Quel avenir pour Montréal?

Quel avenir pour Montréal? - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est éditorialiste à La Presse. Journaliste depuis près de 20 ans, il est également chroniqueur à la radio et auteur des essais Le mythe du Québec vert et Perdus sans la nature.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 26 décembre 2013 | Mise en ligne à 9h10 | Commenter Commentaires (47)

    La politique du «ni-ni», appliquée à la ville…

    643323-parents-qua-emmener-leurs-enfants

    L’initiative des ruelles blanches de Rosemont n’est certainement pas le plus important projet de 2013. Mais c’est néanmoins mon coup de cœur…

    En un mot, l’administration de François Croteau a décidé d’appliquer dans ses nombreuses ruelles une politique de «non-ingérence, non-indifférence» qui permet aux citoyens de prendre collectivement possession de ces terrains de jeu potentiels.

    Bravo!

    On se rappellera que l’année a débuté avec le geste malheureux de quelques cols bleus de l’arrondissement Villeray qui ont décidé de répondre à la plainte d’un seul citoyen en répandant des abrasifs sur deux patinoires artisanales aménagées dans une ruelle par des parents dégourdis.

    Cette bourde a eu le mérite de forcer la réflexion sur l’avenir de ces éléments du domaine public qui servent trop souvent de stationnement. Villeray a ainsi réfléchi à la chose durant l’année pour finalement adopter, début décembre, une résolution permettant l’utilisation des ruelles à des fins récréatives durant la période hivernale.

    Mais plus intéressante encore est l’approche poussée parallèlement par l’arrondissement Rosemont, qui a décidé de donner aux citoyens la part du domaine public qui lui revient, à l’année longue.

    La réflexion se mène depuis 2010, il est vrai, mais c’est néanmoins en 2013 qu’elle s’est élargie aux quatre saisons avec la création des ruelles blanches, suite à l’expérience malheureuse de Villeray.

    Tout a débuté il y a trois ans avec l’idée de permettre aux citoyens de gérer eux-mêmes les ruelles et les jardins de rues (ces carrés parfois asphaltés, parfois gazonnés, qui se situent en façade de maison entre la rue et le trottoir).

    «La première étape a été de trouver une formule permettant aux citoyens de couper eux-mêmes le béton et l’asphalte dans les ruelles, explique le maire Croteau. Ce qui fut fait grâce à une coordination avec les travaux publics et l’éco-quartier.»

    En soi, cela est un exploit. L’arrondissement a alors identifié les lieux où les citoyens peuvent couper l’asphalte sans nuire à la sécurité et aux infrastructures souterraines. Puis il a permis la fermeture partielle de certaines ruelles sans nuire à la circulation des véhicules d’urgences et des citoyens.

    Pour appliquer son approche «ni-ni», l’arrondissement a tout de même dû élaborer certaines règles minimales. Les citoyens qui veulent aménager une ruelle verte doivent ainsi obtenir l’approbation de 50% + 1 des riverains.

    Très rapidement, le projet a fait boule de neige, si bien que 50 ruelles vertes ont été ainsi aménagées en trois ans. Et tout près de 30 s’ajouteront en 2014.

    La même stratégie fut ensuite adoptée pour les jardins de rues devant les logements, là où les citoyens peuvent maintenant retirer de l’asphalte et aménager des potagers dans les saillies de trottoirs verdies.

    «Les citoyens peuvent installer des tuteurs pour protéger leur jardin des chenillettes l’hiver, précise le maire. Du coup, on diminue la quantité d’espaces déneigés pour protéger la verdure.»

    Tout naturellement, les ruelles blanches étaient les suivantes sur la liste des secteurs profitant de cette «non-ingérence, non-indifférence». Les mêmes règles s’appliquent en hiver comme en été, ce qui permet maintenant aux citoyens d’aménager des patinoires, des châteaux forts, voire d’énormes glissades en bois avec escaliers pour y monter, comme dans cette ruelle située entre les rues Holt et Dandurand…

    «On peut qualifier cela de démocratie directe, selon M. Croteau. L’État se retire presque totalement du processus et donne la responsabilité aux citoyens, qui ont aussi à s’assurer d’éliminer les nuisances et de garantir la sécurité des installations.»

