Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 22 janvier 2014 | Mise en ligne à 16h03 | Commenter Commentaires (80)

    Vrai, j’y ai cru au BIXI…

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    Plusieurs lecteurs de ce blogue me reprochent mes éditos passés en faveur du BIXI, ajoutant à leur commentaire des citations et des liens de mes textes. Avec un malin plaisir, manifestement.

    Vrai, j’y ai cru à ce projet. J’y ai cru au pari de l’administration Tremblay, qui souhaitait implanter un réseau de vélos en libre-service qui s’autofinance grâce à la vente du brevet à l’étranger.

    Ce pari, la Ville l’a perdu. Et moi par le fait même, puisque je l’appuyais.

    Ironiquement, ceux qui me reprochent cet appui auraient été les premiers à reprocher à l’administration de lancer plutôt un projet de vélos à même les budgets de la Ville. Comme cela s’est fait dans tous les autres centres urbains qui ont acquis le BIXI, précisons-le, sauf deux.

    Damned if you do, damned if you don’t.

    Personnellement, je l’avoue, je continue de croire que l’idée n’avait rien de farfelu, qu’elle avait même quelque chose de visionnaire. Pas un hasard si le BIXI roule dans 15 villes à travers le monde, dont Melbourne, Boston, Washington, Chicago et surtout, New York et Londres.

    Un entrepreneur qui connaît intimement le dossier me faisait remarquer cette semaine qu’une dimension peu connue du BIXI à l’international, c’est la satisfaction des villes qui s’en sont portées acquéreur.

    «Hors les problèmes logiciel et de délai de livraison, me disait-il, les villes qui utilisent le système BIXI aiment le produit comme tel. Elles veulent ajouter des vélos à leur système. Elles aimeraient recevoir leurs vélos et stations plus tôt. Le BIXI est un excellent produit, ce que l’on ne dit pas assez. Ce n’est pas par hasard que les plus gros contrats à l’international ont été signés par BIXI.»

    En outre, le BIXI a rayonné dans le monde à partir de ses racines québécoises. On parle tout de même d’un concept imaginé par le Montréalais Michel Dallaire, construit par la québécoise De Vinci, entretenu par une entreprise d’économie sociale de chez nous.

    Les BIXI qui roulent sur trois continents sont aussi fabriqués au Saguenay, l’expertise nécessaire pour leur déploiement vient du Québec, et le service d’appel qui dessert sept villes nord-américaines est à Montréal.

    Gérald Tremblay n’a donc pas visé trop gros, contrairement à ce que tout le monde soutient. Il a plutôt voulu trop en faire, trop vite, en mettant rapidement sur pied un service commercialisable pour payer 100 % des coûts du réseau de vélos local, afin que ça ne coûte pas un sou aux contribuables.

    Cela, nécessairement, impliquait un risque, comme dans toute aventure commerciale. Un risque qui a tourné au cauchemar après de très mauvaises décisions d’affaires. Un risque, on le voit aujourd’hui, qui était trop grand pour une municipalité qui pensait simplement s’en tirer avec un prêt remboursé en dix ans.

    Cela veut-il dire que l’idée de Gérald Tremblay était mauvaise? Je ne le crois pas, plutôt qu’elle était trop risquée pour une municipalité, s’appuyant sur un modèle d’affaires opaque (chose que j’ai souvent déplorée), une structure bancale (reproche que je lui ai souvent fait) et une équipe de direction qui a lamentablement failli à la tâche (l’idée du logiciel-maison était suicidaire).

    Ce fut donc une erreur, on le voit a posteriori, une erreur que j’ai malheureusement appuyée (et quand je parle d’erreur, c’est important de le préciser, ce n’est pas le BIXI comme tel, auquel je crois toujours. C’est l’idée de prendre le risque de l’autofinancer par les ventes à l’étranger).

    Plusieurs me le reprochent aujourd’hui. C’est leur droit.

    Je soulignerais simplement une chose: la meilleure façon de ne jamais se tromper, d’éviter qu’on vous remette sous le nez vos écrits passés, c’est de s’opposer et critiquer tout, c’est de croire tout le monde corrompu et incompétent, c’est de se contenter de pondre des textes négatifs en écorchant tout le monde, tout le temps.

    Comme ça, quand les choses tournent mal, vous pouvez être celui qui remet sous le nez des autres leurs propres opinions favorables.

    Comme ça, on ne peut jamais vous reprocher d’avoir appuyé un projet qui tourne mal, un candidat qui s’avère incompétent une fois au pouvoir, un élu qui se fait arrêter par l’UPAC.

    Eh bien, je ne suis pas de cette école cynique qui rejette tout, tout le temps, comme plusieurs commentateurs, lecteurs de ce blogue et gérants d’estrade.

    Appuyer des projets lorsqu’ils semblent prometteurs, donner le bénéfice du doute aux élus lorsqu’ils prennent le pouvoir, prendre position en faveur de quelque chose ou de quelqu’un, c’est prendre le risque, hélas, de se tromper.


    • Je me demande pourquoi personne n’a encore fait de lien avec la commission Charbonneau. On voit bien que la Ville de Moontréal est gangrénée par la corruption. Pourquoi est-ce que BIXI aurait été épargné? Ça serait intéressant si on pouvait avoir accès à la vrai comptabilité. On trouverais peut être l’explication du gouffre financier. Faut pas oublier que la personne qui l’a mis en place s’est fait roulé dans la farine, pis pas à peu près, par tout son entourrage. On lui donne le bénéfice du doute.

    • J’ai cru comprendre que le gros problème des Bixi est du côté du logiciel de gestion et pas les “bécanes” en elles-mêmes – je ne comprends pas comment ce mauvais logiciel est toujours en opération, tout aurait dû être fait pour le remplacer.

      Cela dit, moi en tant qu’abonné annuel depuis quelques années, le Bixi j’y crois et j’espère qu’on ne perdra pas ça. C’est un moyen de transport en commun comme un autre, en plus d’être plus vert et bon pour la santé – je ne peux pas croire qu’on va le perdre après tout le travail que ça a demandé.

      Puis merde, allez à New York, Londres ou Toronto : ça fait franchement un p’tit velour de voir “ses” Bixi ailleurs dans le monde comme ça !

