Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 8 février 2014 | Mise en ligne à 8h23 | Commenter Commentaires (51)

    Caméras: utiles pour contrer le sentiment d’insécurité

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    Je ne suis pas de ceux qui s’opposent par principe à l’idée du maire Coderre d’ajouter des caméras de surveillance dans les endroits chauds de Montréal, comme le Village gai.

    Je comprends tout à fait les objections de ma collègue Rima, qui soulignait hier l’existence d’études qui remettent en question l’efficacité de la vidéosurveillance.

    «Elle est d’une utilité très contestée pour prévenir des crimes», écrivait-elle avant de citer la Commission d’accès à l’information, selon laquelle la surveillance vidéo ne contribue pas «de façon incontestable» à la diminution de la criminalité.

    Peut-être, quoiqu’un bon nombre d’études aient aussi conclu que les caméras sont efficaces dans bien des circonstances. Une étude de l’ENAP cite des cas où elles ont diminué les crimes contre la propriété, les vols et les actes de vandalisme, en plus d’aider à résoudre des enquêtes. Le SPVM, pour sa part, estime que sa Robot-Cam a réduit la criminalité de 33% lors de son implantation. Une étude indépendante va dans le même sens.

    Réduisent-ils l’ensemble des crimes de façon «incontestable», sans l’ombre d’un doute, de façon franche et directe, à tout coup? Bien sûr que non.

    À Londres, par exemple, où il y a des caméras partout, une étude a conclu qu’elles «n’ont eu qu’un effet global marginal sur la criminalité», une observation faite dans d’autres villes aussi. Et les chiffres du SPVM sont contestés par certains experts.

    Par contre, ce qui se dégage des différentes études et des témoignages d’experts, c’est que les caméras réussissent souvent à diminuer, à tout le moins, l’impression d’insécurité. Et en sens, je pense qu’il vaut la peine d’envisager de troquer une certaine intrusion dans la vie privée pour un plus grand sentiment de sécurité dans certains secteurs anxiogènes bien ciblés.

    Dans un contexte où Montréal tente de retenir les jeunes familles et de limiter l’exode des citadins, dans un contexte où elle doit mieux encadrer les problèmes sociaux sans les chasser des quartiers centraux, il vaut en effet la peine d’examiner l’apport positif que pourrait avoir un usage accru de la vidéosurveillance.

    En plus de leur possible effet sur la criminalité, leur implantation, bien signalée, peut rassurer les passants, augmenter le sentiment de sécurité des résidents et ramener des clients dans les commerces avoisinants. Et en ce sens, leur présence peut être la bienvenue.

    Un quartier peut en effet être plombé par une impression d’insécurité, qu’il y ait réellement insécurité ou non. Les passants ne se demandent pas si leur impression s’appuie sur des statistiques ou sur un danger bien réel. Ils vont ailleurs, point à la ligne.

    Dans un tel contexte, les caméras peuvent jouer un rôle important… même si elles ne réduisent pas «de façon incontestable» le nombre de crimes partout où elles sont installées.

    Cela dit, comme Denis Coderre, je pense qu’avant d’ajouter des caméras, il faut «lancer le débat» sur l’installation de caméras de surveillance additionnelles. Mais un vrai débat encadré par l’Office de consultation publique, par contre, pas un vulgaire vox-pop comme le souhaite le maire.

    On pourrait ainsi faire le ménage dans les différentes études contradictoires. On pourrait mesurer l’efficacité de la vingtaine de caméras que le SPVM possède déjà. On pourrait regarder si elles ont réduit l’insécurité… et le sentiment d’insécurité, un phénomène à ne pas négliger pour une ville qui courtise les banlieusards et tente de limiter l’exode vers les couronnes.


    • Elles ne vont pas seulement réduire la criminalité mais elle peuvent être aider à résoudre des crimes, comme le meurtre sordide d’une montréalaise à Londre il y a plusieurs années.

      Mais le plus important, ce que le blogue ne parle pas, le coût d’installation et d’entretien.

      Combien sa coûte et est-ce que les Montréalais veulent payer pour ça?

      Pour ma part, baisser les vols à infraction dans une ville c’est un investissement.

