Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 13 mai 2013 | Mise en ligne à 7h50 | Commenter Commentaires (63)

    Marc-André Plante: «Montréal peut-elle être désirée par les familles?»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Marc-André Plante, directeur général du Carrefour action municipale et famille, organisme communautaire voué à la promotion des politiques familiales municipales au Québec.

    marc-andre PlanteEn ce début de Semaine québécoise de la famille, il me semble important de réfléchir aux défis que rencontre Montréal dans la mise sur pied d’initiatives qui attirent et retiennent les familles dans la métropole.

    D’entrée de jeu, j’affirme que Montréal n’a pas du tout à rougir devant ses principaux voisins de la banlieue. Nous avons probablement une perception erronée à l’effet que la métropole du Québec ne disposerait pas des leviers permettant aux familles de s’épanouir sur son territoire. Pourtant, la qualité de son offre de services de loisirs et de la culture se compare avantageusement aux plus grandes villes d’Amérique. De plus, Montréal dispose d’une offre en éducation fort diversifiée qui permet aux jeunes de demeurer à la maison jusqu’à la mi-vingtaine. Et dire que l’Institut de la statistique du Québec révèle que Montréal est au 12e rang des villes du Québec ayant le taux de naissance le plus élevé… devant Laval, Longueuil, Brossard et Blainville. Finalement, les familles ne sont peut-être pas si absentes du paysage montréalais!

    Bien sûr, j’entends déjà quelques murmures me rappeler que l’accès à la propriété est globalement plus difficile et surtout plus coûteux à Montréal. Je dirais même qu’il faut nécessairement accepter plusieurs compromis pour vivre à Montréal. Un espace plus restreint, une hypothèque plus élevée, etc. Ainsi, une stratégie renouvelée d’accès à la propriété pour les familles mériterait d’être proposée. Celle-ci devrait faire une place prépondérante aux deuxièmes acheteurs d’une résidence et soutenir l’émergence d’habitation à but non lucratif.

    Pour conclure, il y a consensus pour agir. Le volet de l’habitation est certainement un enjeu important. Cependant, il y a d’autres secteurs d’intervention où il faut agir. Montréal est perçue plutôt négativement des jeunes ménages. Une campagne de mise en valeur des services municipaux portée par les familles elles-mêmes mériterait d’être priorisée. J’imagine déjà un couple à la maison à 16h15 s’amuser avec ses enfants en écoutant les nouvelles de la circulation sur le pont Champlain… Justement, Montréal devrait miser davantage sur sa capacité à contribuer à une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et familiale des parents. Un thème qui pourrait inspirer sa deuxième politique familiale en devenir pour 2014…

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    • “Montréal est au 12e rang des villes du Québec ayant le taux de naissance le plus élevé”

      Ben oui. Les jeunes vont a Montréal, forment des couples, ont des enfants a Montréal, et déménagent ensuite.

      Voilà un autre intervenant, M. Plante, qui s’imagine que le problème est illusoire, vante les vertu de Montréal. Bref, il se met la tête dans un trou. J’ai des nouvelles pour vous… c’est pas une nième campagne de publicité qui va ramener les familles a Montréal.

    • Je suis assez d’accord avec steadtler. Ca n’est pas une campagne de pub qu’il faut mais des logements.

      Du monde qui veulent rester en ville, il y en a plein mais il n’y a pas de logement assez grand pour une famille de 5.

      Il faut augmenter l’offre et ce sera comme la saucisse Hygrade.

      Bernard Théroux
      Hochelaga.

    • “l’accès à la propriété est globalement plus difficile et surtout plus coûteux à Montréal. Je dirais même qu’il faut nécessairement accepter plusieurs compromis pour vivre à Montréal. Un espace plus restreint, une hypothèque plus élevée”

      Malheureusement, ce ne sont pas les seuls compromis. Une hypothèque plus élevée, avec les modalités d’accès au crédit plus restreints, des revenus moyens qui augmentent peu, des impôts élevés, un taux de chômage élevé, un manque de stationnement, ça n’intéresse pas les jeunes familles. Ensuite, on en a souvent discuté sur ce blogue, mais l’offre de logements et de propriétés de qualité disponibles à Montréal ne répond pas aux besoins des familles.

      Tout ça pour aller vivre dans une ville en décrépitude (à l’exception de quelques arrondissements bien nantis), les familles de classe moyenne répondent: non merci. Les faits sont là, les couples qui fondent une famille quittent Montréal pour la majorité d’entre eux. Bien c’est pas pour rien qu’ils le font!

      S.Larousse

    • @ steadtler

      Vous perpétuez justement le mythe que M. Plante essayait de dénoncer. Nous, notre situation est à l’inverse de celle que vous décrivez : nous étions fatigués du trafic incessant de la banlieue, pas juste sur le pont, mais partout, et avons fait le saut pour habiter en ville, où nous avons tout à portée et ne dépendons plus de l’automobile. Résultat : nous avons vu notre qualité de vie augmenter de manière spectaculaire. La meilleure décision de ma vie!

      Il faut arrêter justement de répéter les mêmes lieux communs.

    • Un appartement bas de gamme avec plus d’une chambre coûte minimum 250000$ dans les coins sale de montréal, nous ont regarde le centre-ville et à 350000$ les appartements font dure ! Tout ce qui est accessible au centre-ville ce sont des appartements 1 chambre et c’est tout ce qui est en construction aussi car c’est la seul chose qui se vend ! Le jour ou il y aura des condos abordable pour les jeunes professionnel avec plus d’une chambre, peut-être qu’on va pensez à montréal comme endroit pour fonder une famille.

    • @ larry999: Combien avez-vous payé pour votre propriété en ville?

    • Il ne s’agit pas de se mettre la tête dans le trou et d’éviter de voir les difficultés de trouver un logement abordable et convenable pour élever sa petite famille. Je pense que l’auteur a bien identifié la problématique du logement à Montréal. Les commentaires précédents ne font que soulever des problèmes connus de tous. Bon d’accord, il faut plus de logements abordables et des condos de grande dimension pour attirer les familles. Mais il ne faut pas oublier que Montréal restera toujours Montréal, ce n’est pas la banlieue, c’est une grande ville avec ses avantages et ses désavantages. Quand on veut changer les choses, le premier pas à faire c’est de proposer des solutions. L’auteur a moins le mérite d’avancer dans cette direction.

    • Maison en banlieue implique un véhicule pour chaque personne de la famille et beaucoup de taxi pour les parents quand les jeunes ne peuvent pas conduire.

      A Montréal, tu n’as besoin que d’une passe mensuelle d’autobus pour tes enfants.

      On insiste sur les désavantages de Montréal mais on oublie les avantages.

    • Pour répondre à la question, oui absolument, Montréal peut être désirée par les familles. Mon conjoint et moi avons choisi de vivre à Montréal et lorsque nous avons eu des enfants, nous sommes restés fidèles à notre choix. Il n’était pas question de déménager en banlieue. Nous avons choisi Montréal pour notre famille.

      Par contre, c’est vrai qu’il faut faire certains compromis pour élever une famille à Montréal. Vu le prix élevé des maisons, notre seul moyen de devenir propriétaire a été d’acheter un duplex avec un grand sous-sol. Nos garçons sont dans la même chambre, nous avons une plus petite cour que les gens en banlieue. Mais par contre, il y a une foule d’avantage que la plupart des gens oublient de considérer.

      Je suis capable de l’admettre, les familles en banlieue ont certainement une bonne qualité de vie, mais j’en ai plus que marre d’entendre dire qu’il est impossible d’avoir une famille à Montréal. OUI c’est possible et plusieurs font ce choix de manière tout à fait éclairé.

    • @ Larry999: D’accord avec vous et Monsieur Plante!

      @ larousse_estdouce: Vous écrivez “Les faits sont là, les couples qui fondent une famille quittent Montréal pour la majorité d’entre eux. Bien c’est pas pour rien qu’ils le font!”

      Oui, plusieurs s’en vont en banlieue, tondent la pelouse, s’achètent une deuxième auto, passent des heures sur les ponts et se stressent, se privent de sortie après le bureau, finissent par s’ennuyer et se séparent! Reviennent en ville, trouvent un autre partenaire, et rebelottent…

    • “Pourtant, la qualité de son offre de services de loisirs et de la culture se compare avantageusement aux plus grandes villes d’Amérique.”

      —- sarcasme—
      Nous savons tous ce qui empêche une famille de déménager à Baltimore ou à Chicago c’est l’offre de service plus étoffée à Montréal.
      —- fin du sarcasme —-

      Méchant pelletage de nuages. Ouf!

    • Les familles allophones nouvellement arrivées ici sont plus grosses et plus pauvres. Donc elles habitent en ville dans des logements trop petits qu’on habiterait pas avec le même nombre d’anfants. Ca plombe une statistique ça.

    • Les jeunes familles font le choix de la ville-dortoir pour plusieurs.

      La culture ? Les divertissements ? Ils aiment mieux restées à la maison dans nos bonnes villes-dortoir ou bien juste aller magasiner…

      C’est mort, mort, mort par ici, le jour outre des gens de passage…

      Borossard a beau dire le contraire et avec le Dix30, cela reste une ville-dortoir et ses voisines encore plus avec ce pôle commercial là.

      C’est cela que des familles recherchent depuis près de 40 ans ?

      Alors arrrêtez-donc de nous parler de l’exode des familles. Ce sont des jeunes banlieusards ou enfants de région qui ont connu un trip de jeunesse à Montréal pis ensuite qui retournent en banlieue.

      Cela a été élevé à Brossard ou à Laval ou encore Saint-Constant ou Candiac…

      Que ce soit rendu à Terrebonne cela doit nous surprendre ?

      Leurs parents avaient déjà deux autos quand ils étaient petits. Maintenant, les deus parents ont leur chars mais les enfants aussi.

      Alors, next step ? Les jeunes iront moins s’installer à Mtl.

      Il manque juste que les campus universitaires s’installent plus en banlieue…

      Vous trouvez pas qu’il ya assez de monde comme cela à Montréal ? C’est la banlieue qui a besoin d’être densifiée car ici avec la voiture et les pôles comme le dix30, les villes doivent devenir plus grosses pour faire vivre des commerces ou pour pas qu’ils ferment très tôt.

    • @ pour-le-dire: banlieue ne signifie pas acheter une maison, ni tondre la pelouse. Il y a de grandes copropriétés abordables en banlieue. 2e voiture? De moins en moins la norme. Passer des heures sur le pont? Les emplois ne se trouvent plus uniquement en ville vous savez…

      La réalité change. Les besoins aussi. Et Montréal n’est qu’une option parmi d’autres où aller vivre…

      Et c’est surtout pas une campagne de promotion qui ramènera ou retiendra les familles. On est rendu à une autre niveau là!

      S.Larousse

    • @legada

      Ce sont des avantages de Montréal mais qui ne va pas avec la culture dominante de la banlieue où avoir sa voiture est un must plus tôt qu’avant.

      Les jeunes qui travaillent au dépanneur et à l’épicerie ont pratiquement tous leur voiture maintenant… Avant, c’était bien plus rare…

      Reste que c,est la banlieue qui a besoin de densification bien que les quartiers intéressants pour vivre restent anciens ou peu abordables tout autant qu’à Montréal…

      Les jeunes achètent des maisons peu intéressantes mais plus grosses que les nôtres sauf qu’ils ont pas de terrain…

      C’est la banleieue qui doit finir par se densifier plutôt que continuer à s’étaler.

      Pour Montréal ? On devrait remercier plutôt les célibataires qui dans les quartiers moins propices à la famille la rende dynamique.

      Mais est-ce vraiment le cas ? On crée des condos-dortoirs à Montréal pour jeunes professionnels ?

    • “Il manque juste que les campus universitaires s’installent plus en banlieue…”

      C’est déjà le cas…L’UQAM et l’Université de Montréal ont des campus en banlieue, c’est pas nouveau…

      S.Larousse

    • Ce que les familles veulent:
      • Des belles maisons de ville avec stationnement a prix abordable
      • Des services a proximité

      Maintenant, pour faire ça, ca prendrait des terrains. Problème est que les promoteurs les prennent tous pour faire des condos. On a qu’a voir Pointe St-Charles ou on vends des condos qui sont pas du tout adaptés aux familles. Un condo de 265 Pieds Carrés, come on !

      Dans Hochelaga, où j’habite, il y a une initiative, le RUI (Revitalisation urbaine intégrée). Dans un de leur récent meeting on a entendu 10 personnes contre la gentrification et

    • Je ne vois pas le probleme de Montreal vs banlieue. Pour moi, Houston est la ville ideale (en terme de planning).
      http://www.forbes.com/forbes/2010/0607/opinions-houston-immigration-job-growth-on-my-mind.html

      J’habite Calgary et c’est pas Houston mais il y a certaines resssemblances (Imperial Oil qui demenage du centre ville pour regrouper tout ses employes dans le sud-est de la ville) en partie a cause du manque de bureaux dans le centre ville.

      et pour tout vous dire, j’aime bien la qualite de vie ici. Il y a du traffic dans le centre ville mais ce n’est pas un fardeau. Le centre ville ne devrait pas etre la seule destination et ca explique le succes du dix 30. New York city c’est beau a visiter mais je ne pourrais y vivre a temps plein alors que j’aurais aucun probleme dans une grande ville comme Houston. C’est mon avis.

    • Ce que les familles veulent:
      • Des belles maisons de ville avec stationnement a prix abordable
      • Des services a proximité

      Maintenant, pour faire ça, ca prendrait des terrains. Problème est que les promoteurs les prennent tous pour faire des condos. On a qu’a voir Pointe St-Charles ou on vends des condos qui sont pas du tout adaptés aux familles. Un condo de 265 Pieds Carrés, come on !

      Dans Hochelaga, où j’habite, il y a une initiative, le RUI (Revitalisation urbaine intégrée). Dans un de leur récent meeting on a entendu 10 personnes contre la gentrification et pour les logements sociaux. Ce que j’ai vu, c’est que c’est de gens qui ont aucun pouvoir et aucune vision globale. Il y a des projets de condos partout dans le centre sud et de logements sociaux. Pas de plans pour des maisons de ville qui ont de l’allure.

      Ce qu’on veut, c’est comme le Quartier Angus.

      Désolé, mais si on veut des commerces qui vivent et une diversité, il va y avoir des décisions a prendre. Comme faire un moratoire anticondo, racheter et exproprier du monde de certains coins décrépits pour en faire des beaux terrains pour des maisons de ville. (Voir carrefour a mélasse du temps du maire Drapeau)

      Montreal est en train de se mettre un doigt dans l’oeil. Tu veux des familles, donnes leurs ce qu’elles veulent. Elles vont payer leur taxes et consommer ici.

      C’est beau de penser aux pauvres et aux riches, mais la classe moyenne, qui a des enfants, elle va Où ?

      Jean-Sebastien Fortier
      Père de 3 enfants.

    • @ larousse_estdouce

      “2e voiture? De moins en moins la norme.”

      Si c’était le cas, le parc automobile n’augmenterait pas si rapidement. Même si la population de la banlieue est déjà fortement motorisée, le nombre d’automobile continue de croître beaucoup plus vite que la population (en tout cas entre 2006 et 2011).

      L’article de La Presse à ce sujet:
      http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201304/12/01-4640156-lautomobile-regne-en-maitre-a-montreal.php

      On pourrait extrapoler que les secteurs les moins denses (les couronnes plus éloignées) sont ceux où la dépendance à l’automobile est de plus en plus marquée, et grandissante…

      “Les emplois ne se trouvent plus uniquement en ville vous savez…”

      C’est bien vrai, mais nous savons aussi que les gens sont de plus en plus nombreux à traverser les ponts pour le travail, et que leur temps de transport est en constante augmentation. Les gens de la Rive-Nord sont les plus touchés par l’augmentation de la congestion. Autrement dit, l’emploi n’est pas assez fort dans les banlieues pour mitiger les problèmes de transport grandissant. Ce phénomène est observable dans les enquêtes origine-destination du MTQ.

      Enfin, je crois que la seule façon d’éviter les ennuis de transport, c’est la proximité, et pour avoir cette proximité, il faut une certaine densité. Plusieurs banlieues prennent ce virage, comme quoi c’est un avantage que Montréal possède déjà, et qu’on tente d’imiter hors des quartiers centraux…

      V. Gagnon

    • J’aimerais ajouter également que tenter de rejoindre le maire d’Arondissement pour en discuter ne sert a rien. Votre message sera lu (Merci facebook), mais il n’y aura pas suite a votre demande de rencontre.

      Jean-Sebastien Fortier

    • @larry999

      Les familles quittent Montréal. Ce n’est pas un mythe, c’est une réalité statistique indépendante de votre situation personnelle et de vos préférences a vous. Beaucoup de ces familles habitaient Montréal, avant de la quitter (duh). Elles connaissent donc Montréal. Les gens qui vivent en banlieue connaissent Montréal, et choississent la banlieue en toute connaissance de cause. M. Plante voudrait convaincre des gens qui ont quittés Montréal qu’ils ont fait le mauvais choix pour eux. Ca demande moins d’effort que d’opérer de vrais changements, mais il est peu problable que cette approche réussisse a renverser la tendance.

    • Montréal c,est grand et très diversifié. Malgré cela, je sens qu’on souhaite pour elle une vision de parfaits banlieusards. Notamment, la CAQ aujourd’hui et la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain qui endosse. Des gens qui ont intérêt à ce que la banlieue continue à s.étendre et à grossir.

      Pour l’organisme de monsieur Plante ? Malgré, qu’il nomme des avantages de montréal, ils sont situées en plein boulevard Taschereau à Brossard… http://www.carrefourmunicipal.qc.ca/index.php/contact/adresse

      Le problème avec Montréal ? Regardez le taux de participation aux élections de 2009… Et vous verrez un peu la pointe de l’iceberg mais on pourrait aussi dire que cette faible participation est répandue.

      http://www.lapresse.ca/actualites/elections-municipales/resultats-detailles/

      Juste dans Outremont et Ahuntsic qui a eu des taux un peu intéressants ?

    • Le taux de taxation foncière est pure et simplement du vol légal en rapport avec les autres villes et les services !!!

    • @ steadtler

      “Les gens qui vivent en banlieue connaissent Montréal, et choississent la banlieue en toute connaissance de cause”

      Je dois malheureusement vous contredire, puisque c’est faux. De nombreux banlieusards ne connaissent de Montréal que le centre-ville. Pire : ils abordent Montréal avec la vision d’un automobiliste de banlieue, pas étonnant qu’ils ne veulent pas y vivre. Le mode de vie d’un Montréalais n’est pas celui d’un banlieusard. Il n’a pas les mêmes habitudes, ne se déplace pas de la même façon, etc.

      Le mythe, ce n’est pas que les familles quittent Montréal, le mythe, c’est une partie des raisons qui les poussent à le faire.

      Pour 320 000 $, j’aurais eu une maison très convenable à Brossard ou ailleurs en banlieue, mais on aurait dû avoir une deuxième voiture et se taper la circulation de manière continuelle, non seulement sur le pont, mais tous les jours juste pour aller faire la moindre course. Je l’ai déjà dit sur ce blogue : la rive-sud va arriver à une impasse dans quelques années car la circulation y sera littéralement cauchemardesque.

    • @steadtler 14:38

      Les jeunes familles quittent Montréal, tout le monde sait cela, c’est un lieu commun. La question plus intéressante, c’est pourquoi.

      A mon avis, la réponse est simple. Nous sommes nord-américains. Et ici, le symbole du succès, c’est d’avoir une maison détachée, avec une cour.

      Et comme les jeunes familles de classe moyenne ne peuvent se payer cela ici, ils s’exilent. Parce que c’est plus important pour elles de vivre le rêve nord-américain que de vivre dans un milieu intéressant.

      Peut-on leur reprocher? Même pas.

      On devrait leur faire payer par contre. Vous voulez de nouvelles écoles, pendant qu’on en ferme ou que certains sont sous-utilisées ici, pas de problème, on vous charge pour. Vous voulez élargir la 30, pas de problème, on vous charge pour. Vous voulez amener des petties routes au milieu de nulle part,….

    • Donc, remplacez “choisir” la banlieue par “settle for”

    • @larry999

      Les gens de la banlieu ont fait un choix différent du votre, ce qui pour vous se traduit nécéssairement par le “mauvais choix” (histoire de justifier votre propre choix a vous-même…). Donc vous vous dites, “ils doivent simplement ne pas savoir”. C’est plutot simpliste…

      D’ailleurs, a en voir votre description, ca semble plutot etre vous qui connaissez mal la banlieue. Les banlieusard aussi se servent du transport en commun, voir les trains de banlieue qui débordent!

      Je répète mon argument initial, Montréal ne retiendra pas les familles sans apporter de changements. Il faut rendre Montréal plus attirante, pas essayer de convaincre les banlieusards qu’ils ont tort de choisir le mode de vie qui leur convient.

      @guygadbois

      Détachée ou non, cour ou pas, le parc immobilier de Montréal est un désastre. Tout ce qui est suffisemment grand est hors de prix, tombe en ruine, ou est tellement loin que la banlieue est plus proche.

      D’ailleurs, avec tout ce que la province (y compris les régions) ont payé pour Montréal (prenons seulement le stade, ou turcot et champlain qui s’enviennent…) que j’éviterais de parler de qui paie quoi. C’est pas de la faute de la banlieu si Montréal est en mauvais état, c’est principalement de la faute d’une mairie au mieux disfonctionelle.

    • Mon Dieu ! Payez le cout réel d’un bien et service, qu’il soit privé ou public. Quel concept radical Monsieur Gadbois. C’est trop ! C’est vraiment trop ! Le problème est que ce n’est pas en proposant une plateforme politique comme celle-là que des politiciens peuvent se faire élire.

    • @guygadbois

      assez simpliste comme réflexion (quoique peu surprenant venant de vous)!! Mais si ça peut vous faire plaisir de le penser, faites-vous plaisir!!

    • @ steadtler

      J’ai passé une partie de ma vie en banlieue (Brossard plus précisément), donc je ne peux m’empêcher de ricaner lorsque vous suggérez que je la connais mal et que je tente de “justifier” mon choix. Et, oui, je confirme que de nombreux banlieusard connaissent très peu la ville, surtout les jeunes qui ont grandi en banlieue. Ces derniers n’ont souvent pas besoin d’avoir un appartement en ville durant leurs études, ce qui fait que leur connaissance de Montréal se limite souvent au campus qu’ils ont fréquenté et aux quelques bars et restaurants où ils sont allés.

      De plus, vous ne devez pas vous être beaucoup servi des transports publics de la banlieue pour dire qu’ils sont adéquats…

      Enfin, vous ne semblez pas comprendre que l’argent vient de Montréal, et pas l’inverse. En outre, l’étalement urbain a un coût immense que vous semblez ignorer, et que les banlieusards devront tôt ou tard assumer.

    • @steadtler: Les banlieusards ne connaissent pas bien Montréal, c’est une évidence, juste à voir les bêtises qui apparaissent dans ce blog régulièrement. Ayant moi-même toujours vécu à Montréal, je peux vous dire que je ne connais pas complètement Montréal moi-même. Il m’arrive régulièrement de découvrir de nouveaux coins où je n’avais jamais mis les pieds. Les critiques portent presque toute sur le centre-ville qui n’est qu’une partie de la ville seulement. Une ville se parcourt autrement que seulement en automobile.

      La ville ne sera jamais le paradis de l’automobiliste. Il suffit de se rappeler que Jules César avait fait interdire les charrettes durant le jour à Rome, à cause du trafic… C’est donc un problème très ancien.

      Si vous faites une recherche sur l’étalement urbain de faible densité, vous allez trouver que le consensus général est négatif:
      - énergivore
      - destruction de milieux naturels et de terres agricoles
      - trafic automobile
      - coûteux
      - obésité même parfois
      - etc.
      La liste pourrait continuer longtemps et ce n’est pas mon but que de débattre du consensus scientifique.

      Oui, il y a des problèmes, des choses pourraient être améliorées, mais la banlieue est loin d’être parfaite non plus.

    • Anti

      La trame que j’ai tracé s’applique dans la très grande majorité des cas. Il y a des exceptions, comme l’entrepreneur qui s’établit sur la rive-sud, et qui décide d’habiter a St-Lambert. Ou la réceptionniste, qui habite à Laval parce qu’ell y travaille, et pour qui le coût d’opportunité de travailler en ville serait plus élevé que l’augmentation de salaire.

      Mais pour la plupart, pouvoir acheter la même maison à Outremont ou à Outrepont, l’immense majorité choisirait Outremont. Cela se reflète d’ailleurs dans le prix des maisons, doh.

      Stradtler. Je ne connais personne qui a une job ou occupation payante en ville qui aimerait mieux habiter à St-Bruno ou Boucherville que sur Maplewood. C’est juste que monsieur madame tout le monde ne peux pas habiter sur Maplewood, alors ils habitent à Outrepont. ce n’est pas un “mauvais choix”, c’est le seul choix. Et quand on n’a qu’un seul choix, vous savez ce que cela veut dire….

      Le solde fiscal est nettement en défaveur de Montréal, a chaque année (si je me rappelle, bien l’écart est de 5 milliards par an). C’est nous qui payons pour vous. Alors lachez-moi avec le stade… Parce que sinon, on reprend notre 5 milliards annuel, et on va se construire un CHUM par année, un Turcot, l’année suivante, etc… et on vous laisse vous débrouiller avec votre manque à gagner de 5 milliards.

    • Nous sommes à l’air de la consommation. Qui me contredira sur ce point fera particulièrement preuve de mauvaise foi. À ce titre, il est donc tout à fait à propos de miser sur une campagne publicitaire pour améliorer l’appréciation que l’on a de Montréal. Ce n’est pas la première fois que je le mentionne sur ce blogue. Tous les choix que nous faisons sont influencés par des images qui nous touchent. Si cela était un fait négligeable, la publicité ne serait pas le puissant moteur économique qu’il est. Ce n’est qu’une question de message et d’auditoire.

      Montréal n’est pas désagréable à vivre. En tant que résident, ce n’est pas les trous dans l’asphalte qui rythme mes semaines, mais bien les arbres matures qui couvrent une architecture centenaire, remplie de cachet et de variété. Je suis bien conscient que cela ne suffit pas à plaire à tout le monde. Ce n’est pas grave.

      Bien au contraire, car ceux qui restent et en profite investissent dans un parc immobilier dynamique et hyper rentable. Acheter un duplex sur l’île a été l’un des meilleurs choix que j’ai fait dans la vie, outre celui bien sur d’y fonder une famille. Contrairement à ce que l’on pense, c’est beaucoup plus facile à réaliser, et oh combien plus facile à vivre que de courir d’un bord à l’autre de la région pour boucler la journée.

      Francis Huneault

    • Monsieur Gadbois,
      D’ailleurs dans ces quartiers huppés, la densification ne s’intensifie pas ! Le peu de construction verticale se limite aux périphéries des quartiers. Je suis né et j’ai tjrs vécu à Montréal. J’espère sincèrement pouvoir y rester et accorder la possibilité à mes trois garçons. Mon père a 87 ans et il habite dans une résidence pour personne autonome à 10 rues de chez-moi. Il prend encore le métro et l’autobus, j’en fais autant et mes garçons aussi. On possède une auto. Parfois elle passe la semaine dans le drive way. C’est juste un autre style de vie. Les citadins organisent leur vie autrement. 5 milliards vraiment. Je n’en reviens pas ! Après la ligue hanséatique, pourquoi pas la ligue montréalique !

    • M. Huneault, la majorité des nouvelles familles n’ont pas les moyens d’investir dans le parc locatif Montréalais. Et encore, les duplex en bon état sont devenus très rares sur le marché.

      M. Plante ci-haut admet que, dans ses propres mots “il y a consensus pour agir”. Quelles actions propose-t’il? “réfléchir aux défis”, une “stratégie renouvellée”, “changer la perception”. Bref, des mots et aucune action… comme nos politiciens municipaux.

    • Mtl! “Nobody goes there anymore. It’s too crowded.”

    • Moi je suis d’accord pour la campagne de publicité. Peut-être pas en montrant les inconvéniants de vivre en banlieu, mais tout simplement en montrant les atouts de la ville. Si cela n’incite pas les familles à s’installer en ville, cela peu reconforter certains d’avoir adopter Mtl pour y fonder une famille.

    • @bret
      Les citadins ne connaissent pas bien la banlieue, c’est une évidence, juste à voir les bêtises qui apparaissent dans ce blog régulièrement. ;-)

    • Si vous trouvez que Montréal n’est pas “désirable” aujourd’hui, au faîte d’une bulle immobilière très payante pour la ville qui dure depuis au moins dix ans, feriez bien d’attacher vos tuques avec de la broche, la bulle immo est en train de péter et les conséquences économiques très fortes se font déjà sentir mais ce n’est qu’un début.

      Montréal est probablement plus désirable maintenant qu’elle ne pourra l’être avant longtemps. Et aucune campagne de publicité ne pourra changer cela. Habituez vous!

    • Je suis né et ai vécu sur l’Ile de Mtl, dans différents quartiers les 25 premières années de ma vie. Ensuite j’ai choisi de m’établir dur la Rive Sud, ou j’ai habité pendant 10 ans.

      Mtl viellit très mal, cette ville est rendue laide, immeubles mal entretenus, ( je ne parle pas des immeubles du centre-ville), nids de poules ( pour ne pas dire, nids d’éléphants), congestion routière, manifestations à outrance, stationnement presqu’impossible ou à prix d’or, prix des maisons et taxes exorbitants, gang de rues, etc. Pour moi c’est NON MERCI.

      J’ai déménagé dans la région de Québec en 95, et cela a été la meilleure décision de ma vie. Qualité de vie supérieure, ville et banlieues mieux gérées et mieux entretenues, violence presque absente, et coté culture et restauration, aucun problème, sans la congestion routière et les nids de poules, prix des maisons et taxes plus abordables, et coté emploi, aucun problème, le chomage le plus bas au QC.

      Claude Poirier

    • Larry999

      Je suis née et j’ai grandi à Montréal jusqu’à l’âge de 21 ans.

      J’ai vécu un bout de temps à LaPrairie où le transport en commun me prenait à la porte de chez moi et m’amenait au centre ville en 30 minutes. C’est la même chose à partir de Chambly. J’ai fait un bout à Montréal-Nord fin quarantaine où la même opération me prenait au minimum une heure et quart et encore, à condition que le bus daigne passer et que le métro n’en soit pas à sa énième panne, les passagers confortablement entassés debout, suffocants comme de bons bestiaux qui payent trop cher le “service” reçu! J’ai toujours eu une place assise et climatisée dans les autobus de la rive-sud…

      Ici cher ami, les enfants ne sont pas vus comme une peste indésirable comme à Montréal où je l’ai déjà dit, on annonce un 7½ à prix d’or pour “des professionnels ou des retraités”. Ici, pas besoin de faire un salaire exorbitant pour offrir une bonne qualité de vie à nos enfants. Ici, ça va vous jeter par terre, on a des salles de spectacle, des restaurants, des bibliothèques, des centres sportifs et des centres commerciaux avec stationnements à gogo. Ici, je n’ai pas besoin de faire 4 rues pour me stationner l’hiver et de changer ma voiture de bord aux deux jours le reste du temps.

      Ici, pas de gangs de rues, pas de graffitis. Le monde se parle encore et décore lors des fêtes de Noël et d’Halloween où pratiquement tout le monde ouvre la porte aux enfants. Enfants qui jouent à la balle en toute sécurité dans la rue ou sur les terrains de sport ou les cours de récréation qui ne sont pas en décrépitude, jouxtant des écoles pas pourries de moisissures comme en ville.

      Nous payons aussi des taxes scolaires et municipales en plus d’un supplément sur nos permis de conduire pour financer VOTRE transport en commun: j’estime donc que Montréal ne nous fait aucune faveur.

      Vous avez fait vos choix, grand bien vous fasse. J’ai aussi fait les miens en tant que Montréalaise de naissance qui a pu voir et comparer les deux styles de vie en toute connaissance de cause et pas par ignorance comme vous l’insinuez.

      J’irai vivre à Québec bien avant de remettre les pieds à Montréal que j’évite comme la peste. Le Montréal de mon enfance, chaleureux, populeux, plein d’enfants, n’existe plus. C’est une ville mourante à fuir à tout prix. Si ça vous convient, eh bien tant mieux. Mais ne laissez pas entendre que les banlieusards sont des ignares qui ne savent pas c’est quoi la vie en ville et qui n’ont rien de mieux à faire que passer la tondeuse ou nettoyer la piscine faute de mieux comme activités!

    • Bret.

      Enfant, j’ai eu des parents qui déménageaient chaque année. J’ai fait tous les quartiers de la ville. Et le reste de la famille, nombreuse, vivait un peu partout à Montréal aussi. Il n’y a pas un seul quartier que je ne connaisse bien.

      La banlieusarde que je suis a maintenant un emploi dans son coin. Je traverse des champs bucoliques sur le bord d’une rivière à l’ombre d’une montagne pour m’y rendre. L’air y sent mille fois meilleur et la vue n’est pas comparable au bordel Montréalais mur-à-mur à l’heure de pointe.

      Montréal m’a montré qu’on n’y voulait pas de moi, de mes enfants, de ma voiture. Montréal me montre qu’on veut mon cash mais qu’on ne me donnera pas de service ou si peu en échange. Je maximise la valeur de mon dollar sur la Rive-Sud et je ne l’ai jamais regretté.

      (j’ai un petit terrain et pas de piscine!)

    • Je trouve un peu ridicule cette obsession a vouloir ramener a tout prix les familles de la classe moyenne a Montréal. Si on veut embellir et densifier la ville, je proposerais plutôt d’abolir le contrôle des prix des logements, comme en Ontario. Cela stimulera énormément les propriétaires a rénover les logements et les promoteurs a construire encore davantage. Pour certaines familles, cela voudrait dire pouvoir acheter un duplex (même dispendieux), le rénover, et tirer un revenu très intéressant avec le deuxième logement. C’est ce qui se passe dans des quartiers comme Parkdale et Leslieville a Toronto, qui étaient il y a 10 ans a peine des Hochelaga-Maisonneuve. Mike Harris a dérégulariser les prix du logement et hop! boom dans TOUS les secteurs de la ville. Pendant ce temps au Québec, on pense a des stratégies pour attirer les plus pauvres en ville….

      Le parc immobilier de Montréal est en décrépitude et le contrôle des loyers fait en sorte que personne n’investit dans le patrimoine bâti. On m’accusera d’être a droite, mais ne vous plaignez pas que Montréal ressemble a une ville du tiers monde alors que tout est fait pour y garder les plus pauvres de la société. Cela a également une influence au niveau scolaire. C’est la triste réalité, mais qui veut envoyer ces enfants dans une école publique peuplée de non francophones très récemment arrivés et/ou de très pauvres Québécois de souche? A Toronto ou Vancouver, les quartiers centraux, prospères, attirent les familles car elles offrent des bonnes écoles publiques et des milieux de vie stimulants et sécuritaires. Biensur, la hausse des prix fait en sorte que seulement les plus riches peuvent se permettre d’habiter au centre de la ville… mais alors? Par quelle logique incite-t-on les plus vulnérables de la société a rester dans des endroits comme Hochelaga ou Pointe-St-Charles? Est-ce vraiment terrible si une famille sur le bien-être social soit obligée de déménager a St-Jérome ou a Trois-Rivières afin de pouvoir s’offrir un logement convenable? Montréal est notre vitrine sur le monde. Nos élites, nos gens éduqués, devraint habiter leur métropole. Comme Manhattan attire aujourd’hui la crème de la crème.

      A Montréal, les gens qui y viennent par affaires n’y voient bien souvent que le centre-ville et les quartiers centraux. Comment voulez-vous que les gens aient une bonne opinion des Québécois francophones lorsque Montréal est composée 1) des plus éduqués et raffinés des anglophones et 2) des plus pauvres et ignorants des francophones (hors-Plateau et Outremont)?

      Ramenons la classe moyenne supérieure, les célibataires, les couples avec un enfant, les gens aisés, les jeunes retraités en ville, incitons les a acheter et rénover Hochelaga, Verdun, Ahuntsic et Pointe-St-Charles, et laissons la classe moyenne qui n’a pas les moyens habiter St-Eustache et Ste-Julie.

      Pour ceux qui affirment que cela tuera l’ame bohème de Montréal, je vous répondrai que si les artistes aiment tant Montréal ils trouveront de nouveaux quartiers a envahir. Une métropole ne peut assurer son avenir sur le fait que ces logements sont maintenus bas artificiellement!

      A Toronto, une très forte proportion des nouveaux immigrants s’installent un peu en retrait de la ville centre – comme a Scarborough et Hamilton (60 km du centre-ville). Leurs enfants, parfaitement intégrés, souvent très éduqués, sont souvent ceux qui achètent les nouveaux condos du centre-ville de Toronto. Cela devra être le cas au Québec. Faisons en sorte que Trois-Rivières ou Saint-Jérome deviennent des lieus d’accueil abordables et intéressants pour les immigrants, mettons en place des infrastructure pour les accueillir, et ils iront dans ces villes. Combien de petites/moyennes villes, de Lachute a Huntingdon, pourrait tirer avantage de l’immigration? Cela aurait aussi l’avantage de faciliter l’intégration a la majorité francophone.

      Mathieu Gélinas

    • Nous étions un couple de citadins mais la perspective d’y élever nos enfants ne nous plaisait vraiment pas. Un manque de logement suffisemment grand à des prix raisonnables (tous les nouveaux condos sont de 1 à 3 chambres mais pour des superficies de 900p.c.!!!), des taxes bien trop élevées, aucune garderie aux alentours, un trafic impossible et une qualité de l’air épouvantable dus aux travaux incessants, et j’en passe. Le meilleur exemple est celui du quartier Griffintown qui est soit disant axé sur la rétention des familles en ville. Aucune garderie de prévue, de bibliothèque, de parc, que des condos pour célibataires, des penthouses de 600 p.c. (une vraie joke!). Nous sommes un couple de professionnels qui gagnent bien leurs vies mais impossible de trouver un logement potable dans notre budget qui était pourtant bien plus qu’acceptable. Pas le choix, on est parti en périphérie et on ne le regrette absolument pas! De l’eau et des parcs à perte de vue, à 15 minutes de la jungle du Centre-ville, et des voisins avenants, civilisés et qui vous disent bonjour (!!!priceless!!!).
      Comme toutes les métropoles du monde, je crois que Montréal deviendra une ville pour les célibataires, les retraités qui ont vendu leurs maisons et chalets pour plus petit et plus pratique, ou pour les familles très aisées.

    • “Nobody goes there anymore. It’s too crowded.”” menoplz

      ===

      “Personne n’y va plus, il y a trop de monde”.

      Voilà! T’aurais pu faire pareil… ou même mieux. :)

      Jean Émard

    • @ Loulia

      “Ici, ça va vous jeter par terre, on a des salles de spectacle, des restaurants, des bibliothèques, des centres sportifs et des centres commerciaux avec stationnements à gogo”

      Premièrement, ça ne me jette pas à terre, vu que j’ai grandi sur la rive-sud! Il y a donc des chances que je la connaisse mieux que vous! Ça ne m’impressionne pas grandement je dois vous dire. Parlons-en des restaurants sur la rive-sud. S’ils vous conviennent, tant mieux pour vous. On n’a peut-être pas les mêmes standards. Personnellement, lorsque j’y demeurais (sur la rive-sud) j’allais systématiquement en ville pour manger au resto… Des salles de spectacles? Quoi, au dix30? Soyons sérieux, la banlieue ne peut pas du tout approcher de ce qu’offre Montréal sur le plan culturel, et c’est bien normal.

      Lorsque vous me parler de tranquillité, je suis d’accord avec vous, mais il faut aller en banlieue éloignée, voire en campagne de nos jours, pour trouver une vraie tranquillité, c’est à dire une tranquillité dans les déplacements et pas seulement dans sa cour. Êtes-vous allé sur Taschereau récemment? C’est congestionné de plus en plus souvent en dehors des heures de pointe, et il en va de même pour les autres artères de la rive-sud et du dix30. La situation va vraisemblablement empirer au cours des prochaines années.

      “Ici, pas de gangs de rues”

      Il est naïf de croire qu’il n’y a pas de gangs de rue sur la rive-sud. Ils sont présents depuis de nombreuses années et François Cardinal faisait même récemment état de la situation des gangs de rue au dix30.

      @ boarder08

      Parfaitement d’accord avec vous! Mais je crois que c’est déjà ce qui est tranquillement en train de se passer. La semaine dernière, un article du New York Time parlait du quartier Saint-Henri et de sa revitalisation http://blogues.lapresse.ca/trotter/2013/05/10/saint-henri-attire-lattention-du-new-york-times/

      Il est clair que dans un avenir plus ou moins rapproché, de plus en plus de quartiers de Montréal connaîtrons une revitalisation semblable, ce qui est une bonne nouvelle.

    • me semble qu’on a eu cette discussion là y a 10 jours, non ?

    • @larry999
      Revitalisation ou gentrification (revitalisation pour une certaine classe de la société qui est prête à vivre dans le bruit et la pollution sans enfants) ?

    • @gl

      C’est quand meme mieux que dans un no man’s land.

    • @gg
      Donc, avant que le quartier ne soit devenu un autre repaire des bobos, les gens qui y habitent ne sont pas vraiments humains (no man’s land). Encore le mépris !!
      En passant, j’ai habité en périphérie de St-Henri lorsque j’y avais mon condo.

    • “Le Montréal de mon enfance, chaleureux, populeux, plein d’enfants, n’existe plus. C’est une ville mourante à fuir à tout prix.”

      Ma mère, née à Montréal (rue Henri-Julien), y a vécu entre 1942 et 1965. Et c’est exactement les propos qu’elle tient au sujet de la ville aujourd.hui. La ville pleine d’enfants, propre et agréable qu’elle a connu jadis a disparue selon elle.

      S.Larousse

    • gl

      Je parlais de Duvernay….

    • @gg
      C’est quoi votre obsession sur Duvernay ?

    • @gl

      Si cela peut vous rassurer, j’ai la meme “obsession” pour la banlieue en général….

      Vous bitchez sur ma ville, je bitche sur la votre, c’est fair.

    • @gg
      Ce n’est pas “fair”. C’est ridicule. Et je ne bitche pas sur “votre” ville. Je répondais à quelqu’un qui ne comprenais pas trop les implications de ses écrits. Tout comme vous, la plupart du temps.

    • gl

      Oui, c’est ma ville. Et quand vous dites qu’elle est polluée par le bruit et la pollution, et qu’on n’y trouve pas d’enfants, vous bitchez dessus.

      Alors j’ai droit de dire que Duvernay, c’est mort. Ben mort. A part bien sur la pollution de la 19, la 440, la 25, St-Martin, Concorde.

      En passant, dans moin coin, il y a 2.7 personnes par ménage. Et 2.6 dans votre paradis terrestre. Doh.

    • @gg
      A court d’arguments, on prend ceux des autres et on en rajoute. Très puéril.

    • Je manque beaucoup d’imagination gl. Puisqu’il y a plus de familles dans mon coin, faudrait maintenant trouver le moyen de convaincre les familles de s’installer à Laval. On leur sort votre nouveau slogan: Loin de tout, près de rien?

    • “Alors j’ai droit de dire que Duvernay, c’est mort.”

      Pointea-aux-Tremble, c’est mort aussi.
      Anjou? Mort. et ainsi de suite…vous cherchez quoi? À convaincre quoi et qui exactement? C’est vrai que vous êtes obsessif.

      A.Charles

    • @guy

      Vous dites loin de tout, près de rien….connaissant très bien Ville Mont-Royal, je suis pas mal persuadé que vous prenez votre voiture pour à tout le moins faire votre épicerie ou aller à la pharmacie.

    • Bien sur anti. Question de comfort, et de ramener la obuffe pour 4 personnes a bon port.

      Mes épiceries sont disons d’une qualité légèrement supérieures à celles de Laval. Mes sushis aussi. Ma bibliotheque municipale aussi. Mes parcs aussi.

    • Vous Vous avez raison Larousse. Jamais dit le contraire par ailleurs.

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