      G. Mathieu

    • Quelques chiffres:

      Budget de la ville de Montréal en 2013: 5800M$
      Surplus budgétaire de la ville: 400M$
      Budget des loisirs et de la culture de la ville: 500M$
      Pourcentage de 1,5M$ sur le budget de la ville: 0.02%
      Pourcentage de 1,5M$ du budget des loisir: 0,3%

      Mot de la fin: Jamais on aura autant parlé d’une portion aussi insignifiante du budget de la ville. On paie pour des terrains de hockey, tennis, soccer, baseball, etc.. des cours de zumba, de natation etc… Mais on peut pas payer 1,5M$ pour des vélos? Personne ne cherche à savoir si les patinoires extérieurs sont rentable… Changeons simplement le poste de dépense de transport à loisir pis tout le monde va être content!

      Source: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/service_fin_fr/media/documents/budget-2013-consolide.pdf

    • Monsieur Cardinal,

      Dès le départ le BIXI était affligé d’un problème que l’on rencontre souvent au Québec et dans la plupart des économies dites mixtes : le risque d’échec s’avère très élevé quand on confie la gestion d’un projet à visée “commerciale” à des élus qui mettent en jeu l’argent qui provient du contribuable et se préoccupent peu de notions terre à terre comme celle du profit. Même si plusieurs dénoncent le fait que les entrepreneurs et propriétaires d’entreprises réalisent des profits ces derniers jouent néanmoins un rôle de garde fou important dans un système économique capitaliste. Ils constituent le signal qui ultimement informe sur l’appréciation du produit par le consommateur et sur la capacité du “commerçant” à fournir le produit à un coût qui lui permet de couvrir ses charges. On pourrait croire que le BIXI est un produit apprécié mais le gestionnaire a commis une grave erreur d’évaluation des coûts en se lançant dans le développement d’un logiciel de gestion. La Ville de Montréal ne fera que prolonger l’agonie en sauvant BIXI. Le mécanisme de la faillite pourrait permettre à un gestionnaire privé de prendre le risque de rentabiliser l’aventure.

      JF Villeneuve

    • Comme habitué de votre blogue, une large part des gens qui vous reprochent vos propos sur le Bixi sont des gens qui souhaiteraient qu’il n’y ait pas de vélos dans les rues de Montréal. Pas plus compliqué que ça. Et une autre partie ne vit même pas à Montréal et certains d’entre eux sont indirectement des bénéficiaires du Bixi puisqu’ils sont dans la région où le vélo est fabriqué et contribue à l’économie locale.

    • @peel,

      en effet. A en lire certains, c’est comme si Bixi acculait Montréal à la faillite et faisait augmenter les comptes de taxes de 2000$/année.

    • Bixi….éolienne… plus de sac à la SAQ…. auto électrique….collecte sélective
      Combien de naiseries les verts vont-ils encore nous imposer?

      Toutes ces patentes à gosses NE SONT PAS RENTABLES.

    • Mais quand c’est du commerce, il faut que cela passe au privé avec des entrepreneurs le plus rapidement possible. L’État n’a pas à se faire entrepreneur pas plus la ville de Montréal que le gouvernement du Québec.

      Une certaine subvention au départ peut-être.

      C’est beau aussi vouloir encourager les locaux et leur talent ou même une entreprise d’économie sociale pour faire l’entretien mais pour être rentable cela prend plus que cela et cela doit être votre rôle et des gens qui connaissent cela et encore qui assument eux-mêmes les risques.

      Si L’idée n’est pas mauvaise, il faut qu’elle soit exploitée par les bonnes personnes, des entrepreneurs nés et croyant au projet.

      Pour le réseau local…

      Écoutez, il y a jamais eu d’argent à faire avec cela alors ce n’était pas de l’autofinacement qui était visé mais de l’interfinancement… Se renflouer en faisant du commerce alors que c’est pas notre domaine.

      Le financement d’un réseau comme cela au niveau local ? Il doit provenir des usagers, de commanditaires avec de la publicité, des donateurs si on peut en trouver et aussi du gouvernement ou de la ville…

      Stationnement de Montréal au départ ? Voilà , les revenus de stationnement pour financer en partie les vélos, la taxe sur l’essence aussi, …

      Qui ? Encore et toujours faire payer les automobilistes pour les Bixis autant que pour le TEC ? Oui, en partie du moins.

      T u fais quand même tes budgets, tes prévisions comme il faut et si c’est trop cher , tu en implantes pas dans ta ville !

      Il ya des externalités positives qui ne sont pas illimitées…

    • Non votre crime n’est pas d’avoir cru au bixi c’est d’avoir cru que c’étais les contribuables montréalais qui devait financer le prosélytisme écolo-hipster du bixi a l’international.

    • @korut_zelva

      Vous n’avez pas compris. L’idée de départ était justement que les contribuables ne mettent pas un sou. La Ville se contentait d’accorder un prêt remboursable en dix ans.
      L’idée intéressante, justement, était que la Ville ne demandait PAS aux contribuables de financer le «prosélytisme écolo-hipster du bixi a l’international».
      Le pari était là. Or le maire Tremblay a perdu son pari, et donc, les contribuables devront essuyer la facture.

      François Cardinal

    • @gtv2000

      Vous avez un bon point; c’est quand des gestionnaires du public se mettent le nez dans une entreprise qui devrait être privé que certaines décisions peuvent faire mal à l’entreprise. Je crois au BIXI, c’est un excellent service et j’espère réellement qu’il poursuivra ses activités.

      Dans la situation présente, je me demande si scinder les activités de l’entreprise ne serait pas l’idéal: une qui s’occupe de gérer et d’entretenir le réseau montréalais, l’autre qui s’occupe de produire et de vendre à l’international. Celle-ci devrait être 100% privée, et que le public n’y mette pas le nez afin de s’assurer que les bonnes décisions financières sont prise, et sans avoir de répercussions sur le réseau actuel. Le réseau actuel devrait être repris par la STM question de bien financer l’aventure et assurer sa pérénnité.

    • @nousnoune

      J’écris rarement sur ce blog, alors je ne sais pas si vous faites de l’ironie ou si vous êtes réelemment sérieux(se). Mais si c’est le cas, si votre commentaire reflète bien votre opinion profonde, on peut dire que le pseudonyme que vous vous êtes attribué vous va très bien.

    • Le problème est qu’en commentant sur les Bixi vous avez perdu votre objectivité de journaliste, car vous y croyiez au Bixi.

