Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 15 mars 2014 | Mise en ligne à 8h06 | Commenter Commentaires (74)

    Il faut plus de chevaux à Montréal, pas moins…

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    «Mener un cheval dans le Vieux-Montréal est une entreprise hasardeuse. Un jour – et ce jour approche –, cette tradition et tout le legs de connaissances cochères qui l’accompagne disparaîtront. (…) Tout cela finira au musée.»

    Marie Hélène Poitras voit bien que l’avenir des calèches à Montréal ne tient plus à grand-chose. Ancienne cochère, amoureuse des chevaux, cette écrivaine décrit extrêmement bien la situation des exploitants de «véhicules hippomobiles» dans son superbe roman Griffintown.

    Une situation déjà précaire, donc, qui l’est devenue encore plus ces dernières semaines avec la décision du maire de New York d’interdire prochainement les calèches dans les rues et parcs de sa ville.

    Une décision dont les défenseurs des animaux, censés manifester dans le Vieux-Montréal aujourd’hui, souhaitent se servir pour convaincre le maire Coderre d’emboîter le sabot (scusez là…).

    Je m’y oppose pour toutes sortes de raisons que j’explique aujourd’hui dans un édito que je termine en appelant, au contraire, à une mise en valeur de ce vestige du passé de Montréal. Après tout, le cheval fait partie du patrimoine vivant de la métropole.

    «Le cheval comme la calèche sont une forme de patrimoine vivant qui mérite qu’on le prenne en compte et pas seulement pour les touristes», confirme Dinu Bumbaru d’Héritage Montréal, en entrevue.

    «Les calèches pourraient être des objets patrimoniaux dans une collection du centre d’histoire mais cela ne traiterait que de la valeur de l’artéfact. C’est tellement plus intéressant d’en avoir des vivantes dans les rues, animées avec leurs chevaux, leurs caléchiers et le clip clop des sabots sur les pavés. Pourquoi la présence animale en ville se limiterait-elle aux écureuils du carré Saint-Louis, aux pigeons, moineaux et autres mouettes, voire aux chiens domestiques? Le cheval n’a-t-il pas droit de cité, lui qui a fait que Montréal est devenue ce qu’elle est au XIXe?»

    Mais une fois cela dit, comment le mettre en valeur? On ne peut simplement multiplier les permis de calèches (après les avoir réduits, d’ailleurs), l’offre ne tirant pas nécessairement la demande vers le haut.

    D’abord, il faut resserrer à nouveau le règlement sur les «véhicules hippomobiles». La situation est mieux qu’elle l’était avant 2007, mais elle aurait encore besoin d’être améliorée. Bonne chose, j’ai appris qu’un comité multidisciplinaire regroupant notamment des vétérinaires, des inspecteurs et des gestionnaires de plusieurs arrondissements vont proposer ce printemps une refonte de la réglementation.

    Ensuite, il faut penser en dehors de la boîte, ou plutôt en dehors de la calèche afin de ramener l’animal qui la tire dans le paysage urbain. Les chevaux ont eu beau servir à tirer des taxis, des tramways et des réservoirs des pompiers, ils ont eu beau aider à charrier du lait, de la glace et de la neige, ils ont aujourd’hui presque disparu de Montréal (sauf pour les calèches et la cavalerie du SPVM).

    Projet Montréal a déjà commencé à réfléchir à la chose, loin des projecteurs. Il propose qu’on revalorise le cheval en lui accordant plus de place dans la ville, étant donné que le patrimoine que l’on met en valeur à Montréal se résume trop souvent à de vieilles pierres.

    «Il faut accorder sa juste importance au fait que le maintien jusqu’à nos jours de la présence du cheval à La Nouvelle-Orléans, à Québec et à Montréal constitue un élément non négligeable définissant la touche française commune à ces trois villes», écrit le parti dans un mémoire.

    Quelques propositions en ce sens :

    - Que les institutions scolaires et municipales développent des activités avec les chevaux, notamment des tours de calèche pour les enfants.

    - Que le cheval reprenne du service en ville, comme cela se fait en Europe, pour la cueillette des ordures, l’entretien de la végétation et une panoplie d’autres tâches.

    - Que le caractère utilitaire du cheval soit mis à contribution dans les grands parcs, en lieu et place des camionnettes.

    - Que l’on construire une écurie centrale accessible au public, possiblement dans le stationnement qui fait face au marché Bonsecours, de l’autre côté de la rue Saint-Paul.

    Des pistes de réflexion intéressantes, non? Qu’en pensez-vous, une bonne idée que cette revalorisation du cheval en ville? Et les propositions de Projet Montréal, elles vous emballent?


    • Bravo New York? Où sont les calèches à Paris, Lisbonne, Rome, Stockholm et Copenhague? Cessons donc de transformer n’importe quoi en Patrimoine.

      Pourriez-vous, M. Cardinal, nous faire une liste des grandes villes (plus de 2 millions d’habitants) avec et sans calèche, pour qu’on puisse prendre une décision éclairée. C’est en se comparant qu’on s’éclaire, souvent.

    • Le pays est assez grand, si vous voulez voir des animaux, allez les voir dans leur milieu naturel, les régions sont à mieux de jouer le rôle de protection du patrimoine. À mon humble avis, rien ne peux protéger les animaux dans une ville comme Montréal ou les effets néfastes du stress sont déjà connu sur leurs résidents, alors les chevaux auront-ils droits à un psy? La question devrait plutôt être: doit-on continuer à considérer les animaux comme nos esclaves? Sans tomber dans l’angélisme, il fut un temps ou nous avions absolument besoin des animaux pour mener à bien notre quotidien, ce temps est révolu. Laissons les chevaux là ils sont bien, au pâturage.