    • “La plupart des gens dans ce monde veulent la sécurité pas la liberté.”
      (H. L. Mencken)

    • Investir oui, en partant je n’ai rien contre mais…..

      Faudrait en tout premier lieu enquêter:
      - Les compagnies qui feront une soumission.
      - Vérifier les liens avec l’administration en place(vraiment vérifier).
      - Signer un contrat serré d’imputabilité de la compagnie retenue.
      - Obligation d’ouvrir les livres publiquement(argent public).

      Si les règles sont respectées tant à l’installation qu’à l’entretien,
      ce sera un bon investissement.
      Louise April(Laloue)

    • J’espère que ces caméras vont aussi permettre de servir en preuve contre les bavures policières? J’espère que ça va aussi servir au chef de police afin de surveiller les comportements et l’incompétence de ses policierEs. Des caméras avec du son aussi.

    • Cette histoire de caméras risque de prendre une tournure à la W. Bush. Encore une fois, un (supposé) grand défenseur des libertés individuelles n’hésitera pas une seconde à en supprimer quelques unes au nom de la sécurité. Ne nous faisons pas d’illusions: quand le centre-ville sera truffé de caméras, ça en sera fini de notre liberté de pouvoir circuler anonymement où bon nous semble. Déjà que le SCRS s’y emploie activement à l’aide des GPS de nos téléphones cellulaires…

    • Ils ont fait ça sur le Mont-Royal pour surveiller les dealers. Les dealers se tiennent en retrait plus loin. Et le jour, il y a un policierE ds son autopatrouille en bas près de Mc Gill qui joue avec son ordi ou son cell. tout l’après-midi pendant que les dealers vendent sur la Montagne un peu plus haut.

    • ..Au minimum, des caméras pourraient contribuer à la traque et à l’arrestation des contrevenants. Elles dissuaderaient probablement aussi le citoyen Λάμδα, ou encore le citoyen plus connu, de se rendre dans un salon de massage ambigu car on pourrait le reconnaître.

      Quant à dissuader la vraie mauvais graine de se livrer à quelque exaction, j’en suis moins certain. Il est de ces individus pour lesquels la crainte de se faire prendre n’est pas dissuasive, même chez la police, le #728 en étant le plus bel exemple.

    • @scotch, 09h26 Il est très bien documenté que si l’acte illégal est fait par un policier, l’enquête est complètement bidon. Par exemple, on commence l’enquête seulement des mois plus tard (matricule 728) ou on laisse aux témoins policiers tout le temps qu’ils pourraient avoir besoin pour arranger leurs témoignages alors qu’on n’hésite pas à mettre immédiatement les témoins civils en détention (mort de Dany Villanueva). Pour répondre à votre question, non les caméras ne pourront pas servir de preuve contre les bavures policières.

      François Cardinal : ne trouvez-vous pas que le discours du maire, justement, augmente le sentiment d’insécurité? Combien de Montréalais auront compris le message que leur impression est vraie (« même le maire le dit! ») alors que la réalité est que les crime ont diminué de 22% dans le secteur visé? Disons que si j’étais maire et que mon but était réellement de réduire le sentiment d’insécurité, j’aurais fait une conférence de presse à 3h15 AM sur Sainte-Catherine Est pour rappeler les faits, féliciter les policiers pour leur bon travail, et rappeler l’importance d’un tissus social solide. Par contre, si mon but était de me faire du capital politique avec l’insécurité, oui je “lancerais le débat” sur les caméras, en annonçant dès le départ ma position, mais en me montrant “ouvert” avec une consultation non pas auprès des gens qui consacrent leur vie professionnelle à ce genre de problème, mais spécifiquement auprès des gens qui se sentent insécures. Au risque de faire un procès d’intention, je pose la question : à qui profite (ce genre de lutte contre) le crime?

    • Ce qu’il y a de bien avec les statistiques est qu’on peut choisir celles qui nous plaisent pour justifier (et donc tenter d’imposer) nos propres valeurs morales. Les caméras déplacent une partie de la criminalité vers les endroits où il n’y a pas de caméras. Donc si quelqu’un est contre les caméras il va prendre les statistiques globales, s’il est pour il ne va considérer que les lieux où il y a des caméras.