    • Le bixi, de par son aventure, pourrait devenir une grande lecon de democratie au Quebec: si on veut que les choses marchent, il faut les bonnes personnes pour diriger et que ces personnes puissent se faire montrer la porte rapidement. Et ce, a tous les niveux du gouvernement. Ce projet me semble avoir ete gere comme tous les projets gouvernementaux qui m’a ete donne de participe: la non imputabilite relativement a son incompetence. Je ne parle pas ici des administrateurs, mais de toutes ces pressions du politique sur le projet. Cela a donner des incompetents qui essayaient de controler un projet pour faire de l’argent alors qu’ils sont incapable de gerer leur propre budget! Ca ne fait pas de sens!

      Le gouvernement est bien la DERNIERE personne que je veux voir du cote decisionnel dans un aventure monetaire. Le gouvernement est un mouton qui se fait traire par n’importe qui (Dossiers medicaux qqn)parce qu’il est gere selon la methode la plus faillible possible: gestion basee sur les opinions du moment!

      Ma prediction: quelqu’un va racheter BIXI (probablement meme le createur du software) et le rendre profitable en sortant la gangrene du projet: le gouvernement.

      M. Brassard

    • Peu importe monsieur Cardinal la patente est au goût du jour ils n’ont pas fini dans mettre de l’argent là-dedans. Vous l’avez gagné votre pari. Vous êtes pour qu’on subventionne ça? Bon ben vous avez gagné. Le contribuable a perdu. Seul le résultat final compte. Le Bixi demeure.

    • M. Cardinal, vous aviez raison de croire à l’idée du Bixi, mais comme souvent au Québec, une bonne idée est sabotée par une bande de patenteux incompétents et rêveurs. Remember le stade Olympique? Les Expos? Mais, comme toujours, c’est la “faute aux autres”.

    • Juste comme ça; comment il couterait le bixi si sa fabrication était mis en concurrence?

      Cette région du Quebec ultra subventionner me fait toujours avoir des ???????

    • Bravo @ peel

    • Très bon texte, comme les autres sur le Bixi M.Cardinal. Merci de nous partager votre point de vue, et ne vous arrêtez pas seulement à ceux qui critiquent toujours, vous êtes de ceux qui font dans la critique constructive et vous travaillez fort pour Montréal et je vous en remercie.

    • Faute avouée est à demi-pardonnée. Cessez de battre votre coulpe, Cardinal. Ceux qui vous font des reproches détestent les vélos et les cyclistes. Tout ce qui les intéresse est de se promener en char, de prendre le pont sans péage pour venir remplir l’air de Montréal avec leurs échappements qui puent.

      Maintenant regardons les choses rationnellement. Le calcul de Taillefer le dragon est mal fait. Les gens utilisent le BIXI quand il fait beau à la place du métro ou de l’autobus. Quand il pleut ou qu’il fait froid, les gens prennent le transport en commun qui doit répondre à la demande. La STM n’économise rien quand des gens utilisent le BIXI car elle doit fournir le service normal anyway.

      Le BIXI n’est pas un service essentiel. Il devrait être privatisé et s’arranger pour être rentable. S’il ne l’est pas, qu’il disparaisse. Si la STM le prend en charge, les coûts d’opération vont augmenter parce que les travailleurs vont demander la parité des salaires avec les employés de la STM. Ce qui augmenterait grandement les coûts. Et les payeurs de taxes en ont marre…

      Il reste à savoir les détails et les causes du gros déficit de BIXI. Est-il de 37 millions? Comment se fait-il que le logiciel ne fonctionne pas ailleurs qu’à Montréal? Il faut mettre un journaliste la dessus.

      Il faut aussi plus d’espaces pour garer les vélos personnels. Il faut trouver des moyens de réduire les vols de vélo.

    • @Mr Cardinal
      Vous n’avez pas appuyé une erreur. Vous avez appuyé un projet qui a eu un erreur de parcours. Apple a eu plusieurs erreurs de parcours. IBM également, Bombardier … Toutes les grandes entreprises en ont eu.
      L’erreur sera de mettre la clef dans la porte car la situation qu’on a, n’est pas catastrophique contrairement à ce que 75% des intervenants ici en pensent.

    • @fauconcanadien
      Ici, c’est un blogue. Le rôle de JFC n’est pas que de nous donner de la nouvelle.
      J’apprécie beaucoup les opinions d’une personne qui écrit des livres aussi intéressants et intelligents. Et il est humain donc il fait des erreurs (!) contrairement à d’autres ici qui n’en font pas.

    • Un article de 2010 qui, à mon avis, explique une partie du problème…

      Le maire de Westmount dans cet article disait ne pas vouloir payer pour le service de bixi pour la ville de Westmount mais était très favorable à la venue des bixis à Westmount et il disait ne pas vouloir payer et que cela apportait des ”clients” à Bixi.

      http://www.banq.qc.ca/HighlightPdfWithJavascript/HighlightPdfWithJavascript?pdf=http://collections.banq.qc.ca/retrieve/4855418&page=7#navpanes=0&search=%22bixi%22

      Ce ne sont pas des clients, ce sont des usagers, des bénéficiaires si on veut…

      Les clients ce sont les villes mais il faut que ce soit d’une société commerciale.

      La ville ou encore dans ce temps là Stationnement de Mtl ou encore la STM dans le futur…

      Tiens pourquoi la STM ou une autre entreprise de transport a pas essayé de vendre cela à l’étranger pour les bus ? Bien voyons donc, ils restent locaux.

      À 8D technologies à vendre ses bornes ou logiciels et à De Vinci de vendre ses vélos…

      Puis si on préfère Trek après un bout de temps cela regarde l’opérateur local. Le rôle du gouvernement n’est pas de subventionner les entreprises locales du moins pas éternellement…

    • Le BIXI doit-être intégré à la STM.

      Le tarif usager couvre les mêmes dépenses que celles de la STM: près du 1/3 des coûts d’opération.

      Malgré tout et puisque l’initiative est déjà lancée, il ne faut pas laisser tomber ce type unique de transport en commun.

      Le BIXI est un Start-Up qui a besoin de liquidités pour produire les bicyclettes et infrastructures déjà vendus: près de 40 millions pour 2014.

      C’est quand même original comme système malgré les déficits d’opération.

      On finance quand même bien des gros bus vides la nuit !!!

    • @fauconcanadien

      «Le problème est qu’en commentant sur les Bixi vous avez perdu votre objectivité de journaliste, car vous y croyiez au Bixi.»

      Je ne suis pas journaliste, mais éditorialiste. Mon travail est de donner mon opinion sur l’actualité. Point.

