a pas à Montréal non plus. Et nous avons beaucoup de festivals.

      “moi ce que je vois d’ici quand je regarde le ciel dans la direction de Montréal, c’est une claire démarcation grise et parfois jaune-souffre qui plane au-dessus de vos têtes. ”

      Et quand ça vente fort, il y a parfois l’odeur de purin de la campagne qui flotte ici. Chacun ses maux. L’air serait pas mal plus jaune si tout le monde devait consommer les ressources de l’étalement urbain, en bout de ligne.

      “Mon ciel à moi est bleu pur. Il sent bon. Pas “densifié” ici. Tout le monde a de l’air à respirer. ”

      Ce n’est pas votre ciel, c’est le ciel de tout le monde. Nous sommes 4 millions dans la région métropolitaine. Multipliez ça par votre empreinte au sol, les lucioles sont rendues où? C’est une pression drastique sur nos ressources.

      “La densification ira jusqu’où pour ceux qui veulent “pacqueter” Montréal à l’os? Ça, ça vous tente?”

      Ce n’est pas “paqueter” Montréal à l’os, c’est développer tout notre territoire de manière à préserver ce que vous aimez tant. Et il faudra le faire autant que nécessaire pour préserver notre territoire. C’est préférable à l’alternative, qui va ruiner votre bonheur. Surtout le votre.

      “Parce que selon la rumeur, la population mondiale n’ira pas en diminuant mais en augmentant.”

      Bon argument en faveur de la densification et de l’impossibilité de vivre étendu.

      “L’asthme, les cancers, le problèmes sociaux aussi”

      Qui ne sont pas de phénomènes urbains en soit.

      “Nous ne sommes pas faits pour vivre empilés les uns sur les autres. ”

      Nous sommes encore moins fait pour vivre séparément et isolé, l’être humain étant une créature sociale. Vous pensez que l’être humain s’est rassemblé pendant des millénaires, et continue de la faire, par accident? Par maladie mentale? Par idiotie?

      “Vous le réaliserez quand une belle grosse épidémie frappera.”

      Comme toutes les épidémies que nous avons en ce moment… et qui ont à l’origine le milieu agricole, les petits villages, touchant toujours en premier les milieux ruraux? C’est un argument sans aucun poids à l’air de la science médical, et des mesures sanitaires évolués. Les villes sont maintenant aussi propre que nécessaires.

      Vous détestez profondément la ville, vous le faites savoir, et c’est votre droit, mais votre regard n’est aucunement objectif. Vous tentez sans cesse de vous comparer et de dénigrer. tentez vous de me convaincre que vous vivez mieux que moi? J’espère que non, car si moi et mes voisins voulaient profiter de votre patelin, nous détruirions tout ce que vous appréciez de l’endroit. Je comprends les attraits de la faible densité, et je comprends qu’on fasse ce choix, pour de nombreuses personnes. Mais le problème n’est pas là. Le problème sont les contraintes que vous ignorez systématiquement à ce choix. Ce n’est tout simplement pas soutenable. C’est mathématique. Nous n’avons pas les infrastructures, les ressources, le territoire, les terres cultivables à gaspiller à l’infini pour cela. Est-ce que ces arguments sont autant de la sorcellerie que la statistique, pour vous?

      J’adore la nature, et vous avez la chance d’avoir la nature à la porte de votre maison. Je souhaite un monde ou l’on souhaite préserver cette nature. Pour que vous puissiez encore l’avoir à votre porte. La nature ne sera plus là si nous ne faisons pas attention. Elle sera rendu dans le grand nord, avec une suite sans fin de bungalows, et de stationnements de surface, le tout quadrillé d’autoroutes entre cette nature et vous.

      Ce n’est pas une question de s’écraser les uns sur les autres. Le Mile-End à une densité de population très élevée, avec ses deux ou trois étages, ses rues tranquilles et son ambiance de village. Pas besoin d’une vision d’horreur pour bien urbaniser le territoire pour tous. On peut avoir des maisons unifamiliales dans un territoire bien développé. Faut simplement faire preuve d’intelligence, de prévoyance, et d’accepter que plus nous sommes nombreux, plus il y aura de voisins. Il faut de la mixité dans la densité des habitations et de l’emploi. C’est tout. Rien d’extrême. Simplement le gros bon sens, en ne se mettant pas la tête dans le sable face à une population de plus en plus nombreuse, et un périmètre urbain grandissant plus vite que ladite population.

    • @loubia,

      «Parce que selon la rumeur, la population mondiale n’ira pas en diminuant mais en augmentant.»

      On s’en fout de la population mondiale. Qu’en est-il du Québec? Les prévisions démographiques pour le Québec prévoient une baisse nette de la population dans l’horizon 2020 à moins que quelque chose se passe d’ici là et malgré la hausse de l’immigration.

      Vous avez où se situera le gros de la hausse démographique mondiale? Dans aucun des pays occidentaux, elle aura lieu principalement en Afrique.

      «L’asthme, les cancers, le problèmes sociaux aussi.»

      L’asthme est de façon plus générale les maladies pulmonaires sont liées à la pollution. La pollution des villes provient de la circulation automobile principalement à Montréal. Une densification de la population n’implique pas plus d’automobiles et plus de pollution atmosphérique à Montréal, bien au contraire, la densification peut s’accompagner d’une amélioration de l’offre de transport en commun et une diminution des déplacements grâce aux commerces de proximité. Le lien n’est pas aussi direct qu’il en a l’air, sauf si on se replie sur le paradigme urbain des années 60-80.

      Pour les cancers, il n’y a rien qui indique qu’ils soient plus nombreux en ville qu’en campagne. Même que les pesticides sont pointés du doigt comme une cause très probable. Devinez ce qu’on étend dans vos champs de maïs, blé et soya?

      Pour les problèmes sociaux, c’est la même chose. Ils sont aussi fréquents en campagne qu’en ville. C’est juste la densité qui vous fait croire que la fréquence est plus élevée.

      «Nous ne sommes pas faits pour vivre empilés les uns sur les autres.»

      En fait, nous ne sommes fait pour rien, nous adaptons notre environnement et nous nous adaptons quand ce n’est pas possible. Il n’y a pas de grand destin de l’homme et de façon de vivre de l’homme écrite dans un livre suprême. Surtout pas un qui dise: «Tu ne viveras pas empilé les uns sur les autres».

      «Vous le réaliserez quand une belle grosse épidémie frappera.»

      Nous ne sommes plus au moyen-âge, les grandes épidémies et même la très récente épidémie d’ebola sont principalement reliées à une hygiène déficiente. Nous avons aussi développé des traitement médicaux dans la plupart des cas de maladies épidémiques, le ebola fait exception pour l’instant, mais sachez que c’est la 26e résurgence du ebola depuis que nous avons découvert ce virus. Lorsqu’il a été découvert les scénarios étaient apocalyptiques comme votre discours, mais la réalité est que nous avons peu contenir la propagation par des mesures simples. Par contre, il n’a pas été possible de sauver la plupart des gens infectés. Les foyers infectieux sont situés la plupart du temps en Afrique, Asie et Amérique du Sud dans des milieux densément peuplés, mais l’explosion anticipée n’a toujours jamais eue lieu, pas plus que la catastrophe appréhendée. Je ne dis pas que ce soit impossible, mais ce n’est pas aussi simple que ça n’y paraît de générer l’apocalypse.

    • Je trouve que le complexe du nouveau grand centre médical de McGill est laid. Des pavillons séparés sans symétrie les uns avec les autres, des couleurs mal placées… Je ne sais pas si la pose des tuiles de couleur est terminée, mais on dirait que ce travail n’est pas fini. Faut dire que je vois toujours ce nouveau super-hôpital à partir de l’autoroute Ville-Marie, peut-être que la beauté des différents immeubles construits un à côté de l’autre se voit de l’autre côté ?
      Vraiment, pour le prix que ça va couter, le grand projet aurait dû être beaucoup plus organisé et faire un bel ensemble… c’est le contraire.

    • Je pense que l’attitude anti-urbaine affichée chez plusieurs ici fait le lit de l’absence d’une culture du beau. Bien entendu, il y a de la beauté dans la nature, mais la culture du beau est foncièrement urbaine. Je trouve ça absolument ahurissant de lire qu’il n’y a pas de beauté urbaine.

      Sans compter cette “idée” absurde: “Par exemple, le transport en commun va commencer à disparaître d’ici 20 ans, écrasé par la révolution de la voiture autonome, mais c’est encore ce qui est proposé comme modèle.” La ville et sa beauté se structurent autour du réseau des transports collectifs – est-ce que les anti-ville ont vu les trams modernes à Paris et ailleurs? (Notamment dans des villes où il y a beaucoup de neige en hiver).

      La “zone sensible” citée, je crois que c’est Montréal-nord, qui n’est pas plus densement peuplé que bien d’autres quartiers montréalais; par contre, c’est enclavé, et les transports vers le boulot et les services sont longs et pénibles. Le métro prévu pour le nord-est de Montréal n’a jamais été réalisé.

      Depuis le prolongement de la ligne orange du métro vers Laval, il y a eu une revalorisation et une densification importante de certains quartiers lavallois également vus comme “difficiles” ou “sensibles”, notamment Pont-Viau.

    • “On s’en fout de la population mondiale.”

      Ça, ça part intelligemment une discussion!

      Qu’en est-il du Québec? Le Québec reçoit 55,000 immigrants par année. Devinez d’où ils viennent pour la plupart: d’Afrique qui a selon vous, le plus haut taux de natalité! Allez voir le tableau:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_au_Qu%C3%A9bec

      Baisse nette de la population? Sta-Can n’a pas l’air d’accord avec vous:

      http://www.stat.gouv.qc.ca/docs-hmi/statistiques/population-demographie/bilan2013.pdf

      http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/perspectives/perspectives-2006-2056.pdf

      Le cancer?

      http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/01/cancer-sein-pollution-auto_n_1920223.html

      La grippe espagnole? On parle de “grands rassemblements” en plus d’autres facteurs. Ça aussi c’est mathématique: plus on est collés les uns sur les autres, plus les risques de transmission sont grands:

      http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/04/29/22281-lorigine-virus-grippe-espagnole-1918-enfin-precisee

      Les foyers d’infection ont beau vous sembler très lointains, vous déchanterez quand un monsieur un peu mal en point ou tiens! tout juste contaminé sans qu’il ne le sache, pour ne pas rater son meeting ultra-important prendra tout de même son avion et contaminera tout le monde, du personnel de l’avion à celui de l’hôtel en passant par tous ceux qui croiseront son chemin. Il faut être drôlement naïf pour ne pas voir cette possibilité.

      Le reste à l’avenant. Cas clos en ce qui me concerne.

      boblerob.

      J’ai dit qu’on fait mentir les STATISTIQUES. On se calme! Entre vous et moi, je préfère l’odeur de bon fumier bien chaud que la ferme laitière répand sur la terre tout juste derrière chez moi, à l’odeur pestilentielle des pots d’échappement. Née à Montréal, je le remarquais encore plus quand, de retour en septembre après avoir passé l’été dans le bois, j’arrivais en ville et que l’odeur me prenait à la gorge.

      Comme vous dites, chacun ses goûts et ses choix. Mais ne venez pas me faire croire que vivre en ville, entendre péter le voisin à travers des murs en papier, être si nombreux mais vivre dans la plus parfaite indifférence et méconnaissance de ceux dont on partage le pallier, respirer de l’air qui pue les autobus, crever de chaleur, c’est le nirvana!

      Pour ce qui est des pauvres qui ne sont pas en moyens de s’acheter une cabane à Montréal, disons que chaque dollar de taxes que je paye est pas mal mieux employé qu’en ville. Je n’ai jamais de souci avec la neige en hiver, la ville ici est rigoureusement propre, je peux vous nommer quelques endroits à Montréal où ça fait dur à ce niveau, les déchets et le recyclage vont bon train, on a un système d’autobus intra-cités GRATUIT et plus fiable que la STM toujours en panne ou en grève. Les gens qui auraient mettons $500,000 à mettre sur une unifamiliale tout juste potable à Montréal auraient un foutu château pour le même prix ici. Le calcul est facile et logique! C’est pas parce que c’est cher que c’est beau, bon, solide et bien fait.

      Je n’ai rien contre les villes en soi. J’ai juste un problème avec Montréal. J’habiterais sans peine à Québec par exemple. Montréal? Si le p’tit Jésus m’entend: plus jamais!

    • @Loubia

      Le sujet actuel porte sur la culture du beau en architecture, en design et en architecture du paysage. Or, l’architecture est partout, même dans la vallée du Richelieu où vous habitez et où j’ai grandi. Malgré ce que vous en pensez, vous en avez le droit, la beauté n’a pas peur des villes. Prenez Paris ou Venise, des villes ultra denses par rapport à Montréal. Elles sont pourtant magnifiques et mondialement reconnues par des millions de touristes chaque année depuis des décennies.

      La guerre de clocher que vous essayez de créer est inutile et juvénile. La ville c’est pas ouache. Le beau ne se résume pas seulement par un paysage du groupe des 7.

      Je le répète, vous avez le droit à votre opinion. Grand bien vous fasse. Mais n’en demeure pas moins que votre position n’apporte aucune contribution constructive. Pourquoi donc être fière du dénigrement aveugle et constant dont vous faites preuve?

