Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 11 avril 2014 | Mise en ligne à 15h53 | Commenter Commentaires (53)

    BIXI: Montréal a sauvé les meubles…

    PX210_2013_9

    Le «spécialiste du sofa» a finalement permis à Montréal de sauver les meubles…

    Ce sera en effet Bruno Rodi qui mettra la main sur le volet international de BIXI, non pas l’entreprise américaine Reqx, qui a soumis une offre plus élevée, mais incomplète.

    Personnellement, je préfère une offre moindre, mais locale à une offre plus élevée, mais étrangère. L’important, cela dit, c’est que Montréal trouve preneur pour le volet international de BIXI. Point.

    Cela est en effet crucial. D’abord pour espérer sauver le volet local du service, tiré vers le bas par le volet international. Ensuite pour réduire les pertes qu’essuieront immanquablement les Montréalais pour ce fiasco financier.

    Que le prix d’achat soit de 4 millions ou de 5 millions, il permettra d’une façon ou d’une autre de contenir les pertes autour de 15 millions (une dette de 31 millions environ, moins 12 millions en actifs, moins 4 ou 5 millions pour le volet international = 15 millions) une somme plutôt acceptable dans les circonstances.

    Insérez votre cri d’horreur ici…

    Je sais, je sais, 15 millions est un gros montant. Un montant dont on aurait voulu se passer. Mais étant donné la hauteur du prêt initial, qui dépassait les 36 millions, les dettes aux fournisseurs, les arrérages de New York et Chicago et tutti quanti, j’évaluais les pertes à venir aux alentours de 30 millions.

    Payer la moitié apparaît donc comme «un bargain». Ou presque.

    «Bien franchement, c’est moins pire qu’on pensait», reconnait aussi Richard Bergeron, qui a eu l’élégance de saluer le travail du maire Coderre dans ce dossier. Le chef de Projet Montréal avait été dur à son endroit au moment de la faillite, mais il admet aujourd’hui que l’issue du dossier «valide finalement sa stratégie».

    What’s next, demandez-vous? La saison régulière de BIXI, qui s’amorce mardi. Une saison qu’on espère populaire, même si le site web de l’organisme fait défaut depuis près de deux semaines, empêchant les internautes de s’abonner.

    C’est le comble, tout de même…

    Puis ce sera la bataille pour pérenniser le système au-delà de l’été prochain. Je dis «bataille», car il n’y aura pas de retour du BIXI en 2015 si les Montréalais n’acceptent pas d’allonger le 1,5 million nécessaire chaque année, au bas mot, pour éponger le déficit d’opération du système.

    CBC m’interviewait d’ailleurs à ce sujet, cet après-midi, me demandant pourquoi on a tant de misère à garder notre service de vélo en libre-service ici à Montréal, alors qu’en Europe, cela ne semble pas poser de problèmes.

    Ma réponse : les villes payent sans rechigner, même quand l’entreprise privée est impliquée.

    Même chose en Amérique du Nord, d’ailleurs, avec les déclinaisons du BIXI. Toutes les villes où roulent le BIXI financent leur système de vélos publics, toutes les villes sauf New York et Toronto.

    Question quiz pour vous : nommez deux systèmes de vélos en libre-service qui peinent à garder la tête hors de l’eau?


    • C’est plus que 50% des coût d’opération de la STM qui provient de subventions diverses.

      Le 1.5M$ de déficit à éponger par la ville, c’est sur un budget total de combien? Et combien de déplacements par saison?
      Quel est la subvention par déplacement à la STM?

      Ça prend plus d’informations que le montant brut de la subvention requise au service pour en juger la pertinence.

    • On accorde 5 millions en subvention chaque année pour le Festival de JAzz.
      Gros événement j’en conviens, mais ça dure 10 jours.

      BIXI à 1.5 millions pour 6 mois pour toute la ville, ça ne me semble pas si cher.

      1.5 millions c’est le coût d’entretien d’un seul parc pour une année.
      BIXI est un service offert à des miliers de Montréalais et touristes.

    • C’est ridicule de financer ce projet, si tu veux rouler en vélo, achete toi en un!

    • Je trouve facile votre comparatif avec Toronto et NY afin de favoriser une future décision en faveur d`un financement municipal. Tout comme je trouve facile de dire comme le fait monsieur bleu que des milliers de montréalais et de touristes profitent de ce systeme. Le facteur qu`il faut considerer c`est que beaucoup plus de montréalais n ont pas acces à ce service. Je ne dis pas qu`iln n`en voudraient pas mais il ne faut pas conclure trop vite dans un sens ou un autre.