      François Cardinal

    • @jeffmo et @beaufran et @gl000001

      Merci pour vos bons mots…

      François Cardinal

    • @fcardina

      Je sais que vous n’etes pas très caler en économie mais quand même. Jouer au banquier, c’est accepter le risque lier au pret. Un risque injustifiable puisque totalement hors du role de la ville. Et pourquoi donc la ville a décider de jouer au banquier avec ce projet plutot que des milliers d’autre projet économique? C’était un projet idéologique, un prosélytisme écolo-hipster.

      Si votre projet tient la route, aller emprunter a la banque! Ils seront content de vous en passer du pognon si votre projet est bien fisceler! Ca coute rien au Montréalais en plus!

    • Les gens ont pognés les nerfs lorsqu’ils ont lu “6 millions de déficit opérationnel annuel en moyenne depuis 2009″, “42 millions de dettes” (backé par Montréal sur 37 millions), “marge de crédit de 11 millions” (dont plus de 6 sont déjà engagés), “Réal Ménard demande une aide pour bixi de 5 millions à Québec” (septembre 2013), etc, etc pour un projet sensé s’autofinancer.

      Monsieur Cardinal l’a bien relevé. Et il a également bien identifié les causes (erreurs de gestions). Vous auriez également pu parler de la précipitation de ce projet par des politiciens soucieux de leur image (quitte à faire des grosses erreurs).

      Y’a que dans les solutions d’avenir que je ne suis pas d’accord avec vous, M. Cardinal. Je crois que le meilleur modèle est le citibike (citibank, mastercard) ou velo’v en ppp (JC Decaux) qui fonctionnent très bien. Si Montréal arrive a un tel partenariat et maintient des coûts similaires, les bixi resteront et j’en serai très heureux. Mais Montréal ne peut pas, ne doit pas, supporter bixi sous sa forme actuelle.

    • Le BIXI peut survivre.

      Il faut seulement 20 millions pour un an.

      Le BIXI à Montréal doit être intégré à la STM pour son fonctionnement.

      Ce n’est pas à la STM de refuser ce service.

    • Pourquoi pas un sauvetage de l’entreprise, qui serait alors fractionnée en deux entités indépendantes:
      - BIXI Montréal serait une société gérée par la Ville de Montréal, avec un CA et des livres transparents. Montréal paierait une licence annuelle à BIXI World (voir ci-dessous).
      - BIXI World serait une entreprise à actions avec participation financière de l’état (prêt et participation sous forme d’achat d’actions), qui fabriquerait/commercialiserait les vélos et les systèmes urbains intégrés. Elle vendrait aussi des licences pour l’utilisation du système.

    • Je ne comprend pas, François…Vous capitulez déjà ? Le Bixi à Mtl c’est déjà mort et enterré ?

    • En tant qu’utilisateur assidu du service Bixi, je trouve qu’une des erreurs flagrantes est de ne pas charger assez cher pour l’abonnement (en plus des rabais accordés ça et là…)

      COME ON… 82.50$ pour UNE ANNÉE complète, c’est pas assez cher. Il y a moyen de maximiser ça, en abonnements mensuel/3 ou 4 mois/annuel/bi-annuelle sans faire chier la clientèle actuelle mais en allant chercher plus.

      Je proposerais par exemple:

      39.50$ mensuel
      69.50$ 3-mois
      99.50$ 1 an
      175.00$ 2 ans (prépayé, bien sûr)

      De cette manière ça fait entrer des fonds d’avance (liquidité) et du même coup ça incite la clientèle hardcore à rester dans le club tout en sauvant des sous.

      Je ne veux pas entrer dans les détails (c’est ma daily job ce genre de truc) mais il y a tout plein de manière de maximiser l’offre et les packages en fonction des attentes de la clientèles et des besoins de la cie.

      Le produit est BON. C’est déjà énorme, croyez-moi. Luc Poirier fait une gaffe en voulant écarter Mtl. Mtl c’est le lab de R&D et s’il ramasse tout (avec ce qui est moins payant à court terme) il va pouvoir négocier à son avantage. S’il pense à moyen/long terme.

    • Le concept en soi doit survivre mais passer entre des mains mieux formées pour que ce soit rentable tant au niveau vélos qu`au niveau ordi et au niveau opérationnel. Je ne repeterai pas inutilement la rengaine mais le meilleur moyen de faire fouerrer une entreprise c`est de la donner à un gouvernement.

      Vous avez quand même une semi excuse en ce sens que jamais il n aurait été permis de croire que la gangrene soit si profondément incrustée dans l`organigramme montréalais ce qui fit certainement exploser les couts particulierement ceux reliés à la portion informatique du projet. Le maire saint innocent en est entierement responsable d`ailleurs d`autant plus qu`il s`en est tellement vanté au fil des années . Il doit en être considéré imputable.

      Là ou je suis entierement en désaccord avec votre vision toutefois c`est votre facon de considerer cela normal que ca soit déficitaire . Il faut que cette facon de voir l`administration municipale et gouvernementale change parce que déja on est dans le trou .

      Le projet de vélo en libre service doit survivre car la clientele potentielle est illimitée et que toute ville qui se tourne vers l`avenir et qui est soucieuse d`allier efficacité et conscience environnementale doit offrir une telle option.

      Il faut toutefois comprendre les tenants et aboutissants de nos décisions. Quand le maire Ferrandez a décidé de s`assurer de la quiétude de son royaume on a vu les effets immédiats sur les quartiers voisins. C`est le même principe, le BIXI c`est pas LA solution c`est une solution qui doit prendre sa place sans plus, dans l`ensemble d`un plan.

    • Il y a plein de bon relativement au Bixi, déjà un élément non négligeable mais peu souligné est celui de la santé des montréalais qui se retrouve plus en forme en utilisant ce moyen de locomotion. Le problème principal qui m’a toujours sauté aux yeux est le climat ici à Montréal, la réelle utilisation est possible de mai à octobre, ce qui veut dire 6 mois par an…difficile d’être rentable dans ces conditions…C’est malheureusement une réalité de notre froid coin du monde. Faut il subventionner quelque peu cette entreprise…La question est ouverte mais en tout cas le projet Bixi est un bon projet.

    • @ lecteur_curieux à 18h42
      et aux autres

      Cet article date de septembre 2010. Quel discours arrogant de Peter Trent! Ça ressasse tout le fond de l’histoire sur les fusions/défusions et le beau bordel qu’on endure depuis…

      Mais on sait que depuis, il y a eu implantation du Bixi à Westmount. Quelqu’un sait la suite de cette histoire? Westmount paye ou non pour l’implantation du Bixi sur son territoire ?

