Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 12 mai 2014 | Mise en ligne à 10h25 | Commenter Commentaires (63)

    «Célébrer l’Expo 67 en 2017, un devoir de mémoire»

    Belanger - Expo

    Lettre intéressante de Michel Dumas, professeur au département de communication sociale et publique de l’UQAM, et président de la Fondation Expo 67. Je la publie intégralement en vous invitant à y réagir.

    téléchargementC’est avec le plus grand intérêt que j’ai lu la chronique de François Cardinal intitulée «375e: trop tard pour bien faire?» dans laquelle il dit craindre qu’on ne puisse laisser un legs significatif à Montréal en 2017 à l’occasion des fêtes du 375e anniversaire.

    Il croit, cependant, qu’il n’est pas trop tard pour le faire, «car il existe sur les planches à dessin un projet d’envergure porteur de sens»: la transformation des îles du Parc Jean-Drapeau pour rappeler leurs origines de 1967.

    Nous ne pouvons qu’être d’accord avec ce projet. On sait que le 50e anniversaire de l’Expo 67 coïncide avec le 375e de Montréal. Mettre en valeur l’héritage remarquable de l’Expo, c’est en même temps saluer l’un des plus grands évènements qui aient propulsé Montréal sur la scène internationale.

    La Fondation Expo 67 qui regroupe des amants de l’Expo souhaite que les pouvoirs publics acceptent, alors qu’il en est encore temps, ce projet de transformation du Parc Jean-Drapeau.

    Outre de favoriser des projets de développement, nous nous devons de célébrer le 50e de l’Expo, comme l’ont fait d’autres villes qui ont tenu une exposition universelle. En 2008, Bruxelles a rappelé l’exposition de 1958 par une série d’événements sous le thème «Bruxelles bonheur» et notamment par une exposition dans un Atomium ayant retrouvé tout son lustre. En 2012, un programme d’événements et d’expositions d’une durée de six mois appelé Next Fifty a rappelé l’exposition universelle de Seattle de 1962.

    En 2017, Montréal célèbrera-t-elle comme il se doit sa grande exposition?

    Nous avons déjà proposé qu’on développe comme legs spécifique un centre permanent d’interprétation de l’Expo ou, pourquoi pas, sur les îles, à la Biosphère par exemple. On pourrait aussi célébrer cet anniversaire par des évènements visant différents publics: faire revivre aux écoliers l’expérience de l’«édu-kit» menée alors avec succès par le service des relations publiques dans des milliers d’écoles au Canada et aux États-Unis, en 1967; rappeler l’expérience des «journées nationales» en célébrant avec chaque pays l’anniversaire de sa participation à l’Expo; organiser un ensemble de spectacles rappelant le célèbre Festival mondial qui fut un évènement culturel sans précédent.

    Quels que soient les projets retenus, Montréal doit célébrer l’Expo.

    Notre Fondation ne dispose pas de ressources pour financer ces projets, ne comptant que sur de modestes cotisations de ses membres, Amis de l’Expo. Toutefois, elle encourage fortement à le faire les pouvoirs publics, en leur assurant tout son appui.

    Nous devons accomplir notre devoir de mémoire et redonner aux Montréalais la fierté d’avoir tenu ce grand évènement.

    Il en est encore temps.


    • Encore vivre dans le passé. J’ai écris à quelques occasions sur le blogue de FC et je ne vois pas l’avenir très rose pour Montréal qui poursuit son déclin amorcé au début des années 70. Cette célébration de l’Expo 67 nous rappelera que Montréal a un passé mais n’a pas d’avenir.

    • Oui, et on devrait faire une expo sur l’expo et j’ai déjà hâte au centenaire en 2067…ça va vraiment faire progresser Montréal.

    • sebastien24

      quel grand commentaire… en tout cas, au moins nous avons un passé….L’Expo, c’est pas rien…2 villes dans l’histoire du Canada en entier l’ont reçu

      L’Expo a 50 ans…cela se fête très certainement.

      Les gens disent que le 375e de Mtl est un chiffre peu important mais le 50e de l’Expo..c’est pas rien

    • N’étant pas un baby boomer, je n’ai aucune forme d’intérêt pour l’Expo 67. L’importance de cet événement est sur-amplifié dans l’enseignement de l’histoire du Québec. Il me semble que le passage de Charles De Gaulle, premier représentant étranger à venir reconnaître l’existence du peuple québécois, est un événement infiniment plus important pour notre histoire que l’Expo, où les Québécois se sont supposément ouverts sur le monde (cette interprétation de l’histoire me semble biaisée en faveur du multiculturalisme canadian.) Pourtant, on ne mentionne De Gaulle que très peu alors qu’on représente l’Expo 67 comme l’élément fondateur du Québec moderne, c’est complètement insensé.

    • Vivement une grande commémoration du discours de De Gaulle plutôt que de l’Expo.

    • J`avoue que la machoire me tombe de ne pas y avoir pensé du tout.

      Si un évenement, un seul peut à lui seul résumer comment Montréal à une autre époque a été mise sur la mappe c`est l `incontournable Expo 67. En ce sens il vaut beaucoup plus de commemorer cet évenement qu un vague 375 eme anniversaire pour lequel nous n avons que des références historiques sans concret et sans acteurs de l époque.

      Expo 67 aura fait connaitre Montréal à la planete et aura été la plus grande exposition de tous les temps si ce n est exception faite de celle de Paris qui est historiquement reconnue mais là on parle de 1889 tsé..Apres Montréal il y aura eu plusieurs imitations mais aucune avec un tel impact sur le monde et sur notre monde.

      Toutefois ce rappel serait aussi un constat. Un constat qu avec le temps Montréal a mal vieilli et a perdu des attraits qui faisaient son charme. Les Expos en sont un et malgré la triste réalité financiere du baseball majeur représentait un attrait touristique unique.

      La perte de prédominance du francais est un autre signe de déclin. Le charme de Mtl était pour les touristes de se retrouver en immersion totale dans un monde francophone à l`architecture d`une autre époque et un cachet de grande ville du monde. Maintenant ce n est qu une ville comme toute les autres en amérique.

