Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Jeudi 6 juin 2013 | Mise en ligne à 15h54 | Commenter Commentaires (44)

    Un Calder c’est bien, mais deux Calder c’est mieux…

    hi-dia-detroit

    Dans la catégorie «quand on se compare, on se console», y a pas mieux que Detroit. Voilà une ville si amochée qu’elle est non seulement sous tutelle, mais aussi au bord de la faillite tant sa dette est immense: 15 milliards $.

    Un homme a été nommé pour trouver un plan de sauvetage et sortir ainsi l’ancienne ville industrielle du trou. Un homme qui vient de proposer une idée très surprenante : vendre les œuvres du Detroit Institute of Arts, un des joyaux des États-Unis.

    La valeur de sa riche collection: 15 milliards $, justement…

    On s’en doute, l’idée avancée par Kevyn Orr, le «Emergency Financial Manager», a fait scandale chez nos voisins. Mais elle est néanmoins prise au sérieux, surtout que ce dernier ne semble pas vouloir reculer devant la levée de boucliers.

    Pourquoi je vous en parle? Parce qu’il y a peut-être là une occasion pour Montréal*…

    On retrouve en effet dans la cour du DIA une très belle œuvre signée… Calder, un stabile similaire à celui du Parc Jean-Drapeau du nom de «Young Woman and Her Suitors».

    Et si Montréal mettait la patte dessus et réglait du coup le débat sur le déménagement de L’Homme?

    J’ai écrit à l’Institut mardi pour me renseigner, mais on ne veut pas répondre à mes questions, étant donné que le musée est en guerre avec le tuteur Orr. Il n’est pas question de vendre une seule œuvre de la collection, m’a répondu Pamela Marcil, la directrice des communications.

    Mais M. Orr rétorque qu’en ces temps exceptionnels à Detroit, des gestes exceptionnels devront être posés. Il laisse donc la porte ouverte à une éventuelle vente des œuvres, une décision qu’il croit pouvoir prendre sans même l’accord du musée.

    Combien vaut la sculpture? Dur à dire. L’Homme, selon plusieurs sources, est évalué à 50 millions $, mais il est deux fois plus imposant que «Young Woman». Donc quelques dizaines de millions, probablement.

    Les mécènes montréalais qui étaient prêts à payer pour le déménagement de notre Calder au centre-ville seraient-ils intéressés? Et vous, êtes-vous prêts à mettre quelques dollars?

    * Merci à Martin Cossette pour le flash…


    • Je me demande combien de sans-abris on pourrait logger et nourrir pour 1 an avec 50 millions? Juste de même…

    • Cela dépendrait de l’emplacement de la nouvelle sculpture.Pour ma part,j’étais plutôt d’accord avec l’idée de déménager L’Homme à quelque part au centre-ville,alors pour autant qu’on aurait pas l’idée d’installer la nouvelle à côté de l’autre…

      Puis bien entendu,il s’agit également d’une question de coût.Vous semblez penser que parce que la sculpture de Detroit est plus petite,elle vaut donc moins cher,mais bien évidemment ce n’est pas de cette façon que fonctionne le marché de l’art-à cet égard,le format de l’oeuvre est plutôt relatif,venant bien après le prestige intrinsèque d’une oeuvre donnée,la condition de conservation,l’historique,ainsi que la fameuse loi de l’offre et de la demande.Normalement,la vente des oeuvres devrait se faire via les enchères,et alors c’est le plus gros parieur qui remporte la mise.Je serais surpris que l’on procède à des ventes de gré à gré,surtout si le prix des oeuvres n’est pas coulé dans le béton;en fait faudrait plutôt se méfier d’une telle procédure.

      Mais soyons réaliste:on est pas sûr que Detroit veut vendre,on est pas sûr du prix,et on est même pas sûr que Montréal-l’administration,ainsi que les citoyens-est interessée par l’achat très potentiel de ce Calder.

      Perso,je trouve que ce petit Calder est esthétiquement bien plus intéressant que le nôtre,le gros.

    • @pois_chich : dans cette optique, combien de route on devrait arrêter de construire pour nourrir les sans-abris? Et on devrait aussi arrêter le transport en commun, car il coûte cher…

    • Rigolo comme proposition, sauf pour Détroit… C’est certain que l’acquisition d’un œuvre d’art publique d’un artiste de réputation international est souhaitable pour Montréal, mais un autre Calder pour régler un débat…

      Franchement, on est peut-être capable d’enlever nos oeillères et de trouver une œuvre importante d’un autre artiste au statut tout aussi imposant.

    • Très mauvaise idée Monsieur Cardinal. Pas une maudite cenne ne devrait être investi là dedans. Il y a des besoins beaucoup plus pressants à Montréal, une ville pauvre. L’argent ne pousse pas dans les arbres quoique qu’en pense les gauchistes comme vous.

    • @pois_chich,

      même les presques sans-abris du néanderthal prenaient la peine d’agrémenter leur ordinaire de dessins sur les murs de leurs cavernes, de sculpter quelques petits objets auxquels ils accordaient une très grande valeur.

      Pour revenir au coeur du sujet, je ne crois pas qu’il faille acquérir une seconde oeuvre de Calder. Il serait nettement préférable de commander une oeuvre monumentale originale. Pour 10 millions, il serait certainement possible de trouver quelque chose de pas trop méchant.

    • @ sebastien24

      Ainsi, votre courte vue ne se limite pas qu’au hockey…

      Les chances sont grandes que ce Young Woman and Her Suitors puisse être une véritable aubaine pour la ville prête à l’accueillir. Chicago, depuis une trentaine d’années, ne lésine pas sur ce genre d’achats. Pensez au Cloud Gate d’Anish Kapoor par exemple. Résultat? Une ville au branding très solide et affirmé et, cela va de soi, du tourisme et des investissements en hausse. Voilà ce qui s’appelle de la vision.

    • C’est une triste histoire que de vouloir liquider autant d’œuvres de qualité. Tous les grands noms s’y trouve. Vraiment, vouloir se départir de tout cela pour éponger une dette publique… il n’y a pas pire signe de décadence.

      Collectionner l’art, avant d’être un placement rentable et prestigieux, est d’abord affaire d’amour et de passion pour le travail des grands maîtres. En faisant l’achat d’un Rodin, ou même en investissant pour que Anish Kapoor intervienne dans la ville, Montréal ne ferait pas simplement marquer sa distinction, mais agit du même coup sur le marché de l’art en gratifiant un style, un artiste, une époque, etc. En art, il n’est pas seulement question de valeur, il y a la bourse pour ça. L’art sert à marquer une intention. L’art est un symbole.

      Or, investir pour acheter une oeuvre ”liquidée” me fait penser à ce que la majorité des grands empereurs on fait en pillant des œuvres dans les villes conquises. Voler et appliquer des œuvres hors contexte porte un nom: spolier. Bien sur, en se portant acquéreur en toute légalité, Montréal ne serait pas à proprement dit un ‘’spolieur”, mais j’aurais quand même pas l’impression d’être un légitime propriétaire pour autant.

      L’art peut-il être équitable, ou non? Bien sur. Restons loin de cette vente triste à mourir.

      Francis Huneault

    • Excellente idée.
      On laisse l’Homme là où il est, et on place la nouvelle statue dans le Vieux Port, de sorte que les deux sculptures se regardent.

    • À un deuxième Calder je préférerais un Anish Kapoor ou un Claes Oldenburg. Mais j’entend déjà les hurlements des béotiens…

    • @dcsavard

      C’est vrai que même les hommes du néanderthal prenaient la peine d’agrémenter leur ordinaire de dessins sur les murs de leurs cavernes et de sculpter quelques petits objets auxquels ils accordaient une très grande valeur.

      Cependant, ils n’auraient certainement jamais eu l’idée folle d’aller troquer un troupeau de 25 mammouths domestiqués (l’équivalent de 25 millions de dollars dans ces temps-là…) contre une toute petite statuette gossée par un membre de la tribu voisine, aussi belle fut-elle, et ce simplement pour le plaisir de la voir trôner au centre de leur grotte.

    • Moi j’irais pour Gallagher et Galchenyuk pour les deux Calder, mais d’habitude y’en a juste un par année

      - Un fan du Canadien…

    • @babylone373
      Je croyais justement que l’Homme (sans jeu de mots…) avait évolué un brin depuis le néanderthal. Mais si vous préférez continuer à compter en troupeaux de mammouths, libre à vous.

    • @babylone373,

      je ne parierais pas là-dessus à votre place. Les indices archéologiques démontrent que ces petites statuettes s’échangeaient à des prix très élevés pour l’époque. Comme quoi les hommes primitifs étaient capables d’apprécier autre chose que le steak de bison.

    • @agaguk40
      Et vous, vous comptez comment ? En viaducs et ponts qui s’effondrent, en tuyaux qui fuient, en pannes de métro, en nid-de-poules, en écoles qui moisissent, en urgences qui débordent à la rue, et un peu plus loin de votre nez, en millions d’être humains qui vont de camps de réfugiés en camps de réfugiés, à tous ceux qui agonisent en cours de route, en nombre de bras et de jambes mutilés peut-être ?
      Il y a comme une grossière indécence à profiter du malheur des uns pour garnir son salon déjà encombré de mille bébelles.

    • @dcsavard

      Je suis bien d’accord avec vous, l’art a probablement toujours été d’une importance capitale pour le premier des hommes. D’ailleurs, Barnett Newman a déjà développé sur la matière dans un texte mythique écrit en 1947 ”The first man was an artist”.

      L’art est un réflexe, même (surtout) pour les enfants. D’ailleurs, ça ne serait pas une première ça? De l’art public par et pour les enfants… coloré, enjoué, rempli d’espoir et de naïveté, mais surtout d’une vérité qui leur est propre. Je vois ça d’ici, un art public qui se réinvente, comme un témoin de son époque. Quoi de mieux pour s’approprier une ville?

      Par où on commence?

      Francis Huneault

    • @cecicela
      Je compte en 1052$ par mois pour vivre, par incapacité au travail permanente depuis deux ans, par banque alimentaire et par vente de mes meubles puisque vous tenez tant à le savoir! Mais pour moi l’art ne se résume pas à des “garnitures” pour murs de salon. Et oui, je me paye le gros luxe d’une connexion internet, question de ne pas crever idiot…

    • @babylone373

      Mais si la statuette vaut 25 mammouths,il est où le problème?

      La ruse étant d’attendre deux ou trois hiver,et de la revendre à une autre tribu,pour 30 mammouths!

      Et quelques milliers d’années plus tard,les européens arrivent de par la mer,armés de leur livre sacré,et ces petites statues se retrouveront entres de bonnes mains(spéculatives),et évidemment maculées de sang;on pourra alors s’acheter quelques Rolls-Royce avec tout ça,un peu plus tard,ou encore éponger nos dettes.

    • @agaguk40
      @dcsavard

      Je voulais juste faire un peu d’humour pour détendre l’atmosphère…
      Évidemment que l’art doit avoir une place importante dans notre société. Je suis moi-même musicien et passionné de tout ce qui touche à la culture. Cependant, je trouve ridicule les montants exorbitants que l’on accorde à certaines œuvres d’art.

      Pour moi, une personne ou une institution prête à dépenser 50 millions pour L’homme de Calder, 25 millions pour Young woman, ou 10 millions pour une toile de Picasso, ce n’est pas un signe d’amour de l’art, c’est tout simplement un flagrant manque de jugement. Quand l’art est rendu à ce point éloigné du commun des mortels, ce n’est plus de l’art, on est davantage dans le domaine de la spéculation et de la surenchère.

      Donnez 100 000$ (ou à la limite un million) à un artiste émergent et il va produire quelque chose
      d’aussi intéressant. Ensuite, on pourra mettre le reste de l’argent là où il est réellement nécessaire.

      Sérieux, vous seriez d’accord à ce que la ville de Montréal dépense 20-25 millions pour Young Woman ?
      Je peux penser à 10 000 autres manière de dépenser cet argent pour lesquelles la ville aurait un meilleur rapport qualité prix.

    • @ babylone373

      «Sérieux, vous seriez d’accord à ce que la ville de Montréal dépense 20-25 millions pour Young Woman ?»

      Mais oui, absolument!

      Vous semblez ne pas tenir compte que l’art est un investissement. Le Calder payé aujourd’hui 25 millions en vaudra combien dans 25 ans? 75? 100? On ne sait pas, mais le rendement est habituellement très élevé. Un nombre impressionnant de gens fortunés investissent dans l’art, et c’est rarement pour une question de passion. C’est juste qu’à long terme, ça peut rapporter beaucoup d’argent.

      Il y a 20 ans, le MBAC d’Ottawa avait acheté pour trois millions le superbe Voices of Fire de Barnett Newman. L’affaire avait provoqué un énorme scandale, vous vous en souvenez peut-être. Or, aujourd’hui, le tableau vaut possiblement dix fois plus cher. Méchant bon deal!

    • @babylone373
      Désolé, il y a des jours où mon sens de l’humour tombe en panne… ;)

    • @astyanax

      Votre point de vue fait du sens et je conviens que ça pourrait être un bon deal d’un point de vue spéculatif.

      Cependant, comme on peut le voir avec Détroit, c’est rare qu’une ville se départisse de ce genre d’œuvre une fois qu’elle les a acquises, surtout si les œuvres ont pris de la valeur. Les gens s’y attachent, se les approprient, ce n’est pas comme lorsqu’on transige des actions en bourse.

      Imaginons donc que Montréal achète Young Woman pour 25 millions. Même si sa valeur est de 100 millions dans 20 ans, ça change quoi, si elle est pour rester ici ad vitam aeternam et qu’on a jamais de retour sur notre investissement ?

      On aura dépensé 25 millions pour pouvoir dire qu’on a Young Woman à Montréal et pour pouvoir l’admirer.

    • @ babylone373

      Ce serait plus qu’un bel objet qu’on peut admirer, ce serait surtout un élément du branding de Montréal comme je l’ai expliqué plus haut. Si elle est située au bon endroit, cette sculpture pourrait aider à façonner l’image de Montréal qui, j’en suis sûr, reste assez floue à l’étranger.

      Je ne sais pas pour vous, mais aujourd’hui quand j’entends Chicago, je pense immédiatement au haricot géant et chromé d’Anish Kapoor. Cette oeuvre offre de Chicago une existence très concrète dans l’esprit des gens. Du coup, il devient plus facile d’imaginer la ville de Chicago. Du coup, on va l’évoquer plus facilement comme destination pour les vacances. Du coup, on va vouloir s’y rendre…

      Il en va des villes comme il en va des gens. On porte davantage notre attention vers les gens bien mis qui ont quelque chose de spécial plutôt que vers ceux qui sont un peu moches et anonymes, si?

      En plus, comme je l’ai montré, on ne perdrait rien puisque l’oeuvre prendrait de la valeur. Mieux vaut avoir de l’argent dans une sculpture qui profite à tout le monde que de le conserver dans un compte en banque, non?

    • @babylone373,

      relisez ma première intervention la réponse à votre question s’y trouve.

    • On est plus proche de détroit que de Chicago je trouve. On ne vas pas investir des millions dans des oeuvres appréciées d’une minorité quand le reste de la ville s’écroule. L’art c’est une histoire de mécènes, si des gens veulent cette oeuvre a Montréal, qu’ils l’achètent eux-mêmes et en face don a la ville.

    • Moi j’ai une meilleure solution. Faites un concours parmi toutes les facultés des Beaux Arts à Moureal. Le gagnant doit faire une réplique exacte et vous vendez l’originale. Sincèrement, si personne n’était au courant du processus, seulement une personne sur 10 000 serait capable de faire la différence.
      NM

    • Comme le commentaire de ”voeckler” le souligne, le fait d’utiliser le vieux Port pour faire un lien vers l’île en face, est une idée exploitable qui aurait comme but de faire explorer différente points de vue de Montréal aux touristes.

      J’avais déjà exposé une possibilité semblable sur ce même blogue, il y a quelques mois.

      Avec ce nouvel élément dans le décor disons, je peux ajouter une variation si j’inclus le commentaire (Donnez 100 000$ (ou à la limite un million) à un artiste émergent et il va produire quelque chose d’aussi intéressant. Ensuite, on pourra mettre le reste de l’argent là où il est réellement nécessaire. ”babylone373”)

      Une proposition plus audacieuse comme un hologramme de la sculpture de Detroit dans le vieux port qui fait un lien quelconque avec celle sur l’autre côté de la rive! Très réalisable car c’est un objet inerte et moderne!

    • Mes propos étaient provocateurs et délibérés. Ce serait bien sur une immense tragédie pour les habitants de Detroit. Laissez-moi réfléchir, qui a fait une vente de garage virtuelle sur KIJIJI, Mais oui, les bolsheviks, entre 1930 et 1934, durant la grande famine, l’Ermitage a vendu une quantité phénoménale d’œuvres de grands maitres.

    • La Fondation Ford et la Fondation Sloan (GM) pourraient en racheter une partie mais je parie qu’ils pourraient même pas racheter toutes les œuvres qui furent léguées.

    • @astyanax

      Je partage votre point de vue en tout point sur la place que peuvent occuper les œuvres d’art. Le seul élément qui ne passe pas pour moi c’est le prix. Je trouve ridicule de payer aussi cher pour une œuvre comme Young Woman, aussi réputée soit-elle. En lançant un concours et en octroyant un budget décent au gagnant ( 2 ou 3 millions maximum), on serait mieux servi selon moi.

      @dcsavard

      Effectivement, la solution que vous suggérez dans votre premier commentaire est celle que je retiendrais aussi. Je pense cependant qu’un montant de 2 à 3 millions de dollars serait largement suffisant. On ne parle quand même pas de pinotes ici !

    • Steadtler a tout à fait raison. C’est une game d’archi milliardaires. Ne sous-estimer pas la folie de l’être humain pour la spéculation. Isaac NEWTON a perdu pratiquement toute sa fortune dans la bulle des bulbes de tulipe! Fait que 25 mammouths pour une statuette, c’est dans le domaine du plausible !
      J’espère que le MBA et la Ville de Montréal n’en arrive jamais à cette solution désespérée. C’est le point final a une ville en décrépitude.

    • @ babylone373

      Oui, l’investissement dans la création d’une nouvelle oeuvre est aussi intéressant. Mais il faudrait frapper fort et donner le contrat à un artiste d’envergure internationale. Au bout du compte, je me demande si ça coûterait beaucoup moins cher que le Calder. Et puis, Calder est l’un des sculpteurs les plus importants du XXe siècle, sa valeur est acquise ce qui ne serait peut-être pas le cas d’un artiste d’aujourd’hui.

      Mais j’avoue que si nous avions le choix entre le Calder de Detroit et une oeuvre originale et folle d’un Damien Hirst ou d’un Wim Delvoye, par exemple, je choisirais sans hésiter cette dernière option.

    • Avant toute chose, est-ce que Montréal peut se payer une telle oeuvre?

    • @antiquebecor,

      bien sûr, il suffit d’envoyer la facture à Accurso, Milotto, Vaillancourt et les autres. Ils nous doivent bien ça.

    • Dcsavard
      En effet, bonne idée, est-ce qu’il reste kke chose de la collection LAVALLIN chez SNC ou tout fut déjà légué. Les firmes d’ingénieries pourraient tout léguer ce qu’elles détiennent comme collection sans aucune déduction fiscale bien évidement
      Quand je pense à Chicago, je pense au Black Hawks, au Cubs, au Sears Tower, au jazz, au blues, à tout, sauf au haricot géant et chromé d’Anish Kapoor. Les œuvres d’arts iconiques qui ont une projection mondiale, un brand recognition instantané parmi une brochette variée de touristes potentiels sont peu nombreuses.

    • Je me demande si le garçon et sa grenouille sont encore disponible. Ça fitterait bien sur le bord du fleuve et ce serait drôle de le voir se geler sous la neige en hiver. Ça ferait de belles photos pour les touristes.

      http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/europe/italie/201305/08/01-4648787-venise-pinault-contraint-de-remballer-son-garcon-a-la-grenouille.php

      Sérieusement, l’art public c’est un must. Ça rend la vue, et la vie, plus agréable aux locaux et ça amuse les touristes. Que serait Brussels sans son p’tit bonhomme qui fait pipi?

    • @dcsavard

      ok , qui va aller les collecter? Applebaum?

    • 50 millions $, c’est pas de la tarte. Il y a d’autres priorités. Mais si des mécènes richissimes sont prêts à claquer de l’argent en échange d’un crédit d’impôt et de leurs noms sur une plaque commémorative…

    • Calder est l’un des plus grands artistes du vingtième siècle, il n’y a aucun doute là-dessus. Il n’empêche que c’est du “vieux stock”. Il serait beaucoup mieux, à mon avis, si l’on souhaite refaire de Montréal la ville dynamique qu’elle a déjà été, de regarder pour une oeuvre majeure d’un artiste contemporain dans sa période de maturité. C’est justement ce qui avait été fait, par ailleurs, avec le stabile de l’Homme lors de l’Expo 67 …

      Il est surprenant que plusieurs personnes se désolant de la stagnation de la ville de Montréal et de la société québécoise, de leur incapacité à progresser, nous arrivent bien souvent avec de vieilles solutions. Déménager le stabile l’Homme, ou en acheter un autre Calder, c’est répéter ce qui a déjà été fait.

    • @antiquebecor,

      il faudra qu’il commence par faire un sondage.

    • Bonne idée.
      Nous pourrions aussi commander quelque chose à Armand-Vaillancourt.

    • Une grosse statue par Louis Lalande en forme de pizza explosée portant le titre “ICI”.

    • En plein grand prix de Formule 1, dont la survie est l’objet d’un éternel chantage et de dépenses publiques sans fin, des dépenses qui vont à coups de dizaines de millions dans les poches d’un seul homme (Ecclestone), les jérémiades des philistins quant à l’investissement dans des oeuvres d’art publiques ne manquent pas d’être parfaitement absurdes et risibles.

      D’autant plus que les supposées retombées économiques du grand cirque de la Formule 1 sont loin de faire l’unanimité parmi les économistes.

    • Je vous ferais remarquer Monsieur Astyanax que lorsque les économistes sont unanimes sur une question il est grand temps de s’inquiéter ! Vous devriez être très content puisqu’ils ne s’entendent pas plus sur la validité de l’investissement public dans le domaine des arts.
      Pour ce qui est du toujours très sympathique BERNIE, dans la mesure où la ville et les différents organismes publics récupèrent leurs mises, c’est déjà énorme comme retour sur l’investissement.
      NM

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