    • Les gens qui râlent, ils en ont déjà fait du Bixi? Ils viennent souvent au Centre Ville? Ils habitent Montréal?
      Je paye des taxes, et je serais content si quelques dollars de mes taxes partent dans un service Bixi public.

      Comme Peel dit: c’est un pourcentage insignifiant des taxes.
      Malheureusement cristalliser un problème insignifiant et passer des augmentations de salaires indécentes (ou financer la corruption) permet de jeter le blâme sur quelque chose d’utile que nombre de Montréalais apprécient/utilisent. Et pas que des Montréalais vu le succès dans d’autres villes!
      On peut bien avoir des Bixi pour le kilomètre d’asphaltage qu’on paye à VSL!

    • @jon8

      Le velo’v en europe (Lyon et d’autres) coûte 38$ d’abonnement par année (25 euros), est moins cher à la demi-heure (0.75 euro) et la compagnie se porte financièrement très bien.

      http://www.velov.grandlyon.com

    • @snooze

      Ouais, sauf que si je sors de chez moi pour aller sur le Mont-Royal, je ne peux pas me pogner un vélo de Lyon… ;)

    • Nécessairement, il va falloir revoir la tarification du bixi. Mais nous sommes déjà au double d’ailleurs. C’est juste ça mon point.

      Et velo’v ne coûte pas un rond aux contribuables (!) C’est un partenariat avec JCDecaux (publicité). Ils payent même d’importantes redevances à la ville pour le domaine public qu’ils utilisent.

      Le meilleur investissement serait un billet d’avion pour Lyon à quelques élus montréalais, question qu’ils arrêtent de se la peter avec bixi et qu’ils importent les modèles qui fonctionnent.

    • par réflexe, j’ai de la misère à prendre quelque chose de Français comme modèle économique. Haha. Prove me wrong.

      Et il faut toujours comparer des pommes avec des pommes. Ce qui n’est visiblement pas le cas ici.

    • Ok. Ce sont 2 trucs différents mais ça donne une idée et une proportion.

      Des pommes et des pommes, ça serait le citibike de NewYork dont les tarifs ressemblent à ce que vous proposez plus haut et qui est en partenariat avec la CitiBank et Mastercard (donc aucuns frais pour les contribuables).

      (Juste pour en rajouter une couche, la francaise velo’v a gagné le prix du meilleur service devant une quarantaine d’autres systèmes de location de vélos partout en europe)

    • (on envoie 1 élu à Lyon et un autre à NY)

    • “Eh bien, je ne suis pas de cette école cynique qui rejette tout, tout le temps, comme plusieurs commentateurs, lecteurs de ce blogue et gérants d’estrade.”

      Je ne suis pas de cette école non plus François. Qui risque rien n’a rien… Vous avez bien raison. Est bien malheureux qui dit le contraire.

      Francis Huneault

    • @jon8 D’accord avec vous, il y a plein de choses à faire avec la tarification pour améliorer le côté montréalais de BIXI. Comme je le demandais sur le sujet précédent, vous proposez quoi pour la tarification à la journée? On baisse un peu? Ou on offre un tarif intermédiaire du genre 30 minutes pour 3-4 $?

    • @jon8

      «Je ne comprend pas, François…Vous capitulez déjà ? Le Bixi à Mtl c’est déjà mort et enterré ?»

      J’ai dû mal m’exprimer. L’erreur n’est pas le BIXI, mais l’idée de l’autofinancer par les ventes à l’étranger.
      Je continue de croire au BIXI. Je continue d’espérer qu’il s’ajoute au réseau de transport en commun.

      François Cardinal

    • On peut lire au texte:
      [donner le bénéfice du doute aux élus lorsqu’ils prennent le pouvoir]

      1° Ça dépend de l’élu.
      2° Faut regarder aussi l’équipe de l’élu.
      3° Évaluer le passé connu de ces gens.

      Je regrette mais aux dernières élections de Montréal, plusieurs
      n’auraient pas dû avoir le droit de se présenter, encore moi d’être
      élus ou réélus.

      Ce n’est pas, parce qu’il n’y a pas arrestation qu’il n’y a pas culpabilité,
      ou complicité partagée.

      Vous croyez sincèrement que l’OPACITÉ administrative à Montréal est
      terminée?
      Vous croyez sincèrement que Coderre et transparence sont synonymes?

      Je crois que, ce n’est pas être cynique que de constater les faits.

      Oui c’est décevant, mais présentement Montréal est en attente
      d’une saine administration.

      Pourrait-on avoir le bilan financier de Rozon sur la simple préparation du 375°?
      On m’a dit que Rozon faisait du bénévolat…..je voudrais savoir à quel prix?
      Louise April(Laloue)

    • Mais… 5000$ de la bécane! C’est quoi l’affaire? Peut-être que les promoteurs/actionnaires devaient aller faire un tour du côté de la commission Charbonneau avec leurs factures, histoire de comprendre comment, avec les économies d’échelle et un tel succès, un cadre d’acier avec des câbles, des roues et quelques roulements à billes peuvent atteindre un tel coût unitaire?

      On dirait qu’à chaque fois qu’un soumissionnaire s’approche des finances de la ville de Montréal, c’est le bar ouvert de la folie financière! Compteurs d’eau, trottoirs, asphalte, bacs à recyclage, les jolies poubelles du parc La Fontaine…

    • Bonjour M.Cardinal
      Je n’ai pas de problème avec l’idée d’intégrer le vélo au transport collectif.Par contre j’en ai un avec l’idée d’intégrer le BIXI au transport collectif.Tant au niveau individuel(l’achat de son propre vélo est plus économique à moyen terme que la location régulière d’un BIXI)qu’au niveau collectif(l’achat des BIXI,leur entretien et remplacement entre autres choses),l’économie se trouve à se faire avec le vélo personnel.

      Le vélo communautaire demande une infrastructure onéreuse qui est absente avec le vélo individuel qui lui,ne demande que l’ajout de bornes sécuritaires pour stationner son vélo.

    • Laloue, Laloue, Laloue

      On parle ici de BIXI.

    • @louis-richard,louis-richard,louis-richard……

      On parle du BIXI oui….. mais aussi d’argent public….
      Argent public, mon argent, votre argent, notre argent.

      On parle ici d’un projet en faillite mis en place et administré par des gens
      nommés par les élus…..sous surveillance supposée des élus!!!!

