Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 20 mars 2014 | Mise en ligne à 6h54 | Commenter Commentaires (64)

    Axe Coderre-Labeaume: la game a changé…

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    S’il y a une formule de Denis Coderre qui me heurtait lors des élections, c’est bien celle selon laquelle «Montréal est une administration, non pas un gouvernement».

    Or hier, le candidat devenu maire a changé le disque de bord, à mon grand bonheur. Montréal n’est pas qu’une simple administration, a-t-il dit, c’est un gouvernement de proximité qui doit être reconnu comme tel.

    À la bonne heure…

    Je ne lui tiendrai pas rigueur de cette contradiction, cela dit, puisque je dois avouer être impressionné par son travail stratégique sur ce front. Enfin, Montréal se lève debout, enfin Montréal demande d’être traitée différemment des autres municipalités du Québec.

    Bon, la demande n’est pas complètement nouvelle, vous me direz. Doré, Bourque et Tremblay ont exigé sensiblement la même chose, ce qui est vrai.

    Mais cette fois-ci, l’approche est complètement différente et les chances de gagner, à mon avis, beaucoup plus grandes. Denis Coderre a compris quelque chose que n’avaient pas saisi ses prédécesseurs : le maire de Montréal ne peut tout simplement pas gagner tout seul…

    En demandant non pas un statut spécial pour sa ville, mais bien un statut pour la métropole ET un statut pour la capitale, le maire Coderre pratique ainsi une salutaire realpolitik : tout est rapport de force.

    Il peut sembler curieux pour Montréal de se coller à Québec. Après tout, la métropole représente plus de 50 % du PIB de la province et la capitale, à peine 10 %. Cette dernière semble donc être la grande gagnante de ce tandem.

    Or je vois quatre raisons de croire que c’est la métropole qui profitera le plus de cette alliance…

    1- L’île de Montréal n’a pas, et n’aura jamais, le poids politique de Québec en raison des contours de la carte électorale. Rien à gagner ici, alors que c’est le pactole dans la capitale. Labeaume a plus de chance d’être écouté que Coderre… et Coderre a donc plus de chance d’être écouté s’il est avec Labeaume.

    2 – Lorsque Denis Coderre convoque les médias, les médias de Montréal accourent. Mais seulement les médias de Montréal, ce qui limite le rayonnement du maire. Aux côtés de Régis Labeaume, par contre, il a aussi l’oreille des journalistes de la capitale, là où travaillent (et parfois résident) les membres du conseil des ministres. D’ailleurs, les deux maires ont donné deux conférences de presse pour le prix d’une hier, à Montréal puis à Québec.

    3- La méfiance du ROQ (Rest of Quebec) envers la métropole est réelle. Aucun gouvernement ne sera donc assez fou pour s’aliéner les régions dans le but d’accorder un traitement privilégié à la métropole. Par contre, donner plus d’autonomie à Québec en même temps qu’à Montréal pourrait faire passer la pilule.

    4 – Le même raisonnement vaut pour le monde municipal. Que Montréal exige une politique gouvernementale différente pour la métropole d’un bord, et pour le reste du Québec de l’autre, aurait bien de la difficulté à passer. Mais que Montréal ET Québec demandent littéralement «une politique municipale à deux vitesses» passe beaucoup mieux auprès des autres maires. La preuve, l’UMQ était à la table avec les deux maires lors des conférences de presse, hier.

    Il y a eu dans le passé des premiers ministres plus volontaires, comme Paul Martin et Lucien Bouchard, qui s’étaient dits prêts à aider tout spécialement les grandes villes. Mais leurs belles intentions se sont heurtées aux réalités électorales.

    Avec un tandem aussi inusité que celui de MM. Coderre et Labeaume, on peut penser que cette fois, «la game a changé». Vous ne croyez pas?


    • En plus Coderre passe souvent a Sport 30… Vanek va le trouver cool et va signer pour 1 millions sur 10 ans juste pourvoir dire qu’il as Coderre comme Maire!

      Sa sent la coupe!

    • Bonne analyse FC, les 4 points sont excellents.

    • @manucoli

      Merci!

      François Cardinal

    • Poussez mais poussez égal, ils devrait garder cette maxime a l’esprit.

      Coderre devrait revenir sur terre un petit peu. C’est tout juste s’il demande pas juridiction sur l’aviation et la cour suprême.

      AH AH AH [appui argumentaire à la Coderre]

    • Évidemment, il reste la perspective, loufoque certes, que les partis promettent un statut privilégié aux deux grandes villes, puis reviennent sur cet engagement une fois au pouvoir. Je sais, je sais, c’est risible, mais je m’en voudrais de ne pas soulever ce point, si improbable soit-il (un parti qui n’honore pas sa parole, quelle idée quand même!).

    • chaque fois que 2 individus se rencontre pour jumeler leurs efforts ou stratégies tout est beau madame La marquise mais cela s’effrite assez souvent;

      J’ai hâte de voir la réaction d’un lorsqu’il va s’apercevoir que l’autre a obtenu plus que lui;

      on va avoir droit a des crises de prima madonna

      présentement ca me donne l’impression d’un gros show de boucane

    • correction 2 individus se rencontrent

    • Il en demande beaucoup. Mais autant en demander beaucoup et en recevoir assez que de demander juste assez et de recevoir des peanuts.

      BTW, je trouve que le discours du Maire au sujet des capacités de Montréal de se diriger elle même sans l’autorisation de Québec SIMILAIRE à celui du discours indépendantiste.. Après tout, Montréal est bel et bien une société distinct du ROQ avec son fonctionnement distinct et ses besoins particuliers.

      VIVE MONTRÉAL LIBRE! xD

    • Fin renard ce Coderre malgré ses airs de lourdaud et ses éclats de rire de mononcle. Du Jean Chrétien tout craché.

    • Je suis plutôt sceptique. Juste pour le dossier de l’agrile du frêne, Coderre n’a pas été capable de faire un consensus à Montréal. Pourtant, la plupart des maires sont de la même famille politique…

    • La game a effectivement changée parce que Coderre et Labeaume sont de vrais politiciens qui ont à cœur les intérêts de leur ville respective. Ils connaissent les machines au-dessus d’eux et savent comment les prendre.

      Labeaume jouit d’une popularité sans précédent et par le fait même d’une légitimité plus forte (si je peux m’exprimer ainsi) encore que n’importe quel député. Sa ville a pris la pôle au Québec en ce qui concerne le foisonnement, l’enthousiasme et l’efficacité.

      Coderre sait parfaitement ce qu’l fait. Il a un plan et sait sur quel boutons appuyer pour faire pencher la machine. Il a ses entrées partout dans les ministères fédéraux et connaît toutes les procédures des machines gouvernementales. Il sait très bien quoi dire et quoi ne pas dire pour faire placer ses priorités à l’avant-plan.

      Et ce qui leur donne tout l’ascendant qu’il faut pour travailler est qu’il n’y a aucune hypocrisie dans leurs démarches. Les partis provinciaux doivent absolument s’inspirer de ces deux hommes.

    • Reste plus qu’à retenir notre souffle jusqu’au lendemain des élections!