      Alors si un tel évenement devait faire l objet d une fête , il faudrait peut-être aussi arrêter de nier les évidences et profiter de l`occasion peut-être pour reprendre un virage déterminant pour les prochaines 50 années. Il y a tres peu a faire contre le vieillissement des structures même si certains pensent qu il n`y a qu`à Montréal ou c`est comme ca…mais il y a moyen de mettre de l avant tout le potentiel humain de la ville qui aurait avantage a redevenir la grande métropole francophone de l`Amérique .

      Mais on peut si c est la volonté générale continuer de manger notre petit pain et de s`isoler de reste de notre province. Moi j aimerais bien savoir par voie de consultation publique ce que les montréalais et/ou les québécois en pensent.

    • Et la Confédération canadienne ? 150 ans.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_canadienne

    • Si célébrer des anniversaires marquants comme un 50e équivaut à vivre dans le passé (sebastien24 -premier intervenant), laissons tout tomber, ne célébrons pas non plus le 375e de Montréal, parce qu’on célèbre habituellement les “centième”, les “cinquantième”, mais pas tellement les 25e et 75e.

      @mr.monsieur – De Gaulle est venu ici, a fait son discours de vieillard sur le chemin de la résidence pour séniors, tandis que l’Expo 67 a eu quelques belles saisons, puis a laissé un héritage de magnifiques terrains créés pour elle et – entre autres – un monument qui a fait l’envie partout pendant un bon moment (la biosphère, car vous ne le savez probablement pas).

      @noirod – La perte de prédominance du français depuis 1967? Mais où étiez-vous donc en 1967? Tout Montréal – pour ne pas dire tout le Québec – ou presque était mené encore par les affairistes anglophones. Le français a progressé dans un sens (parfois on exagère quand on voudrait qu’il n’y ait plus de “piton ON/OFF” sur des équipements) – on n’a qu’à écouter toutes sortes d’informations pour constater que même dans le ROC, il y a de plus en plus de gens qui parlent un bon, sinon un excellent, français, même si avec un accent. Souvent, en fait, ils le parlent bien mieux que les dernières générations qui sont passées sur les bancs d’école du Québec où on a “complexifié” – quel terme laid, de plus en plus entendu – l’étude du français et ensuite, la présence techno de plus en plus envahissante réduit l’usage du bon français.

      Je ne crois pas que Montréal et la Fondation Expo 67 aient les moyens des ambitions de monsieur Dumas de célébrer “avec chaque pays l’anniversaire de sa participation à l’Expo; organiser un ensemble de spectacles rappelant le célèbre Festival mondial qui fut un événement culturel sans précédent”, mais totalement ignorer cet anniversaire démontrerait quels tristes sires nous sommes devenus.

      Eh oui!, j’suis une saudite plate boomer, mais ce n’est pas célébrer le passé qui est en jeu, c’est célébrer un accomplissement mondial bien de chez nous!

    • @mr.monsieur . Heu… C’est parce que De Gaulle ne serait probablement pas venu si ce n’était de l’Expo 67. Le fait que vous ne soyez pas un Boomer, n’excuse en rien votre ignorance de l’histoire et votre arrogance en pensant la connaitre. Le discours de De Gaulle doit être pris en contexte de l’époque et l’Expo 67 aura été un catalyseur d’espoir pour toute une société. L’Expo était un symbole et apportait une effervescence à la société québécoise qui s’ouvrait au monde et s’affirmait en tant que peuple. En passant, je ne suis pas un boomer non plus, mais apparemment, je connais mieux mon histoire et le contexte culturel et social dans lequel l’Expo 67 s’est déroulé.

    • Ne faire appel qu’à la mémoire, c’est voir petit. Il faut que ça serve à quelque chose. Je ne vois pas vraiement pas ça comme un devoir de mémoire mais plutot un tremplin vers le futur.

      @sebastien24
      Comme Montréal peut s’en sortir ? En s’ouvrant sur le monde pour trouver des solutions. Et c’était quoi Expo 67 … une ouverture sur le monde. On peut s’inspirer du passé. Il n’y a que les défaitistes qui ne le voient pas.

    • @ mr.monsieur

      Les québécois se sont effectivement ouverts sur le monde avec Expo 67, mais par son biais, le monde a également un peu découvert Montréal. Pas d’Expo 67 et De Gaulle reste chez lui avec son discours.

      Commémorer l’Expo 67 pourrait être une belle occasion pour québécois de renouer avec leur histoire récente, à condition que la dite commémoration soit bien faite et n’en occulte pas ses aspects les plus importants.

    • @sebastien24,

      euh, à moins que vous n’ayez une boule de cristal certifiée ISO 9000, je vois mal comment nous pouvons célébrer le futur lors d’un 375e anniversaire en ne sachant de quoi sera constituer ce futur et sur quelle période il faudrait le célébrer. Comment appellerait-on un événement destiner à célébrer ce qui ne s’est pas encore produit? Certainement pas un anniversaire.

      Hé oui, même votre anniversaire de naissance célèbre votre passé et vous souhaitant un bel avenir. C’est aussi ça l’idée du 375e anniversaire.

      @mr.monsieur,

      Si l’Expo 67 n’a aucune consonnance dans votre vécu, il n’en demeure pas moins un événement majeur de l’évolution du Québec moderne et de Montréal. Ce que nous célébrerons, c’est Montréal, pas vos petits souvenirs personnels et forcément limités à l’échelle d’une population comme celle de Montréal. En somme, vous n’êtes pas seul et cet événement ne vise pas à satisfaire votre petite personne, il vise à rassembler les montréalais autour d’un passé commun et d’un futur commun.

    • Et un autre gouffre financier en perspective.
      Une expo pour célèbrer l’expo… dans 10 ans on nous demandera de faire une commémoration pour célèbrer l’expo qui a célèbré l’expo…..
      Pour honorer une ville, il faut lui rendre sa place… pour lui rendre sa place , il faut créer une dynamique internationale (oui, je sais je vais me faire crucifier par ceux qui sont frileux de la langue)
      Pour lui donner une dynamique internationale, faudrait commencer par lui arranger ses façades.. retaper les routes pour ne pas qu’elles ressemblent a Grozny en 1995 ….avoir une mentalité innovante qui ne pense pas a surtaxer les habitants pour combler les trous du budget.

