Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 22 mai 2013 | Mise en ligne à 17h57 | Commenter Commentaires (96)

    Pannes dans le métro: y en a-t-il plus à Montréal qu’ailleurs?

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    Au cours de la dernière année, le métro est tombé en panne générale pas moins de sept fois (en incluant celle de mardi*). Dont trois à l’heure de pointe. C’est énorme. Et impardonnable.

    L’impression d’un métro qui manque de fiabilité, imprévisible, s’installe chaque fois un peu plus. Autant aux yeux des usagers que des usagers potentiels. On n’a qu’à lire les commentaires sous mon billet d’hier pour s’en convaincre.

    Mais est-ce si vrai? Je vous soumets les deux côtés de la médaille et je vous laisse juger…

    D’abord, les usagers n’ont pas la berlue, le nombre de pannes de plus de 5 minutes augmente bel et bien dans le réseau le métro.

    Au début des années 1990, on déplorait environ 1 000 pannes par an. On a réussi à réduire ce chiffre autour de 850 au milieu des années 2000. Mais depuis, le nombre est remonté : 980 en 2011, 1029 en 2012.

    On a augmenté le service, on a augmenté le kilométrage parcouru par les voitures entre deux visites au garage, on a donc augmenté le nombre de pannes aussi.

    Cela dit, je ne veux pas minimiser les désagréments vécus chaque fois par les usagers, mais contrairement à ce que plusieurs lecteurs affirment, Montréal n’est pas pire que les autres villes du monde.

    Loin de là…

    Une comparaison internationale effectuée par le réputé Imperial College London montre en effet que la métropole québécoise n’a pas à rougir. Bien qu’elle possède l’un des plus vieux équipements roulant au monde, elle compte moins de pannes de 5 minutes et plus que la plupart des 28 grandes villes examinées.

    En 2011, on dénombrait 24,6 interruptions par million de kilomètres parcourus dans l’ensemble des métropoles sondées. Plus de 48 en moyenne pour les grandes villes comme New York, Londres et Paris. Mais à peine 12,7 à Montréal!

    Donc on se désole? Ou on se console?

    ***

    *Le centre de contrôle n’est finalement pas en cause dans la panne de mardi. C’est plutôt le réseau de télétransmission qui a flanché cette fois. Sur les sept pannes qui ont eu lieu depuis le 20 juin 2012, cinq étaient liées à «la commande généralisée» du métro, deux au réseau de télétransmission.


    • @fcardina

      Vous êtes vraiment difficile à suivre. Hier le métro de Mtl était une catastrophe et aujourdh’hui il est un des meilleurs au monde!!! Le prenez-vous le métro avant de le critiquer ou vous vous fiez juste à l’air du temps?

    • Vous pouvez vérifier: toute l’infrastructure électronique et électrique du métro de Montréal est tellement désuète, que l’approvisionnement pour plusieurs pièces de rechange doit se faire aux seuls endroits où elles sont encore disponibles, dans les pays du Tiers-Monde…

      Cette information, je la tiens d’un employé d’entretien électrique et électronique du métro de Montréal.

      Mais, bien sûr, tout est absolument sécuritaire.

      Comme nos ponts, viaducs, approvisionnement en eau potable, égouts, et le reste.

    • Ca confirme un peu mon commentaire d`hier qui soulignait que la twitterisation de ces pannes amplifie le phénomene. Mais c`est normal aussi qu`on soit catastrophé quand on ne regarde que notre propre sort car on voudrait avoir mieux. C`est la même chose qui se produit avec les routes et infrastructures . La situation est identique dans toutes les villes qui subissent le même traitement climatique que nous. C`est pas mieux ou pas pire ailleurs .

    • @ ugoh

      Je dis la même chose: l’impact de la panne d’hier sera grand en ce que cette dernière renforce l’idée que le métro n’est pas fiable. C’est ce qui est inacceptable.

      Ce billet est donc simplement un complément au dernier. Le premier était sur l’impression que laisse la panne, le second creuse les chiffres. D’ailleurs, dans mes commentaires d’hier, sous le billet, je faisais un lien vers ce texte que j’ai publié l’an dernier:

      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201203/22/01-4508380-vieux-mais-fiable.php

      Ce qui change d’un billet à l’autre, par contre, c’est la raison de la panne. J’avais tort de m’en prendre au système informatique. Le tweet de la STM était erroné.

      François Cardinal

    • La différence avec d’autres métro de grandes villes, , c’est qu’il n’y a que 4 lignes sans redondance; quand ça flanche sur une ligne, il n’y a pas beaucoup d’alternatives pour passer par un autre chemin.

      Un problème informatique bloque une ligne, ok, on peut vivre avec, mais que ce même problème bloque toutes les lignes, c’est inacceptable et ne devrait pas arriver (genre la bleue et la jaune sont complètement indépendantes… )

      @ralbol, c’est impossible pour une infrastructure comme le métro d’être à la fine pointe de la technologie à chaque année; le cout est prohibitif.

      Les système sont évalués et les contrats sont données longtemps avant même la mise en place de ceux-ci; c’est pourquoi les gros systèmes sont toujours plusieurs années en retard; et c’est pas juste à Montréal que ça arrive, mais partout.

      Anyway, probablement que je suis chanceux et/ou prévoyant, j’habite sur l’ile, j’ai une passe métro, et une carte bixi, et au pire, je marche et je profite de la ville.

      Maximilien Lincourt.

    • @fcardina

      Vous faites toute une histoire à cause d’une panne et le lendemain vous nous dites que notre métro est l’un des plus fiables au monde. Désolé, mais pour moi c’est contradictoire. Pourquoi ne pas avoir relativisé la situation hier, plutôt que d’encourager ceux qui se plaisent à toujours critiquer les transports en commun?

    • N’oublions pas la panne de ce soir (mercredi) sur la ligne orange.

      Bon, la raison était qu’”une personne est sur la voie.”
      En supposant que c’est vrai (ou était-ce tentative de camouflage de la STM? Qui sait?)

      Mais, 2 points me sidèrent;

      1-Faire patienter les gens 10 minutes dans le métro AVANT d’annoncer qu’une personne est sur la voie. S’il y a problème, il doit être annoncé le plus rapidement possible.

      2-La STM peut-elle expliquer pourquoi une interruption de service entre les stations Lionel-Groulx et Côte-Vertu égale interruption de service sur TOUTE la ligne orange?
      (Pour ma part, le métro est arrêté à Square-Victoria, arrêt complet, lumières fermées)

      Des interruptions 2 fois en 2 soir, ça commence à faire. Surtout que la seconde n’était pas justifiée (n’oublions pas ici que c’était à Square Victoria)

      Est-ce que les usagers pourront utiliser la “panne informatique” pour justifier le non-paiement de leur passage au 1er juin?

    • Ou mieux: “serveur engorgé”

    • Et celle de ce soir n’est pas du à la STM, mais à une chute entre 2 voitures…

      Pas capable de regarder où elle va et elle confond le trou avec une porte. Heureusement celle-ci a survécu.

      http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/story/2013/05/22/montreal-metro-tracks-falling-woman.html

    • Quand le transport en commun sera à ce point efficace qu’il sera utilisé quotidiennement par des gens d’affaires, des politiciens, des journalistes et des artistes, alors il sera autre chose qu’un moyen de transport souvent déficient et peu efficace réservé aux ouvriers, aux étudiants, aux jeunes et aux personnes âgées.

    • megabyte3 : J’étais dans le train ou il y a eu accident. Personne sur la voie ENTRE deux voiture, elle criait à l’aide pour pas que le métro reparte. Frein d’urgence qui a cette fois-ci sauvé une vie, le métro allait repartir.
      Rapidement quelqu’un a tiré sur la manette pour couper l’alimentation de la voie pour pas qu’elle s’électrocute. C’est pour ça que toute la ligne a perdu l’alimentation, ça coupe tout en cas d’urgence, puis ils réalimentent ensuite lorsqu’ils savent où est le problème.

    • Bon ! Finalement mon commentaire sur l’autre blogue était pertinent.

      :)

    • Votre chiffre viennent de la STM. Malheureusement, la STM triche sur ses statistiques. Nombre d’arrêts de plus de 5 minutes ne sont pas annoncés ni répertoriés, ou encore sont appelés des “ralentissement” de service.

