Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 5 février 2014 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (67)

    Québec déroule le tapis rouge pour les tomates…

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    De plus en plus étrange, cette histoire des tarifs d’électricité payés par la STM…

    Je vous racontais hier comment Hydro et le gouvernement ont choisi d’exclure la société des transports des tarifs L, et ainsi imposer un surcoût à l’électricité qu’elle paye… au moment où Hydro et le gouvernement mettent le cap sur l’électrification des transports.

    À la Société d’État, on me disait que c’était par simple «souci d’équité». On évacuait tous les clients non industriels du tarif privilégié, donc il fallait aussi en évacuer la STM puisqu’elle n’est pas un client industriel.

    Simple «souci d’équité»…

    Et bien j’apprends que dans la belle province de Québec, ce «souci d’équité» ne s’applique pas aux serriculteurs, allez comprendre…

    Dans le remue-ménage imposé par Hydro-Québec, on a en effet décidé de renvoyer la STM parmi les clients ordinaires, qui essuieront la hausse des tarifs du bloc patrimonial, mais on a néanmoins accordé un traitement distinct aux serriculteurs, qui connaîtront ainsi non pas une augmentation moins salée… mais bien une baisse de leurs tarifs d’électricité!

    Pourquoi? Parce que, me répond-on à la Société d’État, «ce secteur d’activité est important pour Hydro-Québec». Il a droit non pas à une baisse, selon Hydro, mais bien à une «optimisation» de sa facture.

    Même son de cloche à Québec, où le gouvernement Marois a lui-même demandé un tarif privilégié aux serriculteurs l’an dernier. Et ce, pour compenser la hausse des tarifs imposée par les méchants libéraux… «Cette mesure constitue une utilisation judicieuse des surplus énergétiques», précisait alors le ministre François Gendron.

    Attendez…

    On ne veut pas donner de passe-droit à la principale société de transport en commun du Québec au moment où l’on dit vouloir miser sur le transport en commun, mais on accorde un tarif spécifique aux serriculteurs… parce que les serriculteurs, c’est important!

    Expliquez-moi, de grâce…

    «Ces mesures tarifaires visent à contribuer au développement d’un secteur d’activité important pour Hydro-Québec, le secteur agricole, tout en permettant d’accroître les ventes d’électricité», précise Patrice Lavoie, porte-parole d’Hydro.

    «Ces mesures visant les exploitations agricoles proposées dans le dossier tarifaire ont été soumises et approuvées par la Régie de l’énergie. Ils s’inscrivent aussi bien dans la foulée de la Politique gouvernementale de souveraineté alimentaire.»

    Loin de moi l’idée de laisser entendre que cette dernière politique n’est pas importante, bien au contraire. Mais veut-on bien me dire pourquoi elle a préséance sur la toute nouvelle Politique économique dont un des quatre piliers est la Stratégie d’électrification des transports?

    Et surtout, pourquoi traiter ainsi la STM quand on sait fort bien que l’électrification des transports va se retrouver dans 1) la Politique énergétique, 2) la Politique de mobilité durable et 3) le Plan d’action sur les changements climatiques que le gouvernement Marois souhaite dévoiler avant les élections?

    Cela signifie-t-il que dans cette nouvelle ère politique hyper-segmentée où l’on donne des petits bonbons à des catégories bien précises d’électeurs, les producteurs serricoles ont plus de poids que les usagers du transport en commun? Expliquez-moi…


    • Les serriculteurs ont de meilleurs lobbyistes que la STM…

    • ..Pourquoi la «serriculture»? Question d’autonomie alimentaire, de qualité du produit qui n’est pas copieusement arrosé de tous les machins en «cide» utilisés dans les productions intensives en plein air importées d’un peu partout et exposés à toute espèce de parasites et certainement aussi question de création d’emploi et de balance des paiements. Et n’oublions pas la signature carbone minimisée à cause de la proximité du marché.

      Cela aurait-il du bon sens? Ce qui ne veut pas dire que je trouve plus brillante leur idée d’évacuer la STM. Je m’en suis expliqué dans le «post» précédent.

    • Facile! C’est la même étude de cas que la charte: plein de votes à gagner en région rurale, aucun vote à gagner à Montréal. Ça m’a fait plaisir de vous vulgariser le tout en 30 secondes!

    • Ca va de pair avec le projet de d`autonomie alimentaire du PQ . Concretement ca a plus de sens d`investir la dedans que dans l`électrification de la STM qui est un gouffre financier qui ne sera jamais satisfait. Concretement les tomates vont pousser maintenant, concretement l`électrification c`est quand pis c`est quoi ?

      Comprennez moi bien je ne suis pas contre l`électrification car c`est plus qu`un projet ca doit être un objectif et devenir réalité dans les meilleurs délais mais je suis opposé à investir dans de vagues projets quelques gouttes qui ne feront pas vraiment la différence et ou la destination finale est un peu floue.

    • La comparaison est boiteuse. Les agriculteurs sont des organismes privés qui paient effectivement la facture. Le gouvernement a donc décidé de les subventionner.

      La STM est un organisme public. La STM ne paie pas un rond d’électricité. Si ses frais augmentent, la STM demandera plus de fonds publics au gouvernement provincial et municipal qui épongeront la facture.
      Ici on ne fait que déplacer le coût de subvention d’Hydro à la STM, mais au bout du compte le coût pour le public reste le même…
      Et quand la STM aura des plans pour électrifier les transports, elle n’aura qu’à demander des subventions supplémentaires. Ce n’est pas contradictoire.

      Je refais l’exercice que vous aviez fait pour les bixis.
      Avec 450 millions de déplacements, cette hausse 430 000 $ des frais d’électricité équivaut à 0.01$ par déplacement.
      On aurait qu’à augmenter le prix du billet de transport de une cenne par personne et ça ne paraît plus…

      Je trouve que vous faites une tempête dans un verre d’eau. Pourquoi autant de scandale pour une cenne par personne?

    • C’est simple : il n’y a pas de siège en jeux pour le PQ à Montréal.

    • Ce n’est pas compliqué. La STM c’est à Montréal, les tomates c’est dans les régions.

    • @cmoibenlepro

      Il n’y a pas de scandale, vous avez tout à fait raison. Mais il y a contradiction flagrante entre les promesses, priorités, engagements et les gestes. C’est uniquement cela que je veux souligner par ces deux billets.

      François Cardinal

    • @cmoibenlepro,

      primo, chaque déplacement ne correspond pas à un billet puisque les passes mensuelles permettent un nombre illimité de déplacements.

      Secundo, si ça marche dans un sens, ça marche dans l’autre. Si le montant est si insignifiant, et par rapport au budget de HQ il l’est, alors pourquoi tenir tant à venir chercher ces sous noirs dans le fond des poches de la STM? Tout en criant sur tout les toits que l’on veut électrifier les transports en commun et qu’on a foutu le bordel en bloquant le SRB sur Pie-IX exactement pour ça en retardant encore une fois ce projet de plusieurs mois?

    • C’est le temps de se lancer dans la culture des ananas et des bananes au Québec. La sécurité alimentaire et les tarifs d’électricité préférentiels à la clé.

    • à cmoibenlepro, 430 000$ divisé par 450 millions font 0,001$ et non pas 0,01

      430 000$, ce sont des peanuts dans le budget de la STM qui reçoit d’importantes subventions de l’État.
      Bon, M. Cardinal, y a-t-il un journaliste de La Presse qui pourrait informer les contribuables sur la facture totale de 2,4 milliards relativement aux 468 voitures de métro? Cela fait plus de 5 millions de $ par voiture soit près de 12 fois le 430 000$ qui vous déplait tant. Voir mon commentaire sur votre précédent article de blog, vers la fin, 15h18.

    • ………………………………….Sans vouloir vous faire d’la peine

      Tout les Québécois paient pour la STM…mais ils ne l’utilisent pas! Par contre, si les serriculteurs peuvent ainsi baisser leurs coûts d’exploitation c’est bon pour tous…non seulement les utilisateurs du “Transpire en commun” de la métropole…pi les tomates sont tellement meilleures que celles importées du Mexique…et que dire de l’empreinte écologique!

      S’cusez…je ne verse pas “une” larme.

    • La Politique énergétique… La Politique de mobilité durable… Le Plan d’action sur les changements climatiques…. Comme j’aimerais comprendre ce que ces expressions signifient ! Je suis définitivement pas de votre calibre, monsieur Cardinal !

    • C’est Winston Churchill qui disait que le meilleur argument CONTRE la démocratie est 5 minutes de conversation avec un électeur moyen.

      Comprenez, je suis très démocrate, mais on est bien obligés d’admettre que dans le système actuel, les forces en jeu poussent nos élus à faire des compris qui, vus de l’extérieur, nous paraissent complètement débiles.

      Des exemples de petits et grands dossiers où le show de boucane et les bonbons ciblés ont eu récemment la priorité sur une gestion saine : les changements climatiques (enjeu planétaire, rien ne se fait), l’étalement urbain (lire: la construction de ponts), le choix du président de la STM (un gars ben fin mais avec zéro compétence), la crise étudiante de 2012 (ça allait se régler par négociation, puis ils ont tué la négo), la lutte contre le crime (en particulier la drogue et bientôt la prostitution, où les solutions empirent les problèmes), etc.

      Ils le font tous: Coderre, Tremblay, Marois, Charest, Harper…

      La solution passe par une meilleure information, d’un côté par les médias (comme cet éditorial), mais surtout par plus de transparence et de rigueur du côté de nos élus. Mais qui réclame actuellement plus de transparence et plus de rigueur pour nos élus? Nous avons les politiciens que nous méritons, parce que ce nous qui les élisons.

    • N’oublions pas que le PQ était l’allié des Carrés Rouges, dont la première cible était les transports en commun à Montréal.

      Le PQ a donné son appui à un mouvement qui avait comme objectif de perturber le plus souvent possible le métro de Montréal. Il ne faut pas s’étonner qu’une fois au pouvoir, le PQ continue les attaques contre le transport en commun.

      Les Carrés Rouges et le PQ semblent mépriser le transport en commun et ses usagers. Comment expliquer autrement cette obsession à s’attaquer au métro par toutes les méthodes possibles?

      Il faut dire qu’il y a beaucoup de femmes voilées dans le métro de Montréal. Ça ne doit pas attirer la sympathie des Péquistes. Ces derniers sont plutôt favorables aux manifestants voilés qui cassent des vitres.

    • Plus il y aura d’électrification du transport, plus il faudra augmenter les tarifs électriques ou plus il faudra taxer l’électricité. Toutes les taxes sur l’essence rapportent énormément aux gouvernements. Plus il y aura de voitures électriques, plus cet apport diminuera et plus il faudra le remplacer par une augmentation des tarifs électriques.

      Bien sûr, les sériciculteurs ne devraient pas bénéficier d’un tarif inférieur à celui de la STM.

    • On pourra leur pitché des tomates.

    • @2piedssulabavettedupoele,

      je ne veux surtout pas péter votre balloune, mais les tomates ne sont qu’une des multiples denrées qui nous viennent du sud en hiver. Les autres denrées continueront à arriver ici par cargo et l’empreinte écologique d’une tomate me semble négligeable par rapport à tout ce qui se brûle en essence lorsque les gens prennent leur voiture chaque jour pour aller travailler ou faire des emplettes. J’ai fortement l’impression que l’empreinte écologique de chaque tomate multipliée par le nombre de tomates que vous consommez est très très négligeable. Surtout si l’on tient compte que l’électricité allouée aux cultivateurs de tomates en serre ne sera pas disponible pour d’autres usages possiblement beaucoup plus rentable côté empreinte écologique.

    • @2piedssulabavettedupoele

      Considérant que la grande région de Montréal profite de la STM et de son métro, considérant que la grande région de Montréal c’eat au moins 50% de la population du Québec et ça représente les 2/3 du PIB du Québec j’en conclue que les les habitants de la grande région de Montréal ont payé de leur poche en taxes et en impôts environ les 2/3 de toutes les infrastructures et services fournis et payés par le gouvernement du Québec.

      Je ne m’attends pas à ce que l’on me remercie mais je m’attendrais au moins à un minimum de compréhension.

      La prochaine fois que vous roulerez sur une route près de chez-vous, que vous emprunterez un traversier pour traverser le fleuve ou que aurez besoin d’aller à l’hôpital de votre coin dites-vous qu’il y a beaucoup de Montréal là-dedans.

      Merci

    • ………………………………@dcsavard (21:25)

      Ne vous inquiétez pas pour ma “balloune”…elle va très bien et vous salue bien bas, blogueur émérite que vous êtes.

      Ceci dit, ou écrit, avez-vous vraiment réfléchi avant d’écrire? Si je vous dis que le Québec donne de généreuses subventions aux alumineries…en plus du tarif “L”, est-ce que ça vous dit quelque chose? Avez-vous une “p’tite idée” de combien coûte à notre collectivité tous ces “créateurs d’emploi”?

      Parlant d’empreinte écologique, y é tu bon votre sushi au thon rouge (espèce en voie de disparition) importé (oups les avions brûlent du Jet Fuel…ça c’est écolo!) du Japon ou de la Méditerranée? Bin non! Avez-vous déjà entendu parler des “légumes de garde”? Ça vous prend vraiment du brocoli, des radis, du bok choy, des poissons en voie de disparition dans votre menu quotidien “hors saison”? Ne clamez jamais que vous êtes conscient du sort de la planète!

      Et, enfin, par rapport à votre affirmation: “Surtout si l’on tient compte que l’électricité allouée aux cultivateurs de tomates en serre ne sera pas disponible pour d’autres usages possiblement beaucoup plus rentable côté empreinte écologique.”, vous n’avez rien mais rien compris…c’est des jobs!

    • ………………………………@le_piano_ivre (21:59)

      Lâchez pas l’piano…ou la bouteille! LOL

      50% de la population québécoise demeure à Montréal…permettez moi d’en douter!

      S’cusez, les impôts ce sont TOUS les Québécois qui en paient (moins les 40% qui n’en paient pas…that’s life!). J’en ai payé en ta! Et j’en paie encore, ne vous en déplaise…ça devrait plutôt vous faire plaisir…Come on, soyez bon joueur et dites moi “Merci”.

      Les routes, les infrastructures, les ponts, les viaducs, les hôpitaux, le système d’instruction (notez que je n’utilise pas le mot “éducation”…qui est tout autre chose) publique je les ai payés en me faisant prélever 65% de mes revenus gagnés à la sueur de mon front (50% d’impôt + 5% de TPS + 9,775% de TVQ)…ah oui, j’oubliais toutes les tarifications que les différents paliers de gouvernement nous imposent.

      Je ne suis pas “incompréhensif”, loin de là…mais c’est à vous de réaliser que TOUS LES QUÉBÉCOIS PAIENT!

    • . . . . Pour “piano_ivre” …voici une référence pour l’apport de Montréal au PIB.

      http://www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/conjoncture_quebec/etudes_regionales/eemtl.pdf

      Considérant la concentration de professionnels de haut-niveau, la présence de sièges sociaux ainsi que du centre financier du Québec, l’apport de la région de Montréal au PIB (± 54%) du Québec ne m’apparaît pas exceptionnel.

      J’avoue cependant que certaines régions en retirent beaucoup plus que leur contribution mais certaines autres en retirent moins. … Une sorte de péréquation intra-provinciale !

    • @François Cardinal

      “Expliquez-moi…”

      C’est bien simple, à Montréal, certains quartiers votent PLQ, d’autres PQ, peu importe le programme, les promesses, le contexte ou le bilan.

      Les gains électoraux (ou les pertes) se font à l’extérieur de l’île. Il n’y a pas de STM à l’extérieur de l’île. Par contre il y a des serriculteurs …

    • @2piedssurlabavette – Vous avez raison de mentionner combien les alumineries ont bénéficié des largesses d’Hydro-Québec (sous divers gouvernements au cours des ans). Ça me rappelle une petite “bizness” qui s’installait dans les environs de Sherbrooke, pour fabriquer des boulettes pour la combustion des foyers. Au même moment où Hydro faisait des cadeaux et des courbettes aux alumineries, on demandait à cette petite industrie qui allait ouvrir ses portes de payer, à l’avance, 40 000 $ à Hydro: pas de cadeaux pour les petits!

      En passant, vous mentionnez que les avions brûlent du “jet fuel”, ce qui n’est pas écolo, mais de nos jours, il commence à y avoir de plus en plus de “turboprops” dans nos cieux, et c’est pire encore parce que ces avions utilisent du “avgas” qui est une essence plombée! Ça coûte moins cher les turboprops que les jets…

    • @2piedssulabavettedupoele,

      pur délire. Jamais vu une réponse aussi embrouillée et remplie de préjugés et a priori. Vous me connaissez pour savoir ce que je mange? Vous savez mon opinion sur les alumineries avant que je ne l’aie exprimée?

    • Selon l’Institut de la Statistique du Québec

      réf.: http://www.stat.gouv.qc.ca/docs-hmi/statistiques/population-demographie/bilan2013.pdf

      L’estimation de la population du Québec et de diverses région pour l’année 2012
      8054756 10000% Québec

      1981572 25% Montréal
      409718 5% Laval
      475941 6% Lanaudière
      563139 7% Laurentides
      1470252 18% Montérégie

      4900622 61% Grande région Montréal

      Avec ces données, on peut dire que le Pont Champlain et l’Échangeur Turcot, c’est la grande région de Montréal qui le paie.

      Dans les alumineries, les jobs sont subventionnées à 100%. Les impôts de ces travailleurs ne paient qu’une petite partie de la subvention. Ça prend beaucoup de payeur d’impôt et de taxe d’ailleur pour payer cette subvention et les services que ces travailleurs consomment.

      En plus, la distribution de l’électricité est beaucoup plus coûteuse en région que dans la grande région de Montréal mais le tarif de l’électricité est unique au Québec. Pour l’équité, l’Hydro-Québec devrait réfléchir un peu avant d’utiliser cet argument.

      De la rigueur dans l’évaluation des gestes de nos chers gouvernements pourraient aider à avoir des finances plus saines. En Gaspésie, on a eu droit à la Gaspésia qui a été un flop et a coûté cher, à des usines d’éoliennes qui coûtent cher et maintenant à une cimenterie qui va cannibaliser les cimenteries de la grande région de Montréal qui sont à Joliette et à St-Constant. Tant qu’à dépenser de l’argent pour faire des jobs, on pourrait faire un effort et vraiment créer de nouvelles jobs pas seulement les déplacer d’une région à l’autre.

    • «L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

      Disait Frédéric Bastiat qui eu en 1848 l’intelligence de prédire la faillite de l’état providence avant même que celui-ci n’existe!

      http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

      La STM vit avec des subventions, tout comme les éoliennes, les alumineries, l’industrie aéronautique, les arts, le cinéma et la télé, les agriculteurs et une myriade d’autres dont les travailleurs voient leur garderies, écoles et soins de santé en partie ou totalement payés par d’autres. On est subventionné quand on est jeune, quand on est vieux, quand on est pauvre et aussi quand on est riches. Au Québec que tu fasses à peu près n’importe quoi il y aura quelque part moyen d’obtenir une subvention! Évidemment l’arbitre de ce grand capharnaüm est l’état, omniprésent, et qui bien sûr est influencé par toutes sortes d’intérêts, surtout le sien car il se sert grassement au passage, au point qu’il souffre maintenant d’embonpoint morbide!

      Et vous cherchez la logique dans ce modèle M Cardinal? Bonne chance avec ça…

    • @deuxpieds
      Avant d’écrire, il faudrait se renseigner.
      La RMR de Montréal est effectivement 50% de la population du Québec.
      La RMR de Montréal, c’est les 2/3 des revenus du gouvernement de Québec.

      Ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est que même si les personnes en région paient effectivement de l’impôt, ce dont personne ne doute, la réalité est qu’il leur en reviennent toujours beaucoup plus au pro-rata que dans la magnifique et délaissée région de Montréal parce qu’il est plus facile de faire swinger le vote de 10 000 personnes en région que 50 000 à Montréal.

      Pendant que le PQ se promène en régions et distribuent ses nananes, on continue d’être sous-financés à Montréal.

    • @pbrasseur

      6 février 2014
      07h24

      Tellement vrai!! Le problème c’est que le tarif L existe.

      @M.Cardinal

      Le problème c’est que le tarif L existe.

      Le tarif L est une aberration, et là, il faudrait subventionné l’entreprise subventionné?

      On pont Champlain plus grand après ça? Un concours de beauté pour ce dernier? :) J’adore votre blogue mais le payeur de taxe semble être le dernier de vos soucis!

      Bonne journée M.Cardinal et on agace ceux qu’on aime ;)

    • Difficile de comprendre la vision du gouvernement dans ce cas. Effectivement, la souveraineté alimentaire est essentielle. Par contre, concernant cette souveraineté alimentaire, je m’inquiète beaucoup plus de nombre de fermes qui disparaissent chaque année au Québec que du prix de l’électricité payé par les serriculteurs. Je ne peux conclure que la serriculture est en danger de disparaitre et que l’objectif réelle est de maintenir vivante cette industrie.

      Avoir une vision, c’ets beau, mais encore faut-il mettre en place des stratégies et des projets pour la réaliser. J’ai l’impression que nos gouvernements sont bons pour avoir des visions, mais pour en faire des réalisations, c’est une autre histoire.

    • Montréal metro C’EST le Québec.

      Haïssez votre métropole et vous êtes à deux doigts de l’esprit d’auto-mutilation.
      Mais bon, le bon vieux québécois moyen n’en est pas à un paradoxe près…

    • @2piedssulabavettedupoele

      L’empreinte écologique d’une tomate cultivée au Mexique et envoyée par train ou bateau à Montréal est moins grande que la tomate cultivée en serre.

      La tomate au Mexique pousse au soleil. La tomate en serre doit être maintenue dans un climat artificiel pendant deux mois, ce qui demande beaucoup d’électricité. Le coût et l’énergie associés au transport sont négligeables, ce qui donne au bout du chemin un tomate plus dispendieuse, même si elle est cultivée près de chez nous.

      Ensuite, si vous êtes contre l’achat de produits étrangers, ne demandez pas que le monde vienne au Québec acheter les avions de Bombardier.

      Vous êtes déjà contre Montréal qui est à la source du 2/3 des services sociaux. Si en plus vous éliminez Bombardier, que vous restera-t-il pour subventionner vos services sociaux?

    • Tiens on viens de passer d’une gestion d’un régime de bananes à celui d’un régime de tomates

    • Les régions sacrifie une partie de leur qualité de vie et de leur territoire pour produire de l’électricité pour alimenter les ordinateurs des commentateurs ingrats de Montréal et leur permettre de jetter leur fiels sur les régions lorsqu’elles réclament une toute petite partie de leur dû. Si les Montréalais ne sont pas content, ils n’ont qu’a produire leur propre électricité et leur propre tomate.

      Pour une fois, les péquistes nous offrent une solution sensé.

      1) C’est plus avantageux du côté environnemental
      2) C’est plus avantageux économiquement
      3) C’est plus avantageux au niveau de la santé

      Et il faut cesser d’entretenir le mythe que Montréal c’est le poumon de la province de Québec. J’ai bien plus la chienne quand ça va mal à Toronto qu’à Montréal.

    • @jon8

      6 février 2014
      10h45

      Pourtant les statistique disent qu’il a des millions de gens qui habitent en dehors de Montréal. Je n’étais pas au courant que la population au complet du Québec vivaient à Montréal. Merci de nous l’apprendre.

    • @qui_de_droit,

      plus avantageux économiquement de cultiver des tomates de serre au Québec que d’importer du Mexique? Soyons sérieux, même sans calculer le coût des subventions d’électricité les tomates de serre du Québec coûtent plus cher que celles du Mexique.

      Plus avantageux côté environnemental? Rien n’est moins certain, l’empreinte écologique des tomates du Mexique est moins importante que celles des tomates de serre du Québec.

      Plus avantageux au niveau de la santé? Ouille, là je vous demande une démonstration par le menu parce que franchement, ça ne repose sur rien cette affirmation.

    • Pour répondre correctement a cette question il faut faire comme l’a fait cmoibenlepro au cinquième commentaire, bien distingué une organisation publique, largement financée par l’État, et la production agricole qui elle joue sur le terrain de libre compétition et du libre choix du consommateur devant une multitude d’offres provenant de partout dans le monde.

      En bon Montréalais monsieur Cardinal vous focussez sur la STM alors que le questionnement sur cette subvention aux producteurs serriculteurs mérite bien d’autres questions. Des questions comme le fait qu’il ya quelques mois Hydro signait des contrats d’achat d’électricité a très fort prix, plus.10$le KW, indexé, pour une production a partir de la combustion de biomasse… Ici au Québec bruler de la biomasse pour produire de l’électricité c’est comme ignorer les principes l’efficacité 101. Là on se retrouve a bruler du bois pour faire de l’électricité avec un faible taux d’efficacité pour ensuite revendre cette électricité pour faire du chauffage… Il serait un peu plus cohérant de subventionner le chauffage a la biomasse pour les serriculteurs, et au final on brulerait genre deux fois moins de biomasse… Le même raisonnement était valable quand on projetait de faire de l’électricté avec du gaz naturel, il est bien plus efficace de chauffer directemement avec le gaz que de faire de l’électricité a partir de gaz pour fin de chuffage.

    • Probablement que le Fonds de Solidarité de la FTQ a investi dans les serricultures!

    • Le PQ, Marois en tête, méprise Montréal. Les citoyens de Montréal sont des sous-hommes pour eux. (Autocensure ici… afin d’être publiée mais c’est lette ce que je n’écris pas)

      Je répondrai à ce mépris par la bouche de mon vote.

    • @montrealaise 15h57

      Je suis heureux de vous retrouver ici. Moi aussi je suis un fier Montréalais, même si ça ne se traduit pas dans mon pseudo. Je pense comme vous et je vais aussi répondre à ma façon par mon vote. Great minds think alike!

    • Il y a plusieurs choses à mentionner à propos de votre billet, Monsieur Cardinal.

      Premièrement, les “mésaventures” dont est victime l’Île de Montréal de la part du gouvernement provincial ont une origine similaire à celle expliquant la conduite du gouvernement fédéral en ce qui concerne le nouveau pont sur le Saint-Laurent.

      Dans le cas du fédéral, le tout est dû au fait que le Québec n’est pas représenté adéquatement là où les décisions se prennent, c’est-à-dire au sein du Parti conservateur du Canada, du caucus gouvernemental et du conseil des ministres.

      Dans le cas du provincial, cela est plutôt du au fait que, peu importe les politiques mises en œuvre par le gouvernement et les promesses effectuées en campagne électorale, les citoyens votent pour les mêmes partis élections après élections; c’est en dehors de Montréal que les électeurs changent d’allégeance et que les gouvernements se font et se défont – ce qui ne serait pas nécessairement le cas si les électeurs Montréalais changeaient également d’allégeance. Sachant cela, pourquoi faire des efforts pour plaire aux Montréalais?

      Deuxièmement, subventionner la STM en faisant en sorte qu’elle achète son électricité à rabais d’Hydro-Québec (réduisant ainsi les revenus d’HQ mais diminuant les subventions à la STM) ou subventionner la STM en lui versant davantage de fonds pour compenser les hausses de tarifs d’HQ (augmentant ainsi les revenus d’HQ mais en augmentant aussi les subventions à la STM), c’est blanc-bonnet, bonnet-blanc.

      À la limite, sachant que le budget de la STM est assumé à 50% par ses usagés et que la STM devrait relayer 50% d’une hausse des tarifs d’électricité à ses usagés, c’est cette solution qui est à préconiser, car elle permettra aux utilisateurs de prendre davantage conscience des coûts de leur utilisation des transports en commun, évitant ainsi un gaspillage. Et même si on suppose que cela est compensé par un transfert supplémentaire du gouvernement vers les citoyens, cela aurait au moins le bénéfice de permettre au citoyen de décider où il placera ces nouveaux subsides (c’est-à-dire là où il leur accorde le plus de valeur).

      Troisièmement, je suis loin d’être certain que la production de tomates en serres au Québec est plus avantageuse que leur production en plein air au Mexique. Pour ce qui est des qualités intrinsèques de ces fruits, dès le départ, sachant qu’il n’a pas été démontré que les produits biologiques sont plus saints (et qu’ils contribueraient à la famine dans le Monde s’ils étaient généralisés) et que les OGM sont dangereux (et que leur généralisation contribuerait à éradiquer la famine dans le Monde), sous réserve que la culture au Mexique suit les normes généralement reconnues ailleurs dans le Monde, on peut douter que les fruits en serres québécois soient meilleurs.

      Pour ce qui est de l’énergie utilisée, à l’échelle planétaire, peu importe la source de l’énergie utilisée, il appert peu pertinent d’utiliser de l’énergie produite par l’Homme et non-renouvelable (car l’hydroélectricité utilisée dans une serre est de l’énergie qui n’a pas été stockée dans un réservoir pour un usage futur plus pertinent ou qui n’a pas été utilisée ailleurs à la place d’électricité produite avec du gaz naturel, par exemple), comme celle requise pour chauffer une serre en hiver, plutôt qu’une source d’énergie gratuite et illimitée, comme le Soleil. Même à l’échelle québécoise, c’est un choix peu judicieux. Mieux vaut utiliser notre avantage concurrentiel réel (l’abondance d’hydroélectricité) pour offrir de bas tarifs énergétiques aux industries gourmandes en énergie, plutôt que de lutter contre des pays qui ont un avantage concurrentiel en agriculture que nous n’avons pas. Le Québec est mieux de subventionner une aluminerie en lui offrant de faibles coûts d’électricité, sachant qu’il possède cette électricité bon marché de toutes façons et sachant que le Mexique ne pourra pas le concurrencer sur ce terrain là, puisqu’il ne sera pas en mesure de fournir à une aluminerie de l’électricité bon marché sans faire de pertes. Au contraire, le Mexique est mieux de faire pousser des tomates en plein air au mois de janvier, sachant qu’il possède du Soleil à profusion et sans frais et que personne ne serait assez idiot pour le concurrencer en utilisant de précieuses ressources énergétiques pour chauffer une serre pour produire des tomates en hiver, s’il peut utiliser cette énergie ailleurs et faire venir ses tomates d’ailleurs…

      Quant aux émissions de gaz à effet de serre, elles sont peut-être moins nombreuses si les tomates sont produites au Québec grâce à des serres alimentés en électricités plutôt que si elles nous parviennent du Mexique. Mais cela est vrai seulement si la majorité de l’électricité est produite à l’aide d’une ressource ne générant pas de CO2 (ce qui n’est pas le cas partout, le Québec est chanceux à ce chapitre!) et si l’utilisation de l’électricité à cette fin au Québec ne fait pas en sorte que de l’électricité “sale” est utilisée ailleurs (par exemple, si la production d’une tonne de tomates dans une serre québécoise a nécessité l’utilisation de 1 kWh et a fait en sorte qu’un hôpital new-yorkais a du utiliser 1 kWh d’électricité produite à partir de charbon au lieu de l’importer du Québec, ce qui a généré 1 tonne de CO2, et si le transport de cette tonne de tomates depuis le Mexique aurait généré seulement 0.5 tonne de CO2, il est évident que les tomates du Mexique auraient été le choix le plus avantageux!). De plus, il faudrait comparer la valeur des dommages qui auraient été causés par ces émissions de CO2 si elles avaient eu lieu relativement aux coûts engendrés pour ne pas émettre ces émissions; par exemple, si la culture en serre permet d’éviter le rejet de 1 tonne de CO2 qui aurait causé pour 1000$ de dégâts environnementaux, cette culture est justifiée seulement si elle coûte moins que 1000$ de plus que les coûts mexicains, toutes choses étant égales par ailleurs.

    • Plusieurs intervenants mentionnent que ce que la STM n’épargne pas sur le tarif L, elle compense avec les subventions.

      C’est faux. Les subventions du gouvernement servent au transport adapté et aux améliorations. Pas au fonctionnement.

      L’abandon du tarif L touche directement le fonctionnement.

      Lecture éducative : le budget de la STM 2013
      http://www.stm.info/sites/default/files/budget2013.pdf

      Autre sujet : vrai que le PQ n’a rien à gagner sur l’île de Montréal. Il a par contre perdu 2 circonscriptions au profit de l’extrême gauche et le PLQ a toujours tenu pour acquises les circonscriptions de l’ouest. Ce parti n’a rien fait pour Montréal en 9 ans au pouvoir.

    • @simon_c 19h41

      Vous écrivez: “Autre sujet : vrai que le PQ n’a rien à gagner sur l’île de Montréal. Il a par contre perdu 2 circonscriptions au profit de l’extrême gauche et le PLQ a toujours tenu pour acquises les circonscriptions de l’ouest. Ce parti n’a rien fait pour Montréal en 9 ans au pouvoir.”

      C’est justement ça le problème. Aucun des deux principaux partis ne s’intéresse aux Montréalais car il n’y a aucun gain électoral à faire. C’est pareil partout. J’ai siégé toute ma vie dans de nombreux conseils d’administration. Il y a des gens très prévisibles et qui votent toujours de la même manière. Il y en a d’autres qui changent d’idée assez souvent. Ce sont eux qui ont le pouvoir. Pour empirer les choses, au Québec les circonscriptions rurales comptent moins d’électeurs que les circonscriptions urbaines.

    • @Fritz2 : je pense qu’une action concrète est d’écrire aux ministres concernés.

      Par exemple, si les usagers du métro écrivaient et téléphonaient en masse au ministre des transports lors des pannes du métro, celui-ci devrait prendre position. Peut-être même que le gouvernement penserait à aider à l’entretien préventif. On pourrait même téléphoner à son bureau de compté.

      Même chose pour JF Lisée, toujours prompt donner son avis sur tout mais qui est incapable de défendre Montréal

      Ou encore Daniel Breton, qui devait s’occuper de l’électrification des transports mais qui en bon pseudo-écologiste veut surtout se faire subventionner une voiture électrique.

      J’imagine très bien ce beau monde se retrouver inondé d’appels à chaque panne du métro, à chaque coupure de service ou à chaque hausse de tarif. Surtout Sly Gaudreault dans son bureau de Jonquière.

      Faut qu’ils réalisent un jours que les Montréalais ne sont pas juste des vaches à lait et que nous ne sommes pas des citoyens de seconde classe.

    • @duncanidaho

      Un peu de concision svp. Un blogue n’est pas une thèse de doctorat. Pouvez-vous résumer votre point de vue ?

    • ”Et il faut cesser d’entretenir le mythe que Montréal c’est le poumon de la province de Québec.”

      Non c’est vrai.

      … Montréal c’est le poumon, la colonne vertébrale, le cerveau pis la jambe gauche de la province de Québec!

      On se réveille, les copains… Lâchez-nous lousse 2 minutes avec vos complexes d’infériorité digne des villages judéo-chrétiens du 19e siècle. On a pas besoin de p’tites guéguerres de villes et régions, le hockey s’en charge déjà bin en masse…

    • Un peu de stats…

      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6897,68131631&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=2274

      ”Le produit intérieur brut (PIB) au prix de base a progressé de 4,0 % dans l’agglomération de Montréal en 2010, atteignant un ainsi sommet historique à près de 103 milliards de dollars. Ces statistiques, récemment émises par l’Institut de la statistique du Québec, permettent d’évaluer à 34,5 % la part de l’activité économique montréalaise dans l’ensemble du Québec. Le PIB par habitant s’établit ainsi à 53 248 $ dans l’agglomération de Montréal, soit une performance sensiblement supérieure à celle enregistrée pour l’ensemble du Québec (37 795 $).”

      34,5%… c’est plus que ce que la Marois a eu besoin pour se faire élire à la tête de la province.. Tsé j’veux dire…

      Continuer à négliger Montréal c’est l’équivalent de s’amuser à faire des trous dans un canot de sauvetage en pleine mer: avoir un canot en bonne condition n’est pas une garantie qu’on va arriver sain et sauf mais s’il y a des trous dedans c’est certain qu’on va tous visiter les fonds marins.

    • Encore de l’information intéressante:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_Montr%C3%A9al

    • et finalement ce lien-ci:

      http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_census_metropolitan_areas_and_agglomerations_in_Canada

      …que j’aime toujours montrer, once in a while, question de remettre les choses en perspective chez nos anti-Montréal de service.

      Montréal metro = 3.8M d’habitants
      loiiin derrière, Quebec metro avec 0.7M d’habitants
      puis Sherbrooke metro avec 0.2M d’habitants

      and so on…

      Donc Montreal navigue dans les mêmes eaux que les grandes villes du monde et c’est la SEULE à le faire dans notre province. C’est le hub central. Affirmer le contraire c’est faire preuve d’ignorance ou de mauvaise foi.

    • @DuncanIdaho : lorsque vous écrivez :

      «la STM devrait relayer 50% d’une hausse des tarifs d’électricité à ses usagés, c’est cette solution qui est à préconiser, car elle permettra aux utilisateurs de prendre davantage conscience des coûts de leur utilisation»

      Vous supposez que les usagers n’ont pas pleinement conscience des coûts de leur utilisation. Avez-vous une preuve de ça ou sa sort de votre imagination ?

    • J’entends ce matin au bulletin de nouvelles de Radio-Canada que la STM prévoit un déficit de 20 millions. Alors que M.Cardinal a calculé un montant de 430 000$ de frais supplémentaires causés par la non-application du tarif d’électricité «L». Ce montant ne représente donc que 2% du déficit appréhendé. François Cardinal serait mieux de s’intéresser au 98% du déficit plutôt que de faire du millage sur le sain principe d’équité et d’administration qui anime Hydro-Québec dans sa décision de retirer le tarif L à la STM. S’il a des récriminations sur la subvention déguisée offerte aux producteurs de tomates, pourquoi ne pas faire un éditorial sur le sujet?

    • @beaufran

      Vous avez raison, un édito est nécessaire.
      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201402/06/01-4736395-paroles-paroles.php

      François Cardinal

    • Alors, parlons tomates.
      Je suis convaincu que Hydro fait bien de ne plus accorder le tarif L à la STM. La décision de l’accorder aux producteurs de tomates en serre est critiquable. Il vaudrait mieux chercher d’autres solutions.

      Le chauffage électrique des serres est maximal quand il fait très froid, donc en période de pointe, quand Hydro va jusqu’à importer de l’électricité à des tarifs élevés. Il vaudrait mieux chauffer les serres autrement qu’avec des résistances électriques. Par géothermie ou en brûlant de la biomasse ou du bois ou du gaz naturel. On pourrait aussi remettre en question l’utilisation des serres, du 15 novembre au 15 mars par exemple.

