Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mardi 22 octobre 2013 | Mise en ligne à 7h34 | Commenter Commentaires (46)

    La priorité économique: avoir des priorités économiques…

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    Ça avait des airs de discours électoral. Ça sonnait comme un discours électoral. Ça avait le titre d’un discours électoral. On y retrouvait du contenu digne d’un discours électoral.

    Mais malheureusement, ce n’était pas un discours électoral…

    La conférence présentée hier midi au Cercle canadien de Montréal par L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier, aurait dû se retrouver dans la bouche d’un des candidats à la mairie.

    Intitulée «Nous sommes tous Montréalais», elle était riche de contenu et traçait la voie pour une véritable relance de Montréal. Une chose, étonnamment, que l’on ne retrouvait jusqu’ici dans aucun discours d’aucun des candidats à la mairie…

    Le développement économique a beau être la deuxième priorité des électeurs selon le sondage CROP Radio-Canada, il a fallu attendre le débat organisé hier soir par la Chambre de commerce de Montréal, et diffusé à RDI, pour qu’on aborde de front le sujet.

    On les a donc enfin entendus hier, le temps d’un débat sur la question. Le temps, aussi, de s’apercevoir que ce n’est la tasse de thé ni de Bergeron, ni de Joly, ni de Coderre.

    Seul Marcel Côté a véritablement brillé en faisant montre d’une compétence et d’une profondeur de réflexion que n’ont pas ses adversaires sur cette question. Il a d’ailleurs remporté le débat aux yeux des gens d’affaires, à mon avis.

    N’empêche, tous ont leurs faiblesses sur la question, même Côté. Ce dernier, en effet, souffre de ne pas en avoir fait un cheval de bataille jusqu’ici. Il en a même assez peu parlé durant la campagne. Très curieusement, car en privé, il est intarissable sur la question. Et en public, il pourrait s’en servir pour se distinguer de ses rivaux.

    Le chef de l’Équipe Coderre, pour sa part, a remporté le débat du point de vue des électeurs, à mon avis, mais davantage parce qu’il a démontré un certain sens du leadership qu’en raison du contenu de ses interventions. Ses envolées sur la nécessité de mettre Air Canada au pas et de représenter Montréal en tant que région à l’étranger ont fait mouche. Sa condescendance à l’endroit de Mélanie Joly, par contre, était triste à voir.

    Richard Bergeron maîtrise certes le sujet, mais il s’en tient beaucoup trop à ses dadas: le tramway, les familles et la qualité de vie. Autant de sujets qui contribuent certes au développement économique, mais qui contournent des questions d’importance comme la fiscalité des entreprises, le transport des marchandises, la multiplication des organisations de soutien à l’entrepreneuriat, le démarcharge à l’étranger, etc.

    Reste Mélanie Joly qui, sur cet enjeu comme sur d’autres, ne passe pas le test de la deuxième question: elle peine dès qu’on lui demande d’approfondir, comme l’a fait Gérald Fillion hier sur la taille de la fonction publique et les raisons qui inciteraient Québec à accorder une partie de la taxe de vente à Montréal.

    Cela dit, contrairement aux candidats au cours des dernières semaines, Jacques Ménard, lui, a osé aborder l’enjeu de front, hier midi, en brossant un tableau panoramique des défis économiques de Montréal. Et son discours était rien de moins que passionnant.

    Il a «levé le voile», comme il dit, sur les résultats d’une étude à paraître, réalisée par le Boston Consulting Group, qui analyse les moyens qu’ont pris différentes villes dans le monde pour se relever après une période difficile : Manchester, Melbourne, Philadelphie, Pittsburgh, San Diego, Seattle et surtout, Boston.

    Je reviendrai cette semaine sur les détails de la présentation (que je vous invite à lire ici), de même que sur les idées sur Montréal contenues dans le livre de François Legault. Je m’en tiendrai, pour l’instant, à la principale conclusion de M. Ménard, qui notait qu’aucune ville étudiée n’avait eu à réinventer la roue pour connaître un second souffle.

    L’enseignement à tirer de ces cas étrangers, a-t-il ajouté, est même d’une étonnante simplicité: «définir des priorités, investir dans ses priorités, promouvoir ses priorités. Et tenir bon.»

    Or justement, à 12 jours du jour J et après 10 ans d’une administration qui n’en avait aucune, on les cherche toujours, les priorités économiques fortes des différents candidats…


    • C`est l`histoire de la charrue qui était passée devant les boeufs ou la fable de comment faire comme si rien ne s`était passé.

