Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 6 juin 2013 | Mise en ligne à 7h45 | Commenter Commentaires (29)

    Réplique: «Montréal n’a rien à envier à Paris quand on parle de création de parcs»

    Ceci est une réplique au texte de Juliette Patterson, publié le 27 mai dernier sous le titre: «À quand un nouveau parc d’envergure à Montréal?» Elle est signée par Josée Duplessis, membre du comité exécutif, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts et conseillère de la ville du district de DeLorimier.

    jdJ’ai été consternée de lire dans votre blogue le commentaire de Juliette Patterson : « la Ville de Paris a construit 60 hectares de nouveaux parcs dans les derniers 10 ans. La Ville de Montréal n’en a pas réalisé depuis des décennies… À quand un nouveau parc d’envergure à Montréal ? »

    Non seulement ce constat est faux, mais Montréal n’a rien à envier à Paris quand il est question de création de parcs.

    Depuis 2004, plusieurs centaines d’hectares se sont ajoutés au réseau des grands parcs montréalais, principalement dans les écoterritoires. Il s’agit souvent d’agrandissement de parcs-nature existants. À lui seul, l’agrandissement de 135 hectares (ha) du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme est deux fois plus important que ce qu’à fait Paris au cours des 10 dernières années.

    Nous avons également désigné formellement 3 nouveaux grands parcs qui sont à différents stades d’avancement :

    · Parc du Troisième-Sommet sur le mont Royal (22,7 ha)

    · Parc-nature des Rapides-du-Cheval-Blanc (35,8 ha)

    · Parc-nature des Sources (assemblage immobilier en cours, à terme 40 ha)

    D’autres projets sont en incubation tel que le paysage humanisé de L’Île-Bizard qui constitue un nouveau type de parc à l’image des parcs régionaux en France.

    La priorité de Montréal demeure pour l’instant la mise en réserve des derniers milieux naturels, avant que ceux-ci ne soient définitivement grugés par des projets immobiliers, mais nous cherchons également à ouvrir de nouveaux parcs aux citoyens lorsque les circonstances le permettent. C’est ainsi que nous venons de créer un comité permanent pour l’aménagement du Bois-de-Saraguay (97 ha), protégé in extremis en 1981 suite à la pression de plusieurs citoyens.

    Nous débutons cette année l’aménagement du cœur du Complexe environnemental Saint-Michel (123 ha) qui deviendra à terme le deuxième plus grand parc de Montréal et constitue un des 5 legs prévus pour le 375e anniversaire de Montréal. L’aménagement du chemin de ceinture au Mont-Royal suit cours avec l’aménagement cet été du tronçon situé derrière l’Université de Montréal. Des travaux de drainage sont également en cours pour remettre en culture les champs agricoles du Bois-de-la-Roche (191 ha) dans le cadre d’un projet de réinsertion sociale des jeunes en difficulté avec la ferme écologique D-Trois-Pierres.

    À plus long terme, nous aménagerons également des parcs-nature déjà acquis par la Ville mais qui n’ont encore jamais été ouverts au public. C’est le cas de l’île Lapierre (5,4 ha), qui est une extension du parc-nature du Ruisseau-De Montigny, ainsi que le Bois d’Anjou (40 ha).

    À cela s’ajoutent plusieurs parcs locaux créés à l’initiative des arrondissements. On n’a qu’à penser aux parcs qui sont inclus dans les nouveaux quartiers en développement et à la protection récente du Champ des possibles sur le Plateau (1,4 ha), pourtant situé en plein cœur d’un secteur très dense. Pensons également au Woonerf dans le Sud-Ouest où le bitume a fait place au verdissement ou encore à la mise en réserve du parc des Gorilles dans Rosemont, malgré l’abattage illégal d’une cinquantaine d’arbres par un promoteur immobilier.