    • @mr.monsieur,

      autre chose, l’Expo 67 n’est pas un événement de baby boomer, ils étaient ados à cette époque, la révolution tranquille n’est pas et n’a jamais été l’oeuvre de baby boomer, elle était celle de leurs parents. Ceux qui ont voté pour Lesage, ceux qui avaient préparé le terrain pour Lesage et ceux qui ont suivi pendant cette décennie charnière. Les plus vieux des boomers ont possiblement eu un premier emploi d’étudiant à l’Expo 67, mais c’est tout.

      La réforme de l’éducation, l’assurance-maladie, la nationalisation de l’électricité, etc, c’est l’oeuvre des parents des boomers.

      Maintenant, concernant le discours de de Gaulle, vous êtes sérieusement dans les patates. Dans le contexte de la guerre froide, de la stratégie politique de la France, du traumatisme Français de la seconde guerre mondiale et particulièrement dans la pensée de de Gaulle, il ne venait pas ici reconnaître un peuple, il venait recréer la grande France, celle de l’époque coloniale et s’il fallait reconnaître une nation au Québec pour assurer le succès de cette stratégie géopolitique, ainsi soit-il.

      Ne vous faites pas trop d’illusions, dans la tête de de Gaulle, le Québec était une colonie française qu’il voulait récupérer. De Gaulle était bien trop conscient pour l’avoir vécu que la France n’avait dû son salut, et lui-même sa survie politique, que grâce aux colonies Françaises d’Afrique.

    • @jolico

      Je suis d accord avec votre propos au sujet du progres effectué par le francais en 2014 versus en 1967 ou effectivement les frenchies… Je ne nie pas non plus les transformations linguistiques effectuées par les générations sur les enfants d anglophones qui autrefois ne parlaient que la langue de Shakespeare.

      Sauf que, la prédominance francophone ne se fait plus ressentir dans la région de Montréal et que la réalité du reste du Québec est terriblement différente de ce qui se vit dans la métropole. Un touriste,étranger,immigrant arrive ici et n a même plus l impression d être en terre francophone ni a vivre un certain dépaysement et ce, même à comparer à 1967.

      C`est là que venant de la région montréalaise on ne réalise pas la différence. On a plus peur en tant que francais d exiger de vivre dans notre langue mais ce n est que pour notre petit nombril alors que pendant ce temps, Montréal se multi linguise et perd son identité francophone…

    • @ gl000001 11h42

      Comment Montréal peut s’en sortir? Vous posez là une excellente question. Il faudrait élargir le périmètre pour se demander comment le Québec peut s’en sortir, car Montréal n’est que la manisfestaion la plus importante des problèmes strcuturaux qui affligent le Québec. Comment une juridiction peut-elle être en bonne santé lorsque sa métropole et principale ville est en aussi piteux état?

      À mon avis, la solution passe d’abord et avant tout par un changement de mentalité au niveau des citoyens. Vous aurez beau avoir les meilleures stratégies de développement économique, les meilleures idées novratrices, si la mentalité des citoyens fait défaut, on arrivera à rien.

      On parle souvent d’implanter le modèle social démocrate scandinave au Québec. C’est plate, mais on ne peut pas seulement faire un copier-coller. Ce serait bien trop simple. Les nations scandinaves sont d’origines germaines. Ce sont des nations disciplinées, rigoureuses, travaillantes et leurs citoyens ont un sens éthique très développé.

      Le Québec est latin, ce qui est loin des origines germaines des Scandinaves. Les Québécois sont indisciplinés, paresseux, envieux, jaloux, revendicateurs, hostile aux créateurs de richesse, se perçoivent comme des victimes, hostile à l’exploitation des ressources naturelles, voient les gens qui ont réussi financièrement avec suspicion etc. Ces tares culturelles se retrouvent essentiellement à Montréal et partout en partout en région. Seule la région de Québec et de la Beauce- Chaudière Appalache échappe à cette culture de défaite. Toutes ces tares culturelles, ça se résume à une chose : une mentalité de gauche socialiste.

      Voilà à quoi il faut s’attaquer si on veut que les choses changent pour le mieux. À défaut de quoi, on continuera de s’enliser. Tant qu’on ne réalisera pas collectivement que la prospérité est à droite et la pauvreté à gauche, on n’avancera jamais. Le merveilleux modèle social démocrate des boomers, il est plus que temps de le foutre aux poubelles.

    • @sebastien
      J’ai de la misère à croire que vous êtes analyste.
      Vous faites tellement des analyses de bas étage empreintes de préjugés où tout est noir et blanc que cela en est pathétique.
      Beauce et Québec = Bon; Reste = Mauvais.
      Droite = Bon; Gauche = Mauvais.

      Il y a vraiment quelqu’un qui vous paie pour sortir des analyses aussi superficielles que non fondées?

    • J’ai haïs Drapeau, mais ce que l’Expo-67 a laissé dans la culture Québécoise n’a pas de prix.

    • Expo 67, j’étais très jeune, enfant, mais je me souviens de cet événement grandiose, de l’ouverture sur le monde. La modernité arrivait au Québec, les Montréalais et les Québécois ont découvert les autres cultures, des pays au nom inconnu, des projections dans le futur. Ce n’est pas de la nostalgie, ni une affaire de boomers. Les années 1960 sont uniques dans l’histoire humaine du 20e siècle, ni bonnes ni mauvaises, elles furent le début de l’expansion de la communication, un prélude à ce que nous vivons actuellement.

      Donc, il faut souligner le 50e anniversaire de l’Expo, montrer aux plus jeunes ce que nous anticipions en 1967. Les maquettes des pavillons étaient en bois ou en papier ou dessinées au pastel; pas de logiciels pour aider les architectes. Avant tout, Expo 67 a été une ode au design moderne, tant par l’audace de l’architecture des pavillons que par celui du mobilier. Les jeunes doivent entendre la chanson thème par Donald Lautrec, entendre Sergent Pepper qui tournait en boucle au pavillon de la Jeunesse, savoir que le monorail était vu comme le transport du futur.

      Ceux qui râlent et qui parlent de nostalgie seraient les premiers à être émerveillés de se retrouver sur la Terre des Hommes. Ils y passeraient des jours et des semaines. Donc, oui à un musée permanent de l’Expo 67, oui à la mémoire de cette époque insouciante et de l’utopie. Pour ceux qui n’ont aucune idée, écoutez “Le début d’un temps nouveau” (Stéphane Venne) par Renée Claude et autres titres de l’époque de cet auteur-compositeur.