    • Je n’aimais pas Coderre. Je ne l’aime pas encore. Mais bon, c’est mieux que ce que je croyais.

      Il va peut-être même réussir à intéresser le ministre responsable de la métropole à ce qui se passe à Montréal. Peut-être que Lisée va finir par défendre les intérêts de Montréal. Ça serait nouveau.

    • A lire ce billet monsieur Cardinal , l’axe Coderre /Labaume me fait penser a une insurrection paysanne et urbaine, qui veut-on guillotiner ???/

    • À voir comment le petit roi des anesthésiés dépense dans des projets pharaoniques et des voyages fastueux, j’espère qu’il n’obtiendra pas un iota de pouvoir supplémentaire.

    • Ce qui me plaît dans cette alliance stratégique entre la métropole et la capitale, c’est qu’on pourrait éventuellement assister à un changement de perception au sujet de ces deux villes (de Montréal, surtout). Il est drôlement temps que tous les citoyens du territoire québécois comprennent que CES DEUX VILLES NOUS APPARTIENNENT À TOUS.. Ce qui se passe dans chacune de ces villes, en bien ou en mal, nous concerne tous et nous affecte tous. Les bons coups réussis dans chacune de ces villes bénéficient à tous et les échecs vécus par chacune ces villes nous nuisent à tous, directement ou non. En somme, qu’on soit citoyens de ces deux villes ou bien d’Abitibi, des Cantons de l’Est, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie, on doit tous être Montréalais et Québécois de coeur et d’esprit parce qu’on est tous inter-dépendants. Et tous de la même famille élargie, rappelons-le.

    • @ François Cardinal
      «Montréal n’est pas qu’une simple administration, a-t-il dit, c’est un gouvernement de proximité…»
      Désolé de vous contredire, mais le statut constitutionnel des villes canadiennes (et québécoises, par conséquent) n’en fait que des palliers administratifs et non des gouvernements. Elles ne sont que les créatures des provinces qui ont l’entière liberté de les créer, de les fusionner ou de les dissoudre à volonté. En parler faussement comme des gouvernements, c’est leur mettre en tête des idées de grandeur qui risquent de les détourner de leur mission première: nettoyer les rues, ramasser les vidanges, entretenir les égouts, déblayer la neige, boucher les nids de poules, réparer les feux de circulation, etc. Il est vrai que ces tâches ingrates sont tellement moins amusantes que de jouer au gouvernement… Cela dit, rien n’empêche d’accorder beaucoup plus d’autonomie administrative aux grandes villes qui en font la demande (Montréal et Québec, en particulier).
      «La méfiance du ROQ (Rest of Quebec) envers la métropole…»
      Elle est plutôt bien contrebalancée par l’indifférence des Montréalais envers les autres Québécois, non? On en a vu encore hier un triste exemple ici même sur ce blogue. À propos, je préfère dire RDQ (Reste du Québec) plutôt que ROQ (Rest of Quebec). C’est plus approprié. Quelqu’un aurait-il un meilleur acronyme français à proposer?

    • Les villes doivents demeurer des administrations redevables à l’État, plutôt que des gouvernements régionaux.

      La multitude de récents scandales municipaux nous indiquent bien que ce milieu n’est pas apte à tout contrôler par lui-même.
      Il faut les avoir à l’oeil et se méfier des “loose canon” de ce monde l

      Les faillites de certaines villes américaines devraient nous éclairer.

    • Je ne doute pas que M. Coderre travail fort, mais les demandes faites hier par lui sont irréalistes que Labeaume y soit , je n’en suis pas surpris…

    • François Cardinal, vous êtes dans l’erreur su la constitution des municipalités,passons!
      Mais vous êtes journaliste (?)et c’est là où ça devient grave, très grave…de répandre vos faussetés dans le peuple!
      Il y a un jour un certain Victor Hugo qui a dit qu’il fallait lire avant d’écrire.
      Qu’en pensez-vous?
      P.S. Le peuple est assez gardé dans l’obscurantisme, n’en ajouter pas!

    • Je me réjouis de cette situation parce que la gué-guerre canadiens-nordiques faisait resortir le colon des deux cotés de l`autoroute 20 et qu`elle n`apportait rien de constructif.

      Je crois aussi qu`il est temps que les deux plus grosses villes de la province se mettent à revendiquer tant au gouvernement provincial qu`au gouvernement fédéral.

      Montréal va toutefois faire face à une méchante surprise car c`est elle qui devra plier face aux revendications du reste de la province, langue-budgets-charte etc. Si elle veut redevenir le moteur de la province elle devra mettre le reste du Québec de son coté et être vraiment représentative.
      Actuellement Montréal c`est…Montréal…

    • «L’île de Montréal n’a pas, et n’aura jamais, le poids politique de Québec en raison des contours de la carte électorale.»

      Quelle affirmation réductrice. Montréal, ce n’est pas seulement le Plateau ou Verdun, Montréal c’est aussi Laval, Longueuil, Mascouche, Repentigny etc. Quand ont dit que le PIB de la métropole représente plus de 50% du PIB du Québec, on fait référence au PIB de la grande région de Montréal, pas de Montréal la ville.

      Le problème de Montréal la ville, c’est qu’il s’agit d’une ville pauvre qui a été drainée de ses éléments les plus productifs au profit des banlieues. Les créateurs de richesse, les contribuables les plus fortunés, c’est dans les banlieues de Montréal qu’on les trouve, pas dans Villeray ou St-Michel.

      Donc, tant que la grande région de Montréal ne parlera pas d’une seule voix, elle n’aura jamais d’influence politique à Québec qui continuera à dicter les orientations.

    • @ A. Talon 12h11

      Merci de remettre les pendules à l’heure. Effectivement, si le gouvernement provincial juge approprié de fusionner Montréal à Chibougamau, il a l’entière possibilité de le faire. Qaund à la méfiance du ROQ face à la métropole, on parle de ça comme d’un phénomène unique alors que c’est un phénomène universel. J’ai habité six ans à Toronto et le Rest of Ontario se méfiait auatant de Toronto que le ROQ de Montréal.

      Montréal a des allures de ville du tiers monde. Alors qu’elle cesse ses prétentions d’être une société distincte dans une société distincte et commence par patcher ses nids de poule, ramasser la neige et les vidanges. Le dévelopement économique, ce n’est pas du ressort d’une administration municipale, c’est du ressort du provincial et du fédéral.

    • @ sebastien24

      “Le problème de Montréal la ville, c’est qu’il s’agit d’une ville pauvre qui a été drainée de ses éléments les plus productifs au profit des banlieues.”

      Ne tirez pas de conclusions trop hâtives. Vous devriez lire cet article. Bien qu’il date de 2008, il est encore d’actualité.

      http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/200901/09/01-693390-montreal-la-locomotive-mal-aimee.php

    • Tic Toc ! Tic Toc !Vous ne pensiez pas sérieusement que le Québec pouvait se payer une ligue hanséatique, ou pour faire chaud au cœur de Monsieur Maire Labeaume, une ligue lombarde ou l’équivalent des républiques maritimes. Il est question ici d’aller chercher un peu plus de contrôle sur les leviers structurels et économiques. Entre vous et moi, les technocrates provinciaux et/ou fédéraux ne sont pas vraiment des génies en matière de développement régional. J’aime bien ma ville du Tiers Monde et j’en suis fière ! Vous savez quoi, elle prospèrera, elle évoluera, elle s’adaptera, en dépit de tous les politiciens avocats, ingénieurs, comptables, médecins, illustres gradués d’écoles d’administration publique qui prendront la tribune avec une main sur le cœur et proférons leur amour inconditionnel pour cette métropole.