    L’agrandissement des parcs peut également se faire par l’intérieur en verdissant des emprises routières, comme cela a été fait aux parcs Laurier, Lahaie et Baldwin, et éventuellement au Parc du Mont-Royal en optimisant les stationnements entourant la Maison Smith, ceux-ci seront plantés. Les emprises publiques font actuellement l’objet de nombreux projets de verdissement, que ce soit avec la création de ruelles vertes ou des saillies de trottoir verdies. Ces projets de taille modeste peuvent paraître insignifiants, mais uniquement pour l’arrondissement où je siège, le Plateau Mont-Royal, on parle d’un total de 0,7 ha en 3 ans!

    Enfin, le projet tant attendu de promenade urbaine reliera pour le premier tracé le Fleuve à la montagne, un autre legs prévu pour le 375e de Montréal.

    Bref, les efforts de la Ville de Paris méritent d’être soulignés, mais il faut aussi reconnaître les avancées que Montréal a faites au cours de ces 10 dernières années, et celles à venir, en termes d’acquisition et d’agrandissement de ses parcs locaux et de ses parcs-nature.

    Tags:


    • Je suis toujours surpris quand je me promene dans certains quartiers moins riches, comme cote des neiges, de voir la quantité d’excellents et grands parcs qu’il s’y trouve.

      Ceci-dit, le fameux “Champ des possibles” du plateau, ca reste un terrain vague remplis de déchets, seringues, bouteilles brisées, du foin et quelques arbres chétifs, a l’ombre de gros batiments drabes. On est encore loin de pouvoir appeler ca un parc.

    • Et après ca, les gens des régions me disent que Montréal…..c’est juste du béton pis des nids de poules….

      C’est sûr, si tu vient à Mtl une fois au 3 ans et que tu vas te promener que sur Ste-Catherine et St-Denis….

      La beauté de Montréal est pas apprécié à sa juste valeur……essayez de faire du vélo à Chicoutimi ou Québec pour le fun….dans les côtes et vallées en plusieurs endroits, pas évident…..Montréal en vélo…un charme dans une grande partie de la ville.

    • Cher journalistes, chroniqueur, bloggeur et autre personalite des médias,

      Savez-vous qu’il existe d’autre arrondissement dans cette Ville ? Savez-vous qu’il s’implante autant de pistes cyclables dans les autres arrondissements sinon plus. Savez-vous que Montréal a créé la Place Valois, la place devant l’université Concordia, devant l’église Notre-Dame dans les autres aroondissement, il n’y a pas juste la place devant le métro Laurier. Sans parler le Woonerf dans le Centre-sud et qu’il se cré plus de parc dans n’importe quels autre arrondissement que dans le Plateau. Savez-vous qu’il y a des ruelles vertes aussi dans les autres arrondissement ?

      La différence ? C’est que lorsque les autres arrondissements font quelque chose, elles disent que c’est une réalisation de MOntréal alors que le Plateau parle d’une réalisation de… Projet Montréal. Voilà le problème. Je sais que les gens des médias vivent en majorité sur le Plateau mais vous pourriez sortir de votre univert un peu pareil. Encore se matin deux pub des réalisations de Projet Montréal…

      En passant, ma mère à verdit son terrain devant son duplex depuis les années 70 et elle n’a pas gagné un prix pour ça.

      Sortez de votre univers

    • Je suis le premier à dire que Paris n’est pas un modèle en matière d’espace vert, je n’hésite pas non plus à dire que les parcs de Montréal ne sont pas le problème le plus criant, mais il faut quand même mettre les choses en perspective.

      Montréal est une ville trois fois et demie plus grande que Paris. Nous pourrions donc dire 60 ha à Paris est l’équivalent de 210 ha à Montréal.

      Un autre point est que le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme, même si techniquement il est à Montréal, il est très en périphérie. Ce n’est pas un parc qui est réellement accessible quotidiennement pour les Montréalais.

      Finalement, puisque la comparaison est avec Paris, je crois que si nous incluons les parcs en cours de création, il faudrait alors aussi comparer avec les parcs en cours de création à Paris. Sinon c’est peut-être un peu malhonnête.