      D’ailleurs, encore un échec ce soir, la STM a annoncé un arrêt entre cote-vertu et lionel-groulx, alors que toute la ligne était arrêtée?

    • Aussi, la STM annonce que le problème d’hiers était du a un routeur qui a flanché. *Un* routeur? Elle est ou la redondance des systèmes critiques?

    • @ ugoh

      Tout simplement parce qu’il y a une grosse histoire à faire avec une panne généralisée, surtout si c’est la septième en un an. Voilà pour l’aspect micro.

      Une fois cela dit, regardons l’enjeu avec plus de perspective. Regardons les chiffres sur une plus longue période, puis en comparaison avec l’international. C’est l’aspect macro.

      Pourquoi ne pas avoir écrit l’un tout de suite après l’autre? Parce que j’avais un éditorial à écrire sur le sujet, qui sera publié demain. Il s’est donc écoulé 24 heures entre les deux billets. Me semble que c’est raisonnable.

      Maintenant, peut-on parler du sujet?

      François Cardinal

    • Il y a plein de gens qui font des centaines de milliers de dollars par année qui prennent le métro.

      Pas autant que les gens a faibles revenus, bien sur,, mais c’est moins rare qu’on pense.

      Le traffic, ça frappe tout le monde, riche ou pauvre.

    • Ce que je comprends moins, c’est pourquoi le réseau au complet flanche? Contrairement aux (plusieurs, mais pas tous) autres réseaux de métros/trains, nos lignes sont isolés. Les rammes de la ligne verte ne roule jamais avec ceux de la jaune ou de l’orange, alors pourquoi c’est toujours tout le réseau qui flanche?

      Aussi, comme steadtler @19h39 l’a mentionné, où sont les systèmes de redondance?

      Heureusement que je peux prendre le train de l’AMT à la place… Malheureusement ma ligne, c’est celle de Deux-Montagnes et son maléfice personnel (tunnel du MT-Royal, Ancien wagons, maudite locomotive bimode, jonction de l’est qui finit plus, etc. etc.)

    • Je persiste : il faut investir dans le télé-travail.

      Jean Émard

    • 1029 pannes en 2012, ça veut quand même dire 3 pannes par jour! Est-ce que ça inclut les “interruptions de service” et les “ralentissements”.
      Utiliser le nombre de pannes par millions de km parcourus me semble un critère de fiabilité douteux: on ne distingue pas entre une panne qui n’affecte que quelques stations et une panne qui affecte une ligne au complet. On ne distingue pas non plus entre une panne de 5 minutes (de toute façon, à l’heure de pointe le métro est au 3-4 minutes) et une panne plus longue qui oblige à choisir un autre moyen de transport, p. ex. l’autobus, le taxi, la marche.
      Peut-être que l’étude de l’International College se référait-elle à d’autres critères de fiabilité, mais est-ce que ce sont les communicants de la STM qui ont choisi les extraits?

    • Un jour j’avais un rendez-vous à la station Radisson.

      J’entre à Champ-de-Mars. Le métro prend 5 minutes à partir. Puis il arrête 5 minutes à la station suivante, Place-d’Armes.

      À Berri, j’entre dans un métro de la ligne verte. 5 minutes avant de partir. À Beaudry, 5 minutes d’attente.

      À Papineau, j’ai descendu du train et je suis allé prendre un taxi. Je ne peux plus faire confiance au métro. Heureusement, je peux me payer le taxi sans problème.

    • Sur le nombre de pannes, sait-on combien sont causées par des usagers et combien par des défectuosités d’équipements?

      Deux incidents en un mois impliquant des gens qui se trompent d’ouverture… on ne peut pas tout mettre sur le dos de la STM non plus.

    • Bonjour,

      Il n’y a pas plus de pannes à Montréal qu’à Paris, Londres, Moscou ou Toronto. Une panne de 45 minutes à tous les trois mois, “so what”! Les personnes qui entrent sur Montréal et qui en sortent quotidiennement gaspillent au moins 2 à 3 heures par jour dans leurs voitures . Il y en a qui chialent toujours mais ça ne les dérange pourtant pas d’aller coucher sur le trottoir même en plein hiver pour attendre le moment propice d’acheter un billet pour un certain spectacle. Et cette jeune fille de Québec, énervée, qui disait vouloir retourner dans sa ville natale parce que le métro était en panne. Franchement, il faut que les médias arrêtent de fragiliser les urbains. Venez en grand nombre faire un peu de “training” en Gaspésie. Ça forme le caractère en plus de changer les idées.

      Gaston Langlais – Gaspé.

    • Le problème de la STM n’est pas que le métro est trop souvent en panne (les chiffres le démontrent noir sur blanc); c’est surtout un problème de communication et de service à la clientèle. Trop souvent, quand la panne survient, le personnel en sait autant que les usagers, soit très peu ou rien du tout. La panne fait alors très mauvaise impression aux usagers.

      Considérant l’age vénérable des voitures et leur vétusteté (surtout les MR63 de la ligne verte, qui ont été construites au début des années 60), chapeau aux employés d’entretien de la STM pour réussir à maintenir la disponibilité et la fiabilité du matériel roulant à un niveau très élevé. Ce n’est pas à la portée du premier transporteur venu.

      red_cap

    • @basta

      Non, désolé.

    • jusqu en décembre 2012 j étudiais au centre ville , pour aller au cours des fois je le prenais , mais jamais pour aller aux examens trop peu fiable , me suis fait prendre deux fois ou je stationnais pres d un métro pour me faire revirer de bord , maintenant je travaille au rendez vous , si le métro flanche et que je manque un rv c est une heure de salaire qui disparait alors je le prends plus

      albert bela

    • Je persiste : il faut investir dans le télé-travail.

      Jean Émard

      surtout pas trop car le travail à la maison restreint les contacts sociaux et rend les gens dépressifs

      albert bela

    • Il me semble que l’on compare des pommes avec des oranges. Il faut connaître la définition exacte d’interruption par million de kilomètre.

      Il y a une énorme différence entre une panne générale et une interruption de service sur une des lignes d’un service de métro ou le nombre de réparation qu’il faut faire à un wagon de métro par million de kilomètre.

      Le diable est dans les détails.

      Il est bizarre que quand il y a une panne de la commande généralisée ou du réseau de télétransmission que tout arrête complètement pour de longues périodes.

      Cela semble indiquer qu’il n’y a pas de système de relève. Après tout, il y un chauffeur de métro dans chacune des rames. Cela signifie que lors de ces pannes que le réseau de signalisation du métro arrête complètement et que les chauffeurs ne peuvent pas prendre la relève.

      Ce n’est pas uniquement une impression que le réseau de métro n’est pas fiable mais un grand indice qu’il n’est pas fiable.

      Cela ne signifie pas que le réseau de métro n’est pas sécuritaire car toute les rames arrêtent lorsqu’il y a une panne. Une rame de métro qui ne circule pas est très sécuritaire.

    • Ce que l’on peut dire c’est qu’il y a d’excellents mécaniciens qui travaillent à STM ainsi que d’excellents gestionnaires en entretien.

      Mais en ce qui concerne la conception et la planification des systèmes de contrôles ainsi que la gestion des crises, on est très loin de l’excellence.

    • Êtes vous en service commandé de Gesca à Labrecque?

    • Il me semble qu’il y avait beaucoup moins de pannes durant les 25 premières années de service du métro. Si c’est vraiment le cas, c’est qu’on a probablement sous-investi dans l’entretien du réseau. L’apparence décrépite de la station Berri-UQAM donne l’impression d’un manque de moyens financiers.

    • Mme Lulu

      Il y a un super center poche sur le bord de la 440 qui vous attend.

    • @steadtler,

      primo, où prenez-vous l’information que le routeur n’était pas redondant? Secundo, quelle est la nature du problème avec le routeur? Logiciel ou matériel? La STM a publié les détails techniques de la panne? Si non, faudra encore user de prudence avant de dire toutes sortes de choses. J’ai déjà vu des problèmes de pannes totales avec des routeurs redondants dus à une faille logicielle dans le système d’exploitation du routeur redondant. Et oui, c’est possible. Le routeur redondant avait tout en double, sauf le boîtier. Mais lorsqu’un routeur tombait en panne dans le boîtier, le logiciel provoquait un engorgement au niveau du routeur fonctionnel qui l’amener à refuser de servir les requêtes.

      Alors, encore une fois, avant de lancer des roches à la STM, faudrait quand même savoir exactement de quoi il retourne. Mais, si j’étais la STM, je ne dévoilerais pas ce genre d’informations. Il y a des limites à faire perdre le temps des relations publiques à expliquer un problème technique à des gens qui de toute façon, pour la majorité n’y comprendront rien. L’important étant que l’équipe responsable fasse le post-mortem et mette en place les correctifs appropriés. Le reste, du pointage de doigt et du lançage de roches qui ne mène à rien, sinon permettre aux gens de se défouler sur un coupable réel ou imaginaire.

      Siphonner les temps des employés techniques pour expliquer aux gérants d’estrades n’est pas un bon placement.

    • @dcsavard : Donc nous devons fermer les yeux et payer avec nos impôts et nos taxes les contrats accordés par la STM sans nous poser de questions?

      Désolé, mais je ne suis pas d’accord. En tant que citoyen, je devrais non seulement avoir accès à l’information, mais j’ai même le devoir de la connaître afin de juger si les élus font correctement leur travail. La STM n’est pas une compagnie privée, elle est financée en majeure partie par nos taxes et nos impôts et son conseil d’administration est principalement composé d’élus municipaux. Il me semble que les scandales dont nous entendons parler depuis un certain temps devraient au moins vous faire douter un peu.

      Ne vous inquiétez pas trop pour les gérants d’estrade. Ce genre d’information est très technique et seuls des spécialistes peuvent la comprendre. Cela calmera donc ces gérants d’estrade et ils se la fermeront.

      Ironiquement, comme justement les élus municipaux du conseil d’administration de la STM n’y connaissent strictement rien, ce sont en fait eux les gérants d’estrade. Nous sommes donc dans une situation où ce sont effectivement ces gérants d’estrade qui prennent les décisions. Cela ne vous dérange pas? Les élus municipaux devraient rendre publique l’information pour avoir l’opinion de ceux qui y connaissent quelque chose. C’est un peu cela le principe de la démocratie.

      Au sujet des routeurs redondants, le deuxième routeur (ou plutôt deuxième groupe de routeurs) est en stand-by et ne prend la relève que si le premier tombe. Ce genre de système (VRRP ou HSRP) est utilisé fréquemment et ne cause pas de problèmes. Pourquoi en aurait-il causé pour la STM?

      On ne peut pas prévoir les failles matérielles. Par contre, quand la faille est logicielle, alors il n’y a aucune excuse. Un logiciel, ça se teste et on ne devrait mettre en production que ce qui a été testé, surtout dans le cas d’un système qui devrait être considéré comme critique.

      Mais même là, redondance ou pas, 45 minutes pour réagir? Une panne de 5 ou 10 minutes je peux comprendre, mais 45 minutes pour un routeur qui tombe? Il y a un problème quelque part, c’est une évidence.

    • Moi ce qui m’énerve, c’est les incessantes augmentations de tarifs de la STM alors que leur service, lui, ne s’améliore pas.

      Si les voitures restent toujours autant vétustes, si les pannes sont toujours aussi régulières, pourquoi la tarification ne cesse d’augmenter 2 fois par année? Où va tout l’argent que ces augmentations procurent à la STM? Je soupçonne fortement qu’elles se ramassent dans les conditions de travail des employés et du syndicat.

      Il y a 12 ans, lorsque je suis arrivé à Montréal, le prix de la carte mensuelle était de 50$. Aujourd’hui, elle est à presque 80$. La STM devra vraiment avoir une bonne raison pour augmenter encore ses tarifs cette année.

      Payeriez-vous les services de Videotron ou de Bell si les pannes de téléphones, télévisions ne cesseraient d’augmenter alors que la compagnie augmenterait ses tarifs deux fois par année?

    • Je ne crois pas que la “comparaison internationale” soit une si grande consolation.

      C’est bien d’avoir peu d’interruptions par kilomètre, mais ce que le gens veulent c’est de se rendre à leur job avant l’heure du lunch si possible. Des pannes géneralisées, en dix ans à Londres je ne crois pas que ça soit arrivé plus de deux ou trois fois. Une lors des attentats, une autre lors d’une panne de courant…

      Donc, comme @maximilien le dit, il est souvent possible de se rabattre sur le bus, l’overground, le DLR, ou une autre ligne. De plus, si une ligne flanche il arrive que ce soit seulement une partie de la ligne qui soit affectée; plusieurs stations peuvent être utilisées comme “terminus”.

      Par contre on arrive quand même une bonne heure ou deux en retard au travail car les solutions de rechange deviennent congestionnées. De plus, plus on s’éloigne du centre plus les alternatives sont rares. Il m’est arrivé de devoir rebrousser chemin pour me connecter à distance et travailler à partir de mon salon. C’est pour cela que je déteste le Tube et que je voyage avec mon vélo 75% du temps.

    • @dcsavard et @89170

      En mode manuel, le métro fonctionne comme un train. La voie est divisée en section. A l’entrée de chacune des sections, il y a un feu de signalisation qui indique si la section est libre. Le chauffeur s’engage dans la voie lorsqu’elle est libre.

      En mode manuel, la fréquence des rames de métro est limité par la longueur des sections qui est limité par la distance qu’il est sécuritaire de maintenir entre les rames.

      En mode automatique, la position des rames est connues. Les rames sont pilotées par le système du contrôle et le chauffeur est là pour assurer la sécurité des passagers et pour assurer une redondance au système. On peut ainsi réduire la distance entre les rames et augmenter la fréquence des rames sans diminuer la sécurité.

      Il semble que lorsque le système central de contrôle tombe en panne et peu importe la raison qu’il n’est pas prévu de fonctionner en mode manuel soit par manque de formation des chauffeurs ou parce qu’il n’y a pas un minimum de système de signalisation. La performance du système serait diminuée mais il y aurait un minimum de service.

      Le problème est là. C’est un problème de conception de base du système.

    • glanglais

      Vous avez déjà vécu à Montréal? Raté un rendez-vous important à cause des pannes incessantes ou des “ralentissements de service”? Avoir dû partir 2 heures d’avance au lieu des 30 minutes nécessaires parce que votre patron vous menace de représailles si vous êtes encore en retard et qu’il se fout royalement que ce soit à cause des incessantes pannes, lui qui peut stationner sa limo dans un stationnement souterrain réservé? Quand vous devez prendre le premier bus du matin et que celui-ci ne passe tout simplement pas, vous faites quoi? Vous vous tapez un marathon de 10 km jusqu’à la prochaine station de métro?

      Payez-vous pour les augmentations de tarifs incessants? Si vous connaissiez les conditions de travail des employés, vous en feriez une crise de nerfs! C’est vous qui devez partir DEBOUT de mettons Radisson à Ville d’Anjou après avoir fait le trajet de Pointe aux Trembles DEBOUT dans un autobus bondé pour vous rendre toujours DEBOUT mettons au métro Angrignon pour vous taper encore DEBOUT un autre autobus avant d’arriver à destination? Bien cordé comme une sardine dans des véhicules vétustes qui puent, qui sont sales, inconfortables et dans lesquels vous allez crever comme un chien en été tant il y fait chaud?

      Si vous n’avez jamais mis les pieds à Montréal, on se garde une petite gêne peut-être? Merci!

    • @legada
      A ce que je sache, les personnes dans les cabines ne sont là que pour ouvrir et fermer les portes. Ce ne sont pas des “chauffeurs”. De plus, les portes pourraient être automatiques. Le “chauffeur” est là au cas ou il y aurait une panne entre deux stations et il aiderait les gens à descendre sur la voie pour rejoindre la station la plus proche.

    • @89170,

      si vous aviez pris la peine de lire la description d’un problème réel avec des routeurs redondants vécu il y a plusieurs années chez un manufacturier important de Montréal en pleine production, vous auriez la réponse à votre question. Ce n’est pas parce que le problème est logiciel qui ne devrait pas exister. Combien de correctifs de bogues par année Microsoft livre? Si cétait aussi simple que vous le croyez, Microsoft n’aurait qu’à tester Windows pour qu’il n’y ait plus de bogues. C’est simple à dire. Le problème, c’est que certaines situations ne peuvent être simulées ou si elles le peuvent c’est à un coût prohibitif. Par exemple, doubler l’infrastructure d’une infrastructure de test grandeur réelle. La facture déjà à 175M$ passerait au moins au double et à ce prix aucun test n’est encore fait. En fait, faudrait possiblement simuler le métro lui-même, etc. Il y a des limites aux tests qui peuvent être réalisés. Dans un environnement informatique, vous avez des centaines et des milliers de composantes de toutes sortes d’origines qui interagissent constamment. Prétendre pouvoir élaborer une grille de tests qui couvre la totalité des situations possibles relève de la naïveté.

      Voilà pourquoi cela ne sert à rien de s’engager dans une discussion pointue et technique avec chacun des citoyens qui croiraient avoir trouvé la solution dans son bain? On ne parle pas de redition de comptes ici. Mais il y a des limites à impliquer l’ensemble de la population dans des discussions qui dépassent de beaucoup sa compétence moyenne. D’autant plus que si la population a vraiment le temps de s’investir le nombre d’heures, de semaines et de mois pour étudier ce simple problème, je m’explique mal qu’elle ne s’implique pas plus dans d’autres problèmes beaucoup moins exigeants techniquement et beaucoup plus criants que celui-là.

      @legada,

      je n’ai aucune idée de ce que ça requiert de passer au mode manuel en termes de temps et d’autres contraintes. Et si le système de signalisation lui-même était en problème? Si ça prend, disons 15 minutes pour passer en mode manuel et 15 minutes pour revenir au mode automatique, cela n’aurait pas réduit la durée de la panne significativement. Mais, j’ignore combien de temps ça prend. Mais, 15 minutes ça me semble quand même assez court pour coordonner le passage au manuel avec tous les opérateurs simultanément.

    • @dcsavard

      Peut importe si il y a 1 routeur redondant ou plussieurs routeur en redondance, d’après le communiqué de la STM, une panne d’un seul routeur paralyse tout le réseau.

      Au prix ou on a payé le système, même les chauffeurs devraient être redondants, comme a Vancouver ou il n’y a aucune chauffeur dans les rames.

      D’après legada c’est le cas et on paie les chauffeurs cher pour pas grand chose…

    • 08h53

      @loubia

      Je ne le trouve pas cher le service de la STM. Vous savez, le stationnement intérieur coûte 3 000 $ par année. Je considère que vous en avez pour votre argent

    • Pas d’eau, pas de métro, venez vivre à Montréal!

    • C’est le genre de panne qui exaspère. Ce genre de panne généralisé ne devrait tout simplement jamais arrivé. Le design du système est pourri.

      Le redondance de ce genre de système ne devrait jamais permettre qu’il y est une panne généralisé. Il y a un vice de conceptualisation évident.

      Les responsables devraient tout bonnement être mis à la porte.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Pas de bonnes écoles, pas de bons restos, pas de bonnes jobs, allez vivre en région!

    • @steadtler,

      jusqu’à quel prix êtes-vous prêt à payer pour qu’un système ne tombe jamais en panne? Là est toute la question. Est-ce qu’un tel système est rentable? Même la navette spatiale a explosée, même le Titanic a coulé et ainsi de suite. C’est bien beau à dire en paroles qu’un système ne devrait jamais tomber en panne, mais au bout de la ligne, il y a une étiquette de prix qui va avec ça quand c’est réalisable.

      Je vous suggère de relire ce que j’ai écrit, je parle bien de routeurs redondants où la panne d’un seul routeur provoque la panne du routeur de relève. C’est exactement ça que j’ai décrit plus haut et ça s’est produit dans des circonstances particulières qui ont permis de dire au fabriquant de corriger un bogue dans son système d’exploitation. Mais, pour découvrir ce bogue, il fallait provoquer des circonstances particulières qui n’avaient rien d’évident.

      Si les systèmes d’exploitation eux-mêmes ont des bogues, additionnez maintenant toutes les composantes avec chacune son systèmes d’exploitation, plus les pannes matérielles, plus les autres couches logicielles, etc. Ce problème est simplement insoluble en complexité.

    • @dcsavard

      Justement, on a payé 171 millions! On a gagné quoi au change?

    • @red_cap : Vous soulevez un très bon point. Le manque de communication entre la STM et les “usagers” est déficiente. Moi, je ne peux supporter de ne pas savoir:

      1- ce qui se passe (la vérité, par un employé, pas un message générique à la con)
      2- dans combien de temps la situation sera rétablie, du moins un estimé
      3- les options qui s’offrent pour poursuivre notre trajet
      4- des excuses (de vive voix)

      Récemment, le métro s’était arrêté à une station pendant quelques minutes. Fait extrêmement rare, le conducteur a pris rapidement le micro pour expliquer qu’il y avait eu un acte de vandalisme à la station précédente, a exprimé sa frustration pour cette situation et s’est excusé auprès de la clièntèle. La voix semblait être celle d’une personne d’origine étrangère (arabe?) mais j’ai apprécié cette action, cette démonstration d’empathie et du souci au client.

      99% des employés ne nous disent jamais rien et restent silencieusement assis dans leur wagon privé.

      S.Larousse

    • @dcsavard
      Justement, on ne parle pas de la fine pointe de la technologie.
      On parle de 4 lignes de métro sur 71 kilomètres avec probablement une cinquantaine de rames en circulation au MAXIMUM à l’heure de pointe.
      Ça ne peut pas être compliqué à gérer, on faisait déjà des projets plus élaborés en recherche opérationnelles au niveau du baccalauréat!

      Si vous voulez une idée de complexité, regardez les réseaux aériens et surtout l’espace aérien autour des Hubs, ça c’est complexe.
      La STM est simplement incompétente et grassement payée pour l’être en plus.

    • ..@fcardina,22 mai 2013,18h30: «J’avais tort de m’en prendre au système informatique. Le tweet de la STM était erroné.»

      «Tort»?? Pas du tout. Si la STM n’est même pas capable de «tweeeeeeter» comme du monde, ça n’est pas votre faute. Inutile de se battre la coulpe quand on n’est pas responsable. Mais ce énième dérapage sur Twitter me fournit une raison de plus, s’il m’en fallait d’autres, que j’ai raisons de ne pas être un fan de «Touïtteur».

      Et, BTW, bravo à vous qui êtes un des rares à gérer son blogue directement, en temps presque réel. Ça vaut pas mal mieux que certains autres blogues qui ont l’air d’être à la merci d’une «modération» (censure??) faite par une tierce partie commodément à l’abri derrière un anonymat guère différent de celui qui agit sous pseudonyme. Et que dire des blogues qui sont endormis depuis plusieurs semaines voir des mois? Autant les fermer non? Et dire «qu’on» a «flushé» Mali Paquin pour cause de manque de «clics».

      Qu’est-ce qui se passe sur les blogues de LaPresse.ca?Je sais, ça ne relève pas de vous mais fallait que je le dise. J’aime ça me faire des amis. :-)

      Quant au sujet proprement dit, les trente années que j’ai passées à Montréal, (1979-2009) ne m’ont jamais placé en mauvaise posture dans le Métro. Chose certaine, on est loin de l’euphorie et de la fierté face à notre «magnifique Métro tout neuf» que j’ai utilisé durant mon séjour pour Expo67. On dirait que le temps a fait son oeuvre. Dommage.

      JFC

    • @-alexandre-,

      «On parle de 4 lignes de métro…»

      Pas du tout, on parle d’un environnement informatique comportant plusieurs centaines, sinon milliers de composantes.

      @steadtler,

      faudra demander à STM. Mais mon argument étant qu’un système est impossible à tester en totalité et que les pannes se produisent. Aussi sûrement qu’une personne se retrouve entre deux wagons de métro alors que ça relève de l’impossibilité. Alors, tenir le discours que parce que ça coûté 171, 174 ou 175M $ il ne devrait jamais y avoir de panne, cela relève de l’ignorance. Vous présumez que les routeurs n’étaient pas redondants. Avez-vous une preuve de ça? Moi, j’avoue franchement que je l’ignore et que sans avoir le schéma détaillé de l’architecture des systèmes à la STM, je ne pense pas pouvoir porter un jugement catégorique comme plusieurs le font sur l’incompétence ou autre des gens en place.

      Ensuite, faudrait savoir si pour le prix que la STM est prête à payer il se trouve des gens plus compétents, en supposant que c’est la compétence qui est en jeu, qui sont prêts à prendre le poste.

      En théorie, tout est toujours simple, il n’y a jamais de contraintes à rien.

    • @ jeanfrancoiscouture

      À votre commentaire, je me contenterai de répondre merci…

      François Cardinal

    • @dcsavard
      Je m’excuse mais ça ressemble à de la propagande vos messages.
      La STM n’a pas un résau complexe surtout si on le compare aux autres grandes villes.
      Pourtant, leurs réseaux ne tombent pratiquement jamais en panne informatique.

      Je n’ai rien contre les bris mécaniques qui peuvent survenir avec de vieilles rames, ou des arrêts dûs à des éléments extérieurs (porte bloquée, suicide, fumée, etc) mais arrêtez de nous prendre pour des valises avec la compexité des milliers de composantes.
      Des centaines de réseaux de transports à travers le monde ont la solution efficace qui fonctionne, et on ne peut pas dire qu’avec 175 millions en IT, c’est dû à des contraintes budgétaires!

    • Il n’en demeure pas moins que pour plusieurs trajets, le métro reste le moyen de transport le plus efficace et le plus rapide.

      Et il ne manque pas d,usagers.

      Combien de personnes à tous les matins se rendent au Métro Longueuil ?

      S’ils descendent à Berri-Uqam et peuvent se rendre ensuite à pied à leur lieu de travail ou d,études. Et qu’ils n’ont pas un gros trajet de bus à faire.

      ce ne sont pas ses pannes qui vont les empêcher de prendre le transport en commun.

      Pareil comme ici pour les employés de l’heure de pointe et qui ont un bon trajet.

      Le métro ? Tout le monde veut l’avoir dans sa cour si possible. Et partout dans le monde.

      Un lieu de travail ? Presque tout le monde aimerait en avoir un à proximité d’une station de métro. Et pas avoir de bus trop long à faire…

      Pour plusieurs déplacements dans Montréal les meilleurs moyens sont le métro, la marche ou le vélo. Pas pour tous, la voiture peut être gagnante, le bus cela dépend du trajet, certains en font des très, très courts si vous avez pas d,attente cela va plus vite que marcher…

      S’il faut se rendre à Sainte-Anne de Bellevue et à partir de la Rive-Sud… La voiture est vivement souhaitée.

      Si tu travailles chez Hydro-Québec, à partir de Saint-Lambert ou de La Prairie, franchement ils prennent le transport en commun. Alors qu’entre Saint-Lambert et La Prairie, là c’est sûr que la personne prenait sa voiture…

    • ”La STM est simplement incompétente et grassement payée pour l’être en plus.”

      La STM comme beaucoup d’autres sociétés publiques et para-publiques n’a pas d’expertise en la matière, résultat des campagnes de dénigrement envers les employés de la fonction publique. Les organismes publics et les ministères ont été vidé de celle-ci et sont devenu par el fait même complètement DÉPENDANTS des sous-traitants qui ne font que créer leur richesse à même les fonds publics. La dépendance n’a jamais été la meilleure des stratégies. On en paie le fort prix collectivement. le voisin ne prendra jamais autant soin de notre maison que nous même…

      Sylvain Pelletier

    • @dcsavard

      Je travaille pour une compagnie ferroviaire qui va de l’Atlantique au Pacifique et au sud jusqu’au Golf du Mexique.

      Réseau immense comparé à celui de la STM donc.

      Comme réseau c’est semblable à celui de la STM: des trains qui roulent sur des voies ferrées.

      Sauf que le réseau est beaucoup beaucoup plus gros et beaucoup plus complexe. Un exemple de complexité: chaque wagon de marchandise est équipé d’un code à barres et il y a des détecteurs de codes le long des voies ferrées. À tout moment un client à partir d’internet peut savoir où est sont wagon sur le réseau.

      Le réseau a également plus de 100 ans. Inutile de vous préciser le nombre de fois où les systèmes de communications et de contrôles ont été changés dû à des bris ou à la désuétude.

      Je peux vous assurer que des pannes à répétions sur le réseau comme celles que connaît la STM sur le sien il n’y en a pas et ce même lorsqu’on change on modifie les systèmes informatiques.

      Sinon il y aurait des têtes qui rouleraient d’ailleurs certaines ont roulés au CP l’an passé en commencant par le CEO lui-même.

    • @dcsavard: De toute évidence, vous devez travailler en informatique pour prendre la défense de cette industrie comme vous le faites.

      Une chose m’apparaît évidente, on a 4 lignes indépendantes, donc on devrait avoir 4 systèmes de télétransmissions indépendant. Une défaillance d’un routeur sur une ligne ne devrait pas paralyser le réseau au complet, mais juste la ligne en question. C’est un défaut de conception majeure.

      Dans les statistiques de fiabilité internationales, on ne fait pas la distinction entre une panne complète du réseau et une panne d’une partie d’une ligne. J’aimerais connaître les chiffres pour les pannes complètes de réseau.

      Pour ce qui est des opérateurs, ça fait longtemps que je pense qu’on devrait les abolir. S’ils ne sont même pas capable de conduire manuellement un train, il y a quelque chose qui ne marche pas quelque part, quand bien même les trains rouleraient à 30 km/h, ça éviterait une panne complète.

      Je pense qu’on devrait envoyer l’UPAC enquêter dans les projets informatiques. Juste le gâchis du dossier de santé électronique le justifierait amplement.

    • Je viens de lire la raison de la panne. Des têtes doivent roulé. Un réseau de télécom qui a de l’allure a de la redondance triple dans certain cas. Ceci ne se passe jamais dans un réseau correctement monté. Ceci est une preuve de la mauvaise gestion et administration à la STM.

      Les télécom c’est ma job et je peux vous assurer que bien des entreprises mettraient les personnes en charge après une seule panne de cette envergue dehors.

      Incroyable qu’on accepte autant d’incompétence.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • deux phrases avec une seule variable statistique aucunement représentative de la situation et qui compare des réseaux plus complexes plus achalandés… avec des tickets à l’unité beaucoup plus abordables…

      À Montréal on parle bien de 7 pannes majeures en 1 an qui ont paralysé au moins 50% du réseau comme le réseau ne compte que 3 lignes et demi et 4 noeuds il n’y a pas de solutions B.

    • Je ne sais pas si le métro est pire qu’ailleur mais une chose est sur, c’est que c’est un service cher payé pour son efficacité. Je prennais le métro matin et soir, du lundi au vendredi, pendant ~10 ans, et les journées où le service allait bien peuvent probablement se compter sur 4 mains.
      Ce fut une grande joie, après mon déménagement, de voir qu’il y avait une ligne d’autobus direct entre ma maison et le travail. Probablement un peu plus lent à cause du trafique, mais quel soulagement quand même.

      Une chance que le métro ne désert qu’une “petite” partie de Montréal et non pas montréal au grand complet. Ce ne serait vraiment pas viable.

      Et comme déjà exprimé, nous sommes captif de ce service toujours plus cher d’année en année. Quels autres options de transport collectif avons nous?

      Vivement un vrai service de transport collectif et efficace, et non ce service désastreux.

    • Comme les temps ont changé…

      http://archives.radio-canada.ca/economie_affaires/transports/dossiers/1246/

      Mais il y avait aussi des détracteurs il ya une vingtaine d,années, ils parlaient plus des heures hors-pointe ou de week-end où ils ne prenaient jamais le métro alors que ce peut être à ce moment là qu’on y rencontre les gens les plus intéressants.

    • @fcardinal

      Dans la liste des villes comparées, est-il possible de faire la comparaison entre Montréal et des villes ayant des réseaux de métro de tailles comparables? Juste pour voir… sait-on jamais…

      Christian Boulais
      Hochelaga

    • Pour relativiser encore…

      ces pannes c’est quand même moins pire qu’une grève, du moins pour ceux ayant besoin du transport au-delà de ce qui est offert dans ces temps là…

      Cela c’est le pire pour les usagers…

    • @le_piano_ivre,

      et combien coûte la totalité de votre infrastructure informatique? Les trains du CP sont automatiques?

      @-alexandre-,

      aucune propagande ici. Mais, personne n’a encore relevé le défi de nous fournir de la vraie information de première source sur cette panne. Tout le monde y va de ses hypothèses sur lesquelles chacun fonde une analyse, souvent à l’emporte-pièce en plus. Là, nous avons même nike qui nous dit qu’il sait lui. Maintenant, pourrait-il nous publier un lien que nous lisions la même information que lui et que nous fassions notre propre opinion au lieu de devoir croire sur parole son analyse?

      Je ne demande pas mieux, c’est ce que j’écris depuis hier. Personne à ce jour n’a été en mesure de nous orienter vers un véritable communiqué de la STM qui contient de l’information technique pertinente sur la panne en question avec un niveau de détail suffisant pour aller plus loin que des hypothèses. Parler du prix, est simplement sans rapport. La panne peut être due à une erreur humaine comme je le disais hier. Auquel cas, l’intégrité et l’architecture du système n’est pas en cause.

      @nike,

      vous avez des informations techniques pertinentes provenant de la STM, donnez-nous un lien là-dessus dans ce cas.

      @bret,

      vous avez vu le cahier de charge? Moi pas, je ne pourrais pas vous dire quelles étaient les contraintes et les exigences dans ce projet.

    • ”La STM n’a pas un résau complexe surtout si on le compare aux autres grandes villes.
      Pourtant, leurs réseaux ne tombent pratiquement jamais en panne informatique.”

      Comme si vous connaissiez la fiabilité de chacun des réseaux du monde.Comme si vous étiez en mesure de connaitre chacunes des causes de chacuns des arrêts partout dans le monde. Misère!
      Il y a de ces inférieurements complexés qui ne voient et qui ne verront jamais rien de bon à Montréal ou au Québec. Clothaire Rapaille avait bien raison lorsqu’il parlait du grand complexe d’infériorité des Québécois. Pour ces gens-là, peut importe la couleur du gazon du voisin, ils le verront toujours plus vert. ( Soupir )

      Le problème le plus grave à la STM est la communication. Quant on sait en avance que telle ou telle ligne est en panne, on peut planifier le trajet autrement mais ce n’est pas le cas. Ce n’est que rendu la face dans le problème qu’on le constate. Et ce n’est certainement pas le personnel en place qui fait preuve de leadership en communication. Ils aiment mieux aller se cacher pour jouer avec leur téléphone. Ça leur fait un petit break en attendant la reprise du service.

      L’autre problème c’est lorsqu’ils déshabillent Paul pour habiller Pierre amplifiant le problème. Ainsi, on voit des autobus de lignes régulières détournés vers les lignes de métro alors que des usagers avaient cette alternative pour rentrer chez eux. Ils se retrouvent donc sans autobus et doivent se rabattre sur le métro ou les bus ont été détournés. Évidemment, personne ne les a averti que le bus avait été détourné à d’autre fin. Ce n’est qu’après une bonne demi-heure d’attente qu’ils réalisent enfin que leur bus ne passera pas. Quand la température est clémente, ça passe mais quand ça se produit un jour d’hiver c’est pas jojo pour l’usager. Mais bon, que vaut le confort des usagers pour les bonzes de la STM???
      Pourrais-t’on faire taire la madame qui ne cesse de nous remercier de notre compréhension. C’est irritant à la fin parce que contrairement au prétention de la madame, on ne comprend pas, on n’a juste pas le choix…

      Sylvain Pelletier

    • @dcsavard

      ça change quoi pour vous que certains soient proche ou loin de la vérité? Je crois que les gens font bien de mettre en doute la fiabilité du réseau au prix qu’il a coûté en raison des pannes répétées!! De toute façon la STM l’a dit que le problème était son réseau informatique, que ça soit un routeur ou autre ça demeure toujours bien un problème informatique!!!

      Tant qu’à moi ce qui est le plus fâchant dans cette histoire est le quasi mutisme de la STM….comme si les pannes étaient choses normales en attendant la suivante.

    • @le_piano_ivre,

      une autre petite question pour vous, juste comme ça. Il coûte combien le CEO du CP? Combien de revenus annuels au CP? Je ne suis plus du tout certain que nous comparons des situations comparables. Le salaire de Michel Labrecque a l’air de celui d’un musicien de métro à côté de celui de Harrison.

    • @antiquebecor,

      ça change qu’on ne résoud pas une panne causée par une erreur humaine comme on résoud une panne causée par un bris d’équipement. Pour vous la vérité n’a aucune importance?

      Sur la question des relations publiques, la gestion de la STM est pitoyable. On s’entend là-dessus.

    • @dcsavard

      il faudrait alors que la STM fasse la distinction entre les 2 (humaine ou bris)…..c’est quand même incroyable qu’elle ne l’ait pas déjà faite!!

    • @dcsavard

      Automatiques les trains? Non.

      Par contre l’équipement de la STM lui est confiné à l’intérieur soit à l’abri des intempéries et des rigueurs du climat.

      Pas celui des compagnies ferroviaires.

      La STM n’a que ses propres trains à gérer sur son réseau.

      Par les compagnies ferroviaires qui doivent accueillir les trains de VIA, de l’AMT, de GO Train et autres compagnies tierces sur leur réseau.

      Pas mal plus compliqué.

    • @dcsavard je sais qu’il n’est pas possible de tout prévoir. Sans être un spécialiste réseau, j’ai une maitrise en informatique… et je sais qu’on demande normalement a un fournisseur de service, de réseau, de matériel ou de logiciel de garantir un “mean time to failure”, soit un temps moyen sans faute. Pour ce genre de système, on exige normalement un MTF qui se mesure en années, pas en semaines!

    • @dcsavard

      J’oubliais…

      Les compagnies ferroviaires ont également des milliers de passages à niveaux à gérer de façon informatiques sur l’ensemble de leur réseau.

      La STM n’a pas ça, il n’y a pas de rues qui traversent les voies ferrées du métro.

    • Ah les montréalais et la bitcherie. Quel grand sport ! Je pense que si on utilise la ponctualité et la fiabilité comme critères d’évaluation, le meilleur système de métro au monde est de loin celui de PyongYang ! Il est propre, sécuritaire, très aéré, agréable, sans graffitti (peine de mort)…
      N.Meffe

    • Hors sujet:

      Panne de métro.
      Panne d’eau potable.

      PANNE DE DÉMOCRATIE maintenant:
      Coderre sous l’anonymat d’un auditeur fait retirer l’entrevue avec M.Simard.
      Du grand National.

      Une preuve de plus que cette excellente entrevue a vraiment visé dans le mille.
      M.Simard et ses questions dérangent Coderre.

      Où peut-on écrire ou réagir pour que cette entrevue redevienne publique?
      …pour aider M.Simard?

      Du grand Coderre…..
      Du grand Coderre…… qui se dit proche du peuple.
      Du grand Coderre…… qui veut censurer les gens.
      Bravo Coderre……. moi je vous vois tel que vous êtes:-(
      Et c’est vraiment pas beau!

      Merci encore et bravo M.Simard.
      Louise April(Laloue)

    • Mr. Piano,

      Je ne saisis pas très bien si vous travailler pour le CP ou Pour le CN, mais dans les deux cas vous devriez vous garder une certaine gêne (moyenne a grande).

      J’utilise le train Montréal Vaudreuil sur une base quotidienne et depuis le début de l’année, au moins cinq retards majeurs (jusqu’à une heure pour un trajet de une heure) ont eu lieu. Toujours la même excuse: problème de signal ou d’aiguillage. Même pour un néophyte comme moi (je travaille dans le domaine des produits dérivés) il m’apparait évident que l’entretient effectué par le CP ou le CN, est médiocre dans le meilleur des cas. Il y a manifestement un grand je m’en foutisme ou carrément de l’hostilité à l’égard des trains de l’AMT.

      Et dans tous les cas, tout comme dans le cas du métro, aucune annonce intelligente n’est faite au passagers. Un message enregistré nous indique qu’il y a un retard de xx minutes. Le plus ironique est le fait que le message lui-même est en retard. Je n’ai pas besoin de savoir qu’il y a un retard de 15min. (30 en réalité), j’ai besoin de savoir de combien je VAIS être en retard, mais je présume que c’est trop demander.
      Rappelez-vous également, l’incident a la gare centrale: voie ferrée défoncé par une nouvelle locomotive. Les rails dataient de 1930. Bravo le CN !!!

      Parlons un peu d’informatique (et du ”génie” québécois): l’AMT a installé, surement à grands frais des moniteurs dans les gares, sauf que jamais, au grand jamais, je n’ai remarqué UNE SEULE station de train ou tous les écrans fonctionnent en même temps. Imaginez si le même ”clown” d’informaticien travaillait pour une bourse ou pour Air Canada, à la préparation des horaires des vols. Mais bon, oubliez pas que le PDG de l’AMT est un politicien défait, qui a remplacé un autre politicien. Je doute fort qu’un des deux fait la différence entre un tramway et une balle de tennis.

      Pour Mr. Cardinal: en effet votre présence sur ce blogue est très apprécié. Je vous suggère fortement une petite enquête et une série d’articles sur l’AMT et sa gestion désastreuse des trains de banlieues.
      Aux autres: avant de partir une guerre contre la banlieue, rappelez-vous que de Montréal à Saint-Anne de Bellevue et à Roxborro, le train est utilisé par des montréalais purs (sauf ti-guy qui roule en Audi et qui paye 3000 balles par mois pour la garer).

      Conclusion: je ne sais pas où le transport en commun se situe par rapport à d’autres villes dans le monde, mais ce que je vis quotidiennement c’est médiocre.

    • @steadtler,

      ouf, dernière tentative de vous faire comprendre. Le MTBF est une indication matérielle. Le M, signifiant mean, ça ne veut absolument pas dire que l’équipement ne peut pas flancher dans l’heure qui suis sa mis sous tension. Ça veut juste dire que sur une très grande quantité d’équipements, la moyenne d’opération avant une panne sera de X.

      Mais, maintenant, où avez-vous pris que la panne était une panne matérielle? J’attends toujours que quelqu’un nous fournisse un lien crédible là-dessus. Pas plus qu’une panne logicielle, pas plus qu’une erreur humaine d’opération ou de configuration ou de n’importe quoi. Comprenez-vous minimalement que vous n’avez aucune information pour faire ce genre d’analyse? Vous ne savez pas l’origine de la panne. Vous savez simplement qu’elle implique le réseau et un routeur. Routeur dont vous ne savez même pas s’il est redondant, etc.

    • @le_piano_ivre,

      je pense que nous reprendrons la discussion lorsque vous m’aurez dit la valeur du parc informatique du CP. Juste mentionner un tas de faits sans mise en contexte et perspective ne sert à rien. Revenus annuels du CP? Rémunération globale de son CEO? Moyens financiers mis à la disposition du service des TI?

      Il est clair que le CP et la STM sont dans deux business totalement différentes, le seul point en commun était que la STM a de l’équipement roulant dans un corridor confiné, mais pas sur rails, sur pneumantiques. C’est à peu près là que s’arrête la comparaison.

    • C’est la STM qui a annoncé que c’était un problème de routeur. Googlez vous-mêmes. Il n’y a que la STM qui a toutes les informations, et pas besoin de connaitre tous les détails pour déduire que l’argent des contribuables et des usagers n’a pas été bien dépensé ici.

    • guygadbois

      23 mai 2013
      08h54

      Le patron en question ne paye pas son stationnement. En tant que cadre supérieur d’une énorme boite, ça fait partie de ses privilèges. Ce qui fait que la passe à $80 pas loin par mois plus les taxis qu’on doit se payer pour ne pas arriver en retard sont encore trop chers! Et les menaces du dit cadre parfaitement indécentes mais ça, c’est une autre histoire.

      Que ceux qui ont la chance d’avoir un employé de la STM dans leur entourage pose des questions sur les conditions de travail de ces gens. Vous comprendrez mieux où vont les augmentations de tarifs et le manque d’argent pour avoir un service moins miteux. Ah! et demandez-leur aussi pour quelle raison ils sont toujours déficitaires: déclarer des revenus leur ferait perdre leurs précieuses subventions.

      Et vogue la galère! Il y a une certaine Commission qui ferait bien de mettre son nez là-dedans aussi…

    • ”ces pannes c’est quand même moins pire qu’une grève, du moins pour ceux ayant besoin du transport au-delà de ce qui est offert dans ces temps là…Cela c’est le pire pour les usagers…”

      Pas tout-à-fait. Lors de grève, les usagers sont au courrant et peuvent prévoir un autre moyen de transport ou bien adapter leur horaire en conséquence. Dans le cas des pannes, les usagers sont mis devant les faits et il n’y a pas toujours de solution. Et comme la communication est presque inexistante à STM, il est difficile de prendre des décisions.
      Essayez de trouver un gorilles de la STM dits inspecteur lorsqu’il y a des pannes. Ils sont tous cachés. Ils sont meilleurs pour écoeurer les honnêtes usagers que pour les diriger en cas de panne.

      Sylvain Pelletier

    • @dcsavard

      Primo, vouloir comparer le coût d’un système informatique qui contrôle l’ensemble des trains roulant sur un réseau de plus de 33 000 kilomètres de voies ferrés et celui du métro de Montréal lilliputien en comparaison est un exercice qui ne fait aucun sens et vous le savez très bien.

      Tout ce que je peux vous dire c’est que les compagnies ferroviaires sont en compétition directe avec l’industrie du camionnage qui elle n’a aucun déboursé de ce genre à faire puisqu’elle utilise les infrastructures publiques.

      Et le ferroviaire arrive à concurrencer le camionnage quand même.

      Secundo, je ne travaille pas pour le CP.

    • @viva_zapata,

      primo, je m’adressais à le_piano_ivre, je ne me souviens pas avoir lu une seule de vos interventions ici avant celle-ci.

      Secundo, le_piano_ivre dit travailler pour une compagnie ferroviaire, … et il termine son intervention en parlant des têtes qui ont roulé au CP. Ok, oublions le CP et qu’il nous parle donc de l’environnement de la compagnie pour laquelle il travaille. Ce n’est pas moi qui ait voulu comparer les deux environnements, c’est lui. Et je lui dis exactement ce que vous me dites à votre primo. La compraison n’a pas de sens. Alors, pourquoi voulait-il la faire?

      Finalement, êtes-vous le_piano_ivre à jeun?

    • @loubia

      Je vous parlais de mon stationnement, que je paie de ma poche à titre de proprio d’entreprise, et pour lequel je ne bénéficie pas de crédit d’impôt pour transport en commun.

      En pssant, votre patron/employé, il se fait taxer sur la valeur du stationnement en question à titre d’avantage imposable.

    • @dcsavard : La description du problème « réel » dont vous avez fait mention est tellement vague qu’elle n’a aucune utilité. Pour être honnête, vu la façon dont vous le décrivez, j’ai l’impression que vous n’avez aucune idée de ce dont vous parlez. De plus, ce n’est pas parce que quelqu’un quelque part fait une erreur que soudainement cette erreur devient acceptable pour la STM.

      Vous dites que tester aurait doublé la facture? De quel chapeau tirez-vous cette évaluation? Vous critiquez les autres de parler sans connaître… vous connaissez la différence entre une paille et une poutre?

      Pour ce qui est d’engager la discussion avec chaque citoyen, vous m’attribuez des propos que je n’ai jamais dits. J’ai dit de rendre public l’information, pas d’en discuter avec tout le monde. Cela va peut-être vous surprendre, mais il y a Montréal un bon nombre de gens qu’on appelle des « informaticiens », qui sont parfaitement capables d’évaluer un projet et qui se ferait un plaisir d’examiner volontairement ces données et d’en discuter entre eux.

      Mais nous vivons dans une société où les politiciens et les gestionnaires n’ont pas tellement envie que leurs erreurs et leur incompétence soient visibles de tous. Et croyez-moi, des gestionnaires qui prennent des décisions stupides concernant l’informatique, j’en vois très souvent. Les contrats ne sont pas attribués selon les mérites techniques, mais selon la tête du vendeur.

      J’ai passé plusieurs heures dans une présentation il y a quelques semaines avec justement un de ces vendeurs maîtres dans l’art du parlé creux qui impressionne tant les gestionnaires. Je devais évaluer les mérites techniques de la proposition. À la sortie, la seule chose que j’ai pu dire est que je n’avais rien à dire, car aucune information pertinente n’a été dite. Le document « technique » qui était donné était exactement pareil, que du vent. Cela ressemblait plus à une publication scientologique qu’à un document technique. Alors je me doute bien que sa firme va avoir le contrat (si ce n’est déjà fait). Le gars a utilisé plein de mots qui sonnaient tellement bien!

      En fait, c’est surtout des gestionnaires compétents que je ne vois pas souvent.

      Qu’une entreprise privée soit gérée par un incompétent ne nous concerne pas. Qu’un organisme public soit géré par des incompétents, c’est notre problème. Alors au lieu de critiquer tout le monde, commencez donc par critiquer la STM et le fait qu’elle ne donne à peu près aucune information sur ce qu’elle fait de notre argent.

    • guygadbois:

      “Non, désolé.”

      Donc, les riches parviennent à éviter les effets du traffic, ce qui fait qu’ils ne prennent pratiquement pas les transports en communs?

      Pourriez-vous m’indiquer comment ils font svp?

    • guygadbois:

      “Je vous parlais de mon stationnement, que je paie de ma poche à titre de proprio d’entreprise”

      J’espère que vous déduisez ce stationnement de votre revenus d’entreprise…sinon, trouvez-vous un autre fiscaliste.

      Vous êtes bienvenue.

    • @basta

      On habite a VMR, Outremont et Westmount. Le traffic, connait pas.

      Le déplacement automobile entre la maison et le bureau n’est pas déductible d’impôt Basta. Le stationnement ne l’est que si je l’ajoutais par ailleurs a mon revenu à titre d’avantage imposable, ce qui ne m’avance à rien.

      Je suppose que vous déduisez vos complets? A vous de vous trouver un autre fiscaliste. De rien.

    • Basta

      Je passe le week-end à Londres avec mon fils pour assister à la finale de la Champions’ League (block 249, row 4). On se reparle du traffic à mon retour lundi soir, j’aimerais en connaitre plus sur ce phénomène. Merci!

    • Félicitations Sir Basta ! En tkas, moi je vous envie ! P-e que G&G parlait de distance à parcourir. J’ai tjrs habite assez proche de mon lieu de travail qui s’est tjrs trouve au centre-ville. Je peux vous affirmer qu’en vingt-cinq ans de transit, je peux compter mes retards au boulot sur le bout de mes doigts, qu’il soit question de grèves, de météo ou de pannes !
      Si les usagers trouvent que l’état général du matériel roulant de la STM est use a la corde et/ou que les systèmes d’informatiques sont vétustes et inadéquats que pensez alors de nos installations radars dans les aéroports ?

    • Toutes mes excuses G&G, j’ai tellement l’habitude de vous envier que j’étais trop exciter d’avoir l’opportunité de jeter mon dévolu sur kkun d’autre…!

    • “Je passe le week-end à Londres avec mon fils pour assister à la finale de la Champions’ League (block 249, row 4). On se reparle du traffic à mon retour lundi soir, j’aimerais en connaitre plus sur ce phénomène. Merci!”

      On devra faire cela par vidéoconférence malheureusement.

      Je serai en route vers Monte-Carlo sur mon yacht (de 120 pieds), où David Beckham m’a invité à souper (au Louis XV, table 16) pour me parler de ses plans de retraite.

    • @ maximilien

      «…c’est impossible pour une infrastructure comme le métro d’être à la fine pointe de la technologie à chaque année; le cout est prohibitif.»

      Y’a une marge entre «la fine pointe de la technologie» et l’obligation d’acheter tes pièces de rechange au Pakistan parce qu’elles ne se fabriquent plus depuis des années…

      Comme je l’ai écrit plus haut, toute l’infrastructure électrique et électronique du métro de Montréal est désuète et ce, depuis des années.

      Le personnel d’entretien en est réduit à «patcher» les systèmes électriques et électroniques en bricolant des circuits de remplacement et en tentant de sauver de vieux relais qui datent des années 60.

      Mais ne vous en faites pas, tout va bien.

    • Michel Labrecque s’attemd a plus de pannes en 2013.

      L’art de baisse les attentes pour camoufler son incompétence.

      Jean Émard

    • En sait-on un peu plus sur les 28 réseaux qui ont été sondés? À ma connaissance, il existe au-dessus de 150 réseaux de métro à travers le monde. Une trentaine dans les Amériques seulement, autour de 70 en Europe… 28 réseaux, c’est la Chine et l’Inde mis ensemble seulement, et ces deux pays ouvrent de nouveaux réseaux à chaque année. D’autant plus que la moyenne d’âge des réseaux à travers le monde varie énormément: le métro de Londres a un siècle et demi, tandis que certains métros en Chine exploitent les dernières technologies (système automatisé…). Est-ce que l’âge du réseau peut influencer la fiabilité?

    • j’ai vecu une bonne partie des 20 dernieres annees a l’etranger , dans des villes internationales de “pays en emergeance” et je n’ai jamais eu a vivre avec un systeme de transport public aussi prone a la panne , bien franchement en revenant a montreal je me suis jamais pose la question de savoir si le metro etais asser fiable pour me transporter , j’ai fait comme avant j’ai achete mon titre de transport , maintenant je ne voyage qu’en surface

    • En tant que représentant de l’industrie immobilière, l’Institut de développement urbain (IDU) Québec souhaite que les autorités publiques investissent dans un service de transport en commun performant. En effet, la facilité d’accès au réseau de transport collectif profite tant aux résidents des quartiers qu’aux commerçants et aux entreprises. Le rapport entre le développement immobilier et les transports en commun est connu depuis longtemps. Or, les pannes récurrentes dans le métro montréalais viennent nuire à l’efficacité de ce mode de transport et provoque le mécontentement des usagers. L’IDU Québec souhaite donc que des investissements publics soient réalisés pour éviter que de telles situations se produisent à nouveau.

    • Bonjour,

      J’ai vécu 30 ans à Paris, je suis un ardent défenseur du transport en commun, et j’ai conduit une voiture seulement 2 fois en 8 ans de permis. D’autre part, j’ai travaillé pour un total de 5 ans à la RATP (l’équivalent parisien de la STM) dont 3 en signalisation.

      La situation du métro a Montréal est objectivement catastrophique, et c’est sa gestion et non son financement qui est en cause.

      Depuis plusieurs années, seules les décisions les plus mauvaises sont prises, comme celle de centraliser la gestion des lignes au même endroit: c’est purement financier, car on y voit des économies potentielles. Le problème, ce sont les pannes généralisées pour un récepteur qui ne fonctionne plus. A Paris, il y a aussi des PCC: il y en a un par ligne, pas un pour cinq.

      Les installations sont obsolètes, mais surtout pas maintenues. Comment expliquer que des MF67 roulent encore parfaitement, alors que les MR de Montréal ne produisent que des dégagement de fumée ? La maintenance et le fait que ces premières soient remises à neuf aux 30 ans.

      La gestion même de l’exploitation est une catastrophe. Les signaux ne servent pour ainsi dire à rien, l’exploitation se faisant en Départ Sur Ordre permanent, qui constitue en pratique un mode dégradé. La signalisation est la base même de la sécurité ferroviaire, elle est fiable à 100% (une panne mettant les signaux au rouge), et peut être utilisée même sans moyens de communications. Au lieu de ça, la STM confie le départ des trains à des opérateurs humains, pratique dont il est établi qu’elle cause des départs au rouge.

      Enfin, le “nouveau système” a été crée par Dessau et la STM n’a rien suivi, ne voulant pas embaucher d’ingénieurs, les tests ont été mal fait et les redondances non fonctionnelles. Allons nous récupérer de l’argent sur Dessau ? Non. Rappelons que cette compagnie vient de perdre son accréditation AMF … ça en dit long sur la façon dont l’argent du contrat a été utilisé …

      Il n’y a pas si longtemps on nous annonçait que 50% des incidents étaient causés par les voyageurs. Un chiffre qu’il aurait mieux valu taire: plus il est important, plus le réseau est en santé. Et dans les réseaux d’Allemagne et de France, il est de 80%.
      Peut-être que d’autres réseaux ont plus de pannes. Mais quand on a 5 lignes à gérer, avoir un tel niveau d’incidents responsables, c’est une honte, et un crime fait à l’encontre de l’économie montréalaise.

      Au final, lassé du stress permanent qui m’est causé par ce réseau délabré, je vais échanger mon permis, et me procurer une voiture aussi vite que possible.

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