      On parle ici d’une demande de soutien financier, pour encore une fois
      nettoyer la mauvaise administration…. des élus.
      Vous savez ceux qui, ne voient rien, ne savent rien, n’entendent rien.
      Et si vous posez des questions, vous DÉRANGEZ….vous LES embêtez.

      Je regrette, la responsabilité, l’imputabilité de l’élu, des élus sont
      partie prenante du problème…..de ce problème et tous les autres.

      Je n’ai rien contre le BIXI, et si le sauvetage fonctionne,
      je serai la première à me réjouir(plusieurs de mes jeunes l’utilisent).

      Ce projet n’aurait jamais dû être administré par une municipalité.
      C’est d’ailleurs souligné par M.Cardinal dans son texte.
      Relisez bien, vous verrez.

      @louis-richard, êtes-vous celui qui commentait sous le pseudo Staline?
      Bonne journée.
      Louise April(Laloue)

    • @ laloueapril, 23 janvier 2014, 10h02

      Tu dis: ” …êtes-vous celui qui commentait sous le pseudo Staline?..”

      L’insulte est l’arme des faible et la comparaison avec “Staline” est tellement vertigineuse que je peux affirmer que vous êtes faible.

    • @louis-richard…..

      10h02, j’ai posé une question….
      C’est oui , c’est non…rien de plus.

      Ce n’est pas une comparaison, c’est une question?

      Êtes-vous celui qui commentait sous le pseudo Staline?
      Louise April(Laloue)

    • @ laloueapril, 23 janvier 2014, 10h31

      Vous proposez quoi pour sauver le BIXI ?

    • @louis-richard,10h51:
      Votre réponse à ma question de 10h02 et 10h31?
      Êtes-vous celui qui commentait sous le pseudo Staline?

      Ma proposition:
      Placer ce projet dans des mains IMPUTABLES.
      Laisser ce projet à des gens compétents et IMPUTABLES.
      Montréal pourrait avoir un représentant sur le comité de gestion,
      mais ce représentant élu ou non élu serait IMPUTABLE de
      SES endossements, de SES choix.
      Un suivi très serré du dossier.

      OUI au BIXI, mais pas à n’importe quel prix.
      OUI, à TOUS les projets viables, mais pas à n’importe quel prix.
      OUI, à tout ce qui est bon pour Montréal, mais pas à n’importe quel prix.

      En attente de votre réponse vertigineuse, bonne journée.
      Louise April(Laloue)

    • @fruitloops
      J’ai un bon vélo stationnaire chez moi. Je l’ai payé $800. Les gymnases en ont des “semblables” en apparence. Ils payent $3000 et plus. Pourquoi ? Des gens se graissent la patte ?
      Non. Ils sont beaucoup plus robustes pour résister à plusieurs utilisateurs par jour. Et cette robustesse se paye. Elle ne se voit pas beaucoup mais elle est là.

      Utilisez des vélos cheaps pour les Bixi et ça nous coutera aussi cher à cause de tous les mécaniciens qu’on devra embaucher pour les réparer.

      @laloueapril
      “Ce projet n’aurait jamais dû être administré par une municipalité.”
      Le problème actuel vient de la compagnie de logiciel qui est en retard. C’est une compagnie privée. Pourquoi dire que le problème vient de la municipalité ?

    • @fruitloops 9h14

      Ah non, il ne faut surtout pas parler d’incompétence selon François Cardinal.
      Il faut continuellement donner la chance au coureur.

      Ce qui est pas mal ça le problème, finalement.
      Le problème n’est pas Bixi, le Stade, le prolongement du métro, les routes et les aqueducs.

      Le problème, c’est nos élus et les gestionnaires municipaux.
      Mais il ne faut surtout pas le dire.
      C’est faire preuve de cynisme et de mauvaise foi.

      En attendant, un autre journaliste ou acteur ou membre du parti de longue date va obtenir un poste de gestion important sans avoir aucun diplôme ni même d’expérience pertinente dans l’administration d’entreprises de centaines, voire de milliers d’employés.

      … et François Cardinal va encore se demander pourquoi ça n’a pas encore marché.

      C’est pas compliqué, si j’ai besoin d’un plombier, j’appelle un plombier, je ne vais donner le contrat à un journaliste de faits divers “parce qu’il apprend vite et connait ses dossiers”.

    • @ laloueapril

      Ben non, je ne blogue pas sous le pseudo “Staline”

      Le fait de me poser ta question au sujet de l’utilisation d’un autre pseudo est révélateur sur le jugement négatif que tu m’accordes.

      Mais ta réponse au sujet du BIXI est tellement vague que celle-ci peut s’appliquer à toutes les activités des gouvernements.

      Tu fais quoi avec le BIXI ?

      Tu le vends ?

      Tu augmentes les tarifs ?

      Tu rationalises les effectifs ?

      Tu coupes dans les salaires et le nombre d’employés ?

      Tu forces la STM d’inclure le BIXI dans ses opérations ?

      Tu acceptes que les gouvernements financent les déficits d’opération.

    • Mr. Cardinal,

      Vous parlez de New York comme si elle amenait une contribution plus que significative. J’y suis allé faire un tour en juin dernier et, à part les courriers (qui n’utilisaient même pas les pistes cyclables), j’ai littéralement vue PERSONNE en vélo.

    • On parle toujours de l’idée de Gérald Tremblay mais on ne mentionne jamais que “le vélo en libre service” était une recommendation du Conseil Jeunesse. Idée excellent en passant mais juste mal administrée malheureusement.

    • BIXI fonctionne et BIXI doit continuer de fonctionner, comme les autobus, le métro et les trains de banlieue. Ce qui ne fonctionne pas, pour toutes sortes de raisons (ou d’excuses), c’est son autofinancement. Ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain mais c’en est plutôt une bonne pour revoir son mode de financement.

      BIXI fait partie du transport en commun. Est-ce qu’on s’attend à ce que le transport en commun s’autofinance? S’il fallait que ce soit le cas, il faudrait élargir cette attente au transport automobile. Montréal doit entretenir 4 100 kilomètres de rues et les automobilistes et camionneurs qui les utilisent ne paient rien à la ville pour y circuler. Oui, ils paient des taxes, beaucoup de taxes… au fédéral et au provincial : TPS et TVP à l’achat de leur véhicule, immatriculation et permis à la SAAQ, TPS, TVQ, taxe d’accise, taxe sur les carburant et taxe carbone sur l’essence, taxe sur les assurances, etc. etc. Montréal ne perçoit rien de ces taxes, ou si peu. Mais c’est Montréal qui paye pour que ces véhicules puissent circuler sur ses rues.