    • Ce serait une bonne idée sans projets démesurés, appels d’offres truqués, corruption à l’attribution des contrats, retards aux échéanciers, dépassements de coûts… Mais bon.

    • @ -alexandre- 12h21

      Évidemment, en quelques paragraphes, je n’ai pas l’espace nécessaire pour étayer mes thèses. Mais, je demeure conviancu que les problèmes auxquels le Québec est confronté sont d’ordre culturels. Et j’inclus dans le Québec, la majorité francophones, les anglophones et les cummunautés culturelles. Indépendamment de la langue ou des préférences politiques, les Québécois, dans une écrasante majorité, sont de gauches ou à tout le moins de centre-gauche. J’estime qu’environ 70 % de la population québécoise loge à cette enseigne.

      Je suis convaincu que la aguche ne peut être appliquée avec succès que dans des pays ou culturellement les gens sont très disciplinés. Sinon, dans un endroit comme le Québec, le phénomène du «free rider» prendra inévitablement le dessus. La droite que je préconise, c’est avant tout la droite économique. Mais à voir où nous en sommes rendus moralement avec dernièrement l’histoire absurde entourant Joël Legendre, je crois que le Québec devrait aussi prendre le virage de la droite sociale.

      Comparer le Québec et l’Alberta et tout s’explique. Ce n’est certainement pas vrai que la richesse de l’Alberta vs la pauvreté du Québec s’explique uniquement par la présence de résserves pétrolières en Alberta. Il y a des différences culturelles majeures en termes de mentalité qui favarisent l’émancipation de l’Alberta et l’appauvrissement du Québec.

      Les Albertains ont longtemps eu peur que la migration de Canadiens des provinces de l’est ne favorisent l’élection de gouvernements de gauche libérale en Alberta. Ce qui aurait pour effet de détruire l’économnie de cette province. Cette peur était non fondée car, ces migrants de l’est ont vu les bénéfices de l’approche de droite albertaine et adoptent des comportements électoraux semblables aux natifs de l’Alberta.

    • @sebastien24
      La meilleure des choses à faire pour remonter le Québec serait de ne pas vous écouter.

      “on ne peut pas seulement faire un copier-coller.” Ce n’est pas ça qu’on fait non plus. On s’en inspire un peu mais on adapte beaucoup.

      “Les Québécois sont indisciplinés, paresseux, envieux, jaloux, revendicateurs, hostile aux créateurs de richesse, se perçoivent comme des victimes, hostile à l’exploitation des ressources naturelles, voient les gens qui ont réussi financièrement avec suspicion etc. ”
      Du mange-québécois de bas étage comme dit -Alexandre-. Ce n’est pire ici qu’ailleurs. Pourquoi rendre les choses pires qu’elles ne le sont ? Ca ne rend pas votre propos plus crédible. Nous sommes moins râleurs que les français et les italiens, il me semble. Et tomber dans l’autre extrême dans le style de l’ultra-patriotisme américain, ça amène son autre lot de problèmes.

      “Le merveilleux modèle social démocrate des boomers, il est plus que temps de le foutre aux poubelles.”
      Est-ce que le Québec est au bord de la faillitte ? Sommes-nous en guerre civile ? Pourquoi jeter quelque chose qui ne va pas si mal que ça ? On arrange les inefficacités et ça devrait mieux aller. Vous êtes un utopiste. C’est le fun de rêver mais il ne faut pas se rendre incompatible avec la réalité et tout vouloir arranger en un claquement de doigt.

    • Expo 67 est le point de départ de la modernité au Québec. Soit. Mais on y revient tout le temps. Peut-on moins regarder le nombril du passé et regarder des deux yeux vers l’avenir ? On veut célébrer cet événement mais, en même temps, il ne reste qu’une poignée de ses vestiges au Parc Jean-Drapeau.

      Quant au 375e, d’un ridicule consommé. Québec a attendu son 400e pour célébrer. Ce n’est qu’un élément marketing pour favoriser le tourisme à Montréal. On a d’autres priorités à régler.

    • @ gl000001 13h50

      Vous demandez si le Québec est au bord de la faillite. En un mot, la réponse est oui. Le Québec recevra cette année, 10 milliards de $ de péréquation fédérale, essentiellement financée par l’Alberta. L’économie n’est pas en récession, mais nous enregistrons des déficits fiscaux pareil, ce qui indique un problème structurel. Si le Québec était un pays, le poids de sa dette sur le PIB en tenant compte de sa quote-part fédérale, serait le 4e pire ratio au monde après la Grèce, le Japon et l’Italie. Sans surprise, la perspective des agences de notation est négative, ce qui signifie que l’on risque la décote. Une décote signifie des coûts d’emprunt plus élevés. La croisssance théorique de l’économie du Québec n’est plus que de 1,5 %. Avec le rythme d’accroisssement des dépenses publiques à 3 %, pensez que les problèmes de finances publiques se résorberont sans réformes draconiennes est de la pensée magique. Imaginez alors quel serait l’état des finances publiques du Québec sans le 10 milliards de BS fédéral.

      Vous pensez toujours qu’on est pas au bord de la faillite? Vous pouvez bien rêver. La seule chose qui pourrait nous sauver, c’est qu’on impose un remède de cheval au Québec comme Margaret Thatcher l’a fait en Angleterre dans les années 70 et 80. Si on a paralysé Montréal pendant plusieurs mois pour une ridicule hausse de frais de scolarité, qu’est-ce que ce sera si un gouvernement essai d’impanter des réformes inspirées de Thatcher?

    • J’étais jeune ado en 67. Où tout était beau, c’était l’année d’l'amour, c’était l’année d’L'Expo. J’avais mon passeport avec une belle photo mais pas de fleur d’in ch’veux.

      Il faut avoir vécu cette belle époque, avoir passé les tourniquets après s’être rendus sur le site par le beau métro tout neuf, vu le monorail et le mini-rail, l’immensité du site, le grandiose des pavillons où nous attendions en ligne pendant longtemps pour entrer, pour se souvenir de l’immense sentiment de fierté qui nous envahissait.

      Une île inventée disait la chanson-thème. Des tonnes de roches et de terre qui ont fait sortir de nulle part une grande île avec ses bâtiments, ses arbres, ses plantes. On savait y faire il y a 50 ans. Il n’y avait pas d’empêcheurs de danser en rond comme aujourd’hui. Cette réalisation a vraiment mis Montréal sur la carte et a fait rentrer dans les coffres des sommes assez intéressantes. Ça a aussi permis à Montréal de sortir de son cocon et de donner aux Québécois l’envie de voyager, d’en voir un peu plus longs sur ces pays que ce que les pavillons proposaient.

      Très peu de pays peuvent se vanter d’une aussi belle réussite alors je comprends que ça n’intéresse certains que médiocrement. Chacun ses réalisations. Certains dans le positif, d’autres dans le négatif. Il y avait l’omniprésente guerre du Vietnam pour ne citer que celle-là…

      Expo 67 avec son atmosphère très particulière ne sera plus jamais. Déjà en 68, le cœur n’y était plus, on le sentait.

      Alors oui à un tit-musée à l’entrée payante pour ne pas aller fouiller dans les poches des contribuables encore une fois. Ce sera suffisant. Parce que comme on peut voir ici, personne n’en a rien à cirer d’Expo 67.

      Pour ce qui est de de Gaulle, il a commis ce qu’on appelle en diplomatie un impair. Il n’avait aucune idée de ce qu’il disait. On l’a d’ailleurs rentré dans l’Hôtel de Ville subito presto et après lui avoir expliqué la bourde qu’il venait de commettre, il a repris l’avion pour chez lui. Ça a galvanisé la foule qui était prête pour le FLQ, la Révolution Tranquille, la loi 101 et plein d’autres choses pour se faire reconnaître? Ben oui. Quand je revois la vidéo, j’en ai encore des frissons. Mais dire que de Gaulle a été le déclencheur? Z’étiez pas né et ça se voit.

      Sébastien24 exprime de façon un peu crue la réalité: il n’y a plus rien qui se fait à Montréal pour toutes les raisons qu’il a citées. Penses-y et demandez-vous honnêtement s’il n’a pas raison. Pour évoluer, il faut savoir se regarder froidement. Pour ce qui est de la Beauce, ça s’est tirer sur l’élastique un peu…

    • “Le Québec recevra cette année, 10 milliards de $ de péréquation fédérale, essentiellement financée par l’Alberta.”

      L’Alberta était bien contente que le Québec finance pendant de looooooooooongues années ses récoltes perdues par toutes sortes de calamités AVANT qu’elle ne frappe le jackpot (si on veut, compte tenu des coûts écologiques) avec les sables bitumineux. On ne leur doit rien. BS du fédéral… On vous a bien dressé dis donc!

      Le Québec un pays? On n’en veut pas. Point à la ligne.

    • @sebastien24

      ” Si on a paralysé Montréal pendant plusieurs mois pour une ridicule hausse de frais de scolarité, qu’est-ce que ce sera si un gouvernement essai d’implanter des réformes inspirées de Thatcher?”

      Des mesures de ce genre risquent de faire sortir, non seulement les étudiants, mais une grande partie de la population dans les rues: une meute de citoyens en colère. Les étudiants et leurs supporteurs étaient 200 000 dans les rues de Montréal. Une politique financière austère à la Thatcher ferait sortir 1 million de personnes. Et je ne suis pas du genre à manifester.

      En passant, variez donc vos lectures. Oui une rigueur et une révision structurelle s’imposent dans les finances publiques. Mais d’agiter un épouvantail à moineaux à chaque fois ? Non.

    • @sebastien24
      Oubliez Tatcher. Pensez à la Nouvelle-Zélande dans les années 80. Ils en sont sortis en étant patients sans tout chambarder. C’est encore un pays. Il n’y a pas eu de vente de faillite.
      Et comme je disais, c’est vous qui rêvez en voulant tout chambarder tout en même temps. C’est la meilleure façon de nous mettre en faillitte. Votre rêve n’est qu’un cauchemar.

    • Le discours de de Gaulle… Faudrait-ilenseigner qu’il n’avait pas fini sa phrase?

      Pour ce qui est des fêtes du 375e… Est-ce bien nécessaire de souligner ça? Si ce projet est réaliste et bon pour le parc JD, alors fonçons si l’échéancier le permet. Mais pas de projet à la va vite. Le stade pas fini, c’est une belle leôn à ne pas oublier. Pas nécessaire d’en faire un grand coup de pub, la population s’en sacre comme de l’an 40 des fêtes du 375e. Regardons Montréal, tous les secteurs où il faudrait mettre plein d’argent qu’on a pas, et posons-nous la question: où dépenser pour le bien des générations futures? Pas certain qu’un gros party pour célébrer le 375e est souhaitable.

    • loubia, 12 mai 2014, 15h04

      “Très peu de pays peuvent se vanter d’une aussi belle réussite”

      Parlez-en à Haïti.

      Il y en a eu beaucoup, des expos, et plusieurs pays en ont accueillies plusieurs. Pas certain qu’on célèbre l’anniversaire de chaque expo partout. Probablement parce que le but des expos est de bâtir pour le futur, pas de regarder en arrière. C’est le problème avec les nostalgiques, tout était mieux et beau dans leur temps.

    • @sebastien24,

      tellement n’importe quoi ce que vous racontez. Pour votre information, les Français qui ont quitté la France pour venir s’établir en Nouvelle-France proviennent du nord de la France, laquelle a été peuplée par les peuplades d’origine Celte lesquelles sont issues des peuples scandinaves tout justement, les Francs, les Saxons, les Alamans, les Saxons, les Germains, les Lombards, les Wisigoths et ainsi de suite. Il n’y a pour ainsi dire à peu près pas de sang latin chez ces Français partis coloniser la Nouvelle-France et par la suite, ce sont des Anglais et des Irlandais principalement qui viendront ajouter à la population après la conquête. Linguistiquement, le français que nous parlons est issu de la langue d’Oïl du nord de la France, rien à voir avec l’occitan parlé au sud.

      Cette histoire de sang latin c’est du bidon.

      Pour le reste, expliquer tout par l’hérédité ne mérite pas trop qu’on s’y attarde, faites-nous une démonstration formelle que dans nos gènes la paresse est inscrite. Vous entrerez vite en contradiction avec Lord Durham qui considérait pourtant les Canadiens (les Français d’Amérique) comme un peuple travaillant.

    • @noirod 11h04 “Expo 67 aura fait connaitre Montréal à la planete…” Expo 67 a surtout ouvert le Québec sur la planète. C’est sa plus grande réalisation et son plus grand mérite.

    • Très mauvaise utilisation de l’expression “devoir de mémoire”:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_m%C3%A9moire

      Venant d’un professeur du département de communication, c’est vraiment “pas fort”

    • @ François Cardinal
      À lire certains des envois sur votre blogue, j’ai l’impression de me retrouver sur celui de Gilbert Lavoie.
      Et ce n’est pas un compliment.

    • Quand on veut aller de l’avant il est parfois bon de connaître le passé et d’en soutirer les éléments positifs et négatifs. Dans ce sens l’Expo 67 mérite qu’on s’y penche un peu.

      Cet événement n’était pas le début de quelque chose mais bien l’aboutissement d’un long travail de réflexion et de revendication qui avait pris naissance dans les années 50 et dont le pouvoir politique a pu prendre acte avec la venue du gouvernement Lesage en 1960. Ça mérite qu’on y jette un oeil pour mieux comprendre qu’il est possible de sortir d’une grande noirceur quand on y met l’énergie collectivement.

      PS. Je passe outre aux élucubrations du style Sebastien qui devrait davantage parcourir le monde que de nous abreuver d’autant d’insanités et d’idées conçues par d’autres huluberlus.

    • quand on est poigné à célébrer la commémoration du 50 e des vielles affaires c est qu il se passe plus grand chose de neuf à Montréal ville en perdition

    • @sebastien 24

      Vous dites n’importe quoi sans prendre la peine de citer vos sources. L’austérité ne règle rien, au contraire, cette pensée magique aggrave l’économie, augmente la criminalité, augmente les coûts en santé en plus de plomber les jeunes générations. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Joseph Stiglitz, prix Nobel en économie.

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375627/l-austerite-quelle-idee-toxique
      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20131021trib000791581/stiglitz-aucune-economie-n-est-jamais-revenue-a-la-prosperite-avec-des-mesures-d-austerite-.html
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/26/joseph-stiglitz-l-austerite-mene-au-desastre_1361520_3234.html
      http://www.bbc.co.uk/news/business-15110053

      Pour en revenir au sujet du jour, je crois pour ma part que les îles Notre-Dame et Ste-Hélène sont tout simplement mal utilisées. Il s’agit de vastes lieux protégés entourés par le Fleuve et à quelques minutes en bateau du Vieux-Montréal. Nous pourrions véritablement en faire l’un des plus beaux parcs urbains au monde. Or pour le moment, les installations respirent la nostalgie et le manque d’entretien.

      C’est dommage de ne pas s’occuper du principal héritage de ce qui a modernisé Montréal. Outre la Ronde, le Casino et le circuit Gilles-Villeneuve, r5 minutes hors des sentiers battus et c’est la désolation. Il y a pourtant un potentiel énorme: nous possédons l’une des plus grandes œuvres de Calder, un énorme dôme géodésique de Fuller, des piscines et des bassins de calibre international, etc. Il y a de quoi faire saliver n’importe quel maire.

      Nous pourrions en plus aménager des plages, faire de l’agriculture, actualiser les promenades, rénover la place des nations pour faire des spectacles en plein air, créer des belvédères pour cadrer les plus belles vues….

      Il ne s’agit plus de nostalgie, mais bien de notre futur. Une opportunité incroyable se tient dans le fond de la cour arrière. Maintenant à nos pelles!

      Francis Huneault

    • Fêter quoi au juste?
      L’expo a été remplacée de façon brillante par internet.
      En voici toute une exposition et permanente en plus de ça.

    • pitie , vous avez mis une ou deux generation dans le trou avec les ambitions megalomanes de l’expo + JO , vous voulez condamner une autre a devoir payer les interets des interets de la dette ? , si vous voulez faire de quoi facturez le prix du billet a ceux qui sont interesse , vous verez que il n’y aura pas grands chats a la messe une fois les freeloaders ecartes

    • @lukos
      et surtout 50 ans plus tard on a presque eu la charte des valeurs qui aurais fini de fermer le Qc du reste du monde …..LOL , desole trop facile , disons que les boomers de 67 on mechament retourne leur veste avec leurs peurs de memeres

    • Le Québec, comme toujours, les deux yeux résolument fixés vers le passé. Le Québec, là où l’avenir se conjugue au participe passé.

    • …et le chroniqueux de La Presse de s’associer au projet d’un petit prof de ce gros CÉGEP qu’est l’UQAM, la même gang qui tout récemment nous donnait le gros show des carrés rouges.

    • Ceux qui trouvent ça poche de célébrer le passé…

      Vous fêtez quoi, le 24 juin à part le pot et la caisse de 24?

      On peut bien avoir un électorat disons gentiment… mêlé! Pour voter correctement, il faut connaître les enjeux ET notre Histoire. Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient. Voter pour un parti parce que l’autre côté, c’est un parti de bandits ou inversement, parce qu’on aime pas sa face à elle, ce sont de mauvaises raisons de voter. L’Histoire vous aiderait à savoir pour qui et pour quoi vous votez.

      Combien d’entre vous croient encore cette fable que les Québécois descendent tous de bagnards et que les Filles du Roy étaient des prostituées? Combien d’entre vous connaissent l’histoire des Patriotes (qui n’étaient pas tous francophones, pour les intéressés!) Qui est au courant parmi vous que les tribus amérindiennes se mariaient avec bonheur avec nos enfants et que côté extermination, ce serait surtout du côté de ce cher Amherst qu’il faut regarder?

      Personne n’a jamais entendu dire que le passé est garant de l’avenir?

      Je suis d’accord qu’il ne faille pas mettre une couple de millions là-dedans, mais de là à balayer ça sous le tapis? Il faut vraiment que vous n’ayez pas été là pour réfléchir (…) comme ça.

      Pour les intéressés, il n’y a pas eu de déficit en 67. S’il y en a eu un en 76 pour les Olympiques, c’est à cause de la gourmandise et de la crasse des syndicats.

      Historiquement, c’est bon de savoir ça. Comme ça on est conscients que plus ça change, plus c’est pareil et que cette rapace qui nous a valu une année 2012 coûteuse et deux élections en 18 mois, a un urgent besoin d’être mise au pas et la formule Rand (kosséssa les jeunes?) revue.

    • @ francisk 9h15
      Je seconde votre commentaire de A à Z. J’apprécie les propositions constructives qui font appel à ce qu’il y a de meilleur chez l’être humain, en commençant par sa foi en l’avenir. Les îles de l’Expo sont un véritable diamant brut qui n’attend qu’à être mis en valeur pour le plus grand bénéfice de tous. Et ce projet pourrait aboutir très rapidement avec un minimum d’investissement. Du bonbon pour tout gestionnaire ayant un minimum de vision.

    • Tant qu’à commémorer,la priorité aurait dû être accordée à Expo’67(on arrive au monde).Un 375e,c’est bien,mais un 400e c’est encore mieux.

      Le problème avec les commémorations c’est qu’on ne sait plus trop si c’est par devoir de mémoire ou prétexte à faire rouler la business.

    • Regardez les Montréalais à L’Expo en 67, pis regardez les Montréalais aujourd’hui.
      C’est pas le même monde.

    • Je suis née en 1967 et même si je n’ai pas hâte d’avoir 50 ans, j’aimerais tellement (re)vivre ce moment unique dans l’histoire du Québec et de Montréal. J’avais assisté à celle de Vancouver en 1986 et c’était vraiment une belle expérience mais je suis sûre que c’était sans commune mesure avec ce que les gens ont ressenti avec celle de 1967. Je suis pour à 167%!

    • @nousnoune 15h43

      Vous écrivez: “Regardez les Montréalais à L’Expo en 67, pis regardez les Montréalais aujourd’hui.
      C’est pas le même monde.”

      Il faut nuancer votre énoncé. Plusieurs de ceux qui étaient vivants en 1967 sont morts ou ont émigré. Les autres ont tous vieilli de 47 ans. Et depuis, plusieurs nouvelles personnes sont nées ou ont immigré ici. Je serais étonné que vous soyez démographe.

    • @Fritz

      Pas besoin d’être démographe pour voir à quel point les Montréalais ont changé depuis 50 ans, à quel point ils ne ressemblent plus à ceux qui prenaient le métro en 67 pour l’Ile Ste-Hélène. Idem pour les Torontois, les Londoniens ou les Marseillais. Les habitants de Dakar, Tokyo, Séoul, Hanoi, Moscou ou Varsovie eux n’ont guère changé.
      Ce qui se passe à Montréal est la norme occidentale: le remplacement des autochtones par des étrangers. Mais c’est loin d’être la norme universelle.

    • Certains croient qu’il ne faut que regarder vers l’avant pour s’améliorer. Hors, la majorité des innovations ne sont que des améliorations de ce qui s’est fait dans le passé (innover est le buzzword de l’heure en informatique). C’est pourquoi, il ne faut pas que commémorer, il faut s’en servir comme tremplin pour aller de l’avant.
      On a fait quelque chose de bien dans le passé … lets’go. On fait mieux maintenant.

    • @nousnoune

      Je me moquais un peu de vous dans mon message de 16h52. Que voulez-vous, quand on s’appelle “nousnoune” on court après.

      Pour ce qui est de votre message de 20h05, je suis d’accord avec vous. La composition ethnique de Montréal a changé de façon significative depuis 1967. Plus besoin d’une Expo pour voir le reste du monde. D’ailleurs, je ne crois pas que le concept des expositions universelles soit encore utile.

    • @nathalie67
      ma famille est arrive au Qc et a montreal en ‘66 , je suis ne quelques annees apres , et c’est triste a dire mais ma vie n’a ete qu’un descente vers la decrepitude autant pour montreal que le qc, quand j’entend mon pere dire que en ‘66 tu quittais ton job et 3 t’attendais , je lui demande ou , surement pas a mtl que je connais , en fait quand il me dit ca ca me fait penser a l’asie du sud est ou j’ai vecu 6 ans debut du millenaire , mais j’arrive pas a imaginer montreal avec ce niveau d’activitee

    • @loubia

      la formule rand c’est l’abdication du droit de refus association avec une bande de parasites decide par un juge dans les annees 40 , en gros on nous livre pied et poing lies a la petite mafia locale d’une shoppe , en gros si tu veut travailler icite paye ton backshish aux bandits syndical. jeune ne veut pas dire inculte , mais je refuse tout de meme qu’un % de mes impots serve a payer quelque comemoration que ca soit , les JO l’expo ou l’aniv de la confederation

    • @loubia

      “L’Alberta était bien contente que le Québec finance pendant de looooooooooongues années ses récoltes perdues par toutes sortes de calamités AVANT qu’elle ne frappe le jackpot”

      Vous pourriez indiquer vos références svp?
      Sans références, un “fait” demeure une “hypothèse”.

    • @Etherman
      Les sécheresses dans les Prairies. ça ne vous dit rien ? On en parlait dans le cours d’histoire canadienne au secondaire pourtant.
      http://archives.radio-canada.ca/environnement/catastrophes_naturelles/dossiers/1368/

      Plusieurs années dans les années 30. 1961, 1984.

      @loubia
      Vous parlez de l’importance de l’histoire. Saviez-vous que l’enseignement de l’histoire en Ontario, depuis quelques années, ne leur dit presque rien sur nous les québécois. Ils ne connaissent pas grand chose avant le fameux 1815. C’est vraiment désolant.

    • Il fallait être là. C’est très difficile à expliquer.

      De mon vivant, cet événement a indubitalement consitué un sommet dans l’histoire de Montréal.

      Il y avait une atmosphère, une confiance, un espoir, une énergie, une détermination que l’on a jamais revu depuis. Nous n’avions peur de rien, tout était possible, l’avenir nous appartenait.

      Toronto et le RoC riaient de nous. Ils disaient qu’on allait se casser la gueule, que ça ne marcherait pas, etc. Ils ont très rapidement commencé à rire jaune. Le succès fut foudroyant.

      C’est un peu dur pour moi d’en parler, car j’ai vécu ce qui s’est passé ensuite comme un long déclin… L’atmosphère est pénible, je n’ai plus confiance, j’ai peu d’espoir ou d’énergie, et je commence à penser véritablement que l ‘avenir est ailleurs. L’élection du Pq en 76 a pour toujours détruit le tissu économique de base au Québec. C’est pour moi, infiniment triste.

      On a créé un état glouton qui veut toujours plus et plus de $$ des peu de gens productifs qui restent ici pour financer une immense machine à produire de la paperasse rigoureusement intutile. Les rêves de l’époque se sont brisés sur l’autel des conventions collectives publiques dont le principe de base consiste à collecter le plus possible en contribuant le moins possible et en ne faisant rien d’utile.

      Tout le monde aura compris que je ne vise pas ici les infirmières, professeurs, médecins etc. qui dispensent les services de première ligne.

      Des gens qui peinent à joindre les deux bouts doivent payer à nos chers (dans le sens coûteux) fonctionnaires des pensions dont les payeurs ne bénificieront jamais. Les bénéficiaires ne courent aucun risque, tout déficit devant automatiquement être comblé par les payeurs qui ne recevront rien en retour.

      Je digresse. Les gouvernements mettent baucoup trop de $$ dans des stupidités sans fin, mais ici, on parle d’un moment charnière dans l’histoire de notre ville. Commémorer cela me semble essentiel.

    • Je lis les commentaires de certains intervenants et fianlement je me reconnais en tout ou en partie dans ces messages. Je suis peut-être plus brutal dans mes constats, moins diplomate certes, mais sur le fond plusieurs intervenants rejoignent ma pensée.

    • @sebastien24
      C’est réconfortant d’être en gang lorsqu’on a tort ?

    • Cette énergie qu’on devait ressentir a Montréal en 1965, j’ai l’impression de la vivre aujourd’hui à Toronto. La ville change extrêmement vite et selon à peu pres tous les indicateurs, elle est en train de prendre sa place parmi les villes qui compte – comme Sydney, Singapour, Dubai. Montréal semble obsédée à devenir une ville festive, cheap, bas de gamme. Une métropole pour étudiants, backpackers sans le sou, et quelques groupes de musique qui n’ont pas encore percés et qui ne peuvent se payer un loyer à NY. Ah et pour des créateurs de jeux vidéos dont le salaire est entièrement payé par l’État.

      Montréal devrait cesser d’être obsédée par l’évenementiel et la commémoration, et investir la ou ça compte afin de devenir un vrai hub entrepreneurial, financier, créatif.

    • @border
      Beaucoup de vérités dans ce que vous écrivez.
      Toronto a vidé Montréal de ses centres décisionnels. Montréal est devenue une ville régionale, une ville festive, cheapette, viellotte mais sympa, avec ses festivals et ses putes.
      L’indépendance du Québec referait de Montréal une vraie métropole. Paradoxalement, c’est cette ville qui a tué le projet.

    • @nounoune Toronto est certainement un aimant pour toutes les grandes entreprises qui font affaires au pays, mais je crois que Montréal pourrait mieux s’en sortir, indépendance ou non. Des villes commes Boston, Melbourne, Barcelone ne sont aussi que des métropoles ‘régionales’, et n’ont que quelques grands sièges sociaux, mais elles sont beaucoup plus prospères que Montréal. Quelques pistes de solutions:

      - Assouplir le contrôle excessif des loyers et laissez l’offre et la demande jouer son rôle. On encouragera alors les propriétaires a investir a Montréal dans le but de s’enrichir avec des appartements a louer rénovés a neuf. On attirera davantage d’investisseurs d’ici et d’ailleurs intéressés par le parc immobilier de la ville. La recette fut appliquée a Toronto sous Mike Harris, avec les résultats époustouflants qu’on connait – tous les quartiers s’améliorent a vue d’oeil. Montréal pendant ce temps ressemble de plus en plus a une ville latino-américaine, avec son parc immobilier des années 50-60 complètement délabré.

      - Changer les lois du travail: On travaille en moyenne 30-32h par semaine au Québec, contre 36-40h dans le reste du Canada et 40-45h par semaine aux USA. La pauvreté de Mtl et du Qc découle en partie du fait qu’on encourage les gens a moins travailler et a être moins productif. Résultats: les entreprises préfèrent maintenant embaucher des jeunes Québécois et néo-Québécois bilingues pour venir travailler a Toronto, d’ou ils servent le Québec.

      - Lois linguistiques: laissons les entreprises, surtout les moyennes et grandes entreprises, fonctionner dans la langue de leur choix. La Loi 101 est nécessaire et pourrait même être renforcée dans l’affichage et a l’école. Dans les entreprises, elle n’a pas sa place. Elle transforme le Québec en ghetto économique couteux. Même le gouvernement le reconnait et exempt les Bombardier, Domtar et cie de son application. Si on veut attirer des compagnies étrangères a Montréal, laissons gérer leurs affaires. Bien que ce soit impossible sous le régime constitutionnel actuel, on pourrait cependant obliger tout le monde a envoyer leurs enfants a l’école francaise.

      - Dans la même lignée, comment peut-on accueillir des milliers d’étudiants brillants a McGill et Concordia et les laissez partir lachement après leurs études? On aime bien avoir ses étudiants pour alimenter le coté trash, jeunes en boisson et sexe de la ville, mais on les encourage a partir pour Toronto lorsqu’ils deviennent médecins, avocats et financiers. Quel bon deal pour le gouvernement ontarien!

    • @boarder

      Boston a une orgie d’universités et beaucoup de hightech. Montréal a quand même 4 universités et pas beaucoup de hightech hormis les jeux vidéos subventionnées à l’os et les pharmaceutiques qui ont joui longtemps de privilèges

      Melbourne je ne sais pas mais Barcelone a 18% de chomage. Montréal, même en 81, n’est jamais monté aussi haut.

    • @boarder08
      Pour avoir plusieurs fois travaillé avec des organisations américaines, je préfère 35 heures québécoises que 42 heures de yesman qui ont peur d’essayer de nouvelles choses. La légendaire innovation américaine, c’est un des deux cotés de leur personnalité. Ce qui définit les américains, c’est leur grande polarisation. Les grandes compagnies innovent beaucoup. Les autres répètent jour après jour la même routine.

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