      Personnellement, je vis en périphérie de Montréal. J’habite à 800 mètres du parc-nature du Ruisseau-De Montigny. Je profite aussi de la piste cyclable du boulevard Gouin pour aller au parc Aimé-Léonard ou au parc-nature de l’île-de-la-visitation (sans la piste cyclable, je n’irais pas). Je suis donc choyé pour un Montréalais d’avoir des parcs et une piste cyclable. Par contre, il faut être honnête et admettre que ce n’est pas le cas de tout le monde. Les statistiques ne disent pas tout.

    • Ce n’est pas un parc qui est réellement accessible quotidiennement pour les Montréalais

      pourquoi pas , je vois pas le problème , à ce compte là le mont royal n est pas accessible aux gens de baie d urfée

      albert bela

    • Moi aussi j’avais été surpris par cette affirmation.

      Montréal depuis la conquête a été développée selon une vision urbanistique anglo-saxonne avec ses innombrables parcs, fontaines et squares.

      L’affirmation est de l’architecte et urbaniste Jean-Claude Marsan lors d’une excellente série télévisée il y a quelques années qui portait sur le développement des villes du début de l’antiquité je crois jusqu’à aujourd’hui.

      Le square Victoria, le square St-Louis, le square Dorchester, les parcs de quartiers, etc, etc.

      Montréal a eu la chance d’être une ville neuve il y a peu alors qu’à Paris le baron Haussman a du s’attaquer à un environnement déjà construit.

      Moins de place disponible pour y construire des parcs sans doute.

      Peut-être que Paris construits plus de parcs depuis 10 ans tout simplement parce qu’ils partent de plus loin que nous.

      Suffit d’aller faire quelques promenades à Paris pour savoir qu’il est beaucoup plus facile trouver un parc à Montréal au hasard d’une marche pour s’asseoir et se reposer quelques minutes tranquille à l’ombre d’un arbre que là-bas.

      Suffit d’aller se promener Place des Vosges un dimanche pour réaliser qu’il manque de parcs à Paris; on se croirait sur le bord d’une plage emplit de loup-marins ou à Wildwood pendant les vacances de la construction.

      Alain Juppé lui-même lors de son année sabbatique à Montréal s’était extasié devant la quantité de parcs que nous avons ici à Montréal.

      Alors oui moi aussi je considère que Montréal n’a rien à envier à Paris à ce niveau.

    • Il serait assez urgent d’exclure la référence parisienne de toute réflexion et de toute discussion sérieuses sure l’avenir de Montréal et sur l’évolution intelligente de l’urbanisme.

      Faut-il être de mauvaise foi, inculte, ou franchement ignorant pour perdre son temps à contempler “l’exemple” parisien??!!

    • @simonon
      Pourquoi ne pas pouvoir se comparer ? Paris ou une autre ville a peut-être une caractéristique qu’on aimerait développer. Donc il faut aller voir. Tout faire en vase clos est encore plus inculte et ignorant.
      Mais ça prend les bonnes informations. C’est tout.

    • Ca c’est de la comparaison!
      On compare une ville habitée depuis plus de 2000 ans qui a été l’un des centres d’influence de l’Humanité à partir du Moyen-Âge jusqu’à nos jours, à une agglomération qui fait le quart de sa population et dont l’existence est attestée il y a moins de 400 ans.
      Surtout, on compare une ville nord-américaine qui s’est étendue le long de ses autoroute à une ville qui s’est densifié en raison de l’attaque constante de barbares qui obligeaient les habitants à se terrer derrière ses murs.

    • @piedoq : Pour la très grande majorité des Montréalais, les parcs et les bois de Laval sont plus accessibles que le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme. Alors pourquoi ne pas aussi compter les parcs et les bois de Laval?

      Quant à Baie d’Urfée, dois-je vous rappeler que ce n’est pas un quartier de Montréal, mais une petite ville de banlieue?