    • Vous voulez combattre le crime ? Attaquez-vous à la pauvreté.

      À ceux qui sont quand même pour ce délire panoptique, j’ai qu’une question : avez-vous la moindre idée de ce qu’un système de surveillance généralisé entraînerait comme lourdeur administrative ? En d’autres mots : combien ça coûterait ? Vous l’ ignorez ? Ça vous indiffère ? Bien sûr, avec l’argent des autres, c’est qu’un détail…

    • L`utilisation de caméras de surveillance décourage une partie des contrevenants et fait partie du même coup d`un mode de prévention des crimes si leur présence est bien annoncée.

      Dans une agglomération qui regroupe des millions de personnes croyez vous possible ou souhaitable qu`un certain sentiment d`insécurité ne soit pas présent dans une partie de la population ?

      En 2014 la technologie existe alors si elle peut servir la cause des citoyens c`est le role de la ville de s`en servir quitte à ce que ces caméras soient déplacées au besoin. Inutile de faire des mégas consultation onéreuses mais cette annonce au moins va éloigner les conspirationnistes qui auraient accusé le maire s`il n`en avait pas fait l`annonce publique et il ne restera que ceux qui voient là un viol de leur liberté mais ca, il y en aura toujours et partout…

      Je crois toutefois que le maire voudrait faire une pierre deux coups en faisant le lien entre ces caméras et le problème relié avec les interventions nécessaires envers les itinérants . Cette fois, les caméras ne seront d`aucune utilité vu l`instantanéité de l`intervention et des réactions. Va pour une sensibilisation maximum des intervenants envers le phénomène mais le problème ne disparaitra jamais. Tu aura beau enfermer, médicamenter, ignorer ou héberger les toxicomanes ou les personnes atteintes de maladie mentale, il restera toujours un risque ou un terrain inconnu auquel il faudra réagir et agir. Je trouve tres louable la volonté du maire de s`attaquer au phénomène mais c`est pas si simple que ca à cerner dans une métropole.

    • Les systèmes de caméras servent à 3 choses. Dissuader, investiguer et détecter.

      Dans ce cas-ci on peut éliminer la détection. La détection ça fonctionne seulement dans un système contrôlé, pas dans les rues.

      Ça pourrait servir dans certains cas d’investigations sauf qu’encore une fois, ce serait plutôt rare. Ça prend le bon éclairage, des caméras de qualités etc…

      Il reste la dissuasion. Ce serait la raison pour installer des caméras sauf qu’encore une fois, c’est une question de budget. Est-ce que tu veux mettre en place un système très couteux et engager des personnes pour s’en occuper alors qu’en réalité tu mettrais des fausses caméras et ça aurait le même effet.

      Et quand on connait l’efficacité des fonctionnaires on peut avoir des doutes.

    • « SURPRENANT »

      En regardant la Commission Charbonneau, je croyais que c’était à l’hôtel de ville que les citoyens avaient développé un sentiment d’insécurité?

    • Comme nous l’avons constaté lors de l’attentat de Boston, les caméras sont d’une aide inestimable pour contrer la criminalité en générale. Je suis prêt a laisser un peu de mes droits et admettre l’installation de caméras dans les espaces publiques pour vivre dans une société plus sécuritaire.

    • Vous dites :”dans un contexte où elle doit mieux encadrer les problèmes sociaux sans les chasser des quartiers centraux, ”

      euh… est-ce que les résidants et les commerçants de ces quartiers ont été consultés là-dessus? Est-ce qu’ils bénéficient d’un traitement à la baisse des taxes municipales comparativement aux autres arrondissements? Est-ce normal d’avoir un hôpital psychiatrique à ciel ouvert dans ces quartiers? Est-ce dans le mandat du municipal de s’occuper de cela?

    • Dans son article, Rima Elkouri explique qu’elle n’a pas peur de la criminalité, des vols et des agressions.

      Mais elle a peur des caméras. Étrange.

    • Bah tout le monde avec leur téléphone de nos jours on est constamment filmer même dans les endroit privé alors dans le grandes villes pourquoi pas rendu la!

      Pour financer tout sa dans le village gay ils devraient s’associer avec TVA ou V pis faire une telerealité : ‘Village Story!’ … D’après moi sa clancherait Cocupation double et Loft Story!!! Sa se financerait tout seul:)!

    • Il y a un citoyen qui a été arrêté et accusé par le SPVM pratiquement sous une de ces caméras. Depuis des mois il demande que le SPVM lui remette l’enregistrement de son arrestation, ce que le SPVM refuse de faire.

      Faudrait peut-être que les citoyens aient accès aux enregistrements lorsqu’ils sont arrêtés. La formation des policiers prive de nombreux agents de tout jugement. C’est presque aussi pitoyable que la formation militaire à ce niveau.

    • L’essentiel n’a pas été abordé : La reconnaissance faciale.

      Une prise de conscience des capacités réelles de ces caméras HD et de l’informatique en 2014 pourrait faire changer bien des gens d’opinion sur cette question.

      http://www.nbcnews.com/technology/washington-frets-over-minority-report-style-facial-recognition-technology-2D11692143

      Encore une fois, monsieur Cardinal, le but réel ne sera pas “la sécurité” mais seulement la justification.

    • Une étude indépendante? Qui conclut à l’efficacité du projet Robo-Cam du SPVM?
      Vous vous moquez de moi?
      3 des 4 auteurs de l’étude… sont employés du SPVM!

    • Un autre article récent sur l’utilisation des caméras et de la reconnaissance faciale par les forces policières à aChicago.

      http://www.suntimes.com/21268770-761/chicago-police-go-high-tech-with-facial-recognition-software.html

      Quelqu’un à posé cette question à Denis Coderre jusqu’à présent ? Ou il continue d’endormir tout le monde avec son discours sur la sécurité ?

    • “Un peuple qui est prêt à renoncer à sa liberté pour se sentir en sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre. ” -Thomas Jefferson

      Ça commence comme ça un état policier: on espionne les citoyens qui n’ont commis aucun crime pour assurer leur ‘’sécurité”, et les bons citoyens sont rassurés de vivre dans un monde aussi sécuritaire. Bèèèèè bèèèèè.

    • Je ne sais pas si l’un des conseillers du maire lira ceci, mais voici mes notes persos pour lui faciliter le travail (basés sur les commentaires approuvés et donc publics au moment d’écrire ceci):
      - Le problème à régler n’est pas la criminalité, mais la perception de la criminalité. Cette perception serait négative (les gens penseraient qu’il y a plus de crimes), alors qu’en réalité les crimes diminuent de façon substantielle dans le quartier cité (-22% en une année).
      - Les caméras n’ont pas d’impact sur la réduction des crimes en général. Ils pourraient aider à réduire les crimes dans certains endroits spécifiques.
      - Certains pensent que si les statistiques indiquent une réduction du crime à certains endroits, c’est simplement que les criminels ont été faire leurs actions illégales un peu plus loin…
      - Les caméras ont surtout un impact sur la résolution des crimes. C’est donc non pas une stratégie de réduction des crimes, mais une stratégie de répression contre les criminels.
      - Certaines personnes craignent que les enregistrement des caméras ne soient pas accessibles si c’est un policier qui commet une infraction.
      - Certains questionnent les coûts de ce projet.
      - Certains questionnent les risques de corruption et collusion pour l’attribution des contrats d’achat et installation des caméras.
      - On dit que “La plupart des gens dans ce monde veulent la sécurité pas la liberté.”. On dit aussi: “Un peuple qui est prêt à renoncer à sa liberté pour se sentir en sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre.”
      - L’étude qu’on présente comme “indépendante” ne le serait pas du tout : elle serait réalisée par des employées du SPVM.
      - Avec des logiciels de reconnaissance facile, on peut identifier à peu près toutes les personnes sur la rue. Les risques de non respects du droit à la vie privée (article 8 de la Charte) et de profilage politique est perçu comme grand.
      - Certains parlent carrément d’État policier.
      - Je compte 13 commentaires qui s’opposent à l’installation de caméras (59%), 6 qui ne prennent pas position (27%) et seulement 3 se positionnent faveur (14%).
      - La “consultation” que le maire veut faire n’a pas plus de chance de bien représenter la réalité que le décompte 13 /6 /3 que je viens de faire.

    • Donc si je comprends bien, des caméras placebo! Pourquoi ne pas faire des campagnes publicitaires pour augmenter le sentiment de sécurité alors? Ça ne changera rien à la réalité mais les gens auront l’impression que tout va bien…

    • A : feldspath_1

      Je crois que vous êtes aussi extrémiste que Jefferson. Un peu de rationnel et évitons les extrêmes non réalistes et revenons les pieds sur terre…

      La modération a bien meilleur goût.

    • Le ver est dans la pomme, si des journalistes tel que vous et M.Hétu êtes prêts à sacrifier leur liberté pour la sécurité, le combat est perdu et le pouvoir vient de gagner. Mettre des caméras partout ne servira qu’à protéger le pouvoir contre la pauvreté et l’exclusion galopante dans une ville comme Montréal. Je le vois tous les jours Montréal devient une ville pour les riches, la classe moyenne quitte et les plus pauvres voudront avoir ce que les plus riches ont.
      P.S. Nommez-moi une seule fois où des interventions policières filmées ont servi à blâmer avec conséquences les intervenants? Magloire n’est pas la dernière bavure, il y en aura d’autres avec ou sans caméra,
      M.Leduc

    • @ ioio
      On me disait la même chose il y a quelques années quand je disais que le gouvernement espionne tout ce que l’on fait sur nos ordinateurs. L’histoire a prouvée que j’avais raison, et les ”modérés” dans votre genre ont dû ravaler leurs paroles. Si vous croyez qu’un état policier est une idée trop ”extrême” pour exister, une petite leçon d’histoire ne vous ferait pas de tort.

      Avec le développement de la technologie, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les gouvernements ont la capacité de surveiller leurs citoyens 24/7. Essayez d’imaginer l’Allemagne de Hitler ou l’URSS de Staline avec de tels moyens. Personnellement, cette perspective m’effraie infiniment plus que ces agressions dans le quartier gay.

      D’ailleurs, on nous dit que ces aggresssions ont diminué de 22% et on remet en question l’efficacité même de ces caméras. Il est évident que le maire Coderre alimente la peur pour justifier ces caméras. Pour ce que ça vaut, je ne me suis jamais senti en danger en me promenant le soir à Montréal. Pourtant on va de l’avant quand même avec ce projet. Étrange, non?

    • Si on veut réduire la criminalité à Montréal avec des caméras de surveillance, c’est dans les bureaux des avocats, ingénieurs et dirigeants syndicaux qu’il faudrait les placer.

    • Habitant le quartier concerné, le principal problème est la santé mentale des itinérants. si un psychiatre confirme que des caméras soulagent les gens atteints, je vais être d’accord. autrement que l’on trouve une solution aux vrais problèmes. l’ajout de caméras est un placebos.

    • C’est le genre d’arguments faciles qui fait en sorte qu’on se retrouve avec les mesures de sécurité inutiles et inefficaces aux aéroports ou des mesures comme le Stop and Frisk de New York.

    • Un ancien juge de la cours suprême, sa femme et une voisine ont été tué dans un immeuble d’Ottawa doté de caméra de surveillance, le tueur cours toujours.

      Le créateur des marionnettes de Passe-Partout à été tué dans un immeuble de Longueuil doté de caméra de surveillance, le suspect a été arrêté dû à une abondance de preuve pour lequel l’apport de la caméra est négligeable.

      Dans le métro de Montréal, il y a eu des centaines de caméras d’installés (je ne suis pas sûr de ma source mais je crois que ça coûté 300 millions). Es-ce que les usagés sont plus en sécurité ou se sente plus en sécurité maintenant? Es-ce que ceux qui ont été arrêté après avoir lancé des fumigènes l’ont été grâce aux caméras de sécurité ou aux vidéos prissent avec les téléphone?

      Si un réseau de caméra est visionné en permanence, ceci peut permettre à une personne au centrale de mieux diriger quelques personnes sur le terrain et d’être plus efficace avec un nombre limité de ressource humaine. Si bien sûr les caméras sont sur le terrain et non pas en train d’épier la vie privé (http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201207/26/01-4559856-camera-indiscrete-au-parlement-trois-gardiens-sont-congedies.php)!

      Donc, selon moi les caméras ne sont qu’une dépense inutile car bien peu efficace pour prévenir le crime et limité pour réprimander les actes illicites. Et comme le dit si bien denbed869, l’insécurité vient des troubles mentaux sur lequel une caméra n’a aucun effet.

    • le sentiment d’insécurité de qui au juste

    • A : feldspath_1

      Il faut éviter le dogmatisme…

    • Il serait bon également de se demander quel est l’intérêt personnel de Coderre dans ce soudain enthousiasme pour les caméras de sécurité. On se doute bien qu’il a accumulé de nombreux retours d’ascenceur au cours de sa longue carrière politicienne et qu’il lui faudra rembourser ses dettes tôt ou tard. Quant aux caméras, il ne faut pas se raconter d’histoire, ça va couter une fortune toute cette quincaillerie. Si on fonce tête baissée dans cette aventure, on se dirige vers un nouveau gaspillage éhonté de fonds publics comme pour l’achat des tableaux blancs interactifs inutiles de Charest voir même une nouvelle saga de type «Compteurs d’eau 2.0».

    • Définition du mot dogme:

      Certaines croyances non religieuses sont souvent appelées « dogmes », notamment en politique ou en philosophie. Cet usage est en général péjoratif et sous-entend que les gens soutenant une telle croyance le font par conformisme et/ou sans possibilité d’une critique

    • Quel problème essaie-t-on de régler au juste? Il me semble que Montréal est une ville assez sécuritaire. Ceci va coûter très cher à installer et à entretenir. Encore une fois, on va se faire avoir lors des soumissions.

      Pour revenir au commentaire de jfrrrr (8 février, 18h08), les caméras placebo peuvent être très efficaces. Il y en a dans mon lieu de travail depuis longtemps. Elles ont été installées après une vague de vols d’ordinateurs il y a 20 ans. Ces fausses caméras viennent du recyclage. Il n’y a pas eu un seul vol depuis.

    • @ioio

      “caméra = sécurité” est un dogme, justement.

    • Une image de caméra qui démontre l’identité de l’auteur d’un crime est une preuve directe en passant. Elle vient faire la preuve de l’auteur d’un crime, tout citoyen devrait participer à la diminution des crimes. Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable et se ficher des victimes et de faciliter la fuite des criminels…

    • Quel sentiment d’insécurité ? Comme edenis dit, la perception n’est pas la réalité.
      Travaillez sur la perception. Ca coute moins cher et c’est plus respectueux de notre liberté.

    • Insecurite pour qui et comment. Faudrait cesser de paranoyer au Quebec. On a vraiment peur d,avoir peur… c,est epeurant de voir que le mot vedette est securite.

      Tant qu,a y etre, mettons des cameras partout; ca coute pas cher AH AH AH.
      Dans toute les biblio, toutes les eglises, les blocks apartements, etc… CAPOTANT est notre monde actuel MALADE.

    • @ioio à 12h45 : ”Une image de caméra qui démontre l’identité de l’auteur d’un crime est une preuve directe en passant.” Dans combien de cas on voit directement une personne commettre un crime à la caméra? Quand les images sont claire (ce qui est rare), que le suspect n’a pas de verre fumé, casquette, cagoule (ce qui est aussi très rare). Dans les attentats de Boston, jamais les suspect ont été vu faire exploser leur bombe. C’est en recoupant les images qu’on a identifier ces personnes comme suspect.

      ”tout citoyen devrait participer à la diminution des crimes” Si c’est la responsabilité du citoyen, pourquoi le déresponsabilisé en mettant des caméras partout?

      ”Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable et se ficher des victimes et de faciliter la fuite des criminels…” Donc, si on remet en question une technologie qui n’as pas fait ses preuves pour prévenir ou résoudre le crime et qui peut facilement porter atteinte à nos droit, nous sommes du côté des criminelles? C’est une logique à la George W. Bush (You are with us or you are with the terrorism).

      Fait vécu : une entreprise s’est fait voler ses caméras de sécurité. Les voleurs cours toujours. Je crois que c’est une preuve de plus que c’est une technologie très limité pour prévenir ou résoudre le crime.

    • C’est drôle, mais la seule fois où j’ai eu peur pour mon intégrité physique à Montréal, c’est durant les manifs étudiantes, quand les flics chargeaient et fessaient dans le tas à l’aveuglette.

      Et j’habite dans le Village.

    • Certain seront d’accord, d’autes seront contre. Il y a de ça à peu près 16 mois, dans un quartier de Toronto, plusieurs agressions sexuelles sur des femmes ont été faites dans l’espace de quelques jours. La police disait aux femmes du quartier d’être prudentes. La photo du présumé agresseur a été prise sur plusieurs caméras, caméras privées et caméras publiques, dans la même semaine la photo du monsieur apparaissait sur les nouvelles de 1800, la personne se rendait à la police le lendemain avec son avocat.

    • A lire les commentaires ici, dommage qu’il soit aussi facile de noyer l’essentiel de cette question en faisant dévier le débat : la reconnaissance faciale.

      Les villes un peu partout en amérique et en europe se dépêchent à poser des caméras hd et des logiciels comme NeoFace partout avant que des lois et des jugements clairs les en empêchent une fois que les gens auront catché ce que ces systèmes arrivent à faire. Après, il sera très difficile voir impossible de faire marche arrière (contrats signés, légal, etc).

      Fouillez un peu sur le net. Vous allez changer d’idée.

    • @snooze 17h56

      Ici comme ailleurs, il faut considérer les bénéfices et les coûte. Les bénéfices semblent petits et les coûts semblent énormes. En tant que contribuable, j’en ai assez de payer pour toutes sortes de niaiseries.

    • @feldspath_1 – 8 février 2014 – 15h20
      Effectivement, notre société moderne est en train de troquer sa liberté pour de la sécurité, car malheureusement, on ne peut avoir les deux en même temps.

      Personnellement, je suis CONTRE l’installation de caméras pour nous surveiller et nous faire croire que nous sommes en sécurité. Je me promène et je me sens parfaitement en sécurité. Si on ajoute des caméras, ça ne va pas augmenter mon sentiment de sécurité, mais ça va empiéter sur ma liberté sachant qu’un ’smatte’ est peut-être en train de me surveiller sur son moniteur quelque part.

    • @snooze
      “Après, il sera très difficile voir impossible de faire marche arrière (contrats signés, légal, etc). ”
      Une fois la loi changée, le contrat “signé, légal” deviendra illégal. Ils devront les enlever. C’est comme ça que ça marche les lois.

    • @Bob_inette

      “plupart des gens dans ce monde veulent la sécurité pas la liberté”

      Il n’y a pas de liberté sans sécurité.

    • @mdenali – 10 février 2014 – 11h20
      Dans notre société, nous sommes déjà en sécurité. Lorsque je me promène dans les rues à Montréal, je me sens en sécurité. Le problème est que les gens veulent la sécurité absolue et pour cela, ils devront payer le prix de moins de liberté: surveillance des communications, des caméras, des fouilles et bien d’autres choses. Il y a déjà des choses qui briment notre liberté, mais la plupart des gens se disent, ça ne change pas grand chose. Eh bien, si personne ne dit rien, on va mettre le nez de plus en plus dans nos affaires et un jour ou l’autre, nous n’aurons plus de vie privé.

    • Nous pouvons ignorer “big brother” (votre édito).

      Nous pouvons ignorer également le fait que la criminalité est en baisse depuis 20 ans non-stop au canada.

      Que Montréal fait très belle figure sur le plan de la sécurité (pas seulement au canada mais dans le monde).

      Nous pouvons aussi ignorer que le seul type de criminalité en hausse est le vol à l’étalage (et il y a pourtant déjà des caméras partout).

      Surtout (surtout) ne pas prononcer les mots “reconnaissance faciale”.

      Et là, enfin, on pourra avoir un vrai débat sur où ajouter les caméras HD.

    • Correction à ce que j’ai écrit : Ca prend plus de caméras … pour pogner les texteux au volant. J’ai failli me faire rentrer dedans en fin d’après-midi. Le bonhomme avait l’air fâché après n’importe qui sauf lui-même en plus.

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