    • Mme Poitras n’aime pas les chevaux. Elle aime faire du fric avec les chevaux. Vous irez par une chaude journée d’été à la Place D’Armes, vous allez sentir les belles aromes: urine, crottin et l’odeur de la bête aussi. Les chevaux en campagne.
      Et on devrait faire comme à Québec et donner du manger anti-reproduction aux pigeons. A Québec ils ont un mangeoir non loin du Parlement et les graines contiennent un agent qui stérilise les males.
      J’en avais déja parlé à la Ville à un haut fonctionnaire, il avait ri de moi.

    • Intéressantes propositions. J’aimerais bien qu’il y ait plus d’hyppomobiles et moins d’automobiles et d’autocars pour le bien de nos oreilles dans le Vieux-Montréal! Mais c’est illusoire tant que des mesures restrictives ne sont pas mises en place pour limiter leur présence dans l’arrondissement historique. Comme à Londres où on fait payer ceux qui utilisent leur voiture pour pénétrer dans le centre-ville.

    • “Plusieurs villes comme Toronto, Londres, Paris et Pékin ont déjà aboli l’industrie de la calèche”, nous dit l’article du Journal de Montréal que vous citez. Ce serait pas un signe d’une tendance lourde, par hasard?

      Si c’est le style “calèche” qui vous intéresse, rien n’empêche la ville d’avoir des “calèches” électriques, avec, même, bruits de sabot de cheval si c’est ça qui vous plait (l’odeur de crottin serait cependant plus difficile à imiter).

    • Personellement, ça ne me fait ni chaud ni froid.
      C’est un atrappe touristes. Avec les prix pratiqués, ça s’adresse aux touristes fortunés.

      Pour ce qui est d’impliquer les institutions scolaires, je vous informe que jeudi dernier, à l’école de mon garçon, c’était cabane à sucre à l’école.
      Il y avait des tours de calèche sur Christophe Colomb, entre Jean Talon et Bélanger.

      Ce qui m’intéresse sont les bici taxis comme on en retrouve des milliers à Cuba. Efficaces, écologiques et à bas prix.

      Mais évidemment, ça ne plairait pas au maire taxi/Coderre.

    • La ville de Montréal a du chemin à faire pour rendre cette activité plus saine.

      Les écuries doivent être déplacées près du Vieux-Montréal. Les écuries actuelles ne sont que des amas de débris.

      Les chevaux doivent avoir des abris pour les protéger du soleil.

      Les chevaux doivent être propres et brossés régulièrement.

      Les fleurs de plastique doivent être interdites.

      Un enclos doit faire parti des écuries.

      L’harnachement du cheval doit-être propre.

      Le cocher doit porter un habit propre et commun à tous.

    • Autre usage du cheval à Montréal.

      Puisque plusieurs villes dans le monde utilisent le cheval comme outil de travail, je considère que Montréal doit utiliser des chevaux pour l’entretien de notre belle montagne.

    • Chevaux et développement immobilier.

      Je considère que les terrains de Blue Bonnet doit être développés autour d’un concept équestre.

    • Je propose le retour des compétitions équestres de calibre international sur l’île Ste-Hélène.

    • Je suis d’accord pour promouvoir le cheval, mais on devrait aussi favoriser sa consommation. C’est une très bonne viande. On pourrait faire un projet pilote comme celui du gibier dont parlait MCL dernièrement. Les chevaux des calèches seraient, à leur retraite, apprêtés par les chefs des restos du Vieux-Montréal. On pourrait même offrir aux touristes des forfaits du genre manger votre cheval après votre balade en calèche.

    • Les chevaux sont autorisé a Montréal, rien n’empêche un citoyen de se promener sur St-Catherine ou St-Laurent à cheval, faut juste ramasser le crotin et faire ses stop. Un peu de promo sur le sujet et on aurait une ville pas mal plus amusante …
      Et compte tenu de la vitesse moyenne des déplacements automobiles au centre, le cheval serait plus rapide sur plusieurs segments. Reste à trouver ou les “stationner” lorsqu’on fait l’épicerie …

    • @madmaxmtl,

      vous ne connaissez rien aux chevaux et ça paraît. Le cheval a toujours été un animal utilitaire, il a été sélectionné, élevé, domestiqué pour ça et il est heureux de l’être tant qu’il n’est pas maltraité. Associé l’usage utilitaire à de la maltraitance est assez tordu comme raisonnement et vise à convaincre les béotiens de votre propos.

      Le retour d’un usage utilitaire du cheval à Montréal, là où c’est approprié, est une excellente idée. Les Montréalais y gagneraient peut-être aussi à fréquenter cet animal de façon plus régulière et plus saine que de l’habitacle de leur voiture. Le cheval est très bon pédagogue.

    • ……….. D’habitude les grand gauchistes sont contre l’esclavagisme. Et un green comme vous approuvez l’esclavage des chevaux? Eh Ben!

    • Très bonnes idées, je propose aussi le retour de la machine à vapeur, remplacer les matraques des policiers par des épées et/ou des masses d’armes, et le retour des latrines en lieu et places des systèmes d’égoûts.

      Sérieusement, je ne comprends pas l’intérêt pour les chevaux en ville. C’est ridicule. S’ils sont en train de disparaître des grandes villes, et des petites aussi d’ailleurs, c’est parce qu’ils n’y ont pas leur place. La place des animaux est en milieu sauvage ou à la campagne. Des chevaux en ville, ça pue, c’est dans les jambes et les animaux font pitié à marcher sur l’asphalte parfois brûlante toute la journée. C’est une relique du passé.

      Tout ça pour le simple plaisir de touristes français qui croient que nous vivons toujours au 19e siècle, et des nostalgiques comme vous selon qui chaque canne de binnes âgée de plus de 75 ans doit être préservée car elle fait partie du patrimoine.

    • Au fait, je doute beaucoup qu’il soit avantageux d’argumenter en comparant Montréal avec New York, Paris, Pekin (Beijing) ou autres villes fortement polluées et sujettes à des épisodes persistants de smog. Il faudrait choisir un peu mieux vos bases de comparaison.