      À ceux qui disent que BIXI devrait disparaître parce qu’il ne s’autofinance pas, je réponds qu’on en reparlera le jour où le transport automobile sur les rues de Montréal s’autofinancera.

      Entretemps, je suis prêt à financer BIXI, à même mes taxes, même si je ne l’utilise pas. De la même façon que je continuerai à financer les arénas de Montréal, même si je n’y mets jamais les pieds et que la Ville dépense en moyenne 8 millions par aréna pour en rénover 34, soit 275 millions au total. Évidemment, on préférerait tous ces équipements et services (arénas, bibliothèques, équipements de loisir, etc.) s’autofinancent. On peut en rêver, mais ça ne demeurera qu’un rêve.

    • @Monsieur Cardinal
      Je n’ai éprouvé aucun “malin plaisir” à rappeler vos éditoriaux passés.
      Je trouvais simplement que vous y alliez un peu fort sur la recherche d’un coupable, alors que votre analyse appuyait la vision qui a échouée.
      Vous le reconnaissez et c’est tout à votre honneur.
      Au plaisir

    • Je ne crois pas utile ce post. Je ne crois pas utile de vous justifier d’avoir crue à quelque chose qui n’a pas marché.

      Dans d’autre circonstance ça aurait pus fonctionner. Entre Québec qui s’était lancé dans l’exploitation de l’amiante et Ottawa qui devenait pompiste avec Pétro-Canada. L’histoire est jonchée de mauvaises bonnes idées économiques.

      Si vous décidez d’appuyer Montréal de lancer un service de location de ski de fond autofinancé par un volet international, je me garde le droit de vous remettre le Bixi sur le nez.

      Pour le reste, à la prochaine chicane et de grâce cessez l’auto-flagellation.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • @gl000001

      Non, même dans le pire cas de figure, c’est 30% trop cher, et on ne parle pas des économies d’échelle; on ne parle pas de l’achat d’une dizaine d’exemplaires ici. Non, décidément ou le soumissionnaire est con.. ou se graisse trop. Je penche pour la 2e hypothèse, celle qui revient constamment chez la juge Charbonneau.

    • Je serais curieux d’entendre Communauto là-dessus. C’est une compagnie privée, rentable, dans un créneau similaire. Vendre BIXI à Communauto??

    • BIXI ne fait pas plus partie du transport en commun que Communauto…

    • Parce que vous voyez des succès, vous, de projets puibliques au Québec?

      Tout ce qui passe à la sauce Québécoise coûte toujours plus cher, les exemples innondent les médias tous les jours.

      Si vous ne comprenenz pas pourquoi ça coûte toujours plus cher au Québec, je vous invite à regarder la comission Charbonneau. J’espère que vous n’êtes pas assez naïf pour croire que la corruption est exclusive à la construction.

      Juste en 2011 le conseil municipal avait donné le feu vert à un plan de sauvetage de 108 millions de dollars. C’est l’équivalent de 216 000 vélos à 500$! Allo!!! Personne ne sait compter???

    • @fruitloops
      Partons donc une commission d’enquête: la commission Bixi. Après ça, on va en vendre à d’autres villes. Tuons-la, la belle idée.

      Beaucoup plus simple: retrouvons comment fut décidé que Vinci les fabriquerait. Y-a-t-il eu d’autres appel d’offres ? Combien de compagnies de vélo ont soumissionné. Ca sera mieux que des chiffres lancé en l’air comme ça !!

    • Tu fais de la censure ou quoi ???? Je n’ai contrevenu à aucune règle !!!! Je vais remettre mon texte en espérant qu’il y soit. J’apporte d’autres aspects qui n’ont pas été soulevés. J’ai pris le temps d’écrire mon texte, pourquoi ne pas le mettre ? Écris-moi dans mon courrier si tu ne le mets pas et donne-moi les raisons ! Mais il devrait être accepté.

    • Moi je n’y ai jamais cru même que j’ai toujours trouvé cette idée tata (sauf pour les touristes). Premièrement, ce service est beaucoup trop cher. Je comprendrais si les vélos dans les commerces coûtaient 5000$. On peut avoir un vélo bas de gamme pour la ville (à 150$ ou même 100$), vélo que personne ne nous volera même en le laissant sur la rue avec un cadenas en U, qui ira plus vite que les lourds Bixi et qui durera au moins 2 ans si on ne prend pas le temps de faire aucun entretien, 2 ans au minimum si on fait du vélo 12 mois par année sinon même sans entretien, en l’utilisant seulement l’été, le vélo durera beaucoup plus de temps. Rien ne nous interdit d’avoir un autre vélo plus performant qui pour l’entraînement qui pour les longues distances mais en ville un simple petit vélo fait très bien l’affaire (on peut y ajouter un panier pour les emplettes). Cher comparé à l’achat et même cher comparé à l’auto, pour de courtes distances, Bixi coûte plus cher que louer une voiture par communauto ! Cherchez l’erreur ! Deuxièmement, pourquoi devoir perdre son temps en marchant jusqu’à une borne (en espérant qu’il en reste) et se dépêcher pour ne pas que les coûts augmentent et chercher ensuite une autre borne (en espérant cette fois qu’il y est de la place pour le déposer) et devoir marcher jusqu’où on s’en va alors qu’avec son propre vélo barré devant sa maison, on n’a aucun problème et ça ne coûte absolument rien ? Au lieu de mettre une fortune pour partir le système Bixi, payer une fortune pour chaque vélo qui sont une vraie joke côté performance, d’enlever plein de places de stationnement pour les autos avec leurs racks à vélos, le système informatique, etc., on aurait aussi bien pu mettre partout un tas de vélo en libre service gratuit. Avec le nombre qu’on aurait pu mettre en circulation en ayant accès à tout heure et en tout lieu à un vélo tout simple, personne n’aurait eu l’idée de les voler. Bixi, parce que c’était une connerie et connerie somme toute assez cher a eu ses adeptes (ceux qui trouvent ça cool de payer pour rien) alors que si on avait mis le service gratuit, sans doute que les utilisateurs auraient été peu nombreux. On a juste à voir les terrains de tennis gratuits vides très souvent et quand on fait payer, la cour est pleine… À n’y rien comprendre !