      Les gens de la génération de monsieur Ménard voudraient bien que ce soit business as usual et que toute cette gênante histoire qui a mis au jour de petits namis soit vite enterrée pour que l`argent recommence à rentrer à pleine porte ou à pleines enveloppes c`est selon.

      Oui c`est sarcastique mais on dirait que pour plusieurs comme monsieur Ménard l`étape du souffrir pour être beau peut être évitée. Or , tant que la commission Charbonneau n`aura pas mis un terme à ses fouilles archéologiques et que tous ceux impliqués dans le systeme de corruption ne seront pas passés devant les tribunaux, un spectre va rester au dessus de la prochaine administration. Le prochain maire va être castré et c`est aussi bien ainsi afin qu`il soit forcé à apporter les correctifs nécéssaires et a mettre en place les mécanismes qui permettront de ne plus être à la merci des différents paliers de la collusion.

      Faut être carrément négligeant pour parler de priorités économiques alors que la ville est quasiment en tutelle et que son organigramme doit être revu. Montréal en a pour plusieurs années a vivoter mais c`est un petit prix à payer pour s`assurer que le nettoyage soit fait. Il n`y a aucun candidat qui puisse rien y changer .

      On sait tous que BMO groupe financier fait partie de ces entités qui veulent notre bien….mais cette fois ci, il sera difficile de l`obtenir parce que cette initiative est un coup d`épée dans l`eau et que pour l`instant ,ils ne peuvent mettre personne parmis leur nouvelle liste de petits namis. Dommage !

    • Personne de l’envergure de Jacques Ménard ne se présentera jamais à la mairie de Montréal. Pourquoi? Un des éléments est que ça ne paie pas!

      À un moment donné il faudra s’attarder au salaire versé aux élus en fonction du travaille demandé.

      Je suis un simple technicien chez Bell Canada et pourtant je fait plus qu’un conseiller municipal. C’est pas normal. Un comissaire scolaire décide de notre système d’éducation et est payé 12 000.

      Pour ce qui est de la présentation de Mr Ménard, est-elle disponible quelque part sur le web?

      En faite ce que vous dites en économie est vrai pour toute priorité. Bien les définir, s’investir à les réaliser et tenir bon.

      Ferrandez qui sera ré-élu sur le Plateau en est un bel exemple.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Oups désolé, je n’avais vu le lien.

    • Assez d’accord avec Noirod! Et ce Monsieur Ménard semble penser qu’il a des solutions simples à tout! Le même qui disait aux experts comment contrer le décrochage scolaire… Hum… Mais franchement, tant que les taxes seront utilisées pour engraisser des fournisseurs fourbes, on va peiner! SVP colmatons le fond de la chaudière avant d’essayer de mettre de l’eau claire dedans!

    • ..@François Cardinal: Une conférence à laquelle, comme il n’y a pas si longtemps, j’aurais aimé assister. Un texte que j’aurais aimé avoir écrit, plein de bon sens, réaliste et réalisable et qui distribue quelques baffes bien méritées. Les deux extrémités de l’A-40 sont interpelées. Merci de nous l’avoir proposé. Perso, j’en aurais peut-être donné quelque une de plus mais on me dit que je suis parfois trop vindicatif.

      Question: Maintenant que le diagnostic et la cure ont été faits, qui prendra en main la remise sur pied du patient? Pour le moment, le moins qu’on puisse dire c’est que ça ne se bouscule pas vraiment au portillon. Entre l’inexpérience (naïve?) qui fait dire à Mélanie Joly que «les «maires ne font pas de développement économique», l’image d’un idéaliste «Ferrandesque» de Richard Bergeron et le populisme quasi «Camillien» de Denis Coderre, ne reste que Marcel Côté capable d’intégrer rapidement une approche comme celle de Ménard. Malheureusement, s’étant toute sa vie contenté de jouer à peu près dans l’ombre, il arrive un peu tard. Le manque d’exercice sur la patinoire politique va lui être fatal. On le voit lors des débats. Comme disent les commentateurs sportifs: «Il lui manque cette fraction de seconde» qui permet aux «scoreurs de scorer». Mais savoir «scorer» avec fracas n’est pas tout. On a déjà vu de bons «scoreurs» se casser le nez comme coach.

      Alors, les Montréalais, vous faites quoi?

    • @noirod – 22 octobre 2013 – 08h07
      … C’est l’histoire de la charrue qui était passée devant les boeufs ou la fable de comment faire comme si rien ne s’était passé. …

      En effet, il faudrait commencer par régler les sérieux problèmes que nous avons à Montréal:

      1) les magouilles révélées par la commission Charbonneau qui nous ont coûté des millions et des millions de dollars;
      2) les conditions de travail aberrantes des employés de la Ville qui nous coûte une fortune en y ajoutant le déficit monstrueux des caisses de retraites de ces employés;
      3) l’incroyable nombre d’élus à Montréal (M. Vailles en parlait en fin de semaine dans la Presse) et la structure folle de cette ville suite à la fusion et défusion;

      Nous avons des problèmes à en plus finir et on regarde les débats et est-ce qu’on discute de la manière de les régler, bien sûr que non, car ce sont des problèmes difficiles et comme toujours, on va les pelleter en avant et espérer qu’un tour de magie va les faire disparaître.

      On espérait du renouveau à l’hôtel de Ville et deviner quoi, on aura probablement D. Coderre comme prochain maire … misère … Ca risque de nous faire regretter G. Tremblay.

      Personnellement, la seule qui apporte un vent de fraîcheur est M. Joly et malheureusement, elle manque visiblement d’expérience. Je risque néanmoins de voter pour elle et on espère qu’elle restera en politique car dans quatre ans, elle pourrait s’avérer un bon choix comme mairesse de Montréal. Je ne suis pas déçue de sa performance hier au débat sur l’économie, il faut lui donner du temps.

      Je regarde aller le maire Labeaume à Québec et on regrette de ne pas avoir l’équivalent parmi les candidats en liste.

    • Si j’étais candidat à la mairie de Montréal…

      Mes Priorités:

      Le retour d’un funiculaire sur le Mont-Royal, le reconversion du silo 5, le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, l’agrandissement du Palais des Congrès, le SRB, Discussion finale sur l’avenir du Stade Olympique, assouplissement de la politique sur le stationnement, etc.

      La tarification des parcomètres serait ajustée pour permettre d’avoir un plus grand achalandage des commerces surtout les soirs de semaine et le Week-end.

      Je suis un peu un anti-Bergeron sur ce point.

    • @jeanfrancoiscouture – 22 octobre 2013 – 08h49
      … Entre l’inexpérience (naïve?) qui fait dire à Mélanie Joly que «les «maires ne font pas de développement économique»…

      Et au cours des dernières années, en ont-ils fait? Des terrains vendus à rabais à des prometteurs immobiliers, des magouilles dans la constructions qui ont coûté une fortune aux contribuables, les avantages indécents des employés de la ville, etc…

      Tout ça fait en sorte qu’on doit taxer toujours plus les Montréalais qui ont donc moins d’argent pour faire quelque chose d’autres avec leur argent et cela, ça freine le développement de Montréal. Si le gouvernement du Québec ou la ville de Montréal veut aider le développement, qu’ils remettent de l’argent dans les poches des consommateurs, pas vider leur porte-monnaie.

    • Il ne fait aucun doute que Monsieur Ménard est un grand montréalais. Il a tout fait pour garder nos chers Expos, mais en vain, qui sait,énergie karmique oblige, il songe p-e à redoubler d’efforts pour ramener NOS Z’AMOURS. Comme si la planche de salut de notre grande métropole passait par un vote des proprios du baseball majeur ! Le Maire Bloomberg a déjà déclaré qu’il ne se souciait pas vraiment de la politicaillerie qui se déroulait à Albany ou à Washington ! Je suis convaincu que les Koch et Giuliani, comme lui, traçaient leur propre voie. Je crois que les montréalais veulent d’un maire (homme ou femme) avec des couilles, comme nos voisins disent en yiddish, du chutzpah, en arabe, un mot similaire mais pas semblable serait hasafah , voulant dire ‘’bon jugement’’, une personnalité forte, respectueuse des minorités, un montréalais dans l’âme, quelqu’un qui a passé toute sa vie ici et qui prend l’avenir de cette ville a cœur, un politicien qui justement n’est pas intimider par les manigances d’Ottawa et de Québec. Nul doute que cette étude de BCG est étoffée et ben structurée. Est-il possible d’en obtenir une copie?
      NM

    • Toujours vêtue de noir tout comme d’anciennes passionarias du show bizzz, Mélanie a sans doute doute dû manquer sa vocation, et nul doute que la chanson de Dubois à propos de tous ces politiciens qui rêvent de devenir des artistes lui conviendrait à merveille.