    • Vous aimez pelleter des nuages Monsieur Cardinal….

    • Non, svp, pas plus de calèches. Les chevaux ne sont pas des animaux urbains. Oui, ils sont des animaux utilitaires; il y avait un temps ou les calèches et fiacres sillonnaient les rues des villes, mais il faut garder en considération que leur membres ne sont pas fait pour marcher sur un pavé dur ou de l’asphalte. Avant, c’était par besoin que les chevaux nous promenaient dans les villes; maintenant, c’est un caprice ou une envie de faire quelque chose de touristique ou romantique. Les chevaux ne sont pas fait pour attendre des heures sous un soleil de plomb l’été en attente de touristes. Avez-vous observé la maigreur de certains de ces chevaux ?

      Des chevaux en ville, dans un centre équestre aménagé àa cette fin, avec une clarière de sable, des cours équestres, des promenades sur le gazon, je ne suis pas contre, mais jamais en calèche en plein centre ville. Pas dans les conditions qu’on leur impose actuellement en tous les cas.

      Respectez les chevaux et leurs besoins svp. Ne soyons pas égoistes

    • désolée pour les nombreuses fautes et coquilles…ce sujet et l’opinion de M. Cardinal m’ont mise dans tous mes états !!!!!

      d’une fille qui côtoie les chevaux depuis très longtemps…et qui a habité à Montréal pendant près de 20 ans.

    • Je seconde la proposition de Simon.Picotte. Mettre en place un service de calèche électrique permettrait de faire le liens entre le patrimoine et l’avenir. Ça permettrait aussi de démystifier cette forme de transport, par exemple les cochers pourrait parler des tramways électriques qui ont été acheté par GM pour être remplacer par des autobus fonctionnant à l’énergie fossile, ou encore parler aux touristes du moteur-roue électrique qui a été inventé au Québec.

    • Soit. Mais, connaissant la façon dont certains de ces chevaux de l’industrie du tourisme sont traités, ne venez pas faire la morale aux propriétaires de chats et de chiens qui traitent leurs amis à poils avec le plus grand soin, mais qui refusent néanmoins de les stériliser

    • Plus sérieusement, Monsieur Cardinal, ne faites pas un Don Quichotte de vous-même. Il y a une infinité de combats à mener, il faut donc choisir ses combats, si on souhaite en mener certains à terme. À moins que vous ne souhaitiez éventuellement succéder à notre omnimaire? ;-)

    • @dcsavard et @simon.picotte

      J’ai sciemment évité de citer les villes qu’évoquent les défenseurs des animaux. Il faudrait en effet vérifier dans chacune d’elles si les calèches ont bel et bien été bannies. Prenez Paris par exemple, qui est citée: il y a bel et bien des calèches dans cette ville. http://www.pariscaleches.com/fr/

      Il faut donc faire bien attention avec les comparaisons.

      François Cardinal

    • @DuncanIdaho

      Un Don Quichotte… Lien intéressant avec les chevaux.

      Je suis tout à fait d’accord qu’il faut choisir ses combats et qu’il y en a de plus importants à mener que celui-là. Mais si je ne me concentrais que sur les combats prioritaires à mener à Montréal, je parlerais toujours des cinq même sujets. Me semble que ce n’est pas un crime de lèse-actualité que de diversifier son propos et de s’intéresser à toutes sortes d’enjeux urbains.

      François Cardinal

    • @mourialais_connaissant

      «D’habitude les grand gauchistes sont contre l’esclavagisme. Et un green comme vous approuvez l’esclavage des chevaux? Eh Ben!»

      J’aime bien votre commentaire, car il encapsule ce que je reproche à bien des arguments des défenseurs des animaux au sujet des calèches: l’anthropomorphisme. En somme, «je ne voudrais pas avoir à tirer une calèche en plein été dans le Vieux, donc les chevaux n’aiment pas tirer des calèches en plein été dans le Vieux»…

      François Cardinal

    • ..@FC: Tout et son contraire a déjà été dit sur le sujet des chevaux à Montréal. Y’a des fois où je suis mort de rire devant l’ignorance et les excès que cela entraine dans le commentaire.

      Élevé sur une petite ferme et ses chevaux de trait qui nous aidaient à labourer, faucher, charrier le bois de chauffage, couper et ramasser le foin et aussi nous amener à la Messe de minuit avant l’ouverture des chemins en hiver, je dirai que tirer un «quatre roues» dans le vieux Montréal, ça n’est pas plus dur pour un cheval que pousser un méga carrosse et ses triplets pour une maman ou un papa. Trop de gens, en cette matière comme en d’autres, sombrent dans l’anthropomorphisme primaire.

      À ceux qui se posent des questions sur le cheval et les grandes cités je suggèrerais d’aller voir ce qui se fait à Vienne où les fiacres haut de gamme, tirés par des chevaux bien étrillés, impeccablement sanglés, propres et en santé, conduits par des cochers en livrée font partie de l’image de la ville qui en fait même un argument touristique.

      Si j’avais un reproche à faire à Montréal sur ce chapitre, ça serait justement sur l’aspect bigarré de l’offre de service en la matière. Des fois, je trouve que ça «fait dur». Mais ça, c’est quelque chose qui se corrige facilement. Pas besoin de tout envoyer aux oubliettes quand le problème ne le justifie pas.

    • ……… Pas fort votre argument. Il suffit d’un peu de bon sens. Ne me faites pas accroire qu’entre être dans un champ libre et etre attaché a une remoque, en pleine ville sur l’asphalte, avec le stress et les yeux à demi couverts, un cheval choisirait la 2e option. Prenez pas le monde pour des caves tout de même!

    • Savez-vous si j’ai besoin d’une paire de lunette rose pour lire le mémoire de Projet Montréal?

    • Le fait que les chevaux travaillent ne me choque pas en soi. Un cheval d’écurie ça travaille fort aussi, ce sont des animaux utilitaires qui mettent du coeur à l’ouvrage.
      Par contre j’ai toujours trouvé les calèches plus “kitsch” que patrimoniales, et leur interaction avec les voitures me met très mal à l’aise. Tant qu’à valoriser le patrimoine équin, j’aimerais bien qu’on facilite l’accès aux sentiers de randonnée (beaucoup d’entre eux sont interdits aux chevaux) histoire de pouvoir profiter de la belle nature québécoise à cheval. Pas mal plus agréable que de faire un petit tour de calèche entre quatre autos.
      Donc malgré mon amour de l’équitation et des chevaux je ne pleurerais pas la disparition des calèches.

    • C’est un peu comme dire qu’il faudrait plus de MTS dans les écoles secondaires. Tant qu’à ça, dans le patrimoine, il y a aussi les chemins de terre, les bécosses, le télégraphe et le manque d’hygiène… On remet tout ça au goût du jour aussi ?

    • 100% d’accord avec le commentaire de jeanfrancoiscouture 11h41. Je suis résidente du Vieux-Montréal et je suis d’avis que les calèches représentent un des attraits intéressants pour les touristes qui désirent connaître le patrimoine du Vieux-Montréal. L’exemple de Vienne est en effet un bon exemple. Pour ma part, le problème que je perçois dans le Vieux est un manque de Leadership et un manque flagrant de vision! On ne sait pas comment exploiter nos atouts. Veut-on un quartier résidentiel haute-gamme? Un secteur touristique qui exploite le patrimoine et la gastronomie Montréalaise ou les bars de danseuses ou les bars pour les fêtards?

    • Loi étrange!!!!

      Je propose, que le prochain congrès des cochers du Québec, se tienne à L’hôtel Reine Elizabeth. La raison est fort simple, une vieille loi stipule, que l’hôtel doit donner à manger gratuitement à votre cheval à la location d’une chambre.

    • fcardina (15 mars 2014 11h34) :

      Vous avez raison, Monsieur Cardinal, j’avoue ne pas avoir vu la chose sous cet angle. De plus, la diversité des sujets que vous abordez dans votre blogue fait en sorte que le votre en est un des plus actifs de Cyberpresse. Et, comme si ce n’était pas assez, vos billets sont fournis, ils ne se limitent pas à poser une question aux lecteurs ou à distribuer des liens, et vous permettez les commentaires sur celui-ci.

      Chapeau à vous et continuez votre bon travail! Vos collègues devraient sérieusement s’inspirer de vous!

    • Personnellement, les “conducteurs” de calèche du Vieux-Montréal me font honte, pour la plupart. Je trouve curieux que personne ne le mentionne jamais. Ils ont l’air cheap, sales et mal vêtus. Plusieurs sont là à attendre leurs clients potentiels avec la cigarette au bec et crachant par terre. Sans parler du fait que plusieurs racontent des balivernes aux touristes durant leurs visites guidées.

      Je suis pour la présence des calèches mais à condition d’un ménage/formation/encadrement pour ceux qui les conduisent. Et de grâce, imposez-leur un costume (propre).

    • Ce qui fait le charme de la calèche, ce n’est pas le cheval qui est devant, mais la calèche elle-même. Gardons les calèches mais remplaçons le cheval par un moteur électrique sous, devant ou derrière la calèche. Plus propre, plus écologique, plus tendance et plus sécuritaire.

    • @goldenbear, votre loi sur nourrir gratuitement les chevaux me fait penser à cette loi du 19ème siècle du Nebraska qui interdit les signes religieux ostentatoires: 2 lois dépassées et non appliquées depuis belle lurette.

      C’est pourquoi toute loi devrait avoir une clause sunset fixée à, disons, 40 ans. Elle disparait automatiquement du registre sauf si elle est renouvelée.

    • @simon.sicotte 14h27. Votre idée est intéressante et a déjà été adoptée dans plusieurs villes comme New York et Hong-Kong (taxi-vélo et taxi-pédestre). Nous pourrions aussi être audacieux en utilisant ou faisant la promotion du Segway électrique. Nous pourrions avoir un circuit, similaire à celui que les calèches parcourent présentement, accessible uniquement aux piétons, vélos (incluant le bixi évidemment) et aux Segways. Les Segways pourraient être munis d’un système audio ou d’un app iphone, dans la langue des visiteurs, donnant une description des principaux sites et de leur importance historique pour la ville de Montréal.

    • @hemingway

      Vous avez raison. Le problème n’en est pas un de règlement, mais de respect de celui-ci. Il faudrait donc que la Ville soit plus stricte.

      Voici quelques extraits du règlement sur les «véhicules hippomobiles»…

      - Le cheval doit être propre, ferré aux 4 pattes et exempt de maladie et de plaies. Une attestation signée par un vétérinaire doit être déposée chaque année.

      - Le cheval doit être convenablement nourri, bénéficier chaque jour d’un temps de repos raisonnable, être attelé pour un maximum de 9 heures par jour et être protégé par une couverture en hiver.

      - Le cheval ne peut être attelé à une voiture lorsque la température extérieure atteint ou excède 30 degrés Celsius.

      - Le conducteur doit porter une chemise propre, entièrement fermée par des boutons et comportant des manches.

      - Au poste d’attente, le conducteur doit nettoyer les traces d’urine au sol avec un désinfectant, vider le contenu du sac à crottin dans les espaces prévus et maintenir une patte du cheval attachée au moyen d’une courroie de retenue.

      - Le conducteur qui commet deux infractions voit son permis être suspendu pour une période de 12 mois.

      - Il est interdit à un conducteur de véhicule hippomobile de fouetter son cheval.

      - Il est interdit à un conducteur de véhicule hippomobile de solliciter la clientèle.

      - Il est interdit à un conducteur de véhicule hippomobile d’utiliser un langage grossier en présence du public ou en s’adressant à la clientèle.

      François Cardinal

    • @DuncanIdaho

      Merci pour les bons mots!

      François Cardinal

    • Ouch…

      Précision, for the record: j’ai modifié la photo du billet après avoir été menacé sur Facebook par le cocher qui y figurait….

      François Cardinal

    • @madmaxmtl : techniquement le milieu naturel du cheval semblerait se situer dans les plaines ukrainiennes et non dans les régions du Québec…

    • @tous

      Puisque nous parlons de chevaux en milieu urbain, je vous recommande la lecture de l’excellent article “From Horse Power to Horsepower”, par Eric Morris, qui fait état des problèmes posés par les chevaux à New York au début du 20e siècle. Personne ne voudrait retourner à cette époque.

      Voici le lien:

      http://www.uctc.net/access/30/Access%2030%20-%2002%20-%20Horse%20Power.pdf

    • @tous

      Pour faire suite à mon message de 16h33, il serait plus précis de parler de la fin du 19e siècle que du début du 20e siècle. L’article est quand même fascinant.

    • @fcardina : Je suis d’accord pour dire qu’il faut faire attention avec l’anthropomorphisme. Cependant, il ne faut pas oublier que nous sommes nous-mêmes des animaux. La plupart de nos caractéristiques s’appliquent aussi aux autres animaux. Les différences sont généralement quantitatives, pas qualitatives. L’anthropomorphisme est donc souvent justifié.

      L’anthropomorphisme est certainement préférable à cette forme « d’agnosticisme » complaisant que beaucoup de gens affichent sur la conscience et les émotions des autres animaux (et qui pour moi n’est qu’une tentative malhonnête de justifier son égoïsme). Un cheval n’est pas qu’un vulgaire objet fait en Chine et destiné à décorer le centre-ville.

      Il ne faut pas oublier non plus que nous avons nos facultés intellectuelles pour mitiger nos émotions, ce que les autres animaux n’ont pas. La maltraitance envers les animaux est donc pire que la maltraitance envers un être humain. Notre supériorité nous donne un pouvoir décisionnel, mais ce pouvoir vient avec un devoir de protection des autres animaux.

      Cela veut dire que nous devons considérer le bien-être du cheval. Il ne faut pas tomber dans l’anthropocentrisme. Justifier de la maltraitance envers les autres animaux par notre supposée supériorité est exactement la même chose que les justifications racistes. Pour moi, c’est abject et une personne qui maltraite un animal pour son plaisir est indigne d’être qualifiée « d’humain » et il n’a aucune place dans la société.

      Cela dit, je considère que les calèches sont à garder. Les activistes des droits des animaux exagèrent et ils devraient faire justement un peu plus d’anthropomorphisme et arrêter de croire que l’homme est exceptionnel. Si nous sommes capables de tolérer ces environnements non naturels que sont les villes, les autres animaux le peuvent aussi. Les grandes villes sont toutes très artificielles et passablement agressantes, alors n’importe quoi pour redonner un peu « d’humanité » à Montréal est bienvenu.

      J’ai vu jeudi une calèche avec une quinzaine d’enfants dans Ahuntsic-Cartierville (sur Jeanne-Mance au coin de Legendre). J’ai trouvé cela génial. Les enfants semblaient vraiment apprécier et les bruits des sabots m’ont immédiatement égayé. C’est un quartier résidentiel tranquille qui pour moi est idéal pour ce genre de chose (beaucoup plus qu’au centre-ville). Seul problème : un imbécile de camionneur frustré qui a tassé la calèche pour passer (il a profité de l’intersection pour doubler et il s’est carrément rabattu sur le cheval).

      Alors oui aux calèches, mais il faut désigner des rues spécifiques pour cela. Sans aller jusqu’à l’interdiction complète à la circulation automobile (il faut que les gens puissent aller chez eux), nous pourrions désigner ces rues avec une limitation de vitesse stricte à 15 km/h pendant certaines heures de la journée histoire histoire de calmer tout le monde et d’obliger les frustrés à circuler ailleurs (il faudrait évidemment des amendes très sévères pour chaque km/h au-dessus de cette limite, du genre 100$ par km/h au-dessus de cette limite de 15 km/h, pas les amendes bonbons habituelles qui ne dissuadent personne).

    • Les chevaux n’ont pas d’affaire à se promener dans la ville au milieu des voitures et à respirer l’air pollué. C’est une pratique barbare qui n’a plus sa place dans notre société.

      Si les calèches sont de moins en moins populaires, c’est que la mentalité des gens a bien évolué, et c’est tant mieux.

    • hemingway, 15 mars 2014, 14h26

      Effectivement , ils ont l’air d’une gang de bums. Qu’on interdise cette business puante, d’une autre époque, anti-animale, et quoi d’autre…et que les cochers se trouve une vrai job. That’s it.

    • ”Ce qui fait le charme de la calèche, ce n’est pas le cheval qui est devant, mais la calèche elle-même. Gardons les calèches mais remplaçons le cheval par un moteur électrique sous, devant ou derrière la calèche. Plus propre, plus écologique, plus tendance et plus sécuritaire.”-simon.picotte

      euh… Non ?

    • ”Si j’avais un reproche à faire à Montréal sur ce chapitre, ça serait justement sur l’aspect bigarré de l’offre de service en la matière. Des fois, je trouve que ça «fait dur». Mais ça, c’est quelque chose qui se corrige facilement.”

      @jeanfrancoiscouture

      L’average tourist qui débarque à Montréal pour une saucette de quelques jours va surtout remarquer le piètre état des routes, les taxis tout maganés sans thème de couleur pour les identifier….et les calèches/cochers à la qualité variable.

      Mais en fait, il ne remarquera pas nécessairement, il va juste s’en câlisser totalement revenu chez lui.
      Pourtant c’est parfois dans les petites attentions et les détails qu’il est possible de laisser des souvenirs durables (positifs) dans la tête des gens.

    • @simon.picotte «….Gardons les calèches mais remplaçons le cheval par un moteur électrique sous, devant ou derrière la calèche.»

      Cela s’appelle une automobile mais une automobile presque préhistorique. Voyez ces quelques images:

      https://www.google.ca/search?q=premi%C3%A8res+automobiles&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=v_gkU-eQIY-MqwGVpYDIAQ&sqi=2&ved=0CE0QsAQ&biw=1920&bih=876.

      Il ne s’agirait que de passer une entente avec quelques musées et le tour serait joué. Par contre j’ai comme l’impression que les coûts d’une balade en pareil équipage seraient prohibitifs. Et les moteurs primitifs se heurteraient probablement aux normes anti pollution et à celles encadrant la sécurité. Par contre, nous n’aurions probablement pas à nous soucier des excès de vitesse. :-)

    • Oui j’ai été dur avec mon propos à 20h27, je le reconnais.
      Mais sibole, que dois t’on faire pour distraire les touristes? Peut être le petit singe sur l’épaule de son dresseur attaché à une corde qui va alller chercher une peanut ?
      Ou bien un serpent boa prêt a amuser le touriste en se l’entortillant autour du cou ?

      Aimeriez-vous ça tirer une calèche par une chaude journée de juillet le nez collé sur l’échappement de l’automobile que vous suivez ? Et vous faire frôler par des automobiles ?
      Le maire Coderre doit abolir ce triste cirque d’une époque passée.

    • @jon8

      “Mais en fait, il ne remarquera pas nécessairement, il va juste s’en câliner totalement revenu chez lui.”

      Ça me fait penser aux Becak de Yogyakarta : c’est laid, c’est lent, mais la gentillesse des conducteurs compensait allègrement.

      Simon Chartrand

    • C’est fou de vous voir débattre d’un sujet sur lequel 90% d’entre vous n’y connaissez strictement rien! De plus personne du milieu n’a été consulté…La SPCA qui ce permet de commenter ce fait divers en disant qu’il y a 65 calèches à Mtl! la réalité est qu’il n’en reste que 24. Cela fait plus de 15 ans que nous demandons à la Ville de Mtl d’encadrer cette industrie, et que nous demandons de l’aide à la SPCA qui nous refuse à chaque fois!!! Et aujourd’hui ils ce disent défenseur des chevaux! Moi je vous dit allez donc promener vos chiens et chats que vous détenez en cage dans l’attente d’une mort imminente.

    • Les chevaux de course ont une espérance de vie de 3 à 7 ans! Chevaux de compétition 10 à 15 ans!
      La plupart des chevaux de calèche reçoive une seconde chance et la plupart d’entre eux peuvent vivre plus de 30 ans!!! Ils ne doivent pas être si maganer que ça?

    • Arrêter de croire qu’un cheval est mieux à la campagne! Je possède trois magnifiques juments qui font de la calèche à Mtl à l’occasion une d’entre elle va à la campagne pour faire place à d’autres chevaux qui reviennent pour la saison touristique, et je doit dire sans aucune gêne! Que mon cheval à la campagne à l’air très misérable en comparaison des deux autres…Toute la journée elle livrera un combat contre les mouches, maringouin, brûlot, les embûches du terrain elle reviendra à l’automne avec plusieurs plaie à essayer de ce frotter pour ce débarrasser des insectes! Ceux qui reste recevrons deux douche par jour, nourriture selon l’âge et les efforts fournis au travail, toute la journée les passants vont la caresser lui donner des gâteries et lui dire quelle est belle. Franchement je suis bien contente que mes chevaux soit à Mtl pour recevoir des soins au quotidien de l’attention et de l’amour que d’être laisser à eux même! Je pourrais vous en donner des témoignages de chevaux de calèche qui ont eu une belle vie, je pourrais aussi vous raconter que d’autres ont de la misère! Mais ce bout là appartient à la Ville de Mtl.

    • anklume: « Aimeriez-vous ça tirer une calèche par une chaude journée de juillet le nez collé sur l’échappement de l’automobile que vous suivez ? Et vous faire frôler par des automobiles ?»

      Bien d’accord avec vous. Et je propose aussi d’abolir les travaux publics du 15 juin au 15 septembre. Non mais c’est vrai quoi. A-t-on idée du martyre enduré par un ouvrier qui manie un marteau piqueur en pleine canicule, à s’endommager les articulations, à respirer les émanations des véhicules, à se faire arracher les tympans par le bruit alors que grâce à vous les chevaux se prélasseront dans le trèfle à quatre feuilles?

      Et puis pas question non plus de travailler dehors en hiver dès que le mercure atteindra moins dix. Fait que… pas de travaux publics entre le 15 décembre et le 15 mars. Par contre c’est les marchands de cônes orange vont être contents pas à peu près. Les automobilistes? Mais on s’en sacre-tu des automobilistes? Ils prendront les TEC. :-)

    • Je ne suis pas entrain de vous dire que tout est bien, mais il ne faut pas généralisé…Chez moi les chevaux ont des horaires de travail très strict qui ne doivent pas être dépasser! Ils y a aussi un temps pour les jeux entre eux, un temps pour les soins…Les chevaux ne passe pas leurs journée à tirer des calèches qui soi dit en passant, je peut tirer moi même avec mon 135 lbs! Nos chevaux participe aux bien-être de la population Montréalaise car nous offrons des cliniques de zoo-animation, pour toutes sortes de déficience et besoin! Plusieurs d’entre vous aimeriez changer de place avec nos chevaux! De Grâce ne mélanger tout pas manque de connaissance. Merci de faire la part des choses.

    • Je m’appelle Eden. Je suis une jument. Je trime hiver comme été. Les deux saisons que je préfère sont le printemps et l’automne. Les deux autres me tue. L’été par 25-30° par temps ensoleillé (humidité relative de 80° ou plus), je peine un max sur l’asphalte ou les pavés du Vieux-Montréal. Je me monte ou me descends la Gosford ,la côte de la Place-d’Armes, la Bonsecours. L’hiver!!! Je vous laisse le soin de «penser» ou de «panser» mes douleurs(!) «They shout horses, don’t they? Très particulièrement @ ecuriedeMontreal: vtffcdmd

    • Si la pratique des promenades en calèche améliorée, je suis pour avoir plus de chevaux à Montréal.

      Je suis pour que la ville accorde un endroit assez grand près du Vieux-Montréal pour y établir une écurie avec un enclos.

      Je suis pour le retour des compétitions équestres sur l’île Ste-Hélène.

      Je suis aussi pour l’utilisation de chevaux pour l’entretien de notre montagne.

    • @ ecuriedeMontreal
      Témoignages intéressants et pertinents.

      Idéalement, comment voyez-vous l’avenir de votre métier?
      Quelle assistance attendez-vous des autorités?
      Quels sont les gros problèmes à régler dans votre milieu?
      Et comment mieux l’intégrer dans l’offre touristique montréalaise?

      Les cocher n’ont-ils pas avantage à former une association professionnelle?
      Et en profiter pour professionnaliser leur produit, en passant?
      Un uniforme commun à tous, une solide formation en histoire et en géographie et un respect scrupuleux des règlements municipaux, par exemple…

      Qu’est-ce qui vous a amené à pratiquer ce métier, vous et vos confrères?
      Au besoin, seriez-vous prêt à dénoncer un confrère qui abuse de ses animaux?
      Le public-consommateur a besoin de ce genre d’assurance pour avoir confiance…

    • C’est bien beau de parler de patrimoine mais, moi, ce qui me préoccupe le plus, c’est la qualité de vie de ces chevaux qu’on force à cotoyer une circulation intense et stressante.
      Me semble que c’est pas une belle vie pour un cheval. Et quand il fait très chaud, ils crèvent de chaleur, eux aussi. Suis-je la seule à penser aux animaux d’abord?

    • Plus ? Mais oui toujours plus et plus : On pourrait revenir au temps où il fallait des équipes de pelleteurs de crottin avec des camions 6 roues pour passer derrière les “diligences” ; et les lampes à l’huile avec leur fumée noir, et le charbon à chauffage et les glacières à glace !!!
      Et vive l’an 2000+

      Benoît Duhamel.

    • L’article est pertinent et le sujet mérite qu’on s’y attarde. La question dépasse amplement ce qui adviendra des chevaux de la ville de Montréal, car la décision prise servira sans doute d’exemple ou de marche à suivre pour les autres villes aux Québec offrant le service des calèches, dont celle de Saint-Sauveur et sans doute plus tard celle de Québec.
      À titre d’exemple, je vous exposerai une partie d’un projet réalisé dans le cadre de mon cours de Québec Urbain au BAC en Urbanisme à l’UdeM. Dans le but de déterminer une liste d’élément urbain à préserver et faire découvrir il nous était demandé de choisir un arrondissement ou une municipalité qui nous intéressait. J’ai choisi l’arrondissement du Sud-Ouest, que je ne connaissait pas vraiment, étant lavallois d’origine. Dans mes recherches je suis tombé sur le fameux site du Horse Palace de Griffintown, qui a sauvé in extremis de la démolition par un promoteur et la fondation pour la conservationdu Horse Palace. À cet égard je vous conseille le site en question: http://griffintownhorsepalace.com/. J’ai été frappé par la vétusté de l’endroit, mais encore plus par l’implication citoyenne et professionnelles (architectes et employés de la ville) des habitants de l’arrondissement. Toutefois, mon bémol est le suivant: il n’y a pas réellement d’endroit simple de d’accès pour que le citoyen puisse se renseigner. C’est ainsi que j’ai trouvé par hasard le dit Horse Palace (ou ce qu’il en reste plutôt). Mais des qu’on le trouve, on se heurte à des voisins intransigeants qui ferme le passage par exaspération de voir des personnes s’approcher pour voir ce bâtiment historique. Il s’agit sans doute aussi d’un problème de conscientisation et non seulement d’exploitation. L’aventure des chevaux à Montréal ne se limite pas seulement à marcher dans le Vieux-Montréal, la majorité d’entre eux venaient de Griffintown et leur condition et milieu de vie devraient aussi faire partie de l’équation et de la promotion à effectuer.

      Alexandre Harton

    • @marlikev@sympatico….”Suis-je la seule à penser aux animaux d’abord?” Il ne faut pas exagérer quand même…il y a beaucoup d’itinérance dans le Vieux-Montréal et plusieurs personnes ont la vie beaucoup plus difficile que ces chevaux…et la situation ne s’améliore guère malheureusement!

    • @philippeg2,

      vous respirez quoi quand vous vous promenez à Montréal? Je suis curieux.

      @tous,

      citons deux cas d’hippocentrisme: Fernandel et Alexis le trotteur. J’en aurais un troisième moins connu qui a servit de modèle à Victor Lévis-Beaulieu, Pony Prince, de Compton.

    • @anklume,

      pourquoi pas les petits singes avec les joueurs d’orgues de barbarie? Sérieusement là, je ne vois pas où votre problème avec ça. Un singe qui amuse les gens et qui s’amuse avec son maître qui joue de la musique. Comme image du Goulag, j’ai vu pire.

    • Dans une ville du Mexique que j’ai visité (près de Xichenitza) il y a avait une calèche et un cheval. Mais il était impossible de faire un tour. La business constituait à embarquer dans la calèche et de se faire prendre en photo dans la calèche avec le cheval et de laisser du tip au propriétaire. Les affaires roulaient à fond. Pas besoin de tour de calèche. C’est la photo qu’ils veulent. Donnons la leur. C’est cruel pour le cheval cependant de rester planter là toute la journée à 40C sans bouger.

    • Les chevaux n’ont plus leur place en ville. Pourquoi pas un zoo humain rempli d’allumeurs de réverbères, de typographes, de hérauts du roi ou de pilotes de goélettes, un coup parti?

    • @ verret 19h44
      Vous savez qu’il y aurait une idée intéressante à développer à partir de votre commentaire? Un musée des hautes technologies du passé! On pourrait y voir de nombreux artéfacts et mises en scènes témoignant du savoir faire technique propre à la révolution industrielle. Chez nous, cette période pourrait s’étendre sur une centaine d’années à partir du milieu du XIXe siècle. Ce que Paris a fait avec l’art du XIXe siècle au Musée d’Orsay, on pourrait le faire avec la technologie de la même époque…

    • @A.Talon

      Digne d’examen, votre proposition. Dans ce contexte, le cheval serait plus comédien que tâcheron. Ma proposition de zoo humain se voulait sarcastique, cela dit, ce qui ne signifie pas qu’on ne puisse en extraire le concept constructif et didactique que vous avancez.

    • Je suis d’accord avec vous et je souhaite que les calèches restent longtemps. Elle font partie des attraits de Montréal. Personnellement, je vis à Montréal et j’apprécie faire un tour de calèche, même si je connais la plupart de ce qui me sera dit. Ça a quelque chose d’une autre époque qui est très agréable. Suivi d’un resto et on passe une superbe soirée. Alors, ce n’est pas juste pour les touriste..

    • @mobile : beau petit texte qui illustre à quel point l’anthropomorphisme est présent dans le débat. Entre l’opinion d’un cocher et celui d’un quidam qui s’imagine faire parler une jument en terminant son message par un “vtffcdmd” (oui oui, c’est facile à deviner), c’est facile de se faire une tête sur le plus crédible.

    • Ah le bon vieux temps quand on avait du crotin jusqu’aux chevilles!

      C’était donc pittoresque, surtout l’été… ;)

    • @verret,

      votre argument est totalement vide. «Les chevaux n’ont plus leur place en ville.» Et ensuite vous brodez autour d’une affirmation dont vous ne faites aucune démonstration. J’ai décidé et voilà, obéissez bande de caves, vous n’y comprenez rien.

    • Je ne sais pas s’il faut plus de calèches à Montréal, le nombre est discutable, mais une chose est sûre : il faut coûte que coûte protéger les chevaux d’abord et avant tout. Je suis convaicue qi’ils ont toujours leur place en ville, ne serait-ce que pour le côté zoothérapie qu’ils apportent aux citadins qui n’ont pas assez de contact avec les animaux en général (surtout les enfants… un drame en soi… mais un autre combat).
      Leur importance historique est évidente, et pour ceux qui se plaigent des odeurs de crotin… je prends le crotin au lieu des nuages empoisonnés d’essence n’importe quand… au moins le crotin est compostable !
      Mais il faut absolument resserrer les règlements qui entourent cette industrie malade depuis trop longtemps.
      Pour répondre à quelques unes des questions que se posait A. Talon : il existe une association des cochers, mais elle ne vaut pas grand chose, car elle ne s’est jamais donné de règlements pour encadrer ses membres : aucune règle qui oblige a suivre une formation en attelage (l’Association Québec à Cheval a pourtant créé pour eux la seule formation pour attelage urbain en Amérique du Nord, mais seulement une minorité de cochers a eu la bonne idée de la suivre), aucune formation non plus en géographie ou en histoire (l’ITHQ leur offrait un cours sur l’histoire de Montréal il y a quelques années, mais a cessé de l’offrir… pas assez de cochers intéressés à payer pour élargir leurs connaissances…sans commentaire). L’association existe uniquement parce que la Ville ne veut discuter qu’avec un organisme “officiel” reconnu.
      Mais nous savons tous ce que vaut l’autogestion d’une industrie, quelle qu’elle soit… les médias nous rappellent trop souvent ce qu’il arrive quand on laisser faire, par exemple, les compagnies ferroviaires ou les pétrolières… que des conneries.
      L’industrie des calèches a besoin d’être prise en main par une autorité reconnue et compétente en la matière, qui imposerait des règles strictes, avec la collaboration de Montréal. Ceux et celles qui ne voudront pas se plier aux nouvelles règles s’en irons ailleurs… ce qui règlerait une grosse partie du problème : le trop grand nombre d’incompétents ayant accès à une calèche et à un cheval.
      Les chevaux ont leur place en ville, mais seulement sous certaines conditions, encadrés par des règlements sévères pour les protéger. Les cochers devraient être sélectionnés pour leurs compétences avec les chevaux et leur désir de montrer la ville de Montréal sous son meilleur jour, que ce soit dans le Vieux, sur le Mont-Royal ou, pourquoi pas, sur lÏle Ste-Hélène et certains quartiers historiques de la Ville, comme le Mille Carré Doré, le long du canal Lachine, le parc del’Ïle la Visitation, etc.
      Un mot pour les coeurs sensibles qui pensent que les chevaux n’ont pas leur place en ville : il y a à chaque semaine des histoires d’horreur concernant des chevaux abandonnés dans un box ou dans un champs sans eau ou nourriture, des chevaux battus dans les centres équestres, des chevaux de course dopés pour masquer leurs douleurs, etc.
      Le problème n’est pas où se trouvent les chevaux, mais le genre d’humains qui les entourent.
      Et finalement, l’Écurie de Montréal qui a répondue plus haut è certains commentaire est la SEULE écurie de chevaux de calèche digne de ce nom à Montréal. Les autres auraient dû être interdites et détruites depuis des années, tel que recommandé par la SPCA. Mais la Ville a préféré fermer les yeux et laisser faire.

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