      Francis Huneault

    • francisk

      Vous avez raison. J’ai digressé. Mille pardons.

      Maintenant, ça nous donne quoi de savoir que Venise et Paris sont de belles villes? Le petit élément qui fait la différence: ce sont de très vieilles villes. Construites quand on avait encore le sens du beau. On en a eu quelques exemples ici. Je pense à la banque de Montréal dans le Vieux. Une pure merveille digne des “vieux pays”. L’édifice de Bell sur Beaver Hall. Une autre merveille. La gare centrale.

      Vous voyez où je veux en venir?

      Peut-être qu’on n’a plus les moyens de construire ces merveilleux monuments de nos jours. Peut-être. Quoi qu’on paye très cher pour des horreurs mais qui sont “in”. Comme je dis, la beauté est dans les yeux de celui qui regarde. Si on veut un jour avoir la prétention que Montréal soit une belle ville comme les villes européennes, “peut-être” qu’il faudrait chercher autre chose que ces nouveaux architectes, générateurs d’horreurs et de ruines des temps modernes, mon favori étant bien entendu le stade olympique qui continue de nous coûter la peau des fesses et auquel on cherche désespérément une utilité quelconque. Tout en nous tombant sur la tête depuis pratiquement sa construction.

      Faudrait peut-être aussi que le snobisme de certains soit mis au rancart et qu’on cesse de crier au génie pour la moindre niaiserie à la mode. Quand c’est laid, c’est laid. Ce n’est pas parce que ça vient du dernier peintre/sculpteur/architecte à la mode que c’est obligatoirement beau.

      On a des croûtes à manger pour avoir quelque chose qui équivaut au Palais des Doges, à Versailles, à la Crête ou à la Grèce en général et à 99% de ce qui s’était fait en Europe avant notre ère dite “moderne” que moi j’appelle l’ère de la laideur.

      Je ne sais pas ce qui s’enseigne dans les écoles d’architecture et d’urbanisme, mais un solide coup de barre s’impose si on veut laisser quelque chose dont on puisse être fiers à ceux qui vont nous suivre. Cesser de démolir ce qu’il y a de beau serait un bon départ. Je pense entre autres aux beaux édifices de pierre, anciennement habités par le maire Viger, démolis pour faire place aux stationnements des condos qui sont maintenant dans l’ancienne usine Laura Secord sur Viger au coin de St-André. J’y ai vécu, je peux vous dire que c’est un crime avoir démoli ça pour des stationnements: plafonds de 11 pieds, sculptures autour des luminaires, vitraux des portes intérieures sculptées, frise de guirlandes de fleurs à 12 pouces du plafond, murs en bois embouveté… Autres murs en plâtre, pas besoin d’ancrage pour y suspendre quoi que ce soit! Des parkings… quelle tristesse!

      Comme vous dites: chacun ses goûts! Peut-être que je n’en veux pas autant au vieux Montréal qu’à ce qu’il est devenu.

    • La chicane c’est pas beau. Quand je vois des leaders sociaux encourager les jeunes à mépriser les boomers, créer des guerres entre syndiqués et non-syndiqués, entre syndiqués et contribuables, amener l’opinion publique à dénigrer les policiers,les pompiers et les travailleurs de la fonction publique, je me dis qu’on aura beau se payer de beaux édifices on restera aussi laid dans l’ensemble.

    • @loubia,
      La pollution de l’air qui vous affecte tant à Montréal provient surtout des automobiles. Et l’intensité de la circulation est causée par le surplus d’autos provenant des banlieues. L’étalement urbain va de pair avec l’usage accru des automobiles: plus d’autos qui parcourent de plus grandes distances pour rejoindre le centre de Montréal ou pour transiter d’une banlieue à une autre banlieue, par exemple quand un Lavalois travaille à Longueuil.

      La difficulté de développer des transports en commun rapides et efficients, le coût des infrastructures (pour les construire, les entretenir et les rénover) et la pollution et les GES générés par le transport sont proportionnels à l’étalement urbain.

      Quand une société met beaucoup trop d’argent dans des infrastructures: ponts, routes, autoroutes, rues, égouts, aqueducs, il en reste moins pour une architecture et un urbanisme de qualité.

    • À tous les architectes d’immeubles en ville : il y a une mode depuis environ 5 ans, de mettre de la brique noire mélangée à des pans de brique rouge ou beige. C’est affreeeeeeuuuuxx.
      Arrêtez de mettre de la brique noire mal agencée à de la brique rouge, c’est vraiment très laid.

    • Les architectes mélangent beauté et mode du jour.

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