Le blogue de François Cardinal

Le blogue de François Cardinal - Auteur
  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 20 avril 2013 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (85)

    La Ville doit-elle se résigner au départ des familles vers la banlieue?

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    Il y a dix ans cette année, la Ville posait un premier geste pour retenir les familles sur l’île. Ce n’était pas une révolution, mais une évolution.

    Montréal était alors une des dernières municipalités québécoises à s’intéresser aux familles, à les courtiser, à agir pour les attirer et les retenir. Et ce, même si ces dernières quittaient la métropole à grand rythme pour la banlieue…

    Pour la petite histoire, Brossard a été la première ville à se doter d’une politique familiale, en 1989. Une idée qui a alors fait boule de neige, au point où 175 autres municipalités et conseils régionaux choisissaient de l’imiter au cours des sept années suivantes.

    Montréal a été plus lente à réagir. Elle a commencé par nommer une élue responsable de la famille, en 2003. Puis elle a tranquillement multiplié les petits gestes jusqu’à l’adoption, en 2008, de la politique Pour grandir à Montréal. Elle était alors une des dernières villes de la province à se doter d’un tel document.

    Il y a donc dix ans cette année, l’administration municipale amorçait le virage. Un anniversaire qui coïncide avec l’échéance du plan d’action 2008-2012.

    Quel bilan tirer de cette décennie d’actions? Beaucoup de gestes, mais bien peu de résultats…

    J’en parle dans une série de deux éditos (hier et aujourd’hui), et je veux poursuivre dans ce blogue la réflexion avec vous aujourd’hui et la semaine prochaine, avec la collaboration de plusieurs des experts qui étaient réunis hier lors d’une journée de réflexion sur le sujet (à laquelle j’ai participé).

    Quel était l’objectif de la Ville, selon son plan d’action qui est venu à échéance le 31 décembre dernier? Réduire le solde migratoire vers la banlieue de 25 % (il était de – 23 827 en 2006-2007, on souhaitait donc le ramener à – 17 870 en 2011-2012).

    Or les derniers chiffres publiés il y a quelques semaines montrent que la Ville a échoué…

    Au cours de l’année 2011-2012, note l’Institut de la statistique du Québec, Montréal a accueilli 40 800 personnes en provenance des autres régions, mais a vu 61 300 personnes la quitter pour s’établir ailleurs au Québec.

    Résultat : les pertes nettes de Montréal se chiffrent à 20 500 personnes.

    Personnellement, j’y vois l’échec de la politique et du plan d’action de la Ville, pour trois raisons.

    1) On n’a pas réussi à infléchir la tendance à la baisse malgré un paquet d’interventions échelonnées sur dix ans.

    2) On reste exactement sur la moyenne des dix dernières années (20 000).

    3) On est revenu exactement à la case départ d’il y a dix ans (20 406),

    Je vous pose la question : la Ville perd-elle son temps à essayer de retenir les familles qui quittent vers la banlieue?


    • Le jour où les élus auront comme premier préoccupation leurs concitoyens plutôt que leur propre gloire, peut-être que Montréal redeviendra enfin un lieu de résidence attrayant pour les familles. Mais, avec des gens comme Harel ou Ferrandes et Tremblay/Zampino avant eux qui n’ont d’autre préoccupation que leur petite personne, c’est pas demain la veille.
      Je pense toutefois que Bergeron a l’humilité et assez de générosité et d’altruisme pour me permettre d’espérer qu’il y a de l’espoir.

    • C’est avant tout un problème d’accessibilité. Les terrains sont rares au coeur de l’île, ce qui fait qu’ils valent très chers. À cause de cette valeur, les promoteurs construisent soit des condos, qui sont mal adaptés aux familles soit des maisons cossues. Cette valeur de terrain se reflète également dans le marché de la revente puisque les maisons existantes se vendent 500 000 $ minimum dans plusieurs secteurs. La solution passe par une forme d’habitat dense mais adaptée aux besoins des familles, avec par exemple, de grandes terrasses pour palier l’absence de cours. Par ailleurs, je me demande pourquoi toutes les écoles primaires sont actuellement en manque d’espace. Je présume que la perte des familles est compensée par l’arrivée de familles composées de 4 enfants et plus.

    • Quels gestes? Vous avez vu des grands changements vous? Regardez la politique (le plan d’action est indisponible?) pondu par:

      11 membres d’une équipe de “coordination”
      1 comité d’élu que je ne veut pas même compter
      18 membres d’un comité de “pilotage”
      Des “responsables de plan d’action”
      Et 6 “responsable de la consultation publique”.

      Bref, assez de gens pour peupler un petit village. Et ca a donné quoi? Des actions? Des grands changements? Des idées nouvelles? Ben non! Un document d’une platitude terrible qui comprend des “engagements” (tel que viser une cible – je ne l’invente même pas), des “atouts” (les parcs c’est bien! Duh.), des “enjeux” (retenir les famille?), des “défis”, des “orientations et principes directeur”, et des “acteurs clés”

      Bref, ca a pris au bas mot une soixantaine d’élu, de fonctionnaires et de consultants pour pondre un document de 16 pages qui se résume à des évidences qu’un élève de sixième année aurait pu énumérer: “les parcs, le transport et les chambres a coucher, c’est bien”.

      Décourageant.

    • Ce taux migratoire ne doit évidemment pas être égal dans tous les quartiers. Je suis persuadée que certains quartiers de Montréal sont intéressants pour les familles: il faut savoir lesquels et comprendre pourquoi le sont-ils. Ensuite, il sera possible de mieux diriger nos efforts. La vie en ville (même avec des enfants) a tellement de beaux atouts! Il faut les faire miroiter davantage.

    • Ma réponse : oui, la Ville perd son temps. Non, ce n’est pas désespéré. Oui, les ti-couples, comme le mien il y a 25 ans, continueront à migrer.
      Vers la fin des années ‘80 je suis parti pour la Rive-Sud et j’y reste encore. Il était temps pour nous de devenir propriétaires, les enfants arrivaient, maison inabordables, taxes élevées… et les gangs de rues prenaient de plus en plus d’expansion sans qu’une solution se profile. Ceci au moins a changé.
      Comme je travaille un peu partout autour de Montréal mais jamais dans ses murs je profite à plein du réseau routier et des ponts sans laisser ne serait-ce qu’un sou à la Ville. Déplorable. Mais croyez-vous que je vais me forcer à aller y dépenser les fins de semaine ? Faut pas charrier, j’ai tout à portée de marche.
      Et je continue à prier pour qu’advienne un seul Montréal depuis la rivière des Mille-Isles jusqu’au mont St-Bruno, depuis Pointe-Aux-Trembles jusqu’à L’île Perrot. Pour que se crée un réel gouvernement à Montréal, avec des administrateurs responsables de dossiers (genre ministre) au lieu du fouillis actuel qui soit sépare tout en arrondissements, soit centralise les décision sur le seul bureau du directeur de l’exécutif, un mode qui favorise le grenouillage et surtout pas la clarté. Qui s’y retrouve ?

      Les dernières fusions ont été plus que pénibles, les dé-fusions, catastrophiques. À Québec, un Ministre de Montréal ne sera jamais qu’un arbitre pour tempérer les tensions entre les différents arrondissements et communautés éparses.
      Je demande un Ministre du Grand Montréal dont le but affirmé sera d’en faire une réalité politique et l’agenda fixé sur deux ans. Quand la volonté sera affirmée et nette, qu’on commence les discussions, et vite.

      Faut pas faire revenir sur l’île mais se rendre à l’évidence : Montréal n’est plus une île dans les faits.

    • Je viens de lire votre edito. interressantes idees mais on oubli l’état financier de la ville. son criant manque de ressources pour une panoplie de raisons (corruption, manque de compétitivité, manque d’investissements, problèmes linguistiques etc.). La ville n’a pas la marge dé manoeuvre des autres villes. Vancouver, Toronto ça va d’imposer de telles mesures surtout quand on veut ralentir un marché surchauffé mais a Montréal? je suis de près les projets immobiliers depuis ces dernières années et plusieurs developpeurs ont du s’ajuster en cours de route et découper leurs unités plus grandes pour offrir des unités plus petites et abordables. Ce parce qu’ils se voyaient clairement que les unités a 2-3 chambres ne trouvaient pas preneur au prix du marché. De leurs imposer de vendre des unités qui ne se vendront pas, surtout dans un marché qui ralentit dangereusement ce n’est pas réaliste. les developpeurs doivent entrer dans leur argent et avec les taxes que la ville espère récolter de toute cette mer d’unités pour jeunes professionnels, on ne trouvera pas grand défenseurs de ces mesures. A moins que Quebec s’en mêle mais avec le manque de compréhension total de la réalité Montrealaise du gouvernement Quebecois, cela risque, comme d’habitude, de faire plus de bien que de mal.
      G. Gomez

    • Je ne voudrais pas parler spécifiquement pour Montréal, mais pour les grandes villes en général. Si j’étais un spécialiste de l’aménagement urbain, je créerais des espaces de vie où l’habitation serait à la fois diversifié (Duplex, multiplex, HLM, Condos, Maisons de ville et cottages) mais densifiés avec obligatoirement de grands espaces naturels de verdure et des arbres à profusion. Dans ce concept, pourrait être intégré les fonctions commerçantes et toutes les relations avec transports en commun.

      Chaque fois que je suis allé à Toronto, j’ai toujours été émerveillé de voir une densification d’immeubles en tout genre associé chaque fois à de nombreux espaces verts ce qui nous éloigne rarement de la verdure et de la nature. C’est certain que tout ça a été planifié judicieusement comparativement à Montréal où cette ville évolue sans thème central, qui démontrerait un souci de la rendre humaine et vivable.

      Mes propos vont aussi pour le ville de Québec qui jadis, rasait ses vieux bâtiments et qui aujourd’hui a un peu plus le sens de la restauration et qui ne veut toujours pas imaginer construire en hauteur et en densifié pour permettre la création de parcs et de grands espaces naturels. Non, Québec préfère encore l’étalement urbain et la création de monstrueux territoires asphaltés.
      Gilles Pelletier, Québec

    • Rien à faire, c’est économique. Mon beau frère vient de quitter la ville avec sa petite famille. Il a vendu sa maison de 2 chambres à coucher $200,000. Il aurait dû débourser environs $350,000 pour une 3 chambres à Montréal et encore! Il a trouvé quelque chose de très beau qui comble parfaitement ses besoins pour $250,00 à Laval. Tous les membres de notre grande famille demeurent maintenant en banlieue, sauf un irréductible sans enfants qui reste fidèle à la grande ville.

    • Si on s’en tient près du centre ville. 2 chambres a coucher nous envoient en un rien de temps dans les 350k. D’espérer qu’une jeune famille québécoise, même si elle trouve les moyens d’un tel achat, prenne cette option plutôt que de ce qui est offert en banlieue. Les gens qui recherchent et peuvent se payer se genre d’unités sont des investisseurs étrangers ou hors-province.
      Le voyage soirs et matins entre la ville et la banlieue a été un argument de taille pour retenir les gens sur l’île mais avec le nouveau pont Champlain et son train léger, cela va surement accélérer l’exode.
      En plus, il y a une composante culturelle à tout ça. Le Quebec envoi annuellement vers Montréal des dizaines de milliers de québécois francophones mais on ne peut pas s’attendre à ce que ceux ci adop tent dans leur coeur l’envi d’élever une famille en appartement ou en condo après quelques années passés ici, surtout quand on a grandit près de grands espaces verts avec sa propre cour arrière. Quand on viens d’autres pays ou ont vie dans des milieux a forte densité et qu’on ne connaît pas les plaisirs des grands espaces ont vit en ville sans trop se plaindte. Il ne faut pas se surprendre du déséquilibre culturel qui se creuse. Des familles francophones québécoises montréalaises à l’âme urbaine il y en a mais elles ne sont qu’une fraction de la population…
      G. Gomez

    • Des mesures incitatives possibles seraient d’obliger les constructeurs de condos à inclure un nombre minimal de stationnement intérieur ou extérieur dans chaque nouvel immeuble ainsi que d’avoir un minimum de chambres par condo et un minimum de pieds carrés. Vous en connaissez des familles avec enfants qui n’ont pas de voitures? Bref il faut augmenter l’offre de condos conçus pour la famille. Les constructeurs préfèrent souvent avoir des condos au sous-sols plutôt que des stationnements car c’est plus rentable pour eux.

    • Note à la «modération: Un premier texte m’a l’air de s’être perdu dans le cyberespace. Je vous envoie donc ce doublon. Si par hasard les deux vous sont parvenus, éliminez-en un svp car ils sont similaires. Merci. Et cette fois je me fais une copie avant de cliquer sur «envoyer».

      ..@F.Cardinal: Vous écrivez:«Il y a dix ans cette année, la Ville posait un premier geste pour retenir les familles sur l’île.» Vous êtes certain qu’il s’agit bien d’un «premier geste»?

      Vous êtes trop jeune, M. Cardinal. Jetez donc un oeil sur ce qui suit et devinez où j’ai pêché ça

      «En 1977, le mouvement d’exode des Montréalais vers les banlieues était si prononcé que
      seulement 10 % des logements construits en région métropolitaine le furent sur le territoire de la
      Ville de Montréal. En réaction, l’administration Drapeau, aidée des deux paliers supérieurs de
      gouvernement, lança l’Opération 10 000 logements. Celle-ci connut un tel succès qu’il fallut
      rapidement doubler la mise.

      Le concept même de l’Opération était de proposer des cadres de vie certes différents dans leur forme, mais que les familles elles-mêmes jugeraient qualitativement équivalents à ce qui était offert en banlieue. On lui doit des quartiers complets, tels Angus,Georges Vanier ou André Grasset, ainsi que nombre de projets de plus petite taille.

      Encore aujourd’hui, les principales innovations introduites par l’Opération, dont la mixité sociale de l’habitat et la formule du condo, constituent le coeur de la politique d’habitation de la Ville. Au
      plus fort de l’Opération, en 1984, Montréal s’accapara 35 % de la construction neuve en région
      métropolitaine… proportion qui, à territoire constant, a depuis lors fondu de moitié.»

      Ah! Oui. C’est de Richard Bergeron et c’est paru en 2009.

      Il y a aussi une étude sur le sujet de L’Opération 10 000 logements préparée par René Parenteau, François Charbonneau et Chantal Beaudoin de l’Université de Montréal, faculté de l’Aménagement, en 1984.

      Vous voyez, des fois un rétroviseur, ça peut être utile.

      J-F.C.

    • Avoir à négocier pour ne pas se faire fouiller chaque jour en revenant du travail parce que notre route passe par une des 50 000 activités pour laquelle les rues sont fermées quand ce n’est pas à la Place des Festivals.

      Croiser une police et se demander s’il ne va pas donner un constat d’infraction parce qu’on ne tient pas une rampe, ne marche pas du bon côté de la rue ou n’a pas respecté la 25 000e pancarte de règlement temporaire. Où en recevoir un parce qu’on fait un pique-nique dans le parc pas à un endroit spécifié.

      Changer le char de côté de rue à tous les deux jours d’avril à décembre et ensuite avoir à pelleter pendant 2 semaines à chaque fois que l’on va voir de la famille et des amis qui sont loin du transport en commun.

      Avoir de la famille et des amis qui disent qu’ils préfèrent ne pas venir nous voir parce que c’est trop difficile de s’orienter dans la Ville avec les changements de sens de rue et les constantes rénovations.

      Payer des taxes astronomiques, 3000 ou 4000$ par an.

      Et votre solution c’est d’augmenter les taxes en banlieue pour obliger les gens à vivre dans un p’tit 4½ à 325 000$?

      Il y a 50 ans, la banlieue de Montréal, c’était Ahuntsic… Il y a 25 ans c’était Repentigny et Longueuil. Aujourd’hui, c’est Joliette et Cowansville. La banlieue va s’arrêter où à 100 km, 150 km du centre-ville?

      Commencez donc par des chartes de copropriété où les enfants sont les bienvenus, ça aiderait beaucoup…

    • @gab77,

      les promoteurs ne trouvent pas d’acheteur au prix du marché, parce que ce prix du marché est trop élevé et il est trop élevé parce que l’offre est insuffisante. D’accord que nous allons gruger dans la marge de profit du promoteur en obligeant à un certain nombre d’unités pour les familles, sauf qu’autrement c’est sans issue.

      Les promoteurs de leur côté voudraient que la ville offre des programmes pour financer les logements pour les familles afin de n’avoir pas à piger dans leur juteuse marge de profit. La ville n’a pas les moyens et ne doit pas commencer à financer le logement pour les familles. Les prix du marché doivent être ramenés à des niveaux abordables. Les ressources financières ne sont pas inépuisables. De toute façon, je ne suis pas trop certain que ces promoteurs ne sont pas en train de se tirer une balle dans le pied en développant pour les couples de professionnels actifs sans enfants (autrefois appelés yuppies). L’abondance de l’offre d’ici peu risque de faire piquer du nez la valeur des unités assez rapidement.

      Mais, peu importe c’est à la ville de fixer ses normes d’urbanisme, pas aux promoteurs de dicter à la ville ce à quoi elle doit ressembler.

      @FC,

      dans votre éditorial, vous suggérez un transfert des coûts directs aux gens qui s’établissent en banlieue. Cette pratique n’aura pour effet que d’augmenter la valeur des immeubles en ville, sans réellement améliorer l’offre pour les familles. De plus, le budget des familles qui n’ont pas les moyens d’habiter la ville se trouvera grandement impacté par une telle mesure. Ils seront alors repoussés carrément vers la campagne ou ailleurs au Québec s’ils sont incapables de payer cette augmentation soudaine des coûts en banlieue. Je suis d’accord avec vous qu’il y a là une inégalité, mais je pense que votre solution manque de raffinement et devrait être étudier un peu plus avant d’être présentée comme telle.

    • La meilleure formule pour les familles en ville, c’est le -plex, surtout si la ruelle à charbon est transformée en ruelle verte.

      Malheureusement, il ne s’en construit plus. Ça aurait été très bien dans Griffintown, car les familles auraient pu prendre l’étage du bas tandis que les célibataires et couples sans enfants auraient été dirigés vers les logements du haut.

      À une époque, pas si lointaine, je me souviens d’une dizaine d’enfants jouant ensembles dans la ruelle, ce qui favorisait le voisinage…

      Simon Chartrand
      Montréal

    • @M. Cardinal : Avant toute chose, j’ai de sérieux doutes sur un point de votre éditorial. Vous insinuez que ce sont les Montréalais qui payent pour l’étalement urbain. Je n’en suis vraiment pas convaincu.

      Une école il faut la construire, que la population se trouve à Montréal ou à Laval. Les professeurs, il faut les payer, qu’ils travaillent à Montréal ou à Brossard. C’est la même chose pour les hôpitaux. Ce n’est pas comme s’il n’y avait que trois pèlerins à la Cité de la Santé. Cet hôpital, il aurait fallu le construire, que ce soit à Montréal ou à Laval. Ces services sont en fonction de la quantité de la population, pas de l’éloignement. Et ce ne sont pas les Montréalais qui paient les coûts des déplacements supérieurs des banlieusards causés par des services plus éloignés.

      Il reste les routes. Mais à moins que vous ne suggériez que les 7 millions de Québécois viennent tous habiter dans le quartier Ville-Marie, je vois mal comment nous pourrions nous en passer. Et puis les routes sont comme les autres services, elles dépendent de la quantité de la population. Le Boulevard Lévesque à Laval, c’est deux voies plus une piste cyclable, ce n’est pas sept voies plus une piste cyclable comme le boulevard René-Lévesque à Montréal.

      Maintenant, combien le reste du Québec donne-t-il pour le transport en commun et les infrastructures montréalaises? Surtout, combien donne-t-il pour le développement économique de Montréal? Après tout, les subventions que Québec donne par exemple aux entreprises s’installant dans la Cité du Multimédia, sont surtout une subvention pour Montréal.

      Je crois que les Montréalais sont gagnants dans l’équation. Je crois que les Québécois payent beaucoup plus pour Montréal et son développement que les Montréalais payent pour le reste du Québec. Je crois que c’est beaucoup plus les villes de banlieues qui souffrent d’une concurrence déloyale.

      Pour en revenir au sujet principal, je crois qu’il est possible pour Montréal de devenir attirante pour les familles. Les deux principaux problèmes sont le coût élevé des logements et le manque de place pour les automobiles (oh, le vilain mot!).

      Pour diminuer le coût des habitations, il n’y a pas tellement d’autres choix que de construire plus et surtout en hauteur. Cela veut dire remplacer les jolis duplex tous mignons par des tours d’habitation. Malheureusement, cette proposition est souvent considérée comme inacceptable.

      Pour l’automobile, il faut bien comprendre que les familles ont besoin au minimum d’une voiture, si ce n’est pas deux. Le transport en commun ne sera jamais accepté par les familles. Ce n’est même pas la peine d’y penser. Si Montréal veut des familles, il faut que Montréal accommode les voitures de ces familles.

      Des solutions pour améliorer la circulation automobile il y en a. Mais voilà, il a été décrété que l’automobile est l’ennemie de Montréal et ce jugement est sans appel pour beaucoup.

      En fait, maintenant que j’y pense, la solution pour rendre Montréal plus attrayante pour les familles est très simple! Il suffit de museler tous les granolas et les hipsters!

    • Un point sur lequel on devrait s’attarder…Qui bénéfice des subventions de la Ville aux familles qui achètent leur première maison? Les gros entrepreneurs en construction tout simplement. Le programme fonctionne seulement pour l’achat d’une propriété neuve et pas pour quelqu’un qui voudrait acheter une résidence dans un quartier existant. On subventionne donc la création de quartiers en carton avec des condos cordés un à côté de l’autre, pas des milieux de vie, mais des parkings à condos. Bref, est-ce que ce programme ne bénéficient pas uniquement à l’entrepreneur ami de la Ville qui refile la facture de cette subvention à l’acheteur?

      Au lieu d’améliorer les milieux de vie existants, on en crée parallèlement…

    • Sérieusement, M. Cardinal, vous élèveriez des enfants dans une ville où des citoyens et des groupes réclament ou exigent le droit de se promener dans les rue masqués !?!?!!

    • IL n’y a pas que le prix des maisons qui fait peur. Certains ne souhaitent tout simplement que vivre entre eux, les Blancs-francophones-catholiques*. D’autres pensent, à tort, qu’on est tassés comme des sardines dans la ville. D’autres encore croient que la ville = violence.

      Je pense qu’on n’a pas à se débattre sans cesse contre les préjugés. Montréal doit être habitée par ceux qui se sentent Montréalais. Montréal appartient à ceux qui l’aiment.

      * Blancs-francophones-catholiques
      Récemment nous sommes allés visiter des amis d’enfance dans la région de Blainville-Boisbriand. «C’est rendu qu’on en a des Noirs à Boisbriand. Des Juifs aussi.»… Phrase bizarre à mes oreilles, entendue au cours du repas.

      La ville cosmopolite n’est pas faite pour tout le monde. That’s it. That’s all.

    • @ 89170

      Les Montréalais ne payent pas plus pour l’étalement que l’ensemble des contribuables québécois. Mais il n’en reste pas moins que les Montréalais payent autant pour l’étalement que l’ensemble des contribuables québécois…

      Quand on repousse la limite de l’étalement urbain toujours plus loin, cela signifie la construction de nouveaux équipements publics. Ceux qui créent cette demande ne devrait-ils pas payer davantage? C’est vrai pour les écoles et hôpitaux, mais ça l’est encore plus pour les routes.

      Pourquoi les Montréalais qui n’ont pas d’auto, par exemple, payent-ils le même montant d’impôt provincial dédié aux routes que ceux qui les utilisent chaque jour?

      Pourquoi n’y aurait-il pas une part de frais d’utilisateur, comme le transport en commun, par exemple? Tous les contribuables payent, même les usagers payent un peu plus par leurs tarifs.

      Vous citez les subventions aux entreprises qui s’installent dans la Cité du multimédia. Normal que tout le monde paye pour cette subvention quand on sait que le gouvernement provincial profite beaucoup plus de l’installation d’une entreprise (impôts, etc.) et de ses employés (taxes à la consommation, etc.) au Québec, que ne le fait Montréal (impôt foncier).

      Pour la concurrence déloyale de Montréal vs la banlieue. Je vois mal comment la ville à qui la région doit l’existence est désavantagée dans un système fiscal qui favorise plus que tout le développement anarchique sur des terres non bâties.

      François Cardinal

    • @ wfaf

      À moins qu’on interdise aux enfants de se déguiser pour l’Halloween, je vois mal le lien que vous faites entre l’exode des familles et le règlement P6…

      François Cardinal

    • @ dcsavard

      Si j’avais les moyens de me payer une étude de faisabilité pour chaque édito publié, je le ferais volontiers…

      Je comprends votre raisonnement, mais tout dépend du surcoût. S’il ne s’agit que d’un péage à la distance parcourue que l’ont peut contourner en prenant le train de banlieue, je vois difficilement comment ça empêcherait les familles de s’installer dans les couronnes. L’objectif est d’équilibrer le rapport de force entre l’île et la banlieue, non pas de rendre cette dernière hors de prix.

      François Cardinal

    • Question à laquelle je demeure sans réponse: si Montréal est devenue inabordable, comment se fait-il que les propriétés continuent de se vendre? Et que les prix ne baissent pas vraiment? On doit bien les vendre à quelqu’un, ces propriétés, non? Et je ne parle pas uniquement des condos… Les maisons unifamiliales, les duplex, triplex, etc. se vendent toujours, malgré la hausse des prix…

      André Cartier

    • Pour retenir les familles à Montréal, il faudrait commencer par défaire les préjugés. Trop de gens méprisent Montréal et glorifient la banlieue. À chaque fois que ce sujet revient, la moitié des intervenants blastent Montréal de toute part et témoignent d’une profonde méconnaissance de la ville, comme si Montréal se résumait au quadrilatère Ste-Catherine/Sherbrooke entre St-Laurent et Peel……………

      Montréal, c’est aussi Ahuntsic, St-Henri, Verdun, Lasalle, Lachine, St-Laurent, Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies……….. Tous de beaux quartiers qui, oh surprise, comprennent leur part de maisons unifamilials de surcroit avec un terrain!!! Les prix? Similaire à ce que lon retrouver dans la 2ème couronne…. Entre vous et moi, c’est quoi la différence entre une maison des années 50 pas rénovée et un bungalow des années 80 pas rénové? Dans les cas, c’est pas rénové……. De plus, si vivre en ville égale enlever une voiture, cela signifie 160 000$ deplus pour l’hypothèque, 160 000$!!!!!!!!!!

      Je connais plusieurs familles qui auraient eu les moyens d’acheter un maison dans ces quartiers, mais qui ont préféré acheter une maison en carton neuve et se taper 3h de traffic par jour…..

      Non seulement fait-il revoir les préjugés envers Montréal, mais il faut également enlever cette propension qu’ont les gens à vouloir du neuf à tout prix, de réchigner si la couleur du mur n’est pas à leur goût…………..

      R. Guillet

    • Si la ville de Montréal s’obstine à mettre tout en place, comme elle le fait, pour faire fuir les familles, bien sûr qu’elle devra faire face à la musique.

      D’une part, Montréal pleure le départ des familles vers les banlieues, de l’autre côté elle fait tout pour qu’elles partent:

      - Stationnements inabordables
      - taxes élevées
      - Essence élevée
      - Déneigement ridicule sur le plateau
      - Manifestations emmerdantes à répétition
      - Pas de virage à droite
      - Malpropreté
      - Corruption
      - Trafic d’enfer
      - État des routes à l’abandon
      - Règlements à ne plus finir, pour mettre les bâtons dans les roues des résidents
      - Etc.

      Le transport, le coût élevé et les mesures anti-familles ont sonné le glas pour les familles sur l’Ile. De plus en plus, il n’y reste que les BoBos et les étudiants de l’UQAM.

      Les familles méritent mieux que cela … Les familles méritent, la banlieue !

    • Je crois que François Cardinal met le doigt sur le plus grand moteur de l’exode des Montréalais vers les banlieues. C’est une question d’infrastructures, avant tout. Regardons les investissements du MTQ 2012-2013:

      http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/Librairie/Publications/fr/salle_presse/2012/Investissements2012-2013/national_carte.pdf

      La Montérégie reçoit 200M$ de plus que Montréal, bien que 500 000 personnes de moins y habitent. On voit la même tendance depuis des années. C’est même parfois encore plus inégal. (D’ailleurs, on peut voir que la Capitale Nationale est très choyée.)

      Il n’est donc pas surprenant que les gens déménagent en dehors de Montréal: c’est là que l’on construit des infrastructures. Pendant ce temps, on n’a pas eu de nouvelle station de métro en 30 ans. Ni de nouvelles autoroutes pour déservir la population montréalaise, hormis quelques réaménagements qui servent surtout aux banlieusards.

      Dans un second ordre d’idée, les zonages où l’on permet de construire moins de 1 place de stationnement par logement sont problématiques. On fait exprès pour empirer ce qui constitue l’une des plus grandes sources de frustration des Montréalais.

    • Mon impression, c’est qu’il y a des bonnes intentions derrière tour cela mais que l’on devrait d’abord miser sur les forces de Montréal…

      Une ville qui attire les jeunes, les immigrants et les célibataires…

      Que les familles ne restent pas toutes ce n,est pas la fin du monde quand ce qui fait fonctionner plein de restaurants, loisirs, bars et tout le reste ce sont les gens mentionnés auparavant…

      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=6897,67885704&_dad=portal&_schema=PORTAL

      http://fr-ca.actualites.yahoo.com/video/montr-al-ville-championne-du-230000762.html

      Les dortoirs ou les villes-dortoirs ce sont les familles québécoises de souche qui aiment cela…

    • Par ailleurs, à lire bien des commentaires pour plusieurs habiter montréal c’est habiter le Plateau Mont-Royal…

      Une plac e que je fréquente par ailleurs par loisirs pour des spectacles ou restauration ou encore quelques achats mais que je ne rêvais pas d,habiter comme plusieurs jeunes il y a disons 15 /20 ans…

      Non je me voyais plus dans l’ouest du centre-ville mais ce sont des endroits inabordables… Près du Musées des Beaux-Arts…

      Autrement ? Je voyais plus un logement éventuel , près de l’Université de Montréal, près de McGill ou encore de Concordia que près du Plateau…

      Dans le bout de l’UdM ? Qui habitent là ? Ou de Sainte-Justine ou encore près de l’arrondissement Outremont ?

      Les étudiants de l’UQAM, ils sont pas très nombreux dans l’ouest du centre-ville…

    • @ François Cardinal

      Ne pensez-vous pas que l’exode arrive simplement parce qu’il y a plein de gens qui ne veulent simplement pas habiter à Montréal? Ils ne sont pas nés sur l’île et n’apprécient pas particulièrement y être. Il y sont parce qu’ils sont obligés, pas parce qu’ils veulent. Ils sont sur l’île parce qu’il y a 40% des universités (si on compte le pavillon de l’U de S) et 45% des CÉGEPS, dont certains qui offrent des techniques qui n’existent pas ailleurs. Ils habitent près de l’Université ou du CÉGEP.

      Ensuite, ils restent un peu parce qu’ils ont des amis et à 2, ça se tolère un 4½. L’arrivée d’un enfant est le petit grain de sable qui fait renverser la bascule. Ils n’ont même jamais considéré sérieusement rester à Montréal, c’était une mesure temporaire.

    • 1. La famille moyenne compte 2 enfants. La plupart des logements à Montréal sont des 2 chambres. Donc, à moins de faire dormir les enfants dans la même chambre (essayez donc de faire ça avec 2 ados pour voir..), impossible de se payer un logement à un prix décent. Il suffit de voir la rareté et le prix des 3 chambres pour comprendre.
      2. Après le fabuleux printemps érable que nous avons vécu, beaucoup de gens n’ont pas envie de se faire tenir éveillés une bonne partie de la nuit par des bruits de casseroles, d’émeutes, de sirènes ou encore de vitrines brisées. Sans compter sur les désagréments de retrouver sa voiture à la suite du passage d’un troupeau de carrés rouges
      3. Il faut vraiment avoir envie de se voir surtaxer pour ensuite encore être rançonné par les policiers qui ne cherchent plus qu’à atteindre leurs quotas de tickets.
      What a wonderful world.

    • Je crois foncièrement que la plupart de jeunes familles ne veulent pas faire compromis en ce qui concerne l’accès a une maison ou une propriété en ville.
      Je vie et travaille à Montréal
      Je suis propriétaire d’un Triplex à Montréal.
      J’ai 32 ans et ma copine 28 ans
      Mon paiement hypothécaire si nous enlevons les 2 loyers s’élève a 600 dollars par mois incluant les taxes.
      Cependant, nous utilisons le transport en commun.De plus notre véhicule est payé.
      Nous avons compris que vivre à Montréal est possible si nous sommes prêt a faire des compromis.
      Compromis que la plupart des jeunes couples refusent d’accepter.

    • La qualité de vie qui se détériore n’aide pas. La pollution qui fait de Montréal un grand îlot de chaleur accablante l’été, le bruit qui empêche les gens de dormir adéquatement dans certains quartiers, comme ceux sous les corridors aériens de PET Airport, la saleté repoussante dans nos rues car personne ne semble en être fier maintenant et on jette de tout partout, tout ça contribue à faire partir les gens. Les rues n’ont plus des nids-de-poule, ce sont des nids-de-dinde. On fait tout pour écoeurer les propriétaires d’automobiles et les jeunes familles ont souvent besoin d’une auto pour pouvoir charrier tout leur petit monde à toutes les activités.

      Dans mon arrondissement – que je ne nomme pas – il y a des parcs, mais pas toujours très attirants, surtout qu’il y a toute une faune de trafiquants à la petite semaine.

      Si ma vie était à refaire – Dieu soit loué ça n’arrivera pas! – je ne m’installerais même pas à Montréal et rechercherais plutôt du travail qui paie peut-être moins mais qui ne taxe pas autant la santé avec les heures à y voyager dans une ville de moins en moins salubre.

    • Le malaise est beaucoup plus profond que le simple fait de quitter la ville pour élever ses enfants dans un plus grand logement, avec un plus grand terain et à meilleur coût. Si c’était le cas, la majorité de ces couples reviendraient en ville une fois que les enfants ont quitté le nid.

    • La vision familiale de Montréal se résume à donner de généreux contrats à des firmes de consultants pour produire de beaux rapports qui ne seront jamais mis en application. Comme père de 3 enfants qui vient récemment de migrer de Montréal à la banlieue, je vais vous présenter mon cas qui démontre que Montréal se fout des familles.

      Pour des raisons économiques et environnementales, nous avions décidé d’acheter une maison qui nous mettait à pied du train de banlieue dans l’Ouest de Montréal. Toutefois, par sa stratégie folle d’expansion des stationnements incitatifs, la Ville de Montréal a fait en sorte de transformer une petite rue résidentielle en boulevard où passe par centaines des banlieusards en retard et frustrés. Ce faisant, la Ville priorise d’offrir un service gratuit aux gens restants à Laval, Boisbriand, St-Eustache aux détriments de la qualité de vie des gens qui y paient leurs taxes.

      Nous en avons eu assez de mettre la vie de nos enfants en danger car nous allions les porter à pied à la garderie dans des rues sans trottoir et remplies de banlieusards en retard qui ne voient les rues que comme des obstacles en l’autoroute et leur stationnement gratuit.

      Résultat, nous sommes maintenant rendus dans le 450 de la Rive-Sud.

    • L’étalement urbain est une illusion. Le problème fondamental est la surpopulation que nos systèmes économiques préconisent avec une croissance à tout prix. Tout ça au détriment de la santé mentale et physique des gens en les forçant à s’entasser en ville ou en voyageant 100 km par jour pour aller travailler.

      @kramer
      “ne veulent pas faire compromis ” ? Ben voyons !! Ils habitent plus loin. C’en est pas un compromis ?

    • Chère Montréalaise, il n’y a pas que les Québécois/Blancs/de souche chrétienne qui soient racistes si j’en juge des amis à moi, immigrants Berbères Algériens et musulmans de surcroit.

      Ils sont venus me visiter dans mon petit village de 3400 personnes pour Halloween. Les pompiers avaient organisé une “caserne hantée”, tout le monde se parlait joyeusement sur la rue, pas le moindre graffiti, propre partout. Les parents ne semblaient pas morts de trouille à l’idée de laisser leurs enfants faire les maisons et TOUT LE MONDE ou presque ouvre sa porte aux enfants. Je vous signale que j’ai quitté Montréal-Nord en 2009 et que RARES sont les maisons qui ouvrent aux enfants ou même qui décorent à Noël!

      Eh bien mes amis immigrants “racistes” ont fait le lien tout de suite: ils ont dit exactement comme vous. Vous allez me dire que “qui se ressemble s’assemble”?

      Puis-je ajouter que je connais des tas d’immigrants et que ceux-ci font comme nous: ils fichent le camp vers les banlieues dès qu’ils en ont les moyens.

      Vous avez le droit d’aimer Montréal, j’y suis née d’ailleurs! Mais permettez donc aux autres de voir ses nombreuses failles. À 20,000 départs par année, je pense qu’il y a quelque chose que vous refusez de voir. Les ghettos sont loin d’avoir bonne réputation et ce, partout au monde.

      Pour une fraction de ce vous payez à Montréal, vous pouvez vous acheter une maison qui vous permettra d’avoir la grosse famille dont vous rêvez. À Montréal, les enfants sont aussi mal perçus que les punaises de lit! On loue des 7½ à des “professionnels” ou “idéal pour un couple de retraités”.

      Puis d’autres l’ont dit: circulation bouchée dans tous les sens et pour toutes les raisons. J’ai passé un soir QUATRE HEURES pour sortir de Montréal: on avait fermé un pont pour le festival de pétards annuels. On braille pour la pollution mais bon… Je me suis demandé ce qui arriverait si on devait sortir de l’île rapidement…

      On veut promouvoir les transports en commun en panne qui tombent en ruines et qui ressemble de plus en plus à du transport de bétail! Pour moins cher que ce que la CAM coûte, j’avais droit à une place assise CLIMATISÉE. J’ai de l’air, de l’espace, des parcs, des activités pour les petits et grands. J’ai tout ce qui me faut comme restos, cinémas, magasins, salles de spectacle et personne ici n’a encore eu la rigolote idée de déclarer les voitures ennemies à abattre. Du stationnement à gogo devant la porte chez moi ou devant la porte des commerces. Les commerces ne font pas faillite comme sur le “Pléteau” ici! Si je déneige mon entrée, elle reste déneigée. Je ne me la fais pas prendre si je sors. Je n’ai pas à changer ma voiture de place et à capoter pour savoir si je reviendrai avant que les cols bleus mettent les pancartes de déneigement tout de suite après mon départ le matin et que je ne me ferai pas remorquer!

      Montréal? Fini à tout jamais pour moi. Vous faites comme bon vous semble. Mais je trouve votre explication extrêmement moche! Les immigrants font comme nous. Ils partent de cette ville morte.

    • “Pourquoi les Montréalais qui n’ont pas d’auto, par exemple, payent-ils le même montant d’impôt provincial dédié aux routes que ceux qui les utilisent chaque jour?”

      Parce que les cochons de payeurs de la banlieue payent pour le transport en commun qu’ils n’ont pas!

      Une autre question?

    • La politique familiale de Montréal devrait porter un plus grand intérêt au logement. Je regarde tout ce qui se construit et… je ne vois aucun terrain.
      Pas juste dans Griffintown mais dans Rosemont, dans Centre-Sud, Côte-des-Neiges, etc. Pourtant des quartiers résidentiels construit traditionnellement de duplex et triplex.

      Quand on construit maintenant, on fait des “blocs” de condos qui emplissent en entier le terrain disponible. Si vous voulez une cour pour vos enfants, même petite, faudra la chercher de plus en plus.

      Montréal avait un vieux règlement jadis qui forçait la construction des logements en retrait de la rue… il en faudrait un qui oblige maintenant à laisser un 10% du terrain qui ne serait ni du bâti, ni des stationnements. Bref des cours.
      Famille ou pas… un peu de verdure autour d’une habitation n’a jamais fait de tort.

    • Montreal c`est le bordel,
      Prenez Lachine par exemple, il y a quelques années un fonctionnaire imbécile qui n`y a jamais mis les pieds a décidé d`amputer une sortie/entrée la 14 ieme avenue, depuis, il reste deux sorties principales, la 1 ere Avenue et la 32 ieme Avenue. Le hic c`est qu`on bourre la ville de condos, le résultats, du traffic partout, on a peine a circuler dans la ville, les gens ont de la difficultés a traverser les rue a pied tellement il y a de véhicules.
      Pour en ajouter il ont enlever un bureau de poste, alors on attend a l`épicerie, a la poste, au poste d`essence etc. Mis a part la proximité des grands centres il n`y a plus aucunes qualité de vie a Lachine. Sans parler des millions de stop’s qui nous empechent d`évacuer les rues efficacement, on est toujours sur les freins…A Lachine j’ai vue un camion de la ville avec une inscription sur son pare shock…attention arret fréquent!!!!!!! quel asile!!!! tous le monde dois faire des arrets fréquents bordel. Aussi on a installer une gare de triage majeure avec des produits toxiques, j`aimerais connaitre le plan d’urgence s’il y avait un accident ferroviaire.

      j`ai juste hate a ma pension pour pouvoir decamper de cette ville qui n`offre plus que la proximité des grands centres comme qualité de vie…j’arrete ici parce que je vais dire des choses qui vont m`empecher de publier ce commentaire!

      B.Trudeau

    • @ rg8487

      Je suis bien d’accord avec vous lorsque vous écrivez que “la moitié des intervenants blastent Montréal de toute part et témoignent d’une profonde méconnaissance de la ville, comme si Montréal se résumait au quadrilatère Ste-Catherine/Sherbrooke entre St-Laurent et Peel” Je pense que cela s’explique par le fait que les banlieusards qui travaillent à Montréal ne fréquentent souvent que les quartiers, voire les rues, où ils travaillent. Leur journée de travail terminée, ils retournent en banlieue. Ils ne connaissent donc pas des quartiers agréables comme Ahuntsic, Saint-Laurent, NDG, Villeray, Rosemont, Outremont, etc. J’ajouterais que j’ai souvent l’impression en lisant La Presse que Montréal se résume au Plateau et au Mile-End. On ne parle pas assez des nombreuses qualités de ma ville.

      Une dernière remarque: je trouve consternant que les Québécois passent leur temps à dénigrer leur métropole. Tout pays fort se doit d’avoir une métropole forte. Si Montréal va bien, tout le Québec en profite. Il semble que cela échappe à bien des esprits mesquins.

      André Cartier

    • @fcardinal

      Pourquoi les impôts que je paie devraient financer le festival Juste pour rire et les autres festival de clowns de Montréal alors que ces événements drainent l’économie touristiques des régions du Québec sans injecter d’argent neuf?

      Montréal est un parasite de l’économie québecois qui vit au mamelon de l’état-provindence. Elle n’a aucune production agriculture, aucune ressource naturelle et l’électricité qui la fait vivre est vendu par Hydro-Québec sous le prix du marché. Sa contribution culturelle et son industrie du savoir? Mouhahaha! Donnez autant de subventions culturelles à St-Hilarion et elle devient de facto aussi chiante que le plateau mont-royal. Et on peut facilement relocaliser les centres de recherche et les universités puisque celle-ci vont suivre l’argent des contribuables.

    • “La Ville doit-elle se résigner au départ des familles vers la banlieue?”

      Se résigner, peut-être pas, mais force d’admettre que pour faire revenir les familles, ça prendra du temps mais ça arrivera seulement si on le fait sérieusement.

      Jeune couple ayant vécu à Montréal pendant plusieurs années dans un condo, on a eu un bébé. Le bébé dormait dans notre chambre et ça été le cas pendant 1 an. On a commencé à chercher un logement avec 3 chambres (il nous faut un bureau pour des raisons professionnelles). Le choix était assez décevant sur le marché. C’est ce qui nous a fait quitter l’ile.

      Montréal n’est plus ce qu’elle était auparavant, et je ne dis pas ça pour la “blaster”, c’est juste vrai. La ville tombe en décrépitude, quand je reçois des amis de l’étranger, je suis un peu gênée quand je les vois observer la ville sur le chemin du retour de l’aéroport…J’accepeterais de payer 400 000$ pour un petit logement à NY, puisque la ville en vaut la peine. Mais payer 300K à Montréal? No way!

      Et de plus en plus, les immigrants viennent directement s’installer en banlieue. On a vendu notre condo en banlieue (3 chambres…) à une famille égyptienne avec 2 enfants. 90% des visites qu’on a eu étaient des immigrants récents.

      Donc mes propositions:

      - promouvoir la construction de logements conçus pour les familles
      - offrir des subventions pour rénover les vieux logements locatifs existants
      - mettre la priorité sur la qualité des infrastructures des établissements scolaires (personne ne veut envoyer son enfant dans une école pleine de moississures…)
      - développer davantage le transport en commun. Le réseau de métro, par exemple, est conçu pour le Montréal des années 70, pas celui de 2013.
      - encourager la propreté des lieux. Tout le monde devrait balayer son devant de commerce ou de logement, même si on n’est que locataires
      - diminuer les taxes (je sais, vous allez me dire que les idées ci-dessous impliquent des frais)
      - alléger la bureaucratie. Il y a trop de fonctionnaires à la Ville de Montréal

      S.Larousse

    • @lecteur_curieux: Ce n’est souvent que très temporairement que Montréal attire les immigrants. La plupart s’en sert comme d’un tremplin vers les banlieues. Ils attendent probablement d’avoir assez d’argent pour une mise de fond adéquate, même si en attendant ils vivent à deux adultes et trois enfants dans un 4 1/2 (quand la vieille mémé n’y est pas pour garder les enfants quand les parents travaillent).

      Ce qui manque aussi à Montréal, ce sont des logements. Des logements habitables, décents, pas trop dispendieux surtout pour les personnes seules, dans des quartiers où il n’y a pas trop de “dealers”, trop de personnes prêtes à vous jeter par terre pour votre sac à main ou votre bébelle électronique. Tout le monde n’est pas intéressé à être propriétaire, même si c’est la mode même quand on en n’a pas les moyens, maintenant.

      Il y a des quartiers où il n’y a pas grand chose d’accessible côté éléments de base comme épiceries et pharmacies (et une avec un bureau de poste puisqu’il ne reste pratiquement plus de bureaux de poste). Dans mon quartier, ça commence à être un peu dilapidé, le voisinage est parfois douteux, mais tout est disponible même en double. C’est probablement une des rares raisons qui font que j’habite encore ici en sus d’un propriétaire qui préfère garder ses locataires longtemps à loyer moindre qu’il pourrait charger: c’est bien moins de trouble pour tout le monde qu’il n’y ait pas la moitié de ses édifices qui se vident le 1er juillet!

    • Plus on connait la ville moins on veut y vivre. Il faut être très riches pour s’instaler à Montréal. Les taxes sont exorbitantes, les services nuls, les contraventions complètement débiles, et il va bientôt avoir une taxe sur l’air que l’on respire même s’il est pollué. Vive la banlieu pour la tranquillitée d’esprit l’air, les écoles, les magasins, et la sainte paix.

    • C’est toujours navrant de voir les bêtises que certains commentateurs peuvent pondre et qui démontrent leur profonde méconnaissance de Montréal, de ces différents quartiers et de ce qu’est une grande ville en général. Plusieurs semblent n’avoir jamais visité d’autres villes dans le monde.

      Il y a plusieurs problèmes à Montréal dont un est celui de la gouvernance, il faut un capitaine au navire et ce n’est pas avec autant de structures, comités, conseil d’agglomération que l’on peut prendre des décisions efficacement. Charest a fait un tort immense à la ville avec ses défusions. Le gouvernement du Québec semble incapable de faire preuve de leadership en faisant le ménage dans la gouvernance.

      Il y a plusieurs quartiers très agréables en périphéries du centre-ville mais qui semblent méconnus par plusieurs.

      @michel75: Tout à fait d’accord avec vous concernant les condos qui remplissent presque entièrement le terrain. Dans les projets de petites envergures, la tendance est de laisser un peu de terrain pour en faire des stationnements, mais rien pour une court partagée par les copropriétaires. Il y a pleins de cas comme ça dans mon quartier et je trouve ça vraiment mauvais. Il faudrait que la ville impose aux promoteurs qu’il y ait un espace vert partagé et clôturé pour les résidents. Pour les espaces de stationnement, j’ai vu au japon des stationnements à étages automatiques très compacts qui permettent de mettre plusieurs voitures dans un espace au sol limité. Ça pourrait être une idée intéressante pour avoir de l’espace.

      J’aimerais bien savoir de quel ordre de grandeur est la marge de profit des promoteurs immobiliers, mon impression est qu’elle est très élevée. Quand on vend des condos à des prix allant de 400$ à 600$ le pied carré, c’est vraiment exorbitant.

    • Les jeunes quittent Montréal parcequ’ils n’ont plus les moyens d’y vivre.

      Je ne pense pas que ça soit plus compliqué que ça. Et tous les comités et les études ne feront que de la petite psycho-pop (un quartier chaleureux et vivant, des airs de repos et des parcs, un système de transport en commun efficace, …).

      Les maisons coûtent 100-150k$ trop cher.

      On pogne des tickets de parking à chaque mois et le zèle ne fait que commencer : roues tournées vers le trottoir, portière débarrées, … etc.

      Les photo-radars poussent comme des champignons. Les policiers font maintenant des trappes en bas des rampes d’accès aux voies rapides et le long des autoroutes. Y’a pas un seul piéton dans ces endroits. Woooo danger imminent … On veut votre sécurité …

      Les limites de vitesse ont toutes été abaissées pour que les tickets coûtent plus cher. Et ça marche en torrieux.

      Les taxes augmentent en flèche sur des estimations bâclées qui ne tiendront pas la route car le marché immobilier est en pleine correction.

      Immatriculer coûte plus cher à Montréal.

      Stationner à Montréal même avec une vignette est un exploit dans certains quartier. Y’a des parcomètres partout maintenant , même sur les petites rues secondaires. Et des parcomètres qui chargent plusieurs fois les mêmes minutes à des gens différents.

      Comme dit plus haut, le programme d’aide ne concerne que l’achat d’une propriété NEUVE, celles qui ne trouvent pas preneur en ce moment et la ville va se retrouver avec de gros problèmes. Ce programme vise à amortir le choc du ralentissement très marqué du marché immobilier (dont vous allez commencer à entendre parler. je garde espoir).

      Bref, continuez d’emmerder les gens avec vos sbires collecteurs de taxes, laissez les prix des maisons exploser parceque ça vous arrange car le compte de taxe explose lui aussi en même temps mais par pitié ne venez pas nous proposer des parcs pour nous calmer les nerfs comme solution.

      Les jeunes s’en vont parcequ’ils n’ont plus les moyens.

      Thats it.

      A. Dourbel

    • Question :

      - Quels avantages retirerait une jeune famille avec enfants si celle-ci décidait d’aller vivre à Montréal?

      Il en existe, oui ou non? De tout ce que j’ai lu sur le sujet jusqu’à présent, il semble que non.

      – — –

      Montréal (l’exode des jeunes familles vers les banlieues) est confrontée au même problème que celui-ci de la langue française au Québec : pourquoi aller vivre à Montréal comme pourquoi apprendre la langue française?

      Et là, votre solution, comme pour celui-ci de la langue française, c’est de faire intervenir le gouvernement.

      Le problème avec les interventions gouvernementales c’est qu’elles ne font que freiner des tendances et non pas régler un problème qui commande une solution efficace et durable; la situation actuelle de la langue française à Montréal ne faisant que la démonstration de cette assertion.

      Par ailleurs, le problème de l’exode vers les banlieues des jeunes familles francoquébécoise n’est pas typique de Montréal; ma fille (et ses ami/es), qui vit à Québec (Limoilou) et qui bientôt accouchera de son premier enfant, réalise que si elle veut devenir propriétaire d’une maison où elle pourra demain élever ses enfants devra aller s’établir en banlieue ($$$).

      Tout cela finalement pour vous dire que le problème, en réalité, se limite à cette vérité inavouée qu’en ville, surtout chez ceux qui dirigent les grandes villes et ce comme pour l’apprentissage de la langue française, avoir des enfants, ou apprendre à vivre en français, c’est :

      - ««« chiant ! »»»

      Faque de vraies solutions durables, on n’en trouve pas. Non?

      daniel verret nadagami

    • Aujourd’hui, nous manifestons pour le Jour de la terre. Non seulement des Montréalais, mais des gens qui affluent de partout au Québec. Et pourtant, les commentaires ici sont d’une inconscience navrant par rapport à l’étalement urbain, le tout-auto et la destruction planétaire.

      Comme cette perle: “Pour l’automobile, il faut bien comprendre que les familles ont besoin au minimum d’une voiture, si ce n’est pas deux. Le transport en commun ne sera jamais accepté par les familles. Ce n’est même pas la peine d’y penser. Si Montréal veut des familles, il faut que Montréal accommode les voitures de ces familles”.

      Bizarre, me semble qu’il y avait des êtres humains organisées en familles pendant des centaines de millénaires avant l’apparition de la bagnole, et sa généralisation après la 2e guerre mondiale…

      Les gens seraient incapables de vivre sans une voiture personnelle, même là où il y a de bons transports en commun et un système de partage d’autos pour les “grosses commissions”? Alors pas la peine de penser aux familles et aux enfants car ils sont tous voués à la mort.

      Heureusement qu’il y a raison d’espérer. Et oui, je connais des familles sans voiture (et qui ne sont pas des chômeurs).

      Il est possible de vivre et de bien vivre sans la toxicomanie pétrolière.

    • Il est dommage que ce sujet de discussion vire toujours en “Vive la banlieue, la ville est une poubelle”, sans réel argument solide ou piste de solution à une problématique qui finira par nuire aux banlieues elles-mêmes. Ou encore, nous avons des gens qui racontent leur petite ville paradisiaque de 3400 habitants… Alors qu’il s’agit d’une problématique touchant plusieurs millions de personnes.

      Enfin, une bonne part du problème vient du fait que les avantages d’élever une famille en ville ne sont pas considérés par les jeunes familles. À l’inverse, plusieurs problèmes de la banlieue sont ignorés. Pourtant, les études explorant l’impact de l’aménagement urbain ne manquent pas. On préfère simplement les ignorer, et les discréditer sans y réfléchir vraiment. Dès qu’un fait remettant le bien-être que procure la banlieue est cité, les gens sont rapides à défendre leur mode de vie, coûte que coûte. Le sujet “Obésité: la banlieue au banc des accusés”, paru sur le blogue de La Presse dernièrement, en est un bon exemple.

      De toute manière, le parc automobile, tout comme le périmètre bâti et les infrastructures liées, grandissent bien plus vite que la population, à cause de l’étalement urbain. Ce n’est pas soutenable à long terme. Comment peut-on se payer un mode de vie dont les coûts augmentent plus vite que la population, alors que nous sommes personnellement et collectivement endettés jusqu’au cou?

      Plutôt, que de tenter de justifier ses choix de vie, nous devrions réfléchir à une problématique nous affecte tous.

      Maintenant, pour retenir les familles en ville, il faut offrir du logement adapté. Une piste à explorer: peut-être qu’il faudrait briser l’impression que l’achat d’une résidence soit inévitable pour une famille. Avec l’état des logements, on ne peut pas blâmer personne de chercher à acheter à tout prix. Ensuite, il faut travailler sur l’image de la ville: propreté, verdure, sécurité (même la sécurité routière, le virage à droite n’attirera aucune famille sur les trottoirs de Montréal). Finalement, il ne faut pas avoir d’être aussi agressif dans le “marketing” de la ville, comme l’on été les banlieues. Les arguments des avantages de la ville sur la banlieue sont nombreux dans les études dédiées à ce sujet. Il ne faut pas avoir peur de froisser les convictions et le mode de vie de certains.

    • Bomjour
      Montreal c était une ville ,
      Maintenant c est un dépotoir à taxe
      Faut payer pour le stationnement
      Faut plein plus de billets avec l excuse de la sécurité routière
      Le maire du plateau qui ce prends pour un autre
      Faut payer le fonds de pension de tous les fonctionnaires de la ville
      Faut payer tous les maires au lieu de un en banlieue ( ex; Laval un maire ! )
      Donc si Montréal était mieux administré
      Ça coûterait pas plus chère y vivre
      Un gros ménage s impose dans les finances de la ville
      Trop de fonctionnaires col blanc
      Paye à rien faire
      Quand la police sert à collecter des taxes
      Faut évite d y aller le plus souvent possible
      Arrêtons de jouer à l autruche

    • Pouvez vous faire parvenir votre article
      Au maire du Plateau ,chef des BoBos !
      Qu il,puisses voir la réalité de Monstre-al !

    • Il faut des aides au logement, et une reprise de la construction de logement social (notamment les coopératives), logement social non destiné uniquement aux plus démunis, mais aux familles et ménages modestes. (Ce qui existe dans plusieurs autres pays développés).

      Sans stationnement, bien entendu, sauf pour les CommunAutos et les vélos et autres véhicules non-polluants. ;-)

      Il faut rêver et agir, ne pas se résigner.

    • LA spéculation immobiliaire est un facteur important.

      Le prix des résidences et condos à littéralement explosé, ce qui fait qu’il est pratiquement impossible de s’acheter une résidence à Montréal à un coût raisonnable. De plus, maintenant nous sommes à l’ère des micro-condo et la ville tente de limiter la construction de nouveaux bungallow pour contrer l’étallement urbain (mais dans la réalité, on sait tous que bâtit en hauteur, une tour à condo rapporte plus en taxes que l’espace occupé par un bungallow).

      À ça, un mauvais entretien des infra-structures et cette guerre faite contre les méchants automobilistes.

      Alors voilà! Mieux vaut quitter (ce que je m’apprête à faire) que d’endurer cet acharnement qu’a la ville à venir cueuillir votre dernier denier tout en vous obligeant vous et votre famille à vous faire croire que vous allez vous épanouïr dans votre 500pi2 pour $300 000.

    • J’ai été élevé sur la rive-sud et je suis maintenant propriétaire d’un condo sur l’île de Montréal (près d’une station de métro) tout en étant le père de deux jeunes enfants.

      Le problème ne se situe pas à Montréal même mais en banlieue où l’on vend le rêve d’une grande cour avec piscine (avec une taxe d’eau uniforme sans égard à la consommation d’eau) et des taxes municipales inférieures. Par contre on oublie de dire que vivre en banlieue rend la possession d’une 2e voiture pratiquement inévitable. Bref, en terme de coût le loyer ou l’hypothèque plus cher en ville est compensé en partie par la non nécessité d’une 2e voiture. En plus, on vend l’illusion qu’une maison immense avec garage double, 5 chambres et un sous-sol contenant une grande aire de jeu est indispensable alors que c’est superflu.

      Comme le problème ne se situe pas à Montréal, la solution ne s’y trouve pas non plus. Il faut légiférer pour empêcher de toujours aller se construire plus loin et favoriser le développement des terrains et espaces sur l’île et dans la banlieue immédiate (Laval et la rive-sud entre Brossard et Boucherville). De plus, il faudrait instaurer des payages pour les déplacements à trois niveaux, un ceinturant le centre-ville de Montréal, un deuxième ceinturant l’île de Montréal et un troisième ceinturant la banlieu immédiate (e.g. entre Laval et la rive-nord, entre la rive-sud immédiate et celle éloignée qui se situerait au niveau de l’autoroute 30). Ainsi, quelqu’un qui travaillerait au centre-ville de Montréal en provenance de St-Hilaire ou Mascouche serait fortement pénalisé et devrait fort probablement se rapprocher de son lieu de travail et ainsi renforcer le coeur de Montréal.

      De plus, un autre facteur, indépendant des plans de développement urbain, qui pourrait rendre la vie en ville beaucoup plus intéressante est l’éventuelle électrification d’une partie du parc automobile, ce qui diminuerait la concentration des polluants dans l’air qui est un problème plus important sur l’île de Montréal (bienvenue une taxe sur le carbone – mais ceci est un autre sujet).

    • Je relis un peu de tout dans les textes et je m’étonne. Il faut admettre que Montréal est un milieu extraordinaire où vivre. Personnellement je n’y retournerai pas quand mes enfants seront partis mais c’est uniquement parce que je vis dans un quartier qui a tout de Montréal. Un beau mélange anglo-franco, des immigrants de partout dans mon quartier (pauvres comme aisés), des boutiques aux saveurs internationales à distance de marche, des contacts personnels ouverts et sans préjugé. C’est ça aussi, Montréal.
      Violence à Montréal ? Où ça ???? Ah oui, je sais : dans le Hournal de Morial! À part cette feuille de chou je ne vois pas.

      J’ai écrit hier qu’il y avait une poussée des gangs de rue il y a 20 ans (je craignais le parc en face de chez moi le soir) mais ceci est réglé depuis longtemps. Autrefois j’ai eu peur mais il faut admettre que ce n’était pas très rationnel.

      Je réitère : Montréal doit s’étendre à toute l’île ainsi qu’aux deux premières couronnes, nord et sud. Une seule administration dont le leadership est simplifié pourra ensuite faire du centre un lieu d’affaire, de fête et de paix où il fait bon respirer, oui, respirer. Beaucoup de belles suggestions ici. Aucune ne pourra s’appliquer avec la constitution actuelle qui est, elle, une vraie farce.

      Montréal est un miracle en soi, une ville à échelle humaine. Si ce n’était de la tentative évidente des 10 dernières années pour lui faire perdre tout poids politique, on n’aurait aucune substance de discussion ici.
      Puisque tout est à faire, faut penser profondément et agir.

    • exode des familles ou des gens en général ?

      La population de Mtl est en déclin ?

    • http://en.wikipedia.org/wiki/Demographics_of_Montreal

      According to a recently published report by the city of Montreal, the population of the island is expected to number 1,991,200 by 2012, with 3.9 million in the Greater Montreal Area, an increase of 15.8% over 2001. However, in 2009, the Greater Montreal Area is estimated to number 3.86 million people, suggesting that the area surpass the four million threshold by 2012.[7] According to StatsCan, by 2030, the Greater Montreal Area is expected to number 5,275,000 with 1,722,000 being visible minorities.[8]

    • ”Une dernière remarque: je trouve consternant que les Québécois passent leur temps à dénigrer leur métropole. Tout pays fort se doit d’avoir une métropole forte. Si Montréal va bien, tout le Québec en profite. Il semble que cela échappe à bien des esprits mesquins.”

      C’est vraiment de signature Québécoise, ça ?

      Aux dernières nouvelles, les Français hors-Paris n’avaient pas que de bons mots pour Paris et ses habitants!

    • Encore des chiffres… Population en hausse on le sait…

      Pour le nombre de familles il est stable en chiffres absolus alors qu’en banlieue il est en croissance…

      http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/MTL_STATS_FR/MEDIA/DOCUMENTS/P_ET_D_19SEPT2012_FAMILLES.PDF

      Pour les soldes mgratoires à l’internationale, il est positif… Pour l’interprovincial, il est négatif et pour celui interne entre régions du Québec, il est encore négatif pour Montréal.

      Malgré cela , en 2011, il y avait 475 095 familles dans l’agglomération de Montréal. Ils devraient aussi regarder les mouvements de population entre arrondissements ou villes de l’agglomération.

    • Tabula rasa ! Recommencer à zéro. Montréal devrait déclarer faillite. Briser toutes les conventions collectives : cols bleus et cols blancs. Considérer la sous-traitance de certains services. Considérer le ‘’pay as u go’’Abolir les mairies locales. Couper les taxes foncières de moitié. Installer des péages sur tous les ponts et/ou une taxe de passage. Couper la taxe d’affaire. Se déclarer région administrative provinciale autonome, plus comme une cite-état. Considérer la mise sur pied d’une zone économique franche. La course à être ou encourager de devenir propriétaire n’est pas une fin en soi, à des prix exorbitants ça devient un piège financier pour les nouveaux ménages. À Berlin, Munich ou Hambourg, ville portuaire comme Montréal, les locataires comptent pour plus du ¾ des logements. Croyez-moi ! C’est pas le goulag !

    • @rihccoco

      “Les familles méritent mieux que cela … Les familles méritent, la banlieue !”

      Vous voulez dire les familles de classe moyenne. Les familles riches méritent la ville, elles.

    • @squire

      Question à laquelle je demeure sans réponse: si Montréal est devenue inabordable, comment se fait-il que les propriétés continuent de se vendre? Et que les prix ne baissent pas vraiment? On doit bien les vendre à quelqu’un, ces propriétés, non? Et je ne parle pas uniquement des condos… Les maisons unifamiliales, les duplex, triplex, etc. se vendent toujours, malgré la hausse des prix…

      Vous savez, il n’y a pas que la classe moyenne dans la vie.

    • @alexandre_mercier

      “d’une grande cour avec piscine (avec une taxe d’eau uniforme sans égard à la consommation d’eau”

      Peut-on arrêter ce mythe svp, ma piscine déborde au printemps, et je dois la vider régulièrement au cours de l’été. Aucune consommation d’eau.

      Si vivre dans un condo avec deux enfants en ville, ca vous va et que vous pouvez vous le payer, bien tant mieux pour vous, mais faut pas chercher a imposer vos choix aux autres. Encore cette manie au Québéc de continuellement critiquer les gens qui ont fait des choix différents que nous, pour se sécuriser dans nos propre choix. Gens différents = choix différents!

    • @qui_de_droit : l’île de Montréal pait environ 5 milliards de dollars de plus par année en taxes et impôts que ce qu’elle reçoit en investissements, subventions et financement des gouvernements supérieurs.

      Simon Chartrand

    • @guygadbois

      “Vous voulez dire les familles de classe moyenne. Les familles riches méritent la ville, elles.”

      Pire, les familles riches mérite la banlieue en ville, on pensera à Westmount, bien sûr, mais il y a plein d’autres endroit à Montréal où on trouve des vieilles banlieues plus ou moins cossues, formées de maisons unifamiliales, avec stationnement (quand c’est pas un garage, parfois double) sur un terrain indépendant. Les prix sont entre 750K et 5M.

      Pour revenir au solde migratoire ville – banlieue, faudrait regarder Québec et Gatineau. Est-que que leur solde migratoire est lui aussi négatif? S’il est positif, qu’est-ce que ces municipalités font différemment? À une plus petite échelle, quand est-il de Sherbrooke et Trois-Rivières?

    • Je crois que c’est seulement le résultat normal et logique de l’évolution des dernières années. Plusieurs mégas centres commerciaux se sont construit autour de Montréal, sur la rive sud et la rive Nord. Pourquoi continuer de concentrer une population au centre alors que l’espace ne permet plus cette concentration, il faut voir la région de Montréal comme un tout. Le commerce de détails a subit une transformation importante et n’est plus concentré au centre-ville et les emploies aussi se repends dans la région, ces contraintes vont décider de la localisation des quartiers ou les gens vont élever leurs famille.

    • arrêtez de vouloir comparer Québec, Gatineau, T-R ou Sherbrooke avec Montréal, ce n’est pas comparable du tout. Montréal est la seule métropole de la province et je ne vois pas comment cet état de fait pourrait être réversible même dans un horizon de 1000 ans…

    • Je vois un paradoxe qui revient souvent par rapport à la place de l’automobile.

      Certains se plaignent d’une guerre contre les automobilistes, mais en même temps il y en a d’autres qui vont dire que la ville c’est bruyant, pollué et dangereux à cause du trafic. Ces 2 choses s’opposent!!! Si on facilite la vie aux automobiles, on augmente la pollution, le bruit et le trafic, tout en gaspillant des terrains pour en faire des stationnements, sans compter que personne ne veut vivre à côté d’une autoroute, mais si on fait de l’apaisement pour améliorer la qualité de vie, il y en a qui vont encore chiâler!

    • @guygadbois

      ”Question à laquelle je demeure sans réponse: si Montréal est devenue inabordable, comment se fait-il que les propriétés continuent de se vendre?”

      Excellente question, qui donne elle-même la réponse.

      Les gens prennent des décisions avec leur PORTEFEUILLE, point. Une petite famille décidera ce qui est le mieux pour son budget et ira en banlieue. Qu’est-ce qui a de mal à ça ? Pourquoi chercher à tout prix à freiner un mouvement naturel ? Sous quel principe ?

      Et l’idée d’imposer un quota 2 ou 3 chambres est complètement ridicule. Jamais entendu pareille bêtise. La tendance forte actuelle est celle ”loft”, avec le moins de séparation possible, des aires ouvertes, au lieu des logements compartimentés et claustrophobiques de nos grand-parents… 3 chambres dans le coeur de Mtl avec un budget de 250k, ça va être beau. ‘pourrait faire dormir les enfants dans des tiroirs tant qu’à y être..

    • @ioio: Si on réparti les emplois et les commerces de façon anarchique dans la région, on va se retrouver avec la situation absurde de gens qui habitent au centre-ville mais qui doivent prendre la voiture pour aller travailler en banlieue dans des secteurs sans transport collectif. Ce n’est pas vraiment une amélioration.

    • @Simon_C

      Vous citez sans doute une étude de L’UQAM ou une des chaires de recherche biaisé comme CIRANO. En calculant seulement l’économie que Montréal obtient en achetant son électricité sans versé de redevances aux régions qu’il la produit, c’est 3,1 milliards annuellement que Montréal vole aux régions, qui ne sont pas compilé dans votre 5 milliards.

      Montréal a besoin du Québec pour vivre mais l’inverse n’est pas nécessaire vrai.

    • @qui_de_droit

      Montréal n’a pas besoin du reste du Québec pour vivre. OU pensez-vous que les riches qui paient 40% de l’impôt québécois se trouvent? A Ste-Julie?

    • ET jackez la l’électricité comme vous voulez, les riches sont en géothermie.

      En fait, un ajustement de l’élecricité serait le bienvenue pour ma part, mais réalisez bien que c’est la classe moyenne du 450 qui mangerait le hit, pas les résidents de W-O-M.

    • @ qui_de_droit

      Et vous, quelle sont vos sources “non biaisées”? Vous n’en avez pas besoin, j’imagine, puisque vous êtes vous-même “une référence”? ;)

      La région de Montréal (qui compte près de la moitié de la population du Québec) est le poumon économique de la province. Affirmer le contraire n’est pas très sérieux…

    • @Qui_de_droit : je m’excuse. Je vois que je vous ai bouleversé dans vos certitudes, ça vous rend agressif.

      Pour l’électricité, plusieurs régions du Québec ne produisent pas d’électricité non plus. Sur quoi vous basez-vous pour sortir votre 3,1 milliards ?

      Rien.

      Mais merci pour la rigolade. C’est moins intéressant qu’un argumentaire construit et détaillé, mais au moins vous fûtes distrayant.

      Simon Chatrand

    • ”Montréal a besoin du Québec pour vivre mais l’inverse n’est pas nécessaire vrai.”

      Oh mon dieu, ce qu’il ne faut pas entendre un dimanche soir…

      :-/

      Je disais l’autre jour à une gang de séparatistes qu’ils pouvaient bien le faire, leur pays, ‘z’avait juste à nous laisser Montréal et prendre tout le terrain au nord qu’ils voudraient… Nous irons faire un tour une fois de temps à autre bouffer de la poutine et du sirop d’érable, ohoh.

      Oh boy, c’est petites guéguerres Régions v.s. Montréal ou Québec v.s. Montréal deviennent franchement lassantes.

    • Petit rappel, qu’il faudrait ”pinner” en haut de ce blogue de façon permanente, question de rappeler à certaines personnes la réalité…

      http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_census_metropolitan_areas_and_agglomerations_in_Canada

      Montréal metro: 3,824,221 habitants

      Québec metro: 765,706 habitants

      Sherbrooke metro: 201,890 habitants

      Saguenay, Trois-rivières: 150k chacun, etc.. etc..

      Montréal n’est pas juste le poumon du Québec, c’est aussi le coeur, le foie, le cerveau, le pancréas et la jambe droite au complet.

      Québécois, Québécoises: si vous détestez votre métropole et ses habitants vous détestez votre propre province ou wannabe pays.

    • Pour vous donner une idée de l’importance de relation entre la population Québécoise et sa métropole:

      47,3% de la population ici habite dans le grand Montréal.

      alors qu’en France:

      … seulement 19% habite dans le grand Paris! Et pourtant Paris c’est très pesant dans la France…

    • @jon8 “arrêtez de vouloir comparer Québec, Gatineau, T-R ou Sherbrooke avec Montréal, ce n’est pas comparable du tout. Montréal est la seule métropole de la province et je ne vois pas comment cet état de fait pourrait être réversible même dans un horizon de 1000 ans…”

      Je dis pas de faire du copié-collé sans égard aux différences entre les villes du Québec, je dis que si certaines villes ont un solde migratoire positif, il y a peut-être quelques leçons utiles desquelles s’inspirer. On voit souvent des comparaisons entre Montréal et les capitales scandinaves, il font comme ci à Stockholm, il font comme ça à Oslo, et à Helsinki. Pourtant, toutes ces villes sont de la taille de Québec… Si les villes scandinaves ont un ou deux trucs utiles et transposables à la métropole québécoise, pourquoi pas Québec et Gatineau, qui sont de taille comparable?

      Ce qui n’empêche pas de comparer Montréal avec de ville de taille semblable, comme Osaka, Madrid, Munich et Boston, elles ont sûrement des leçons utiles à offrir. Mais ce sont pas les même lois, pas les même culture, tous ce qu’elle font n’est pas applicable.

      On peut aussi jeter un oeil sur les mégalopoles, New York, Tôkyô, Paris, Londres, celles qui on un solde migratoire positif ont sûrement des éléments intéressant et transposable, à plus petite échelle.

      Il n’y a aucune ville qui soit exactement semblable à Montréal, par contre toute ville croissante à des choses utiles à partager. Seulement, je pense que Gatineau et Québec sont plus près de la réalité montréalaise que Singapour, toute ville insulaire de quelques millions d’habitants soit-elle.

    • Je viens d’écouter Dérapages. Un des avantages de Montréal est que ce n’est pas obligatoire pour un jeune d’avoir une auto à 16 ans.

      A Montréal, si on avait réparé les toits des écoles il y a 10 ans, on n’aurait pas à les reconstruire. On préférait faire de belles routes pour les régions, c’est plus rentables politiquement.

      A Montréal, il n’y a pas eu d’agrandissement de station d’épuration d’eaux usées, d’eau potable.

      A Montréal, on a transformé des écoles en condos et on à construit des écoles en banlieue.

      A Montréal, la densité des réseaux de distribution de l’électricité, la densité des réseaux de communication fait qu’on subventionne le reste de la province.

    • Cher Jon8
      Peut-être que vous avez raison dans le fond ! Montréal a plus besoin du reste du Québec que l’inverse. Qui sait, Montréal est p-e un boulet ! Par conséquent, peut-être que le Québec devrait se séparer de Montréal avant de se séparer du reste du Canada.
      Voilà trente ans que notre Ville n’est plus en contrôle de son destin politique. Sur le plan provincial, tout comme le plan fédéral, la ville est un terrain de confrontation entre les différents partis qui s’arrachent les circonscriptions comme les lambeaux d’une carcasse en décomposition.
      Nous ne sommes ni munichois, ni hambourgeois, ni singapouriens. Dieu soit loué ! Par contre, toutes ces villes sont ouvertes sur le monde, extrêmement innovatrices, accueille les bras ouverts les étrangers et LEURS LANGUES. Elles comprennent l’importance de la fluidité du capital financier et mis à part Munich sont des villes portuaires importantes.

    • OOPS pardon à Jon8 !

    • Cher plusdenom,
      Je vois que vous avez contracté le syndrome de STOCKHOLM. Je suis content de voir que mes expressions se répandent !

    • Montréal peut bien faire ce qu’elle voudra et donner des incitatifs financiers aux premiers acheteurs que je crois très peu efficaces et absorbés en majorité par les autres agents économiques que ceux que l’on veut en théorie aider… Elle peut bien faire ce qu’elle veut, elle ne changera pas les valeurs, les goûts et les convictions des gens, pas à court terme en tous les cas. Et pas plus pour les moyens financiers du monde.

      Équiterre pour sa part fait une comparaison entre les coûts d’habiter Rosemont-Petite Patrie et Repentigny… Des gens, en moyenne, avec des valeurs et goûts très opposés et c,est pas étonnant qu’ils aient des artistes comme exemples. Et j’en ai une connaissance qui est là et mère et artiste mais locataire… Un autre, un ancien collègue de travail habitait dans le bout de Terrebonne, un type aux valeurs traditionnelles et qui venait travailler à Longueuil.

      http://www.equiterre.org/sites/fichiers/jamq/brochure_citoyenne_gen.pdf

      Conclusion ? Les amis d’équiterre renforcent plutôt les gens dans leurs convictions , ceux qui ont les mêmes valeurs qu’eux. C’est seulement à très long terme qu’ils peuvent réussir à faire avancer la mentalité générale.

      Pour mes propres convictions ? l’aide financière offerte par Montréal et les prix maximaux indiqués, ils sont beaucoup trop bas pour trouver, sauf exceptions, une propriété intéressante à Montréal dans mes goûts à moi ou sinon elle sera située encore plus loin de mes centres d’intérêt montréalais.

      Donc oui, être riche, je pourrais opter pour être propriétaire à Montréal.

      Avec des revenus plus modestes ? Je crois qu’il faut viser à être locataire seul ou avec une petite famille. Les logements sont rares ? Ou encore là trop dispendieux ? Il faut être aux aguets et motiver pour s,en trouver un et être fait pour la vie de locataire.

    • @ qui_de_droit

      Bien oui, on sait que Toronto, Paris, Londres, Tokyo ou New York sont des villes célèbres pour leur agriculture et leurs ressources naturelles…

      N’importe quoi! Les grandes villes vivent des secteurs des services, du savoir et de la culture. Tout le monde un peu informé sait cela.

    • Question juste comme ça pour ceux qui sont contre l’étalement urbain…

      Jusqu’à combien d’étages en hauteur faudra t-il aller pour que vous estimiez que ça suffit, vivre comme des sardines? Combien de millions de personnes vous satisfera? 13 millions comme LA, Buenos Aires et Karachi? 15 comme Dhaka? 16 comme Calcutta, Shanghai? 20 comme N-Y Bombay et Sao Paulo? 22 comme Delhi? 37 comme Tokyo? J’ai une photo sur un courriel, de cages à poules en hauteur et en largeur qui abritent de MILLIERS de personnes. C’est ça votre vision?

      J-F Trottier, excusez-moi de vous demander pardon, mais à Montréal-Nord, je vivais à 3 minutes de la rue Pelletier. Dois-je commenter? L’arrêt de bus ou Mme Lieu a été lâchement assassinée il y a 4 ans, c’était le mien. Dans un tout petit quadrilatère qui se fait bien en 5 minutes en voiture dans toutes les directions à partir de chez moi, des corps qui partent en body-bag dont les nouvelles ne parlent même plus, des vols en gang chez des commerçants qui ne peuvent même plus s’assurer, des viols, des invasions de domicile, du vandalisme, des coups de feu en plein jour, ça pleuvait mon pauvre ami! Ça vous prend quoi pour parler de crimes? Qu’on fasse sauter la moitié de la ville à la dynamite?

      Toutes les mégapoles ont de graves problèmes. C’est ça qu’on veut pour Montréal?

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