      Mais toujours est-il qu’elle n’aura certainement pas mon vote en tout état de cause. D’autant plus que sa candidate a été démissionnée de mon arrondissement en dernière analyse. Too bad en effet…

    • L’économie, la population s’en fout en général. Un simple exercice sur votre site web et comparez le nombre d’interventions sur les blogues économiques ou sur le vôtre par opposition au nombre d’interventions sur les articles sur la Charte et vous verrez.

      Regardez le CV de Marcel Côté versus le CV de Dennis Coderre et pourtant, Coderre va écraser Côté à l’élection.

    • @apocalypse,

      ce n’est simplement pas pertinent d’aller ressasser ad infinitum les erreurs des administrations précédentes pour justifier d’élire des gens qui referont les mêmes erreurs.

      Marcel Côté n’a pas le côté showbiz que certains attendent d’un maire, mais il demeure le seul vrai candidat à qui on voudrait confier l’administration de 4,5 milliards de dollars de taxes et le développement de Montréal.

    • Ce que je retiens de votre billet,monsieur Cardinal, “on recherche ,les priorites economiques fortes des differents candidats “…. Je dirais ceci, si tel est le cas ? alors on parle toujours d’opportunise politique des candidats suite a 10 ans de magouille politique , sur l’ile de Montreal par les bandits a cravates. Presentement tout le monde sait que le chat est finalement sorti du sac avec nos la commission Charbonneau.. que veulent les gens maintenant ??? de l’integrite j’espere….

      Qui du groupe peut vraiment amener des capitaux pour un developpement economique durable ??? ensuite il reste d’immenses problemes de gestion municipale, les conventions collectives avec nos cols bleus ?des defis considerables pour une grande ville comme Montreal… attende le nouveau maire… en 1967 Jean Drapeau, avait un plan economique…mettre Montreal sur la carte mondial…. l’exposition universelle, le metro, les jeux olympiques…. oui tout cela coute une fortune, mais Montreal etait une ville incroyable a vivre………… peut-on penser que Montreal l’est aujourd’hui ???? et qui va nous redonner nos lettres de noblesse ???????

    • @teamstef – 22 octobre 2013 – 09h43
      M. Côté, avec son incroyable gaffe, volontaire ou pas, des appels téléphoniques, il s’est sorti de la course en ce qui me concerne. De plus, quand bien même M. Côté aurait des références en matière d’économie, c’est un novice en politique et ça parait. Il va être difficile de ma faire croire qu’il va sauver Montréal.

    • L’économie, toujours l’économie. Nous ne devons pas être au service de l’économie, c’est l’économie qui doit être à notre service. De plus, quand on regarde la perte de productivité causé par les bouchons de circulation et la fortune que l’on perd en balance commerciale avec la voiture, un meilleur système de tranport en commun est la solution à bien des problèmes (j’ai déjà donné des hyperliens dans des billets précédant) et c’est un domaine sur lequel le maire à beaucoup de pouvoir.

      @critique 101
      ”La tarification des parcomètres serait ajustée pour permettre d’avoir un plus grand achalandage des commerces surtout les soirs de semaine et le Week-end.
      Je suis un peu un anti-Bergeron sur ce point.”

      Les rues commerciales déborde les soirs et la fin de semaine. C’est souvent les jours de semaine que c’est plus tranquille et c’est pour ça que dans la platteforme de Ferrandez il est proposé de moduler la tarrification en fonction de l’achalandage. Si vous voulez être anti-Bergeron, vous avez raté votre coup.

    • ..@apocalypse,09h07:

      Mais je suis tout à fait d’accord avec vous.

      En citant Mme Joly, je ne faisais que souligner son affirmation catégorique à l’effet qu’à son avis, un maire ne «fait pas» personnellement de développement économique.
      À son avis, un maire doit se limiter «à créer un environnement qui inciter les vrais développeurs à développer». Je ne suis pas d’accord avec cette vision limitée du rôle d’un maire mais je ne suis pas d’accord non plus avec toutes ces folies des dernières années. Cela me semble aller de soi.

      Je pense que vous et moi sommes sur la même longueur d’ondes.

    • @superseb

      Je faisais référence au fait que je suis pour les automobilistes. (Bergeron et projet Montréal n’aiment pas les automobilistes.

      Les tarifs des parcomètres doivent être modulés et les tarifs doivent baissés selon l’achalandage, non pas augmentés. La fin de semaine des tarifs bas à 1$ ou 2$.

      Si Luc Ferrandez a compris le message tant mieux… mais en lisant l’article qui suit c’est à croire qu’il a changé d’avis… récemment.

      http://www.ledevoir.com/politique/montreal/386684/le-tarif-de-parcometres-blame-pour-les-mauvaises-affaires-des-commercants

    • On fait beaucoup de cas de la déclaration de Madame Joly sur le rôle du maire, et pourtant mise dans le contexte j’ai compris qu’elle s’en servait pour illustrer le ‘mauvais développement’ fait au cours des dix dernières années: terrains vendus à rabais (pour des *&%$)##*%$ de condos qui poussent partout dans et autour du centre-ville), magouillage et collusion entre élus et firmes, etc…

      Moi aussi je vois le maire comme un ‘facilitateur’, et le développement du transport en commun est à mon avis le premier mandat de la personne qui sera élue le 4 novembre prochain. Et à ce niveau, ce que j’ai entendu de Denis Coderre (repeinturer les lignes déjà existantes) ne démontre pas beaucoup d’ambition.

    • @sebpoo32 – 22 octobre 2013 – 11h02
      Effectivement, on a fait beaucoup de cas de cette déclaration de Madame Joly et personnellement, je n’ai pas vu où était le drame. Je pense qu’elle a en partie raison, une partie du rôle du maire et de l’hôtel de ville est de faciliter la vie des gens qui veulent faire du développement.

      Par ailleurs, j’ai été beaucoup par la réaction carrément arrogante de M. Coderre suite à la déclaration de Madame Joly. Je déteste l’arrogance, M. Coderre devrait prendre du temps pour maitriser le concept d’humilité. De plus, comme vous dites, repeinturer les lignes déjà existantes … ouais :-( . Au moins, M. Bergeron propose quelque chose avec les tramways.

    • Régler les fonds de pension serait la plus grosse décision économique des dernières décennies pour la ville.

      Mais il faut être courageux, peu de politicien québécois ont ce courage.

    • @Bernard Héroux
      Le salaire que les élus recoivent est amplement sinon trop suffisant. Nos élus devraient être des individus créatifs qui ont une passions pour servir leur concitoyens. Augmenter les salaires n’attirerait pas de meilleurs candidats, mais seulement des gens qui y sont pour le fric. En fait c’est prouver que plus les salaires augmentent et plus l’efficacité diminue, çà c’est pas moi qui le dis, mais une étude commandé par La “Federal Reserve Bank of America”.

      Une excellente présentation de Dan Pink sur ce qui motive les gens (en anglais), que tout le monde devrait voir.

      http://www.youtube.com/watch?v=u6XAPnuFjJc

      P. Gosselin

    • Tu réunis dans une salle, Guy Laliberté, Lise Bissonnette et Robert Lepage.
      OK je vous loue le stade, le silo no 5, pour 1$ par année, pondez moi un projet.

    • @maniacs 11h45 – indeed!

      Coderre: “on ne s’improvise pas comme maire”. Ce n’est pas ce qu’il fait? Il ne fait que marteler qu’il va avoir un comité exécutif. Et tant d’expérience politique n’excuse pas le manque total de respect envers les autres candidats. Au contraire. Ce n’est pas du leadership.
      Bergeron: sa plateforme est trop ambitieuse, et malheureusement, son dada du tramway, l’écarte.
      Côté: Montréal gagnerait à avoir des types comme Côté à l’hôtel de Ville… mais comme maire? Il serait mieux positionné dans un rôle plus dans l’ombre.
      Joly: beaucoup d’actions concrètes. Franchement impressionnante.

    • On surestime toujours le pouvoir de la personne en haut de la pyramide. Ils ont une équipe derrière eux pour les faire les stratégies économiques. On devrait plus se pencher sur la profondeur des équipes pour faire des choix éclairés.

    • @gl000001
      Vrai, mais les priorités seront toujours celle du haut de la pyramide.
      Si le haut n’est pas porté sur les questions économiques mais, disons sur l’urbanisme, alors toutes les ressources vont naturellement se déplacer vers là – même les gens qui sont censés renforcer les autres priorités. Pourquoi? Pour “l’exposure” et l’avancement.

      La pire réponse pour un leader est de dire “j’ai du monde qui s’occupent de ça”. Dans ce cas, la régression est inévitable.

    • Allez voir le cout des engagements actuariels pour la pension des employes municipaux et vous allez oublier vite vite toute marge de manoeuvre pour le “développement économique”. On sera surpris d’etre capable de boucher tous les nids d’poules a temps pour l’hiver.

      Et c’est la meme chose pour la ville de Quebec et a Laval.

    • @-alexandre-
      ” toutes les ressources vont naturellement se déplacer vers là”.
      Toutes ? Faut pas exagérer quand même.

      “La pire réponse pour un leader …”
      Au contraire. En général, les gens intelligents se méfient des organisations autocratiques ou dictatoriales à la Harper.

    • Un bon leader avec une équipe de bouffons, ça ne donne rien. Et un bouffon avec une bonne équipe ça ne va nulle part.

      Il faut les deux, un maire qui a une tête et qui est capable d’avoir une vision du développement de la ville et une équipe capable de l’épauler et de réaliser sa vision.

    • @gl00001
      Vous confondez plusieurs concepts.
      S’intéresser à un sujet en tant que leader ne signifie pas être autocratique.

      Si vous ne comprenez pas ce que je dis, regardez les entreprises aller et lisez des rapports sur la performance des entreprises.
      C’est la même chose pour n’importe quelle organisation, et c’est du leadership 101 car la nature humaine est ainsi faite: si votre boss ne s’intéresse pas à ce que vous faites, vous ne le ferez plus. Si vous voulez avancer, vous allez faire ce qu’il priorise.
      C’est exactement la même chose pour votre boss qui a un boss au-dessus de lui jusqu’à ce qu’on remonte en haut (ou en fait, qu’on redescende en bas en “trickle down”).

    • J’ai raté ce débat. Je vais essayé de trouver l’enregistrement sur le web.

      Mais comme tout le monde, j’ai entendu la phrase de Mélanie Joly aux nouvelles du matin et sur le fond, je trouve qu’elle a raison. Elle n’aurait juste pas dû employer les mots “un maire ne fait pas de développement économique”.

      Le maire (et tout autre politiciens élu) fait du développement économique en créant un climat favorable aux affaires et à la création de richesse. Et ça passe par toute sorte de choses comme la fiscalité, le climat social, l’état des finances publiques, l’efficacité du transport, etc…

      Trop souvent, quand les politiciens nous parlent de développement économique, ça veut dire endetter la population pour bâtir des routes qui mènent nul part ou créer des éléphants blancs… j’exagère là mais vous voyez un peu l’image.

    • @-alexandre-
      On semble dire la même chose vous avez des conclusions diamétralement opposé aux miennes. Si je ne fais ce que mon boss veut, il va me le dire. Si le maire veut qu’un des ses lieutenants s’occupe de développement économique, il va le faire. Si le maire ne s’est entouré que de “yes man” personne ne va lui dire qu’il devrait s’occuper de développement économique. Ca va dans les deux sens. C’est pourquoi, il faut s’intéresser au boss et à son équipe.

      @bonserge
      Très bien vu et résumé.

    • Marcel Côté devrait se retirer de la course afin de ne pas nuire aux chances de Mélanie Joly. Il est parti pour faire le tiers du score de Louise Harel aux dernières élections.

    • Alex

      Ca ne vaut pas la peine.

    • Quelques points en vrac:

      1) “Sa condescendance à l’endroit de Mélanie Joly, par contre, était triste à voir”: je l’ai noté à 2 reprises dans les interventions sur SRC pendant le débat. Coderre vouvoyait les autres mais tutoyait Joly. Et un “elle, elle a pas d’expérience” sur un ton condescendant avant d’enchaîner avec “y’a pas un dimmer sur ça” ça en plus… un objet ou une personne?
      S’il traite la population de même, ça va être un beau Labeaume 2 à la mairie de Montréal… misère.

      2) Côté en effet semblait beaucoup plus à l’aise que lorsque je l’ai vu lors de la soirée au “Mégaphone” sur la Promenade des Artistes il y a 2 semaines. Robotique.
      Étrange, j’avais l’impression de voir 2 hommes différents.

      3) @M.Cardinal, vous êtes en général très actif sur votre blogue sur Montréal alors je suis un peu perplexe (et déçu) devant le peu d’entrées alors que nous sommes en pleine campagne d’une des plus importantes campagnes des dernières années. On veut tout plein d’entrée de blogues. :-)

    • La croissance économique !

      L’expansion économique !

      Le cri du maire du village de péquenots aveuglés par l’afflux de pognon… au mépris des conséquences à long terme.

      Les vieilles recettes des années 1950, répétées ad nauseam, et qui ne fonctionneront plus en ce 21e siècle de ralentissement du système économique mondial pour cause d’atteinte de limite de croissance par ledit système économique…

      Aucun des acteurs politiques municipaux, provinciaux, fédéraux qui ne donnent la moindre indication d’être conscient des véritables enjeux auxquels auront à faire face nos sociétés du 21e siècle.