    • @cadavreexquis

      Pour ma part bien avant Bixi, disons 15 à 20 ans avant ou un peu moins…

      Je pouvais avoir une image d’un programme de vélos venant d’ailleurs…

      Avec gratuité totale. Ce sont des vélos de la ville. Et pas de gros, gros rakcs à vélos où il faut les barrer… non des supports partout et dispersés… Tu laisses le vélo là ? Un autre le prend…

      Tu t’en trouves pas ? bien marche, prend l’autobus ou un taxi !

      Mais il ya des vélos un peu partout dans la ville offerts gratuitement à ceux qui en veulent…

      Par contre, ils sont bien identifiés aux couleurs de la ville…

      Un voleur ? Il devrait les repeinturer pas mal… Et aller bien loin… Puis ce serait pas des si beaux vélos. Ceux présents sont gros et durables mais…

      Pas de grosses stations des arrêts partout , partout un peu bordéliques et aussitôt que tu débarques de ton vélo de la ville un autre te le prend…

    • Tu les mets rose pour les filles et jaunes bananes pour les gars… Personne veut voler ça…

      Ok… LOL

    • Tiens en 2009, il y avait pour débuter 3000 vélos dans 300 stations…

      Dans la vision utopiste et gratuite on aurait mis plutôt 300 bicyclettes mais avec 3000 arrêts officiels si ce n’est pas plus…

      Pas tous à la même place et pas plus que un ou deux à certains petits endroits.

      On risquerait de s’en chercher un longtemps ? bien, oui mais ils sont gratuits… On commence avec peu de vélos et on augmente si on veut y consacrer plus de fonds ou bien si on se trouve assez de commanditaires.

      Certaines disent qu’ils vont au restaurant en Bixi. Bien que le restaurateur paye pour avoir les vélos prêts de chez lui sauf qu’il en a pas besoin de dix…

      Ce ne sont pas ses clients à lui…

      Puis avec la gratuité, autant un itinérant que le Bobo de gauche que le parvenu bourgeois qui en a envie pourrait embarquer dessus pour en faire un p’tit tour…

    • À nousnoune,

      Autoroutes, accidents, ponts très coûteux, forage dans les océans, ce que nous imposent les fous de chars nous coûte bien trop cher!

    • Au moins vous êtes honnêtes. Vous êtes le meilleur de la clique journalistique BCBG (Lagacé Lortie etc) Mais essayez de nous le vendre par Taillefer était ridicule. Que PwC nous dise si vaut la peine de financer ça pis on va vous croire. Mais nous sortir un Dragon à la recherche d’attention pour appuyer le truc manquait de sagesse. IL existe des ratios pour déterminer si le service public vaut la peine d’être subventionné ou non.

    • M. Cardinal
      Je vous écrit depuis la Belgique d’ou je suis votre blogue. Pour répondre à votre edito qui porte sur la teneur des commentaires que vous recevez, je dois absolument vous donner raison: ceux qui ne soutiennent jamais de projets se sentent toujours très supérieurs aux autres si les choses tournent mal. De toute façon, je constate avec effarement que la situation au Québec est désolante sur bien des points: éducation, Charte, santé, infrastructures, gouvernance, allouette. Je vous encourage donc a continuer de soutenir des projets qui semblent prometteurs pour la ville, a prendre des risques et a vous défendre contre les attaques de ceux qui aiment le statut quo.
      Bon week-end et surtout bon courage.
      Karine Lachapelle
      Mons, Belgique.

    • La vérité c’est que y’a rien qui justifie la socialisation du transport par bicyclette, vélo a MTL. Ça coute rien un bon vélo”full equip” en 2014, c’est accessible a tlm,, alors pourquoi vouloir se faire payer une ”ride” a vélo par les contribuables ? Revenir du centre ville en Bixi avec ses trois vitesses pour monter une cote, franchement. Et pour ceux qui veulent intégrer ça, parmi les charges de la STM, c’était déjà déficitaire, imaginez si la STM s’en occupe, on a rien vu encore. Il y a aucun besoin RÉEL pour un tel système de transport collectif, en Chine peut être , mais pas a MTL. La ville met a la disposition des cyclistes des trucs pour attacher ton vélo, la STM te permet de prendre le métro, bientôt l’autobus, avec ton vélo, tu peut te servir de ton vélo 12 mois par année et pas seulement d’avril a octobre. C’est une bonne idée sur papier le Bixi, comme beaucoup d’idées socialistes, mais dans la réalité ça marche pas. Que l’on ait des autobus, des métros des trains de banlieue, soit, une voiture est pas accessible pour tlm, mais un vélo ??

    • On fait un procès idéologique au Bixi.

      La raison des problèmes financiers de Bixi n’est pas les erreurs de parcours. Les fonctionnaires comme les hommes d’affaires du privé en font mais c’est le fait que Bixi était une petite compagnie qui a fait des grosses affaires avec de gros partenaires qui ont l’habitude de suspendre les paiements quand ça va mal qui est la cause de sa faillite.

      Il est fort probable qu’une fois les problèmes réglés New York aurait payé son du et que si Bixi aurait eu la capacité financière de poursuivre ses opérations, on aurait dit dans quelques années que New York est un succès.

      Il y a une règle de base: Une firme ne doit pas prendre des contrats dont la grosseur si ces contrats ne sont pas des succès pourraient la mettre en faillite. C’est cette règle qui n’a pas été respectée tout simplement.

    • Je comprends votre point de vue (que vous exprimez d’ailleurs de manière limpide, quoi qu’en disent les Voltaire qui vous commentent), et je vous appuie, M. Cardinal.
      Merci aussi de prendre le risque parfois, au travers des analyses et recherches rationnelles que vous menez, d’être émotif.
      Vous avez le privilège, pleinement mérité, d’être journaliste et figure publique, mais hélas! la tâche confondue et ingrate de recevoir une gonorrhée – que dis-je – logorrhée toxique déversée par autant de pies fielleuses qui confondent commentaire et excès d’humeurs.
      Certains de nous, je vous l’assure, vous lisent encore avec plaisir souvent, mais intérêt toujours.
      Merci
      André Farhat

    • @AndreFarhat

      Merci pour vos bons mots.

      François Cardinal

    • Les frères Wright ne se sont pas envolé après leur premier essais. Ils ont passé pour des fous aux yeux des autres et ont fait plusieurs erreurs avant de finalement réussir leur premier vol. Maintenant, des milliers d’avions sillonnent le ciel à chaque jour. Bixi étaient une bonne idée. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un projet similaire et peut-être mieux administré revoit le jour.

      @ François Cardinal: Très bon blogue et je partage votre opinion.

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