    Intéressant, une initiative qui peut plaire autant aux gens de droite que de gauche!

    On a là tous les bienfaits de l’approche anglo-saxonne de la «community». On a les ingrédients nécessaires au développement d’un esprit de quartier. On a la naissance d’un fort sentiment d’appartenance à l’arrondissement. Et ce, sans que ce dernier n’impose quoi que ce soit puisque les projets émanent d’en bas, non pas d’en haut.

    Voilà pourquoi il s’agit de mon coup de cœur local de l’année.


    • Advenant le cas où un enfant se blesse sur la patinoire ou sur une glissade de ces “parcs citoyens”, qui est responsable? Qui paie ?

    • Quelle belle histoire. Avec toutes les choses négatives qui se passent en politique, il faut aussi regarder nos “bons coups”. Nous avons ici une excellente initiative et l’analyse qu’en fait M. Cardinal est fort pertinente.

      Cette glissade en bois est tout simplement fameuse.

      Ces ruelles vont aussi nous sortir un peu de la standardisation urbaine, et nous faire découvrir la créativité de résidents-es tout en diversifiant le paysage urbain.

      Franchement, je suis emballé par ce projet et j’ai hâte de voir la suite.

    • Des ruelles vertes (ou blanches), des jardins de rue, des initiatives citoyennes… on peut facilement croire qu’il s’agit là de petits gestes anodins, loin de pouvoir assurer l’avenir de Montréal. En effet, quel est le poids d’une ruelle verte face au développement de tout un quartier ou face à l’extension du métro?

      Et bien la réponse est simple: le besoin d’appartenance à un quartier est un sentiment universel et puissant. Il s’agit d’un sentiment qui motive un déménagement, un sentiment qui fait la différence entre partir et rester. Ce sentiment de communauté est précisément ce que tous les quartiers qui ont du succès mettent de l’avant. La promotion des commerces locaux (on en parlait dans les derniers jours), la rénovation résidentielle, l’accessibilité des ruelles et le verdissement en sont des exemples.

      Il s’agit d’un travail de fond constitué de petits gestes desquels les arrondissements seraient effectivement mieux de se désengager. Tout le monde y gagnerait. Toutefois, l’urbanisme étant une discipline légale et rigide, il sera aussi sans doute difficile d’opérer ce changement, mais l’effort en vaudrait la chandelle.

      Pour finir, une telle politique, plus flexible et plus appropriable ne sera pas sans créer de frictions. Les goûts étant dans la nature, je crois en effet que parmi tous ces gestes citoyens, quelques uns seront esthétiquement douteux. Vivre et laisser vivre…

      Francis Huneault

    • Dans le même ordre d’idée, voici un lien vers le travail de l’une de mes anciennes collègue de classe: http://linterurbain.com/2013/08/02/white-is-the-new-green-portrait-de-manon-otto/

      Bonne lecture,

      Francis Huneault

    • Il ne faudrait pas non plus généraliser et penser que c`est souhaitable pour toutes les ruelles. Pour certains ca peut être considéré comme une sortir d`urgence et je me demande bien d`ailleurs ce que le service d`incendie pense de ces initiatives.

      Mais souvent toutefois ce sont des allées trop étroites pour n`importe quel véhicule qui sont devenues au fil des ans des dépotoirs et des ramassis de cochonneries alors de voir des jeunes jouer est une bouffée d`air frais et une pratique beaucoup plus sécuritaire qu`en pleine rue. Je trouve cela génial que le citoyen se réapproprie sa ville et qu`il tisse une vie de quartier. Maintenant que les cols bleus ont obtenu que ce soient les citoyens qui nettoyent , il me semble logique qu`ils en héritent.

    • noirod

      Le jour ou vous verrez un camion de pompier dans une ruelle, appelez-moi.

    • Si quelqu’un a une réponse, svp me le faire savoir. Si un enfant se blesse à cause du mauvais état de la glace dans la ruelle qui est responsable? La ville, le citoyen qui s’occupe de la glace, tous les résidants de la ruelle? Ça prendrait clairement l’autorisation de la ville. Le “ni-ni” en justice et en matière de responsabilité n’est pas très fort!

    • @sideup,

      si vous vous pétez la gueule sur n’importe quelle glace de la ville ou en glissant au parc du mont Royal ou en faisant du ski de fond dans le même parc ou de la raquette ou de la marche, ben, vous êtes responsable. Pourquoi faut-il toujours que quelqu’un d’autre soit responsable.

      C’est aux parents de vérifier l’état de la glace s’il y a lieu. Partant du fait où les parents laissent leurs enfants jouer là, c’est leur problème. C’est à eux d’inspecter la glace ou de ne pas laisser leurs enfants y jouer.

      Quand des enfants jouent au hockey dans la ruelle, s’ils se blessent en jouant, c’est la faute de qui? C’est grâce à des gens comme vous qu’il n’y a plus d’arbres dans les cours d’école. *soupir*

    • francisk

      entièrement d’accord avec vous. Les ruelles sont beaucoup plus importantes pour les enfants citadins que pour n’improte qui d’autre. C,est le genre de petite initiative qui va ramener des familles en ville.

    • @gg,

      et la ville est responsable de chaque craque dans la glace de ses patinoires? Franchement, délirant.

    • M. Savard

      Expliquez-moi pourquoi l’embourgeoisement du Plateau ne contribue pas à la richesse des résidents du Plateau, déjà?

      Ca serait plus bénéfique pour le Plateau si l’embourgeoisement s’était effectué à Villeray, c’est cela si je me rappelle bien?

    • Pourquoi les jeunes ne vont pas jouer au Nintendo??? Ça serait bien moins dérangeant pour tout le monde…

    • Merci Monsieur Cardinal pour cette bouffée de fraicheur.
      Une petite chanson pour les coincés.

      http://www.youtube.com/watch?v=7QN2Jcor60A

    • @gg
      Nous étions plusieurs centaines sur la patinoire du Centre de la Nature à Laval aujourd’hui. Beaucoup d’enfants et d’ados également. Moi, c’était ma quatrième fois depuis le début de la saison. Vous vous méprenez … comme dans mépris.

    • Je suis jaloux gl.

      Ici, on passe la zamboni sur les glaces du Recreation Center, aux heures.

      Je me méprends sur quoi au juste? Votre richesse?

    • Pourquoi faut-il un responsable? Parce que c’est la loi! Si, par exemple, un enfant, 6 rues plus loin vient s’amuser sur une glace, dans une ruelle qui est du ressort de la ville. Mais, des citoyens, plein de bonnes intentions, ne respecte pas les règlements de la ville (car c’est bien le peincipe de la tolérance, c’est ne pas appliquer un règlement en place) se blesse sur une patinoire mal entretenu par les résidants (et non la ville). L’enfant se brise le femur causé par une vilaine chute en raison du mauvais état (une simple craque) de la glace. Qui paiera pour les frais médicaux, dommages et physio? Le résident qui entretien la glace? Les résidents de la ruelle collectivement? La ville? Si l’enfant blesser est assuré, l’assureur tentera de se faire dedommager ses frais encourus par l’incident. Je veux bien vivre dans un monde fleuri où tout le monde est beau, mais je crois que, oui, il doit y avoir des gens redevables et responsables dans une société. Soit qu’on encadre une pratique ou on l’interdit, mais on ne ferme pas simplement les yeux.

      Sébastien Brault

    • @dcsavard. Si le plaignant réussi à prouver que c’est en raison d’un mauvais entretien de la glace qu’un l’enfant s’est blessé, oui, la ville serait responsable. Bienvenu dans le merveilleux monde du droit!

      Sébastien Brault

    • En terminant, ceux et celles qui m’attaquent parce qu’ils pensent que je suis contre le fond de l’idée se trompent joyeusement! Verdir les ruelles et les rendre aux enfant m’enchante. Cependant, je trouve irresponsables les dirigeants de ces arrondissements. Ce serait si simple d’encadrer le processus plutôt que de jouer à se fermer les yeux. Prendre ses responsabilités, c’est ça diriger et administrer une ville!

      Sébastien Brault

    • @sideuo

      Vous avez pris la peine d’écrire 4 fois alors j’imagine que vous êtes sérieux.

      Vous dites «bienvenu dans le monde du droit» comme si vous faisiez partie d’un club sélect dont les membres auraient tout compris des règles occultes qui mènent le monde ! Malheureusement, le monde du droit, s’il protège bien des gens, peut aussi servir à l’occasion à rendre légitime des comportements ou des attitutdes complétement irresponsables, comme le fait de penser qu’une autre personne que nous-même est responsable du fait que l’on tombe sur une patinoire.

      Bienvenu dans le monde du gros bon sens !

      En passant,je m’éloigne un peu du sujet, mais je me demande ce qu’un gars comme Claude Robinson penserait de votre «Bienvenu dans le merveilleux monde du droit»!

    • @gg
      Quelqu’un a “nettoyé” votre malencontreux message ou vous trouviez que Nintendo rimait avec 450. C’est de ça que je parlais. On commence à bien vous connaitre chez La Presse.
      Merci La Presse.

    • @sideup,

      Bienvenue au Québec, où personne n’est jamais responsable de rien. Les ponts tombent et tuent des gens, mais personne n’est responsable. Vous tombez sur la glace d’un trottoir, vous ne pouuvez plus poursuivre la ville. Alors pour ce qui est d’une fissure dans la glace d’une patinoire…

    • @ sideup

      sideup, je marche sur le trottoir tout en en mangeant une guédille moutarde relish et subitement, un éclair me frappe. Qui est responsable? La guédille? Le cuisinier qui me l’a fait? L’éclair? La Ville de Montréal car je suis sur son trottoir?
      Je cours consulter l’avocat Bob Loblaw.

    • gl

      Je me rappelle d’une étude (lue dans LaPresse) qui démontre que les banlieusards sont plus sédentaires que les citadins. Le Nintendo est un facteur de sédentarité. Qui est justement le sujet du jour: sortir dehors et s’amuser, plutôt qe rester plogué à l’intérieur.

      Je trouvais que c’était une facon cute de la dire, mais bon, faut croire que ce n’était pas approprié.

    • @sideup

      ”Advenant le cas où un enfant se blesse sur la patinoire ou sur une glissade de ces “parcs citoyens”, qui est responsable? Qui paie ?”

      À première vue, j’ai été fâché par votre question. Surtout qu’elle amorçait la discussion. C’est profondément déprimant. La ville n’a qu’à engager des juristes pour prévenir ce que vous relevez. D’ailleurs, qui dit que ça n’a pas été fait. Là n’est pas la question de toute manière. Vous vous êtes emmêlé dans les fleurs du tapis.

      Avoir des idées simples et lumineuses doit primer sur de tels détails. Il est si facile de trouver des raisons pour ne pas faire quelque chose, comparativement à trouver des solutions pour les faire, n’est-ce pas?

      Francis Huneault

    • ”Advenant le cas où un enfant se blesse sur la patinoire ou sur une glissade de ces “parcs citoyens”, qui est responsable? Qui paie ?”

      Il fallait bien qu’un pisse-vinaigre y mette son fiel et cochonne cette belle initiative. Misère!

      @clb16

      Quelle enflure verbale. ”Les ponts tombent…” Misère!
      C’est bien à cause de gens comme vous que tant de chose sont interdites et/ou hyperprotégées, contrôlées et règlementées. C,est à cause d’une telle mentalité que les fabricants de séchoir à cheveux doivent inscrire sur leurs boîtes qu’il n’est pas recommandé de les utiliser sous la douche.

      C’est fou de constater comment certaines personnes auraient toujours besoin de kk d’autre pour les t.rcher et leur tenir la main au cas ou ils tomberaient. Misère!

      Sylvain Pelletier

    • Tous les participants qui parlent des risques de poursuites oublient le concept fondamental de la responsabilité civile, soit la faute.

      S’il n’y a pas faute, il n’y a pas de responsabilité.

      Les accidents, ca arrive.

      Dans les faits, qui va poursuivre? Le parent (qua tuteur) de l’enfant qui s’est blessé? Dans bien des cas, le parent en question serait bien mal placé de poursuivre…

    • @gg

      Je sais que ça pas rapport avec le sujet du blog, mais quand, en 2013!, on utilise encore le terme “Nitendo”, c’est qu’on a un sérieux retard sur la modernité. Nitendo est un fabriquant de consoles et de jeux vidéos, et non pas la console elle-même. Visiblement, vous ne connaissez rien à l’univers des jeux vidéos et vous ne faites que répandre vos préjugés.

      Le “Nitendo” ne rend pas sédentaire (du moins, pas plus que la TV, l’Internet, l’auto ou l’hiver) tout comme le “Nitendo” n’est pas plus présent dans les maisons de banlieues.

      Et désormais, en 2014, il faut dire XBOX ONE (Microsoft), PS4, PS VITA (Sony), WIIUet NITENDO 3DS (Nitendo). La célèbre “Nitendo”, NES de son vrai nom (Nitendo Entertainment System), a été créée en 1983 et ne se fabrique plus depuis 1995.

      À bon entendeur…

    • @ guygadbois

      Comme j’ai dis, si le plaignant peut prouver que c’est dû au mauvais entretien des lieux, quelqu’un en serait responsable. Si c’est la ville qui n’a pas respecter ses propres règlements, ça pourrait être compliqué

    • hyde

      C’est un autre poster qui a utilisé le terme en premier. Je l’ai réutilisé.

      J’ai acheté la PS4 pour mon garcon pour Noel. Un de mes employés a fait la file chez Futureshop pour aller la chercher le jour de sa sortie.

      Et si vous etiez si clued in que cela, vous sauriez que tout le monde utilise Nintendo pour faire référence à la console elle-meme. Comme on dit Kleenex. “On joue-tu a la 3DS?” Non, “on joue au Nintendo”. Seigneur…

    • Mais c’est vrai qu’on utilise Wii,et non Nintendo, dans le cas de cette console particulière.

      Sans joke hyde, vous échangez avec quelqu’un qui se chauffe et climatise grâce à la géothermie, et dont la maison est domotisée. Parlez-moi donc de modernité à-la-hyde?

      C’est un dare, mais en vérité je crois que le sujet n’est pas pertinent, et que nous devrions cesser d’échanger sur celui-ci, pour le bien de tous.

    • un mauvais entretien n’est pas nécessairement fautif, sideup.

      Et n’est-ce pas la responsabilité primaire des parents de s’assurer que leurs enfants jouent là ou ils le devraient, surtout dans les circonstances décrites dans le billet de M. Cardinal?

      Nous ne sommes pas aux États-Unis.

    • @syl20_65 (aka Misère!)

      Le viaduc de la Concorde n’est pas tombé peut-être ? Et personne n’est décédé ? Ah, c’est vrai ce n’était pas un pont, seulement un viaduc, je m’excuse pour mon enflure verbale.

      Si vous me connaissiez le moindrement, vous sauriez que je suis au contraire tout à fait contre l’hyper-protection et les règlements, comme vous dites. Mais quand il y a une faute claire, comme justement dans le cas du viaduc de la Concorde, des paralumes du tunnel Ville-Marie (un miracle qu’il n’y ait pas eu de morts), ou quand les gens se blessent parce que la ville néglige les trottoirs, je suis d’accord qu’on puisse poursuivre et obtenir un dédommagement.

      Et en passant, ce n’est pas parce que vous complétez TOUTES vos interventions par un “Misère!” qu’elles sont plus crédibles. C’est tellement puéril et ça devient lassant.

    • @CLB16

      Oh boy, il y a tellement de supposition et d’à peu prêt dans votre affaire que je me demande bien par ou commencer.
      Pour défendre votre enflure verbale, vous me donnez l’exemple d’un viaduc qui est tombé alors que vous écriviez ”DES PONTS”. je trouve que entre ”un” et ”,des” il y a effectivement enflure verbale. Changer l’histoire en cour de route n’est pas une défense. Misère!

      Je ne vous connais pas mais je peux constater à ce que vous avez écrit qu’il vous faudrait kk pour vous tenir la main et je ne change pas d’avis parce que vous me dites que si je vous connaissais…et bla bla bla. Je ne vous connais pas justement et je n’ai aucun besoin de vous connaitre pour analyser ce que vous avez écrit. Si vous n’êtes pas pour la règlementation à tout bvent alors pourquoi la réclamée??? Vous parlez des 2 côtés de la bouche. Misère!

      Il y a tellement de ‘’si” et de conditionnel dans votre histoire qu’on pourrait aller à Paris et en revenir dans la même journée sans que ça nous coûte un sous.
      Et vous avez déjà entendu parler de ”prouver la faute”? Toutes personnes en mesure de prouver la faute qui lui a causé préjudice peut poursuivre. Je ne sais pas ou est-ce que vous êtes aller chercher qu’on ne pouvait pas poursuivre. Il y a des étapes importantes avant de le faire mais vous pouvez toujours le faire. Il ne faut pas seulement regarder les images, il faut lire jusqu’au bout. Misère!

      Et pour mes interventions qui finissent par ”misère”, en quoi ça vous regarde. J’ai bien le droit de finir mes interventions de la façon qu’il me plaît sans qu’une Germaine vienne essayer de me gérer et de me mener. Vous aimez jouer à la Germaine en plus. Misère!

      Sylvain Pelletier

    • Quels beaux souvenirs que ma ruelle à Montréal. J’y ai fait mes premiers coups de patins, etc. etc. etc. C’était en 1939. J’y retourne encore aujourd’hui et ça n’a pas changé. Même le pavage de ciment est le même. Tout un coin de mon enfance préservé. Montréal mon amour. xxxx

    • @gg
      Juste pour vous le rappeler : vous vivez dans une banlieue au milieu de la ville.

    • Non, je vis en ville, mais avec un terrain, une maison et un environnement dont meme les banlieusards beurk du 450 ont envie.

      A 3 nillions, vous pourriez vous payer la meme chose, mon gl.

      Sauf que…

    • Pourquoi est-ce que vous avez besoin d’une voie d’urgence en arrière des maisons? Dans mon coin, il n’y a pas de ruelle, les maisons sont collées, les terrains sont clôturés tout le tour, bref, il n’y a aucun accès pour des véhicules en arrière. Les véhicules passent par la rue en avant.

    • @syl20_65

      Encore une fois, vous n’avez rien compris. Je vais reprendre, plus leeeentement cette fois:

      Sideup soulève une question, à savoir qui est responsable et qui paie si un enfant se blesse sur la glace mal entretenue d’une de ces ruelles transformée en patinoire.

      Je LUI répond, un brin sarcastique, (du grec sarcasmos, signifiant qqchose qui vous passe 10 pieds au-dessus de la tête) qu’il ne sera pas facile d’obtenir réparations de la part de la personne responsable d’une fissure dans la glace d’une patinoire alors qu’on n’a même pas réussi à identifier un responsable, à moins que je ne me trompe, dans le cas du pont (oh pardon, du viaduc) qui s’est écroulé à Laval causant la mort de 5 personnes.

      Sideup avait visiblement compris, lui.

      J’ai bien dit puéril ?

    • Effectivement holo, je ne comprends pas cet argument moi non plus. A VMR, au début de la ville, les ruelles servaient à la livraison du charbon de chauffage…

      Depuis qu’on chauffe autrement (il y a donc fort longtemps), la ville a adopté un règlement permettant aux résidences de cloturer (cloture ou haie) en plein milieu des anciennes ruelles de facon à les séparer en deux parties égales, de sorte que celles-ci sont maintenant intégrées aux cours arrières des résidences.

      Les rues étant très tranquilles et les automobiles se stationnant dans les entrés privées, les enfants jouent dans la rue.

      Par contre à Montréal, avec les autos stationnées et le volume de circulation, le jeu dans la rue est probablement impossible. Donc, l’utilisation des ruelles pour des fins récréatives m’apparait une excellent idée. Il y a quelques années j’ai meme lu un article dans La Presse sur une ruelle ou les gens se projetaient des films sur grand écran le soir, avec popcorn, etc… Assez cool comme concept.

    • Il existe encore beaucoup de ruelles à Montréal non pas pour les services d’urgences, mais afin d’honorer les droits acquis de ceux qui avaient, par le passé, construit des garages donnant sur la dite-ruelle. Il est désormais interdit de construire un garage (ou un bâtiment de plus de 12 pieds par 12 pieds) dans sa cours. Il est permis de rénover un garage existant, mais pas de le jeter par terre pour le reconstruire. À mesure que les garages de ruelles ont été abolis, les ruelles ont été cédées aux propriétaires.