      Comme je l’ai dit, mon problème vient surtout de l’utilisation de chiffres qui sont totalement hors contexte et qui donnent une fausse image de la réalité. Je ne dis pas que les habitants de Pierrefonds n’ont pas le droit d’avoir un grand parc-nature à eux, mais cela ne change pas que ces 135 ha ne concernent que des gens qui vivent en pratique dans la banlieue de Montréal (si Laval-des-Rapide et Chomedey font partie de la banlieue, alors Pierrefonds aussi, peu importe les divisions administratives décidées artificiellement).

    • @simonon

      Paris influence encore l’urbanisme tout comme il se font influencé, ils prennent des décisions et investissent, comme dernièrement pour la circulation ( centre ville à 30 km).
      Ils sont des gros projets à long terme. Dans le cas des parcs urbains ils le savaient de puis longtemps que tel que la ville est construite il en manquait et il en manque encore.

      Maintenant eux ils ont l’habitudes de prendre des décisions sans avoir à se dire qu’elles sont meilleurs que les autres, ils les prennent pour eux avec leurs défis.

      La comparaison est une maladie Québécoise n’est pas constructive. Soit on se plaint soit on démonte l’autre après l’avoir copié, souvent les français si possible.

    • Le problème avec les fusions, c’est que nos élus peuvent agrandir un parc déjà existant dans Pierrefonds (là où la population est très peu dense, c’est en fait une banlieu de Montréal) et prétendre qu’ils créent des parcs à Montréal. L’île de Montréal est énorme, si grosse qu’elle est en partie recouvertes de banlieues. Donc faire des parcs (en fait, donner le nom “parc” à des terrains naturels déjà existants) aux extrémités est et ouest et nord de l’île, en banlieue, n’équivaut pas à créer un parc à Montréal. Un parc sur l’île Lapierre? Come on!

      Et en passant c’est très bien de garder de la nature sur l’île, mais ça ne change en rien la question des parcs DANS la ville. Faites un espace vert dans un milieu densément peuplé, et on s’en reparlera.

      D’ailleurs vos exemples de parcs urbains sont également malhonnêtes. Changer le nom d’une partie du Mont-Royal? Ce n’est pas rajouter un espace vert. Le champs des possibles? C’est un terrain vague en zone industrielle, comme c’est le cas du parc des Gorilles (qui a été rasé, donc chapeau là-dessus!).

    • La question est plutôt de savoir quand est-ce qu’une ville a assez de parcs? C’est bien beau de se comparer avec d’autres villes, mais c’est quoi l’idée sousjacente? Que les autres villes savent mieux ce qui est bon pour les citoyens? Que ce que les habitants d’une ville X jugent bons pour eux est nécessairement bon pour nous?

      Que l’on compare au niveau du transport en commun avec certaines villes ayant des caractéristiques similaires et que l’on veuille en tirer des idées ou profiter s’une expérience ailleurs, c’est souhaitable. Que l’on veuille comparer la compétitivité de la ville par rapport à ses villes concurrentes pour retenir les citoyens, les entreprises, c’est nécessaire.

      Mais, comparer en termes de superficie de parcs, il faudra trouver une façon de normaliser ce genre de comparaisons, sinon, ça ne veut pas dire grand chose. Quand bien même Montréal aurait plus de parcs que Paris, cela ne veut pas dire qu’elle en a suffisamment et inversément.

    • mon commentaire est imbuvable, une phrase écrite une première fois puis réécrite et re-modifiée en changeant le verbe et pas le reste.

    • Comme le dit steadtler, le Champ des possibles pour l’instant faudrait se garder une petite gène avant d’appeler ça un parc parce qu’à ce compte-là, la voie du CP pourrait se qualifier.

    • Ce qu’il y a de bien avec cette sortie de mme Josée Duplessis (Projet Montréal) c’est quelle peut remettre les pendules à l’heure après la sortie publique de François Croteau (Projet Montréal) au sujet de l’incompétance de la Ville centre avec vente du parc des Gorilles par le CP à un groupe privé.