      Bien sur que je désire insérer mon cri ici : “/$%?&&%$$// mais je me console en me disant que sous l administration de st innocent on se ferait dire que tout est beau alors qu`avec monsieur Coderre il n`y a pas eu de niaisage et il a assumé ce dossier.

      Je suis plutôt optimiste pour la suite des choses puisque c`est un montréalais qui a décidé de réinvestir dans la ville qui l`a vu prospérer et qui sait quelle entente sera possible dans le futur.

      Ceci étant dit: PAS À N`IMPORTE QUEL PRIX. On est tous pour la vertu mais encore faut il être assez matures pour juger de ce qui est raisonnable ou non et d`assumer les décisions qui vont avec. Je ne crois pas qu`il soit une bonne chose de noyer les couts reliés aux BIXI dans une autre entité du genre STM ou ATM. Il faut de la clarté et de la transparence à outrance particulierement quand on sait que des risques y sont associés.

    • Pourquoi ces vélos ne sont pas proposé à la vente aux particuliers?

    • C’est ridicule de financer ce projet, si tu veux rouler en vélo, achete toi en un!

      Pis pour ceux qui roule en char eh ben achetez vous un bout de chemin.

      Le Bixi n’est pas plus subventionné que la réfection des rues des Montréal, une grande partie de la population de Montréal n’a pas de véhicule mais contribue par leurs taxes municipales ou leurs loyers à subventionner les rues.

      G.Duquette

    • À vrai dire, comparativement à bien de l’argent dépensé par une municipalité ou un gouvernement, probablement que tous les types d’investissement axés sur le vélo dans les milieux assez urbanisés sont parmi les plus rentables qui soient. Bien au-delà de toute investissement dans les routes, l’asphalte, le béton. Je dirais que les voies réservées pour bus viennent ensuite. Tous ceux qui parlent toujours de rentabilité pour ce genre de service public ne calculent jamais aucune externalité. Concernant Bixi spécifiquement, on pourrait le financer aisément, que ce soit d’un budget transport, santé public, tourisme, aménagement public, etc. Je comprends mal pourquoi on se questionne encore sur la pertinence de ce genre de service. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de reproche à faire au niveau de la transparence et de l’exécution, mais au niveau du concept et de son coût pour la société, peut-on passer à autre chose!?

    • Je propose à tout les lecteurs de ce blog d’abandonner le web pour une journée et de profiter de ce magnifique samedi ensoleillé pour aller faire du vélo en famille autour de l’île (avec une pensée attendrie pour ce bon vieux BIXI). Profitez de cette première véritable journée de weekend printanière pour reprendre contact avec le monde réel et constater qu’il est surtout peuplé de gens sympathiques plutôt que de malicieux trolls internet. Excellente journée à tous.

    • Plus on subventionne le BIXI, plus il va falloir subventionner le Transport en Commun. On ne prend plus dans la poche de gauche pour mettre dans la poche de droite, mais on prend dans la poche de gauche (BIXI), ce qui cause un déséquilibre financier à la STM qui nous oblige ensuite à prendre dans la poche de droite du CONtribuable.

      On aura beau dire que les clientèles du BIXI et du Transoport en commun ne sont pas les mêmes, elles se recoupent quand même à un certain degré. 30 000 personnes en BIXI, ça doit bien enlever un bon 5 000 personnes au transport en commun, sinon plus. (ceci corrige le précédent)

    • à g.duquette: Vos commentaires pour les utilisateurs des routes est ridicule, c’est grace aux automobilistes que vous avez des transports en commun richement subventionnés. Une grande partie est payé par les taxes de toutes sortes que les proprio d’automobiles payent sans en tirer benefice.

    • Moi quand j’ai appris que chaque vélo coutait 5000$ a Bixi je pensait que se serait des super vélo avec air climatiser et radio cd mp3! Ben non ses des velo plus poche qu’un vélo a 200$!

    • > 4 millions, je ne pense pas que Montréal ait sauvé les meubles. Je pense plutôt qu’elle n’a réussi qu’à sauver les poignées de tiroir.

    • @chapala1 : Avez-vous déjà fait une estimation du coût de la voiture sur nos société ? Pas juste les frais pour construire les routes et les entretenir comparé aux taxes payées.