      Lire ici ce que le père de la dynamique des systèmes, Jay Forrester, inventeur de la RAM, Random Access Memory, la mémoire que l’on retrouve dans tous les ordinateurs aujourd’hui, à a dire sur notre société:

      http://web.mit.edu/newsoffice/2009/sloan-forrester-0130.html

      Au 21e siècle, il faut cesser la course à l’illusoire croissance perpétuelle, et se concentrer à créer un modèle social basé sur la stabilité et la décroissance.

      Le capitalisme tel qu’on le connait, c’est fini, c’est entrain de s’écrouler partout dans le monde, comme on peut le voir actuellement en Europe.

      Mais bon… continuons d’appuyer de grosses baudruches gonflées aux clichés des années 1950 comme Denis Coderre qui nous promettent des lendemains dignes des années 1960 qui évidemment ne se réaliseront JAMAIS.

      Les lunettes roses, la tête dans l’sable, l’aveuglement volontaire, ça semble préférable pour la majorité des politiciens et la majorité des citoyens.

      La réalité… trop difficile à accepter.

    • @ michel75

      J’aimerais aussi faire «tout plein d’entrées» sur mon blogue. Mais ce dernier est le lieu où je m’amuse, disons, après que le reste de mon travail est fait. Et ce travail me prend beaucoup de temps, surtout que je suis nouvellement chroniqueur à l’émission C’est pas trop tôt de M-F Bazzo.

      J’en fais autant que je le peux, promis.

      François Cardinal

    • Ai-je bien lu que Coderre serait prêt à reconsidérer la ligne 747?
      Coderre de Montréal Nord, l’ardent défenseur de l’industrie du taxi.
      La ligne 747 est probablement le meilleur projet de la STM depuis le métro en 1962.
      C’est un service extrêmement populaire et une utilisation optimale du transport en commun: efficace, rapide et désengorge le trafic.

      Si c’est le cas, c’est un bel aperçu du genre de maire qu’il sera: il va favorisé l’intérêt de sa minorité contre le bien public.

    • @critiqueur 101: parfaitement d’accord avec vous. C’est incroyable que personne ne parle du toit du stade et du recouvrement de l’autoroute ville-marie. Je trouve aberrant que les seules solutions au problème de la congestion soit de diminuer l’espace pour les automobiles avec le SRB. Comme si tout le monde allait et pouvait prendre le bus! La pensée magique encore une fois….
      J’aurais espéré que les candidats s’engagent à forcer Québec à investir plus rapidement dans tous les projets de métro actuels. Le seul qui en parle est Bergeron, mais son projet de tramway rétrograde et sa volonté de faire disparaître la voiture lui enlève toute crédibilité dans la population normale.

    • @noirod
      votre commentaire d’ouverture est très pertinent, ça va prendre un grand changement, une nouvelle image

      à écouter ces candidats, j’crois bien que la seule capable de moderniser notre ville c’est Mélanie Joly, un 1er mandat pour réorganiser avec une nouvelle équipe, puis un nouveau départ

      je donne ma confiance à nos jeunes

    • @ugoh

      22 octobre 2013
      21h14

      Bien d’accord avec vous, Marcel Côté devrait même ce joindre à l’équipe de Mélanie Joly. Pour être bien d’écraser le faux Labeaume.

    • ”Pour être bien sûr d’écraser le faux Labeaume”

    • Marcel Côté a raison de dire qu’il faut d’abord « nettoyer l’écurie », c’est-à-dire revoir non seulement des façons de faire qui permettent la corruption mais aussi des structures et méthodes de gestion grandement déficientes. Par contre il ne voit pas l’éléphant dans le salon, en ce qui concerne le développement économique de la ville : la population suit les infrastructures de transport; la croissance économique et l’emploi suivent la population. Le reste suit. C’est pourquoi Richard Bergeron martèle constamment ces points, au risque de sembler dogmatique, et c’est pourquoi il a le programme économique le plus solide de tous les candidats. Ramener l’investissement dans le transport dans la ville, y ramener ainsi la croissance de la population ouvrirait la voie à toutes les priorités que Montréal voudrait bien se donner, comme le suggère M. Ménard : culture, aéronautique ou autre. Accepter que Québec continue à mettre l’essentiel de ses budgets de transport dans les autoroutes poussant la croissance économique hors de l’île et se contenter de miettes à Montréal, c’est accepter de perpétuer la stagnation démographique et le chômage élevé à Montréal. Drôle de programme pour un aspirant maire de Montréal.

    • Vouloir relancer l’économie au moyen d’avantages pour les entreprises (payés par la population) est une idée du même ordre que celle avancée par les républicains américains consistant à dire qu’il faut diminuer les impôts des entreprises pour créer de l’emploi. Cela semble raisonnable à première vue, mais quand on y réfléchit, on s’aperçoit que cela ne marche pas.

      Les entreprises vont s’établir là où les ressources se trouvent. Si la ressource est une main-d’oeuvre qualifiée, si la ressource est des cadres, des ingénieurs et des scientifiques, alors l’entreprise s’établira où il y a cette main-d’oeuvre qualifiée. Les taxes et les frais administratifs ne sont pas déterminants quand on les compare au coût de la main-d’oeuvre. S’il n’y a pas de main-d’oeuvre qualifiée, l’entreprise ne s’établira pas dans la ville, même si les taxes sont nulles.

      Je comprends les gens d’affaires de demander moins de taxes et plus de subventions (payées par la population). Le résultat à court terme est un peu plus de profits et je ne connais aucun entrepreneur qui ne cherche pas à faire un peu plus de profits.

      Par contre, les entreprises se préoccupent surtout de leur propre bien, pas de celui de la ville où elles résident. Les entreprises savent qu’elles peuvent déménager si leurs demandes amènent à plus long terme à une détérioration de la ville où elles résident.

      Pour relancer l’économie de Montréal, il faut donc surtout faire en sorte que les meilleurs éléments de sa population restent à Montréal. Dit de manière simpliste, la santé économique d’une ville n’est pas la source de la santé globale d’une ville, c’est son résultat. Subventionner les entreprises peut apporter un effet, mais cet effet ne sera toujours que superficiel et à court terme.

      Subventionner les entreprises c’est un peu comme apporter de l’eau par camion-citerne et la déverser dans un ruisseau qui est bloqué en amont pour en augmenter son débit. Quand on regarde le résultat en aval on constate effectivement une augmentation du débit, mais dès qu’on cesse d’ajouter artificiellement de l’eau, le débit revient à ce qu’il est naturellement.

      L’interventionnisme pour développer économiquement une ville ne devrait jamais se faire au détriment de la population. La santé démographique d’une ville est la source de sa santé économique. Il faut donc choyer avant tout la population et faire de Montréal un endroit où il fait bon vivre.

      J’ai deux amis qui ont quitté Montréal. Un pour la banlieue de Toronto (Pickering), l’autre pour Calgary. Ils ne regrettent pas leur décision.

    • Je dois amettre que au tout debut de la campagne Montrealaise, je penchait sur M.Coderre; le vote populiste. Suite à la vision de deux débats mon choix à changer. Suite un questionnement qui m’ incite a penser differamment; le poste de maire ne se gagne pas en quelques semaines, il se merite. C’ est la raison que mon vote ira a Richard Bergeron qui me semble avoir fait ses devoirs dans les dernieres annes, qui a de loin la meilleure expertise pour developper la ville et qui n’ est pas soumis a des partis politiques provinciaux ou federaux.

    • Coderre c’est une coquille vide tous qu’il veut c’est rester en politique, parait c’est payant surtout si on vient du PLQ. J’espère que le nouveau conseil sera divisé et que le maire n’aurait pas de choix que de colaborer.
      Montréal a besoin de redécouvrir son visage français, c’est la seul différence elle a en compétition avec d’autres villes de la même grandeur. Il faut terminer avec ce multiculturisme qui fait fuir les familles vers le banlieux, il y a peu de parents qui veulent élever leurs enfants dans des écoles ou on enseigne avec un turban et une voile.
      Oublier les tramways et d’autres fantasmes, Montréal a besoin une gestion des valeurs des Québecoises, et retourner nos infrastructures dans un état digne de la métropole du Québec.

    • “La crise financière nous a bien démontré la profondeur de cette citation… L’incompétence et l’irresponsabilité de ces banquiers qui ont fait mumuse avec notre argent… Qui dans les beaux temps prêtent l’argent, et dans les temps difficiles (qu’ils ont eux même provoqués) bloquent les prêts… Avec la crise financière, l’on ne peut qu’être écœuré de ces banquiers profiteurs du système, capitalistes qui jouent avec notre argent et une fois avoir tout perdu viennent pleurer pour que l’État les subventionnent…” Anonymous

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