      De la politique circulaire

    • ..Au total, j’ai pasé plus de trente ans à Montréal et je m’y suis beaucoup promené à vélo et pas seulement sur les pistes cyclables. Il y a beaucoup de verdure à Montréal et il reste encore des espaces que l’on pourrait qualifier de naturels ce qui n’est plus le cas à Paris, ville que je fréquente souvent depuis trente ans, où tout est aménagé, y compris les parcs.

      Les deux villes sont difficiles à comparer pour les raisons évoquées par d’autres intervenants. Les espaces verts de Paris sont cependant exceptionnels. Je pense aux parcs André-Citröen, Monceau, Buttes-Chaumont, etc. Et il y a nombre de petits squares comme le parc des Batignolles et plusieurs autres qui sont comme des ilôts imprévus au coeur de la masse construite et qui sont toujours surprenants.

      Bref, méfions-nous des comparaisons et essayons aussi de jeter un oeil objectif sur la situation Montréalaise qui n’est pas aussi désastreuse que certains la décrivent.

    • gl00001

      Montréal, comme toute entité dans l’univers, doit choisir entre être absolument génial (une aspiration qui n’est pas raisonnable pour les Montréalais) ou encore s’inspirer de ce qui se fait de valable, intelligent, beau et pertinent ailleurs et l’imiter après l’avoir acclimaté.

      Je disais que, s’agissant d’urbanisme, Paris n’a rien à apprendre à Montréal et que, à moins d’avoir beaucoup de temps à perdre, Montréal dot contempler d’autres références que Paris. Québec, Portland ou Copenhague devrait inspirer Montréal avant Paris.

      Il va de soi que je connais mieux Paris que vous (une ville que je connais comme ma poche pour l’avoir habitée environ 20 ans), que j’en connais ainsi les réussites et les faillites, mais il n’est pas pertinent pour Montréal de s’en inspirer, pour l’essentiel.

      waddle

      trois inepties dans votre commentaires (et je ne parle pas de la drôle de grammaire):

      “Paris influence encore l’urbanisme tout comme il se font influencé [...].”
      ERREUR: Paris n’influence plus personne et se trouve en dehors des vecteurs principaux d’influence urbanistique contemporaine (tout comme de la plupart des autres courants d’influence). Depuis 1914, Paris n’influence plus grand chose.

      “Maintenant eux ils ont l’habitudes de prendre des décisions sans avoir à se dire qu’elles sont meilleurs [...]”
      ERREUR: une maladie parisienne consiste précisément à se faire croire que Paris incarne la référence, l’excellence et l’influence. Les Parisiens intègrent mal l’évidence qu’ils sont quelconque, ou plus spécifiquement réactionnaires, ou retardataires.

      “La comparaison est une maladie Québécoise n’est pas constructive.”
      ERREUR: les Québécois ne se comparent pas vraiment; quand il s’agit de prendre une décision, ils se laissent aveugler par des mirages étatsuniens ou français, mais ne savent pas se comparer fructueusement sur base constructive et efficace.

    • UNE USINE DANS UN PARC URBAIN? C’EST POSSIBLE À MONTRÉAL.

      Madame Duplessis, c’est à titre de citoyen que je vous écris, même si vous savez d’où je tire les informations qui découleront de mes propos ci-bas.

      Depuis plusieurs mois, vous vous efforcez, vous en particulier, à vendre le projet du Parc Saint-Michel (appelons-le comme ça pour les fins de la discussion) qui, selon vos propos et ceux de quelques autres, sera le “deuxième plus grand parc à Montréal après celui du Mont-Royal.” Avec une usine dedans.

      Oui, celui qui est en préparation en place de l’ancienne Carrière Miron, dans le quartier résidentiel de Saint-Michel. aux confins du domaine Saint-Sulpice, dans Ahuntsic.

      Oui, celui même qui aura une méga-usine de compostage qui produira 40 K Tonnes de compost par année, avec possibilité de croissance. Donc, 40K T qui entreront et donc 40K T qui sortiront, ca fait 80 T de déchets à transporter, dans un parc… On parle de 70 camions par jour (mais pas vous, qui dites plutôt 20 camions, comme le maire non-élu actuel, Michael Applebaum).

