Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 28 septembre 2013 | Mise en ligne à 7h30 | Commenter Commentaires (61)

    Pourquoi ne pas changer le nom de la rue de Bleury?

    Gary Carter a sa rue, mais pas David Jerome Spence.

    Pas étonnant, direz-vous, il ne reste qu’une poignée de personnes se souvenant de l’architecte David Jerome Spence. Il est tombé dans un grand trou de notre mémoire collective. Et ce, les amateurs de baseball me le pardonneront, même s’il a laissé à Montréal un legs bien plus important que le receveur des Expos…

    Spence (1873-1955) est cet architecte américain qui a dessiné l’ancien bureau postal du 1700 Notre-Dame (photo ci-dessus), dans la Petite Bourgogne, dont la toute récente restauration est un cadeau inestimable à la métropole. Financé par la mécène belge Isabelle de Mévius et conçu par le regretté Luc Laporte, ce nouveau «lieu d’art et de dialogue» fait revivre un bâtiment néoclassique au moment précis de son 100e anniversaire. Bravo.

    Cela dit, cet édifice n’est qu’un tout petit aperçu de l’œuvre de Spence, beaucoup plus connue qu’on pourrait le penser. Ce dernier a en effet signé des bâtiments aussi significatifs que l’édifice Unity, la Maison Seagram, le Belgo, le cinéma Impérial et… l’hôtel de ville de Montréal, en consortium. Vous retrouverez la liste impressionnante de ses oeuvres ici.

    Et pourtant, l’homme qui a dessiné des dizaines d’édifices (à Montréal principalement, mais aussi ailleurs, comme la fameuse Auberge Grand-Mère de Shawinigan) n’a droit à aucune rue, aucune place, aucun lieu de mémoire.

    Quand j’ai appelé aux Archives de Montréal, on m’a simplement redirigé vers le Centre canadien d’architecture…

    «C’est bien dommage, selon l’architecte Luce Lafontaine, qui connaît bien l’œuvre de Spence. L’homme mériterait bien une certaine commémoration, tant il a laissé sa marque à Montréal.»

    Ce qui est impressionnant, c’est le nombre d’édifices qu’il a conçus, mais aussi la diversité des styles qu’il a abordés : école de Chicago (Unity et Belgo), néoclassique (1700), néo-Renaissance italien (caserne 3 dans Griffintown), art déco (le bain Hogan), tudor gothique (le manège Cathcart), etc.

    «Ces immeubles présentent tous une maîtrise des principes Beaux-Arts, équilibre de la composition et clarté du plan notamment, tout en faisant usage d’un éclectisme stylistique frappant», précise Luce Lafontaine.

    Cela dit, j’ai eu le privilège, la semaine dernière, de faire le tour des bâtiments de Spence avec Luce Lafontaine et nul autre que… Spence junior, son petit-fils. Américain comme son grand-père, il était de passage à Montréal pour voir de ses yeux le 1700 La Poste et du coup, découvrir la richesse de l’héritage familial.

    «Mon grand-père est peut-être né aux États-Unis, il est véritablement devenu Montréalais avec le temps. Quelques années après avoir fait ses études au MIT, il s’est installé à Montréal (en 1901) et n’a jamais quitté la ville par la suite.»

    L’homme a donc beaucoup donné à Montréal. Ne serait-il pas du devoir de Montréal de lui redonner à son tour?

    Spence, qui repose au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, ne devrait-il pas avoir droit à une rue en son nom, lui aussi?

    Au risque de provoquer un crime de lèse-patrimoine, j’ose une proposition. Pourquoi ne pas renommer la rue de Bleury? Le notable Clément de Sabrevois de Bleury et sa fille Marie-Rosalie ont certes légué de vastes terres sur lesquelles Montréal a pu se bâtir, mais cela, me semble-t-il, a bien peu de résonnance patrimoniale en comparaison avec l’héritage architectural de Spence dans le secteur.

    Dans le seul tronçon de la rue de Bleury allant de Sherbrooke à Sainte-Catherine, on retrouve en effet le Black Watch, la Banque TD, le cinéma Impérial et le Belgo. Tous signés par Spence.

    Je comprends qu’on n’ait pas voulu imposer à l’ensemble Parc et Bleury le nom de Robert-Bourassa, tant le «Park avenue» a son importance. Mais il me semble qu’il ne serait pas bien difficile de rebaptiser le seul segment allant de Sherbrooke à Viger du nom du principal architecte y ayant œuvré, non?


    • Je suis bien d’accord avec vous, simplement, si Spence a laissé une trace et mériterait une rue, que dire des frères Maxwell ? Ou de Robert Findlay ? Ou de Maurice Perreault ? Ou d’Ernest Cormier ? Ou de J Omer Marchand ? Ou de Saxe et Archibald ? Ou de Bruce Price ? Ils ont tous légué une oeuvre architecturale d’importance, et contribué à l’écosystème patrimonial montréalais. Ça commence à faire plusieurs tronçons de rue à renommer.

      Bien à vous,

    • Faites-nous part de votre opinion.

    • Pourquoi ne pas renommer à la place la petite rue Balmoral, située à proximité de Bleury et qui est à l’ouest de la Place des Festivals. Selon la Commission de toponymie, tout ce que cette appellation voulait honorer, c’est une résidence de la famille royale britannique située en Écosse. De plus, il n’y a présentement aucue commerce ou résidence qui y est située, ce qui facilite la transition entre les deux toponymes. On pourrait aussi renommer la rue Mayor, qui croise Bleury et qui ne fait référence à absolument rien, si ce n’est d’être à proximité de “City Councillors”. Aussi, ça fait plus de 200 ans que cette voie est appelée De Bleury… Honorons la mémoire de personnages importants, mais sans effacer d’autres appellations historiques.

      Benoît Arsenault
      Montréal

    • Oh boy vous etes allé le chercher loin celui la ! Probablement en déambulant dans le cimetiere ?
      Désolé mais la derniere chose que Montreal a besoin c`est de dépenser pour rien . Et malgré tout le respect qui est dû à ce personnage, je n`en ai jamais entendu parler et je me juge un tantinet quand même instruit et informé . Je crois que vous allez vite constater par votre billet aujourd`hui que ce monsieur restera parmis les illustres inconnus . Pour utiliser le comparatif que vous prennez demandez qui connait Spence comparativement à Carter ?

      Je ne crois pas qu`il soit ici question de manque de respect de laisser les morts ou ils sont dans la mesure ou cette dépense superflue dans les circonstances ne servira à rien de concret. Certains oeuvrent dans l`ombre et ce fut le cas de Spence ,un obscur lanceur de releve en architecture !
      Je vous remercie quand même de m`avoir appris quelque chose mais pardonnez moi si demain tout est oublié. Sans rancunes envers vous ou sa famille o.k. ?

    • Gary Carter a sa rue, mais pas… Maurice Richard!

      Je n’ai rien contre Spence et ce serait bien de rappeler son souvenir d’une manière ou d’une autre, mais je peux quand même vivre avec l’idée qu’il ne soit pas honoré dans la toponymie de la ville. En revanche, l’absence du Rocket parmi les gens qui ont l’honneur d’avoir une rue à leur nom me semble une aberration absolue.

    • “Ce dernier a en effet signé des bâtiments aussi significatifs que l’édifice Unity, la Maison Seagram, le Belgo, le cinéma Impérial et… l’hôtel de ville de Montréal, en consortium”

      Mais a l’époque, comment se donnait les contrats a un architecte ? Lucien Bouchard avait raconter dans une entrevue que lors de la construction de la Grande bibliothèque coin Maisonneuve et Berri, il voulait choisir lui-même l’architecte, un fonctionnaire et venu le voir et a dit : Vous pouvez pas faire ça M. le premier ministre, faut faire un comité qui va décider qui va bâtir quoi . Et quand tu regardes ces dernières années ce qui s’est fait a MTL coté architecture…HEC MTL dans Cote des neiges, l’ancien HEC sur decelles, l’Institut du tourisme et d’hotelerie sur St-Denis, le ministère des Finances a Québec, c’est laid. Comme dit le dicton: un chameau c’est un cheval qui a été dessiné par un comité

    • La rue Wolfe dans l’est, celle-la on pourrait la changer pour Spence.

    • Vous parlez de la rue Bleury qui se nomme Jean-Paul Riopelle au niveau du palais des Congrès et qui devient rue Saint-Pierre dans le vieux-Montréal… J’explique ça aux touristes à tous les jours qu’elle a trois noms pour trois coins de rue. (But why ? To confuse tourists Sir…). Effectivement, qu’on lui donne un SEUL nom (mon choix, Riopelle), ça sera déjà ça. Ensuite, y’aurait-il moyen de régler le cas “Beaver Hall”, qui devient la place Victoria devant l’hôtel W et qui devient la rue McGill au sud de Saint-Antoine. Comment voulez-vous que les visiteurs s’y retrouvent ? Même les Montréalais sont mélangés…

    • Tout à fait d’accord avec mastodonte pour son commentaire de 8h02: quelle est donc cette manie de vouloir mettre en valeur un pan de notre mémoire collective pour en même temps en effacer un autre. Ce n’est pas comme ça qu’on avance. Refaites vos devoirs, Monsieur Cardinal!

    • Primo, Maurice Richard a un aréna à son nom. La toponymie des lieux ne se limite pas aux rues.
      Secundo, nommer un lieu au nom de quelqu’un est quelque chose qui doit traverser le temps. Qui dans 50, 100 ans trouvera pertienent le nom de Gary Carter? La génération actuelle se souvient bien de lui, il est populaire présentement. Mais, le baseball a quitté Montréal depuis de nombreuses années déjà. Alors, invoquer la popularité du moment n’est simplement pas pertinent. En tout cas, ça l’est au moins autant que d’invoquer l’oeuvre léguée sur des décennies.
      Tertio, ça va être bien difficile de convaincre les Québécois de donner un nom anglais à une rue qui a un nom français.

      Ceci dit, pour ceux qui croient qu’il faut être très illustre et populaire pour avoir une place à son nom, je vous inviterais, sans tricher, à m’expliquer pourquoi le petit parce coin Van Horne et Hutchinson porte le nom de Toto Bissainthe?

    • Ahhh @Teddybear, on voit bien que ce qu’on ne veut voir. Vous allez chercher 4 édifices pour dire que ce qui s’est fait à Montréal ces “dernières” années est laid, dont certains remontent aux années 70 et un autre à Québec.
      Mais vous ne nommez pas : Le Palais des Congrès, le magnifique CDP Capital, Le Centre de Commerce Mondial, le Planétarium…

      @Zylvanoo: Ce n’est pas unique à Montréal. Avec une carte ces visiteurs s’y retrouveront. Cette idée de toujours vouloir faire pour les visiteurs. Si ces rues ont différents noms, c’est souvent pour des raisons historiques qui racontent une histoire autant que le nom de la rue lui-même.

    • Parlant de noms de rues à donner: J’aimerais bien aussi que la rue Cathcart (ancien gouverneur), accolé à la Place Ville-Marie se nomme la rue Vincent-Ponte.
      Du nom de l’urbaniste qui travaillait avec le CN sur ce complexe Ville-Marie/Reine-Élizabeth/Gare Centrale. Celui qui émis l’idée de joindre par en-dessous ces 3 endroits. Que je considère comme celui à qui l’on doit notre grande ville intérieure.

    • @michel75. Je vous accorde que ce n’est pas unique à Montréal, mais les cas que je rapporte font dans l’excès. Ces deux bouts de rues parallèles (au nord et au sud du Square Victoria et au nord et au sud de la place Jean-Paul Riopelle) portent SIX noms différents débutant à SIX coins de ces deux artères dans moins d’un kilomètre carré !!! Bien d’accord pour souligner le passé historique, mais comme disait Brel, y’a la manière…

    • Monsieur Cardinal, nous devrions commencer par renommer ces rues nommées d’après des criminels de guerre notoires comme Amherst, Durham ou Gosford avant d’envoyer notre héritage pré-conquète aux oubliettes.

    • @zylvanooo,

      bah! Ce n’est pas si grave que ça si les touristes ne s’y retrouvent pas. Il n’y a pas une obligation d’efficacité et ça leur donne un prétexte pour engager la conversation avec les indigènes.

    • Bonjour, vous posez une question, donc voici ma réponse: parce qu’elle porte déjà un nom, de Bleury, et n’ayant découvert aucune raison pour laquelle Bleury devrait perdre sa rue (aucun scandale découvert à son endroit), voilà donc la réponse à votre question. On construit sur l’Ile de Montréal, réservons donc une nouvelle rue pour cette personne inconnue de la majorité de vos lecteurs.

    • @ dcsavard

      Francis Bouillon aussi a un aréna à son nom…

    • @ astyanax

      Ce n’est pas les hommages à Maurice Richard et au hockey en général qui manquent. À un moment donné, il y a d’autres domaines ou des hommes se sont démarqués.

    • * hommes dans le sens d’humains

    • Au Québec, on a le droit de changer un nom de rue d’anglais à français mais pas le contraire. La Commission de Toponomie étant un truc bourré de péquistes, (c’est un prérequis absolu pour y travailler) donc oubliez-ça M. Cardinal.

    • Je pense qu’une voie ininterrompue devrait avoir le même nom. C’est bon pour un village, un comté, une ville et une province.

    • @neho99,

      on a bien renommé le boulevard Dorchester. Pourtant, Lord Dorchester ne méritait pas plus de perdre sa rue lui qui a été favorable aux leaders français.

      @astyanax,

      sérieusement, êtes-vous en train de me dire que ces deux endroits ont une visibilité comparable?

    • C’est une proposition complètement farfelue. On a même pas été foutu de renommer la rue Parc (un nom qui ne veut rien dire) pour honorer Robert Bourassa! Les gens trouvaient toutes sortes de raisons pour être contre. Même votre journal s’était mis de la partie! Alors oubliez ça pour un illustre architecte inconnu.

    • Mettez plutôt des plaques sur les immeubles si ce n’est pas déjà fait et les gens passant par là , vont voir son oeuvre.

      C’est pas la rue qui est important mais l’édifice. Évidemment si vous avez plusieurs immeubles dans le même secteur portant sa signature… Il pourrait y avoir quelque chose en plus…

    • Il ne faut jamais renommer une rue qui a déjà un nom de personne ou d’évènement.
      Du parc ou Côte-des-neiges peuvent se faire renommer. Pas de Bleury.

      Par exemple, il me semble avoir entendu parler que la rue St-Denis vient d’un Denis Untel qui avait donné (ou vendu) une partie de ses terres pour permettre la construction de la rue. La ville l’a remercié en nommant la rue à son nom. Comme il n’était pas mort on a nommé la rue de son saint patron. On serait qui nous autres en 2013 pour décider que ça devrait changer de nom?

    • Tout à fait d’accord et espérons qu’un candidat à la mairie ou un conseiller ait la sensibilité et le sens du devoir de mémoire pour honorer un bâtisseur de la richesse esthétique du paysage de la Ville de Montréal et d son âme. C’est plus profond comme assise d’une Ville qu’un receveur de balles qui n’a fait qu’éblouir quelques fans de baseball le temps d’un soupir ou d’un rêve

    • La rue Gary-Carter, c,est le long du Parc Jarry et il y a joué, c,est donc lié mais cela aurait été plus pertinent à mon sens de renommer la station de métro près du stade olympique. Près du stade jarry, le grand Orange , Rusty-Staub aurait été plus pertinent.

      Non cela m’apparaît pas une bonne idée de changer le nom de la rue Bleury.

      Les immeubles portant sa signature sont plus dispersés que cela.

    • @ dcsavard

      «sérieusement, êtes-vous en train de me dire que ces deux endroits ont une visibilité comparable?»

      C’est presque le cas en effet. C’est quand la dernière fois que vous avez mis les pieds à l’aréna Maurice-Richard? On pourrait même dire: c’est quand la dernière fois que vous en avez entendu parler?

    • @ larry999

      Je suis d’accord avec vous que plusieurs personnalités québécoises d’envergure devraient faire partie de la toponymie montréalaise. Hector de Saint-Denys Garneau, Jean-Charles Harvey, Albert Laberge ou Mordecai Richler (eh oui…), pour ne prendre que des écrivains, en sont de bons exemples. D’autres, comme Paul-Émile Borduas ou Gaston Miron, mériteraient beaucoup mieux que les timides hommages auxquels ils ont droit actuellement.

      Sauf que Maurice Richard transcende largement le domaine du hockey. Il reste l’un des très, très rares Québécois à s’être élevés au rang de mythe. Qu’il n’y ait aucune rue, aucune place nommée en son honneur dans la ville où il est né et où il a vécu toute sa vie me sidère complètement. Pensez-y: il y a une rue Gary-Carter à Montréal, mais aucune rue Maurice-Richard. Ça n’a aucun sens!

    • Dans le lien donné plus haut, je ne vois que 17 immeubles et pas tous ceux nommés dans le texte, par contre au lien suivant, il y en a 27 et là on se retrouve :

      http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=7982&type=pge#.UkcfpIY3b9N

      Cliquez sur : ”voir la liste”.

    • Oups ! Non c’est juste la TD que j’ai retrouvée pour d’autres c’est l’avenue Georges à Shawinigan. Ils devraient penser à changer le nom de la rue ?

      Mais plutôt que des rues, ce ne sont pas des écoles d,architectures ou des bibliothèques qui devraient porter les noms d’architectes ? Malheureusement on préfère donner le nom de mécènes ou commanditaires…

      J’irais plus dans le sens de l’école d,architecture ou bien que l’ordre des architectes fasse quelque chose.

      Un prix d,excellence ou une bourses portant son nom…

    • Je suis d’accord avec certains commentaires faits ci-haut et en désaccord avec d’autres.

      1. Dans un monde parfait, chaque rue ne devrait porter qu’un nom sur toute sa longueur.
      2. Toutefois, nous ne vivons pas dans un monde parfait. C’est compliqué et coûteux de changer les noms d’une rue. Parlez-en aux entreprises et aux commerces.
      3. On devrait en effet honorer des personnages importants de notre histoire lointaine et récente.
      4. On ne devrait pas changer le nom d’une rue parce qu’on n’aime plus la personne qui y est associée (Wolfe, Craig, etc.). Ces noms font aussi partie de notre histoire.
      5. On ne devrait pas nommer de rues pour honorer des personnages encore vivants car ceux-ci nous réservent parfois de mauvaises surprises (Winnie Mandela, par exemple).
      6. Les panonceaux de rues de Montréal ont toutes sortes de styles et sont en assez mauvais état. On devrait les uniformiser et les remplacer par des neufs. Ça donnerait une meilleure image à notre ville.
      7. À Paris, où les panonceaux sont attachés aux édifices, on donne souvent des indications historiques sur les noms des rues. Ça rend la promenade plus intéressante. Ce serait toutefois difficile à faire ici.
      8. Si on veut se mettre à changer des noms de rues, on devrait commencer avec les multiples copies du même nom provenant des villes fusionnées et par les avenues numérotées qui se trouvent un peu partout.

    • Pour la rue gary_Carter à part être à côté du Parc jarry, elle est peu intéressante. Le Stade gary-Carte au parc Ahiuntsic est un meilleur hommage au kid.

      Pour les Canadiens ou encore le sport…. Les blasphèmes au patrimoine sont plus :

      le stade Uniprix, le Forum Pepsi ou encore le Centre Bell.

      Quoique Bell ou Molson font aussi parti du patrimoine mais quand c’est juste pour de la commandite cela tombe dans le vulgaire.

      Ou encore le Colisée pepsi de Québec alors que vous avez des noms comme Jean Béliveau et Guy Lafleur…

    • ……… renommer des rues, ça c’est fort!

    • Il y a une rue Gerry Boulet/ Pauline Julien sur le plateau, j’avoue que je la comprend pas celle-la. Ces deux artistes ont-ils fait quelque chose de significatifs a MTL pour avoir droit a leur rue ?

    • Renommer Bleury? Mets-en! Et être maire, je me donnerais un an pour renommer Atwater, De Lanaudière, Saint-Hubert, Côte Sainte-Catherine, Sherbrooke, Côte-des-Neiges, Beaver Hall, Saint-Denis, Saint-Vallier, Champagneur, Rosemont, Van Horne, Jarry…

      Go!

      Monsieur Cardinal, je vous l’ai déjà dit et je vous le répète: le samedi, c’est fait pour se reposer, et ça vous inclut. Le hamster tourne trop vite. Give you a break…

      Renommer Bleury… Franchement!

    • Sans Bleury et sa fille, on aurait rien construit du tout. Ce serait une profanation de renommer cette rue. Respect Monsieur Cardinal, respect.

    • Pour Pauline Julien, on dirait une rue avec des condos ou appartements plutôt récents et je trouve que cela se tient d’avoir Robert Gravel à un bout et Gerry Boulet à l’autre et je vois pas cela comme un si grand hommage en plus, cela semble juste du résidentiel et un très petit bout de chemin pour Gerry.

      Je regardais aussi Maurice -Richard à Vaudreuil-Dorion , on ne le plante pas là tout seul il est avec Jacques-Plante, Aurèle-Joliat, Elmer-Lach, Toe-Blake et autres…

      Plutôt que de donner des noms d’oiseaux, de fleurs, de vins, d’écrivains classiques, ils ont pris des légendes du hockey mais cela reste une architecture banlieusarde et sans réel patrimoine là…

      Pas certain que la mémoire de Rembrandt est si honorée que cela d’avoir une rue à Brossard, la même chose pour celle de Rostand.

      Beethoven, aussi… Sans parler de ceux qui donnent ces noms là à leur chien, leur bar ou leur salon de coiffure. Certes, cela montre qu’ils sont connus et reconnus mais…

    • @ontribuable

      28 septembre 2013
      17h44

      Renommer Bleury? Mets-en! Et être maire, je me donnerais un an pour renommer Atwater, De Lanaudière, Saint-Hubert, Côte Sainte-Catherine, Sherbrooke, Côte-des-Neiges, Beaver Hall, Saint-Denis, Saint-Vallier, Champagneur, Rosemont, Van Horne, Jarry…

      Pas st-vallier quand même, la chanson de Beau dommage Tous les palmiers perdrait tout son sens.

      Vous pourrez m’écrire ici
      6760 st-vallier Montréal.

    • ” cela semble juste du résidentiel et un très petit bout de chemin pour Gerry.” Effectivement, mais pourquoi lui ? Il a passer sa vie sur la rive sud , j’aimerais juste ça savoir qui a décider et au nom de qui , a t-on pris cette décision. Tu donnes le nom d’une rue a quelqu’un, faut que ce soit un Montréalais qui a fait quelque chose, Mordécai Richler dans ses romans parlait de MTL, Michel Tremblay aussi, Beau Dommage, me semble baptiser une ruelle a MTL de Beau Dommage ça aurait de l’allure, ils ont chanter MTL, mais Gerry Boulet ? Pauline Julien ?

    • @astyanax,

      je dirais que je n’ai jamais mis les pieds à l’aréna Maurice-Richard, par contre je sais où il se trouve, ce qui n’est pas le cas pour l’aréna Francis-Bouillon pour lequel j’ai dû faire une recherche. L’aréna Maurice-Richard est particulier à Montréal et plutôt que de répéter les informations qu’on y trouve, je vous invite à consulter le lien vers Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ar%C3%A9na_Maurice-Richard et l’aréna Francis-Bouillon ne mérite pas de lien Wikipedia ce qui donne une idée quand même qu’on ne parle pas de la même chose.

      Maintenant, faudra-t-il mesurer la longueur des rues, la densité du trafic, la distance au centre-ville, la largeur de la rue, le nombre de voies, le nombre de feux de circulation, la valeur foncière des édifices qui la borde, la proximité des stations de métro, le nombre de bus qui y circulent, la qualité de l’asphalte, le paysage et la vue à partir de la rue, le nombre d’arbres et d’espèces, le type de lampadaires et le coût du stationnement pour faire une liste selon l’importance des rues et ensuite associer les noms des personnalités selon une échelle similaire qu’il reste à déterminer pour s’assurer que les liens entre les deux seront satisfaisant pour le plus grand nombre de personnes aujourd’hui, mais dans 50 ans tout ça aura changé?

      Pour ma part, je considère que Maurice-Richard a les honneurs qui lui reviennent, sa sépulture est aussi installée à un endroit privilégié du cimetière Notre-Dame-des-Neiges où chacun peut aller mettre sa main dans la sienne. Ajouter une rue m’apparaît totalement inutile.

      Mais, bon, un maniaque de hockey ne sera jamais satisfait. Il y en a qu’en plus du jersey du CH, il leur faut la tasse à café, le porte-clé, les bobettes, la tuque, le mini-bâton, les collants pour la voiture, la plaque d’immatriculation avant, etc.

    • La rue Bleury, c’est l’ancien Collège Ste-Marie de noble mémoire et la salle du Gesù, sans parler du Devoir. Pourquoi vouloir débaptiser une rue? À ce compte-là, il faudrait tout reprendre à zéro et effacer notre histoire?

    • Sérieusement, il y a beaucoup de gens qui savent d’où viennent le nom des rues? La rue Bernard, ça vient de Bernard Derome? :-)

      La rue Gilford? Y’a quelqu’un qui sait que c’est une faute d’orthographe dans le nom qui est à l’origine du nom de cette rue qui devait s’appeler la rue Guibord? Il n’existe aucun M. Gilford ou Mme Gilford. Elle devait être nommée en l’honneur de Joseph Guibord, imprimeur et libre penseur qui a mis à la disposition du public une bibliothèque de livres mis à l’index par le clergé. Il militait pour l’Etat laïc et prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mort en 1869, l’Eglise catholique lui refusa d’être inhumé au cimetière catholique de Notre-Dame-des-Neiges, il fût provisoirement inhumé dans un cimetière protestant pour être finalement déménagé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, transfert de dépouille mortel qui donna lieu à des grandes manifestations des bigots et autres suceux de balustre qui ne pouvaient supporter que l’on enterre cet individu avec des catholiques dévots et pratiquants.

    • Et si, justement, le nom de nos rues nous aidait à connaître notre histoire, petite ou grande? Et ce serait chouette qu’on change graduellement la forme des affiches pour y introduire une petite ligne biographique (nom du personnage, ses dates extrêmes et sa principale fonction)?

      Il y a quelques années, votre collègue, Yves Boisvert, M. Cardinal, se demandait pourquoi le boulevard Gouin, l’une des artères les plus longues de Montréal) portait le nom d’un premier ministre du Québec dont plus personne ne se souvenait? Je l’ai renvoyé à ses livres d’histoire. Les Hec, les écoles techniques (malheureusement disparues), le prix d’Europe, la première loi linguistique (bien modeste, mais il fallait un commencement) et bien d’autres initiatives ont contribué à moderniser le Québec.

      La politique de la Commission de toponymie est très claire : on doit attendre au moins un an après le décès d’un personnage avant de donner son nom à un lieu quelconque.

      Sur son site, la Ville de Montréal fournit des informations sur l’origine des noms de nos rues (6000 fiches, je crois). Très intéressant. Ça nous rappelle entre autres que Montréal était largement agricole encore au XIXe siècle et que les rues d’aujourd’hui ont été percées dans leurs terres. Et pourquoi ne pas honorer également des étrangers (ouverture sur le monde).

    • A quand la rue Carey-Price ? On en parle partout ;-)

    • Si y’a bien quelqu’un qui mérite d’avoir une rue baptisée en son nom a Montréal c’est bien JACKIE ROBINSON. Cet homme a souffert la misere pour changer les choses, donner un peu de dignité a des etres humains qui quelques années avant étaient de la propriété, du bétail humain.

      C’est a Montréal que l’expérience de l’égalité “blanc-noir” s’est d’abord inscrite, bien avant les marches de Martin Luther King.

      Tout ce qui existe de cet infiniment riche legs c’est une statue miniature devant un Stade Olympique dont personne ne veut. Pathétique

    • C’est très bien de vouloir rendre hommage à un architecte comme David Jerome Spence mais en amenat le sujet de cette façon on lui fait ombrage plus que de lui rendre hommage…

      Parlant d’un autre architecte, est-ce qu’Alphonse Venne a sa rue à Montréal ? Bien oui. La rue Louis-Alphonse-Venne.

      Par contre, un tour sur la rue nous montre rien de bien intéressant, juste des condos. Est-ce proche d’une de ses réalisations ? En tous les cas, c’est bien loin de l’Oratoire Saint-Joseph.

      http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Venne_(Louis-Alphonse)

      La ville de Saint-Lambert remet un prix Louis-Alphonse-Venne pour une intégration architecturale d’exception, cela me semble très intéressant. Il faudrait voir des photos pour mieux en juger.

      http://www.ville.saint-lambert.qc.ca/asp/attachements/MESSAGES-FICHIER-5520-1.PDF

    • Jean Drapeau a même pas encore une rue a son nom, c’est scandaleux, lui a mit MTL sur la mappe, j’ai rien contre Gary Carter ou Jackie Robinson, mais Jean Drapeau mérite une rue a son nom, le chemin Remembrance devrait faire l’affaire, Remembrance ca veut rien dire aux Montréalais, et Queen Mary devrait être changer de nom pour rue du Frère André ou chemin Alfred Bessette.

    • Un autre architecte intéressant Eugène Payette, à qui on donne une rue remplies de maisons en rangées, une horreur architecturale des temps modernes… Et c’est sur l’île de Montréal à P-A-T.

      On voit même un type faire son gazon.

      Vrai qu’on ne renommait pas une artère importante en créant un débat politique mais fait-on réelle honneur à la mémoire d’un architecte ?

      Alexander C Hutchison est situé juste à côté, un autre grand architecte que l’on met dans une rue avec une non-architecture de banlieue…

    • Pour la rue Payette/Hutchison/Perrault , on est plus dans la thématique comme à Brossard, Candiac ou autres villes de banlieue ou région qu’un réel hommage aux architectes…

      http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_conc.php?id=3

      Cela perpétue quand même leurs noms mais cela donne plus un vernis ou autres aux promoteurs immobiliers ou aux résidents qu’autre chose…

      C’est juste pour dire qu’avoir une rue, n’est pas toujours un si grand hommage…

    • on a bien d’autre chat a fouetter que se prendre les pieds dans les fleurs du tapis pour savoir si on devrais renommer une rue au nom d’un obscure architecte que probablement personne sur la rue pourrais identifier , en d’autres mots : who cares?

    • Renommer des rues est une dépenses très coûteuse qui n’apporte à toute fin pratique aucun bonheur supplémentaire à la population si ce n’est que le flattement de certains égos.

      Au lieu, on devrais prendre le temps et réfléchir avant de nommer les nouvelles rues, un quartier où les rues on tous des noms de fleurs ou de roches çà manque d’imagination pas à peu près.

    • Pourquoi le faire? Pourquoi gaspiller des fonds publics dans un projet qui n’aurait aucun impact bénéfique pour la population?

      Je propose que l’on remette les projets hurluberlus comme celui-ci et ceux de Projet Montréal à plus tard, quand la ville roulera sur l’or et que les cônes oranges auront disparu. Pour le moment, la ville n’a pas les moyens de jeter de l’argent par les fenêtres.

    • Je propose le nom d’ Eva Circé -Côté à la place de la rue Bleury, incroyable qu’une femme aussi avant-gardiste en son temps de la trempe du Dr. Béthune ne soit pas aussi connue.

      Les infos ci-dessous viennent Wikipédia, allez faite un effort renseignez-vous, vous seriez surpris du rôle qu’a joué cette femme, une vraie avant-gardiste, être femme et féministe ne devait pas être facile à cete époque.
      Éva Circé-Côté, aussi connue comme Ève Circé-Côté, (née le 31 janvier 1871 à Montréal, morte le 4 mai 1949 à Montréal) est une journaliste, une dramaturge et une bibliothécaire québécoise. Elle est aussi connue pour son militantisme en faveur de l’éducation, contre l’ingérence du clergé dans la politique et pour l’émancipation des femmes.

      M.Leduc

    • Pourquoi ne PAS changer le nom? Afin de fournir de services municipaux à moindre prix. Un changement de nom n’entraine que des couts supplémentaires sans amélioration des services municipaux.

    • Qu’attend-on pour rayer de la carte le nom Amherst, ce héros britannique qui distribuait des couvertures de tuberculose aux autochtones?

    • On en apprend des choses pareil…. Saviez-vous que Saint-Laurent ( Laurent de Rome) est mort sur un gril avec des charbons… Le fleuve doit lui faire du bien…

      Que Saint-Hubert qui donne son nom à l’arrondissement de Longueuil était un passionné de chasse qui a eu une vision d’un cerf blanc portant une croix lumineuse ?

      Que la rue Saint-Hubert elle vient de Hubert-Joseph Lacroix. Pas un saint comme tel.

      Sainte-Catherine ? Cela évoque la patronne des jeunes filles mais elle aurait été plutôt nommée pour une des trois raisons suivantes :

      ” Quant aux appellations Rue Sainte-Catherine Est et Rue Saint-Catherine Ouest qui désignent l’artère commerciale principale de Montréal, elles ont été retenues officiellement au début des années 1800, il y a donc plus de deux siècles. On ignore exactement ce qui a justifié leur choix; trois raisons sont avancées :

      - L’artère menait à un couvent.

      -On aurait voulu rappeler la mémoire de Catherine de Bourbonnais (1749-1805) qui résidait sur cette voie.

      -Le nom de Catherine aurait fait référence à Catherine-Élisabeth, fille de Marie-Marguerite de La Corne qui avait épousé en secondes noces Jacques Viger; ce dernier était, à l’époque, inspecteur des chemins à Montréal et il en deviendra par la suite le premier maire.

      Incidemment, le prénom féminin Catherine est l’un des plus courants sous le Régime français avec Marie, Marguerite et Barbe. ”

    • Saint-Denis vient de Denis Viger , un notable… C’est bien beau être notable mais cela fait pas de vous un saint…

      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5677,32379690&_dad=portal&_schema=PORTAL

      Par contre, Denis Viger, s’est marié à Saint-Denis, sur Richelieu. Il a aussi fait des sculptures pour l’église de Saint-Denis…

      http://www.biographi.ca/fr/bio/viger_denis_5F.html

      Mais encore là le nom de cette dernière vient de Barbe Denys, la première épouse de Louis de Gannes de Falaise…

    • Ben là teddybear! Jean Drapeau a un parc à son nom ainsi que la station de métro à proximité du parc. Il a l’honneur qu’il mérite, car c’est quasiment impossible qu’un touriste ou un Montréalais ne connaissent pas Jean-Drapeau. C’est une attraction touristique, un point d’intérêt qui plait à tous, qu’on soit sportif, artiste, intellectuel, etc. Bref, plus général qu’un aréna.

      Aussi, le réseau routier évolue et je suis déçu de ne pas entendre dans les nouvelles de la circulation le nom du pont “A25″, qui est le pont Olivier Charbonneau, le premier résident Canadien de l’ile Jésus. Dans l’article (voir lien ci-dessous) on fait mention de la provenance d’autres grandes artères de Laval.

      Pourtant, cela ne semble pas un choix enthousiasmant on dirait. Il y a aussi une autoroute 50 (Maurice Richard?), et le pont de la 30 (Madeleine Parent?) à nommer.

      Donc, on n’est pas encore pressé d’honorer des grands architectes.

    • Un journaliste de la power qui veut remplacer un nom de rue française importante de la ville par une nommination anglo saxon, bien voyons! Tant qu’à faire, pourquoi ne pas renommer la sainte rue Sherbrooke et sa station de métro pour la rue de la Nouvelle-France en mémoire où tout à commencé au Québec, non? Ah, oui j’oubliais aussi la ville des cantons de l’est, Sherbrooke, qui pourrait être renommée Nouvelle-France, pourquoi pas, monsieur Cardinal ? Avouons qu’il y a de quoi à perdre ses quatre points cardinaux, non?

    • Pourquoi ne pas renommer les grands boulevards aux plus offrants pour des contrats de cinq ans. Genre, le boul TARGET pour NEWMAN, 5 ans, 5 millions + frais d’entretiens….LoL…Misere
      NM

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