      Pensez aux externalités.

      Par exemple, les énormes frais du réseau de la santé qu’occasionne la pollution atmosphérique, ceux du bruit, des blessés de la route et des victimes des îlots de chaleur. Ou encore de l’obésité, presque absente chez les cyclistes.

      Pensez à la minéralisation des sols que requièrent routes et stationnement et ce que ça cause : inondations lors des fortes pluies et érosion accéléré. Pensez à tous les résidus de pneus et de lubrifiants qui se retrouvent dans l’environnement et ce que ça nous coûte.

      Réfléchissez un peu au déficit de la balance commerciale : tout l’argent envoyé à l’extérieur pour les achats de produits pétroliers, voitures et pièces. Comparez avec l’achat de vélo fabriqués ici et de systèmes de transports en commun fabriqués ici par des gens qui paient des impôts ici.

      Ce n’est pas évident changer de paradoxe.

    • @ chapala1

      Oui mon commentaire est tiré par les cheveux et j’en suis conscient. Toutefois, ce commentaire se voulais une réplique au commentaire nombriliste et ridicule de toutou35955.
      Vivre en société implique un partage des coûts qui en cette ère d’individualité à tout vent, semble être reléguée aux oubliettes avec un bémol toutefois. Les nombrilistes qui utilisent des infrastructures payées par tous et chacun y voit un droit d’usage indiscutable ce, temps et aussi longtemps qu’ils en sont des utilisateurs mais le jours où ils n’en sont plus, ce ”droit” de jadis devient pour eux un concept qui devrait être d’utilisateur payeur.

      Bref, pour les individualistes ont socialisent les coûts des services qu’ils utilisent et on impose le principe d’utilisateur payeur pour les services qu’ils n’utilisent pas.

      G,Duquette

    • @g.duquette 11h30

      Vous écrivez: “Oui mon commentaire est tiré par les cheveux et j’en suis conscient. Toutefois, ce commentaire se voulais une réplique au commentaire nombriliste et ridicule de toutou35955.”

      Moi je pense que le commentaire de toutou35955 n’est pas ridicule. Il y a deux côtés à ce débat: ceux qui pensent que la collectivité devrait subventionner un service de Bixis, d’autres qui pensent le contraire. Après tout, il ne s’agit pas d’un service essentiel. Il y a du pour et du contre de chaque côté. Moi je suis de ceux qui pensent que les gens qui veulent rouler à bicyclette devraient s’en acheter une, comme c’est le cas dans plusieurs pays dont le Danemark et les Pays-Bas. La ville pourrait toutefois offrir des supports à bicyclettes.

    • Duquette tant qu a vouloir te faire subventionner par la société, vient fouiller dans mon frigo pour te faire à souper! Je suis contre toutes les subventions, tu veux quelque chose, paye toi le où passe toi en! Les pauvres veulent que la société leurs permettent de vivre comme si ils étaient riche.

    • De toutes façon Duquette doit avoir le revenu que j avais quand j’étais étudiant! Mais même aux études je me suis payé un vélo! Si tu as une vie de pauvre, ce n est pas à la société de t aider.

    • @duquette, celui qui n’a pas d’auto profite tout autant des rues: quand il prend un taxi, l’autobus, etc. Et la taxe sur l’essence doit bien payer à elle seule toutes les rues, sinon plus…

    • Ceux qui font le choix de se déplacer en vélo doivent assumer qu’ils devront se payer un vélo et éventuellement une plaque pour circuler. Demander aux autres de payer est tout simplement indécent.

    • M. Cardinal

      “une dette de 31 millions environ, moins 12 millions en actifs, moins 4 ou 5 millions pour le volet international = 15 millions” … + 15 millions en recherche et développement qui ne seront jamais récupérés = 30 millions de pertes réelle.

      De plus, les “12 millions en actifs” (vélos et bornes wifi) n’ont encore que 4 ans de vie utile. Ils ne valent plus 12 millions (comme une voiture usagée).

      Donc, disons 36 millions de pertes réelles à date. Et c’est pas fini.

      Votre amour du bixi vous enlève tous vos moyens.

      Le maire Tremblay : “Le Bixi ne serait pas rentable sans les exportations, a convenu le maire Tremblay. Il va toujours être déficitaire à Montréal et on l’accepte”

      Richard Bergeron : “Il faudrait juste admettre qu’on va perdre de l’argent et qu’on devra payer cette dette de 37 M$, juge-t- il. La vérité est que ça ne sera jamais rentable, alors assumons-le comme un service public. [] C’est moi qui devra expliquer dans 2, 3 ou 4 ans que, finalement, ce n’est pas rentable”

      Tout ça pour à peine 42 000 montréalais.

    • Bixi Montréal doit-être intégré à la STM pour être viable, à moins que les 25 000 utilisateurs payent 60 $ de plus par an.

    • «Tout ça pour à peine 42 000 montréalais.»

      Un autre qui ne sait pas de quoi il parle.

      L’usage de BIXI apporte des bénéfices à tous, par la baisse du niveau de pollution, la hausse de l’activité physique et la diminution du trafic. Même les usagers des TECs en bénéficient, car les équipements sont moins achalandés.

      Même au niveau des finances, on vous a déjà démontré que vous avez tout faux. Mais on s’accroche en bégayant quand on est dépassé.

    • @toutou35955: ”Je suis contre toutes les subventions, tu veux quelque chose, paye toi le où passe toi en!”

      Alors on ferme toutes les bibliothèques, tous les musées, toutes les piscines, toutes les écoles publiques (et privées d’ailleurs). On ferme les aéroports, le port, on ferme Radio-Canada, on ferme le Stade Olympique, on ferme le Jardin Botanique. Hop les hôpitaux, hop les ponts, hop la route. Fini la musique, fini le Cinéma, fini les festivals… À part pour ceux qui payent à l’usage. C’est ça? Chacun pour soi?

      On a compris votre point. Il est aussi étoffé et justifiable que la piètre qualité de votre écrit. Pas la peine de me répondre.

      —-

      @fritz2 ”les gens qui veulent rouler à bicyclette devraient s’en acheter une, comme c’est le cas dans plusieurs pays dont le Danemark et les Pays-Bas. ”

      J’ai peut-être mal compris votre point, mais il y a bel et bien des services de vélos en libre-service au Danemark et aux Pays-Bas. Bycyclen et Ov-Fiets respectivement. J’ai vu des vélos en libre-service en Suède, à Paris, à Barcelone aussi. En fait, il y a de tels systèmes dans presque 30 pays à travers le globe.

      —-

      C’est tellement facile de dire n’importe quoi et de critiquer une initiative aussi innovante que BIXI. Ce qui est toutefois moins facile, c’est d’enfiler son casque et de changer ses habitudes un coup de pédale à la fois.

      Je comprend qu’on puisse mal comprendre, mais je conçois difficilement qu’on veuille autant de mal à BIXI. Outre une mauvaise décision au niveau de son logiciel d’exploitation, suivi d’une visée internationale mal appuyée, que peut-on vraiment reprocher à BIXI depuis le départ? Pourquoi autant de médisance au sujet de ce service PUBLIQUE?

      Francis Huneault

    • @snooze

      Est-ce que BIXI a coûté cher? Oui sans aucun doute. Vous soulevez que toutes ces dépenses n’ont en fait servi qu’à 42 000 montréalais (comme si c’était négligeable!). Facile à dire bien confortable dans son sofa.

      Mon point au sujet de BIXI, c’est que ce fut une expérience avec des hauts et des bas. Les bas on parle tout le temps, pas besoin de m’éterniser alors. Les hauts, que l’on néglige systématiquement, représentent une expertise que nous avons développé localement et qui profitera dans notre savoir faire collectif tout comme le ski-doo, le cirque ou les festivals le font.

      Cette expertise c’est la conception d’un vélo robuste et durable, la fabrication et la distribution de ce vélo, le développement d’une image de marque par l’entremise d’un concours populaire, l’implication de partenaires privés dans le développement, la gestion des opérations sur le terrain, etc.

      Tout cela pour dire que finalement on peut parfois se casser le nez. Qui risque rien n’a rien. On a risqué, on s’est cassé le nez… et on a appris. Ça servira et pas seulement pour 40 000 personnes.

      Francis Huneault

    • @francisk 9h50

      Merci de m’avoir corrigé. Je vais souvent au Pays-Bas et au Danemark et je n’ai jamais vu de tels systèmes dans ces deux pays. Cependant, j’en ai vu à Paris et à Barcelone.

      Je maintiens quand même que ceux qui veulent utiliser une bicyclette pour voyager devraient s’en payer une. Ça ne coûte pas une fortune.

    • Pour Bruno Rodi, on verra bien ce qu’il va faire avec Bixi International.

      Pour le système local cela laisserait un drôle de goût que cela fonctionne à Washington, Boston, Chicago, San Francisco … mais que cela fonctionne plus à Montréal mais chaque ”marché” a ses particularités.

      Des leçons à tirer ?

      Pour le débat sur avoir son propre vélo ou prendre un Bixi. J’imagine que cela dépend du type de déplacements et des endroits où l’on fait du vélo.

      Sur le boulevard maisonneuve en plein centre-ville, je préférerais le Bixi. Dans Westmount sur les pistes cyclables qui ressemblent à celles des villes de banlieue, aussi bien être avec sa propre bicyclette. Dans des petites rues aussi.

      Les étudiants résidant près de leur campus doivent être pas mal plus avec leur vélo qu’en Bixi pour faire leurs trajets entre leur appartement et leur université.

      Par contre, j’imagine plus des travailleurs ou aussi des étudiants pour d,autres déplacements préférer le Bixi.

    • Sur le boulevard Maisonneuve au centre-ville de Montréal, on en voit tellement que ces stations là doivent être ”rentables” sûrement.

      Alors qu’à d’autres endroits, pas sûr qu’il y a besoin d’autant de vélos mais ce sont eux qui ont les données.

    • @ francisk 9h50
      «Je comprend qu’on puisse mal comprendre, mais je conçois difficilement qu’on veuille autant de mal à BIXI. (…) Pourquoi autant de médisance au sujet de ce service PUBLIQUE?»
      La raison de cette aversion pour BIXI est probablement idéologique. Ceux qui cherchent à le démolir le font à travers un filtre ultra-conservateur qui perçoit cette entreprise comme une menaçante aventure «socialiste». Ce sont aussi souvent des spécialistes de l’auto-dénigrement qui déprécient systématiquement toute initiative locale au profit de ce qui vient d’ailleurs. Pas d’imagination et pas de fierté. Ce n’est pas d’eux que viendront les idées innovantes qui nous seront nécessaires pour affronter les défis de l’avenir.

    • @Francisk

      “Qui risque rien n’a rien”

      Super.

      Surtout avec l’argent des autres.

      Bixi est un désastre financier enjolivé par des chroniqueurs qui omettent la moitié de la facture et des hardcore fans qui ne voient plus clair.

      Je vous donne un autre angle :
      + ou – 36 millions de pertes (et c’est pas fini) VS + ou – 400 emplois directs et (surtout) indirects.
      Ca commence à faire cher la job.

      Quand est-ce que le “ok, ca va faire, c’est absurde de mettre de l’argent des contribuables là dedans” fini par s’allumer ?

    • Bruno Rodi va probablement faire de l’argent comme de l’eau…

      Pour les États-Unis, un autre marché au Minnesota … Et à regarder leurs rapports annuels on voit comment ils se financent…

      https://www.niceridemn.org/_asset/fy64tk/NRMN_2013_Annual_Report_web.pdf

      les Américains sont meilleurs dans les OSBL dans un sens en pouvant obtenir plus des donateurs, de commanditaires et autres…

    • Bien trop cher pour le service rendu.

      Il n’y a pas un seul touriste qui vient à Montréal à cause des vélos Bixi. Nous sommes le 13 avril, regardez à l’extérieur, avez-vous envie de faire du vélo? On ne peut pas subventionner tout ce que les verts souhaitent obtenir avec l’argent des taxes. Nous avons des choix à faire et 1.5 million pour à peine six mois d’utilisation, c’est ridicule.

      Il serait ridicule que les Montréalais se fassent imposer une autre taxe sur l’essence pour financer Bixi. Il n’y a pas d’autres options que de couper les fonds. Des finances publiques en santé requièrent une saine gestion des dépenses. Voilà un bel exemple de gaspillage comme nous l’avions appris juste avant Noël.

    • Les besoins sont illimités mais les ressources sont rares. Les verts ne peuvent donc pas décider des besoins prioritaires puisque ce sont des rêveurs excentriques. Oui au Bixi le jour où on exploitera nos hydrocarbures. Sinon oubliez ça.