      Oui, le même parc urbain qui aura une usine dont la présence contreviendra aux normes du ministère de l’Environnement du Québec car elle sera localisée à moins de 500 m (c’est ça la norme) de résidences et commerces. Pour vous, c’est un détail insignifiant.

      Bref, un défilé incessant de camions qui empesteront et qui circuleront dans un parc urbain (et non un parc industriel), du compost qui puera, des vermine(s) y éliront domicile, sea la réalité des familles qui voudrint venir y faire pic-nic… Je ne comprends pas que cela ne vous dégoûte pas. Ah ! La politique demande parfois plus que des compromis.

      Je comprends que quand vous vous comparez avec Paris, vous vous taisez sur ce tableau peu reluisant, aujourd’hui piloté par une haut-gradée de Projet Montréal, le parti qui arrache sa chemise pour chaque brin d’herbe qu’on enlèverait aux Montréalais (même quand c’est un stationnement d’asphalte). Nulle part sur la planète civilisée, sauf à Montréal, des politiciens et des fonctionnaires auraient l’idée saugrenue de faire ce que vous faites.

      Une usine dans un parc urbain… Y’a bien qu’ici pour créer une telle bêtise. Et vous en êtes la vendeuse en chef. Je comprends que vous vous taisiez: nous comprenons bien que malgré vos propos, vous ne pouvez faire autrement qu’avoir honte, surtout vous qui êtes de Projet Montréal.

      Jean-François Lacerte

    • pitie,de grace,je vous implore de ne pas mettre Paris et Montreal en competition.l’une est un joyau et l’autre est insipide,l’une a une ame l’autre completement depourvue d’interet.meme si Paris a moins d’espaces verts je prefere me ballader sur les grands boulevards que sur ste catherine,trainer au parc des Batignoles,Monceau et meme au Pere Lachaise que sur le mont Royal.
      montreal est definitivement une ville plate sans aucun interet.

    • @jacdenoisy

      1- On peut faire des comparaisons sur un sujet sans comparer la globalité
      2- C’est votre point de vue, mais c’est loin d’être celui de la majorité
      3- La Terre est assez petite sur le plan universel, mais suffisamment grande pour que vous y trouviez une ville à votre goût. Installez-vous là-bas, profitez de la vie et cessez de cracher sur les autres. Ce n’est pas poli.

    • @simonon
      Je parlais de caractéristiques, en général. Vous voulez donc qu’on se ferme sur tout ce que Paris pourrait nous apporter. Ponctuellement, je suis certain qu’il y a quelques belles choses qui pourrait nous inspirer. Dommage que vous ne soyez pas capable de les voir et nous les transmettre après y avoir habité 20 ans.

    • Oui,Montréal développe de nouveaux parcs,mais,ce que je déplore,c’est que certains réaménagements d’espaces verts sont trops axés vers l’utilisation de matériaux inertes tels que le granit et le béton.La Place Valois,la Place D’armes et la Place Normand Bethume en sont de bons exemples.C’est inesthétique et ça crée des îlots de chaleur.

    • “trainer au parc des Batignoles”… quelle tragédie!

      les Batignoles, où n’importe quel café est plus vétuste que les toilettes de n’importe quel café de Stockholm: la réputation la plus surfaite entre Vladivostock et Minneapolis!

    • gl000001

      Je ne “ferme” rien; je ne décide rien; il n’y a tout simplement rien de significatif ou presque au sujet duquel il faille, depuis Montréal, s’inspirer de Paris.

      Tout est évidemment affaire de valeurs: si votre hygiène est discutable, si vous n’avez aucune éducation, si vous affectionnez de perdre un temps fou dans des discussion vaseuses avec des esprits confus et émotifs, en effet, vous croiserez à Paris, sur une base tout à fait régulière, de véritables modèles, d’authentiques référence, d’éloquents professeurs.

      Les façades haussmanniennes, ne sont pas dépourvues d’élégance, de style et, dans l’ensemble, d’harmonie.

      La vermine qui circule et prospère derrière ces façades est malheureusement révélatrice d’un art de vivre que vous ne devriez pas envier.

      L’Afrique du Nord elle-même vient à Paris pour apprendre à être aussi véritablement dégoûtant dans l’espace public que chez soi!

      Libre à vous de vous en inspirer aussi!

      Pour revenir au sujet qui nous intéresse, Paris évolue (un mot trop généreux…) en vase clos, et cela handicape et fragilise une région de 10 millions d’habitants, qui est littéralement paralysée par l’étroitesse d’esprit et le manque de vision des Parisiens au sens strict. La question de l’urbanisme parisien doit être replacée dans le contexte plus significatif de l’urbanisme de la région parisienne, mais il s’agit d’une évidence qui tétanise (comme 99% de ce qui se produit sur la planète actuellement) les Parisiens. Et c’est ici que les disgrâces, catastrophes et tragédies apparaissent dans tout leur splendeur.

    • On peut toujours rêver mais une chose demeure, de tous les actifs de la Ville, bâtiments publics, rues et trottoirs, infrastructures d’eau et d’égouts, les parcs sont ceux dont l’état a quasiment été remis à neuf depuis les 20 dernières années, investissements majeurs dans les grands parcs, Mont-Royal, Lafontaine, Jarry, Bellerive, etc… dans les parcs de quartier et de voisinage, la majorité des aires de jeux, des terrains sportifs, des équipements de baignade ont été restaurés ou remplacés, et tous ces squares et places publiques réaménagés à coup de millions… il y a quantité et qualité, et dans les deux cas rien n’arrive sans argent, beaucoup d’argent, alors comptons nous chanceux de ne pas être, pour l’instant, en période de récession, comme la France l’est.

    • Difficile de faire des comparaisons entre Paris et Montréal. On parle vraiment de deux villes hautement attractives mais tellement différentes.

      Je ne fais jamais un voyage à Paris sans passer au moins une demi-journée au Père-Lachaise. Comment être en ville sans aller saluer Molière, Bécaud, Morrison, Oscar Wilde et la tombe toujours fleurie de Piaf. Les Buttes-Chaumont, Monceau, le Jardin du Luxembourg, le bois de Vincennes, les arènes de Lutèce… tout est absolument magnifique et nous étonne toujours d’une fois à l’autre.

      Les Français eux aussi s’étonnent et s’émerveillent de Montréal. Il m’arrive d’en recevoir chez moi et ce qui les fascine n’est pas toujours ce que l’on croit. Par exemple, ce couple qui a réservé plusieurs heures de leur voyage pourquoi? Pour aller observer les écureuils du Mont-Royal. Et ils ne sont pas les premiers à me dire qu’ils tiennent à aller sur notre montagnette dans ce but précis.

      Revenons aux parcs. La vie dans les parcs parisiens et celle dans les parcs montréalais n,est pas du tout la même. Les deux ont leur charme distinctif. Celui de Montréal tient dans l’énergie de ses passants, ses danseurs, ses cyclistes, ses couples et ses joueurs de foot et de tambours (africains ou brésiliens). Il y a comme un air de liberté dans l’air de Montréal. Une fluidité des rencontres. Un peu d’Amérique qui parle français.

      Montréal je t’aime –je te trompe avec Paris mais te reviens toujours.

    • Montréal je t’aime. Je veux mourir dans tes bras.

    • Je désire faire amende honorable: contrairement à ce que j’ai écrit, madame Duplessis a effectivement soufflé mot du projet du parc Saint-Michel dans sa réplique. Mais je cherche encore le passage où elle explique sa volonté d’y inclure une usine de compostage sur le flanc ouest de ce parc-en-devenir. Mme Duplessis, nous attendons que vous vous expliquiez, c’est votre responsabilité.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2014
    D L Ma Me J V S
    « mar    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité