Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mardi 9 avril 2013 | Mise en ligne à 7h23 | Commenter Commentaires (87)

    Griffintown : un ghetto de jeunes professionnels sans enfants…

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    À l’heure actuelle, on compte une quarantaine de jeunes de moins de 14 ans à Griffintown, soit à peine 2,5 % de la population. On est donc bien loin de la moyenne des quartiers de Montréal, à 15 %.

    C’est donc dire l’énorme effort qui attend la Ville si elle veut vraiment faire de Griffintown «un milieu de vie agréable aux familles et socialement mixte, un quartier diversifié marqué par la mixité des usages et la création».

    J’ai pondu un édito sur le sujet, hier, où je conclus qu’il est tout simplement trop tard, que la Ville a trop attendu avant de planifier le développement de ce secteur fragile. Un constat que plusieurs m’ont reproché, le qualifiant de «défaitiste», voire d’«alarmiste».

    Or je persiste et signe, l’état d’avancement des chantiers et projets a verrouillé le quartier, obligeant les familles à aller se faire voir ailleurs (probablement en banlieue).

    Voici quelques infos troublantes qui le prouvent, glanées dans le rapport de l’Office de consultation publique :

    - Les terrains de Griffintown se vendent à un prix équivalent à 16 fois la valeur de l’évaluation municipale.

    - 60 % des unités de logement prévues visent des personnes seules ou des couples sans enfant; à peine 8 % offrent trois chambres… et ce sont pour la plupart des penthouses inabordables!

    - Le prix des logements est si élevé que plusieurs unités construites pour les familles n’ont pas trouvé preneur… et ont donc été subdivisées en petits condos.

    - La planification du réseau de transport en commun et de transport actif n’est qu’à ses balbutiements, même si ce dernier devrait constituer la colonne vertébrale de ce nouveau quartier.

    - Griffintown ne compte aucun des équipements nécessaires pour devenir un milieu de vie familial (services de santé et services sociaux, école, garderie, etc.) Or le prix des terrains est si élevé que les deux seuls projets à avoir germé (deux CPE) n’ont jamais vu le jour, faute de pouvoir les rentabiliser…

    - La CSDM estime que la construction d’une école primaire s’impose dans Griffintown étant donné que les écoles voisines sont pleines. Or aucun terrain n’a été prévu à cette fin. Et le pire, c’est que la CSDM ne peut pas faire de demande au ministère de l’Éducation… tant qu’elle ne dispose pas d’un terrain pour les construire!

    Pour que le secteur puisse rejoindre la moyenne d’enfants des autres quartiers, il faudrait qu’il réussisse à faire passer leur nombre de 40 à 1500, une situation qui implique la construction de 1200 logements familiaux. Or à peine 200 sont actuellement en chantier ou autorisés!

    On peut donc multiplier les cases de stationnement réservées aux femmes enceintes, aménager quelques parcs et obliger les promoteurs à développer des jardins de rue, rien de tout cela ne réussira à attirer les familles dans un tel contexte urbanistique.

    Aussi ambitieuse soit la vision de développement de la Ville, elle arrive tout simplement trop tard pour voir le jour.


    • Pour que ça réussisse, il aurait fallu demander aux urbanistes de faire un plan. Mais au Québec, ils sont vus comme des empêcheurs de tourner en rond. Ca doit être que leurs plans bien pensés “ne rapportent pas assez” ?
      Ca serait intéressant de parler avec eux pour voir comment ils se sentent là-dedans.

    • Maintenant que ce constat est fait. Bravo, maintenant expliquez combien de comité, sous comité, groupe de pression aurraient eu leur mots à dire sur un plan cohérent? Et combien de personne siège sur chacun de ses comités? Combien d’étape aurait du franchir le plan d’urbanisme avant d’être adopté?

      Il y a des limites à militer pour le statu quo des structures et se plaindre qu’elle ne produisent rien!

      Aucun élu avec une intiligence moyenne ne veut se lancer dans un exercice aussi improductif et qui lui assure de perdre les prochaines élections.

      “La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.” Einstein.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

      Comme le disait

    • @ nike

      Voir venir ne nécessite pas 18 comités. Un simple service d’urbanisme, comme celui qui a été démantelé à Montréal il y a quelques années, aurait suffi…

      François Cardinal

    • Si il fallait une preuve de plus que nos élus se tournent les pouces… M’enfin le problème n’est pas qu’a Griffintown, il est dans tout Montréal: On construit des logements trop petits parce que c’est plus payant. Il suffirait d’une réglementation pour imposer un % de logement de taille dit “familial” dans les nouvelles construction. Pardon, il aurait suffit de! Parce que la ville, sous le “leadership” incroyable de M. Tremblay, a pas mal manqué le bateau.

    • Pas d’enfants dans le quartier? Mais c’est parfait pour attirer les créatifs qui font saliver les Richard Florida de ce monde, qui voient en ces “BoBos” les sauveurs du monde, de SoHo à Seattle en passant par le plateau…

      N’ébruitez surtout pas l’affaire, vous risquez de causer l’effondrement du marché immobilier du Mile End!

      À moins que Florida et ses théories ait vu leurs cours baisser à la bourse des opinions de la rédaction de la rue St-Jacuqes? ( http://www.thedailybeast.com/articles/2013/03/20/richard-florida-concedes-the-limits-of-the-creative-class.html )

    • Voilà un autre bel exemple du manque de vision donc Montréal souffre depuis trop longtemps; la mairie et ses p’tits amis ont tous mis leurs oeufs dans le même panier dans le seul but de s’en mettre plein les poches, au diable le reste.

      G. Mathieu

    • @fcardinal
      Le service d’urbanisme a été démantelé pour aller dans les arrondissements… Ce qui fait que le métro-bus sur la rue Pie-IX ne marchera pas avant 2020 pcq le service d’urbanisme de tous les arrondissement concerné ont leur mots à dire.

      Vous mettez le doigt sur ce qui fut le plus affecté par la défusion l’urbanisme, la planification et les permis. Parlez en à des architectes.

      La structure actuel est bancal et disfonctionnel et ça donne le résultat que vous dénoncez.

      SVP un peu de cohérence et assumez le résultat!

      Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais ça, prend un leadership fort et une volonté.

      C’est ce que les Montréalais veulent.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Je ne suis tout simplement pas certain que la Ville de Montréal veuille des enfants sur son territoire.

      Mes deux enfants restent sur l’Île. Se trouver un appartement relève du défi. Ma fille demeure dans le Mile End. Dans sa rue, en moins de deux ans, au moins 25% des logements existants ont été convertis en condos, chassant les familles du quartier.

      La construction de condos pour familles sans enfants et surtout la transformation de logements en condos chassent les familles installées depuis longtemps et empêchent les jeunes familles de de s’y installer, n’ayant pas la mise de fonds nécessare.

      Dans la même période, on a installé dans un bout de rue de même pas un kilomètre, deux supports à Bixi, donc cherchez les stationnements déjà rares.

      On dirait qu’on a décidé de viser une clientèle: parents sans enfants travaillant tous les deux, pas d’autos ou stationnement sousterrain.. Rappelez-vous qu’on a fermé des patinoires de ruelles cet hiver.

    • Vous avez sans doute raison et c’est réellement dommage, car il s’agissait d’un des quartiers les pls prometteurs de Montréal.

      N’est-ce pas à l’image du Québec, et de Montréal en particulier, où on ne trouve aucune vision, aucune vue d’ensemble ? Où on se perd en palabres oisifs plutôt que de se concerter et de se retrousser les manches pour le bien commun.

    • En même temps M. Cardinal, quand vous écrivez “ghetto de jeunes professionnels sans enfants”, c’est pas un peu péjoratif pour ces gens? C’est quand même pas leur faute!

    • @ steadtler

      Là n’est pas mon intention. Je ne blâme pas ceux qui y habiteront, je souligne plutôt que le quartier sera peuplé en grande partie de gens socialement semblables.

      François Cardinal

    • Et après on s’étonne que les jeunes familles quittent l’île: c’est tout juste si on leur donne pas un coup pied dans le cul pour les envoyer en banlieue!

      J’habite non loin du secteur Griffintown: il m’arrive à l’occasion de le traverser. C’est d’une tristesse. Tous ces condos pour jeunes célibataires fortunés..

      Griffintown était une belle opportunité de construire un quartier pour les familles et pensé pour elles avec des maison de ville style cottage. Les étages supérieurs auraient pu habriter des condos plus petits. Le secteur aurait pu accueillir plusieurs parcs et espaces verts, une piscine publique, des pistes cyclabes, mais non…….

      Vraiment, j’ai beau habiter à Montréal, j’ai beau aimer ma ville, mais force est d’admettre que ma ville est devenue un ghetto pour jeunes professionnels sans enfant…

      R. Guillet

    • Je ne sais pas si la ville avait pris le temps de développer une vision souhaitable pour ce quartier. Par contre, l’existence d’un quartier orienté davantage vers les jeunes professionnels sans enfants n’a rien de négatif à sa base. Les gens ayant tendance à se regrouper avec des semblables (la nature humaine), ce type de quartier existe à New-York, à Chicago, à Paris, À Londre, etc. Vouloir une mixité sociale partout et à tout prix n’est ni réaliste, ni souhaitable.

    • C’est facile de blâmer la ville mais d’un autre côté je ne vois vraiment pas comment ils auraient pu développer ce quartier en quartier accueillant pour les familles.

      Griffintown c’est petit et c’est collé sur le centre-ville, ce genre d’endroit attire toujours les personnes seules et les couples.

      C’est trop cher et il n’y a pas assez d’espace pour y habiter avec des enfants.

      Si la ville veut développer pour les familles c’est dans l’Est qu’elle doit investir. Il y a encore beaucoup d’espace pour développer.

    • Un quartier de jeunes professionnels? Vous dites ça comme si c’était une mauvaise chose.

      B Plante

    • @ cmoibenlepro

      Pas du tout. Je souligne cependant que l’intention de la ville est d’accueillir des familles. Or les jeunes professionnels sans enfants sont l’exact opposé.

      François Cardinal

    • M. Cardinal – Bravo pour tous ces articles… on dirait que tout le monde a la ville de Montreal dort au gaz. J’aimerais cependant ajouter un fait important qui manque a votre serie d’articles: apart les ecoles, ou sont les centres sportifs et communautaires? Les terrains de tennis? Les condos a cause de leurs prix eleves rapportent des revenus substanciels a meme les taxes foncieres et qu’est-ce que la ville donnent en retour comme services a part le maintien des rues et la collecte des vidange? Un gros ZERO. Et dire que la ville veut stopper l’etalement urbain.

    • qui voudrait élever des enfants dans ce coin là même si les urbanistes s en étaient mêlé , entrées et sorties d autoroute , y a rien à faire pour des enfants dans ce coin là , tu peux pas les laisser aller en vélo , en patin etc…

      albert bela

    • Avec les fusions forcées, les urbanistes autrefois localisés au Complexe Chaussegros de Léry ont été décentralisés dans les arrondissement.

      Ils se sont donc retrouvés en position de minorité avec des “donneurs de permis”.

      Je crois même que le Plan maître d’urbanisme pour la zone Griffintown était la responsabilité de l’arrondissement Sud-Ouest.

    • J’habite la limite ouest de Griffintown (Notre-Dame et Georges-Vanier) depuis 2001. Effectivement, le secteur s’est beaucoup gentrifié. Ça s’étend même à St-Henri, avec ce que ça implique de démolitions et de constructions d’immeubles à condos. Je pense que les quartiers près d’un centre-ville seront toujours plus intéressants pour les célibataires que pour les familles. Griffintown ne fait pas exception et je ne suis pas certaine qu’un beau plan d’urbanisme y aurait changé quoi que ce soit. Les jeunes familles veulent de l’espace abordable, une pelouse et un carré de sable clôturés pour garder les enfants sous les yeux, en sécurité, sans trop d’efforts… Difficile à trouver au centre-ville! Mais il y a au moins un grand parc à chiens pour les célibataires qui se rabattent sur cet être enjoué, à défaut d’enfant! ; )

    • L’autre côté de la médaille, c’est que ces acheteurs ne seront plus en compétition avec les familles dans les quartiers périphériques pour les logements plus grands.

      Dans le Plateau, Hochelaga, Verdun, Rosemont et autres, il y a beaucoup de grands logements, des 5 ½, des 6 ½, occupés par des célibataires et des couples sans enfants. Ces quartiers sont dotés d’arbres matures, de parcs, d’équipements sportifs et d’écoles. Idéals pour les familles, la construction de Griffintown retire des locataires potentiels de ces quartiers, ce qui laisse plus de choix et de meilleurs prix pour les familles.

      Simon Chartrand

    • Mais non. Griffintown ne sera pas un ”ghetto”. Griffintown est l’extension du Centre-ville. J’ai moi-meme acheter un petit condo bon marché. Meilleur merché que ce qu’on trouve à Laval. Griffintown n’est pas un endroit pour les enfants, nous sommes au pieds du Centre-Ville et ce n’est pas idéal pour jeune famille, les enfants se doivent d’etre un peu plus loin, là ou il y a abondance d’écoles, de CPE, de clinique médicale ou de CLSC, de parcs etc…

      Arretez de voir tout noir. Concentrez vous sur d’autres quartiers pour les familles. Ste-Marie, Rosemont, Bois-Franc, La Salle, Lachine, la Rive-Sud, Chomedey, Cote-des-Neiges, Verdun etc… Arretez de voir de la mixité tout partout. Croyez vous que dans Manhattan il y a des familles dans chaque quartier ? Croyes-vous que dans Paris Intra-muros il y a des familles dans chaque quartier ? Et non, Montréal c’est la meme chose. Le centre n’est pas fait pour les familles. Et c’est bien ainsi.

      Steve Quilliam

    • Si au moins la ville avait créé un contrepoids ailleurs sur l’île, avec proximité des transports et services… Je crains que Montréal ne suive le même chemin que Toronto, où la banlieue s’étend jusqu’à 80 km (au moins ils ont des transports et des voies pour s’y rendre dans un délai un peu plus normal). Pire, dans l’avenir je vois Montréal devenir un Paris, où la banlieue est devenue un lieu synonyme de pauvreté, résultat de l’expulsion de facto des résidents du centre qui n’avaient plus les moyens d’y habiter… L’urbanisme et les lois du marché créé des beignets où le vrai trou est à l’extérieur !

    • Arrondissements, ville centre, conseil d’agglomération… est-il possible que nos belles vertus démocratiques de consultation aient engendré un monstre à 20 têtes où la volonté de compromis se frappe constamment à l’esprit de clocher ? D’où soit l’immobilisme, soit le chaos… À quand le retour d’une dictature bienveillante ?

    • Comme disent: steadtler, errno et Calembourgeois, la tendance n’est pas limitée au quartier Griffintown. Elle s’observe présentement sur le Plateau et la ville de Montréal contribue activement à la gentrification du quartier par manque de vision et incompétence.

      L’administration Ferrandez avec sa politique de stationnement ridicule est en train de tuer les commerces de proximité qui font l’un des attraits important du quartier pour les familles. Une courte vision d’un maire trop borné pour voir que les commerçants ne peuvent survivre qu’avec la clientèle du Plateau. Quand le stationnement coûte plus cher que le petit-déjeuner dans le resto du coin, la clientèle de l’extérieur va petit-déjeuner ailleurs. Et je n’exagère rien.

      Quand la ville de Montréal investit 7,1 millions avec le gouvernement du Québec qui rajoute 5,6 millions à l’enveloppe pour des améliorations locatives dans l’édifice d’un richissime promoteur immobilier de Toronto permettant aux loyers de partir en flèche sous prétexte de protéger les ateliers d’artistes, il y a un gros problème. L’argent public sert à gentrifier le quartier et à terme à chasser les artistes qu’il prétent protéger en permettant au propriétaire de l’édifice de prétendre à des loyers faramineux. Pour un temps, les artistes s’y maintiendront, mais d’ici 5 à 6 ans, ils auront quitté le quartier devenu inabordable par des clauses escalatoires dans le bail de 30 ans signé dans cet édifice. Le propriétaire récupérera les locaux améliorés à même les fonds publics pour louer à des entreprises qui s’installeraient autrement au centre-ville et dont les travailleurs proviendront des banlieues et accéderont le quartier en automobile. Adieu les politiques de réduction du trafic chères au maire Ferrandez. Il est l’artisan de son propre malheur. Mais, peut-être ne survivera-t-il pas à la mairie assez longtemps pour voir son quartier décrépir sous sa gouverne et se transformer en quartier dortoir pour riches professionnels, eux aussi sans enfants.

      En fait, il y aura tellement de lieux d’habitation pour les jeunes professionnels sans enfants qu’il faudra bien se demander si ce ne sera pas là la dernière génération de Québécois.

    • Pourquoi faudrait-il que tous les segments de la population se retrouvent dans tous les endroits de la région de Montréal? Pourquoi plus d’enfants à un jet de pierre du centre-ville? C’est farci d’enfants dans le West Island, dans l’est, en banlieue… pourquoi au centre-ville aussi?!

      J’ai habité dans le vieux-Québec étant jeune (une COOP) et le moindre que je puisse dire est que le cadre de vie autour de la COOP n’était ni très drôle ni très sain. Quand on a déménagé à Sainte-Foy, disons que ça nous a sauvé moi et ma soeur de bien mauvais plis que nous étions en train de prendre…

      Si je devenais maire de Montréal la première chose que je ferais serait de procéder à la démolition des habitations Jeanne-Mance.

    • @Offroad,

      parce qu’une société ça ne se construit pas dans des silos et des éprouvettes. La mixité sociale est souhaitable et devrait être fortement encouragée dans le but de construire une société capable d’interagir avec tous ceux qui la constitue et que ces gens soient capables de se comprendre mutuellement. Voilà pourquoi il devrait y avoir des riches, des pauvres, des célibataires, des familles, des maigres, des gros, des chevelus, des chauves, etc dans chaque quartier.

    • @ steadtler
      «Si il fallait une preuve de plus que nos élus se tournent les pouces…»

      Ce n’est pas tant qu’ils se tournent les pouces. C’est qu’ils ont trop de pouvoir. Les experts sont là mais les décisions sont politiques. En transport et en urbanisme, c’est catastrophique. Très difficile de faire approuver un projet s’il est pour s’étaler sur plus qu’un mandat. Et ça ce n’est pas quand les politiciens ne décident carrément pas ce qui doit être fait (ou pas fait), parfois sans même consulter les spécialistes.

      Et c’est comme ça partout. Au gouvernement, les ministres, les sous-ministres et les sous-ministres associés sont des nominations partisanes. Ça c’est le minimum. Vous vous souvenez de Mme post-it? Quand je dis que les décisions sont politiques…

    • @Offroad et @stevequil… Pourquoi, nous, jeunes familles ne pourrions-nous pas profiter des avantages de se retrouver au centre-ville ? Pourquoi ne pourrions-nous pas nous aussi être près de notre travail ? Pourquoi ne pourrions-nous vivre près du centre-ville et de ses attraits la semaine et offrir la nature (en chalet le week-end) ? Pourquoi serions-nous obliger de nous exiler et faire des heures de transport pour nous rendre gagner notre pain ? Ainsi nous pourrions nous aussi économiser en temps et $ à vivre près d’où nous passons 40-50 heures semaine…

    • @Offroad again,

      au fait, ce que vous dénoncez dans votre COOP c’est en fait justement le manque de mixité sociale. L’uniformisation de gens à statut précaire qui devient une sorte de pépinière pour le glissement vers la criminalité comme alternative à la pauvreté endémique. J’ai vécu ça aussi et j’ai vécu l’inverse, la mixité dans un quartier passablement cossu où nous étions les pauvres et j’avais des amis riches.

    • Quand j’ai lu l’éditorial, j’avais trouvé le ton très pessimiste, mais on peut espérer que la ville de Montréal va le voir et que ça va la faire réagir…

      C’est vrai que c’est mal parti, les projets sont trop axés sur les condos. Il faut aussi prévoir des lieux d’emplois et de services publics (parc, école, clinique médicale, etc.). Ce que je crains est que l’on se retrouve avec une zone résidentielle seulement, sans services de proximité et mal desservie par le transport collectif. Cela pourrait avoir pour effet qu’on se retrouve avec des gens qui doivent aller travailler en voiture aux quatre coins de la région de Montréal, malgré une situation très avantageuse près du centre-ville.

      Je me demande si en mettant une réserve foncière sur certains terrains et en modifiant leurs zonages, on ne pourrait pas faire baisser leur prix.

    • Toujours est-il qu’il n’y a pas une infinité de “jeunes professionnels”, donc si on continue d’améliorer le parc immobilier, tout en décourageant la spéculation (avec une taxe, foncière ou autre, sur les logements qui ne sont ni loué ni résidence principale), des logements vont se libérer pour les familles.

    • @dcsavard

      Je brouille peut-être un peu les cartes en mélangeant COOP, le Vieux-Québec et Habitations Jeanne-Mance dans le même texte.

      - Vivre en COOP était super. Les voisins étaient gentils et l’ambiance était l’fun. Il y avait d’autres enfants.
      - Vivre dans le Vieux était loin d’être idéal… le manque d’espace (pas de cours) nous embêtaient et l’ambiance générale assez dure : restos et bars, voitures et autobus, béton, asphalte, bouteilles de bières, la “faune” urbaine nocturne, les commerces. Pour avoir du fun —dans le sens qu’un jeune de 8 à 13 ans l’entend— il fallait aller loin et/ou dépenser de l’argent… Maison n’était pas égal à plaisir.
      - J’ai toujours pensé que seuls des gens qui gagnent de bons revenus peuvent trouver que c’est une bonne idée de mettre des humains en plein centre-ville aux abords de la rue Sainte-Catherine. Combien d’urbanistes habitent dans ce complexe avec leurs enfants? C’est bien ce que je me disais… c’est pauvres sont instrumentalisés. C’est pour ça que je ne trippe pas plus que ça à voir certains “spots” de Montréal se remplir d’enfants.

    • Dans mon dernier point je parle des Habitations Jeaane-Mance bien entendu.

    • @bret: Tout ce que vous mentionnez prend de l’espace, du terrain. Or à Montréal (pas juste sur l’île mais aux alentours aussi), la présence de l’aéroport impose une hauteur maximum aux constructions.

      Tant que vous limitez la hauteur des immeubles, vous favorisez alors indirectement l’étalement – ce qui coûte forcément beaucoup plus cher et n’aide pas à densifier le quartier. L’autre option qui peut vous permettre de conserver des coûts raisonnables, c’est de construire en plus petit. Chose certaine, dans les deux cas vous n’attirez pas les familles…

      Nous avons voulu conserver un aéroport local au détriment d’un autre qui avait pourtant plus de potentiel. Faut vivre avec nos choix; à moins de revoir le règlement sur la hauteur maximale des structures, les coûts resteront élevés, les logements petits et l’offre de service inférieure à ce que l’on retrouve en banlieue (pour une famille).

    • @Offroad,

      je suis d’accord avec vous que la concentration de pauvres aux abords du centre-ville, comme c’est le cas des Habitations Jeanne-Mance n’est pas l’idée du siècle. C’est pourquoi il est nettement préférable que ces gens aient accès à des quartiers où la mixité existe plutôt que d’être concentrés ensembles. Mais, la même chose existe en périphérie de Montréal aussi. Le centre-ville n’est pas nécessairement l’élément toxique de l’équation. Je pense que c’est surtout la concentration en zone de pauvreté qui est la racine du problème.

      Les riches ne veulent pas côtoyer les pauvres en général. C’est la raison principale pourquoi ces zones existent en ne font qu’encourager le problème et perpétuer l’exclusion de génération en génération.

    • Montréal la ville de la mélancolie.

      Allez touristes, venez photographier ces citoyens malheureux qui sont pris dans des nids-de-poule géants!!!

      Griffintown, c’est beau quand ta de l’argent et évidement tu ne dois pas avoir de dépenses pour des enfants.

      Un manque de mixité des lieux d’habitation, lorsque l’urbanisme favorise que les gros portefeuilles, ça donne un lieu terne, sans âme.

    • Le marché de la location semble plus rare, les logements familiales sont plus rare et des arrondissements coupent dans des services tel que la piscine, les arénas et l’enlèvement de la neige.

      Le rapport sur l’office de la consultation publique n’est pas le seul à dénoncer la négligence concernant la famille. L’OPCM a fait plusieurs rapports sur divers développements immobiliers et ça relate à chaque fois l’opposition de certains groupes qui affirmait que ces développements n’offrait pas de logements familiaux.

      À quoi ça sert de tenir des consultations publiques si on tient compte du rapport des consultations quelques années plus tard, pour finalement dire qu’on ne peut pas faire d’ajustement au projet. Je plains les groupes de pression d’avoir pris la peine à participer à ces mascarades et qui, aujourd’hui, peuvent simplement dire “on vous l’avait dit!”.

    • La ville de Montréal manque de courage et paradoxalement ce manque de courage pénalise aussi les développeurs du Projet Griffintown.

      Le but de l’urbanisme est de créer une richesse bonne pour tous et non de façon particulière pour quelques uns.

      Il n’y a que le projet de l’ancien centre de triage postale qui semble inclure les familles.

      Il y a un immense parc linéaire le long du canal.

      Il y a encore des réserves foncières pour les écoles et autres infrastructures publiques.

      Le problème a commencé avec Fillion de la SHDM qui s’est fait acheter par le crime organisé.

      Son histoire est du passé et l’on peut toujours revoir pour le bien de tous, l’ensemble de ce qui a été planifié.

      Il n’est jamais trop tard. Surtout que qui se construit ne représente que 10 % du territoire du Projet Griffintown.

      D’autre part, le Projet Griffintown n’est pas vraiment dans Griffintown qui historiquement commence à la Pointe à Callière pour se terminer sur la rue Shannon au sud de William.

    • Un spectacle triste à voir… Le Québec et sa région montréalaise ne sont, de toute évidence, pas prêts pour la densification, imposée récemment aux couronnes Nord et Sud… Ce concept n’est pas maîtrisé. Pas encore.

      Et les gens fuient Montréal. Le changement s’opère. Il est réel. Les emplois sont plus nombreux en banlieue… De ce fait, se rendre sur l’île le matin n’est plus nécessaire, d’autant plus que le trajet dure maintenant deux heures… Montréal doit changer. S’adapter. Elle n’est plus le cSi vivre à Montréal veut dire pèter de la broue dans le Mile End, ou payer 4 fois trop cher pour un cube une boite, sans espace ni verdure, autant vivre avec les .mouches en campagn

    • Il faut réaliser que plusieurs célibataires sans enfants ne supportent pas la présence des enfants, que ce soit au restaurant ou en vélo près de leur voiture. Pour eux, c’est un plus de pouvoir vivre dans un tel quartier. On retrouve le même phénomène en Californie sur le bord de la cote, tout le monde fait son jogging, les maisons sont magnifiques, les restaurants sont pleins de bobo et il y a beaucoup de parcs à chien mais pas d’enfants sur la plage.

    • @ Tremblay.Geneviève. La proximité du Centre-ville pour les familles existe déjà Madame. Vous n’etes pas obligés de vous exilés très loin. Vous pouvez déjà bénéficier de tous les avantages que vous voulez dans plusieurs quartiers limitrophes du centre.

      Il y a Westmount et Outremont pour les plus fortunés et il y a ensuite Hochelaga-maisonneuve et Ste-Marie vers l’est, Pointe-St-Charles, Verdun, Ville Émard, Verdun, Cote St-Paul, St-Henri et la Petite Bourgogne vers le sud-Ouest et il y a aussi NDG et Cote-des-Neiges un peu plus à l’ouest. Tous ces quartiers possèdent toutes les infrastructures pour les familles. Écoles, CPE, CLSC, Hopitaux etc… Tous ces quartiers sont à proximité du Centre et facile d’accès en voiture, en métro, à vélo et en bus. Tous ce que vous souhaitez existe déjà. Il n’en reste qu’aux familles d’en profiter.

      Alors pourquoi demander au gouvernement de construire des écoles dans un nouveau quartier qui n’attirait personne il y a 10 ans ? Il faut arreter de demander au gouvernement de nous aider surtout quand tout ce qu’on veut existe déjà à coté.

    • @stevequil,

      ce n’est pas une question de demander que le gouvernement aide. C’est demander que le gouvernement (municipal) planifie. Me semble que c’est sa raison d’être et que ce n’est pas trop demandé qu’un gouvernement municipal s’occupe du développement harmonieux de son territoire.

      Pourquoi toujours reprocher aux citoyens d’exiger que les gouvernements remplissent leur mission fondamentale?

      Verdun n’est pas un quartier près du centre-ville, vous étirez la sauce. D’autant plus que Verdun et le Plateau sont en phase de gentrification présentement. C’est-à-dire qu’ils deviennent de moins en moins abordables. D’ailleurs, déjà il y a quatre ans quand je suis revenu à Montréal les appartements sur le Plateau (et même Rosemont) étaient plus chers qu’à certains endroits à Outremont en prenant en considération toutes les dépenses (loyer, chauffage, électricité).

    • Un autre beau projet de l’èrè Tremblay qui est passé à côté. Pas a faute, il n’en savait rien.

    • en tous cas c est pas en faisant donner des contrenventions loufoques comme celles sur la rue clark , qui va encore faire rire de montréal autour de la planète que la ville va réussir à attirer plus de familles

      albert bela

    • @piedoq,

      techniquement, elles ne sont pas loufoques les contraventions de la rue Clark. Le problème, c’est qu’ils ne donnent JAMAIS de contravention pour ça. Donc, les gens n’y portent plus attention à ce réglement et une belle journée d’avril, ils décident de distribuer à la file des contraventions. C’est ce qui est odieux. Mais, ce réglement existe depuis très longtemps. J’ignore ce qu’ils enseignent dans les cours de conduite de nos jours, mais à l’époque où j’ai passé mon permis, il y a plusieurs décennies, cette règle existait et était clairement mentionnée dans le guide de route.

      Par contre, il serait nettement plus utile de distribuer des contraventions à ceux qui omettent de signaler leurs intentions. Côté sécurité publique, le danger que représentent ces gens, et c’est une tendance généralisée, qui n’utilisent pas les clignotants est beaucoup plus grand.

    • VIVE GRIFFINTOWN!!!

    • la Ville si elle veut vraiment faire de Griffintown «un milieu de vie agréable aux familles et socialement mixte, un quartier diversifié marqué par la mixité des usages et la création»

      ——————–

      Quelqu’un à vraiment gobé ça ?

      Êtes-vous au courant des prix du marché ? Savez-vous qu’une famille cherche habituellement de l’espace et que Griffintown c’est du primeland donc tout sauf abordable au pied carré ?

      C’mon guys… Me semble que le portrait de la situation saute carrément aux yeux.

      Tu as le choix entre une belle petite maison de 1200 pi.ca. en banlieue avec du terrain pour faire jouer les enfants avec le chien et, pour le même prix, un condo-loft de 683pi.ca. brut avec comme terrain un balcon de béton de 30 pi.ca.

      Need we say more ?

      L’offre et la demande, les copains. L’offre et la demande. Tout fini par s’auto-réguler.

    • +1 au commentaire de Steve Quilliam 11h11

      J’habite moi-même depuis 7 ans tout près de Griffintown (je vais toujours faire mon épicerie au Metro Notre-dame/ de la Montagne) et malgré le fait qu’il est très possible d’élever une famille dans ce coin là, c’est loin d’être l’idéal.
      J’adore le coin et je suis allergique à la banlieue mais avoir une famille je considèrerais sérieusement quitter cet endroit. Même avoir le fric pour acheter un penthouse de 2000pi.ca à 1 million, je suis loin d’être convaincu que c’est attrayant comme spot en ville pour une famille.

      Et franchement, je ne vois absolument aucun problème à ça. La ”mixité” absolument ? Pourquoi ?

    • @jon8,

      normalement, élever une famille est une activité qui vous siphonne beaucoup de temps. Alors, pourquoi la ville plutôt que la banlieue? Tout simplement pour avoir plus de temps à consacrer à la famille plutôt qu’aux transports en commun ou aux embouteillages.

      La nécessité d’un terrain est grandement sur-évaluée à mon avis. Mes enfants n’ont pas fait un usage intensif du terrain lorsque j’habitais la banlieue. Les parcs permettent de compenser la possession d’un terrain privé à la condition qu’ils existent en nombre suffisant et soient bien entretenus. En rétrospective, j’aurais préféré élever mes enfants en ville plutôt qu’en banlieue, le nombre d’heures perdues en transport est indécent.

    • Il en faut peut-être aussi des ghettos pour professionnels sans enfants. Tous les quartiers n’ont pas à être des quartiers d’ancrage. Des quartiers de transit peuvent aussi répondre à un besoin.

      Pas certain de comprendre le problème tel que posé.

    • Quelques commentaires:
      1) Si j’ai bien compris vos chiffres, 1600 personnes habitent Griffintown. C’est un tout petit quartier. Même si la population double, ça reste minuscule, à l’échelle montréalaise.

      2) Quand on parle d’un quartier pour les famille, aussi bien dire un quartier à plus basse densité. Comme vous l’expliquez, la valeur des terrains est trop élevée pour justifier des développements moins denses. La ville aurait-elle due adopter un plan d’urbanisme pour réduire la valeur des terrains? Dans un contexte où l’on parle de création de richesse, ce serait assez particulier.

      3) On peut imaginer un ralentissement de l’immobilier montréalais. Et par conséquent une baisse de la valeur des terrains dans ce quartier. À ce moment, il deviendra peut-être intéressant de construire à plus basse densité.

      4) La question des écoles pleines est très intéressante. Si la ville décide de réévaluer les terrains à leur juste valeur, la commission scolaire récolterait peut-être assez de taxe scolaire supplémentaire pour acheter un terrain pour construire une école.

    • @laurentkar:
      Le quartier fera beaucoup plus que doubler sa population. Voici un extrait du rapport de l’office de consultation publique de Montréal:

      “S’y ajoutent les projets actuels, autorisés ou en chantier, qui représentent environ 8 000 unités d’habitation. Lorsqu’elles seront complétées, le quartier comptera environ 10 000 logements, soit 120 logements à l’hectare. Ceci le place dans le peloton de tête des quartiers les plus denses, un peu moins que le Plateau Mont‐Royal, mais supérieur à l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Et le redéveloppement du quartier n’est pas terminé!”

    • Vous avez raison de dire qu’il est trop tard. Donc, il est aussi trop tard pour en parler. Vous auriez dû faire comme moi en 2007, quitter pour la Suède :P

    • Vivre en ville n’est pas pour tout le monde, point. Vivre en ville implique plus d’espaces communs, moins de privés, plus de bruit, de circulation, plus de pauvres au pied carré et de gens pas comme soi, des logements plus petits que des maisons. Il y a de l’herbe, des arbres et de l’eau, mais il faut sortir des limites de sa propriété pour y accéder et de nombreuses personnes font une poussée d’urticaire rien qu’à y penser et pour eux, ça vaut le coup de se taper 2 heures de transport par jour.

    • @laurentkar,

      la création de la richesse doit-elle obligatoirement être immobilière? L’argent qui va au poste comptable du logement n’est pas disponible pour créer de la richesse ailleurs. Est-ce que pour le bien de l’humanité il est raisonnable qu’une commodité comme le logement monopolise une si grande partie des budgets familiaux? Je ne le crois pas.

    • @dcsavard

      ”normalement, élever une famille est une activité qui vous siphonne beaucoup de temps. Alors, pourquoi la ville plutôt que la banlieue? Tout simplement pour avoir plus de temps à consacrer à la famille plutôt qu’aux transports en commun ou aux embouteillages.”

      Je comprend tout à fait (encore faut-il travailler en ville ;-)
      Mais tout cela a un prix.

    • @touski_viens: “Vivre en ville implique plus d’espaces communs, moins de privés, plus de bruit, de circulation, plus de pauvres au pied carré et de gens pas comme soi, des logements plus petits que des maisons.”

      Vivre en ville comporte donc une panoplie de désavantages, qui doivent probablement être compensés par quelque chose de vraiment bénéfique, de vraiment méga. Quoi, au juste?

      Est-ce le feeling électrisant de faire partie d’un club sélect de gens “fashion” (pas comme ces ploucs de banlieue) vivant dans un endroit “in”? Si oui, ça expliquerait beaucoup de choses.

    • Faudrait construire des HLM juste à côté de ça. À TR ils ont fait ça. Ils ont foutu des HLM à proximité d’un quartier de riches. Les fils de BS sont devenus nos amis et aujourd’Hui ils ont tous des bonnes jobs. Ils se sont acculturés. Faut dire que nous aussi. Ça dépend comment on voit ça.

    • @touski_viens
      Ce n’est pas pour tout le monde en effet. Mais la raison pourquoi certains fuient la ville est justement le “moins de privés, plus de bruit”. Surement pas l’idée de sortir de sa cour … on en a pas en ville.

    • @laurentkar
      Les taxes scolaires, ce n’est pas la plus grande source de financement des CS. C’est surtout le montant d’argent que Québec donne pour chaque élève qui amène le plus d’argent.
      Et les constructions d’école, c’est en grande partie financé par Québec également. On le voit avec la reconstruction de l’école St-Gérard à cause de la contamination aux moisissures.
      $10 millions sur 16.
      http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201301/25/01-4615213-dix-millions-pour-reconstruire-lecole-saint-gerard.php

    • @eracine
      Pour ce qui est du « fashion », je ne peux pas répondre pour les autres : j’habite à Verdun! Ce quartier est très bien desservi par le transport en commun et a une très bonne offre commerciale de proximité. Quand est venu le temps d’acheter, j’ai quand même lorgné du côté de Griffintown vu que je travaille au centre-ville, mais son côté homogène ne me plaisait pas. Je trouvais que ça faisait effectivement « jeunes professionnels friqués et branchés » et je ne fréquente pas ce milieu à la base, alors vivre avec? J’ai finalement opté pour un haut de triplex « vintage » (c’est le mot que les branchouillards utilisent pour dire « vieux ») dans un quartier mixte. Nous sommes nés en ville, j’ai été élevée en banlieue et mon conjoint à la campagne et famille ou pas, c’était clair que nous allions opter pour la ville justement à cause de la diversité autant culturelle que sociale. Même lorsqu’on parle de la ville, on ne peut pas mettre tous les quartiers dans le même panier.

    • @dcsavard
      Il y a une bonne proportion des parents qui travaillent loin de leur résidence et font le trajet en Métro et Autobus. Donc, ils y passent beaucoup de temps pendant que leurs jeunes sont à la garderie ou centre de garde de l’école. Si ils sont chanceux, l’école sera à coté d’un parc et ils pourront peut-être y aller de temps en temps. Sinon, il y a toujours la cour asphaltée.
      La ville n’est pas idéale pour tout le monde non plus.

      Pendant la dernière relâche, 75% des élèves de maternelle de mon épouse ne sont pas sorti jouer dehors de toute la semaine.

    • @gl000001
      « Ce n’est pas pour tout le monde en effet. Mais la raison pourquoi certains fuient la ville est justement le “moins de privés, plus de bruit”. Surement pas l’idée de sortir de sa cour … on en a pas en ville. »

      C’est exactement ce que j’ai écrit : vivre en ville pas de cour = obligé de sortir de sa propriété pour faire jouer ses enfants dans un espace vert, qui est public. Cela implique aussi de les y accompagner jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge et la maturité d’y aller seuls. On ne peut pas les regarder du coin de l’oeil du patio ou par la fenêtre de la cuisine lorsque l’espace vert en question est notre propriété privée.

    • Correction, je voulais dire « On ne peut pas les regarder du coin de l’oeil du patio ou par la fenêtre de la cuisine comme lorsque l’espace vert en question est notre propriété privée. »

    • @gl000001,

      nous nous entendons que ni l’un (banlieue), ni l’autre (ville), ne saurait constituer un idéal. Mes interventions s’inscrivent dans la ligne de ceux qui prétendent que la ville ce n’est pas pour les familles et que les quartiers n’ont pas à être planifiés en fonction des familles dans les grandes villes.

      Pour ce qui est de la semaine de relâche, c’est une toute autre question qui n’a plus grand chose à voir avec le sujet. Pour ma part, je l’abolirais, quitte à rallonger les vacances des fêtes ou distribuer les jours de congé sur toute la session. Cette pause en plein milieu de la session est une source de décrochage scolaire pour les étudiants les plus faibles. Elle a un effet dévastateur sur eux qui choisissent cette période pour ne plus revenir à l’école.

    • @tremblay.genevieve : Les jeunes familles ne peuvent pas profiter des avantages de se retrouver au centre-ville pour la simple raison qu’on ne peut pas avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre. Chacun doit assumer ses choix. Le prix à payer pour une vie de famille est des revenus moindres (étant donné qu’un parent ne peut pas consacrer 60 heures par semaine à son travail) et donc un choix moins intéressant quant aux biens matériels. Les jeunes familles sont déjà socialement très avantagées par rapport aux autres, il ne faut pas non plus pousser le bouchon trop loin.

      @dcsavard : Je suis par principe très en faveur de la mixité sociale, mais pour que la mixité fonctionne, je crois qu’il faut une acceptation d’une hiérarchie sociale. Ce n’est pas le cas au Québec où le principe de l’égalité prime sur tout, même sur la vérité ou sur le bon sens.

      Les changements qui se sont passés en France illustrent d’après moi cette hypothèse. Il y a 50 ans, en France, la mixité était très présente et cela marchait relativement bien. Les riches partageaient et les pauvres faisaient preuve de déférence. Sauf que la culture française a changé et le principe d’égalité sociale a remplacé celui de hiérarchie sociale. Le résultat est que les pauvres n’acceptaient plus les différences, ils ne voulaient plus faire preuve de déférence et les interactions liées à la mixité sont alors devenues une source de conflits. La solution naturelle pour régler ces conflits a été de séparer les classes sociales.

      Maintenant, c’est un peu la même chose pour les interactions familles / personnes sans enfants. Il y a de plus en plus cette mentalité dans notre société que les parents n’ont pas à faire de sacrifices, qu’ils n’ont pas à respecter les autres et cela devient donc de plus en plus une source de conflits. C’est triste, mais je crois que la ghettoïsation est donc la solution naturelle.

    • Je remarque que les arrondissements qui furent crée en penssant refaire l’esprit de quartier, de village. Donc que chaque arrondissement deviennent un microcosme autogéré à une échelle humaine.

      Il est ironique de voir que ça a produit exactement le contraire. La perte d’expertise de la ville centre dans les arrondissements produit un manque de cohérence dans les politiques de la ville.

      Les citoyen se sentent perdue devant une strucutre Kafkaïenne qui engendre une incapacité des élus d’exercé un leadership.

      Et Griffintown en est un bel exmple. Arrêtons de se leurer, la structure actuel a créé un vide démocratique et a engendré une bureaucratie qui ne sert qu’elle même.

      Bernard Théroux.

    • @89170,

      vous avez raison qu’il faut plusieurs conditions pour que la mixité fonctionne. Mais, dans le cas qui nous préoccupe, c’est un dossier d’urbanisme. Est-ce que la ville doit fonder son développement sur une société en silo ou ne doit-elle pas élaborer son plan de développement afin de fournir un cadre physique pour la mixité? Est-ce que la ville doit faire de l’ingénierie sociale? Est-ce bien son rôle?

    • @dcsavard : Ingénierie sociale est un terme exagéré, mais je crois que dans un monde idéal Montréal devrait effectivement avoir le mandat de promouvoir un modèle social tendant vers plus de cohésion. Par contre, dans la réalité, je crois que Montréal n’a plus assez d’influence culturelle ni assez de pouvoir politique ou économique pour s’octroyer ce mandat. Elle doit donc être réaliste et se contenter de répondre aux demandes de ses citoyens qui ont le pouvoir économique.

      D’un point de vue pratique, le développement de Montréal passe par les investissements privés. Cela veut dire que si le plan d’urbanisme de Montréal ne plaît pas, alors les investissements se feront dans les villes de la banlieue (ou les villes défusionnées).

    • À ma connaissance, concentrer des riches et concentrer la classe moyenne ne causent pas de problèmes, si ce n’est une non connaissance du fait que des gens vivent des réalités différentes de la leur. Par contre, concentrer des pauvres engendrent davantage de criminalité et c’est surtout pour aider les pauvres qu’on prône la mixité économique.

      Je ne comprend pas cette obsession de la banlieue pour les familles. J’ai grandis en ville dans un secteur résidentiel de maisons en rangée avec une petite cour, que je n’ai pas utilisée tant que ça quand j’étais jeune. Je marchais pour me rendre à l’école primaire qui était à proximité (moins de 10 minutes de marche). Je jouais au hockey dans la rue avec des voisins. Il y avait 4 parcs à proximité, dont plusieurs avec des jeux d’enfants. Au secondaire, je suis allé dans un collège privé situé dans un autre arrondissement (Lachine) et je prenais le métro et l’autobus de la STM pour m’y rendre de façon autonome, on venait très rarement me reconduire en auto. J’ai aussi très souvent profité du vaste réseau de pistes cyclables à proximité.

    • ”Est-ce que la ville doit faire de l’ingénierie sociale? Est-ce bien son rôle?”

      Non.

    • @bret
      Ca a beaucoup changé depuis. Presqu’aucun parent de nos jours ne laisse un enfant aller seul (ou même avec d’autres enfants) au parc. Ou ne le laisse marcher à l’école même pour 10 minutes. En ville comme en banlieue.

    • @gl000001: On ne se demandera pas pourquoi on entend dire que les jeunes d’aujourd’hui font de l’embonpoint et sont moins en forme que ceux du passé.

      Si la ville a manqué son coup avec les familles, il faut au moins en faire un quartier fonctionnel et branché avec des services publics et des lieux d’emploi. Ça reste du primeland, donc il doit y avoir des projets mixtes avec de l’espace de bureaux et des commerces. Quoi qu’à ce niveau, il reste les immenses terrains de Cadillac-fairview entre le centre bell et l’école de technologie supérieure, mais c’est en-dehors de griffintown.

    • @bret : À partir du moment où deux groupes ne se côtoient pas, il va y avoir des préjugés et il va se créer un antagonisme. On en arrive à une société aux prises avec des luttes internes qui nuisent à son développement.

      Avoir un contact avec toutes les couches de la société est particulièrement important pour ceux qui peuvent être considérés comme l’élite de la société. Par leur pouvoir économique direct et leur influence sur le pouvoir politique, parfois même par leur pouvoir d’influencer la culture, que ce soit par le mécénat, par un contrôle sur les médias ou tout simplement par l’exemple qu’ils donnent, ils construisent plus ou moins la société. Si ces gens vivent dans leur bulle, si la classe moyenne et les pauvres ne sont pour eux qu’une connaissance théorique, alors ils prendront de mauvaises décisions. Une élite qui vit dans une tour d’ivoire est nuisible à la société.

    • @dcsavard
      Ca prouve que beaucoup de jeunes ne sortent pas même avec des parcs pas loin.
      “source de décrochage” ? J’ai hâte que ce sujet sorte dans un blogue pour que vous expliquiez ça. C’est juste une semaine sur 44 dans l’année scolaire.

    • @bret,

      quand tout le monde vote, tout le monde a le devoir de connaître la réalité des autres. Alors, si vous considérez que ce n’est pas un problème que des classes de gens vivent en silos en ignorant le reste de la population, c’est votre affaire. Pour ma part, je considère que la mixité est grandement souhaitable pour le bien-être de la démocratie.

      @gl000001,

      je tiens l’information d’une docteure en enseignement, je pourrais vous refiler ses coordonnées si nous pouvions communiquer ailleurs qu’ici. J’imagine que les publications sont disponibles, mais personnellement, je n’ai pas jugé bon de l’obstiner sur son champ de compétences lorsqu’elle me l’a dit. Aussi, allez voir la direction du CEGEP Bois-de-Boulogne et demandez-leur pourquoi ils n’ont pas de semaine de relâche et pourquoi ils ont décidé de répartir les journées de congé dans le calendrier scolaire de la session. Ils vous répondront la même chose. C’est peut-être juste une semaine, mais cette semaine coïncide avec un retour où il faut faire face aux examen de mi-session. Bien entendu, les étudiants qui vont bien n’ont pas de problème avec ça, mais ce sont des candidats au décrochage dont nous parlons. Le bris du rythme scolaire leur est néfaste, il distrait leurs intérêts et le retour devient une source de découragement insurmontable pour certains. Le fait que ce soit une semaine sur 44 n’est simplement pas pertinent.

    • @89170
      D’accord avec vous. C’est quasi-impossible à Montréal pour une personne de la classe moyenne de ne pas être en contact régulier avec des personnes à faible revenu dans les coins à « plex ». Ceux qui privilégient un style de vie relativement simple et une vie de quartier dynamique ont tendance à y rester lorsque vient le temps d’acheter. Les enclaves de riches qui ne sont pas récentes ont des prix tellement prohibitifs que c’est très facile pour les promoteurs des quartiers émergents comme Griffintown de vendre aux gens qui aspirent à ce statut.

      @dcsavard,
      On sort du sujet, mais si à 18 ans et plus, ça ne prend qu’une semaine sans cours (ils ont quand même des travaux à faire et des examents à préparer) à un citoyen jugé assez responsable pour voter pour perdre toute motivation, toute rigueur et tout sens des responsabilités, vous croyez sincèrement qu’il a la capacité de mieux se débrouiller une fois sur le marché du travail?

    • @touski_viens,

      avez-vous un peu conscience de ce que coûte le décrochage scolaire avant de balayer du revers de la main toute modification (peu coûteuse) qui pourrait aider les gens.

      Vous savez, le besoin d’aide peut se présenter à n’importe quel âge et n’importe quelle période dans la vie. Vous même pourriez demain matin vous retrouver dans cette situation. Avant d’ostraciser les autres qui pour toutes sortes de raisons qui semblent vous échapper pourraient avoir des problèmes à 18 ans, vous devriez réfléchir un peu.

    • @dcsavard

      Gardez votre calme, je n’ai jamais effleuré l’idée de ne pas aider les gens, au contraire.
      La semaine d’aide à la réussite (et non de « relâche ») au Cégep sert à donner du temps aux étudiants pour rédiger les travaux, étudier pour les examens et prendre des rendez-vous individuels avec les professeurs et autres professionnels de l’établissement (psychologues, éducateurs spécialisés, centres d’aide à l’étude, etc.) afin d’obtenir de l’aide pour les activités d’évaluation mentionnées ci-dessus. Ce ne sont pas des vacances. Votre suggestion de l’abolir pénaliserait l’ensemble des étudiants qui ont besoin de ce temps et de ces ressources et qui prennent la peine de se déplacer pour profiter desdites ressources pendant cette semaine malgré qu’il n’y ait pas de cours. Pour les professionnels, cette semaine permet souvent de sauver la session d’étudiants qui sont au seuil de l’échec.

    • @touski_viens,

      bonne blague. Franchement, le CEGEP Bois-de-Boulogne réussit très bien à concilier tout ça sans semaine de relâche pour ses étudiants. Les autres sont capables d’en faire autant. Répartir les jours de congé sur le calendrier scolaire permet au contraire de répartir ces rendez-vous (dont je doute de l’existence massive) sur une période de temps plus longue. Et pour les examens, les professeurs n’ont qu’à aménager les horaires en conséquence. Il n’y a pas de semaine de relâche à l’automne et tout le monde s’en tire avec les travaux et examen.

      Dans la réalité, tout le monde sait que la semaine de relâche sont des vacances. Mais, bon, même en faisant semblant de vous croire sa justification ne tient pas plus la route.

    • Et là, nous sommes totalement hors sujet. Mon intervention initiale ne visait qu’à informer ce cher gl000001 d’une réponse rapide à sa question au lieu de le faire languir des mois en espérant que le sujet se retrouve dans les blogues de lapresse.ca.

      Je crois que cette discussion n’a plus sa place sur ce blogue.

    • @dcsavard
      Il n’y a pas de semaine de relâche au CEGEP. Il y a quelques jours d’étude. Certains CEGEP peuvent aller jusqu’à 5 jours. Je parlais évidemment du primaire et du secondaire. Les seuls niveaux ou il y a une semaine de relâche.

    • @gl000001,

      cinq jours d’études vs une semaine de relâche, ça s’appelle changer une piastre pour quatre trente sous. Le raisonnement qui est applicable au niveau CEGEP l’est aussi au niveau secondaire. Pour ce qui est du primaire, c’est surtout le fait que les élèves ne peuvent se rabattre sur un emploi minable pour justifier de quitter. Par contre, l’effet démotivateur est là pour les plus faibles.

      Peut-être devriez-vous nous spécifier que votre conjointe est professeur au primaire ou secondaire pour éclairer un peu votre parti pris pour la semaine de relâche? Je ne suis pas vraiment certain que vous preniez ici les intérêts des enfants les plus faibles et potentiels décrocheurs à coeur avant ceux de votre maisonnée.

    • @dcsavard
      Mon épouse est prof et elle voit très bien que c’est bénéfique pour tous.
      Ceux qui chialent le plus, ce sont les parents pas assez prévoyants qui ont des problèmes à faire garder leurs enfants.

    • Et j’avais écrit “jusqu’à 5 jours”. Certains CEGEP, ce n’est que 3 jours.

    • Faisons tous notre part afin de rendre notre ville plus belle.

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