      Si rien de cela n’est économiquement réalisable, il faudrait songer à laisser tomber ce genre de production et se contenter d’importer des tomates fraîches hors saison ou de manger des tomates en boîte. Celles que je mange cet hiver proviennent d’Italie (La Regina di San Marzano) et sont excellentes. Il me ferait plaisir de vous en offrir une boîte, M.Cardinal !

    • @Francois Cardinal

      Mais qu’est-ce qui vous offusque, exactement?

      L’augmentation d’Hydro pour la STM …ou le fait que ”les tomates” sont plus avantagées ?

      De plus, je vous trouve pas mal silencieux sur la question d’augmenter tout simplement les tarifs de la STM. C’est tabou comme sujet ? Une autre vache sacrée dans notre province ?

    • ”Il a convenu que l’usager «fait largement sa part et paie presque 50% des coûts”

      http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201402/07/01-4736523-le-tarif-social-nest-pas-dans-les-plans-de-la-stm.php?

      À l’heure où des études démontrent l’ampleur du cul-de-sac économique dans lequel la province se dirige, il faudrait sérieusement songer à faire payer l’utilisateur plus qu’un ”presque 50% des coûts”… Ne serait-ce que pour éviter une baisse de qualité dans le service, déjà perfectible!

    • Montréal vote Libéral.

    • @jon8

      «Mais qu’est-ce qui vous offusque, exactement? L’augmentation d’Hydro pour la STM …ou le fait que ”les tomates” sont plus avantagées? De plus, je vous trouve pas mal silencieux sur la question d’augmenter tout simplement les tarifs de la STM. C’est tabou comme sujet ? Une autre vache sacrée dans notre province ?»

      Ce qui m’offusque, c’est l’immense contradiction entre le discours gouvernemental et ses actions. Qu’on enlève le privilège accordé à la STM au moment où l’on dit vouloir privilégier l’électrification du transport en commun est une hypocrisie sans nom. C’est ce que je déplore en utilisant l’exemple des tomates pour prouver que le gouvernement peut privilégier un secteur précis lorsqu’il le souhaite.

      Pour les tarifs, je trouve qu’ils augmentent souvent et vite. Mais je suis prêt à accepter qu’ils le fassent si on en demande autant aux automobilistes, dont la portion de l’immatriculation n’a pas bougé depuis les années 1990 (en banlieue du moins) et la portion de la taxe sur l’essence allouée au transport en commun n’a presque pas bougé sur la même période.

      François Cardinal

    • @Francois Cardinal

      ”Qu’on enlève le privilège accordé à la STM au moment où l’on dit vouloir privilégier l’électrification du transport en commun est une hypocrisie sans nom. C’est ce que je déplore en utilisant l’exemple des tomates pour prouver que le gouvernement peut privilégier un secteur précis lorsqu’il le souhaite.”

      Je suis tout à fait d’accord: c’est hautement contradictoire et hypocrite. Mais ce gouvernement (PQ de Marois) fait dans l’opportunisme de bas étage et de l’hypocrisie depuis qu’il est dans l’opposition v.s. Charest. Est-ce vraiment une surprise ? De mémoire d’adulte, je n’ai jamais vu un gouvernement aussi peu subtil dans ses manigances.

      Est-ce que ce serait beaucoup mieux avec PLQ-Couillard ou CAQ-Legault ? ‘Pas sûr!

      La population Québécois ne semble pas vouloir entendre ou voir la réalité. Or la froide réalité c’est que la colonne des dépenses augmente, la dette publique augmente et les revenus se dirigent vers une baisse marquée. D’ici 2020-2025 beaucoup de choses changeront, assurément. Et beaucoup de gens chiâleront parce qu’ils paieront plus cher pour avoir moins.

      Bottomline, il faudra se questionner sur nos priorités.

      La Santé sera à mon avis ”intouchable” et ce poste de dépense souffrira de boulimie.
      L’Éducation, on a vu que c’est aussi intouchable, sinon c’est le coup de casserole sur la tête.

      Puis il va y avoir le reste… Où tout le monde va s’entre-déchirer pour avoir les miettes.

      Le transport en commun va devoir se diriger vers une formule d’auto-financement, tôt ou tard. Sauf bien sûr si tout à coup la densification urbaine s’accélère, que les hivers froids et humides disparaissent et que la province devient tout à coup riche en exploitant à fond des ressources naturelles probablement not ecologie-friendly…

      Bref, bon appétit tout le monde! J’espère que nos tomates seront bonnes.

    • @ ugoh :

      Je ne force personne à me lire, si ce que j’écris est trop long à votre goût, ne lisez pas. Si La Presse ou Monsieur Cardinal souhaitent limiter la taille des commentaires sur ce blogue, qu’ils imposent une limite de caractères, comme pour des chroniques de la section Affaires.

      @ simon_c (7 février 2014 07h15) :

      Comment pourraient-ils être pleinement conscient des coûts qu’engendrent leur utilisation des transports en commun s’il n’y a pas un prix non-manipulé par l’État (ou par la STM, si elle décide de manipuler ses prix stratégiquement), puisque les prix véhiculent toutes les informations pertinentes (à l’exception des externalités et sous réserves que le marché fonctionne correctement, j’en conviens) (pour parvenir à un résultat similaire en siuation non-concurrentielle, comme dans ce cas-ci, il suffit de vendre aux enchères le droit d’exploiter le service)? La seule autre façon serait de communiquer toutes les informations pertinentes concernant l’économie à tous les citoyens, mais c’est encore plus improbable que d’avoir des prixs reflétant parfaitement l’état de l’économie, non? Si les usagers ont des informations parfaites par une de ces deux façons là, ils utiliseront leurs ressources de façon optimale et plus nous nous rapprocherons de la perfection (en réduisant les distorsions), plus l’allocation des ressources sera optimale dans notre société. Ouvrez un livre d’économie et vous verrez.

      (Attention, je ne suis pas particulièrement un capitaliste en faveur du libre marché (d’ailleurs, pour ma part, capitalisme rime davantage avec propriété privée, donc peu m’importe que l’État se mèle des prix et de la production, si les moyens de production sont privés), mais si on décide de prendre des décisions basées sur l’équité ou la volonté du Souverain (que celui-ci soit le Peuple, la Première ministre du Québec ou un autre groupe ou individu), il ne faut pas de leurrer et il faut être conscient qu’il y a un arbitrage à faire entre l’égalité, l’efficacité, l’équité ou un hypothétique autre but arbitraire et que tous ont des avantages et des inconvénients.)

    • Je fais un copier-coller d’un de mes message du billet précédent:

      ———

      Le gouvernement considère réaliste le coût (total) de rouler en voiture à 0.54$ par kilomètre. C’est ce qu’il accepte, fiscalement, en ce moment. Et si vous calculez tous les frais, avec une voiture ”moyenne”, vous arriverez à ça environ.

      Maintenant, combien paie, du kilomètre de transportation, un usager des transports en commun ?

      La moitié ?
      Le quart ?
      Un dixième ?

      Ballpark, je dirais que quelqu’un ayant une carte mensuelle, voyageant 5 jours/semaine allez-retour pour le boulot, plus quelques petits voyagements de week-end, dépasse le 1000km par mois facilement. Donc le coût du Km doit varier entre 0.04$ et 0.10$, ce qui se trouve à être une aubaine. Ou plutôt un manque de revenu pour les TC, c’est selon.

      Mes observations:

      .: L’usager devrait avoir une tarification au kilomètrage (à l’utilisation)

      .: La qualité de l’offre devrait être améliorée (moins de panne, plus de confort, meilleur service en général)

      .: Pour payer cette qualité, le ”prix au Km” pour l’usager ”moyen” pourrait aller jusqu’au tiers de celui payé par l’automobiliste (+/- 0.17$) et plus pour l’usager occasionnel ”touriste”.

      ———-

      @François Cardinal

      L’idée de vouloir ”en contrepartie” que l’automobiliste paie plus cher n’est pas la bonne façon d’aborder la chose. Tu ne peux pas dire ”augmentons le prix du broccoli si celui des tomates augmente”. Un moment donné c’est la capacité de payer des gens qui devient la limite. Il faut un certain équilibre et aussi un soucis d’accessibilité.

      Une augmentation de 20% ne mettra pas en péril l’accessibilité des TC pour la très grande majorité des gens.

      Une augmentation de 20% pour l’automobiliste pourrait avoir des répercussions dramatiques pour plusieurs familles.

    • Monsieur Cardinal, c’est pourtant très simple. D’un côté on demande à la STM d’électrifier ses véhicules et de l’autre on lui fait payer plus cher son électricité. Pourquoi? Parce que c’est payant pour le gouvernement.

      Chaque dollar de hausse va être versé au gouvernement, en passant par les coffres d’Hydro-Québec. De ce dollar, Québec va (peut-être…) en redonner la moitié en subvention à la STM pour couvrir ces nouveaux coûts et les usagers vont assurément couvrir l’autre moitié. Bénéfice net minimum de l’opération pour Québec : 50%. De l’argent vite fait.

      Et plus la STM va s’électrifier, plus elle va consommer d’électricité, plus Québec va empocher de bénéfices. À moins que le gouvernement ne tente de se positionner maintenant pour compenser les pertes futures de taxes sur le diesel que la STM n’achètera plus, une fois électrifiée?

      À ce propos, j’ai récemment aperçu des bus électriques à San Antonio TX. Selon le fabricant de ces autobus, ils coûteraient 5 fois moins cher en énergie que s’ils carburaient aux énergies fossiles. Quand même intéressant de voir un endroit qu’on associe aisément au pétrole tenter l’expérience!

      Réf : http://tinyurl.com/kdrga5h

    • Explication ?
      C’est évident :

      Pour Hydro-Québec, une tomate vaut plus cher qu’ un Montréalais.

      Au fait à combien est rendu le cours de la tomate aujourd”hui ?

      Pour acheter une tomate il faut débourser combien ?
      Trois Montréalais et demie ? Cinq Montréalais et quart ? Cent ? Dix mille Montréalais ?

      C’est dur de transporter dix mille Montréalais à l’épicerie pour s’acheter une tomate.

    • Dites-moi M.Cardinal.
      Vous mentionnez dans l’édito que le manque à gagner de la STM sera de 1/2 million cette année.

      Le coût prévu de la “wi-fi-isation” du métro n’est-il pas de 50 millions?
      Qu’on reporte ce plan ou le ralentisse en attendant non? Est-ce vraiment prioritaire?

    • @michel75,

      c’est juste que l’exclusion du tarif L pour la STM n’est pas une dépense ponctuelle, c’est une dépense récurrente qui se répercutera d’année en année avec à la clé des augmentations du prix de l’électricité auxquelles sont à l’abri les clients industriels au tarif L et les producteurs de tomates de serre.

      Avec les augmentations de tarifs qui s’en viennent, l’an prochain à ce poste comptable il faudra possiblement doubler le montant du manque à gagner et ainsi de suite.

      On peut, bien sûr, refiler les augmentations à la clientèle. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’une bonne partie de la clientèle est aussi vulnérable financièrement parce que chaque année, il n’y a pas que le transport qui augmente. Mais bon, j’espère que la stagnation du prix des tomates leur permettra de compenser pour l’augmentation des titres de transport. Parce que c’est certain qu’il est plus que douteux que l’aide directe à cette clientèle soit augmentée.

    • M Cardinal,

      le PQ flatte les régions dans le sens du poil car ils sont plus à même de voter pour eux, et ce n’est pas à Montréal que l’indépendance se fera.
      Distribuer de l’argent pour des gens qui ne votent pas pour vous ou distribuer de l’argent pour un électorat assuré? Le choix est lamentable, mais logique. Tout comme les disputes autour du pont Champlain 2 sont lamentables: Harper ne va pas mettre de l’argent dans une province qui menace de se séparer. Et le PQ attise les dissensions en exigeant monts et merveilles.
      On pourrait parler aussi du Plateau: on vote contre la majorité? augmentations d’impôts et rues dans un état lamentable.

      Je m’éloigne un peu, mais je suis toujours effaré de voir que la locomotive économique du Québec est si mal en point, versus les petites routes sur la côte nord pas mal plus belles. Sans Montréal un Québec pas mal en moins bonne santé. Sans centre-ville pas de banlieue.
      Il faudrait arrêter de prendre les gens pour des abrutis et investir décemment dans la STM, quitte a resserrer la gestion et les dépenses.

      J’aimerais que la mairie ou le gouvernement prenne seulement la moitié de vos idée… ça serait tellement une forme d’intelligence de la part de nos politiciens!

    • @Erwan29

      Il faudrait aussi que les Montréalais se prennent en main et arrêtent de voter pour des abrutis!

    • @ugoh,

      c’est parce que dans le cas dont il est question, les abrutis sont à Québec et le vote par tête de pipe à Montréal a une valeur bien en deça de celui dans les régions. C’est la raison principale pour laquelle ces abrutis sont à Québec présentement.

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