    • On veut des bicycles, on veut des bicycles, on veut des bicycles… Ça me fait penser à qqch d’aussi pathétique qui s’est passé la semaine dernière… Une même fixation malsaine…

      Ce blogue parle de l’avenir de Montréal… Et cet avenir passe par le bicycle ? J’espère que non…j’espère que vous avez d’autres projets… Municipaux… Car dans un sens c’est de ce que nous parlons… D’une municipalité ..voici des idées…
      Les aqueducs … Pas important ça
      Les routes…ah ces satanés routes… On devrait revenir aux chevaux
      La propreté … Se donner un point d’honneur d’offrir un environnement propre et sécuritaire pour ses citoyens et ses touristes
      Amener des industries…une économie forte afin de redorer le blason de la ville…
      Baisser le fardeau fiscal des famille… Afin de les aider à rester sur l’île
      La propreté… Désolé je l’ai dit
      Efficacité du transport en commun… Éliminer les lignes moins rentables établir un plan de match pour que le transport soit efficient et efficace
      Rêver à UN événement rassembleur (genre Exposition universelle, olympique) ou à UNE structure spéciale (toiture stade, grand jardin, nouveau stade, ou autre) et non pas à 50

      Je pourrais continuer longtemps avant de parler de bicycle … Si des journalistes influents comme vous pouvaient botter le derrière sur des projets réalistes et mobilisateur au lieu de projets gauchistes et verts…notre Québec s’en porterait mieux

      Bonne journée
      Jason

    • @kiroulbien
      ” 1.5 million pour à peine six mois d’utilisation, c’est ridicule.”
      Comme MonsieurBleu disait plus haut, 1.5 million c’est l’entretien d’un parc pendant 6 mois. Donc fermons tous les parcs et construisons-y des condos. Ces espaces seraient utilisés plus de 6 mois et rapporteraient des taxes.

    • @ kiroulbien, Picotte_Simon & jason77
      Le déploiement du BIXI à Montréal n’a rien à voir avec les obsessions des «Verts » mais tout avec le support à l’industrie touristique. Une industrie qui rapporte annuellement plus de 2 milliards de dollars à l’économie montréalaise. Comme disait Clinton en 1992: «It’s the economy, stupid»

    • @Jason77
      L’Étapisme est un immobilisme. A vouloir tout régler les priorités une à une, on en règle jamais aucune. Oui les aquducs sont un problème, mais ça n’empêche pas qu’on puisse développer les vélos à Montréal en même temps. Vous êtes capable de marcher et mêcher de la gomme en même temps ? La Ville est également capable de mener plusieurs projets de front.

    • @A.Talon: J’espère que votre 2G de retombé économique toiristique ne repose pas sur les roues du Bixi. On a même pas le droit de se faire du vélo à Venise et c’est plein de monde. Le jour où y’aura du Bixi à Venise Je boycotterai la place. Notez que les voitures aussi sont interdites. Quand le touriste marche, il veut la sainte paix. C’est ça qui veut. Oubliez les vélos!

    • Ceux qui pensent que le futur est dans le vélo ne connaisse rien aux comportements du consommateur du futur. En fait, le Bixi est une mauvaise idée passé date qui échouera presque partout.

    • @respectable
      Evidemment, vous avez trouvé l’exemple le plus nul pour prouver votre point.
      Il n’y a pas de vélos à Venise pour les mêmes raisons qu’il n’y a pas de gondoles sur les pistes cyclables ici.

    • Moi’ c’est l’implication du privé que j’aime aux États-Unis alors qu’ici cela est vu comme un péché.

      J’ai donné le lien plus haut pour le Minnesota mais regardez Boston :

      http://www.thehubway.com/partners/boston

      Pour Montréal cela fait pic-pic avec juste Telus, Desjardins et La Presse… Il y a aussi les commanditaires pour les stations mais il manque d’argent et de partenaires…

      Où sont les autres institutions financières que Desjardins ? Pourquoi la Banque Nationale, la Royale ou BMO n’y sont pas ?

      Où est Bell ? Où est Québécor ?

      Pour les Universités pourquoi juste l’ÉTS ?

      Les Américains payent moins d’impôt mais leurs partenaires corporatifs semblent pouvoir être des meilleurs citoyens. Ou savoir se mobiliser, pas partout mais dans plusieurs villes.

      Plutôt que d’attendre après le gouvernement pour tout, tout, tout.

    • Les commanditaires des stations ici à MTl :

      https://montreal.bixi.com/corporatif/commandites

      En tous les cas… On est persuadé qu’ils lèvent pas assez d,argent et que c’est là une grosse partie du problème.

      On se souvient aussi pour complètement autre chose que les Francofolies avaient honte de demander de l’argent au public avec les bracelets… Ok, l’argent du public cela peut varier d’une année à l’autre et vous rendre vulnérable mais c’est loin de demander la charité en faisant pitié.

      Mais on a pas assez de riches au Québec pour fonctionner comme à l’Américaine ou les impôts dits trop élevés empêchent cela ?

      Il y en a pareil et qui se mobilisent pour d’autres projets dans la culture ou le sport. Pourquoi Bixi cela ne fonctionne pas ? Peut-être parce que la ville de Montréal a trop monopolisé le projet plutôt que d’impliquer suffisamment d’acteurs dans sa réussite ????

    • M. Cardinal

      En ajout à mon mail plus haut, j’ai trouvé une autre donnée intéressante : Stationnement Montréal a acheté en 2011 des bornes “bi-modales” sensées servir à payer à la fois les parcomètres de voitures et des vélos bixi.

      C’est donc 6.6 millions qui n’apparaissent pas dans le total des frais déjà engagés par la ville de Montréal et qui ne font pas partis du 31.6 millions restant de la dette de SVLS.

      Ce 6.6 millions s’ajoute aux 15 millions en recherche et développement que Montréal ne récupérera jamais non plus. Et au 20 millions en actifs dont la durée de vie utile est pourtant dépassée de moitiée.

      Et combien en publicité, promotion et représentation la ville a t-elle investit sur Bixi depuis 2009, autant ici qu’à l’étranger ? J’ose même pas imaginer ce montant. Une énorme galette.

      La ville de Montréal a déjà fait bien plus que sa part dans ce dossier. Je n’accepte pas que vous écriviez que “ça va coûter juste 1.5 million par année” et, surtout, que des gens vous prennent aux mots et qu’ils vous croient.

      Les pertes réelles que les contribuables montréalais vont absorber sont infiniment plus chers que ce que vous donnez comme info.

      Le ral-le-bol, il vient de là. Pas d’une querelle verts VS droitistes. Ca va juste faire. Les contribuables montréalais n’ont plus à mettre une cenne de plus sur bixi. C’est un véritable gouffre.

    • Et en plus, les fameuses bornes “bi-modales” à 6.6 millions n’ont jamais fonctionnées pour prélever les frais de stationnement de voitures. Montréal aurait perdu plus de 3 millions additionnels.

      http://exruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiquemunicipale/38627-bixi-verificateur-irregularites

    • @gl000001

      Vous parlez comme quelqu’un qui n’est jamais allé à Venise.

      Nous y étions au mois d’août 2011. Il faisait un soleil radieux mais plusieurs gondoliers attendaient leurs clients. Les prix sont fixés. Si vous tentez de négocier, la balade sera seulement plus courte. Un exemple de tarifs économiques: 120$ pour deux personnes plus pourboire vous permettra de vous la couler douce pour environ 35 minutes. Au rythme où le monsieur pagaye, vous n’irez pas bien loin. À Venise, la plupart des touristes marchent.

      Pour le bien de ceux qui paient des impôts sur le revenu, souhaitons que l’on attribue ces montants ailleurs que dans des vélos. L’hiver a été “frette” cette année.

    • @GL : Voyons cher ami, il est possible de faire du vélo à Venise. Venise ne résume pas à un circuit de canaux. Sortez de la France et voyagez un peu que diâble. En fait, Venise interdit tout ce qui dérange, vélo, skate, trottinette, scooter. Faut visiter à pieds et cela est fantastique.

    • Le miens, mon calcul, moi qui ne suis pas éditorialiste à La Presse, qui n’a aucun contacts avec les gens au parfum, qui ne peut pas prendre le téléphone et appeler des gestionnaires concernés pour répondre à mes questions concernant Bixi :

      6.6 millions pour des bornes bi-modales (qui n’ont jamais fonctionné) + plus de 3 millions en pertes car les bornes n’ont jamais fonctionné correctement + 15 millions en recherche et développement que la ville ne récupèrera jamais + un calcul plus honnête de la “valeur” réelle des actifs de 12 millions (vélos et bornes) dont la vie utile restante est de 4 ans, disons une perte de 6 millions + un montant X en frais de représentation et promo de toutes sortes payé par la ville de montréal à l’étranger et localement depuis 2009 (un montant X très salé avec pleins de zéros) … Plus les 15 millions calculés par monsieur Cardinal …

      Moi mon calcul c’est des pertes sèches réelles déjà accumulées pour la ville de Montréal d’au moins 50 millions de dollars.

      Et c’est pas fini. La saison 2014 commence.

    • Les éoliennes coutent une fortune à produire de l’électricité au KwH et ils s’entêtent à en faire alors vous n’avez pas fini de manger de l’argent à cause de la verdure. Les itinérants devraient bloquer les rues. Malheureusement, ils ne savent pas s’organiser comme les verts et ils n’ont pas l’appui des journalistes comme les carrés rouges.

    • @kiroulbien
      Je sais très bien comme ça se passe à Venise. Il y a des passages ou on ne se croise même pas à pied. Alors les vélos …
      C’était juste une réponse à Picotte qui lui, ne sais pas de quoi il parle. ll pourrait vous dire que le vélo est praticable au Mont St-Michel.

      @picotte
      “Ceux qui pensent que le futur est dans le vélo ne connaisse rien aux comportements du consommateur du futur.”
      La ville qui est un bon baromètre pour les tendances est sans contre-dit New York. Hors, je n’ai jamais vu autant de vélo à New York l’été dernier. Votre diplome de prospectiviste est périmé et vous n’avez pas su le prévoir ;-)

    • @Picotte_Simon

      Je seconde votre commentaire émis à 9:05. C’est la réalité.

      Ce qu’il y a de plus abbérant, c’est quand on donne de l’importance à un pseudo-écologiste comme le fait La Presse, Radio-Canada et monsieur Cardinal. Si vous tapez Steven Guilbeault dans un moteur de recherche et que vous choisissez Wikipédia en anglais parce que plus complet, vous apprendrez que ce Guilbeault est un “drop-out” d’université après avoir fait quelques cours en sciences politiques puis en religion.

      Ce type a le mérite de s’être créer sa propre job à même les dons du public et des subventions gouvernementales. Il n’a pas de comptes à rendre à un patron. Nous devons remercier Stephen Harper de lui avoir coupé les vivres. Un des rares bons gestes du gouvernement conservateur à ce jour.

    • @kiroulbien: Notez le nom du GIEC: Groupe INTERGOUVERNEMENTAL… et non Groupe interacadémique, par exemple. Quand il y a « gouvernemental » dans un nom, on sait que ce qui en provient n’est PAS de la science mais soit de la politique ou au mieux un mélange de science et de politique. Et si vous voulez être bien vu NE poser aucun geste environnemental sans avoir obtenu d’abord l’aval de Guilbault. Sinon vous serez accusé d’être pro-Harper ce qui est un crime de lèse-majesté au québec. Et ce, même si Harper est le meilleur gestionnaire au monde qui nous a fait éviter le récession. Il est aussi le moins keynésien. Ce qui choque la gauche friande d’emprunt d’État.

    • @GL : Je suis toujours à NY. Cessez votre petit jeu. Vous vous êtes discrédité vous-même en admettant être anonyme pour ne pas perdre votre emploi l’autre fois et en admettant raconter n’importe quoi à 10h56. Game over!

    • je suis abonné à Bixi depuis le début donc je contribu financièrement à ma place sur la route ou les pistes cyclables quand les VÉLOS PAIERONT leur part je respecterai le code pour le moment je ne respecte pas les personnes à vélo mais pas du tout ils ont l’air des rois du monde faudrait peut-être les ramener sur terre.

    • Pour revenir à Bixi…

      http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201405/02/01-4763051-bixi-show-me-the-love-enjoint-le-maire-coderre.php

      Je pense que le raisonnement est à l’envers… L’intérêt est assez grand, c’est juste un service qui est devenu trop gros, trop vite. Plus cela est gros , plus cela coûte cher.

      S’il y a trop de vélos pour le nombre d’abonnés c,est pas qu’il manque d’abonnnés, c’est qu’il ya trop de vélos.

      Il faut que le nombre de vélos offerts soit en proportion des revenus de subventions, de commandites de dons et d’abonnements. Petit à petit.

      Et on augmente la subvention quand on voit que cela a du succès et que cela en vaut la peine. Mais en fonction des objectifs visés.

      C’est de faire croire à un autofinancement qui était un leurre.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2014
    D L Ma Me J V S
    « mai   juil »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    2930  
  • Archives

  • publicité