Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 11 mars 2014 | Mise en ligne à 15h10 | Commenter Commentaires (44)

    Agrile du frêne: une réponse en dents de scie…

    combo

    Ce n’est pas compliqué, si on prend tous les arbres sur rue à Montréal, un sur cinq est un frêne. Au total, on en dénombre ainsi 200 000 sur les terrains publics.

    Quand on sait que les Américains n’ont eu d’autres choix que d’abattre 100 millions de frênes au cours des dix dernières années en raison des ravages causés par l’agrile (plus d’info sur cet insecte dans ce document de la Ville, d’où j’ai tiré l’image ci-dessus), mettons qu’il y a matière à s’inquiéter pour les nôtres…

    Et ce n’est certainement pas le sondage mené ces derniers mois dans les 19 arrondissements et 12 villes défusionnées de l’île de Montréal, dont les résultats ont été dévoilés lors du sommet sur l’agrile hier, qui vont nous rassurer.

    Je retiens quatre éléments de cette enquête :

    - La grande majorité des arrondissements et des villes liées possèdent un inventaire des arbres sur leur territoire qui leur permet de savoir où se trouvent les frênes… mais on compte tout de même deux villes défusionnées sans inventaire et cinq arrondissements dont l’inventaire date de plus de cinq ans.

    - Le dépistage annuel de l’agrile est une pratique courante dans l’agglomération… mais il y a tout de même près de 20 % des villes et arrondissements qui se permettent de ne pas le faire (6 sur 31).

    - Le biopesticide TreeAzin, qui empêche la reproduction afin de limiter l’infestation, est utilisé dans certains secteurs de l’île… mais à peine 42 % des villes liées et 37 % des arrondissements l’ont utilisé jusqu’ici.

    - Le gouvernement canadien a beau répéter que la lutte contre l’agrile passe en bonne partie par le signalement des citoyens, il y a tout de même 14 % des villes défusionnées et des arrondissements qui ne font aucune sensibilisation.

    Quand on sait qu’on a détecté des frênes infestés dans 15 des 19 arrondissements et dans 4 des 12 villes liées, on se doute bien que le problème a déjà atteint une ampleur inquiétante.

    Pourquoi les maires n’arrivent-ils pas tous à la même conclusion?

    tab


    • Je ne suis pas du tout au courant de ce dossier, mais est-ce si grave si le recensement des frênes date de plus de 5 ans? Les arbres ne se déplacent pas.

      Aussi, à moins qu’il y ait un problème grave dans un secteur donné, je ne suis pas d’accord pour que l’on épande des pesticides dans les rues de la ville. Surtout sans informer les gens des risques et bénéfices d’un tel produit. Surtout s’il s’agit de frappes préventives contre un insecte qui n’est pas nécessairement présent.

      Ne serait-ce pas mieux comme stratégie de planter plusieurs essences d’arbres dans la ville pour prévenir ce genre d’épidémie forestière? Comme ça au pire on pourrait abattre un frênes, mais il resterait plein d’érables, de bouleaux, ou de sapins et la rue ne serait pas défigurée comme sur votre photo.

      En bref, ça vaudrait la peine de mieux informer la population, parce que je ne connais absolument rien aux arbres et aux insectes. Alors je suis confus face à votre argumentation et vos tableaux.

      B Plante

    • Si on montrait aux écureuils comment manger la larve !?
      NM

    • Ce dossier me fait tellement penser à celui des changements climatiques…tout le monde sait bien que les problèmes vont s’aggraver, que plus on s’y attaque tôt, moins ça coûtera cher et moins les conséquences seront graves, mais on se met la tête dans le sable et on se chicane, on se renvoie la balle, on a toujours plus urgent…

      Reste qu’il est vrai que j’aimerais bien savoir pourquoi il y a tant de frênes à Montréal…est-ce naturel, est-ce un arbre qui a été beaucoup planté, car résistant aux conditions urbaines? Ne devrait-on pas effectivement maximiser une diversification importante basée sur les espèces indigènes, avec évidemment une préférence aux essences qui tolèrent bien la vie en ville?

    • Saint-Lambert a fait une étude sur le problème et le rapport prédit la mort de tous les frênes de Saint-Lambert dans une fenêtre de 3 à 5 ans. Dès qu’un frêne est infesté, tous les frênes dans un environnement de 2.5km2 seront morts dans 3 à 5 ans…. ce qui est le cas à Saint-Lambert.
      Le treeAzin ne fait que ralentir la progression mais le verdict demeure que tous les arbres seront morts…. Il faut planifier le remplacement des 200 000 frênes!

    • Est-ce vraiment raisonnable de dépenser 20-40 millions aux 2 ans pour sauver ces arbres? Cela me parait une somme astronomique qui doit être investit ailleurs. Dommage pour les frênes, mais on devrait privilégier les espèces d’arbres plus résistantes. Si les USA ont coupé 100 millions d’arbres, c’est qu’ils ont compris que le retour sur l’investissement des pesticides était mauvais.

    • Précision pour B. Plante : il ne s’agit pas d’épandage de pesticides mais bien d’une injection directement dans l’arbre. Pas un expert, mais vu un reportage sur la technique utilisée l’an dernier à Radio-Canada.
      Juste pour info.

    • Ca prendrait une comission pour defnir une autre comissions pour etudier tout sa!

    • J’ai planté un frêne à $250.00 dans la cour car on m’avait dit que c’était solide, poussait droit et sauf la hauteur peu envahissant.
      Il est mort en 2 ans.

      M. Cardinal: Frêne, en dents de scie…C’est voulu? :-)

    • @superlulu

      D’après vous…

      François Cardinal

    • On peut se demander pourquoi est-ce si grave et pourquoi il faut investir, surtout si on sait qu’à terme les frênes sont condamnés.

      Premièrement, en ralentissant la progression de l’infestation, on se donne le temps de planter de nouveaux arbres d’espèces différentes et de les laisser pousser. Ce qui atténue l’impact des coupes des frênes infectés.

      Deuxièmement, nous avons régulièrement des problèmes d’îlots de chaleur, donc il faut trouver des moyens pour conserver le plus d’arbres possibles. En plus, ça aide à ralentir l’érosion des sols.

      Troisièmement, parce que des arbres, c’est beau.

      Simon Chartrand

    • Je suis favorable à un traitement de cheval et volontaire pour botter le cul des récalcitrants. Ne me demandez pas comment a été ma journée. :-)

      Très sérieusement, un arbre mature en milieu urbain prend plus de 25 ans à pousser. Ce n’est pas un luxe de sauver les arbres que nous avons, sachant que ces arbres sont aussi notre protection contre les îlots de chaleur l’été. Et non, 40 millions dans le budget des villes ce n’est pas exagéré, ce sont des peanuts.

      Je dirais même qu’on pourrait donner un peu d’argent à NiCMef pour un projet expérimental de dressage d’écureuils.

    • M. Cardinal,

      Je suis surpris que vous ne blâmiez pas le PQ pour ce problème! Qu’est-ce qui se passe ?

    • Je me demande bien pourquoi on a planté autant de frênes? Ce n’est pas un arbre particulièrement beau. Ses feuilles poussent tard au printemps et tombent tôt en automne. Il fait beaucoup de samares qui cochonnent les terrains et bloquent les gouttières. J’en ai un énorme chez moi et je préférerais vraiment avoir autre chose. Et comme le dit Jeffmo on devrait planter de nombreuses espèces différentes.

    • @ugoh

      Je vous ai déjà lu plus subtil…

      Cela dit, vous vous trompez de cible. Je n’ai rien contre le PQ (si on faisait l’inventaire de toutes mes prises de position, je suis persuadé qu’il y en aurait davantage en faveur du PQ que du PLQ, davantage aussi contre le PLQ que contre le PQ), mais il est vrai que je n’aime pas la Charte. Or s’il était possible de trouver un lien entre l’agrile et le gouvernement péquiste, je n’arrive pas à trouver de lien entre l’agrile et la Charte.

      François Cardinal

    • Pourquoi tant de frênes ? (@jeffmo et Philipa) on a fait le choix de planter du frêne en ville parce que le réseau racinaire n’attaque pas trop les fondations et les infrastructures souterraines (égout et aqueduc) tout en résistant bien à la pollution atmosphérique et aux sels de déglaçage. Mieux encore, c’est un arbre qui cicatrise bien, donc qui peut survivre à des rencontres avec les équipements de déneigement. Ça semblait un bon choix à l’époque. C’est aussi pourquoi on retrouve tant de grands frênes : les autres essences meurent souvent avant d’atteindre cette taille.

      Ça explique aussi pourquoi la perte des frênes laissera une telle cicatrice.

      Par contre moi non plus je ne trouve pas que c’est l’arbre le plus beau. Mais entre un frêne mature qui survit 60 ans et un petit chicot d’une autre essence qui ne dure que 7 ans, le choix semblait simple.

    • dcsavard
      Je vous remercie de la petite pensée. Mais j’ai peur du lobby écureuil. Peut-être que nous pouvons signer une entente de principe avec le maire de Lyon. Question de profiter de l’expertise française en la matière (arbres d’alignement), ils nous envoient leurs tilleuls et nous leur passons des sapins !

    • C`est une autre triste démonstration du labyrinthe causé par les villes défusionnées alors que dans ce cas ci c`est une centralisation des moyens quìl faudrait mettre de l`avant. Chacun a sa p`tite vie et ses priorités alors que le temps passe et fait son oeuvre.

      Je crois que le chemin est tracé et qu`il est irrémédiable parce que même si on voulait y aller d`un traitement pour ceux qui peuvent encore échapper au destin, le temps est compté et d`ici à ce que les municipalités bougent…

    • Merci simon_c. En plus de cela, il me semble que le frêne est un arbre à croissance assez rapide, ce qui est avantageux. Maintenant, pour les connaisseurs, on remplace par quoi?

    • Un lien entre la Charte et l’agrile. Il n’y en a pas encore. Le PQ pourrait inclure dans la Charte que le frêne est un arbre faisant partie du patrimoine québécois. Les agriles n’ont qu’à bien se tenir et cesser de grignoter NOS arbres. Si les agriles ne sont pas content(e)s, ils (elles) n’ont qu’à plier bagage et retourner dans leur pays d’origine.

      Par ailleurs, je me demande comment les autres espèces d’arbres résistent aux agriles. Quelle est le point faible des frênes qui fait l’affaire des agriles? Il faut espérer que ces bestioles ne modifient pas leur menu pour s’attaquer aux érables.

      Je me demande aussi ce qu’il est advenu des ormes qui étaient affectés d’une maladie il y a 10 ou 20 ans. Sont-ils tous morts?

      S’il est impossible de détruire les agriles ou de protéger à moyen terme les frênes, alors nous n’aurons d’autre choix que de les couper. C’est une fatalité. Mieux vaut ne pas gaspiller d’argent avec des insecticides. Et plantons d’autres espèces d’arbres. C’est ça qui est ça.

    • @fcardina, la forme du trou que l’agrile laisse dans l’écorce est un signe ostentatoire que personne ne veut voir.

      Devant ma maison il y avait un bouleau et un frêne. Il n’y a plus de bouleau. Agrile du bouleau. Le frêne ne semble pas attaqué par l’agrile encore.

      J’ai vu sur un moteur de recherche une photo d’agrile du frêne. Il y a quelques années, j’ai trouvé une bestiole en tout point semblable mais dans l’écorce d’un érable de l’amur que j’ai coupé parce que trop envahissant. Je n’ai jamais vu ça documenté.

    • Je voulais dire la photo de la larve de l’agrile du frêne, pas l’adulte.

    • À propos des écureuils, vendredi dernier, j’ai vu deux écureuils morts en bordure de la piste de ski de fond sur le Mont-Royal. Je fais du ski depuis des décennies et je n’avais jamais vu cela. Ce que je trouve bizarre, c’est d’en avoir vu deux le même jour. En fait, un des 2 était encore vivant. Il était sur le ventre, les 4 pattes étendues, il respirait encore et recouvrait son corps avec sa queue.

      Les écureuils du Mont-Royal souffrent-ils d’une maladie? Quelqu’un les aurait-ils nourris avec de la nourriture empoisonnée? Où tout simplement, sont-ils morts de faim, à bout de force, après être restés à l’abri pendant le froid de la semaine dernière? Ils seraient sortis vendredi puisqu’il ne faisait pas froid. Dur, dur, la vie sauvage.

    • Farce à part, une rue bordée d’arbres matures et en santé augmentent sensiblement la valeur foncière d’un quartier. Je ne suis pas un botaniste mais j’ai un faible pour le Mélèze de Sibérie.
      nm

    • Une carte intéressante sur le recensement des arbres à Montréal. Vous pouvez aller voir votre rue avec les espèces qui s’y trouvent.

      http://www.quebio.ca/fr/arbresmtl

      En tous cas, sur ma rue c’est du 50% frêne. Quel désastre potentiel.

      Je sais que Rosemont-Petite-Patrie où je réside commence des coupes préventives et remplace graduellement le frêne par d’autres espèces. 300 cette année je crois.

    • @beaufran

      Comment pouvez-vous affirmer que les deux écureils étaient morts ?

    • La question de l’agrile est d’une importance majeure puisque des dizaines de milliers de frênes ont été plantés à Montréal au fil des années. Une pépinière très connue m’en a vendu un en 2005 (300$, plus les frais de plantation de 250$) et j’ai donc choisi préventivement le Tree-Azin l’été dernier. Pour 200$, une compagnie recommandée par la “Ligne verte” de mon arrondissement a fait le travail, à renouveler tous les 2 ans. Imaginez des rues complètement décimées (comme Drolet ou Berri dans Villeray): problèmes de pollution, d’îlots de chaleur, et accroissement des maladies cardiaques et respiratoires. Je soumets donc l’idée que la conservation des arbres dans une ville qui n’en possède pas beaucoup si on la compare à Paris ou à Londres relève de la Santé publique. La lutte doit être menée par tout le monde. Ce n’est absolument pas pertinent de permettre aux villes défusionnées (un cadeau des Libéraux…) de n’en faire qu’à leur tête, pas plus qu’il est acceptable de fermer les yeux devant la négligence de certains arrondissements. La solution passerait peut-être par la nomination d’un grand responsable de la gestion de ce dossier vital?

    • Juste une mise au point concernant les racines des arbres qui attaqueraient les fondations et les tuyaux. C’est une légende urbaine. Les racine des arbres n’attaquent rien du tout. Ce qui provoque les fissures dans les fondations et les tuyaux, c’est l’asséchement du sol dû à une ponction d’eau de l’arbre, une fois que les fissures sont formées, le système racinaire s’y incrustera, mais il ne profitera que des fissures existantes. Les racines qui poussent ne sont pas dures et ne peuvent pas pénétrer le béton s’il n’y a pas déjà des fissures.

      La responsabilité des arbres dans la décrépitude de nos infrastructures se limite à l’asséchement des sols profonds.

    • @ugoh

      L’un des deux écureuils était couché à terre sur le côté, l’oeil fixe. Il ne respirait pas et était immobile. L’autre respirait faiblement, les quatre pattes aux points cardinaux, sur le ventre et se laissait approcher sans bouger.

    • Le frène a un autre inconvénient: il perd ses feuilles tôt à l’automne et les gagne tard au printemps. On devrait planter plus de tilleuls. J’aime bien les marronniers également, mais plusieurs semblent malades. Quant aux ormes d’Amérique, il n’en reste presque plus. Je planterais un sequoia au sommet du Mont Royal, pour voir s’il survit et à quelle vitesse il pousse. Plusieurs villes , comme Zurich, ont plusieurs sequoias dans leurs parcs.

    • @ flo-rence 20h29
      «…problèmes de pollution, d’îlots de chaleur, et accroissement des maladies cardiaques et respiratoires. Je soumets donc l’idée que la conservation des arbres (…) relève de la Santé publique.»
      Entièrement d’accord avec cette affirmation. Cela contribue de plus à maintenir la qualité de vie des citoyens (à considérer pour attirer/retenir les familles) et, comme le mentionnait NiCMef, à préserver la valeur foncière des propriétés d’un quartier.

      «Ce n’est absolument pas pertinent de permettre aux villes défusionnées (un cadeau des Libéraux…) de n’en faire qu’à leur tête, pas plus qu’il est acceptable de fermer les yeux devant la négligence de certains arrondissements.»
      Puisque ces bestioles ne reconnaissent pas les limites administratives des villes et arrondissements, il faudrait confier la gestion de la lutte aux insectes ravageurs à un organisme supra-municipal tel que l’Agglomération de Montréal. Celui-ci devrait avoir un pouvoir coercitif en la matière et exiger toutes les données et/ou actions nécessaires pour combattre l’épidémie. Avec pouvoirs de vérification et de sanctions, si nécessaire.

    • @ A. Talon: Oui, c’est exactement ça: un pouvoir “coercitif”. C’est la meilleure solution car le temps presse!

    • L’insecte sévit depuis au moins une dizaine d’années. On s’y prend un peu tard et on s’y prend mal. Il vaut mieux se préparer à voir les frênes disparaître du paysage.

    • Pour avoir vu la disparition des ormes en France dans les années 90 il est évident que les Frênes sont condamnés à court terme. Le problème est quand on privilégie une seule espèce. Même si elle a des intérêts incroyables, le fait qu’on n’ait qu’une essence laisse la totalité des plantations en danger. Il faut un minimum de mixité.
      Tout ça pour dire qu’il faudrait traiter une partie des frênes et remplacer une bonne partie (mettons chaque année en abattre 10 ou 20%) et les remplacer par plusieurs essences ayant des caractéristiques intéressantes pour la ville. Mais laisser chaque arrondissement travailler dans son coin c’est tellement débile… c’était le genre de chose que les fusions devaient éviter non? (désolé pour le sarcasme)
      Mettons que pour déclarer qu’une espèce est intéressante cela prendrait un groupe d’urbanistes et de botanistes. Et ça, que ce soit a VSL, a VMR ou Montréal. Ou en banlieue! On n’a pas un ministère de l’environnement pour gérer ça d’une manière plus uniforme?

      Pour avoir dialogué avec divers services de la ville, Montréal me fait tellement penser à la maison des fous dans les XII travaux d’Astérix…

    • @simon_c – Merci pour vos informations très intéressantes. Quand on lit des gens comme “manucoli”, c’est évident que nombre de gens ignorent que si on ne fait rien pour sauver des frênes en attendant d’avoir du remplacement qui soit valable, ça peut créer une catastrophe écologique avec les îlots de chaleur. Résidant pas très loin de l’aéroport, collée sur un quartier industriel et sur Bombardier, on se rend vite compte qu’il faut des arbres pour faire de l’ombre et de la fraîche. Le mélèze (NiCMef), c’est très joli, mais nous avons besoin de feuillus car les feuillus créent une brise au moindre mouvement.

      Il se fait aussi de l’élagage plutôt sauvage. À Saint-Laurent, je me demande toujours pourquoi les arbres d’un côté du boul. O’Brien se sont fait complètement couper au-dessus du trottoir au point que c’est vraiment laid. Dans d’autres quartiers (avec autant de fils et câbles), on laisse une véritable canopée au-dessus des rues.

    • @jolico,

      Euh, c’est qu’un arbre ça bouge quand ça subit l’action du vent, mais autrement ça ne fait pas de vent. Les arbres ne créent pas les brises, ils les subissent. C’est juste que les feuilles bougent plus que les aiguilles d’un conifère sous l’action du vent. Mais elles ne créent pas le vent.

    • @fcardina

      Votre édito de ce jour illustre bien le bordel créé par les défusions municipales, grand leg de jean Charest et du PLQ. Dommage que vous persistiez à passer sous silence cette erreur monumentale, qui fait de Montréal une multitude de villes et d’arondissements imposible à gérer (comme l’illistre si bien un dossier aussi banal que celui de l’agrile). Pouquoi ne pas en parler, avez-vous peur de nuire aux libéraux en cette période électorale ?

    • Plantez des marronniers…c’est beaucoup plus beau!!!

      Blague à part, c’est très triste pour les frênes. Quand la Nature décide de reprendre son droit, c’est parfois bien cruel. L’humain est souvent impuissant face à cela.

      Dans ce cas-ci, il est évident qu’il y a eu un manque au niveau du dépistage. La prévention a été assez déficiente. Quand on sait que l’agrile est arrivé au Québec en 2008, je crois, et qu’on savait que le coléoptère avait fait des ravages aux États-Unis et en Ontario, il me semble qu’un plan d’action concerté aurait dû être élaboré dès le départ. L’agrile ne connaît pas les frontières entre les pays ou les arrondissements. Malheureusement. Les politiciens ou autres décideurs qui n’ont pu s’entendre, ou ne s’entendent même pas encore aujourd’hui, sur les moyens pour contrer cette infestation d’un commun accord, cela montre comment le ridicule peut tuer…des arbres. Quand on sait qu’il y a encore des arrondissements ou villes qui ne dépistent pas encore, cela est totalement irresponsable. De plus, plus l’infestation est dépistée précocement, plus le traitement avec le biopesticide est efficace, d’autant plus que ce dernier n’est pas si nocif que ça pour la santé.

      Je crois qu’on doit encore privilégié la prévention et les traitements. Apparemment l’abattage massif d’arbres n’a pas le réglé le problème du tout; ça a même empiré selon divers constats.

      Bien sûr, il n’est pas bon de planter une grosse quantité de même sorte d’arbre. La biodiversité serait de mise. En revanche, il n’y a pas beaucoup d’arbres qui résistent au stress urbain; pensons aux écarts de températures ou aux changements abrupts climatiques qu’il y a eu ces dernières années, a la surabondance des sels de déglaçage, aux bris causés par les véhicules de déneigement ou autres, à l’entretien inadéquat, au vandalisme, etc…

      Chose certaine, le charme de certaines rues de Mtl va en prendre un dur coup.

      Dommage!

    • Je ne sais pas s’il est trop tard mais ce serait un dossier parfait pour l’implication citoyenne! Tous les voisinages sont gagnants avec des arbres matures. D’après moi, les gens se sentiraient concernés et seraient faciles à mobiliser dans une corvée. Il suffit de d’utiliser les structures existantes pour passer le mot aussi bien du côté municipal que du réseau de la santé (santé publique = lutte aux îlots de chaleur) et même du côté communautaire, par exemple les scouts, les clubs sportifs, les Optimistes et même les pessimistes! Si ça se concrétise, j’offre d’organiser quelque chose via Bougex.

    • @dcsavard
      Les vieux tuyaux d’égout en terra cotta qui viennent en section de 4 pieds sont facilement infiltrables (après 40 ans) par les racines des arbres. Et les bordures de rues en béton ou il n’y a pas de trottoir se font renverser par les grosses racines des érables argentés. J’ai vu mon érable le faire sur une période de 10 ans. La racine était grosse comme ma cuisse.

      @ugoh
      Blamez donc la mondialisation. L’agrile du frène vient de Russie. Il est arrivé à Cleveland avec du bois pour stabiliser des palettes.

    • @ugoh

      «Votre édito de ce jour illustre bien le bordel créé par les défusions municipales, grand leg de jean Charest et du PLQ. Dommage que vous persistiez à passer sous silence cette erreur monumentale, qui fait de Montréal une multitude de villes et d’arondissements imposible à gérer (comme l’illistre si bien un dossier aussi banal que celui de l’agrile). Pouquoi ne pas en parler, avez-vous peur de nuire aux libéraux en cette période électorale ?»

      Je ne sais pas lequel est le plus obsédé… J’ai toujours pourfendu, avec beaucoup de véhémence en plus, les défusions. Non seulement c’est une erreur monumentale, c’était un geste d’une irresponsabilité crasse. Ce que j’ai écrit, réécrit et réécrit à nouveau. Dans un texte de 2900 caractères sur l’agrile, on s’en tient au sujet.

      François Cardinal

    • @DCSavard : oui, votre journée fut rude ;)

      Dans mon commentaire sur les racines des frênes, j’ai fait de la vulgarisation.

    • En 2006, la ville de montreal (ne pas compter les agglomérations) dénombrait 675,000 arbres dans les lieux publics (rues incluses). En 2012, la ville dénombrait 100,000 frênes, en 2013, elle en dénombre 200,000…. = confusion ici présente; les 200,000 dont le maire parle incluent les agglomérations. Bref, le points est que 100,000 de 675,000 équivaut à 15% des arbres. Je suis d’accord que c’est beaucoup, mais il faut également tenir compte qu’en 2012, la ville a annoncé l’ajout de 300,000 arbres sur 10 ans, donc 30,000 par année. De toute façon, il n’y aura jamais assez d’arbres et toujours trop de voitures… saviez vous qu’il faut 130 arbres de 30 ans pour éliminer le CO2 qu’une voiture produit sur 20,000km..

    • Jesus ! On est capable de déterminer ‘’ground zero’’ pour l’agrile mais nous ne sommes pas capable de l’éradiquer. Oui en effet, le mélèze, c’est bien bo ! Mais vous savez les feuillus c’est comme les poilus, ça va et ça vient ! Non mais sérieusement. J’imagine que nous sommes limités par notre climat. Vous pouvez dire ce que vous voulez, il est vrai que ça requière un savant mix d’essences, mais essentiellement, tout dépendra de l’essence dominante. Il faut que l’essence dominante soit résiliente. Si nous voulons une canopée urbaine efficace, je pense que les résineux doivent faire partie du mix et qu’il faudra doubler d’effort pour trouver des cultivars super résistants d’essences nobles comme le chêne, l’orme, même le frêne rouge et bien sur les déclinaisons de l’érable.

    • @manucoli
      Confusion oui. Défusion aussi haha !!
      Le site web de la Ville que Sebastienmassey nous a montré plus haut donne 244,000 arbres.
      Mais il ne répertorie pas tous les arbres. J’y vois des parcs bien boisés qui ne sont pas comptés (exemple le parc du Mont-Royal).
      http://www.quebio.ca/fr/arbresmtl

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    décembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « oct    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité