Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mardi 7 janvier 2014 | Mise en ligne à 12h28 | Commenter Commentaires (68)

    Des condos, encore des condos… Trop de condos?

    gC

    Suicidaires ou réalistes, les promoteurs immobiliers?

    D’un côté, les experts et organismes répètent que le marché du condo est saturé à Montréal, tandis que de l’autre, les développeurs continuent de multiplier les projets au centre-ville. Et pas que de petits projets…

    Je l’annonçais en édito le 1er janvier, mais je le répète ici : 2014 sera l’année du retour des gratte-ciels à Montréal. Rien de moins.

    Le dernier inauguré, si je ne m’abuse, est la tour IBM marathon en 1992, la même année que le 1000 de la Gauchetière. Il y a 22 ans.

    Depuis, aucun projet de cette envergure n’a vu le jour. Aucun jusqu’à cette année, puisqu’une bonne vingtaine d’édifices en hauteur sont projetés , dont au moins huit de plus de 30 étages au centre-ville qui ont franchi presque toutes les étapes (j’en ferai la liste demain, sur ce blogue, avec commentaires architecturaux).

    On parle d’édifices mixtes, pour la plupart, avec forte concentration résidentielle. Comme Le V, ce gratte-ciel de 40 étages et de 250 unités de logement qui doit être inauguré en avril prochain dans le même complexe que le Marriott Courtyard (photo de gauche), qui lui est déjà ouvert au coin René-Lévesque Ouest et Bleury.

    Pensons aussi à l’Altoria (côte du Beaver Hall), au Roccabella (René-Lévesque Ouest) et à l’Icône (René-Lévesque Ouest), autant d’édifices résidentiels d’une trentaine d’étages qui changeront la silhouette de Montréal, surtout dans les environs du Centre Bell (quels noms kétaines, cela dit).

    Et ce n’est pas tout. Le collègue Maxime Bergeron nous apprend aujourd’hui que la Tour des Canadiens fera deux petits, deux autres tours juste à côté.

    De quoi faire mentir ceux qui prétendent que Montréal est une ville en déclin, une ville où les seuls investissements sont publics…

    Je vous pose donc la question : suicidaires ou réalistes, les promoteurs immobiliers?


    • Vous oubliez aussi les hôtels reconvertis en condos ou résidence étudiante.
      Le plus important en date étant le Delta sur la Gauchetière.

      Vous visez à côté avec votre question.
      Les promoteurs au centre-ville ne sont pas suicidaires: c’est du “prime real estate”, mais quelqu’un, quelque part va manger ses bas parce que la population dans la RMR de Montréal n’est pas suffisamment en hausse depuis 2000 pour expliquer les champs de bungalow qui ont remplacé les patates en banlieue, ni les quartiers qui se sont développés dans les anciens No-mans-land de l’île.
      La concentration résidentielle au centre-ville risque de faire tomber le château de carte des proprios de condos mais ce n’est pas le centre-ville qui va perdre le plus.

    • Allez-voir à l’Îlot Overdale sur René-Lévesque entre Lucien-Lallier et la rue Guy, juste le bureau des ventes pour la future tour à condos vaut probablement le prix d’un condo et ce en plein sur un terrain vague. Le promoteur il veut bien paraître avec son bureau en verre et ses maquettes.

    • Suicidaires.

    • Il n’y aura pas “d’atterrissage en douceur” du marché immobilier au Canada et au Québec parce que les “atterrissages en douceur” du marché immobilier, ça n’a jamais existé nulle part sauf dans la tête des diseurs de bonne aventure de l’économie.

      Il va y avoir une correction. Comme ailleurs. Comme aux USA, en Angleterre, au Japon, en Europe du Nord, etc.

      Je me demande où sont tous ces riches qui vont s’acheter tous ces condos de luxe au centre-ville… On ne croirait pas que le revenu familial médian au Québec est de 68000 dollars…

    • La seule raison qui fait que ces bâtiments se construisent sans une demande, c’est le crédit facile.

    • Si les projets ne se vendent plus, les projets ne monteront pas.

      Sur quoi on se base pour dire s’il y a trop de condos dans le centre-ville? C’est une offre relativement récente, un mode de vie qui n’était pas vraiment accessible il y a quelques années. C’est peut-être un produit dont les gens veulent, au détriment de l’immobilier ailleurs.

      Je ne crois pas que les promoteurs s’amuseraient à faire faillite. Les projets qui se concrétiseront seront ceux qui se vendent, en bout de ligne.

      Pour le marché du condo en général, tant mieux si l’offre est un peu plus présente, que les acheteurs ont un peu plus de choix, et peuvent rééquilibrer un marché qui a connu des hausses insoutenables durant les dernières années. Si le marché devenait trop saturé par l’offre, c’est plutôt les projets abordables en dehors des quartiers centraux que je considérerais comme à risque de vraiment perdre de la valeur… Tous ces projets qu’on peut voir sur le bord de l’autoroute, génériques, dans des quartiers clonés, proches de rien.

      Mais bon, je sais que plusieurs intervenants ici rêvent d’un effondrement du marché. Pour ma part, j’aime la modération.

    • Tout dépendra des prix des condos, mais encore ici, ces condos s’adressent à des couples sans enfants ou à des célibataires professionnels ou à des familles dont les enfants sont adultes. J’avoue que je m’établirais volontiers au centre-ville dans une de ces tours à condition d’être aux étages supérieurs.

      Mais, comme dit -alexandre-, ce sont probablement tous les projets immobiliers en périphérie qui écopperont. Pourquoi un couple professionnel sans enfants irait s’installer dans un champ de patates? Ils préféreront très certainement s’installer au centre-ville et cela avantagera grandement les employeurs du centre-ville d’avoir des employés à proximité des bureaux. Nous pouvons penser assez facilement à tous ces couples dont les enfants sont partis de la maison ou à la veille de le faire et qui habitent sur la rive-sud à l’approche de la construction du nouveau pont Champlain qui deviendra leur cauchemar, cette clientèle risque rapidement de faire le saut au centre-ville. Idem pour ceux qui sont dans l’ouest de l’île avec le chantier de l’échangeur Turcot qui approche.

    • S’ils construisent tous ces édifices, ils ont probablement considérés l’effet d’une baisse et ça doit quand même être rentable.

      Sinon, ils auront assez de hauteur pour ne pas se rater… (ou y amener leur créanciers!)

    • La grande gagnante c’est la ville de Montréal, une fois construite la tour à condos, les taxes rentrent. Si le promoteur ne peu pas faire ses frais il va remettre les clés à son créancier et un autre promoteur va devenir propriétaire. Le condo qui devait se vendre 700 000$ va peut-être s’offrir en bout de ligne 350 000$ et puis après l’immeuble va toujours être là avec des gens pour l’habiter.Décourageons pas les promoteurs ils font de la création de richesse, les architectes font de bonnes affaires, les gars de la construction aussi et la ville également, comme dit l’adage, quand le bâtiment va tout va. En plus il est temps pour la ville de se débarrasser des terrains vagues au centre-ville.

    • Je pensais que c’était supposé être une bonne idée, la densification des quartiers centraux?

    • Il faudrait aussi considérer le pouvoir attractif du CHUM au centre-ville pour les retraités qui nécessiteront plus de soins. S’installer à proximité du CHUM ou du moins pas trop loin en taxi ou en métro a d’énormes avantages pour une clientèle qui en a les moyens.

    • Quand le point de saturation sera atteint, les projets annoncés cesseront de se matérialiser. C’est un cycle normal qui s’égalise de lui-même. C’est un peu comme la chaise musicale: vient un temps où tous ne trouvent plus à s’asseoir, mais ça repart de plus belle peu après.

      Pour ce qui est de l’Icône, une collègue me confiait que deux de ses amis dentistes ont acheté six unités à eux deux, pour eux-mêmes et leurs enfants, histoire de donner à ces derniers un pied-à-terre autonome pendant leurs études, unités qu’on vendra éventuellement une fois les oisillons capables de s’envoler d’eux-mêmes. C’est en soi un marché inédit, qui se veut secondaire en différé. Des professionnels fortunés parquent donc leur argent dans des enclos à progéniture, le temps que ladite progéniture se fasse les dents en fait de formation et prenne son envol ensuite. Pourquoi pas si on en a les moyens?

      C’est une stratégie que j’avais rencontré jadis chez une prof de l’UQAM possédant une superbe et vaste unité au coin de Saint-Laurent et Duluth (à la fois appartement et atelier de création) en 1986: elle disposait également dans le même édifice d’une micro-unité qu’elle mettait à la disposition de la famille moyennant un loyer raisonnable. Son fils et son neveu avaient tous les deux bénéficié de ce modeste studio infiniment bien situé (la hauteur des plafonds de cette ancienne usine de textile y avait permis l’aménagement d’un espace-chambre à coucher en quasi-mezzanine, boostant ainsi un 450 pi2à 650-700).

    • Je ne sais pas comment les qualifier. Je pense toutefois que plusieurs promoteurs font un calcul simple en se disant que si le projet ne marche pas, on ne construit pas. Leur marge de profit est suffisante pour estimer qu’en ayant vendu 50% des unités sur papier, on construit tout en étant capable d’absorber les pertes si l’autre 50% doit être vendu au rabais. L’idée est de ne pas laisser la place aux autres constructeurs, pas de chaise vide.

      Bien sûr, cela aura une fin, comme le reste. En douceur ou abruptement, cela reste à voir et personne n’est devin. Il suffirait d’une autre crise financière ou économique pour que le marché s’effondre. C’est ce qui s’est produit dans quelques pays, dont l’Espagne où il y a quelques années des dizaines de tours d’habitation en construction sur le bord de la Méditerannée sont demeurées non achevées.

      Si ce sont des couples sans enfant qui achètent ces luxueux condos au centre-ville, c’est donc dire que des condos ou des maisons de banlieue sont se vider car ces unités très chères ne conviennent paz aux premiers acheteurs. Ce sera donc un simple déplacement de clientèle, pas nécessairement plus de clients. Attendons de voir comment cela se terminera.

    • @jfcouture11

      Quelqu’un a dit que c’était une mauvaise nouvelle?
      Bien d’accord avec vous, c’est une excellente nouvelle.

      François Cardinal

    • Ce qui est intéressant c’est de voir d’autres projets rétropédaler (au sud du Square Victoria) ou d’autres complètement à l’arrêt (gare Viger).

      Je ne comprends pas le besoin de saturer le quartier du centre Bell, quand bien d’autres terrains sont vacants. Probablement car le autres terrains ont des limites de hauteur plus basses. Et pourquoi le coin du centre Bell se construit encore quand des projets sont arrêtés. Un tel engouement n’est pas naturel. Ça cache quoi?

    • Si on améliore la qualité du parc immobilier Montréalais alors tant mieux, il en avait bien besoin! Maintenant est-ce qu’on construit de la qualité, c’est l’avenir qui le dira, regardez le scandale des “leaking condos” a Vancouver… j’ai eu 1 fois affaire a l’APCHQ et plus jamais au grand jamais je n’acheterai dans un immeuble qui n’a pas au moins 5 ans, je ne veux plus avoir affaire a eux.

      Et si les gens qui y enménagent libèrent des maisons pour de nouvelles familles alors c’est encore mieux. Il y a tellement de babyboomers divorcés qui occupent seuls une maison 5 chambres.

    • Quand ces tours seront construites et que les travaux du pont champlain et de turco seront en cours, je parie sur de très bons deal sur la rive-sud!

    • Erwan

      Très simple. Il y a centre-ville, et centre-ville adjacent.

      Stead: vous n’avez qu’a regarder qui est le promoteur. Par exemple, Canderel et Cadillac Fairview ne vont pas construire tout croche.

    • Les nouvelles tours à bureaux pourraient être une nouvelle lancée pour Montréal, les condos, j’en doute. Par contre, la fête pourrait être gâchée par notre gouvernement qui a le don de se foutre le nez partout et de commander toujours plus d’impôts et de taxes.

      Les investisseurs ont besoin de se fier sur des gouvernements qui respectent leur engagements, celui qu’on a n’en fait pas parti ! Et le précédent non plus !

    • M Cardinal

      Je ne sais pas a quel nombre d’étage la définition de gratte-ciel commence, mais depuis le 1250 et le 1000, il y a eu les tours du centre de commerce électronique (CGI, Desjardins), et le Crystal de la Montagne, coin R-L et De la Montagne.

    • Martins a un début de réponse: les acheteurs ne seront pas d’ici. Ce seront des blocs à investissements appartenant à l’étranger… je me demande seulement à qui ils vont pouvoir vendre, eux.

    • Le mauvais côté de l’affaire, c’est qu’il faut aussi trouver preneur à bon prix pour sa résidence de banlieue pour déménager au centre-ville. Les gens intéressés n’ont pas trop intérêt à attendre avant de réserver une ou plusieurs unités. Quand les chantiers Champlain et Turcot seront démarrés, il sera beaucoup plus difficile de vendre à bon prix.

    • Ces promoteurs, qui décident d’entamer des projets d’une telle envergure ne se lance pas à l’aveuglette! Ils effectuent plusieurs études de marché justement pour savoir si ce sera profitable…S’ils voient un ralentissement trop important ils viseront un autre marché! Nous parlons ici d’investissements de plusieurs millions de dollars!

      Je dirai que les promoteurs sont plutôt ambitieux!

    • @guygadbois

      Je me concentre sur les édifices de plus de 30 étages. Le Crystal en a 26, la plus haute tour de la cité du commerce électronique en compte 27.
      Il y a eu l’Altitude Montréal, à 33 étages, mais on ajoutait dans ce cas une vingtaine d’étages aux bâtiments existants. On pourrait par contre compter Hilton Garden Hill parmi les nouveaux gratte-ciels.
      Cela dit, ce qu’il y a de particulier en 2014, c’est surtout la concentration de toutes ces nouvelles tours.

      François Cardinal

    • Et où vont-ils faire leurs courses tous ces gens ?
      Quelqu’un pense à construire des marchés d’alimentation dans ces grands recoins de bétons et de verre ?
      C’est l’approvisionnement de tout et de rien qui m’inquiète.

    • Suicidaire. Beaucoup de ces condos sont construits sans savoir si le quartier peut «administrer» ces occupants. Et je crois pas que c’est avec des condos qu’on va garder nos petites familles à Montréal……

    • @jouffluefarfelu – Ne vous inquiétez pas pour l’endroit où tous ces coqs et poules de luxe feront leurs emplettes: ils/elles se paieront quelqu’un dans les environs moins chichis pour les faire pour eux.

      Les promoteurs sont-ils suicidaires? Pas assez férue du domaine pour répondre. Par contre un exemple – ancien, soit! – est le… 1400 avenue des Pins. Le promoteur qui manque d’argent peut aller trouver d’autres sources que ses sources usuelles et offrir un penthouse en retour d’un gros investissement. Un ami de mon père avait ainsi eu un magnifique penthouse pour beaucoup, mais beaucoup moins cher que le prix du marché!

    • Suicidaire est un mot vraiment trop fort.
      Espérons simplement que l’offre surpassera encore plus la demande, et que le prix de ces condos immondes diminueront.

    • Excellente nouvelle, considérant l’ampleur des chantiers prévus sur les routes au cours des 50 prochaines années.

      ET augmenter l’offre fait baisser les prix !

      T’inquiète les promoteurs vont trouver comment faire des profits….

    • travaillant au centre-ville, je constate l’évolution de tous ces projets à presque tous les jours… Il y a de l’action en titi.

      Mais je suis d’accord avec bellinger, ce serait bien meilleur signe de vitalité si un plus grand pourcentage de nouvelles tours étaient a bureaux.

    • @jouffluefarfelue

      Ils vont se faire livrer…

    • C’est une bonne nouvelle ça c’est certain. Mais la question est QUI a donc les moyens d’acheter ce type de propriétés et sont-ils assez nombreux ? Les prix débutent tous à partir de 350K$. Et on parle de milliers de condos. Franchement j’aimerais qu’on m’explique qui est assez à l’aise financièrement pour s’offrir ce type d’appartement au centre ville de MTL ? Et on ne calcule pas les frais de condos qui doivent tous être astronomique !!! Des collègues à moi font l’hypothèse que plusieurs de ces condos trouveront preneur par des investisseurs étrangers. Il semble même que ces appartements seront meublés, avec soins par des designers réputés et inhabités 95% du temps !!! Comment est-ce possible ??

    • joufflue

      Ils ont récemment (dans les3 derniers mois) annoncé une épicerie coinr R-L et Drummond….

      Et il y a le Métro tout neuf juste en bas de la côte), et le Adonis au dessous du Séville.

      Et les épiceries de l’ile de soeurs ne sont pas très loin non plus.

      Il y a encore un IGA a Alexis-Nihon je crois.

      J’omets délibérement la grande épicerie sur Ste-Cath vers St-Marc, car elle est un peu moche.

      Bref, ils seront mieux servis que la plupart des 450.

    • rimbaud

      Faites la fac de droit de l’UdeM, sortez avec 3.7 et plus de moyenne, et le tour est joué.

      Et je ne mentionne pas les médecins spécialistes, parce que les barrières à l’entrée rendent cettte avenue trop sélective.

      Ou découvrez-vous un fort talent pour la vente. De n’importe quoi, assurances, produits financiers, vêtements, automobiles, etc…

    • rimbaud

      Oubli majeur dans ma liste de vendeurs: vendeurs de condos, justement.

    • rimbaud

      Sur le blogue, immobilier de Maxime Bergeron, nous avons eu des stats sur l’hypothèse de vos confrères. Sur les 101 propriétés de plus de 1 million qui se sont vendues dans la première moitié de 2013 à Montréal, 49% auraient été achetées par des étrangers.

      Mais en-dessous d’un million, ca ne doit pas être un pourcentage très élevé (sauf les parents qui achètent un pied a terre pour que les enfants viennent étudier à Montréal, ca c’est assez courant).

    • Ou le 101 représente peut-être le 49% d’achat étranger (donc sur un total d’environ 200 transactions). Je ne me rappelle plus. Quoi qu’il en soit, vos collègues n’ont pas tort.

    • Suicidaires ? Non… Je vois plutôt d’un bon oeil la concrétisation de ces projets, qui amplifient fort heureusement la densité en milieu urbain,au lieu de détruire les zones agricoles et boisées en périphérie ou en seconde couronne de banlieue avec des immeubles en carton, immondes et affreux.

      F. Moisan

    • le lien pour la nouvelle épicerie du centre Bell.

      http://blogs.montrealgazette.com/2013/10/30/urban-format-provigo-to-open-near-bell-center/

    • rimbaud

      Un couple de professionnels (je ne parle pas de médecins ici, mettons 75′000$ chaque) peut aisément obtenir une hypothèque pour une propriété de 500′000$, pour peu qu’ils accumulent le cashdown (en commencant plus bas, par exemple).

    • Suicidaire, non. Le marché des condos au centre-ville de Montreal est en majeur partie supporté par des étrangers et de jeunes professionnel avec deux revenus. J’habite dans le vieux Montreal, et les projets n’arrêtes pas et c’est une bone chose. Les acheteurs ne sont généralement pas des retraitées, bien au contraire. Pour des européens ou des américains, nos prix sont plus que raisonnables et j’oserais dire une aubaine. Ce marche est très different du marché quebecois en général.

    • Que conseillez-vous à un jeune couple qui travaille tous 2 au centre ville, mais qui n’a aucune économie (no cash down) et qui prévoit avoir des enfants (3) dont le premier dans 3 ans? Salaire brut familial : 100-120k.
      1-Location court terme (2-3 ans) maison en banlieue
      2-Achat condo court terme (2-3 ans) puis maison en banlieue
      3-Maison sur l’ile à moyen et peut-etre long terme
      4-Achat d’un multiplex (2 à 4 unités) dont une habitée par le couple à moyen et peut-etre long terme
      Merci

    • @ fcardina

      Comme que votre titre mentionnait trop de condos, je pensais vous trouviez que c’était une mauvaise chose. Content de savoir que je ne suis pas seul à voir cela comme une bonne nouvelle! Je trouve quand même les promoteurs… disons courageux.

    • @bmtmob
      Dans le fond, vous savez ce que vous voulez et avec vos deux salaires, vous n’aurez aucun problème à choisir l’une des 4 options dans 2-3 ans.
      C’est simplement une question de goût.
      Il n y a pas de bonne réponse.

    • @bmtmob

      1- Sans enfants, louer une maison coûte cher pour trop grand, et c’est pas très intéressant en banlieue pour travailler au centre-ville. (Il y a toujours le train qui peut être assez rapide)
      2- Achat à court-terme, c’est rarement payant avec les frais (surtout pas avec le marché actuel qui n’augmentera pas beaucoup).
      3- Maison sur l’ile : Très cher, ça prend un bon cash down.
      4- Plex : Très cher, nécessite un gros cash down.

      Le mieux serait de louer un appartement pas trop cher, économiser pour acheter une maison dans 3 ans. (Justement quand les prix risquent d’évoluer à l’inverse de la congestion)
      Personnellement, je ne trouve pas que c’est un milieu de vie intéressant en ville avec des enfants, je m’éloignerait un peu, mais en voyageant en transports en commun.

    • Interviewez Cadillac-Fairview, ils vous diront qu’une importante proportion des acheteurs viens de l’extérieur du Québec. Ces gens viennent profiter du fait que les salaires sont plus bas, que les gens ont moins d’argent et que les prix suivent forcémment. Ils achètent de l’immobilier à rabais qu’une très grande majorité de Québécois et de Montréalais ne peuvent pas se payer
      Pour les projets de condos de moindre envergure, vendus par des promoteurs locaux, c’est plus beaucoup plus difficile. Cadillac-Fairview associés aux Canadiens de Montréal, c’est une valeure sûre. La TDC c’est vendu rapidement tandis que d’autres projets à quelques coins de rue à peine ont été cancelés.

    • À tous,
      je veux bien croire qu’un coupe de professionnels qui a un revenu de 150K peut se permettre ce type de propriété (quoique avec les frais de condos qui augmenteront inexorablement, le prix d’une place de garage si ce couple tiens absolument à avoir une bagnole ? ) mais de là a affirmer qu’il y en a beaucoup, beaucoup d’individus avec ce profil à Montréal, il y a une marge…..enfin, il est évident que ces promoteurs s’appuie sur des études de marché. J’aimerais bien y avoir accès.

      bmtmob, si votre commentaire est une question je suggérerais à ce couple:

      Achat d’un grand duplex avec un revenu (800/1000 $ mois) en rangée/ avec rénos de base à faire pour l’avoir à votre gout (cuisine, salle de bain), dans un quartier sympathique près d’un métro, si possible à distance de vélo du centre ville. Par exemple: Villeray, NDG, Petite Patrie, Ahuntsic, Plateau, Petite Italie. Pas de bagnole avant le premier enfant, ou Communauto. 1-2-3 enfants ? vous agrandissez, ou reprenez le 2ième étage. Et oubliez la banlieue et ses heures de plaisir dans le trafic !!!
      -

    • @bmtmob
      Oups je viens de lire que vous n’avez pas de cashdown. Je dirais idem sauf pas avant 3 ans. Le temps pour vous d’économiser un max (1200$ par mois) en habitant dans un petit logement cheapo, sans bagnole, et en limitant voyages et restaurants ;-)

    • Suicidaires ou réalistes ???? Ni un ni l’autre…

      ce n’est pas de même que cela marche le plus souvent , les affaires… Il faut être réaliste mais eux sont le plus souvent optimistes et ambitieux.

      Et ils sont en compétition les uns avec les autres… Alors on vise presque toujours la croissance et cela même dans un marché en déclin…

      De trop ? Celui qui est de trop devra être le compétiteur et non vous…

      Certains promoteurs ou hommes d,affaires sont plus audacieux et téméraires et d,autres plus pridents mais en général ils sont pas mal tous ambitieux et optimistes.

      Sinon, leur entreprise périclitait. à leurs comptables et banquiers de les raisonner s’il faut…

      Puis oublions pas quand immobilier c’est grâce à l’effet de levier qu’on s’enrichit… En faisant de l’argent avec l’argent des autres…

      Les promoteurs vont toujours être assez ambitieux et vouloir de la croissance… à leur créanciers et tiens pour les condos bien aux acheteurs d’être prudents…

      Je m’inquièterais bien plus pour le petit acheteur d’un condo que pour les promoteurs habitués de vivre dangereusement…

    • bmtmob

      A ces revenus-là, au centre ville, j’en conclus qu’ils font tous deux du 8 a 4, ou du 9 a 5. Clientele idéale pour le transport en commun provenant de la banlieue.

      Qu’ils choisissent leur quartier en fonction de la qualité des écoles pour les enfants. Sur l’ile, avec ces revenus-la, il faut soit penser petit (en termes d’habitation), soit penser privé.

      Ils doivent donc probablement faire comme tout le monde et s’exiler.

    • Je vis dans un de ces condos et la saturation du marché ne me dérange pas beaucoup. Bien sûr, c’est dommage que je ne pourrai pas revendre mon condo pour le double de ce que j’ai payé, comme l’a fait une connaissance qui habitait dans la même tour que moi lorsqu’elle a vendu le sien il y a 2 ans. Mais mon but lorsque j’ai acheté ce condo n’était pas de faire un profit, mais bien d’habiter au centre-ville, où je travaille. J’habite maintenant à 2 coins de rue de mon bureau, et je ne suis plus à la merci du métro (toujours en panne), des autobus (jamais à l’heure), des stationnements (introuvables), de l’heure de pointe (bouchons de circulation) et du pont (idem).

      Je suis contente qu’il se bâtisse plus de condos autour de chez moi, car j’espère que l’offre commerciale suivra. J’habite la cité du multimédia, qui est traditionnellement un quartier d’affaires, alors les commerces ferment souvent lorsque les bureaux ferment. J’espère qu’avec la prolifération de condos, nous atteindrons la masse critique de résidents pour que ce soit rentable pour les commerçants d’offrir des services les fins de semaine. Il y a d’excellents restaurants autour de chez moi où je vais régulièrement avec des collègues de travail, mais essayer d’en trouver un ouvert le dimanche soir pour y amener des amis ou de la famille… ouf.

      Et pour ceux qui pensent que ce sont des tours luxueuses où n’habitent que les riches, ça dépend du complexe. Certains sont construites avec plus de luxe, plus d’espace, et plus de services (gym, piscine, etc) que d’autres. Mon condo (un 3½) me coûte environ 1200$ par mois pour l’hypothèque, les frais de condos et les taxes. D’accord, on ne se paye pas ça avec le salaire minimum, mais c’est abordable pour le salaire annuel moyen, particulièrement si on est deux et qu’on n’a pas de dépenses pour auto ou enfants.

    • @aimelle

      Ce qu’on paie pour notre logement est notre choix. C’est un aspect qui semble échapper à plusieurs. Je paie présentement à peine moins de 3000$ par mois pour quelque chose qui ne vaut pas ça d’un point de vue locatif, mais ça m’appartient et je n’ai aucun intérêt à éterniser l’étalement des intérêts. J’ai choisi de mettre les bouchées doubles et j’aurai fini de payer l’hypothèque dans 6 mois, sans frais de condo et avec moins de 4000$ d’impôts fonciers/scolaires annuellement. J’ai rushé sur un vrai temps le temps que ç’a duré, mais j’approche d’une sorte de libération. Je n’étais pas obligé de rembourser mon condo sur huit/dix ans, mais l’avalanche de revenu disponible va être absolument débile après le dernier paiement. Sans compter que je serai ensuite libre de me trouver l’emploi qui me chante, sans surenchère salariale.

    • @ M. Cardinal,

      Rien à voir avec le déclin de Mtl ces tours d’habitation ; mais elles ont toutefois à voir avec le “déclin” des infrastructures d’ingénierie civile de Montréal (le quel participera éventuellement à une certaine forme de déclin général, mais ça c’est une autre histoire).

      Tous ces promoteurs, ils sont ni suicidaires, ni réalistes. Ils sont visionnaires et opportunistes : Vous allez voir quand Champlain sera impraticable, que son remplaçant sera au calandre grec – trop occupés que nous sommes à discourir du péage, et que Turcot sera au sol et empêtré dans un éternel chantiers routiers – comme nous seuls les Montréalais avons la recette, et bien ces tours elles se remplieront toutes et à fort prix… Avoir beaucoup de pognon j’en achèterais une entière de suite !

      Benoît Duhamel.

    • Good job verret.

    • Un promoteur est un entrepreneur par définition. Un entrepreneur ne peut être suicidaire selon le psychanalyste Français J. Bergeret. Un entrepreneur peut être trop optimiste mais jamais suicidaire. Surtout pas avec la loi sur l’insolvabilité que nous avons. Quelqu’un voudrait l’être et il se raterait dans l’environnement entrepreneurial québécois.

    • @calvin : Montréal s’en sacre des familles, malgré tous les discours lénifiants que les édiles peuvent nous faire là-dessus. Les familles, ça exige des investissements, comme des parcs, des écoles… La clientèle visée par les condos, elle, est composée de retraités, de célibataires et de couples sans enfants. Ça dépense, ça paie des taxes et ça fait vivre des commerces.

      Et les propriétaires de logements font la gueule quand un locataire potentiel annonce qu’il a des enfants. On vous rappelle pour vous dire que c’est loué par quelqu’un d’autre… Les familles sont donc obligées d’aller en banlieue afin de trouver des logements assez grands pour loger leurs enfants sans recevoir la visite de la DPJ;, et si les parents ont le malheur de ne pouvoir travailler qu’au centre-ville, ils se tapent les bouchons des ponts, en se faisant accuser en plus, par des gens comme M. Cardinal, de ne pas payer leur « juste part » des frais de cette ville qu’ils n’ont pas les moyens d’habiter.

      Mon pronostic? Les entreprises vont de plus en plus déménager en banlieue, et Montréal va devenir le dortoir de sa couronne, remplie de logements insalubres pour les miséreux (rappelez-vous les immeubles dégueulasses de Claudio Di Giambattista) et de condos pour les plus fortunés, des étrangers pour la plupart, qui vont les laisser inhabités la majeure partie de l’année.

      J’aime Montréal pour tout ce qu’elle offre; mais le jour ou j’aurai des enfants, je devrai malheureusement la quitter, parce que c’est une ville où les familles sont traitées comme une nuisance.

    • Pallas

      Yep, Westmount va se vider, c’est écrit dans le ciel.

      Et on va démolir PVM pour la reconstruire dans le parking de la Place Longueuil. Ca fait du sens.

      Il ne faut pas juste regarder la classe moyenne. Les familles aisées restent ici, ne vous en déplaise. Tiens, dans mon coin, on va agrandir l’école, car il y a de plus en plus d’enfants… Pourtant, la maison unifamiliale moyenne (y compris les semi-détachés et maisons en rangées) se vend en-dessus de 1M. Pensez-vous qu’on envisage une seconde de nous exiler dans le 450, sans joke?

      Et les jobs payantes vont également rester ici.

      Votre exode ne va qu’exacerber l’écart qui se creuse entre la classe moyenne et les riches. C’est la vie, si vous ne pouvez endurer la chaleur, faut sortir de la cuisine.

    • Dans une économie planifiée comme l’ex-URSS on manquerait de condos comme on manquait de pain. Ça, c’est suicidaire. Le condo, comme le pain doit attendre son acheteur et non l’inverse. Sinon c’est la queue qui remue le chien et la mouche qui ordonne au coche.

    • Désolé du ton un peu trop agressif de mon psot Pellas, mais je suis un peu tanné du discours “Montréal va être réservée aux miséreux”

      Un peu plus de vue d’ensemble la prochaine fois, ok?

    • Dans un éventuel Québec souverain tout le monde aurait droit à son condo. Il y a quelque chose d’un petit peu communiste à vouloir à ce que tout un chacun ait son petit coqueron calculé au pied carré près. Ça se nationaliserait bien et ça distribuerait facilement tout ça. Je rêve d’un québec où tout le monde aurait sa vraie maison sur un vrai terrain avec de vraies rues rattachées à de vraies autoroutes. Pourquoi vouloir concentrer la populace aux mêmes endroits? Pourquoi veut on contrôler ses déplacements? Il y a quelque chose de pauvre dans ces développements de condos.

    • @guygadbois : J’aimerais bien, la vue d’ensemble; sauf que ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça, mais aux élus municipaux. Qui donne tous ces permis de construction, vous pensez?

      D’ailleurs, je ne sais pas si « en-dessus de 1 M » de votre avant-dernier message est une erreur de frappe, mais c’est un lapsus très révélateur. Même quand on ne rêve pas de la vie de banlieusard style « unifamiliale + 2 chars + piscine + terrain » (et je n’en rêve pas), il reste que l’achat d’une propriété demeure pratiquement hors d’atteinte pour la classe moyenne avec enfants. Quand à la location, j’en ai décrit les problèmes ci-dessus : logements trop petits, propriétaires rébarbatifs…

      Je ne sais pas ce que vous appeler exactement des « jobs payantes », mais la société n’est pas uniquement composée de courtiers, de médecins, d’avocats et des professionnels du genre. Pour les autres, ce n’est pas que la cuisine est trop chaude, c’est qu’elle est trop petite. Je ne râlerais pas si, en même temps, les emplois dans mon domaine n’étaient pas en grande majorité au centre de l’île, ce qui oblige la plupart de mes collègues avec enfants à se taper un temps infernal dans le trafic ou le transport en commun.

      Tiens, ce serait une idée… fonder une entreprise dans mon domaine en banlieue et y attirer mes collègues. Ce serait un bel exemple de déplacement d’emplois. Pourquoi pensez-vous que le Quartier Dix30 s’est développé si vite?

    • Pallas

      L’unifamiliale médiane sur l’ile se vend 378 000 $. Non, elle n’est pas grande, mais elle pdonne une flexibilité qu’une plus grande unifamilale sur la rive-sud ne permet pas. C’est votre choix, mais ne venez pas vous plaindre après.

      Le 10/30? Vous avez vu les bureaux commerciaux? Des succursales de banque et des cliniques, il y en avait sur la rive-sud avant la construction du 10/30. Elles ont tout simplement décidé d’y migrer, pour ne plus être a la Place Portobello….

      Mais nous sommes fondamentalement en accord, je crois: dans la situation actuelle, l’ile est faite pour les riches, et les pauvres. Et le 450 pour la classe moyenne. C’est la vie.

      Ce serait un peu normal qu’une partie des emplois de 450 se déplacent dans le 450. Les emplois de 514 vont, eux, demeurer dans le 514. c’est d’ailleurs l’essentiel de mon message sur “les jobs payantes”. Sauf que dans bien des cas va falloir convaincre le boss de se déplacer de Montréal vers le 450 pour aller au bureau. Pas facile de passer de la Chronique à l’Académie.

    • “Pas facile de passer de la Chronique à l’Académie.”

      Cette image m’a fait sourire ce matin!

      Enfin, le discours sur la mort de Montréal est franchement prématurée. La ville continue de créer de l’emploi, de se gentrifier. Si l’on regarde les banlieues, leur création d’emploi et de PIB, elles continuent d’être dépendantes de la ville centre pour leur croissance. Pendant ce temps, les nouvelles industries continue de s’installer à Montréal, et les anciens secteurs industriels continuent de se convertir en bureaux pour ces entreprises.

      Et puis, ce n’est pas parce que les alentours du Centre Bell, ou Griffintown, ne sont pas couverts par les services pour les familles que le reste de la ville ne l’est pas. Si l’on prend la peine de regarder le nombre d’enfants dans plusieurs quartiers, Montréal se défend très bien. Plusieurs quartiers centraux font des efforts très notables dans ce sens aussi, et ça paye, comme le Plateau, par exemple, qui a enfin réussi à remplir ses écoles, après un long déclin pré-Ferrandez. Faut juste être en moyen pour avoir accès à une propriété, parce que les gens en moyen n’hésitent pas à payer plus cher pour vivre sur l’île, et que leurs enfants soient proches de tout, le seul véritable avantage à l’emplacement géographique pour élever une famille, en bout de ligne, à mon avis.