    • La grosse difference de Montreal vs le RDC (Reste du Quebec, pas la Republique Democratique (HA!) du Congo), je disais donc: la grosse difference entre Montreal et le RDC, est que Montreal est une société distincte par le fait qu’elle est a moitié anglophone

      Tant que la société distincte de Montreal ne sera pas reconnue par le gouvernement du Quebec, je ne me sentirai pas adéquatement représenté a l’Assemblée

      Ce n’est pas un “colonisé” qui parle, c’est qq’un qui a grandi dans les 2 langues, entouré de gens communicant et vivant dans les 2 langues. C’est une culture authentique qui n’a pas a se justifier aupres de quiconque

      Sans parler pour eux, je constate par leurs commentaires lus regulierement que “montrealaise”, “fritz2″ ainsi que plusieurs autres ont aussi vécu cette realité.

      Il y mon nouvel ami “A. Talon” aussi, mais je crois qu’il a un préjugé sentimal favorable au francais… moi aussi en fait, dans mon coeur et dans mes tripes, mais pas dans ma tete.

      En tant que minorité francaise sur le continent, nous devrions avoir le reflexe de traiter nos minorités avec plus de respect.

      Important de noter: on ne peut pas dire que les anglais de Montreal n’ont qu’a aller vivre ailleurs s’ils ne sont pas contents, ils ont l’embarras du choix sur le continent. C’est faux. Ils sont anglais de Montreal, pas anglais du Michigan.

      Un franco de la Cote Nord qui se fait dire de demenager en Abitibi, c’est pas grave ca parle votre langue, ca lui ferait son affaire? Je ne crois pas. Il est chez lui sur la Cote Nord.

      Meme chose pour nos anglais. Ils sont ici depuis des siecles.

      Priorités du maire de Montreal:
      - faire reconnaitre la société distincte de la ville, ou du moins de nous faire respecter par les lois
      - qu’un vote montrealais vale autant qu’un vote en region
      - acces direct a l’aeroport. la plus grande erreur du PQ a ete de continuer le metro vers Laval plutot que l’ADM. encore plus grande que cette satané Charte… et je deteste la Charte, c’est tout dire!

      A ceux qui pensent qu’il y a des chances que Thomas Vanek signe a Montreal au 1er juillet: a mois que son epouse et lui sont des amoureux de la langue de Voltaire, je ne vois aucune raison. Ils ont de jeunes enfants, et par la loi devront les envoyer a l’ecole francaise… langue aussi utile en notre monde contemporain que le hollandais. Avec l’argent qu’il fera (et les impots qu’il sauverait en vivant aux USA), il pourra se payer des fins de semaines a Paris tant qu’il veut

      Voila ce que donnent nos lois de mamans qui prennent soin de nous, pauvres ‘ti gens trop faibl et ignare pour avoir notre sort en nos propres mains.

      Nous sommes bien plus barrés de libertés par le PQ que par le federal

    • @ larry999 14h37

      L’article que vous citez ne contredit pas ce que je dit. Oui, les emplois sont à Montréal et c’est ce que votre article dit en mentionnant les milliers de Lavallois et Montérégiens qui traversent les ponts chaque jours pour venir travailler à Montréal. Ce que je dis, c’est que les éléments les plus productifs de Montréal n’habitent pas à Montréal mais bien en banlieue. Exception faite des enclaves que sont Outremont, Westmount et Ville-Mont-Royal, on ne trouve pas grand richesse à Montréal.

      Je viens travailler à Montréal à tous les jours mais j’habite le West-Island. Ceux qui sont les contribuables les plus productifs sont très majoritairement dans ma situation, c’est à dire qu’ils habitent la banlieue. Ce n’est toujours bien pas Montréal-Nord ou Park-Extension qui font vivre le Québec. Le taux de chômage à Montréal la ville est supérieur à l’ensemble du Québec et il doit y avoir pas loin de 50 % de la poplation de Montréal la ville qui vit dans la précarité financière. Suffit que voir comment les banques alimentaires ne suffisent pas à la tâche et de constater que plus de 50 % des élèves du secteur public décrochent avant d’avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires. Bref, Montréal la ville est un boulet plutôt qu’une locomoitive en termes de contribution individuelle aux finances publiques.

      Mais de toute façon, tout ça est un débat d’une stérilité ridicule. Parce que Montréal, ce n’est pas juste Montréal la ville. La variable clé, c’est la santé de l’économie du Grand Montréal. Et si ce n’était que de moi, il y a longtemps que j’aurais fusionné Montréal avec la Rive-Sud, Laval et la Rive-Nord. Exactement comme l’Ontario a fait avec Toronto. Voir si le compétiteur de Montréal, c’est Laval ou Longueuil. La compétition, c’est Boston, San Francisco, Paris, Londres, Singapore etc. Il serait temps que les François Cardinal de ce monde se défassent de leur mentalité de clochers et commencent à voir plus loin que le bout de leur nez.

    • @ sebastien24 13h59
      «Qaund à la méfiance du ROQ face à la métropole, on parle de ça comme d’un phénomène unique alors que c’est un phénomène universel. J’ai habité six ans à Toronto et le Rest of Ontario se méfiait auatant de Toronto que le ROQ de Montréal.»
      Je ne suis pas un régulier de ce blogue mais il me semble que cette perception a donné lieu récemment à beaucoup de «Quebec Bashing» ainsi qu’à de malsains fantasmes de style «Province of Montreal». J’ai justement suggéré hier à M. Cardinal d’étudier le phénomène métropolitain avec ses lecteurs. Une sorte de panorama international des relations parfois tordues qu’entretiennent diverses métropoles avec le reste de leurs pays respectifs.

    • Les 2 derniers quebecois agents libres significatifs ont tourné le dos a Montreal: Daniel Briere et Vincent Lecavalier.

      Mario Lemieux ne veut plus rien savoir de la province.

      Des “colonisés”? ou des gens qui vivent leur vie a eux, et font les choix qui sont les meilleurs pour leur cheminent?

      option 2 a mon avis

      et ca dit tout sur ce que nous avons a offrir

      il faut arreter de se regarder le nombril, et commencer a se comparer pour savoir ce que nous valons reellement.

      Vous connaissez la joke (raciste, je sais, revenez en): comment devient on millionaire? on achete un francais pour ce qu’il vaut, et on le vend pour ce qu’il pense qu’il vaut.

      on a malheureusment la tendance vers ce syndrome ici aussi. ce n’est pas une qualité

    • @sebastien24

      «Voir si le compétiteur de Montréal, c’est Laval ou Longueuil. La compétition, c’est Boston, San Francisco, Paris, Londres, Singapore etc. Il serait temps que les François Cardinal de ce monde se défassent de leur mentalité de clochers et commencent à voir plus loin que le bout de leur nez.»

      Lourde accusation pour quelqu’un qui n’a manifestement pas lu tous mes textes sur la question…

      J’ai toujours défendu une vision métropolitaine de Montréal, en édito de même que dans mon livre Rêver Montréal.
      D’ailleurs, quand je parle du PIB du Québec qui provient à 50 % de Montréal, j’implique implicitement le Grand-Montréal.
      Il est évident que le salut de Montréal passe par l’agglomération dont elle est le centre.

      Je vous invite à lire ce texte:
      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201401/23/01-4731841-penser-metropole.php

      François Cardinal

    • oui Daniel est maintenant a Montreal, mais il n’est plus significatif – c’etait le mot cle.

      comme d’autres joueurs quebecois, il venu finir sa carriere a Montreal, en preparatif pour pouvoir travailler dans les medias et l’entourage de l’equipe dans l’apres-carriere.

      c’est sur qu’il aidera beaucoup dans les series, mais il n’est plus le joueur qui a signé a Philly, refusant l’offre sur un plateau d’argent de Bob Gainey

    • @Chabanel 15h29

      «la grosse difference entre Montreal et le RDC, est que Montreal est une société distincte par le fait qu’elle est a moitié anglophone».

      Cette affirmation est totalement fausse et mensongère. Vous faites l’hypothèse de classer tous les immigrants comme des anglophones. Or, les anglophones ne sont que 20% sur l’île de Montréal et 15% dansd le Grand Montréal et 8% dans tout le Québec. Allophone n’égal pas anglophone. C’est une nuance très importante. Pour combattre le français, les anglophones aiment bien prétendre que tous les allophones sont anglophones, mais c’est totalement faux. Les anglophones, je le répête ne sont que 20% sur l’île de Montréal et encore moins à Montréal comme tel. C’est ça la réalité.

      Malheureusement, on a un peu ethnicisé la notion de ce qu’est un francophone. Ainsi seul les Québécois de souche seraient des francophones, mais un Magrébin ou un Latino-Américain parlant mieux le français qu’un de souche ne seraient pas considéré comme des francophones? C’est d’un ridicule absolu. Pierre Bourque disait que Montréal était francophone a 85 % et il avait raison. Ce n’est pas à mon avis parce que un individu issu de l’immigration a une langue maternelle autre que le français que l’on ne devrait pas le considéré comme francophone surtout s’il est passé par le système d’éducation francophone.

      Bref, votre 50 % d’anglophones à Montéral ne tient aucunement la route et c’est de la pure fabulation de dire des choses comme ça.

    • Je suis également d’avis qu’un niveau de gouvernement qui soit davantage de proximité est nécessaire, bref qu’une régionalisation du pouvoir est nécessaire. Mais à quel niveau, là est la question. Doit-il être municipal, supralocal, régional ou suprarégional? Par exemple, dans un cas relatif aux Cantons-de-l’Est, ce nouveau palier de gouvernement réellement autonome et ayant de réel pouvoir devrait-il être à l’échelle de la ville de Magog, de la MRC de Memphrémagog, de la région de l’Estrie, ou d’un territoire englobant l’Estrie, la Montérégie-Est, et les MRC du sud du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches? Évidemment, dans le cas de Montréal, la question est davantage de savoir si cette dévolution des pouvoirs doit être régionale (Île de Montréal) ou suprarégionale (Montréal métropolitain) (car je doute qu’on propose de donner des pouvoirs supplémentaires à la ville de Montréal et non pas à l’agglomération de Montréal).

      Évidemment, nous sommes dans de la politique fiction, puisqu’il est peu probable que le provincial procède à une dévolution telle qu’un gouvernement plus local possède de véritables pouvoirs, une véritable autonomie et de véritables moyens financiers et, ce, ad vitam aeternam. Considérant cela, considérant qu’il y a déjà un palier de gouvernement en trop au Canada et pour éviter des dédoublements administratifs supplémentaires, dans un monde idéal, le provincial devrait disparaitre et les pouvoirs de ce palier de gouvernement devraient être transférés au fédéral et à ce nouveau palier de gouvernement régional.

      Et si quelqu’un est centralisateur, il peut également proposer qu’un préfet nommer par le gouvernement fédéral dirige ce nouveau palier de gouvernement régional…

    • @ fcardinal 15h44

      Merci de ces précisions. Nous sommes donc tous les deux d’accord pour dire que ce qui importe le plus, c’est la santé économique l’agglomération du Grand Montéral dans son ensemble. Ce qui ne veut aucunement dire que l’on doive abandonner le centre et le laisser devenir une version québécoise de Détroit.

    • @ A.Talon 15h34

      Ça me fait tellement rire ces imbéciles qui ont le fantasme du Province of Montreal. Quand j’étais à Toronto, il ne manquait pas de bien-pensants pour dire que la ville reine devrait se séparer des barbares des régions de l’Ontario. On est même pas capable de comprendre qu’une municipalité n’est rien d’autre qu’une créature du Ministère des Affaires Municipales d’une province canadienne. Exception faite des réserves autochtones.

      Mais pour revenir au rapport entretenu entre les métropoles et le reste de leur pays, c’est partout pareil. C’est normal que le Québec des régions et Montréal entretiennent des réserves vis à vis d’eux mêmes. C’est la même chose en Ontario avec Toronto, Toronto vs le reste du Canada, New York vs le reste de l’état de New York, Londres et les régions anglaises, Paris et les régions françaises etc. Toutes ces villes se pensent différentes du reste de leur pays essentiellement parce que dans les villes centres, on retrouve plus de gens de gauche. Le clivage villes-régions, c’est essentiellement le clivage gauche-droite. Trouve t-on un village gai à Sherbrooke ou à North Bay? Non. Trouve t-on un quartier chinois à Alma ou à Owen Sound ? Non. C’est l’histoire des grands flux migratoires mondiaux tout ça. Les gens convergent vers les grandes villes pour des raisons d’emplois essentiellement. Ce qui fait que les grandes villes ont une personnalité différente de leur état. Mais dans la réalité, Montréal n’est pas plus différente du reste du Québec que Toronto l’est du reste de l’Ontario ou que Istanbul l’est du reste de la Turquie. Ce serait même le contraire puisque Montréal compte beaucoup moins d’immigrants que ces deux villes.

    • @A.Talon
      “En somme, qu’on soit citoyens de ces deux villes ou bien d’Abitibi, des Cantons de l’Est, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie, on doit tous être Montréalais et Québécois de coeur et d’esprit parce qu’on est tous inter-dépendants. Et tous de la même famille élargie, rappelons-le.”

      Je ne suis pas d’accord avec vous. Je n’ai jamais eu de traitement de faveur par un quebecois parce que je suis quebecois. Je ne ressens aucune inter-dependance envers le reste de la province juste parce que nous parlons la meme langue.

      Je partage la meme culture linguistique que la majorité de la province, ainsi qu’une bonne partie du NB et les 500,000 francos vivant en Ontario.

      Je partage une culture metropolitaine avec les gens nés entre 1975 et 1985 dans les grandes villes du Nord-Est (Toronto, Boston etc) – us et coutumes similaires, mis a part la langue de communication, mais ca c’est un detail. Un sourd et muet canadien francais, est il vraiment canadien francais?

      la langue, c’est pour communiquer seulement, ca ne definit pas une culture. les us et coutumes sont beaucoup plus determinants

    • @sebastien24

      Bon, d’abord je considere le fait que j’ai grandi dans un Montreal plus anglais (orgine: Angleterre, Ecosse et Irlande) qu’il ne l’est aujour’hui, alors ma perception n’est pas totalement a jour.

      Mes parents ont grandi dans un Montreal 50 franco 50 anglo. Je frequente mes parents regulierement, alors leur perception deteint et demeure pertinente dans nos vies.

      Les anglais ont quitté parce que méprisés, et pour de meilleures opportunités de carriere. Plusieurs de mes amis anglais, des vrais anglais (dont une qui avait comme ancetre un ancien maire de Montreal du 19e siecle je crois, un dénommé Starnes), vivent aujourd’hui a Vancouver pour les raisons mentionnées ci haut.

      J’ai vu une pancarte de la CAQ a Pierrefonds d’un ami que j’ai eu au primaire en anglais (maternelle et 1ere annee seulement en fait – l’ecole a fermé en 1986): son nom est Jaime Allen. Je ne l’ai pas vu depuis que j’ai 7 ans et ne le reconnaitrais pas, mais je me souviens de son nom. Je suis agreablement de voir qu’il est toujours ici.

      Mon intention n’est pas mensongère, et en fait le ratio enthique canadien-francais et canadien-anglais n’a de toute maniere aucun impact sur le respect que merite les anglais. En tant que peuple fondateur, ils devraient avoir les memes droits que les canadiens-francais – cependant ce n’est pas le cas.

      La langue que parle les immigrants est un autre sujet de discussion, que je n’aborde pas dans mes messages d’aujourd’hui

    • @sebastien24

      Vous dites que les metropoles de tous les pays du monde se considerent differentes du reste du pays. soit

      la difference avec Montreal, est que celle ci est composée d’une culture fondatrice de la ville, qui n’est a peu pres pas representée en region.

      et que vu le systeme electoral du Quebec, les politiciens n’ont aucun interet a considerer ces anglais.

      qui plus est, un de nos partis permanents en font meme des epouvantails

      pas pareil que dire que Paris est francais gauche et la region francaise droite

      si vous voulez comparer, prensez Bruxelles en exemple. les flamands ne se sentent pas du tout appreciés par les wallons

      et si nous faisions exception au Quebec, et plutot que de cultiver la mefiance et le denigrement, on ouvrait grand les portes a quiconque veut bien contribuer au bien commun? dans la langue qu’ils veulent evidemment

      plutot que de se regarder le nombril et creer des barrieres

    • @M. Cardinal

      Merci pour votre soutien indéfectible à la cause de Montréal.

    • @ chabanel 15h29
      Vous êtes en forme aujourd’hui! Mais toujours aussi mal renseigné.

      «la grosse difference entre Montreal et le RDC, est que Montreal est une société distincte par le fait qu’elle est a moitié anglophone»
      Je crois que «sebastien24» a déjà bien répondu à cette affirmation grossièrement inexacte. Il ne faut pas confondre votre quartier ou votre environnement de travail avec la réalité statistique.

      «En tant que minorité francaise sur le continent, nous devrions avoir le reflexe de traiter nos minorités avec plus de respect.»
      Ah oui? Comparez le sort de la minorité anglaise du Québec avec celui de la minorité française de l’Ontario, SVP. Ça se passe de commentaire.

      «Ils ont de jeunes enfants, et par la loi devront les envoyer a l’ecole française…»
      Inexact. En tant que travailleur étranger, il est probablement dispensé de cette mesure et peut donc envoyer ses enfants à l’école anglaise (à fortiori si cette école est une école privée parce que la loi 101 ne s’y applique pas).

      «Nous sommes bien plus barrés de libertés par le PQ que par le fédéral»
      Avez-vous bien lu mon commentaire de samedi matin dernier au sujet des graves violations au droits de l’homme commises par le gouvernement canadien dans un passé récent? Je résume mes propos: 1) internement des Italo-Canadiens et Nippo-Canadiens au cours de le Seconde Guerre Mondiale; 2) internement de ressortissants austro-hongrois au cours de la Première Guerre Mondiale; 3) guerres de rapine contre les Métis au XIXe siècle; 4) internement sans procès de 500 Québécois en octobre 1970.
      Ce n’est pas assez? On peut en rajouter: 5) création du système de réserves amérindiennes, pour les asphyxier petit à petit; 6) déportation massive des petits enfants amérindiens dans les pensionnats pour les assimiler de force et abuser d’eux physiquement; 7) déportation massive d’Inuits du nord québécois vers les îles arctiques dans les années ‘50, les condamnant ainsi à la famine et à la mort; 8) patients d’hôpitaux psychiatriques montréalais des années ‘50 qu’on a sciemment laissés aux mains de la CIA pour leurs «expériences» avec le LSD; 9) fermeture des frontières à l’immigration chinoise sur la côte ouest au début du XXe siècle; 10) fermeture des frontières aux réfugiés juifs juste avant la Seconde Guerre Mondiale; 11) massacre à la mitrailleuse des manifestants anti-conscription à Québec en avril 1918; 12) application des mesures assimilatrices du Rapport Durham et ses suites dans diverses provinces (écoles françaises interdites en Ontario jusque dans les années 1960, par ex.).
      Le gouvernement fédéral ne mérite vraiment pas votre confiance en matière de respect des droits et libertés puisqu’il a un bien sombre bilan à ce chapitre.

      p.s.: À propos, j’ai répondu à votre commentaire d’hier soir.
      http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2014/03/19/quebec-2014-les-priorites-des-petites-et-grandes-villes/

    • @ François Cardinal
      Un gros smiley jaune est apparu sur mon commentaire de 17h08.
      Il s’agissait en fait d’une numérotation: le chiffre 8 suivit d’une parenthèse.
      Merci pour la correction.

    • dans les années ‘80, Microsoft a pris la decision de devoiler son code. ainsi tous les programmeurs de logiciels ont pu developper sachant que tout proprietaire de PC acheteraient leurs logiciels

      Apple avait decidé de garder son code secret

      resultat: Microsoft explose, Apple reste dans son petit coin

      plus tard, Apple tombe sur la “good luck” du sicele: le I Pod et I Phone. des gadgets archi simple, mais qui arrive a bon moment. bien fait pour eux, bravo pour le succes et le merite qui vient avec, mais soyons francs ils sont pas mal “one trick pony” – disons que Microsoft a beaucoup plus de realisations a son actif

      Alors en tant que peuple, aspirons-nous a etre Apple ou Microfost?

    • @ chabanel 16h13
      «Je ne ressens aucune inter-dependance envers le reste de la province juste parce que nous parlons la meme langue.»
      Si vous n’avez aucun sentiment d’appartenance avec votre pays, j’en suis navré.

      «la langue, c’est pour communiquer seulement, ca ne definit pas une culture. les us et coutumes sont beaucoup plus determinants»
      Totalement faux. La langue française, c’est l’épine dorsale de notre identité. Il ne restera plus grand chose de nous après l’avoir perdue. Une survivance à l’irlandaise, au mieux. Triste.

    • AVEC CETTE DEMANDE, IL Y A ANGUILLE SOUS ROCHE, C’EST QUOI ??????

    • Bonjour A. Talon

      Hum – je donne surtout dans l’opinion aujourd’hui, tres peu d’infos concretes, le “mal renseigné” ne s’applique pas trop.

      Si l’Ontario ne traite pas la minorité franco avec respect, il faut faire de meme?

      Je vous l’accorde, je ne connais pas le reglement par rapport au droit aux travailleurs etrangers d’envoyer leurs enfants a l’ecole francaise ou anglaise. Cependant, je croyais sincerement avoir lu dans les journaux il n’y a pas si longtemps (2 ou 3 dernieres annees?) que les ecoles privées non-subventionnés en tactique d’ecole passerelle etait chose du passé

      Les actes du federal que vous mentionnez sont en ligne avec coutumes de tous les gouvernements de cette epoque, celui du Quebec inclus.

      je n’ai aucun probleme avec Octobre ‘70. des bombes explosaient dans des quartiers residentiels, un ministre est mort assassiné, et un dignitaire etranger est kidnappé. Ca ne devait pas etre beau, je n’en suis certainement pas fier, mais aux grands maux les grands moyens.

      Pour ce qui est de l’appartenance a mon pays, chaque fois que j’entend ce terme ca me fait penser a une passe dans la chanson “Les Trois Matelots” de Renaud: “(il était) con comme un drapeau”

    • @ chabanel 17h11
      Mais c’est quoi cette analogie à la noix? Assis à table autour d’une grosse pizza et de quelques bouteilles de bière, je crois que je vous aurais donné une petite claque derrière la tête pour de telles affirmations! Les logiciels de Microsoft sont tout aussi «fermés» et propriétaires que ceux d’Apple. Dans les années ‘80, Apple faisait déjà le paris qu’il était plus rentable pour elle de garder son propre système d’exploitation pour ses seules machines. Mal lui en prit. Outre l’agressivité légendaire de Microsoft, ce qui a rendu les OS de cette compagnie si immensément populaires pendant un temps, c’est le fait qu’ils étaient pratiquement les seuls disponibles auprès des fabricants de PC. Ça et le fait qu’Apple n’a jamais été un bon partenaire d’affaires pour les revendeurs informatiques et s’est à mainte fois tirée dans le pieds avec pour résultat qu’elle n’avait toujours pas de réseau de vente digne de ce nom aux États-Unis au tournant des années 2000. L’iPod (2001) et l’iPhone (2007) ne sont pas une «luck» mais le résultat d’une stratégie bien planifiée (celle du «hub numérique») appliquée méthodiquement depuis une quinzaine d’années.

      «mais soyons francs ils sont pas mal “one trick pony”»
      N’importe quoi! Apple est une des compagnies de haute technologie les plus créatives qui soit. J’aborderai la question avec vous au besoin si vous insistez. Quant à Microsoft, le dernier produit original qu’elle a créé est le «BASIC Microsoft» en 1975 et encore, ce n’était qu’un emprunt d’un langage déjà développé à l’université Darmouth dix ans plus tôt. Tout ses autres produits, généralement de qualité médiocre, résultent de l’achat de diverses compagnies, en commençant par celle qui avait créé MS-DOS (une sorte de clone sous-doué de CP/M).

      «Alors en tant que peuple, aspirons-nous a etre Apple ou Microfost?»
      Je choisirais sans hésiter cent fois Apple sur n’importe quelle autre compagnie! C’est actuellement la marque ayant le plus de valeur en ce monde: 100 milliards de dollars. 50% plus que Microsoft. Dois-je vous parler aussi de ses liquidités qui dépassent les 150 milliards de dollars?
      http://www.macg.co/aapl/2014/03/la-marque-apple-vaudrait-plus-de-100-milliards-de-dollars-80744

      M. Chabanel, je vous donne un gros «D» pour ce devoir mal fait. Et un bonnet d’âne bien mérité!

      p.s.: J’ai vendu du Mac pendant cinq ans en boutique. Je connais plutôt bien la marque. J’ai acheté mon premier Mac 512 en 1985 et je n’ai eu que des Macintosh depuis trente ans. Satisfaction complète!

    • @ chabanel 16h31 et 17h02

      Ça me fait rire d’entendre des anglos Québécois se sentir ostracisés. Croyez moi, je ne suis pas séparatiste, mais j’en ai ras le bol d’entendre la minorité anglophone se plaindre continuellement. Avez-vous seulement comparé votre situation avec celle des francophones hors Québec? Avez-vous déjà essayé de comprendre le point de vue de la majorité francophone du Québec? Même sous le règne de Jean Charest, le braillage des anglos n’a jamais cessé. Suffisait s’écouter CJAD ou lire The Gazette pour s’en rendre compte.

      Vous dites que des amis anglophones à vous ont quitté parce que méprisés. Comment ça méprisé? Vous représentez 15% de la population du Montréal métropolitain, mais vous contrôlé 50% des universités et 50% des super hôpitaux. Puisque ce sont là toutes des institutions financées par le gouvernement provincial, donc essentiellement par des contribuables francophones, où est le problème? En santé et en éducation, vous recevez un financement public qui est environ 300% supérieur à ce que votre poids démographique justifierait. Et vous avez encore le culot de vous prétendre méprisé et ostracisé.

      Le problème avec les anglophones du Québec et plus particulièrement ceux de la région de Montréal, c’est que vous avez un «sense of entitlement» absolument surdimensionné. Vous vous sentez infiniment précieux et supérieurs aux autres. Je le sais j’habite dans le west Island et je côtoie ce genre de gens à tous les jours. Are we francophones, children of a lesser God? Le comportement des anglophones de la région de Montréal (and I’m not painting everybody with the same brush) dénote une forme de racisme, d’intolérance et de xénophobie dirigé à l’égard des francophones. Vous êtes contre toute forme d’affirmation nationale des francophones et de mesures pour favoriser l’épanouissement du français. Ne vous surprenez pas que quand vous criez au racisme et à la xénophobie dans vos médias que tout le monde vous ignore.

      Je vous le dit très respectueusement mais fermement. Si vous les anglophones n’êtes pas satisfait de votre sort ici, même avec tous les avantages dont vous disposez, il serait grandement temps de penser à déménager dans une juridiction qui conviendrait mieux à vos besoins. J’ai moi même vécu six ans à Toronto, alors je peux vous dire qu’on en meurt pas. Parce que dans l’état actuel des choses, je ne vois absolument pas ce q les francophones pourraient faire de plus pour vous rendre heureux, sans menacer leur existence. Ce que vous voulez essentiellement, c’est que l’on renonce à notre culture et qu’on s’assimile dans le Canada Anglais. Et ça c’est over our dead bodies.

    • @ A.Talon

      Vous avez oublié dans votre liste que l’université McGill interdisait l’accès aux Juifs dans son institution. Et après, ces mêmes hypocrites ont le culot de venir nous traiter de racistes et de xénophobes.

    • @ chabanel 19h13
      «Si l’Ontario ne traite pas la minorité franco avec respect, il faut faire de meme?»
      On ne fait pas comme en Ontario justement, mais beaucoup mieux! Si on ferait comme en Ontario, les Anglos n’auraient pas une seule université dans leur langue, pas de commission scolaire, très peu d’écoles et qu’un seul hôpital à leur disposition pour un demi-million d’habitants. On aurait aussi interdit l’enseignement en anglais jusqu’au tournant des années ‘70 et on aurait imposé de tout temps un affichage unilingue français partout au Québec sans aucune exception. Enlevez vos oeillères, que diable! Ça m’indigne de voir qu’on refuse de voir la différence pourtant très évidente dans la qualité de traitement de ces deux minorités.

      «Les actes du federal que vous mentionnez sont en ligne avec coutumes de tous les gouvernements de cette epoque, celui du Quebec inclus.»
      Ça ne date pas de Mathusalem tout ça. On parle d’il y a à peine quelques dizaines d’années dans certains cas! Et si ça serait le Québec qui aurait été responsable de ces horreurs, auriez-vous été aussi magnanime?

      «je n’ai aucun probleme avec Octobre ‘70. (…) Ca ne devait pas etre beau, je n’en suis certainement pas fier, mais aux grands maux les grands moyens.»
      Ça nécessitait sûrement une opération policière d’envergure mais pas la Loi des Mesures de Guerre. Un canon pour tuer une mouche. Aucun autre pays occidental au prise avec le terrorisme urbain n’a agit de cette manière, sauf le Canada en territoire québécois.

      p.s.: Vous ne m’avez pas dit si vous aviez déjà essayé, dans le temps, la fabuleuse «Spécial Méditerranée» à deux croûtes!

    • @ sebastien24 19h41
      «Parce que dans l’état actuel des choses, je ne vois absolument pas ce q les francophones pourraient faire de plus pour vous rendre heureux,…»
      Disparaître, peut-être? Ça ferait sûrement un sondage intéressant dans le ROC.

    • @ chabanel 17h11
      Détails supplémentaires oubliés précédemment au sujet d’Apple Inc.:

      1) Valeur en bourse de la compagnie:
      plus de 500 milliards de dollars US à la fin de 2013
      http://appleinsider.com/articles/13/12/02/apple-inc-valuation-passes-500-billion-half-the-market-cap-imagined-last-year

      2) Chiffre d’affaires annuel:
      plus de 170 milliards de dollars US en 2013 (quatre fois ses revenus de 2009!)
      http://www.marketwatch.com/investing/stock/aapl/financials

      Disons que comme «loosers» on a déjà vu pire…

    • @ chabanel 17h11
      Quelques données supplémentaires au sujet de Microsoft maintenant:

      1) Valeur en bourse de la compagnie:
      260 milliards de dollars US en septembre dernier
      http://business.financialpost.com/2013/09/05/microsoft-loses-us18-billion-in-market-value-over-nokia-deal/?__lsa=75fd-1777

      2) Chiffre d’affaires annuel:
      un peu moins de 78 milliards de dollars US en 2013 (le tiers de plus qu’en 2009)
      http://www.marketwatch.com/investing/stock/msft/financials

      Toujours profitable mais pas aussi rentable que dans le bon vieux temps…

      Évolution de la capitalisation des deux entreprises (AAPL vs MSFT):
      «It’s official: Apple Is Now Worth More Than Microsoft»
      http://www.businessinsider.com/apple-worth-more-than-microsoft-2010-5

      C.Q.F.D.

    • @sebastien24

      Istanbul est tres differente du reste de la turquie. Buenos Aires et le reste de l’argentine assez different merci. Ce que j’aime du Canada et aussi de l’Australie c’est nos villes. Pour des pays de 35 et 23 millions d’habitants nous avons plusieurs villes importante. Pas comme la France et l’angleterre ou presque tout est a Paris et Londres. Trop centralisé.

    • bon, clairement on s’enfarge dans les fleurs du tapis

      oubliez mon exemple microsoft/apple – si je suis dans le champ, ok, en attendant l’exemple etait un concept, pas une discussion en soi. un peu plus d’imagination svp

      essentiellement, voici: a nous de faire notre propre chemin. pas besoin de politiciens pour nous prendre par la main. Ce qui se fait au ROC, je m’en fous. plus jeune lors d’un voyage d’affaires a Calgary fier comme un paon d’avoir un nom on ne peut plus canadien-francais, j’annonce devant une tablee etre federaliste, un vrai Trudeau-iste fier d’un pays bilingue. tous me repondent: mais pourquoi devrions nous parler francais? mais par respect pour vos compatriotes c’t'affaire!! depuis cette soiree, je suis revenu du reve federaliste bilingue coast to coast

      cependant, la federation canadienne fait autant de sens selon moi que la province du quebec, l’otan ou l’amerique du nord. un regroupement de gens ayant les memes valeurs, confiants et choyes.

      le quebec a une minorite anglaise qu’elle traite comme de la schnoutte. le quebec penche dangereusement vers une nationalisme-socialiste irresponsable economiquement et dans lequel je ne me reconnais pas

      si ca fait votre affaire, baignez vous dedans

      on est tu smatte icitte

      ps. non je n’ai pas essaye le “2 croutes”, A Talon, la place avait surement ferme quand mon temps est arrive. comme tout le reste duquel on entend parler a Montreal, tout ferme. mais au moins ca ferme en francais

    • @SOB 24
      si “les anglais” ont leurs universites et super hopitaux, c’est parce qu’ils paient de leur poche

      allez a n’importe quel hopital, voici les noms sur les plaquettes dans les couloirs: McDougall, Molson, Segal, Bronfman… Chagnon, Desmarais – oops attend c’est pas anglais ca

    • debat des chefs de ce soir: y a t il vraiment qq’un qui croit une parole de ce que disent ces gens?

      et Francoise David avec sa suffisance…

      je suis tellement tanne de payer pour une bande de flanc mou dans notre mautadite de province. ou est l’orgueil??

      toujours blamer chialer et blamer.

      des programmes pis d’autres programmes

      pis des partys

      comme disait un autre intervenant: “c’est quoi ca feter 375 ans de Montreal? gardez en pour les 400 ans!”

      comme dit le musicien et activiste canadien Bruce Cockburn: “if i had a rocket launcher, i’d make somebody pay”

    • non, la je derape pour le vrai…

      voici ma seule et unique conclusion: j’aime ma langue, je la respecte, je la promouvoie et je la cultive

      cependant je me sens agresse lorsqu’un politicien se l’approprie pour qu’il (ou elle) puisse atteindre ses objectifs personels

      et je trouve que de casser du sucre sur les nouveaux immigrants ainsi que notre minorite anglaise est pathetique, et indigne d’un peuple qui est capable de beaucoup mieux

      voila. c’est dit. je ne diverge plus

      je pars de ce blogue sur les paroles de la chanson theme du “petit vagabond”, de maniere a ce que nous fassions la paix… impossible de ne pas penser a cette chanson sans que les epaules et la colonne vertebrale se relaxent…

      “il se peut qu’un beau jour, je me repose enfin…
      jusqu’a ce jour
      je poursuis mon parcours”

    • Si Montréal, championne toutes catégories de la mauvaise gestion des fonds publics, veut se voir accorder de nouveaux pouvoirs et plus d’autonomie, pas de problème! Mais encore faudrait-il que cette ville gaspille ses propres fonds, soit ceux de ses propres contribuables, et non les deniers publics de l’ENSEMBLE DE LA PROVINCE.

      Parce que, il ne faut pas se le cacher Monsieur Cardinal, Montréal est comme un enfant: quand il est temps de faire des niaiseries, elle est “capable tout seul”, mais quand vient le temps de payer les pots cassés, elle a “besoin du support de Québec”…

    • @ chabanel 20 mars 23h38
      «bon, clairement on s’enfarge dans les fleurs du tapis»
      Cela vous arrive un peu trop souvent, malheureusement. Ça et votre capacité à repousser commodément les faits qui ne font pas votre affaire. C’est ça des oeillères idéologiques.

      «…tous me repondent: mais pourquoi devrions nous parler francais?…»
      Welcome in Canada!

      «cependant, la federation canadienne fait autant de sens selon moi que la province du quebec, l’otan ou l’amerique du nord. un regroupement de gens ayant les memes valeurs, confiants et choyes.»
      Qui a parlé d’isoler le Québec? Cela dit, votre affirmation est sensée quoique discutable. Je vous rappelle que tout les nouveaux pays européens apparus dans les années ‘90 on trouvé moyen de s’intégrer dans un ensemble plus large (UE, OTAN, CEI, etc) mais sans renoncer à leur indépendance nouvellement acquise.

      «le quebec a une minorite anglaise qu’elle traite comme de la schnoutte. le quebec penche dangereusement vers une nationalisme-socialiste…»
      Vous ai-je déjà dit que ce genre de propos est carrément blasphématoire envers la mémoire des millions de victimes du nazisme? Un bon mot de l’homme d’état français Talleyrand: «Tout ce qui est excessif est insignifiant». Cette ridicule comparaison entre le PQ et les nazis est très très très excessive. Je vous laisse deviner à quel point est elle est insignifiante. Quant à la situation des Anglos au Québec, je serais plutôt en phase avec le commentaire de «sebastien24 20 mars 19h41».

      «…la place avait surement ferme quand mon temps est arrive. comme tout le reste duquel on entend parler a Montreal, tout ferme. mais au moins ca ferme en francais»
      Voyons donc! Il y a beaucoup plus d’entreprises à Montréal aujourd’hui qu’il y a trente ans. Quelle vision noire et désespérante des choses vous avez…

      @ chabanel 1h09
      Voyez-vous comme vos propos passent mieux sans exagération ni gros mots? C’est ce «chabanel» là que je préfère à l’autre énergumène….
      À la prochaine.

    • @ frankididoudelidou

      C’est un mythe souvent véhiculé par les détracteurs de Montréal. En fait, Montréal distribue plus qu’elle ne quémande, étant donné qu’on y puise plus de 50% des recettes fiscales de la province.

    • Je parle bien de l’agglomération de Montréal.

    • Bonjour A. Talon

      les nazis n’ont pas le monopole du socialisme nationaliste… ce n’est pas une mauvaise politique en soi en passant (le so-na, pas le nazisme bien sur), et ca n’incite aucunement le desir de commettre des crimes contre l’humanité.

      les pays scandinaves sont tres socialistes et nationalistes, la Norvege en particulier. la difference avec le Quebec est qu’ils sont capables de se payer leur socialisme – du moins la Norvege, qui est extremement riche.

      pas plus nationaliste que la Norvege non plus – je crois qu’ils ont a peu pres le plus bas taux d’immigration au monde. n’entre pas qui le veut en Norvege… meme chose au Japon. Je me demande s’il y a un lien entre avoir une politique d’un bas taux d’immigration, et une politique de la chasse a la baleine (lire: balaïne, bien sur – faut tenter de rester sur le sujet de Montreal unpeu)

      je maintiens mon opinion que le Quebec penche aujourd’hui vers un “nationalisme-socialiste irresponsable economiquement et dans lequel je ne me reconnais pas”

    • @ chabanel 15h42
      «les nazis n’ont pas le monopole du socialisme nationaliste…»
      Je rêve ou quoi? National-Socialisme = Nazisme (ET RIEN D’AUTRE)
      Cette expression («Nationalsozialismus» en allemand) ne s’applique qu’au parti nazi et à ses dérivés. Aucun parti démocratique occidental qui se respecte ne s’affublerait d’une telle étiquette ou même prétendrait promouvoir une version «light» de cette idéologie monstrueuse. Et on ne peut décrire quelque parti démocratique que ce soit par cette infâme expression sans perdre soi-même de sa crédibilité.

      «les pays scandinaves sont tres socialistes et nationalistes,…»
      Les pays scandinaves sont sociaux-démocrates, pas national-socialistes. Et ils n’ont d’ailleurs pas toujours été riches. En fait, ils étaient même plutôt pauvres au tournant du XXe siècle. Au point où de nombreux marins suédois de l’époque fuyaient leurs navires accostés au port de Québec pour se refaire une nouvelle vie dans le Fjord du Saguenay (d’où les nombreux patronymes scandinaves qu’on retrouve dans la région). C’est l’instauration de la social-démocratie de l’après-guerre qui a amenée l’aisance financière et la richesse dans ces sociétés et non l’inverse.

      «pas plus nationaliste que la Norvege non plus…»
      Contrairement à bien des Québécois, les Norvégiens ne s’excusent pas d’exister (les jeux de Lillehammer en 1994!). C’est aussi un bel exemple d’indépendance tranquille (1905). Et personne ne songerait à les traiter de trolls intolérants ou de consanguins ethno-centriques. En ce qui concerne leur richesse, il faut dire qu’ils bénéficient grandement de la manne pétrolière de la Mer du Nord depuis de nombreuses années. Ça nous rappelle qu’il ne faut pas cracher sur la possibilité d’exploiter nos propres ressources pétrolières dans le Golfe du Saint-Laurent si la chose est rentable.

      «je maintiens mon opinion que le Quebec penche aujourd’hui vers un “nationalisme-socialiste irresponsable economiquement et dans lequel je ne me reconnais pas”»
      Je respecte vos émotions concernant la situation socio-politique québécoise. Je ne me moquerai jamais de votre inconfort, de vos inquiétudes ou même de votre aversion envers certains acteurs (ou idées) de la scène politique locale. Ce que je n’accepte pas cependant, c’est la mauvaise foi et l’ignorance crasse: manipuler ou ne pas tenir compte des faits, faire des leçons de morale à l’emporte-pièce, tenir des propos diffamatoires et des procès d’intention, lancer des cris de guerre et des injures, etc. Cette attitude ne mérite pas de respect.

    • Avant de demander un statut particulier pour Montréal, Coderre devrait peut-être demander qu’elle devienne une vrai ville et non un ramassi d’arrondissement féodaux dispersés sur tout le territoire de l’île de Montréal. Y compris demander de boucher les trous du fromage suisse que Charest a fabriqué en permettant aux Westmount de se monde de se défusionner.

      P’tit Québec
      Mon royaume pour un fromage.

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