Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 3 juin 2013 | Mise en ligne à 7h55 | Commenter Commentaires (22)

    Edith Cyr: «Pour que chacun puisse grandir et vieillir à Montréal…»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Edith Cyr, 
directrice générale de Bâtir son quartier, entreprise d’économie sociale, leader en développement de projets immobiliers communautaires.

    blogLe 27 mai 2013, Madame Pauline Marois annonçait que la Ville de Montréal envisageait de créer, dans les 12 prochains mois, 1150 logements communautaires et abordables (coopératives d’habitations, habitations gérées par des organismes sans but lucratif, etc.).

    C’est tout Montréal qui gagne avec cet investissement de près de 90 M$, qui contribuera au développement économique et social des quartiers.

    L’habitation communautaire permet d’offrir des logements de qualité à des familles et à des ménages à faible ou moyen revenu, qui ne peuvent accéder à la propriété, notamment dans les grands centres urbains. Ils permettent ainsi aux personnes de demeurer dans le quartier où elles ont grandi, où elles ont développé un réseau d’appartenance, et où elles ont choisi de vieillir. Par ailleurs, les logements communautaires contribuent fortement à maintenir une mixité sociale à l’échelle des rues, façonnant ainsi Montréal comme une ville sans ghettos, sécuritaire et conviviale. Les Montréalais se reconnaissent comme voisins et voisines, et se côtoient qu’ils soient plus ou moins jeunes, plus ou moins aisés, plus ou moins ou scolarisés, en santé ou non, de longue ou récente immigration, etc.

    En dépit de l’importance que revêt le logement communautaire et social, nous voyons nos journaux nous présenter en permanence de grands projets de développements comptant plusieurs centaines ou milliers de logements, souvent sous forme de copropriétés, privilégiant ainsi ceux au pouvoir d’achat le plus élevé.

    Certes, la stratégie d’inclusion* contribue fortement à préserver le caractère inclusif des quartiers, mais pour que Montréal puisse permettre à tous d’y grandir, d’y vivre et d’y vieillir, il lui faut développer une vision à plus long terme.

    L’administration municipale doit pouvoir s’appuyer sur un programme gouvernemental de financement récurrent, pluriannuel et adéquatement doté. En effet, le développement de projets innovants socialement, conçu dans une approche intégrée, associant des acteurs diversifiés, prend du temps et des ressources pérennes.

    Vivre en harmonie avec des gens qui finalement nous ressemblent, malgré des différences manifestes de prime abord, est un apprentissage quotidien… mais le logement social et communautaire contribue définitivement à positionner Montréal comme une ville solidaire et accessible.

    *Ce formidable outil de développement social incite les promoteurs de nouveaux projets immobiliers de plus de 200 unités, à inclure au moins 15 % de logements communautaires et sociaux.

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    • M. Cardinal

      Avez-vous pris connaissance du texte de Gaétan Frigon en fin de semaine sur Mélanie Joly ?

      J’ai lu beaucoup sur elle depuis 1 semaine et elle pourrait être une candidate très intéressante pour la mairie de Montréal.

      j’ai hâte de savoir si elle va se lancer ou non

    • La décision du gouvernement Marois de mieux encadrer le développement immobilier de grande échelle (200 logements et plus) me semble être un geste dans la bonne direction. La loi du marché à elle seule n’est pas suffisante pour garantir un milieu de vie mixte et durable. On entendra sans doute des critiques virulentes de cette politique durant les prochaines années, mais quand on vivra le résultat et qu’on exportera notre modèle, ces critiques se dissiperont sans aucun doute. Au profit de tout le monde d’ailleurs.

      Pour résumer mon propos, le développement d’une ville demande du temps et de la patience. À l’image d’un arbre, une ville nécessite parfois l’implantation d’un tuteur pour l’aider à pousser droit. Mais plus encore, ça ne sert à rien de tirer sur l’arbre pour qu’il pousse plus vite, il faut agir de patience. Vingt ans plus tard les racines sont solides et la cime est bien haute dans les airs.

      Montréal est encore jeune, nous sommes encore à l’étape des fondations.

      Francis Huneault

    • @François Cardinal
      Excellent éditiorial ce matin qui décrit parfaitement ma pensée.

      Je vous cite: “«Ce n’est pas compliqué, Montréal est actuellement un no man’s land d’imputabilité», résume Denis Saint-Martin, politologue à l’Université de Montréal. Un problème qui mine à peu près tout ce que fait Montréal, qui plombe le projet de SRB et qui laisse planer des doutes sur le réalisme du virage autobus souhaité, et souhaitable.”

      Il n’est pas nécessaire de révolutionner Montréal ou de penser à un grand projet d’envergure qui, miraculeusement, ferait disparaître tous les problèmes.

      Ce qu’il faut à Montréal, c’est la capacité de réaliser les “petite choses”.
      Et ça commence par diminuer les niveaux de gérance et augmenter la responsabilité des décideurs et des travailleurs.
      Un échec ou des délais déraisonnables devraient avoir des conséquences directes.

    • Je suis pour d’aider les plus pauvres à ce logé. Mais j’ai un immense problème avec ces mouvement dit sociaux qui veulent empêcher la classe moyenne de se loger.

      Ainsi cette centaine de personne qui ont manifestés contre la construction de condo à St-Henri ou le vandalisme contre certain condo ou site de construction dans Hochelaga.Démontre que ces groupes parlent au nom d’une minorité.

      La très grande majorité des condos construit dans ces quartiers s’adressent à la classe moyenne. Si ces « nouveaux arrivants » sont plus aisés que les locataires dits « de souche ». On est loin d’une extension de Westmount comme le laissait entendre un manifestant.

      Stratégie d’inclusion veut dire aussi inclure plus riche que soit! Dans ce cas la classe moyenne.

      Construire une variété de logement à 1,2,3 voir 4 chambres serait beaucoup plus rentable pour la diversification.

      Si on doit être contre l’exclusion social ont doit l’être aussi contre ceux qui veulent exclure la classe moyenne.

      Les moyens prôné par ses groupes ont prouvé un peu partout leur limite et leur difficulté d’application.

      Sans laisser le marcher à lui-même mais une subvention à l’aide au logement est 100 fois plus afficace que lorsque les instances publique se mettent à jouer au promoteur immobilier.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Je suis d’accord avec nike, sauf les fautes de français ;-) .

    • J’ai aimé, j’aurais préféré que Madame Cyr se fasse plus longue dans son commentaire. Sachez madame que votre longue carrière en ce domaine vous autorise quelques ligne en plus.

    • D’accord avec Nike. Certains locataires de longue date des quartiers dits « populaires » (St-Henri, Pointe St-Charles, Verdun, Hochelaga, etc.) finissent par accéder à la classe moyenne et à pouvoir acheter un logement modeste dans leur quartier. C’est un peu étrange de vouloir les empêcher de demeurer dans leur quartier parce qu’ils sont trop riches pour être pauvres, mais trop pauvres pour être riches.

    • Donc rendre l’immobilier montréalais abordable aux plus pauvres pour le rendre moins abordable pour les autres.
      On garde nos pauvres et envoi les familles de classes moyennes à l’extérieur de l’ile. Belle stratégie.
      Aussi, peut-on arrêter avec cet notion de “mixité social”.
      Pour qu’un quartier soit bien, il faut absolument avoir avoir des gens défavorisés? et si un quartier est homogène, so what?!
      Certains quartier attire certaines personnes d’un certains ages, d’un certain revenus, il y a rien de mal là-dans.Que le gouvernement tente cette expérience “sociale” me rassure point.

      Il est temps de remplacé notre “je me souviens” par “niveler par le bas” sur nos plaques.

    • À nike,

      Mais quelle est donc cette discussion à propos de la classe moyenne s’il vous plaît? Depuis quand l’inclusion des moins riches rime t’elle avec l’exclusion de la classe moyenne? J’embarque pas là-dedans. C’est du grand n’importe quoi, du populisme…

      Personne n’a parlé de substituer la présence des uns par celle des autres. Le sujet d’aujourd’hui c’est de réfléchir à comment mieux intégrer les unes ET les autres.

      Francis Huneault

    • Voici le fameux texte sur Mélanie Joly !!!!! :
      ***

      Au cours des dernières années, j’ai à maintes reprises donné mon opinion sur les problèmes de Montréal ainsi que sur Gérald Tremblay, qui était alors maire, ou sur ceux et celles qui voulaient le remplacer. Je n’ai jamais hésité à affirmer que Montréal, dans sa forme actuelle, était devenue une ville ingouvernable, une ville qui avait besoin d’un nouveau Jean Drapeau moderne pour la relancer et la sortir du bourbier dans lequel elle se trouve.
      Dans ce contexte, et comme beaucoup de citoyens, vous vous êtes peut-être demandé qui est Mélanie Joly, qui songerait à se présenter à la mairie de Montréal. Serait-elle la personne idéale pour remplir cette tâche exigeante, celle qui pourrait empêcher Denis Coderre de se faire élire par défaut? Celle qui permettrait une véritable bataille électorale comme on les aime? Voyons voir.

      Il y a un peu moins de deux ans, j’étais à la recherche d’une firme de relations publiques pour s’occuper d’un dossier personnel. À la recommandation d’un bon ami, Luc Beauregard, j’ai contacté Mélanie Joly, associée directrice du bureau de Montréal de Cohn&Wolfe, et lui ai confié le mandat. Même si, quelques mois plus tard, j’ai mis fin à cette relation d’affaires sur un désaccord quant à l’exécution du mandat, rien n’empêche qu’au bout du compte, ces quelques mois m’ont permis de découvrir une femme de tête qui ne plie pas facilement et qui sait où elle s’en va. Elle met la barre haute, mais elle a appris à bien sauter quand l’occasion se présente.

      Mélanie possède une maîtrise en droit européen et comparé de l’Université Oxford et un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal. Avant de faire le grand saut vers les communications, Mélanie a pratiqué plusieurs années en litige civil et commercial au sein de cabinets d’avocats nationaux. Passionnée par les débats publics, elle est cofondatrice du groupe de réflexion politique Génération d’idées et l’une des leaders de Sortie 13, un espace de dialogue sur les grands enjeux du Québec.

      Très impliquée au niveau philanthropique, Mélanie siège à de nombreux conseils d’administration, dont celui du Musée d’art contemporain de Montréal, avec mon ami Dragon Alexandre Taillefer, qui en est le président. Elle a été le premier récipiendaire québécois du prix Arnold-Edinborough, prix remis par Business for the Arts à une personnalité du monde des affaires de moins de 40 ans, s’étant démarquée par son implication au sein du milieu culturel canadien.

      Mélanie est ambitieuse et prend les moyens pour atteindre ses objectifs. Sa candidature à la mairie de Montréal apporterait un vent de fraîcheur. Elle a le caractère pour devenir la Régis Labeaume de Montréal, sachant qu’on ne lui marcherait pas facilement sur les pieds.

      Son mandat de trois ans comme associée directrice de Cohn&Wolfe à Montréal vient de prendre fin et tous s’entendent pour dire qu’elle y a accompli un travail remarquable. Il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’une candidature comme celle de Mélanie Joly changerait la donne à la mairie de Montréal, tout en étant une plateforme de lancement pour ses ambitions politiques. Pour moi, le fait que Mélanie n’ait jamais trempé dans le passé trouble de Montréal est un atout indéniable.

      Quoique je ne prenne pas position pour un candidat en particulier à la mairie de Montréal, je verrais d’un bon oeil la candidature de Mélanie, tout comme j’ai souligné celle de Denis Coderre il y a quelques mois. Les gens de Montréal ne poseraient plus la question «Mélanie qui?». C’est Mélanie Joly. Maire de Montréal? Aux citoyens de décider!

      Mais au moins, sa candidature mettrait du piquant, de la jeunesse, du respect et de la féminité dans une campagne qui s’en va dans toutes les directions.

    • Le texte est de Gaétan Frigon

    • @crosbyshow,

      je pense que vous auriez dû vous contenter de mettre un lien à la limite. Là, vous piratez carrément le sujet du jour.

    • @francisk,

      je pense que nike explique clairement le pourquoi de son commentaire sur la classe moyenne. Et je pense que son point de vue mérite d’être écouté. Oui, il arrive que certains groupes contestataires se tirent une balle dans le pied en s’en prenant aux mauvaises cibles et aillent à l’encontre des intérêts qu’ils prétendent défendre.

      Et si on veut parler de milieux mixte et diversifiés de vie pour toutes les couches de la société, il faut aussi accepter la construction de certains condos et non pas protester contre toute construction au-dessus de la valeur foncière moyenne du quartier par peur de gentrification du quartier. Pas que la menace de gentrification n’existe pas, mais je pense que c’est là que les administrations municipales et provinciales devraient intervenir. Sauf, qu’elles sont souvent toutes les deux en conflit d’intérêt. Une augmentation de la valeur foncière des anciens édifices à cause de la construction des nouveaux permet d’augmenter les revenus de l’arrondissement. Et je comprend que des gens veuillent protester contre ça, mais la solution n’est pas non plus de créer des poches de pauvreté ou des ghettos à faibles revenus.

    • @francisk

      Tout comme il serait absurde de dissocier l’IRA du Sinn Fein. Il serait ridicule de dissocier les manifestations du FRAPPRU, RCLALQ et autre groupuscule hautement militant ainsi que certains actes de terrorisme contre les résidents ou constructeur fait par leur supporter. De ceux qui sont plus pacifique dans la même mouvance dont Mme Édith Cyr fait partie.

      Lorsqu’elle écrit :

      « En dépit de l’importance que revêt le logement communautaire et social, nous voyons nos journaux nous présenter en permanence de grands projets de développements comptant plusieurs centaines ou milliers de logements, souvent sous forme de copropriétés, privilégiant ainsi ceux au pouvoir d’achat le plus élevé. »

      Il est clair que cette dame s’oppose à ce genre de constructions qui ont comme clientèle cible, la classe moyenne.

      C’est du grand n’importe quoi de le nier, de la désinformation.

      Personne ne parle de substituer la présence des uns par la présence des autres? Alors si on arrête les condos et ont fait des logements sociaux ont fait quoi?? Mais on substitut rien…
      Prenez le temps d’y penser avant de répondre.

      J’aimerais bien qu’on m’explique ce qu’il y a de populiste de parler d’un autre point de vue que du votre? Ceci n’alimente t’il pas le débat? À moins que le débat n’est pas le but recherché mais plutôt imposer sa vérité?

      Je crois que quiconque s’est intéressé au logement sociaux et des expériences international d’implantation massive de cet outil d’inclusion. S’aperçoit que ceci n’est pas une panacée mais un outil essentiel à utiliser intelligemment.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • dcsavard

      3 juin 2013
      15h34
      @crosbyshow,

      je pense que vous auriez dû vous contenter de mettre un lien à la limite. Là, vous piratez carrément le sujet du jour.
      ***

      Pis ca….

      Montréal mérite pas mal plus qu’un sujet par jour si vous voulez mon avis. Et de toute façon, le sujet le plus important dans le moment est le nouveau maire.

      Car malgré tous les sujets comme le bus, le métro etc…c’est le nouveau maire qui va driver tout ca alors je vais mettre un texte sur la candidature possible de Mme Joly si je veux.

    • Le FRAPRU nous sort des arguments du genre: “il y a X copropriétés privées qui ont été construites contre X logements locatifs” comme si c’était supposé être scandalisant…

      Les gens qui achètent des copropriétés ne sont plus sur le marché locatif alors les locataires n’y perdent rien. Après, c’est sûr qu’en créant toute sorte de mécanismes pour “contrôler” le coût des loyers, on rend la construction de logements locatifs privés moins attrayante. Faut vivre avec nos choix…

      Mais évidemment, le FRAPRU a une solution toute simple: socialisions le logement!

      Ça me rappelle cette étude de Claude Monmarquette dont on peut trouver un résumé ici:
      http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/le-quebec-aurait-assez-de-logements-sociaux-21062010

      La comparaison entre Montréal et Amsterdam est intéressante… et consternante. En 2003, 34% du parc locatif d’Amsterdam était socialisé et le loyer moyen d’un logement privé était de 3000$ par mois.

      En gros, plus on créer de logement social, plus on en a besoin car on pousse le prix des logements privés vers le haut, les rendant ainsi moins accessibles à la classe moyenne.

      Je ne suis pas totalement contre le logement social. Seulement, il faut que ce soit dosé avec précaution et je ne crois pas qu’on peut se fier sur les arguments du FRAPRU ou autres organismes gauchisants pour déterminer si le point d’équilibre en privé et social est atteint ou non.

    • @pierrejons1 : La mixité est essentielle pour éviter l’éclatement de la société. Si vous concentrez la pauvreté dans des quartiers particuliers, tôt ou tard les ghettos vont déborder, il va y avoir de la violence qui va s’étendre, les gens vont fuir cette violence et la ville va se vider.

      Sur ce blogue où le transport en commun est un dogme, beaucoup de gens citent Détroit dans l’idée de dire que Détroit, la « ville de l’automobile » est en ruine justement à cause de l’automobile. C’est évidemment complètement absurde et en fait Détroit est justement un exemple d’une ville qui a succombé à ses ghettos. La pauvreté était concentrée et la violence a éclaté. Le résultat est que tous ceux qui en avaient les moyens ont fui peu à peu la ville et Détroit est maintenant une catastrophe.

      -

      Un autre apport de la mixité est le sang neuf qu’il peut apporter. C’est un moyen de combattre un système de castes implicites.

      Ce n’est pas parce que deux parents sont intelligents et avec de hautes valeurs morales que leurs enfants auront ces qualités. De la même façon, un enfant ayant deux parents intellectuellement défavorisés peut très bien avoir une intelligence et des valeurs morales exceptionnelles. Cependant, pour que cet enfant puisse s’épanouir, il ne pourra pas compter sur ses parents. Il lui faudra des contacts avec des gens qui pourront lui servir de modèle. La mixité est donc un moyen pour une société de favoriser ses meilleurs éléments naturels, plutôt que de favoriser les éléments d’une caste qui finira toujours par dégénérer.

      -

      La mixité permet aussi de mieux comprendre notre nature et notre société. Ce n’est pas en vivant dans une tour d’ivoire que nous pouvons comprendre la société dans sa globalité.

      Quand la politique était surtout une affaire d’élite, il suffisait que cette élite parcoure le monde et qu’elle s’implique sur le terrain dans du bénévolat pour apprendre et, donc, pour pouvoir prendre de bonnes décisions globales. Mais nous sommes maintenant dans une démocratie où les gens refusent de suivre les élites et il faut donc que tout le monde soit en mesure d’avoir cette connaissance des différentes couches de la société pour prendre de meilleures décisions. La mixité permet cela.

      -

      La mixité apporte son lot de problèmes, surtout dans notre culture québécoise. À cause de notre histoire, nous avons la mauvaise tendance à voir la réussite, la culture et l’intelligence comme suspecte. Quand nous voyons quelqu’un qui réussit mieux que nous, nous ne nous disons pas « c’est un modèle que je dois essayer d’imiter », nous nous disons « c’est un profiteur et il est injuste qu’il ait plus que moi ». À cause de cela, la mixité apportera ici, plus qu’ailleurs, des problèmes de cohabitation dus à la jalousie. Mais malgré ces problèmes, c’est quand même mieux qu’une société qui éclate complètement.

      La mixité peut parfois être synonyme de niveler par le bas, mais, si elle est bien réalisée, elle est au contraire un synonyme de tirer vers le haut.

    • En que citoyenne de classe moyenne, j’ai déjà été propriétaire et j’ai déjà été locataire et même membre d’une coopérative d’habitation et ce, dans des quartiers dits populaires de Montréal soit dans hochelaga-Maisonneuve et dans Petite-Patrie. J’oubliais, j’ai aussi habite la banlieue. Présentement, j’habite dans St-Henri dans un logement très luxueux à 1150$ par mois. J’ai côtoyé et je côtoie des gens de diverses nationalités, plus pauvres et plus riches que moi. Ce que je trouve c’est que partout ou j’ai habité j’ai rencontré des gens extraordinaires, des voisins serviables. La principale raison je crois c’est que j’étais a la recherche de ces gens la, des gens ouverts et généreux. D’après moi, pour qu’une ville soit agréable à vivre il faut beaucoup de ces gens la. Dans le logement communautaire on trouve plusieurs de ces gens la qui sont parfois pauvres et qui ont besoin d’un coup de pouces mais il y a aussi plusieurs citoyens de la classe moyenne qui n’ont pas les moyens de s’acheter un condos ou une maison et qui veulent vivre en ville. Ce sont de jeunes couples, de jeunes familles, des familles immigrantes avec plusieurs enfants, des personnes seules qui veulent briser leur isolement. Le Coopératives d’habitation ne sont pas des HLM. Ce sont de petites entreprises d’économie familiale gérées par ses membres et qui permet à des gens d’avoir accès collectivement à la propriété. À terme, dans un quartier les coopératives sont des souvent des instigateurs de projets d’amélioration de la qualité de vie. j’ai 65 ans cette année et compte tenu de ma santé je devrai probablement prendre ma retraite plus vite que je pensais. Je devrai quitter mon beau logement car je n’en aurai plus les moyens. Je veux retourner vivre en coopérative ou je pourrai être utile encore et contribuer à la société tout en m’assurant d’un logement de qualité que je pourrai me payer. Pour cela, je compte sur mon gouvernement et sur ma ville pour que je puisse avoir accès à un logement communautaire. Je vous invite à réfléchir avant de discourir car ce sera peut être vous qui aurez un jour besoin d’un logement communautaire!?

    • à nike,

      ” Alors si on arrête les condos et ont fait des logements sociaux ont fait quoi?? ”

      Je vous pose une autre question: mais quelle réglementation stipule d’arrêter de construire des condos?

      La réponse c’est aucune. Et il n’y en aura jamais car les condos représentent 30% des ventes dans la grande région de Montréal. C’est une formule d’habitation extrêmement populaire et tout le monde s’accorde là-dessus. Pas de danger.

      Donc nuance s’il vous plaît. Espérer plus de diversité ce n’est pas annihiler les condos de la surface de l’île. Ces derniers resterons fortement majoritaire dans l’offre, et franchement c’est tant mieux pour tout le monde.

      Regarder au bas du billet, il y a une note que vous avez forcément décidé de ne pas lire. 30 unités de logement sociaux sur un projet de plus de 200, c’est quand même pas la ruine de la classe moyenne. À titre d’exemple, je vous redirige vers un projet comme quartier 54 dans rosemont. Ce dernier, un franc succès commercial comptant plusieurs phases, suggère une belle variété d’habitation, construites sur un ancien terrain industriel et situées aux abords d’une station de métro. Une belle densité toute en mixité. Le tout est issu d’un concours d’architecture en plus. De la place en masse pour la classe moyenne.

      Voici un autre exemple: http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201305/30/01-4655845-griffintown-le-pari-de-800-millions-de-devimco.php . Devimco, le promoteur désire attirer une clientèle moins fortuné par la construction de plus de 200 unités locatives… dans Griffintown. Une telle position aurait été impensable il y a moins d’un an. Encore une fois, la classe moyenne n’a rien a craindre.

      Vous pouvez bien penser ce que vous voulez. Ce n’est pas moi qui vous en empêchera. Toutefois oui, j’ai bien le droit de relever le ridicule de votre position, surtout sachant que pour la région de Montréal seulement, 12 000 condos on été mis en chantier en 2012. 12 000 condos c’est au moins assez pour loger la population entière de Varennes, en une année.

      Classe moyenne menacée? S’il vous plaît…

      Francis Huneault

    • @francisk

      Plus de diversité???

      il y a quinze ans Hochelaga trônait au deuxième rang des quartiers les plus pauvres du Canada. C’est LE quartier avec le plus de logement sociaux.

      Et vous voulez qu’on fasse plus de place au plus démuni dans ce quartier… Parlant de ridicule…

      Faite une petite recherche des discours il y a dix ans de ces même groupe et au lieu de s’en prendre au condo il s’en prenait à la crise du logement, le FRAPPRU et le RCALQ ne demandais rien de moins que 20 000 logements sociaux. Sinon la crise du logement allait s’aggraver et devenir permanente… Dix ans plus tard…

      Les logements sociaux ne sont pas une fin en soit. Le but est d’aider les plus démunis à ce loger décemment dans un environnement qui leur permettront de ne pas être ghettoïsés.

      Ceci devrait nous enseigner que les solutions en matière de logement peuvent être diverses et il serait grand temps que c’est groupe et leurs partisans arrête d’avoir le syndrome du logement social comme fin en soi!

      Alors continuez votre croisade pour votre béton égalitaire en insultant quiconque émettra la moindre opposition mais les grands perdants seront les plus démunis.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Si on veut permettre la mixité sociale, il faut tabler sur ce qui a toujours fonctionné : les plex.

      Malheureusement, pour un entrepreneur, c’est moins rentable que des condos. En plus, à cause de la pression de groupes comme le Frapru, c’est une formule risqué pour les jeunes familles désirant devenir propriétaires.

      En effet, dans un duplex ou un triplex avec propriétaire occupant, une seule mauvaise location peut ruiner une jeune famille. Les dégâts à un logement peuvent facilement atteindre les dizaines de milliers de dollars et quelques milliers de dollars de loyers impayés avant de réussir à expulser un mauvais locataires.

      Le risque financier est majeur pour les jeunes ménages, et ils ont rarement les liquidités requises (réparations de l’usure normal, prévision pour les logements démolis et les loyers non-payés) pour être propriétaires d’un plex.

      La Régie du Logement pénalise aussi le propriétaire faisant des améliorations et convertir une condamnation de la RLQ en jugement coûte cher, pour un résultat incertain.

    • Les associations des locataires s’en prennent aux condos non pas pour chasser la dite “classe moyenne” (qui décrit souvent n’importe quoi, y compris des travailleurs qualifiés) mais parce qu’il ne se construit à peu près rien d’autre, et parce qu’il devient de plus en plus difficile pour les gens qui n’ont pas les moyens d’acheter un logement en copropriété de se loger. Ce n’est pas l’unique problème que crée ce monopole de condos; il y a également une pénurie grave de logements en mesure de loger des familles.

      J’habite une coopérative dans la Petite-Italie; je n’ai pas les moyens d’acheter un condo (malgré le fait que j’ai toujours travaillé); cette forme de logement assure une stabilité aux membres et favorise notre participation à la vie du quartier, de l’embellissement de nos parterres à des enjeux plus grands. En effet, plusieurs villes de par le monde ont compris qu’il est bien utile d’avoir un pan du logement qui appartient à la collectivité, sous diverses formes. Ce n’est pas l’existence du logement social à Amsterdam qui fait augmenter le coût des logements privés; au contraire, il s’agit d’une ville assez petite et hautement désirable. La grande majorité des habitants en logement social sont des travailleurs, des familles. Augmenter le parc de logement social signifie qu’il n’est pas résérvé uniquement aux plus démunis ou aux cas dits “problèmes”.

      Contrairement à Amsterdam, Venise, une autre ville renommée pour ses canals et sa beauté, a été laissé aux intérêts privés et se retrouve à peu près abandonnée par ses habitants traditionnels; les maisons appartiennent à des étrangers et ne sont occupées que quelques semaines par année. Que du tourisme, plus de vie dans les petites rues, d’enfants qui jouent ou des vieux qui placotent sur les petites places.

      En passant, les transports collectifs ne sont pas un “dogme”; ils constituent un élément essentiel au développement des villes modernes, salubres et durables, tout comme les égouts, ou des mesures pour favoriser les quartiers marchables et cyclables.

      Je me demande pourquoi ces espaces pour commentaires attirent tellement de réactionnaires; pourtant les éluEs de mon quartier s’appellent Alexandre Boulerice, Françoise David, l’équipe de Projet Montréal… Donc tous les Montréalais ne sont pas des allergiques à une pensée sociale et écologique!

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