Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 7h53 | Commenter Commentaires (31)

    Turcot : «dis, papa, comment ils savent à quoi ressemblera le futur?»

    En marchant dans les rues de Griffintown, l’autre jour, mon fils s’arrête devant un chantier, regarde les superbes images modélisées servant à attirer l’attention des acheteurs et me pose la question : «dis, papa, comment ils savent à quoi ressemblera le futur?»

    Je me suis gardé de lui dire que ces rendus informatiques sont utopiques, qu’il n’y aura probablement pas autant de piétons souriants et de cyclistes que l’image le prétend. Je lui ai plutôt répondu qu’ils dépeignent de futures scènes urbaines comme on se les imagine.

    C’est à cet échange que j’ai pensé, hier, en visionnant à nouveau la vidéo du ministère des Transports sur le projet Turcot. Présentant les grandes lignes de la reconstruction telle que proposée par les libéraux en 2010, et confirmée par les péquistes lundi dernier, les fonctionnaires ont réussi à intégrer au projet plein de choses… qui ne sont tout simplement pas dans le projet!

    1) Dans les premières minutes (1:34), la voix hors champ vante les «400 000 m2 à développer» et les «milliards en retombées projetées». Or tous ces beaux bâtiments que l’on voit émerger en bordure du canal ne verront presque certainement jamais le jour.

    Regardez bien les images. Les constructions se trouvent exactement là où bon nombre d’industries lourdes ont aujourd’hui leurs locaux, leurs cours, leurs entrepôts. «Or on fait quoi avec toutes ces industries, demande Richard Bergeron de Projet Montréal. On pense les exproprier? Décontaminer les sols? Pour accélérer la désindustrialisation de Montréal?» Pourtant, il n’y a rien dans les cartons du MTQ ou de la Ville à cet effet. La preuve, c’est que les bâtisses résidentielles disparaissent un peu plus loin dans la vidéo (2:00)…

    2) On nous présente aussi dans la vidéo (1:42) un beau tramway moderne roulant sur un tapis de gazon qui se poursuit jusqu’à l’infini. On vante aussi l’existence d’un «éventuel tramway» avec «corridors protégés» (2:37)… en montrant l’image d’un tramway qui roule dans le Vieux-Montréal!

    Encore une fois, il n’y a aucun projet de tramway en cours, rien de la sorte dans le budget du projet Turcot, pas même une intention exprimée par la Ville à cet effet.

    3) Poursuivons. On mousse ensuite les mérites d’«un quartier à échelle humaine + vie de quartier + proximité» sans préciser de quoi il s’agit. Dans le projet, l’unique secteur résidentiel dont on parle est celui de la Côte-Saint-Paul, là où on retrouvera les remblais et les murets, précise la conseillère municipale Véronique Fournier de Vision Montréal. Rien de bien idyllique…

    4) On montre aussi la falaise Saint-Jacques (2:04), au pied de laquelle se trouvent une piste multifonctionnelle et un milieu humide. Fort bien, mais quand on sait que le gouvernement entend enclaver l’escarpement en rapprochant la cour de triage et l’autoroute 720 à moins de 30 mètres, il est pour le moins hypocrite de parler d’une «mise en valeur de l’écoterritoire». On ne le valorise pas avec ce projet, on l’enferme. Et on s’assure ainsi de ne plus jamais rien faire de ce secteur riche sur le plan historique et naturel.

    Également, ne risque-t-on pas de créer un coupe-gorge avec cette piste cyclable enclavée? On parle ici d’un sentir de plus de 4 kilomètres coincé entre la clôture Frost de la future cour de triage et l’imposant escarpement. Invitant…

    5) Au milieu de la vidéo (2:31), on souligne aussi l’existence de «corridors protégés» pour accueillir une «navette aéroportuaire complémentaire à un train de l’ouest». Or y a-t-il encore quelqu’un qui croit à cette navette, à part Aéroports de Montréal je veux dire?

    6) On termine la vidéo (3 :42) avec un beau slogan, «Un projet aux couleurs de Montréal», façon pour le MTQ de répondre à ceux qui lui reprochent son manque de sensibilité locale. Or cela est bien loin de la réalité. Gérald Tremblay avait peut-être accepté le projet du bout des lèvres, mais les réactions de l’administration de coalition ainsi que celle des partis d’opposition, à l’époque et aujourd’hui, montrent bien comment le projet passe mal dans la métropole

    On voit là, encore une fois, comment les images de modélisation projettent non pas un futur en devenir, mais une utopie qui risque d’être bien loin de la réalité en 2020. On souligne sur le site Turcot.gouv.qc.ca qu’«une vidéo à jour sera disponible sous peu». Espérons qu’elle sera moins portée sur la publicité trompeuse, cette fois…

    Vous y croyez, vous, à ces images idéalisées?


    • Pour que le MTQ commence a faire le début d’une reflexion interessante sur la circulation de Montréal il faudrait déménager l’ensemble de leur bureau au centre-ville de Montréal.

    • Oui, j’y crois. Non par naïveté simple ou bêtise lemmingienne. J’y crois car je suis un des concepteurs derrière ces images qui pour l’instant ne sont que ça ou des intentions. Votre fils a raison. Nous savons très bien à quoi va ressembler l’avenir. Nous voulons qu’il soit le plus beau possible. Car si nous, architectes, urbanistes et designers urbains, ne rêvons pas à un futur bucolique. Ce ne sont pas les comptables et les ingénieurs qui vont le faire. Ou la population sceptique. Ou les journalistes trop critiques!

    • @ m_architecte

      Bravo pour la vidéo. Elle montre bien le potentiel de l’endroit. Le problème, c’est que ce n’est pas le but de l’exercice… Il s’agit d’une vidéo gouvernementale censée montrer à quoi ressemblera Turcot, non pas une vidéo censée faire la promotion d’«intentions» ou de ce que pourrait devenir l’endroit si tant est qu’un décideur avait de la vision. D’où l’expression «publicité trompeuse», que j’utilise.

      D’ailleurs, le MTQ précise que «la vidéo correspond à la géométrie du projet présenté en novembre 2010». Il ne parle donc pas d’«intentions».

      François Cardinal

    • Vous pouvez dire tout de suite à votre fils que ces parcs verdoyant aux abords de l’autoroute ne verront jamais le jours. Ces endroits seront glauque aux maximum, peu de gens oseront si aventurer même en plein jours, les plantes rampantes feront place aux graffitis, les jeunes peu fréquentables en feront leur terrains de jeux pour vendre de la drogue et boire comme des trous. Pour les résidents des environs ces “parcs” deviendront une véritables plaies.

      2em point je suis heureux d’apprendre que les industries de Lachine seront détruite pour faire place à des habitations densément peuplé. Le seul problème c’est que ces habitants n’auront pas d’emploi. Mais peu importe, ce n,est qu’un détails dans le monde magique des urbanistes: ce qui est important c’est que Montréal ressemble a une ville européenne, donc avec un taux de chômage élevé.

    • Les vidéos interactifs de centre d’achat pour la location montre des marées humaines pour faire saliver les commerçants et sur les échangeurs y’a pas un chat alors qu’on sait que ça sera éternellement bouché. C’est bon pour nous dire de quoi ça aura l’air mais on devrait laisser faire les gens virtuels. Seuls les faits comptent.

    • ..Mais quelle est la fonction première d’un échangeur? C’est assez simple: D’abord, on attend de cet ouvrage qu’il remplisse adéquatement son rôle. On doit aussi exiger qu’il soit bien conçu, (pas comme l’échangeur Acadie), qu’il soit bien construit (pas comme Turcot) et qu’il dure (pas comme le pont Champlain) et, si on en a les moyens, qu’il soit élégant, joli et même qu’on en diffuse la photo un peu partout et que nous en soyons fiers.(Comme Millau).

      Mais cette idée saugrenue de vouloir qu’un pareil ouvrage devienne un «milieu de vie»!!?? On me paierait cher pour que j’aille m’installer aux abords ou au milieu d’un échangeur. On aura beau poser du gazon, planter des arbres, construire des pistes cyclables, il n’en demeurera pas moins que des dizaines de milliers de véhicules passeront par là avec tout ce que cela suppose de nuisances.

      Alors, on peut «modéliser» tout ce qu’on veut, un pareil échangeur, ça demeure un échangeur. À moins qu’on réussisse soit à se doter d’un parc de véhicules à émissions zéro ou que l’on réussisse à tout transporter par transports en commun. En attendant, minimisons les nuisances mais ne rêvons pas en couleur verte quand on parle d’un échangeur d’une telle envergure.

    • Fascinante vidéo! La réalité sera sûrement moins belle mais dans le climat de morosité actuelle, ça fait du bien de rêver. Je pose seulement une question: où va-t-on trouver des ingénieurs et des entrepreneurs honnêtes pour faire le boulot?

    • Deux petits points:

      Premièrement, on n’aura pas besoin d’exproprier les entreprises pour qu’il y ait du développement résidentiel le long du canal de Lachine. Dans le passé, les entreprises s’y installaient à cause de la présence du canal qui comblait certains besoins de ces entreprises (transport, eau, énergie, rejets des déchets). Maintenant, les besoins des entreprises sont comblés différemment et celles-ci n’ont plus d’avantage stratégique à s’installer le long du canal (leurs besoins seront mieux comblés dans un quartier industriel plus moderne et mieux localisé). Le canal de Lachine devient cependant une valeur ajoutée pour la construction résidentielle. Vivre près du canal est en demande. Les entreprises verront leurs terrains prendre de la valeur pour de la construction résidentielle et profiteront de cette occasion pour se relocaliser et moderniser leurs installations. Si vivre trop près d’une autoroute n’est pas très populaire, vivre trop près de quartiers industriels ne l’est pas beaucoup plus.

      En ce qui concerne le tramway qui est annoncé dans le vidéo, mais qui n’est pas réellement prévu, encore moins financé, je blâme les opposants à Turcot et les environnementalistes. En n’étant pas assez pragmatiques et en criant “NON” systématiquement au projet du Ministère des Transports, les opposants se sont peinturés dans le coin et deviennent “ignorables”. Si plutôt que de s’opposer à tout et à rien, ils avaient simplement dit: “nous n’aimons par Turcot, nous croyons que c’est un mauvais projet. Cependant, si vous intégrez des tramways et d’autres mesures de transport en commun (dont nous avons besoin de toute façon), alors ce ne sera pas trop mal”. Les environnementalistes préfèrent avoir raison que de gagner certains points bien concrets. Si les environnementalistes et les défenseurs du transport en commun exigeaient que pour chaque dollar qu’on investit sur les routes, on en mettait 2 ou 3 dans le transport en commun plutôt que de simplement s’opposer à tout et ne rien obtenir, leur cause avancerait beaucoup plus rapidement (sans compter que la présence de nouvelles installations de transport en commun réduirait la demande pour de futures routes). En faisant comme ça, c’est mettre les bœufs devant la charrue).

      Finalement, je voudrais simplement ajouter que je crois encore à un lien ferroviaire entre l’aéroport et le centre-ville. Ce n’est pas parce que trop d’environnementalistes (pas tous) veulent absolument avoir raison, quitte à sacrifier l’avancement de leurs objectifs plutôt que de faire des concessions, que l’AMT et Aéroports de Montréal ne feront pas preuve de pragmatisme et ne trouveront pas un terrain d’entente.

      Patrick Neault

    • Au gouvernement, il y a une expression consacrée pour ce genre de présentation “conceptuelle” : on appelle ça un “show de boucane”. La dernière chose que les concepteurs de tels vidéo ou autres prototypes veulent, c’est de représenter la réalité. Il faut voir ça comme une infopub, du genre qui veut vous faire croire que vous aurez des muscles abdominaux en acier malgré le fait que vous écoutez 40 heures de télé par semaine et que vous mangez des barils de poulet frit. Les techniques utilisées sont bien plus celles des publicitaires, et non pas celles des architectes ou des urbanistes.

    • Le maire tremblay a fait preuve d’une vision d’avenir une seule fois lorsqu’il était à la tête de Montréal: Lorsqu’il a présenté son concept d’échangeur compact, écolo et urbain. À l’époque, M. Cardinal soutenait que le projet avait été présenté trop tard pour être recevable. On parlait de 2012 comme échéancier de début des travaux! (lol). Comme si on avait manqué de temps pour faire les études nécessaires…

      L’article de F. Cardional: http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201004/22/01-4273274-trop-peu-trop-tard.php

      Lien vers une image du concept présenté par la ville:
      http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/04/20100421-151101.html

      Je crois encore que ce serait la meilleur solution.

    • Moi,M.Cardinal. J’aurais répondu à mon fils.
      «« Fils, tu sais dans la vie il y a des personnes ignorantes ( Ceux qui croient à la Fée des dents,ceux qui croient au père Noël, et ceux qui croient qu’ils vont allés au Paradis à la fin de leur jour(à leur mort.»»

      Et, d’un autre coté, il y a des personnes qui vont à l’université pour apprendre ce que ces personnes que je t’ai nommé plus haut,ne veule apprendre ou ne veulent acceptés.»»

      Donc, si certaines personnes sont capables de nous dires ce en quoi l’avenir va ressembler, c’est qu’ils ont été à l’université et ont étudiés ce que certains d’entre nous sont incapable de faire.
      M.Cardinal.Il me semble que la réponse était très facile à rendre à votre fils.
      Bonne réflexion.
      Gilles.

    • Bravo M. l’architecte, sans la vision, les rêves des urbanistes, des designers urbains, des architectes, je n’ose imaginer dans quel monde nous vivrions, il est déjà assez noir.

      @gilles.b je vous suggère comme conseil à votre fils, de lui faire lire le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Vous accordez trop d’importance aux universitaire, la commission Charbonneau en est pleine.
      M.Leduc

    • @marcelleduc
      Heureusement que j’ai pas orienté ma vie sur un conte de fée comme vous.
      C’est ça le problème au Québec.
      Les bonnes femmes qui orientent leurs vies en version des contes de fées qu’elle ont lues.
      Elles attendent le Prince Charmant comme vous,c,est pourquoi depuis une génération le Québec n’avance pas, il stagne.
      Remarquez que je dis les bonnes femmes, mais j’aurais aussi bien dire les hommes maternisées du Québec.
      Même mentalité.
      C’est pourquoi le Québécois ,aussitôt qu’il a un problème il demande au Gouvermaman de lui venir en aide.
      Incapable de prendre une décision sans demander l’aide de la mamelle du Gouvermaman.
      Bonne réflexion ma chère Marcelle.
      Gilles.

    • Et pour votre information.
      La commission n’apprend rien à ceux qui ont un commerce ou qui ont déjà été en affaires.
      C’est comme ça que ça se passe dans le monde merveilleux des affaires.
      La commission Charbonneau fait voir aux gens de la petite classe comment nous brassons des affaires.
      Le monde est fait ainsi et c’est pas la Commission Charbonneau qui va en changé les règles.
      Tu rend service et tu attend le retour de l’ascenseur.
      Comme vous voyez nous sommes très loin de vos contes de fées.
      Gilles.

    • @marcelleduc
      Pour votre information.
      De 1972@1975 il y a eu l’enquête de la CECO sur le crime organiser.( La Mafia.)
      Pensez-vous qu’il y a eu une différence après la fin de l’enquête en 1975 ???
      Une enquête qui a durée trois ans ,qui a coûtée des millions et qui au final n’as rien donnée de positif.

      Pensez-vous qu’il va y avoir une différence après l’enquête de la Commission Charbonneau ??
      Comme vous pouvez voir nous sommes loin des contes de fées de votre St-Exupéry.

      Ce n’est pas le gouvernement qui va dire au monde des affaires comment faire leurs affaires.
      Contrairement à vous les citoyens qui aussitôt avez des problèmes demander l’aide du Gouvermaman le monde des affaires est autonome.
      Bonne réflexion ma chère Dame.
      Gilles.

    • @gilles.b
      Il y a tant de hargne dans votre commentaire, alors M.Gilles continuer de brasser votre affaire, excuser, vos affaires si cela peut vous soulager.
      M.Leduc

    • On a pas besoin de boules de crystal pour dire l’avenir. Il y aura des délais, des gens qui diront que ce n’est pas assez ceci ou pas assez cela. Il y aura des augmentations de coûts. Puis, tant qu’il n’y aura pas d’accident grave, de blessé causé par un bris d’infrastructure, il se trouvera toujours quelqu’un pour dire que ce n’est pas urgent, qu’on investit trop dans les routes, il faudrait plus de transport en commun, uniquement des transports en commun, etc. On a le don de saboter toutes initiatives.

    • Où sont les personnes du MTQ qui travaillent à ce projet? À Montréal ou à Québec?

      Comment des citoyens ordinaires pouvons-nous juger de la qualité du projet et du coût?

      J’entendais Richard Bergeron dire que le projet proposé coûte 4 fois trop cher si on compare à des trucs semblables en Europe. Il faisait allusion au chef d’oeuvre de Millau entre autre. Je crois qu’il parlait à ce moment-là du Pont Champlain mais j’imagine que Turcot ou Champlain c’est la même bouillie pour les chats.

      Le MTQ a mis combien de millions quand, il y a quelques années, il a fait la route qui mène au Saguenay? Il passe combien d’autos par jour sur cette route?

      Le MTQ est trop loin de nous pour comprendre nos besoins et l’urgence de les régler. Le MTQ se garroche pour tout le monde au Québec sauf pour le Grand Montréal. Inconsciemment, il souhaite nous étrangler.

    • Ce projet est une réplique du Turcot actuel avec quelques ajouts (tramways etc) qui sont un leurre; rien de nouveau, rien qui puisse me faire avouer que l,architecte-urbaniste-etc est visionnaire. M. Cardinal ne dit que la vérité, aussi je ne vois pas pourquoi on devrais sortir 3 milliards de dollars de nos poches pour un projet aussi ancien, sans solution environnmentale et urbanistique valable et excitante.

    • Moi je lui dirais: regarde fils, tu vois, Toy Story, le film avec Buzz et Woody, eh bien, comme moi tu sais que ce film ne représente pas la réalité, des Madame Patate, ça n’existe pas, les concepteurs du film on revisité le passé, comme ceux de cette vidéo revisitent un futur qui n’est pas encore, imagine dans le champ, comment, ils sont, jeune jedi. ;)

    • @jeanfrancoiscouture : Dans 30 ans, la majorité du parc automobile sera à zéro émission. Il ne restera que les poids lourds pour polluer. De plus, vu la forte demande pour des logements à Montréal, il n’y a aucun doute que tout espace disponible peut très rapidement devenir un “milieu de vie”.

      @montrealaise : Le “chef d’oeuvre” de Millau a un coût : c’est un projet entièrement privé (les profits du péage ne vont pas à l’État, ils ne servent pas à payer le transport en commun, mais vont directement au privé). Ce genre de modèle reposant sur l’entreprise privée est possible dans un pays socialiste comme la France, mais pas au Québec.

    • Bizarre, mais dans le cas des ateliers de St-Viateur Est, l’équipe de Richard Bergeron est à l’origine de l’expulsion ou expropriation sans compensation de petites entreprises pour faire place à des ateliers d’artistes à des prix 40% plus cher qu’actuellement. C’est bien beau que le monsieur vienne faire croire qu’il se préoccupe des entreprises le long du canal Lachine. La réalité c’est que son équipe est totalement incompétente et fait n’importe quoi en vase clos sans consulter personne et surtout pas les principaux intéressés.

      Désolé, mais le discours de Bergeron est aussi onirique que la vidéo du MTQ.

      Ce gars-là n’a plus aucune crédibilité en ce qui me concerne.

    • La vidéo a été produite par des étudiants amateurs sous le responsabilité du professeur Barcello de l’Université de Montréal.

    • @ 89170

      Tu dis: ” …Milau …reposant sur l’entreprise privée est possible dans un pays socialiste comme la France, mais pas au Québec.”

      C’est n’importe quoi ton affaire.

      Le pont de la 25 est un pont à haubans et est entièrement privé. À l’instar du pont de Millau, il y a des transports en commun sur le pont de la 25.

    • Tout le monde ou presque , maintenant, sait que les projets d’aménagement urbains sont élaborés en fonction du maximum de profits pour les société d’ingénierie et de construction, ainsi que du maximum de pots de vin pour les politiciens et fonctionnaires qui s’en approchent. Les utilisateurs sont au départ un prétexte et sont traités ensuite comme une contrainte.

      Pierre JC Allard

    • @louis-richard : Il y avait une pointe de sarcasme dans mon commentaire. Beaucoup de gens ont décrié le projet du pont de la 25 en en partie parce que c’était PPP et continuent de le faire pour des raisons idéologiques.

      Cela dit, le pont de la 25 a été fait en partenariat avec le privé, il n’a jamais été un projet entièrement privé. Le gouvernement a payé une partie de ce projet et il touche une partie des recettes du péage. De plus, il n’y a pas de voies réservées pour le transport en commun sur le pont (même si personnellement je suis contre l’utilisation systématique du transport en commun).

    • Dans toute cette saga on n’a pas écoûté les gens du quartier, et peu de journalistes ont souligné le mécontentement des opposants au projet. Je crois que Bergeron parle le langage de la raison et que le projet devrait être simplifié, amélioré. Tel qu’il est le projet est trop couteux et on fonce à toute vitesse vers un dépassement de coûts pharaonique comme avec le stade olympique, est-ce que c’est ce qu’on veut? Bravo pour votre artile M. Cardinal!

      M. Arnoldi ,

      Montréalais

    • Je doute à l’effet que le nouveau Turcot soit aussi bon et beau que ce qui est présenté dans les vidéos. Par contre, quand on regarde la situation actuelle sur l’ensemble du territoire couvert par ce projet, on constate que c’est une horreur épouvantable, alors je ne pense pas que l’on puisse faire pire que la situation actuelle, quoique on ne sait jamais…

      Pour ce qui est des terrains vacants rendus disponibles, je serais porté à penser qu’ils devraient être mis à la disposition des entreprises. Je vois mal installer des développements résidentiels enclavés entre une autoroute et les industries situées sur le bord du canal Lachine.

    • « L’échangeur Turcot »

      REVUE DE PRESSE_2010-11-12 par Nicolas Marier

      L’échangeur Turcot : les routes ne sont pas des routes

      Au-dessus de nos têtes, il ne s’agit pas de migration occasionnelle, ni d’une bande de canard de passage, mais bien d’une voie de circulation majeure. Mais pourquoi donc faudrait-il l’envisager seulement en termes techniques, ou seulement en débit de voitures ? Pourquoi faut-il que de telles infrastructures ou méga-structures soient enlignées sur des principes qui n’ont pas été revus depuis les années 50-60 ? Et encore, s’agit-il simplement d’une décision ministérielle ? Ou est-elle citoyenne avant tout !?!

      Sous les échangeurs, le soleil poindra-t-il ? Les routes ne sont pas des routes, elles sont des liens de communication dans le paysage, des lieux de passage bordant des maisons… Sous les échangeurs, la vie se poursuit ! Pourrait-on prendre en considération celle-ci ?

      On l’aura compris, il ne suffit pas de nommer son chien comme un chat pour en faire un chat. Il ne suffit pas de dire qu’il s’agit d’un projet « de développement urbain dans un contexte de développement durable » pour qu’il soit inscrit dans une réflexion substantielle. Ici, au Québec, est-il possible de mettre en place une pensée innovante, développée avec des principes de développement durable réels et de design de l’environnement humain ?

      Ce projet devrait porter une intention, livrer plus que du béton. À force de se contenter de compromis insipide, on devient soi-même sans goût. Sabordage ! Pourquoi accepter un compromis de 3 milliards ? Où sont les concours intégrateurs du génie créatif québécois ? Où sont les ateliers de réflexion fondée sur une pluridisciplinarité ? Si ce n’est pas dans l’espace public, où sont les lieux nous permettant une émulation du génie routier inséré dans nos villes, nos campagnes, nos villages, nos quartiers, nos vies !?

      N.M.

      http://www.kollectif.net/13565/revue-de-presse-de-kollectifnet-12-novembre-2010-de-la-politique-et-du-design/

    • « Revue de presse de Kollectif.net – 19 novembre 2010 – “L’échangeur Turcot – partie 2”

      « Surveiller et contrôler OU créer et innover? »

      Les lourds et gros rubans de béton des futurs échangeurs Turcot écraseront tout sur leurs passages.

      Certains regarderont le chantier évoluer depuis leurs téléviseurs, en pensant qu’il s’agit d’un documentaire sur une autre époque, et que, de toute façon, heureusement, ça ne se passe pas dans leur cour. D’autres s’en inquiètent déjà et se disent, tout de même, qu’il faudrait faire quelque chose. Ainsi apprenait-on, cette semaine, qu’un comité de vigilance assurera une surveillance. Bonne nouvelle! Et qui sont ces courageux, prêts à faire face à l’horreur les yeux grands ouverts? Il s’agit d’un comité formé du Conseil régional de l’environnement de Montréal, d’Équiterre, du Réseau des ingénieurs du Québec, du Forum Urba 2015 et de Transport 2000.

      Mais est-ce réellement une bonne nouvelle? Dès après cette annonce, nous sommes tenté de demander :

      - Et les autres, où sont-ils?

      Où sont les autres organismes qui pourraient prendre part au débat?
      Si on estime qu’il en va du bien commun, on pourra penser, par exemple, que les ordres professionnels, qui ont pour mission la protection du public, devraient s’impliquer. Pour en nommer que quelques-uns au passage :

      - L’Ordre des Urbanistes du Québec;
      - L’Association des Architectes Paysagistes du Québec;
      - L’Ordre des Architectes du Québec;
      - L’Association des designers industriels du Québec;
      - Etc.

      Et les élus?
      Certains semblent présents, d’autres pas. N’est-ce qu’une question d’allégeance politique que de se prononcer pour ou contre un projet d’une telle ampleur? A-t-on besoin de quelques conseillers experts de plus pour comprendre les enjeux, qui ne sont pas que monétaires?

      Mais ils existent ! Alors pourquoi ne pas ajouter au groupe des intervenants essentiels, ceux-là même dont l’expérience, la mission ou l’expertise est taillée sur mesure :

      - Design Montréal;
      - Mission Design;
      - Les urbanistes;
      - Les architectes-paysagistes;
      - Les designers;
      - Les architectes;
      - Etc.

      Toujours dans cette recherche d’alliés, on étendra la question aussi à ce groupe, primordial s’il en est un, formé par les citoyennes et citoyens!

      La population devrait-elle avoir le réflexe de revendiquer des concours multidisciplinaires pour certains mandats gigantesques de cette nature. Dans ce cas-ci, poser la question c’est déjà y répondre!

      Une dernière chose. Une surveillance, c’est bien. Une planification intégrant les notions actuelles de bonnes pratiques de design urbain, c’est mieux! Par les concours pluridisciplinaires on peut arriver à dépasser les idées-réflexes et reposer d’intelligentes questions. Si on transformait les Turcots de ce monde pour en faire non pas des réponses standardisées mais bien des occasions de réflexion plus large, contextuelles et contemporaines, nous serions certainement sur la bonne voie! Alors qu’attend-t-on pour démarer un intense remue-méninges interdisciplinaire, si nécessaire, et d’enfin retourner sur les planches à dessins?

      N.M.

    • Cette petite vidéo, qui ne m’avait pas impressionné en 2010, ne me fait pas plus d’effet aujourd’hui : une tentative malheureuse de nous faire gober un projet de 3,7 milliards.

      Deux petits chiffres, un trois et un sept, suivis du mot milliard. Qui se rend réellement compte de l’ampleur de la facture? 3,7 milliards, c’est trois mille sept cents millions! Trois mille sept cent fois un million. Ça commence à faire cher, très cher, pour une croisée de chemins. Plus cher encore si on considère que dans 50 ans, ce sera à refaire…

      Ça va prendre beaucoup plus qu’une petite animation 3D truffée de faussetés ou de choses inutiles (comme une enième piste cyclable est-ouest alors que ce dont on a besoin c’est des pistes nord-sud) pour faire passer la pilule…

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