      Enfin, certaines ruelles, comme la mienne.

      Mon lot a été conçu en fonction d’abriter une ruelle, tel que le témoigne cet horrible poteau d’Hydro-Québec qui trône à 12 pieds de ma ligne de fond de cours. Cependant, les photos aériennes de l’époque de la construction montre que la dite-ruelle ne semble jamais avoir existée. Ma maison abritait pourtant un de ces horribles garages de cours au moment de l’achat.

      Enfin. Il s’agit d’un mystère.

      Dans mon coin, les seules ruelles entretenues par la Ville sont celles que les résidants utilisent pour fin de stationnement, condamnant ainsi l’entièreté de leur cours.

      Les ruelles des rues avoisinantes à la mienne grouillent d’enfant l’été. Elles ont piètre mine, mais cela ne semble pas déranger grand monde. Aucune patinoire par ici encore, mais plusieurs enfants y jouent au hockey “bottine”.

    • Ailleurs qu’à Montréal, les ruelles ont de multiples fonctions quelles peuvent remplir en même temps.

      Une ruelle peut permettre la circulation de véhicule pour le stationnement dans les cours arrières. On peut y faire des patinoires et les véhicules peuvent continuer à circuler.

      Les enfants peuvent y jouer en sécurité malgré la circulation des véhicules si elle est limité aux véhicules locaux.

      La transformation d’une ruelle en jardin ou parc est possible mais cela implique un consensus de tous.

    • Une ruelle fait partie de l’infrastructure tel qu’une rue et doit être libre au passage de la circulation. Il y a bien des entrées de garage qui doivent être d’accès libre en tous temps. Les règlements de la route s’applique aussi dans les ruelles, ce n’est pas une place pour laisser jouer des enfants sans supervision, c’est irrésponsable.

    • @gg

      Tout le monde utilise le terme “Nitendo”? Seulement si t’as en haut de 50 ans ;) . Les personnes disant “Nitendo” sont généralement les mêmes qui disent encore “Radio-Québec” plutôt que Télé-Québec. C’est tout dire.

      Mais bon, c’est vraiment le débat le plus impertinent que j’ai eu sur un blogue. Vous avez bien raison de mentionner que ça vaut même pas la peine de poursuivre la discussion.

      Bonne année!

    • Bonne année à tout le monde dans vos rues, ruelles, parcs, patinoires, pistes de ski de fond …

      @Mr Cardinal
      Très bon ménage.

    • @ sideup

      il y a un principe en droit qui s’appelle le ” volonti non fit injuria” qui veut dire l’acceptation volontaire du risque. donc si on accepte de patiner sur une patinoire publique, et bien on accepte le risque que l’on peut se blesser sur cette patinoire. c’est aussi ça le monde du droit.

    • Une idée simpliste qui dans le fond n’améliore ni les transports, ni les couts liés à habités dans les quartiers centrales pour les familles.

      Je pense à mes voisins sur le Plateau qui ont payé une prime de 25000$ car ils ont un stationnement dans la cour dont l’accès se fait par la ruelle, que vont-ils faire? vont-ils rouler sur la patinoire?
      Imaginez les risques d’une voiture qui roule sur une patinoire plein d’enfants, il y a certainement un danger.

    • @ sideup

      Vous représentez malheureusement la mentalité de plusieurs Québécois: ça prend toujours quelqu’un d’autre de responsable et qui paye pour nos accidents.

      Quand j’étais jeune et qu’on “se pétait la gueule” en grimpant à un arbre, en bicyclette, en jouant au hockey bottine ou en essayant d’imiter Edouard Carpentier – que ça se passe chez le voisin, dans la rue ou dans la cour d’école) – bien on rendrait chez nous, notre mère nous “patchait” (et nous amenait parfois à l’hopital pour des points ou une radiographie) et on apprenait ainsi tranquillement notre leçon.

      Maintenant, c’est de trouver à qui la faute (puisque ce n’est jamais la nôtre)

      @ pierrejons1

      Ben oui, il y a risque: Si les enfants ne se tassent pas et que le gars roule en fou. Mais sommes-nous rendu à ce point un peuple de pantoufles !

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    décembre 2013
    D L Ma Me J V S
    « nov   jan »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité