Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Samedi 13 avril 2013 | Mise en ligne à 9h10 | Commenter Commentaires (87)

    Nooooon! Pas encore le débat sur le virage à droite au feu rouge…

    virage

    Le virage à droite est à la métropole ce que la margarine est au Québec : un débat superflu et redondant qui nous éloigne collectivement des véritables enjeux.

    L’an dernier, l’hebdomadaire The Subarban a tenté de relancer la chose par l’entremise d’une pétition. Cette année, c’est Luis Miranda, maire d’Anjou et, malheureusement, président de la commission sur les transports de la Ville…

    Ayant recours au même sophisme que tous les adeptes de cette mesure, il a répété le fameux «on n’est pas plus niaiseux que les autres». Ce qui est vrai… mais qui ne rend pas plus pertinent le virage à droite au feu rouge en milieu urbain!

    La grande majorité des villes en Amérique du Nord le permettent, c’est vrai. Mais la décision de l’appliquer a été prise dans la plupart des cas à une époque où l’auto était reine, où toutes les décisions urbanistiques étaient prises uniquement en fonction de la voiture.

    Refaites le débat aujourd’hui, et je ne suis pas convaincu qu’une majorité de villes dirait oui à nouveau. D’autant que les études menées sur le sujet au fil du temps ont déboulonné un à un les arguments pour le virage à droite. Les partisans de la mesure vantent le gain de temps, la diminution de la congestion et la baisse de la consommation d’essence. Or…

    - le gain énergétique moyen pour un automobiliste qui se permet de virer à droite sur le feu rouge est de… 2,64 litres par an, selon une étude du Centre de recherche sur les transports de l’Université de Montréal.

    - le gain de temps, selon la densité de la circulation, oscille entre 3 et 15,6 secondes par jour, selon un examen de la documentation américaine menée par la SAAQ, le MTQ et la Ville de Montréal.

    - la diminution de la congestion, elle, est… inexistante. La SAAQ évalue que seulement 13,7 % des conducteurs ayant recours au virage à droite au feu rouge attendent en file. Plus de 85 % d’entre eux sont donc seuls à attendre au feu rouge ou premiers d’une file. On est loin du bouchon!

    Donc on a tous ces «avantages» d’un côté, et de l’autre, on a un inconvénient, de taille : une hausse du risque et des accidents impliquant des piétons et des cyclistes.

    Le dernier bilan du virage à droite au feu rouge, qui touche les années 2003 à 2011, fait état de 6 décès, 33 blessés graves et 807 blessés légers.

    C’est sûr, ce n’est pas «l’hécatombe» que certains craignaient le 13 avril 2003, il y a exactement dix ans aujourd’hui, lorsque la mesure est entrée en vigueur au Québec. Mais on parle quand même de 6 morts et de 33 blessés graves! Liés directement au virage à droite!

    Notre priorité collective est-elle véritablement cet enjeu? Notre priorité est-elle encore aujourd’hui de s’assurer que les automobilistes gagnent quelques secondes par jour au risque de perdre quelques piétons en chemin?


    • Le fait de maintenir une règle de conduite unique en Amérique du Nord (sauf à New York) me semble très dangeureux. Un panneau (parmi plusieurs autres) à l’entrée d’un des nombreux ponts donnant accès à l’Île ne peut certainement pas donner l’assurance que tous les conducteurs «extra-terrestres» vont avoir le réflexe d’attendre au feu rouge alors que le reste du temps ce comportement n’est pas requis pour eux. J’ai longtemps habité à Laval tout en travaillant à Mtl. Il m’est arrivé de tourner au feu… par réflexe et de devoir freiner brusquement, le coeur à l’envers, certain d’avoir pu provoquer un accident. Les piétons qui traversent les intersections avec la certitude que tous les conducteurs sauront respecter cette règle «unique» prennent un grand risque à mon avis. Alors, c’est vraiment imbécile de maintenir cette ambiguïté tant chez les piétons que chez les automobilistes.

    • Ce débat n`offre que deux options claires: pour ou contre. Dans mon cas j`ajouterais avec respect une colonne à votre tableau à coté de blessés légers intitulée débiles léger.

      C`est pas vrai qu`il n`y a qu`à Montréal au monde ou on est trop colons pour ne pas changer nos facons de faire. Une telle initiative aurait justement le mérite de sensibiliser les automobilistes,piétons et cyclistes à l`importance du partage.

      Combien de personnes par année s`électrocutent avec leur grille-pain ? C`est probablement une statistique plus percutante que celle que vous sortez en appui à l`immobilisme. Ah oui ! Montréal ! La reine de l`inertie!
      Alors continuons à faire bruler du gaz sur le coin de rue,à subir des attentes inutiles et à penser que toutes les intersections obligatoirement devront se prêter à cette nouvelle regle et surtout à se demander ce qui peut bien causer toute cette congestion !.

      La base de votre jugement est la même qui nous garde les deux pieds dans le ciment. Celle qui pense que Montréal est devenue une ville vert. Les cyclistes ont la priorité, les piétons passent toujours premiers, les autobus sont bondés, les voitures devraient éviter le centre-ville…Je pourrais sortir des dizaines de pensées magiques qui ainsi définissent dans un idéal le quotidien montréalais. Or il n`y a rien de plus faux et tant qu`on vivra dans le passé ou dans un rêve ,concretement on va éloigner les visiteurs. C`est un choix concret qu`on fait : pour ou contre les visiteurs ?

    • Totalement en accord avec votre analyse M. Cardinal.

      Ceci en particulier.

      “Mais la décision de l’appliquer a été prise dans la plupart des cas à une époque où l’auto était reine, où toutes les décisions urbanistiques étaient prises uniquement en fonction de la voiture.” F. C.

      Jean Émard

    • @Igreck: vos propos illustrent parfaitement un problème que je constate quotidiennement. Je marche 30 minutes matins et soir pour me rendre au boulot. Alors que le virage à droite est interdit, plein d’automobilistes le font malgré tout. Ce serait moins un problème si ces automobilistes n’essayaient de tourner à droite que lorsqu’il n’y a pas de piétons ou de voitures d’engagées. Jeter le blâme sur les piétons est fort paradoxal puisque la règle du virage à droite stipule, là où il est permis, qu’il est interdit si des piétons traversent ou s’apprêtent à le faire. Les piétons ne devraient donc jamais avoir à craindre quoi que ce soit, non?

    • Je crois qu,il y a une certaine confusion concernant le virage a droite.
      Virage a droite intredit, virage a droite interdit entre 7 heure et 17 heure, virage a droite permis et tout les conducteurs qui ne tournent jamais a droite lorsque permis.
      Donc les piétons autant que les automobilistes prennent des risques inutiles.

    • «on n’est pas plus niaiseux que les autres»

      J’ai longtemps pensé de cette façon mais j’ai changé d’avis. Je ne compte plus les fois où j’ai failli être victime d’un accident (à pied ou en voiture) parce que le conducteur tournant sur le feu rouge ne n’a pas fait pas son arrêt. En fait, il m’arrive pratiquement à chaque jour de me faire couper, d’avoir à freiner alors que j’ai la priorité. Je croyais aussi qu’on n’était pas plus niaiseux ou plus con que les autres, mais j’avais visiblement tort de le penser.

    • Pour vraiment comprendre les chiffres il nous manque le nombre d’accidents avec et sans blessés au feux rouge sans qu’il y a eu virage à droite.

    • Y aurait-il un seul blessé léger que c’en serait un de trop! Il serait intéressant de savoir quels sont les coûts de ces blessés pour la SAAQ: ça monte si vite quand on considère les radiographies, les scans, les IRM, les frais de physiothérapie, les visites au médecin, les dizaines de lettres et d’appels téléphoniques avec l’agent d’indemnisation de la SAAQ et finalement, l’évaluation faite par un médecin mandaté par la SAAQ afin d’établir le montant précis de l’indemnisation. Je ne parle pas ici de grands mutilés, seulement d’une personne ayant subi quelques petits traumatismes. Le processus prend des mois et des mois et entraîne son lot de journées d’absence au travail. Il faut avoir l’esprit singulièrement dérangé pour plaider en faveur d’une mesure qui contribuerait à augmenter le nombre de blessés. Il est évident que M. Miranda n’a pas la compétence pour s’occuper des transports d’une ville comme Montréal. S’il l’avait, il plaiderait plutôt pour que des feux pour piétons soient installés à la grandeur de l’île à toutes les intersections importantes, ce que l’arrondissement de St-Laurent a fait avec un succès incontestable.

    • Vous faites bien de souligner le fait que cette autorisation de tourner à droite date d’une autre époque. Époque principalement caractérisée par deux choses : Une densité de population et de trafic beaucoup moindres et une quasi-absence de planification.
      L’urbain que je suis utilise tous les moyens à sa disposition (vélo, auto, mes pieds, transports en commun) et constate que l’Île de Montréal et la majorité des grandes villes Nord Américaines ne devraient pas permettre le virage à droite sur la rouge, point. Les humains sont simplement trop indisciplinés et individualistes, spécialement s’ils peuvent couper quelques secondes ici et là dans leurs déplacements. Et comme vous le soulignez si bien, l’impact sur le temps de transit qu’un telle mesure apporterait est insignifiant.

      Pierre Denis

    • Le VDFR au Québec sera difficile à délogé maintenant qu’il est en place. Bien certainement, refaire le débat pour l’implanté à Montréal est surréaliste mais je ne parierais pas sur un retour à avant 2003.

      Claude Desjardins

    • Le virage à droite est toujours néfaste pour une société. Harper nous le prouve à tous les jours!!!

      Plus sérieusement , j’habite Laval où cette mesure est en place depuis dix ans et je n’y vois que des avantages. Les intersections où ça pourrait être problématiques ont été ciblés et il y a un panonceau indiquant l’interdiction de virer à droite.
      J’avoue que c’est plus problématique à Montréal, mais on pourrait l’interdire au centre-ville et appliquer une politique semblable à celle de Laval dans les autres arrondissements.

    • Non au VDFR sur l’île de Montréal. C’est déjà dangereux de traverser la rue aux intersections sans se faire frôler par un automobiliste impoli et pressé qu’on ose à peine imaginer ce que ça deviendrait avec le VDFR.

      Si jamais notre bon ministre du transport (originaire de Jonquière) vient dire aux Montréalais que désormais les automobilistes pourront tourner à droite au feu rouge, je prédis une résistance monstre. Nos rues de Montréal seront prises d’assaut par des mères, des pères et leurs enfants aux heures de pointe. Les rues seront littéralement bloquées par des milliers de piétons aux heures décidées d’avance.

      Souvenez-vous des casseroles à 8 h tapant chaque soir.
      Vous verrez des familles entières en plein milieu des rues à 7 h tapant.

    • Bonjour!
      J’ai été très content quand, enfin le virage a droite fût autorisé. Cependant, je suis d’accord avec vous, cela n’a pas sa raison d’être a Montréal. Lorsque vous vous promenez dans plusieurs grandes villes aux États-Unis, les gens qui font un virage a droite sur feu rouge font un véritable arrêt. Avec ce que je peux voir ici, les arrêts sont rarement complets et si on a une chance de passer, même au risque de causer un accident, plusieurs le feront. Tout le monde connait l’expression “faire un stop a l’américaine” pourtant je crois que dire faire un stop a la québécoise serait plus approprié. Tant que notre comportement ne changera pas, il n’y a pas lieu d’autoriser le virage a droite dans les grandes villes. C’est une question de gros bon sens.
      Patrick Bardoul

    • Pourquoi pas? Laissez-moi donc vivre ma vie LIBRE! Ma vie, Mon auto… en tout cas c’est ce que disait l’annonce de l’auto que j’ai achetée l’année passée. Enfin, on me laisse juger si il est prudent ou non de ne pas m’arrêter au feu rouge. Si j’ai le temps ou non de passer avant le piéton qui court, en accélérant. Après tout, je le fait déjà souvent pour les simple Stop. Sans freiner même, ça sauve du temps. Ça fonctionne à tout coup, et même pas besoin de mettre le clignotant! Au lieu de freiner, je fais juste lâcher le gaz, je regarde autour rapidement et je repars. Sauf quand quelqu’un surgit devant moi sauf que je l’aie vu. À ce moment, comme j’ai quand même ralenti, la petite madame se retrouve seulement assise sur le capot et on en rit tellement c’est pas grave. C’est sûr que si un vélo “surgit”, là il va un peu tomber ou avoir peur si il freîne à temps. Pas grave, il ne me connait pas et je ne le reverrai jamais.

      Franchement il faut vraiment avoir seulement une réalité, celle de l’auto, et ne jamais circuler à pied ou en vélo pour penser que ce n’est pas dangeureux. Dans une plus petite ville, peut-être, on n’y trouve que très peu de piétons de toute façon. Mais à MTL? Pitié!

      La majorité des conducteurs est tellement individualistes et nombrilistes (comme partout au Québec mais en plus dense), c’est tout simplement trop risqué. La plupart de ces gens ne se trouvent pas sur ce blogue, alors tout les POUR seront ici respectueux de la loi, roulent déjà toujours à la vitesse requise, utilisent leur clignotants en tout temps, font déjà tous très attention aux piétons et cyclistes et sont de toute façon tellement parfaits, habiles et en contrôle qu’ils ne ratent jamais une information, un détail.

      Pas de chicane, allons y en disant que tout le monde est individualiste. Automobilistes, cyclistes et piétons. Le piéton peut-il tuer avec une action dangeureuse ou de l’indisicpline? À part lui-même, peu probable. Le cycliste, lui peut faire mal mais tuer j’en doute fort et ce n’est probablement jamais arrivé. Dégats à une voiture peut-être, mais les voitures sont tellement solides et sécuritaires (pour ceux à l’intérieur) que je n’y vois pas de grand risque sur la santé. Reste la voiture avec je ne sais plus combien de milliers de livres de métal. On veut donner à ce véhicule la possibilité de quoi? Avec des conducteurs qui vont trop vite, ne s’arrêtent pas, pensent qu’ils ont le temps? Même avec tout le bon vouloir, avec la densité urbaine, c’est bien plate mais ça arrive quand même de rater une petite information comme quelqu’un qui court pour traverser l’intersection, ou une personne, petite ou pas, que je ne vois pas. Même si je regardais.

      J’oubliais… est-ce que pour ça on serait obligé de mettre le clignotant pour signifier aux autres qu’on va tourner ou est-ce qu’on peut faire comme d’habitude?

    • Je plussois! Ce graphique ne vaut absolument rien puisqu’il ne dénombre pas les accidents aux feux rouges sans virage à droite comme l’écrit meutedeloups et ne dénombre pas non plus les accidents survenus au coin des rues lorsqu’il y a un arrêt.
      Et à celle qui signe montréalaise, j’habite sur le Plateau et je ne compte plus le nombre de crétins qui traversent aux intersections sans regarder, qu’ils soient piétons ou cyclistes.

    • C’est tellement dangereux de traverser à pied à l’intersection près de chez nous que je fais traverser mes enfants devant notre maison, loin des intersections s’il ne vient AUCUNE automobile d’un côté comme de l’autre. Au moins on est sûrs de ne pas se faire surprendre par un pressé qui tourne à droite à son feu vert.

    • Je me sers parfois de mon cellulaire comme « dashcam ». Des vidéos de gens qui ne respectent pas les règles de la circulation, je peux en fournir une dizaine par jour sans problème. Et sur les vidéos, on voit très bien les plaques d’immatriculation. Ça serait bien si je pouvais les apporter à un poste de police pour que des contraventions soient envoyées aux propriétaires de ces véhicules. À moi tout seul, je suis certain de pouvoir enrichir la ville d’au moins 100 000$ par année sans faire d’efforts particuliers.

      Alors selon mon expérience, je crois que oui, justement, nous sommes plus niaiseux que les autres. Il y a trop d’imbéciles sur les routes et les policiers ne font pas leur travail.

      Par contre, dire que le gain en temps oscille entre 3 et 15,6 secondes est de toute évidence un chiffre complètement hors contexte. Ce n’est pas avec ce genre d’affirmation ridicule qu’on peut avoir un débat constructif.

      Ce que je propose c’est d’autoriser les virages à droite, mais de mettre des caméras partout où c’est autorisé. Si vous ne respectez pas les règles du virage à droite, une belle amende et plein de points d’inaptitudes envoyés par la poste.

    • @largowin

      et en tenant compte de ces crétins, vous souhaiteriez ajouter une zone grise?
      On peut ou bien on ne peut pas. SVP, ne pas s’en remettre au jugement de chacun. On a la preuve chaque jour que nous n’en sommes pas prêts.

      Chaque argument qui ne fait que dire que les autres sont pas mieux/pires en est la preuve.

    • meutedeloups

      Heu, hein? En quoi est-ce que votre suggestion puisse être pertinente?

      Où est-ce que le fait de pouvoir tourner à droite ou non puisse avoir une influence sur les accidents survenus dans d’autres situations? Pourquoi pas ajouter les crash d’avions, tant qu’à y être?

    • Dans le reste des Amériques, ce n’est même pas un débat…

    • @ st-patrick: je suis d’accord avec vous. Et ce n’est pas juste à Montréal que le comportement doit changer, mais dans toute la province.

      Après avoir vécu 3 ans à Ottawa et depuis un an que je suis aux États-Unis, je ne peux que constater le comportement assez juvénile, merci, de plusieurs conducteurs au Québec. Je ne dis pas que les Ontariens ou les Américains sont parfaits, mais disons que je me sens plus en sécurité sur les routes de l’État de New York, que sur celles du Québec!

      Ceci dit, je crois que la ville de Montréal devrait s’en tenir aux règlements déjà en vigueur, c’est-à-dire d’interdire le virage à droite aux feux rouges. Si on devait approuver le virage à droite dès aujourd’hui, je suis pas mal certaine que les statistiques sur les accidents dans 10 ans seraient catastrophiques.

    • @ largowin

      Je suis aussi toujours étonnée de voir combien de gens, piétons et cyclistes, traversent aux intersections sans même regarder mais ce n’est pas un argument pour favoriser le virage à droite au feu rouge. Pas dans une grande ville comme Montréal où la densité du traffic est très importante.

      Si nous vivions dans un pays civilisé où les gens auraient du respect pour les utilisateurs des rues et des trottoirs, on pourrait examiner la question. Nous vivons dans un pays où les rustres sont rois. No way.

    • Les piétons et cyclistes n’ont pas besoin de campagne d’éducation pour réduire les accidents reliés au VDFR. Ils ont la priorité. Point. On n’a pas à demander aux cyclistes et piétons d’arrêter alors qu’ils ont priorité, histoire de s’assurer qu’un parfait imbécile ne vire pas à droite alors qu’il n’est pas supposé. Le temps des piétons et des cyclistes n’est pas moins précieux que celui des automobilistes.

      Quand je suis hors de Montréal, à la marche et équipé d’un sac, je traverse les intersections avec le sac tendu devant moi. Il arrive parfois que des voitures accrochent le sac, car les conducteurs essaient de ne pas respecter le virage. La dernière fois, les conserves dans le sac ont brisé le pare-brise du chauffard.

      Un jours on évoluera et on comprendra que la voiture n’a pas â être la reine partout.

    • C’est exactement ce que j’ai dit quand j’ai lu la nouvelle cette semaine. Pas encore!

      Admettons que c’est confondant quant on sort de Montréal (ou pour les visiteurs qui viennent à Mtl). Ici, je peux tourner ou pas? Des fois, c’est permis, des fois, non… Il faut lire les panneaux à chaque intersection quant on visite une autre ville du Québec.

      Malgré cette confusion, je persiste à croire que ce n’est pas une bonne idée à Mtl. Déjà que plusieurs automobilistes délinquants tournent même s’il y a une flèche priorité piétons, ne font pas leur Stop ou brûlent carrément un feu au rouge.
      Par contre, la nuit, on devrait installer un système automatique de feux de circulation qui clignoteraient au rouge. On se sent effectivement niaiseux à 2h du matin d’attendre sur certaines rues que le feu passe au vert alors qu’il n’y a personne.

    • mbmb007

      13 avril 2013
      12h18

      Je croyais que les participants au blogue de M. Cardinal sont assez intelligents pour comprendre que ça prends une base de comparaison pour interpréter des statistiques.

    • @Igreck
      Le piéton a la plus part du temps la priorité. Pour moi, ils peuvent traverser n’importe quand, sauf quand ça empêche un automobiliste de tourner à gauche. Pour avoir pris la voiture occasionnellement pour me rendre au collège Bois-de-Boulogne à pied, rater une lumière verte clignotante à cause d’étudiants piétons, c’est frustrant!

    • Faut croire que les gens deviennent idiots quand ils arrivent à Montréal?

      Interdire le virage à droite à Montréal, c’est jouer à l’autruche. Le virage à droite n’est pas un laisser-passer pour le manque de courtoisie.

      il est possible d’être courtois sans imposer une règle infantilisante.

    • Complètement ridicule que cette interdiction de virer à droite aux feux rouges. Il y a des limites à se croire plus imbécile et infantile que les autres.

      Que cette interdiction tienne dans le quadrilatère situé entre le fleuve, la montagne, Papineau et Décarie: défendable.

      Ailleurs: strictement indéfendable. En dehors de ce quadrilatère, il n’y a pratiquement jamais de piétons aux coins de rue, ou pas en nombre suffisant pour causer des problèmes.

      Il ne s’agit que d’appliquer les règlements: arrêt total pendant quelques secondes au feu rouge; puis virage à droite s’il n’y a aucun piéton en train de traverser.

      La circulation est déjà assez hyperlente à Montréal. Quel est le but: l’asphyxie totale de la ville? Maximiser la pollution. Si on ne s’en tenait qu’à des critères de sécurité, il serait strictement interdit de circuler en vélo en dehors des pistes cyclables. Etc. etc.

    • Luis Miranda dit que l’on est pas moins compétents pour conduire à Montréal qu’à Toronto ? Faux !

      Autant les automobilistes que les piétons respectent beaucoup moins le code de la route.

      Pour ce qui est de l’Île de Montréal. C’est grand l’ÎLe. Dans plusieurs secteurs, s’il fallait le permettre, il y aurait bien trop de panneaux à installer pour spécifier que c’est interdit.

      Par ici, c’est permis en banlieue, en montérégie mais dès que les endroits sont le moindrement passant que des écoliers peuvent traverser aussi, c’est formellement interdit.

      Alors dans les endroits bien fréquentés de montréal, il ya une différence pour vous ?

      Je comprends pour certains quartiers et certains feux rouges cela pourrait être permis mais avec tous les pancartes à installer cela nous coûterait une beurrée.

      Et tout cela pour faire plaisir aux auditeurs de radio X ?

      À Toronto et en Ontario ? les intersections sont bien dégagées, les piétons respectent les règles de circulation, les automobilistes les passages pour piétons et tout le tralala…

    • Pour avoir conduit un peu partout dans le monde, les Montréalais ne devraient pas pouvoir tourner à droite. Ils ont une conduite très aggressive et conduisent mal (bon peut être moins pire que NY).
      Montréal est une ville de pietons

    • Plus il y a de règles idiotes, comme le virage à droite interdit sur les feux rouges, plus il y de délinquance: arrêtez au feu rouge, tout en ayant préalablement regardé à gauche, à droite, en arrière et en avant (pour voir s’il y a des piétons ou des policiers), puis tourner à droite s’il n’y a ni piétons ni policiers. S’il y a piétons ou policiers, s’abstenir de tourner…

      Une fois cette étape franchie (délinquance encouragée par des règlements stupides), cela s’étendra aux feux rouges sur les rues peu circulantes: arrêter au feu rouge tout en regardant devant, à gauche, à droite et en arrière pour voir s’il y a piétons ou policiers; puis brûler le feu rouge (continuer tout droit) s’il n’y a ni piétons ni policiers dans les parages.

      Voilà où mène le harcèlement des automobilistes par réglementite aiguë.

    • Dans les pays européens, la circulation est beaucoup plus fluide et rapide parce qu’il n’y a pas ces idioties typiquement québécoises comme des stops aux 4 coins. En Europe, il y a toujours une rue qui a la priorité: 2 stops par coin de rue, mais pas 4!

      Il y a des limites à se croire plus stupide, sauvage et infantile que les autres. C’est vrai qu’on n’a aucun prix Nobel alors que l’Irlande en a 7, la Finlande 4, le Portugal 2, la Grèce 2, la Bulgarie 1 (suggèrant qu’on est moins développé qu’on l’imagine) mais c’est une preuve complètement insuffisante. Sauf que la règle stupide sur les feux rouges renforce l’hypothèse que, dans le fond, on est VRAIMENT moins développé et plus irresponsable que les autres. C’est une hypothèse que je refuse d’accepter. Et je refuse d’accepter toute législation qui renforce l’idée que nous somme un petit peuple de porteurs d’eau incapable de se comporter civilement à un feu rouge.

      Ce règlement idiot, c’est du Québec bashing autoinfligé. Je ne boirai jamais de cette eau là.

    • Allez voir une intersection de Brossard et cela prend trois ou quatre panneaux pour gérer cela.

      Boulevard Rome et avenue Tisserand celle qui mène derrière la Place Portobello.

      Au coin de Rome et avenue Tisserand en direction du fleuve ? Le virage à droite est interdit en tout temps. Si vous êtes sur le boulevard Rome.

      Dans l’autre sens au coin de Rome mais en direction du boulevard Tashereau ? Là aussi interdiction formelle de tourner à droite pour aller sur l’avenue Sans Francisco.

      Par contre, vous êtes sur l’Avenue San Francisco et vous désirer tourner à droite sur le boulevard Rome en direction de Taschereau ? C’est interdit entre 6h le matin et 22 heures le soir.

      Finalement, vous êtes sur Tisserand et vous voulez tourner à droite sur Rome en direction du fleuve ? Aucun panneau ne vous l’interdit, si vous faîtes la manoeuvre dans les règles, tout devrait bien se passer.

      Remarquez qu’à cette intersection vous avez des feux pour piétons et des corridors très bien tracés. Il ya pas d’innocents non plus pour parker son char près de l’intersection.

      C’est pas une question d’intelligence des utilisateurs seulement mais d’urbanisme.

      Je pense à un autre endroit à Longueuil là c’est permis partout aux quatres coins, il ya pas tellement de piétons sauf aux heures de bureau et devinez aquoi ? Ces derniers ne traversent pas à l’intersection sur ce grand boulevard car leur arrêt de bus est plus loin…

      Les gens respectent pas les règlements mais je n,ai absolument contre que les automobilistes pussent tourner à droite à cette intersection c’est tellement évident et si votre feu pour piéton n’est pas là, vous attendez, c’est tout.

      Je retourne à Brossard, on est sur l’Avenue Mario, juste en face de Portobello. Les piétons sont dans l’interdiction complète de traverser de ce côté de la rue pour se rendre en face… Les automobilistes ont-ils droit de faire un virage à droite au feu rouge ? Non sauf du lundi au vendredi entre 6 heures et 9 heures…

      Imaginez le nombre de panneaux à installer à Montréal et exceptions et tout… cela ferait un méchant contrat…

      Intelligents ou pas, vous avez tellement de particularités à respecter que cela devient mêlant…

      À Montréal ? Avez-vous le droit de stationner ou pas à quelle heure ? Pendant combien de temps ?

    • Je ne tiens pas ici à plaider en faveur ou non du virage à droite sur un feu rouge à Montréal, mais les statistiques ne sont AUCUNEMENT comparables à ce qui arriverait à Montréal.

      Bien que les statistiques tiennent compte de villes comme Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Gatineau, aucune d’entre elle n’a un réseau aussi étendu et dense en feu de circulation que Montréal, avec autant d’utilisateur.

      Si c’était permis à Montréal, je pense que les statistiques seraient beaucoup plus imposantes. SI on ne permettait le virage à droite sur un feu rouge que dans la région du Nord du Québec (entre Chibougameau et Kuujjuaq), on verrait surement que ça n’a aucun impact sur l’économie d’Essence, de temps ou sur la congestion automobile et on pourrait en déduire que ça serait pareil à Montréal.

      Cela dit, est-ce que ça vaut vraiment la peine de l’instaurer à Montréal ? Pas nécessairement.

    • Plus il y a de règles idiotes, comme le virage à droite interdit sur les feux rouges, plus il y de délinquance.
      ———————-

      Enlevons toutes les règles et lois et ça en sera fini de la délinquance! Quelle belle pensée simpliste, magique et unique, libârté!

    • @lgreck,

      comme le mentionnent titi et desian, vous êtes l’exemple parfait pourquoi cela doit être interdit à Montréal et partout où la densité de piétons le justifie. Les piétons ONT priorité même si vous pouvez tourner à droite au feu rouge. Vous semblez être de cette catégorie d’automobilistes qui n’ont pas encore compris que les piétons qui veulent traverser ont toujours priorité, sauf si le feu est rouge pour eux.

      Même dans des petites villes comme Beloeil, le virage à droite est autorisé, mais il y a tellement de panneaux pour l’interdire qu’au final, c’est comme si c’était interdit partout, sauf là où c’est autorisé.

      Les avantages sont si minces que franchement, c’est ridicule de redémarrer le débat là-dessus. Il y a des économies bien plus substantielles à faire en ouvrant le débat sur les appels d’offres. Certains élus semblent se spécialiser dans l’enculage des moustiques avec des cures-dents.

    • Intéressant vos données…surtout qu’elles proviennent d’une étude produite pour le compte du gouvernement qui recommandait ….de ne pas implanter le virage à droite. Si ce n’est pas rationnel…c’est politique?
      Autre élément pour les “nous ne sommes pas plus bêtes qu’ailleurs” et “si le ROC le fait, on devrait le faire”. Ces gens ne sont pas souvent sortis du Québec parce que dans le ROC un piéton met un pied dans la rue et les voitures s’immobilisent. Ici, un piéton vaut “500 points” une mauvaise blague proféré par autant d’automobiliste qui illustre un déséquilibre modal (et mental).

    • @ CarlP

      Vous dites que les Montréalais ont une conduite très agressive et conduisent mal. 15h13

      Chaque auto que vous croisez sur l’île n’est pas nécessairement conduite par un Montréalais. Je ne sais pas s’il existe des statistiques à ce sujet mais, au pif, je mettrais ça à 50-50. Et encore là… tout dépend des quartiers. À Pointe-Claire c’est plus de la circulation locale que dans Villeray, le Plateau ou la Petite-Patrie.

      Vous parlez de NYC. Étonnant mais je trouve moins stressant de conduite là qu’à Montréal. Les sens uniques y sont pour quelque chose mais n’expliquent pas tout.

    • Si nous ne sommes pas plus naiseux que les autres, nous ne sommes surement pas plus niaiseux que les New Yorkais qui ne virent pas à droite sur le rouge non plus.
      C’est aussi une ville similaire à Montréal de par la grande facilité de s’y déplacer à pied.

    • @michel75: ce ne sont pas les New Yorkais qui ne peuvent pas tourner à gauche, mais ceux qui sont à Manhattan.

      80 % des New Yorkais ont le droit de tourner à gauche sur un feu rouge. Comme on est niaiseux ici, c,est 100 % des Montréalais qui n’ont PAS le droit de tourner à gauche sur un feu rouge.

    • Erratum: le 18h31 erre. Apparemment, c’est sur tout New York City qu’il y a interdiction. Mahnattan aurait suffi, il me semble…

    • Une precision utile : les blessés et décès recensés depuis 2003 EXCLUENT l’île de Montréal, soit l’endroit au Québec où il y a le plus de piétons ET la circulation la plus dense. On peut juste imaginer ce que seraient ces chiffres si le VDFR était permis sur l’île.

      Point final. Aucun autre argument requis pour tuer ce débat dans l’oeuf.
      M. Mathieu

      PS : je me méfie particulièrement des conducteurs qui écrivent ici “moi je fais attention, laissez moi faire”. Ce sont généralement les plus agressifs et les plus irresponsables, imbus qu’ils sont de leur propre supériorité et toujours prompts à blamer les autres.

    • PS : et en plus d’exclure Montréal, les statistqiues excluent la plupart des intersections à risque des autres villes, puisque généralement le VDFR y est interdit.
      M. Mathieu

    • @lgreck: votre 09h40 est odieux. Je suis renversé que vous ne sachiez pas qu’un piéton qui traverse à un coin de rue quand la lumière est verte a PRIORITÉ COMPLÈTE sur un automobiliste.

      Ce sont des gens comme vous qui font que le législateur a conclu que les Québécois sont plus niaiseux que quiconque ailleurs au monde. Quant à moi, je trouve qu’ils exagèrent et que des dangereux comme vous sont 1) rares et 2) éducables par une campagne de publicité appropriée.

    • @honorable, à Manhattan, j’ai le droit de tourner à gauche sur un feu rouge? Première nouvelle! On parle de tourner à droite ici… Vous vous mêlez dans vos pinceaux !
      Votre montée de lait de 15h 35 est vraiment du n’importe quoi… Déménagez en Europe puisque c’est mieux. Vous ne nous manquerez pas, vous, et vos doublons.

    • @nounouni: vous n’aviez pas détecté le lapsus?

    • Que 6 décès, que 33 accidents graves. C’est déjà trop. Mais ça ce sont les accidents dont on a écarté toutes les autres causes possibles.

      Nous ne nous croyons pas plus niaiseux qu’ailleurs. Mais nous le sommes. S’il n’y a pas eu plus d’accidents, c’est que les piétons bien souvent ont cédé le passage aux automobilistes alors qu’ils avaient la priorité.

      On ne respecte déjà pas les règlements en vigueur. Combien parlent au cellulaire? textent?
      L. Paquette

    • Moi le virage à droite je couperais ca partout. J’ai une bonne gestion de mon temps et j’ai très rarement besoin d’aller vite sur la route. Je pense que la bonne gestion de son temps est la voie la plus juste.

      Le problème avec le virage à droite c’est que c’est stressant pour rien, souvent il faut accélérer pour passer et moi je n ‘aime pas “peser sul gaz” en tournant un coin de rue. En plus qu’il y a souvent des gens fou furieux qui veulent ABSOLUEMENT passer VITE VITE VITE et qui sont fatiguants derrière moi.

      Pauvre gens qui sont pressés, ils sont en enfer sans le savoir.

      En plus il y a du danger d’accidents. Moi je trouve ca embêtant et inutile plus que d’autre chose le virage à droite.

    • @Simon_C

      Votre affirmation est partiellement fausse. Entre deux intersections, lorsqu’il est permis aux piétons de traverser la chaussée, les piétons ne peuvent s’engager si un véhicule si un véhicule approche. Ces traverses où les véhicules ont priorité sont délimités par des blocs jaunes peints sur la chaussée. Les piétons sont d’ailleurs tenu de respecté le code de sécurité routière. D’ailleurs, selon le SPVM, dans 61 % des cas où un piéton est décédé, ce dernier avait fait une action contraire au Code de la sécurité routière. Donc avant de blâmer les automobilistes, les piétons devraient faire un examen de conscience. Après tout, on est le premier responsable de sa propre sécurité.

      Informations du SPVM: http://www.spvm.qc.ca/fr/securite-routiere/pietons.asp

    • Le virage à droite aux feux rouge?

      Dans une ville où l’automobiliste moyen ne met jamais son clignotant pour indiquer où il va, se croyant seul au monde et ne conduisant que pour lui-même? Dans une ville où on ne connait pas le sens de priorité piéton?

      C’est le meilleur moyen de former des piles de cadavres au coin des rues. Je suis pas mal certain que le nombre de délis de fuite augmenterait aussi.

      Ben Bibeau

    • IL s’agit de le permettre et de mettre des pancartes l’interdisant aux endroits très accidentogène. Dire que les Montréalais ne sont pas capables de tourner à droite sur les feux rouges est diffamatoires. Nous nous insurgeons donc et appuyons les propos du Dr Honorable. Nous sommes capables comme peuple de tourner à droite sur les feux rouges.

    • honorable
      Voilà où mène le harcèlement des automobilistes par réglementite aiguë.

      My. God. Faut vraiment être rendu loin pour penser ça. Je sais que vous êtes loin d’être seul, malheureusement. Vos nombreuses interventions prouvent en tout cas que vous n’êtes pas piéton, encore moins cycliste. Vous y allez selon vos intérêts, c’est correct.

      C’est dommage de se sentir à ce point brimé, voire castré (?) juste pour une question de machine et d’arrêt qui doivent faire 5 minutes par jour. Est-ce que vous ressentez le besoin d’aller donner des coups dans les murs de votre sous-sol quand vous avez étés trop ralenti sur le chemin du retour? Parce que c’est comme ça que ça sonne pour moi.

      Plus il y a de règles idiotes, comme le virage à droite interdit sur les feux rouges, plus il y de délinquance

      Je pense être quelqu’un de sensé, sans être abruti/assimilé par le gouvernement (?!), je ne connais personne dans mon entourage le plus éloigné qui tienne un discours semblable et qui vive le fait d’arrêter à des feux rouge ou de ne pas pouvoir tourner à droite de cette manière. Règle idiote, c’est votre opinion. Vous nous dites que quand quelque chose ne fait pas votre affaire, vous le faites pareil. Ok.

      Tel un étalon sauvage, vous souhaitez être FREE, en contrôle de votre vie. Parce que vous le méritez bien et vous en êtes capable. Vous vous plaignez que l’État vous traite comme un enfant et vous nous démontrez quelques lignes plus bas que vous n’êtes pas un enfant mais plutôt un adolescent. Un adolescent qui vit SA vie et pour qui, de toute manière, la règle du virage à droite existe déjà. Et celle des feux rouges, vous la vivez à VOTRE façon. Au moins dites moi que vous utilisez votre clignotant quand vous tournez?

      Fût un temps ou la désobéissance civile servait à critiquer des guerres injustes ou des injustices sociales plus graves. Vous avez raison, nous avons beaucoup évolué.

      Pardonnez la poésie, c’est que vous êtes inspirant. Comme un des chats sauvages de Marjo, vous refusez qu’on vous mette en cage. C’est noble. Bravo.

    • @aube_radieuse: je suis cycliste pour me rendre au travail. Et en tant que cycliste, je ne fais pas d’arrêt aux stops, autre règlement exagéré. Je me contente de ralentir intelligemment. Je ne fais un stop que s’il y a un policier tout près.

      Quant aux arrêts aux feux rouges, le règlement suivant devrait suffire: “il est permis de tourner à droite au feu rouge quand il n’y a aucun piéton en train de traverser. Il est complètement stupide de voir 95 % des automobilistes poireauter (et augmenter les gaz à effet de serre) aux feux rouges alors qu’il n’y a aucun piéton dans les parages.

    • @aube-radieuse: j’utilise rigoureusement mes clignotants et je suis renversé que la police n’arrête pas ceux qui tournent sans avoir utilisé leurs clignotants. (Ironiquement renversé, parce que je vois régulièrement des policiers qui tournent sans avoir clignoter: c’est inacceptable, d’autant plus que les gens qui tournent à GAUCHE sans clignoter empêchent de nombreuses personnes en sens inverse de tourner à GAUCHE puisqu’ils pensaient que la personne d’en face, qui ne clignotait pas, allait continuer tout droit.)

      On devrait être beaucoup plus sévère envers ceux qui tournent sans avoir mis leurs clignotants qu’à ceux qui tournent à droite à un feu rouge après s’être arrêté, avoir mis leurs clignotants, et avoir traversé quand il n’y avait aucun piéton.

    • Bien assis sur votre notoriété et votre image environnementaliste vous avez le culot de nous servir l’argument de tous les arguments; Notre priorité collective est-elle véritablement cet enjeu?
      Le privilège que GESCA vous donne d’écrire dans un journal ne vous donne pas le droit de servir des inepties de la sorte. Le virage à droite est une lutte idéologique et vous le savez très bien.

    • à tous ceux et celles qui mentionnent que le piéton ont priorités aux intersections :

      J’aimerais vous rappelez que les piétons ont priorités dans la mesure où ils respectent la signalisation qui leurs est propre ce qui n’est évidemment pas toujours le cas.

    • Le tableau statistique est intitulé “NOMBRE D’ACCIDENTS DUS AUX VIRAGES À DROITE AUX FEU ROUGE”. Il n’y a jamais eu un virage à droite qui est responsable d’un accident, un virage n’est pas une personne. Ce sont toujours des automobilistes, piétons ou cyclistes qui n’ont pas respectés la procédure qui sont responsables. Pour vraiment comprendre les chiffres et se faire une idée juste, il faut comparer au nombre d’accidents aux feux de circulation ou il n’y a pas eu virage à droite au feu rouge.

    • J’ai remarqué que ceux qui sont contre l’interdiction du virage à droite au feu rouge sont uniquement des automobilistes. Ces gens ne se déplacent jamais à pieds. La réalité est toute autre lorsque nous sommes piétons perpétuels.

      J’ai travaillé au centre-ville de Montréal pendant 7 ans. J’étais tellement écoeuré de me faire couper au coin de Ste-Catherine et De La Montagne, de manquer me faire heurter par des conducteurs qui ne respectaient pas le passage piétonnier, qui s’arrêtaient en plein milieu et qui me forçait à marcher dans l’intersection, que j’ai décidé de traverser dans le milieu de la rue c’était plus sécuritaire.

      Lorsque vous aurez passé au moins une année à pieds, vous les conducteurs délinquants, vous changerez d’idée sur le virage à droite.

    • @boom25: c’est pourquoi je suis en faveur de l’interdiction à l’intérieur du quadrilatère fleuve-Papineau-Montagne (hauteur de Des Pins, si vous voulez)-Décarie, mais pas ailleurs. Quand je prends l’auto en dehors de ce quadrilatère, il y a des piétons qui traversent à moins de 10 % des feux rouges.

      Ce que je remarque, par ailleurs, c’est qu’un très grand nombre de piétons induisent en erreur les automobilistes. Très souvent, quand j’arrête à un stop parce qu’il y a un piéton qui s’apprête à traverser, ou a commencé à traverser, le piéton s’arrête pour me laisser passer! Avec des piétons imbéciles comme ça, on encourage les automobilistes à se comporter en sauvage.

      En somme, on dirait que plus de la moitié des piétons ne savent même pas qu’ils ont priorité aux intersections!

    • Je viens de l’Europe et je pense qu’on a créé à Montréal des automobilistes, cyclistes et piétons indisciplinés à cause de la façon dont on a construit les routes. Il y a des feux et des stops à chaque coin de rue ce qui oblige tout le monde à s’arrêter à chaque coin de rue. Et personne ne le fait à part aux feux rouges j’ose espérer. Les rares fois où je conduis une voiture à Montréal je suis exaspérée, ça rend notre conduite nerveuse sans aucune fluidité.
      En Europe depuis 15 ans ils développent les ronds points et ça marche. Les gens ralentissent (mais ne s’arrêtent pas) ça fluidifie les intersections, les passages piétons sont très bien identifiés (et une voiture ne peut pas y arriver à toute vitesse). Les québécois me disent que les ronds points ne fonctionneraient pas ici mais je me souviens que lorsqu’ils les ont implantés en Europe c’était la même chose, les gens se demandaient comment ça allait fonctionner et depuis c’est dans les normes et c’est efficace et très sécuritaire pour les piétons, cycliste et voitures. à Montréal lorsqu’on est piéton on se demande si on ne va pas se faire écraser à chaque intersection qu’on traverse car les voitures arrivent à toute allure et s’arrêtent au dernier moment à cause de ces intersections complétement frustrantes. On met le gaz entre 2 intersections pour gagner les 10 secondes qu’on a perdu au stop d’avant. Je rêve qu’1 jour on supprime les lumières à Montréal sur les grands carrefours, on y gagnera en sécurité et aussi en économie d’électricité !

    • et pour justifier mon commentaire sur les carrefours giratoires voici un très bon résumé des avantages moins de points de conflits = moins d’accidents pour tous les usagers : http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/grand_public/vehicules_promenade/reseau_routier/carrefours_giratoires

    • @meutedeloups : La comparaison que vous demandez est intéressante d’un point de vue académique, mais en pratique elle est passablement inutile.

      Le tableau indique le nombre d’accidents qui se sont produits pendant qu’un automobiliste faisait un virage à droite au feu rouge. Je suis d’accord pour dire que certains de ces accidents auraient quand même eu lieu si la loi n’avait pas été mise en oeuvre. Il y a des gens qui ne respectent pas les règles de la circulation et qui brûlent les feux rouges de toute façon. Ceux-là auraient tourné à droite et ils auraient causé des accidents, peu importe la loi.

      Par contre, il faut faire preuve d’un peu de bon sens et réaliser qu’une loi qui dit que nous avons le droit de tourner à droite sur un feu rouge, sous certaines conditions un peu floues, a une tendance à inciter les gens à justement faire cette manoeuvre. Sans cette loi, il y a des gens qui se seraient gardé une petite gêne, qui se seraient arrêtés au lieu de tourner à droite et qui n’auraient donc pas causé les accidents.

      La question est de savoir quel pourcentage de ces accidents sont dû à la loi. Donc, pour comprendre votre pensée et afin d’éviter des débats inutiles, si je vous demandais une opinion basée strictement sur votre intuition, à combien évalueriez-vous ce pourcentage?

    • @honorable

      - Merci de me rassurer de votre utilisation des clignotants. Et sincèrement bravo et merci. Le fait que vous rouliez à vélo y est peut-être pour quelque chose, ou peut-être pas?
      Vous conviendrez en toute honnêteté que vous faites partie de la minorité. Si tout le monde faisait pareil, c’est certain qu’il y aurait moins de résistance à l’implantation du virage à droite. Plate comme ça.

      - Est-ce que j’attend toujours la lumière verte quand je suis en vélo, à 23h et qu’il n’y a clairement personne d’autres autour? Non. Si je devais avoir mal vu c’est moi qui encaisserais.
      Si un automobiliste fais la même chose, c’est l’autre qui encaisse. C’est en grande partie mon argument pour plus “d’empêchements” pour les auomobilistes. Étant donné leur comportement présent, bien entendu.

      - Je m’abstiendrai de commenter l’utilisation du clignotant, ou des passages pour piétons par les policiers Hum.
      Léger dérapement: j’ai déjà fait la demande à mon maire que tant qu’à ne pas les faire appliquer, d’enlever les passages pour piétons, car leur non-respect les rend illusoires et dangeureux…

      Ça semble pour moi une évidence que les policiers sont là pour assurer une paix générale et par expérience je trouve à l’inverse de vous que justement on fait TRÈS attention de ne pas écoeurer la majorité, soit les automobilistes. C’est comme ça qu’on se retrouve avec des policiers qui rient quand on leur fait remarquer une infraction qui est commise par un automobiliste.

      - À propos des piétons qui ne savent pas quand passer ou ont peur de passer. Ce que ça démontre c’est qu’après des années à se faire couper ou presque rouler dessus, les gens peuvent devenir craintifs. Je suis de ces piétons qui forcent les automobilistes à faire un vrai STOP quand je le peux. Oui, ça se peut que la personne qui me suivait ralentisse alors que moi je continue et je ne la blâme pas non plus.

      En résumé, le jour on la majorité des automobilistes utiliseront leur p. de clignotant, respecteront les passages pour piétons et les vitesses, on verra. Rendu là le virage à droite sera le moindre de mes soucis. Mais on est loin de ça! Nous sommes encore au point où des gens mettent la pédale au fond entre 2 dos d’âne devant une école.

    • Quand on a peur d’avoir peur…… on enterre la logique et on poirote aux feux rouges.

    • @aube-radieuse: quand, en tant que piéton, je traverse à un coin de rue, je regarde droit devant moi, mais tourne les yeux vers le traffic pour voir si un imbécile en auto est en train d’abuser. Ainsi, l’automobiliste pense que je le vois pas, ET il est alors prudent parce qu’il ne sait PAS si je l’ai vu ou non: il me laisse passer immanquablement.

      Mais si on traverse au coin de rue tout en tournant la tête vers le trafic, alors il y a des idiots en auto qui se disent: “bon, le piéton m’a vu, je vais donc continuer, ou tourner, et il va s’arrêter pour laisser le passage, PUISQU’IL m’a vu et peut donc s’arrêter pour me laisser le passage”.

    • ..C’est fou ce que, dans ce débat, on cherche des coupables. Bien entendu, l’automobiliste est le premier choix. Or, moi qui ai travaillé et aussi vécu au centre-ville durant presque trois décennies, j’ai pu constater que personne, absolument personne n’est sans tache.

      Côté automobilistes, il y a ceux qui roulent trop vite, qui «forcent» les feux jaunes, qui ne rspectent pas les passages piétonniers ainsi que les feux autorisant les piétons aux intersections.

      Côté piétons, il y a ceux qui traversent partout, même quand il y a de la circulation, qui ne respectent pas les feux aux intersections et qui continuent à bloquer le passage alors que le feu leur interdit de passer, (ce qui enrage, avec raison, les automobilistes qui ont sagement attendu leur tour) ceux qui ne donnent jamais un «break» à quiconque, surtout aux autos.

      Côté cyclistes, il y a ceux qui roulent sur les trottoirs, ceux qui vont à contresens, ceux qui ne respectent pas les «stop« même quand il y a de la circulation, ceux qui ne roulent pas sur els pistes cyclables mais préfèrent se mettre en plein milieu de la voie automobile.

      Bref, dans cette ville, tout le monde se prend pour les deux détestables marionnettes de la série «Passe-partout» dont la devise était: «J’ai le droit».

      Je me suis baladé à travers tout le Canada et dans une bonne dizaine d’états américains ainsi que dans plusieurs pays européens. À la possible exception de Naples, je persiste à dire que Montréal est la pire ville côté discipline des usagers de la route. Ce qui me laisse tout à fait perplexe sur la grande civilité dont on y fait preuve quand il s’agit de faire la queue pour monter dans un bus. Pour qui a constaté le reste, cela demeure un vrai mystère.

    • @JFcouture: on fait peut-être la queue pour monter dans l’autobus, mais on n’a pas la décence de sortir par la porte arrière, comme tout le monde fait en Suède. Résultat: attentes parfois interminables aux stops d’autobus. On ne peut embarquer dans l’autobus avant qu’une série d’illuminés écervelés en soient sorti par l’avant.

      On dirait que le but des Montréalais est de tout étouffer et de tout ralentir…

    • Nous ne somme pas plus niaiseux mais moins bien éduqués du coté de la circulation automobile, cycliste ou piétonne.

      @honorable
      “En somme, on dirait que plus de la moitié des piétons ne savent même pas qu’ils ont priorité aux intersections!”
      Comme la moité des automobilistes ne savent pas que les piétons ont la priorité. Match nul.

      “c’est qu’un très grand nombre de piétons induisent en erreur les automobilistes.”
      Faux. Certains automobilistes s’induisent eux-mêmes en erreur en ne connaissant pas le règlement. La faute est celle de l’automobiliste. Point à la ligne.
      Le regarder engage un dialogue silencieux qui devrait lui faire comprendre que le piéton passe et qu’il est mieux d’arrêter. La seule façon d’induire en erreur l’automobiliste est d’hésiter, d’avancer, d’arrêter, de reculer, de repartir vers l’avant. Et, en passant, un automobiliste attentif est parfaitement capable de voir si vous le regardez de coté.

    • À montréal la ville est disfonctionnelle, la règle à suivre pour l’automobiliste serait de prendre l’autobus carrément. Je le dis en étant automobiliste moi-même.

      Avec les fous furieux du volent, les conducteurs de taxi psychotiques, la policiers qui conduisent comme des chauffards, je pense que la logique c’est d’interdir le virage à droite à Montréal et de ne plus jamais en parler.

    • Pourquoi le débat automobile/piéton monopolise-t-il le débat? J’imagine que la plupart des accidents mentionnés dans le tableau sont des accidents entre deux automobiles, non?

    • @89170
      Je crois que c’est le contraire mais demandons à Mr Cardinal.

    • Marcher en ville ne doit pas être stressant. Il faut tout faire pour favoriser les transports actifs et permettre le VDFR serait contraire à cette logique.

      Nous n’avons pas le choix de rentre la marche et le vélo attrayant. Nos taux d’obésité et de maladies cardio-respiratoires le prouvent : nous ne bougeons pas assez. Dès lors, tout ce qui favorise la marche et le vélo doit être considéré attentivement, comme par exemple des intersections sécuritaires et le VDFR réduit cette sécurité.

      Je le répète, le temps des piétons et cyclistes n’est pas moins précieux que celui des automobilistes.

    • The Subarban et le West Island ou encore Anjou ce sont des banlieusards de l’île de Montréal.

      Les villes ont beau être fusionnées ou dans la même agglomération, ils sont pas plus près du coeur de Montréal que le sont des gens de Longueuil ou de Brossard. Ou encore Laval de l’autre bord.

    • @89170

      C’ est en effet l’inverse. Je n’ai pas les chiffres sous la main, mais l’écrasante majorité des accidents impliquent des piétons et des cyclistes.

      François Cardinal

    • J’ai fait une petite recherche, mais je n’ai pas trouvé de rapports plus détaillés sur les victimes, les types d’accidents, les raisons et les fautifs, excepté pour des données plus précises sur ce qui semble être 2003 (le tableau indique « à compter du 13 avril 2003 », mais ne donne pas de date de fin et les chiffres ne correspondent pas tout à fait au tableau donné par M. Cardinal – il est mentionné 3 blessés graves, pas 6, et 56 blessés légers, pas 52).

      Je suis conscient qu’un des liens affirmait que « la large majorité des blessés sont des piétons ou des cyclistes », mais j’aimerais avoir quelque chose d’un peu plus objectif. J’éprouve toujours une certaine méfiance quand quelqu’un donne des chiffres globaux des précis dont il cite la source et, en même, se contente de faire une affirmation très subjective sur un sous-ensemble de ces chiffres sans plus de détails.

      Je dis cela en partie parce que dans le même rapport du ministère que j’ai trouvé, il est dit que les 59 accidents ont fait 75 blessés, dont 13 piétons, 23 cyclistes, 2 motocyclistes, 21 conducteurs et 16 passagers. J’imagine que les passagers étaient dans une voiture, donc cela donne 36 piétons ou cyclistes et 37 automobilistes. (Bravo pour la « large majorité » et l’honnêteté journalistique.)

      Là j’en déduis quelque chose d’intéressant, le tableau de M. Cardinal n’indique pas le nombre de blessés, mais le nombre d’accidents ayant eu au moins 1 blessé. Le nombre de blessés est supérieur.

      Une autre information intéressante est qu’en plus des 59 accidents ayant fait des blessés, il y a eu 211 accidents n’ayant causé que des dommages matériels.

      De plus, en suivant un des liens, je me suis aperçu de quelque chose d’intéressant : les accidents à Montréal sont comptabilisés! Par exemple sur les 657 incidents du tableau, 90 venait de Montréal (dont 2 décès sur les 5 au total).

      En passant, je comprends que ce n’est qu’un blogue et je ne demande donc pas à M. Cardinal de faire une recherche et de contacter le ministère du Transport pour avoir des chiffres plus complets et mieux expliqués, je comprends qu’il ne fait que rapporter d’autres articles, mais je trouve étonnant qu’aucun journaliste n’ait pensé à le faire!

    • @M. Cardinal : Je n’avais pas vu votre commentaire, mais à moins que les données aient radicalement changée entre 2003 et les autres années, le ministère des Transports dit plutôt le contraire. En 2003, 48% des accidents étaient automobile/automobile, 26% automobile/véhicule lourd. Automobile/piéton représentait 4% des accidents et Automobile/bicyclette c’était 8%.

      Par contre, c’est vrai que comme les piétons et les cyclistes ne sont pas protégés, il y a autant de blessés parmi les automobilistes que parmi les piétons/cyclistes.

    • @ 89170

      Je viens de vérifier avec le MTQ. Ils me confirment les chiffres cités dans mon blogue, en précisant qu’il s’agit bel et bien des plus récents chiffres (2003 à 2011). Ceux de 2012 sont en cours de traitement.

      Cela dit, aussi surprenant que cela puisse paraître, ils me disent qu’il n’existe aucune ventilation des blessés et des morts. La police leur envoie les rapports d’enquête, ils comptabilisent les morts et blessés. Point à la ligne.

      Assez incroyable…

      François Cardinal

    • @M. Cardinal : Je suis un peu désabusé. Les décisions sont prises juste en regardant un chiffre et sans aucune analyse?

      Une petite chose, je n’avais pas donné le lien du rapport que j’ai lu. C’est : http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/13997BA357943D8EE04400144F0104BD

      Je crois qu’un rapport comme celui-là (en particulier le chapitre 10) est un minimum.

    • Le virage à droite sur feu vert, ainsi que le virage à gauche sur feu vert, sont beaucoup plus dangereux que le virage à droite sur feu rouge. Plusieurs prennent ces virages sur feu vert en trombe (20 km/h). Pas à un virage à droite sur un feu rouge (5-10 km /h).

      De plus, si on interdit à quelqu’un de faire un virage à droite sur un feu rouge, cela veut dire qu’il fera 30 secondes plus tard un virage à droite sur un feu vert, et qu’il mettra donc en danger un piéton en train de traverser sur ce feu vert.

    • PS: les accidents que vous notez se seraient produits de toute façon, sauf qu’ils se seraient produit lors de leur virage à droite au prochain feu vert (car virer, le chauffeur va le faire, que ce soit immédiatement au feu rouge, ou 30 sec. plus tard au feu vert)!

      Comptabiliser les accidents lors d’un virage à droite à un feu rouge, sans en même temps soustraire les accidents évités grâce à une réduction du nombre de virages à droite sur feu vert, est d’un ridicule tout à fait consommé.

      Je ne vois nullement que cette soustraction capitale ait été faite dans le tableau qui coiffe votre billet.

    • @ 89170

      Je ne défendrai pas le MTQ. Cela dit, pour ma part, qu’il y ait deux, quatre ou six morts, peu importe. C’est le risque contre lequel j’en ai. Et il est plus important lorsque les automobilistes ont droit de tourner à droite au feu rouge, en comparaison avec la situation inverse, l’interdiction de tourner à droite au feu rouge.

      François Cardinal

    • @M. Cardinal: combien d’incidents sont dus au virage à droite sur feu vert? Moins ou plus que 657 entre 2003 et 2009? That is the question. Dans toute expérience, il doit y avoir un contrôle. Le contrôle était absent dans votre tableau.

      Si vous abolissez les virages à droite au feu rouge, vous allez augmenter les virages à droite sur feu vert.

    • Statistiques sur les pneus d’hiver: depuis que les pneus d’hiver sont obligatoires on note de nombreux incidents routiers entre le 15 décembre et le 15 mars (je m’inspire de votre tableau sans contrôle). Si on interdisait les pneus d’hiver, les incidents associés aux pneus d’hiver tomberaient immédiatement à ZÉRO! Donc on enlève l’obligation des pneus d’hiver?

      C’est exactement le même raisonnement que vous faites dans le billet, mais appliqué au virage à droite sur feu rouge. Vous ignorez les incidents liés au comportement alternatif (virage à droite sur feu vert; pneus 4 saisons).

    • Automobilistes, de quoi vous plaignez-vous au juste? Ça ne va jamais assez vite pour vous! Pour gagner quelques secondes, alors que vous gaspillez des heures à regarder des nullités à la télé, vous ne respectez pas les limites de vitesses, vous ne faites pas d’arrêt complet aux stops, vous textez, vous parlez au cellulaire et vous braillez quand on vous donne une contravention bien méritée.

      Quand vous saurez vous conduire et respectez les autres, on parlera du virage à droite aux feux rouges. Vous connaissant bien, inutile de fixer une date, vous ne changerez jamais.

      Ne répondez pas en écrivant que piétons et cyclistes ne sont pas mieux, c’est un fait connu et reconnu. Sachez que la plupart des piétons et des cyclistes sont aussi des automobilistes et que changer de mode de transport ne modifie pas le niveau de respect qu’ils ont des autres. Regardez vous plutôt et jurez que vous ne dépassez jamais les limites, que vous respectez toujours la signalisation, que vous ne touchez jamais à votre cell quand vous roulez.

    • @jmcroteau: en quoi le virage à droite sur feu vert est-il moins dangereux que le virage à droite sur feu rouge? Si vous interdisez aux gens de virer à droite sur un feu rouge, cela veut dire qu’ils vont virer à droite au prochain feu vert et risquent de frapper les piétons en train de traverser sur ce feu vert.

      Dans mon expérience personnelle, les vireurs à droite sur feu vert sont pas mal plus dangereux que les vireurs à droite sur feu rouge. Quand je me suis fait frôler de près, ça toujours été par des vireurs à droite (ou à gauche) sur feu vert.

    • honorable a écrit « en quoi le virage à droite sur feu vert est-il moins dangereux que le virage à droite sur feu rouge? »

      Je ne sais pas si je devrais vous répondre, vous n’avez pas dit que vous respectiez toujours le code et les autres usagers. ;-)

      Supposons que vous êtes au volant, arrêté à un feu rouge. Vous regardez à gauche, attendant (espérant serait plus juste) que la voie se libère. C‘est libre, vous démarrez et… vous écrasez le piéton venant de la droite qui traversait la rue devant vous. Si par chance vous ne l’écrasez pas, c’est que vous vous étiez tellement avancé passé la ligne d’arrêt que vous l’empêchiez de traverser.

      Quant aux feux verts, si un conducteur est un danger pour les piétons lors des virages, peut-être devrait-il considérer prendre plutôt le taxi et les transports en commun.

      Pour terminer, si vous considérer les virages sur feu vert dangereux pour les piétons, est-ce qu’on peut au moins leur laisser ainsi un minimum de protection en conservant l’interdiction sur les feux rouges?

    • @jmcroteau: quand on vire à droite au feu rouge, il faut FORCÉMENT regarder à la fois à gauche (pour vérifier si une auto ne s’en vient pas) et à droite (vers quoi on se dirige) avant de tourner. On a donc lla chance, en regardant à gauche et à droite, de voir si un piéton traverse de la gauche ou de la droite.

      Quand on vire à droite sur un feu vert, il faut forcément regarder à droite (vers quoi on se dirige), et c’est à droite justement que les piétons traversent (s’ils traversent légalement).

      Les 2 mesures me semblent équivalentes du point de vue piéton, avec la différence que le virage à droite sur feu vert se fait rapidement (plus dangereux pour le piéton) alors que le virage à droite sur feu rouge se fait lentement (à partir de v = 0: moins dangereux pour le piéton).

      Le tableau de M. Cardinal est démagogique puisqu’il ne nous révèle pas le contrôle, qui est le nombre d’incidents lors des virages à droite sur feu vert. Contrôle imparfait, comme tous les contrôles, mais contrôle NÉCESSAIRE dans toute analyse non sophistique.

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