      On dit souvent que la banlieue est pour élever des enfants… alors que ces mêmes enfants sont les moins bien adaptés à l’urbanisme de nos banlieues, axées sur la motorisation. J’ai toujours trouver que cela était un phénomène de société intéressant.

    • Quelques fautes dans mon texte envoyé prématurément:
      “franchement prématurée” = “franchement prématuré”
      “les nouvelles industries continue” = “les nouvelles industries continuent”

      Je rajouterais aussi qu’avec les problèmes de mobilité que connaît Montréal, je doute que les entreprises seront heureux de déménager dans des secteurs où la mobilité est fortement réduite avec la majorité de la région métropolitaine`.

    • @simon.picotte: ce n’est pas tout le monde qui veut la maison et le terrain sur la petite rue rattachée à l’autoroute. Personnellement, je déteste l’idée.

      Je vis seule, je n’ai pas besoin d’une maison. Un 3½ me suffit, un 4½ serait un petit luxe, plus grand que ça c’est de l’espace gaspillé pour lequel je paye et que je dois entretenir pour rien.

      Je n’ai pas besoin de terrain. Si je veux aller siroter mon café dehors, j’ai un balcon. Si ça me tente d’aller m’écraser dans la pelouse pour lire un livre au soleil, il y un parc à 10 minutes de chez moi. Il y a une piscine sur le toît de l’immeuble si j’ai le goût d’aller me baigner.

      Je ne peux pas conduire (problèmes visuels), alors vivre en banlieue, on oublie ça. Les piétons et l’autoroute, ça ne fait pas bon ménage. L’offre de transport en commun est inversement proportionnelle à la densité de la population, donc elle laisse à désirer en banlieue, et pour ce qui est des taxis, en prendre tous les jours, ça coûterait une fortune.

      J’aime vivre au centre-ville dans une tour. Tout est juste à côté, on peut marcher partout. À moins d’aller visiter des amis ou de la famille, j’ai rarement besoin de me déplacer à plus de 1km de chez moi.

      Vous demandez pourquoi vouloir concentrer la population au même endroit? Parce que c’est écologique! Ça peut sembler contre-intuitif puisque la banlieue est verte, propre et jolie, mais la banlieue a aussi les autos. On doit conduire pour aller partout. Quand tu concentres les gens dans des grand complexes résidentiels et commerciaux, ils deviennent des piétons et des utilisateurs de transport en commun.

      Une haute densité de population est aussi économique, lorsque l’on considère l’offre de service: il coûte beaucoup moins chez à Poste Canada de livrer à 300 adresses qui sont toutes dans la même tour qu’à 300 maisons séparées. Même chose pour le branchement électrique, téléphone, télévision et internet… et quand ça brise, ils réparent plus vite quand ça affecte 4000 adresses (incluant des commerces et des bureaux) que quand ça affecte 4 maisons au bout d’un rang. La plus longue panne d’électricité que j’ai vécue ici? 3 heures.

      Je comprends que la banlieue puissent plaire à plusieurs, particulièrement aux familles avec des enfants, mais ce n’est pas l’idéal de tous.

    • @aimelle: Un condo au centre-ville me semble idéal pour vous. Ça n’existait pas dans le québec profond avant. Des personnes âgées avec les mêmes besoins que les vôtres (besoins fort légitimes) ont fait pousser tout ça. Ils vendent des condos avec vue sur la St-Mô ce que les pauvres ne pouvaient se payer avec une maison et un terrain. Dans l’arrière-pays y’a des condos avec vue sur la pourvoirie avec droit de chasses. On a remplacé la piscine par une cuisine géante pour gibier su’l top. Le boucher a fait faillite. Le syndicat s’est mis à faire le commerce de viande pour payer les vices cachées (infiltration d’eau et d’air).

      Mais s’il est vraie d’affirmer que le travail amène la richesse on ne peut pas dire qu’il y a pour 350k de travail dans chaque unité vendue à ce prix. Y’a de la richesse qui se perd quand on achète un condo….d’après moi.

    • @guygadbois

      La discipline nécessaire à payer tout ça vite a certainement réduit ma mobilité (en même temps qu’un changement d’emploi – je visitais auparavant trois ou quatre pays par année, grâce à mon emploi au service d’une multinationale européenne présente dans 66 pays et qui me propulsait partout sur le globe au fil des besoins. Quand je me suis retrouvé ensuite chez un gros joueur local, mes déplacements se sont retrouvés plus limités. De Tokyo ou Bangalore, je suis passé à Baie-Comeau et Saint-Georges…

      C’est là que j’ai choisi de rediriger massivement mes revenus vers le remboursement de l’hypothèque, histoire de retourner à Tokyo un jour et d’en profiter (13-14 heures de travail par jour, ça te permet difficilement de jouer le touriste) .

    • Je suis entièrement d’accord avec Aimielle. Moi je serait prête à vivre dans un condos à condition qu’à la sorti du condos je tmbe direct dans un parc. Ça serait le plus écologique, au lieux de parcourir des centaines de km pour aller dans le bois, pourquoi ne pas faire des immenses tours d’habitation qui contiennent au moins 50 000 personnes, avec tout les services au bas de la tour. Entre chaque tour qu’il y est au moins 5 kilomètre de forêt. Ça éliminerais l’étalement hurbain (= pollution) et même les gens n’aurait pas besoins de posséder des maisons de campagnes. L’air serait plus pures, et les gens en meilleur santé.

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