Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Mercredi 27 mars 2013 | Mise en ligne à 7h45 | Commenter Commentaires (84)

    La bonne entente est-elle possible entre Anglos et Francos?

    gedi

    «Les relations anglo-franco fonctionnent très bien en pratique, mais moins en théorie.»

    La phrase est de Josh Freed, le chroniqueur de la Gazette qui m’accompagnait lundi soir, lors d’une rencontre organisée par le groupe Génération d’idées. Nous étions tous deux «mentors» pour une séance de remue-méninge sur la langue intitulé : «Pour mieux s’entendre».

    La quarantaine de personnes présente était invitée à «faire la démonstration que la bonne entente est possible entre anglophones et francophones».

    Exercice fascinant, surtout dans un contexte où les tensions semblent grandissantes sur la question. Des deux côtés de la clôture.

    Une partie des Francos pousse le PQ à multiplier les mesures coercitives pour redonner au français une place prépondérante, tout en réagissant très mal à ce qui leur semble être des reculs. Tandis qu’une partie des Anglos digèrent mal l’élection du PQ, ainsi que son projet de loi 14.

    On le voit dans les échanges sur les réseaux sociaux, dans la création de groupes comme Put Back the Flag et Equality Party 2.0, dans les réactions qui ont suivi la suggestion du ministre Lisée d’avoir un accueil bilingue dans les stations de métro du centre-ville, dans les réactions au blogue invité de lundi, etc.

    Un bon exemple est survenu jeudi dernier, lors d’un débat en anglais organisé par CBC Montreal. Les échanges entre les panélistes (Jean-François Lisée, Kevin Tierney, Aislin…) étaient fascinants, mais ils étaient très souvent enterrés sous les chahuts des spectateurs (et d’Anne-France Goldwater, qui multipliait les impolitesses), manifestement enragés contre le représentant du PQ…

    Donc, que faire pour bâtir des ponts au moment où plusieurs s’évertuent à les brûler?

    Voici quelques suggestions faites, pêle-mêle, après deux heures de réflexion intense par petits groupes :

    - Intégrer des anglophones dans les émissions francophones, et vice-versa,

    - Subventionner les activités culturelles et sportives qui rapprochent les communautés linguistiques,

    - Développer de meilleures structures d’accueil pour les immigrants,

    - Appliquer la loi 101, plutôt que de tenter de l’élargir,

    - Instaurer des écoles primaires bilingues,

    - Créer des programmes d’échanges entre Montréal et les différentes régions du Québec,

    - Favoriser les occasions de bénévolat dans l’autre communauté linguistique,

    - Traduire certains articles de La Presse en anglais, et certains articles de The Gazette en français,

    - Dresser une liste des similitudes qui existent entre les Anglos et les Francos qui résident à Montréal,

    - Nommer des ambassadeurs biculturels, comme Sugar Sammy ou Josh Freed.

    Les idées sont donc nombreuses, et touchent à différents aspects de la vie montréalaise. Personnellement, aussi intéressante soit cette liste, je trouve qu’il manque une chose : des mesures pour ramener les francophones sur l’île.

    Car l’exode se poursuit, comme l’a révélé lundi l’Institut de la statistique du Québec. Un exode qui «défrancise» l’île de Montréal, réduit la mixité linguistique et diminue les occasions d’échange, justement. D’où la nécessité de s’attaquer à cet enjeu aussi.

    Cela dit, rappelons que les relations entre les deux communautés sont toujours très bonnes aujourd’hui, malgré une escalade des inquiétudes croissantes de part et d’autre. En pratique, dans la rue, les cafés, les places publiques, cette relation va bien.

    Mais elle a encore besoin d’un peu d’aide, en théorie, pour éviter que les tensions s’emballent.

    Vous en pensez quoi, de ces idées? Vous en avez d’autres?


    • J’ai été élevé en billingue. Une mère plutôt anglo (irlando-québecoise) et un père canadien-français qui parle un anglais très fonctionnel. Je m’évalue chanceux, car c’est un privilège de parler aussi bien les deux langues. Aussi, j’ai cotoyé récemment les deux communautés linguistiques, les français de la rive-sud et plus récemment les anglos de l’ouest de l’île.

      je dois dire que je suis plutôt pessimiste pour qu’il y ait un accord mutuel, car les deux groupes sont perdus dans l’extrémisme et l’ignorance de l’autre.

    • La bonne entente est possible… si les anglos acceptent le fait qu’ils sont minoritaires et que la langue de la société québécoise, c’est le français.

    • Oui c’est possible. Comme vous le dites ça prend un peu de bonne volonté de part et d’autres. Et, des gens qui essaient de réaliser des choses.

      Demandez aux artistes qui restent dans le Mile End ou qui collaborent avec des artistes québécois anglophones s’ils y perdent au change: Arianne Moffat, Pagliaro, Jean leloup, Normand Brathwaite, pour ne nommer que ceux là.

      Normand Brathwaite se fait un plaisir d’accueillir à son émission des figures connues ou en devenir; on y gagne tous à les connaitre. C’est un exemple à suivre. Michel Rivard a-t-il perdu quelque chose en travaillant avec Anna McGarrigle. Arcade Fire est un mix d’anglos et de francos.

      Même chose du côté affaires. Les gens oublient-ils que sans Eric Kierans, René Lévesque n’aurait jamais fait Hydro-Québec ? Regardez CGI avec Serge Godin et Michael Roach; CGI c’est un succès maintenant mondial. Bombardier de même.

      Mais il faut accepter le fait que des deux côtés, il y aura des gens qui ne veulent pas que ça marche pour toutes sortes de raisons. Il faut élever le débat et trouver ce qui nous unit.

      Montréal c’est le New-York du nord; il faut capitaliser sur çà et accélérer les échanges.

    • Les médias pourraient grandement aider en cessant de donner une tribune aux illuminés de la SSJB, du Equality Party ou autres extrémistes…

    • J’aime bien les suggestions par les groupes de réflexion!

      Par ailleurs, comme ‘PaulAtreides’, je suis plutôt pessimiste et cela tant que le PQ sera au pouvoir. Ils ne changement pas et les anglophones auront bien raison de ne pas plier. Les anglophones au Québec sont tout autant de vrais Québécois(es) que les francophones, mais plusieurs parmi ces derniers ne voient pas les choses ainsi et voudraient un Québec francophones à 100%, replier sur lui-même et couper du monde.

    • Le problème des anglophones québécois est qu’ils se croient opprimés alors qu’ils forment la minorité la plus choyée au monde. Pour eux, la paix linguistique signifie que les francophones renoncent à modifier les lois afin de protéger leur langue. Pourtant, quand je vois une réunion de 19 francophones et de 1 unilingue anglophone qui se déroule en anglais, je me demande qui fait des efforts…

    • Bonjour monsieur Cardinal,

      Je pose la question suivante et si vous êtes en mesure d’y répondre, vous aurez possiblement expliquer la problématique: « Qu’ont fait les anglophones pour protéger la langue française ?»

      Nous sommes une minorité en Amérique du Nord et la distinction que fait la communauté française dans cette ensemble aurait dû inciter l’anglais canadien à la protéger et la promouvoir afin de se distinguer des États-Uniens.

      Au contraire, ils nous ont ignorer, dominants qu’ils sont dans cette ensemble, ils n’avaient pas besoin de le faire. Ainsi, la résistance des francophones canadiens s’est installée, et résistance indique indubitablement confrontation avec le dominant.

      Alors, dites à vos anglos d’amis ce qu’ils souhaitent faire pour protéger la langue française au Québec, et par extension au Canada.

      Salutations amicales,

    • C’est simple pourtant et c’est toujours la même recette prônée par les mêmes depuis des décennies. Que tous parlent anglais et il n’y aura plus de problèmes… Qu’on oublie à tout jamais l’anachronisme de parler français à Montréal et tout le monde sera heureux. C’est bien parti d’ailleurs selon ce que je constate à chacune de mes visites plutôt sporadiques à Montréal depuis plus de 15 ans.

      En résumé “Speak white” et tout le monde sera content…. Disons presque tous!!!

    • @seb.b
      “Pourtant, quand je vois une réunion de 19 francophones et de 1 unilingue anglophone qui se déroule en anglais, je me demande qui fait des efforts…”

      C’est vous qui l’avez dit… C’était comme ça il y a 40 ans avec le serment à la Reine en prime.

    • C`est probablement une nouvelle pour ben du monde mais les deux communautés vivent tres bien ensemble et je dirais même plus n`en forme qu`une ! Et ce, depuis des décennies imagine !

      Mais il suffit qu`un illuminé de l`OLF ou bedon un enragé du Suburban qui voit une opportunité et subitement on pense que la vie à Montréal c`est un conflit quotidien.
      Rien de plus faux et encore une fois ca démontre qu`une partie de la population est completement déconnectée de ce qu`est la vrai vie au quotidien.

      Est ce à dire que le Québec doive renoncer à son identité francaise ? Pas du tout au contraire mais il faut pour ce faire inclure les anglos et les allos dans le processus décisionnel au quotidien. Le problême actuel c`est que nous réservons le même traitement aux anglos que celui qui nous fut réservé il y a 50 ans. On décide pis tu te ferme la gueule.
      Moi je vois d`un bon oeil le role de monsieur Lisée aupres de la communauté anglophone mais ca va prendre du temps avant d`en sentir les effets.

      Maintenant pour la langue d`affichage c`est pas tres tres compliqué. Le conflit actuel est simplement causé par l`incompétence (une fois de plus) de la ville de Montréal .Dans n`importe quelle municipalité québécoise tu dois faire approuver (permis) une affiche ,grandeur,grosseur,couleur,lettrage etc etc. Comment se fait il alors que Montréal ne fasse pas respecter la loi en matiere d`affichage sur son territoire ? C`est de l`incompétence crasse que la commission Charbonneau nous illustre tellement bien !

      Ceux qui sont assez vieux pour le confirmer vous diront que la situation montréalaise n`a rien de comparable avec celle d`il y a 20,30 ou 40 ans loin de là. Oui il reste du travail à faire pour franciser Montréal mais c`est pas par manque de progres des anglophones car les nouvelles générations sont bilingues contrairement à leurs parents.

      Alors oui ,go pour l`idée d`avoir des ambassadeurs comme vous les nommez mais faudrait pas que ce soit à titre honorifique. Leur rôle doit être réel et ils doivent être choisis pour leur compréhension de la réalité montréalaise avant tout. La réalité c`est que le francais est en danger au Canada et que si des mesures concretes ne sont pas mises en place pour en favoriser l`usage ,la langue va disparaitre par manque de nécéssité . Et puisque ce ne sont pas les initiatives théoriques du reste du pays qui vont y contribuer, à nous de faire respecter les lois sur notre territoire.

    • Ça aide d’aimer les anglos et les allos et d’apprécier leur contribution considérable à notre société. Et vice versa. Ça suppose un niveau de bilinguisme élevé mais ça, c’est l’anathème au Québec.

    • @renegade1029

      Visionnez le débat de la CBC. Vous entendrez les chahuts dont je parle. Ce sont, en grande partie, des militants du Equality Party 2.0. Leur présence et leur perturbation n’ont rien à voir avec l’espace que les médias leur accordent. Votre solution est un peu simpliste.

      François Cardial

    • @ rayjean

      Ce qu’ont fait les Anglos pour sauver la langue française? Quand bien même ce serait rien, je ne m’en pffusquerais pas. Ce n’est pas leur combat. Ils en ont déjà assez avec le leur, c’est-à-dire la survie non pas de l’anglais, mais de la communauté anglo-montréalaise. Elle est en constante régression depuis 50 ans, alors que le nombre de francophones est demeuré stable sur la même période.

      Nous, minorité au pays, voyons peut-être cette communauté comme une représentante de la majorité anglophone qui nous entoure. Mais elle, d’abord et avant tout, se voit comme une minorité vulnérable dans une province francophone.

      Et il faudrait, en plus, qu’elle mène le nécessaire combat pour le fait français à notre place?

      François Cardinal

    • @ guygibo

      Je ne comprends pas votre cynisme, ni votre ironie. Les Anglos sont plus bilingues qu’ils ne l’ont jamais été. Ils sont plus intégrés que jamais. Les transferts linguistiques des allophones se font davantage vers le français que vers l’anglais.

      Et vous voyez une possible assimilation des Francos, une obligation de parler anglais au Québec? Pas de ça dont il est question.

      François Cardinal

    • J’ai travaillé avec plusieurs anglophones « de souche » (donc de descendance anglaise, irlandaise ou écossaise), et par expérience personnelle la majorité de ces anglophones comprennent la situation et n’ont pas de problèmes avec le français. Bien sûr, il y a encore des bornés qui vivent dans les années 60, mais il y a aussi des bornés francophones qui vivent dans le passé aussi.

      Par contre, on doit aussi parler des allophones… Les personnes les plus anti Loi 101 que j’ai connu, souvent ce ne sont pas des « anglos de souche » mais des allophones…

      Mais bon, pour les solutions. Les écoles bilingues, oui. Mais faut en tirer avantage. Ma fille la plus vieille va à l’école Vanguard, école spécialisée dans les troubles d’apprentissage). C’est l’une des rares écoles bilingues au Québec (c’est peut-être même la seule). Mais le problème, c’est que la seule interaction entre les élèves anglophones et francophones, c’est sur l’heure de lunch et pendant la récréation! D’ailleurs, j’ai mentionné à la directrice du conseil que l’école est une opportunité en or de faire le lien entre les deux communautés.

      Et oui, l’autre approche c’est par la culture. Mais il faut aussi éviter d’avoir des ghettos linguistiques/ethniques, et ça, ça commence par encourager les nouveaux arrivants à s’établir ailleurs qu’à Montréal (et dire les gens en « région » d’arrêter d’avoir peur des « étrangers », oui toi Jean lala Tremblay, c’est à toi que je parle).

    • - Dick Pound: «Le Québec est comme la Yougoslavie.»
      - J.P. Bryan: «Mettons tous les francophones sur un bateau et renvoyons-les en France, ou confinons-les dans un minuscule État indépendant. J’en ai assez de devoir tourner ma boîte de céréales pour trouver de l’anglais.»
      - Robert Lecker: «Le gouvernement québécois prône le fondamentalisme ethnique et la suprématie linguistique, en plus d’opprimer systématiquement les anglophones au nom de la pureté raciale.»
      - Lowell Green: «La situation linguistique au Québec est comparable à ce qui se passait dans l’Allemagne nazie. Combattons ces fascistes en chemises brunes qui persécutent les Anglo-Québécois.»
      - Anna Terrana: «Il y a un parallèle entre la montée du nazisme et ce qui se produit au Québec.»
      -Howard Galganov: «Les souverainistes sont des bâtards, et je ne m’arrêterai que quand les séparatistes n’existeront plus dans leur forme actuelle. Le sang va couler dans les rues tant que les séparatistes ne seront pas morts.»
      - Diane Francis: «Le séparatisme québécois est une conspiration, alimentée par un courant raciste.»
      - Barbara Amiel: «Si les séparatistes obtiennent leur État un jour, ce sera un pays bureaucratique, étatiste et intolérant.»
      - Vivian Rakoff: «La francophonie n’est qu’une vue de l’esprit et n’a pas de racines historiques.»
      - Gerry Weiner: «Le Québec est raciste, discriminatoire, ethnocentrique et anti-canadien.»
      - Paul Robinson: «Évidemment, je déteste les séparatistes autant que les Canadiens peuvent les détester. René Lévesque aurait dû se faire passer la corde au cou. Le bilinguisme est absurde».
      - Nick Discepola: «Le Québec n’est pas aussi ouvert aux droits de la minorité anglophone que l’Ontario, le Manitoba ou le Nouveau-Brunswick le sont à l’égard des francophones.»
      - Bill Johnson: «Au Québec, le gouvernement, la presque totalité de la presse francophone et une kyrielle d’artistes sont les fondements d’un nationalisme ethnique agressif.»
      - CFRB: «Le français doit-il vraiment être notre deuxième langue officielle?»
      - Howard Galganov: «Marcel Laurin était une pourriture qui n’avait aucune valeur. Réjouissons-nous de sa mort.»
      - Ian Dowbiggin: «La politique paranoïaque des séparatistes a contribué à l’augmentation du nombre de suicides et de divorces, de même qu’à l’aggravation du décrochage scolaire.»
      - Daniel Sanger: «Certains Français, de l’école de Jean-Marie Le Pen font leurs bagages et sont en train de déménager au Québec dans le cadre d’une quête de pureté.»
      - Richard Lafferty: «Le nationalisme québécois s’apparente à une forme de démagogie qui n’a rien à envier à ce que Hitler faisait.»
      - Canadians against bilinguism: «La loi sur les langues officielles ne sert que les francophones.»
      - Barry Melrose: «Il ne faut pas confondre les Canadiens-anglais et les Canadiens-français. Nous détestons ces derniers.»
      - Rex Brynen: «Le Hezbollah est au Liban ce que le Parti québécois est au Québec.»
      - Barbara Kay: «André Boisclair et Gilles Duceppe sont des pro-terroristes et le Québec d’être une province antisémite.»
      - Jan Wong: «Partout, parler de pureté raciale est répugnant, mais pas au Québec.»
      - Ryan Smale: «Je me cherche sur une arme pour tuer des Québécois.»
      - Ben Lemieux: «Le Québec est néofaciste et le quart des Québécois sont fonctionnellement illettrés.»
      - Garth Turner: Les Québécois sont hostiles, avares, machos, égoïstes et sont des losers qui prônent la balkanisation du pays.»

      Et vous voudriez qu’on se rapproche de ça…

    • Je trouve que ses débats partent sur de fausses prémisses… On a tendance à toujours évaluer la bonne entente de ses 2 communautés en les mettant sur un pied d’égalité, comme si chacune était autant responsable que l’autre. Ce qui est évidemment une faute logique. Il se trouve qu’il y a une communauté majoritaire francophone et une petite communauté minoritaire anglophone. Le devoir d’intégration principal incombe donc naturellement à la minorité qui doit s’adapter à la norme.

      La plupart de vos actions suggérées, bien que se basant sur de bons sentiments, tombent toutefois dans le piège logique de mettre l’anglais et le français sur un pied d’égalité, ce qui est évidemment absurde. Comme un précédent commentateur le mentionnait, la véritable bonne entente sera possible lorsque les anglophones commenceront à assumer qu’ils sont une minorité dans un État francophone (alors qu’ils se voient comme une majorité d’un État bilingue, ce qui n’est pas faux si on pense à nos voisins du ROC).

      En bref, il faut cesser de tout évaluer avec des rapports culturels égalitaires; ce serait faire le jeu du multiculturalisme. Il faut comprendre qu’il existe une culture majoritaire au Québec, et que celle-ci constitue la norme. Ce n’est évidemment pas un passe-droit pour des dérives, mais cela réglerait bien des choses que de l’assumer.

    • Seb.b

      Je vais dans le même sens que vous. Les anglophones n’ont aucun problème avec les francophones du moment qu’ils parlent anglais, et qu’ils soient fédéralistes…

      Malheureusement, l’affirmation des francophones sonne à leurs oreilles comme une négation de ce qu’ils sont…8% de la population, à ça il faut ajouter tous les autres allophones…

    • Ma femme est anglophone, bilingue (immigrant 2eme génération tout comme moi mais d’origine différente). Pour ces amies allez en région c’est faire son magasinage au Carefour Laval. Dans le meilleur des cas ces gens ne sont pas intéressé au nous, à notre culture ou à nous cotoyer. Il vivent bien mal que Montréal fasse parti du Québec.

      Dans le pire des cas, ils souhaite carrément notre disparition (aka Robert Libman qui dit: «ma plus grand crainte est une augmentation de la natalité des pure laine»).

      Que voulez-vous discuter avec ces gens?

      Korut Zelva

    • Je suis né à Montréal. Après un long détour, je viens d’y passer deux années intéressantes avant de repartir pour le Sud-Ouest ontarien où les francophones sont évidemment en minorité. Premier constat, à Montréal, dans la rue, les gens n’ont pas de problème avec l’anglais ou le français. Je demeurais dans le Plateau et, grosso modo, c’était environ 70% franco et le reste en anglais. Deuxième constat, j’ai été étonné de voir à quel point les anglophones se sont mis à l’étude du français. De fait, si ma mémoire est bonne, les anglophones sont plus nombreux à apprendre le français que les francophones à s’initier à l’anglais (il y a eu un sondage à cet effet il y a quelques mois je crois). Finalement, il est évident que l’exode des familles vers la banlieue contribue à défranciser la métropole mais, cela importe-t-il vraiment? Oui si les nouveaux arrivants ne sont pas incités à apprendre la langue de la majorité. Dans le cas contraire, je ne vois pas le problème ou, s’il y en a un c’est que Montréal perdra son statut de plus grande ville francophone en Amérique au profit de Québec ou Laval. À l’échelle du Québec, cela ne changera rien … ou si peu

      Daniel Richard

    • Voyons voir,
      Le gouvernement péquiste ainssi que d’autres extrémistes francophones décident entre eux comment un anglophone devrait vivre au Québec. Inutile de demander au principal intéressé,l’Anglo, ce qu’il en pense! Il n’aura qu’a subir.
      L’Anglos doit travailler,lire, écrire,s’informer,se divertir,se faire soigner,s’éduquer,dépenser,communiquer en français de plus il doit s’ouvrir a la souveraineté du Québec. Donc,il doit s’effacer completement. Il doit disparaitre.
      Seulement sous ces conditions sera-t-il peut-être accepté.
      On ne peut pas dicter a une personne libre la façon de vivre.
      Alors dites-moi ce qui restera de l’Anglo apres ce génocide planifié?
      Ces conditions qui étaient inacceptables jadis pour un Franco sont devenues acceptables lorsqu’elles s’appliquent au Anglos aujourd’hui.
      Quelle hypocrésie!
      Pourtant il y a une solution: Pourquoi ne pas vivre et laisser vivre?

    • Quand tout le monde aura le droit de parler sa langue maternelle, tout en étant compris par tout le monde. On aura créé un monde meilleur…

      Mais il y a trop, au Québec, de ces intégristes de la langue à la manière de cette affirmation de “Speak White” ou bien “En français SVP”, ça devient vite une exigence de soumission à la volonté de l’autre.

      Je te parle en anglais, tu me parles en français et on se comprend quand même… La vie est belle.

      Vive le bilinguisme !

    • renegade1029

      27 mars 2013
      08h17

      “Les médias pourraient grandement aider en cessant de donner une tribune aux illuminés de la SSJB, du Equality Party ou autres extrémistes…”

      Ca c’est beaucoup trop vrai…

      En faite je ne comprend meme pas pourquoi c’est un sujet qui fait tant reagir au ici qu Quebec. J’ai presque honte d’etre Quebecois quand je vois qu’on doit faire des debats et des etudes sur la cohabitation des francos et des anglos… On a pas evolué une cenne au Quebec , on a des racistes a tout les coins de rue , on a des francos qui haissent les anglos et vice versa… On demanderais la raison aux francos et je suis sur que pour plusieurs se serait “On est au Quebec et au Quebec on parle francais”…

      C’est tres genant , une chance que personne ne s’interesse a nos probleme en dehors de nous meme.

      Le Quebec est bilingue et a interet a le resté. Tout ceux qui croit qu’une langue en particulier devrait dominer sont des racistes , et ont sait que des racistes au Quebec y’en a une bonne pelletée.

      Esce qu’on va evoluer un jour ? Esce qu’on va comprendre que les francos et les anglos peuvent tres bien cohabité. Les paranoiaques qui croient que le francais va disparaitre n’ont pas raison et je dirais meme qu’ils sont ridicules.

      Mon point est deja bien illustré dans les commentaires du billet… N’avez vous pas honte comme moi ?

    • Et c`est habituellement là que le débat dérape et devient stérile.
      Un petit mot à tendance haineuse,une citation dénuée de contexte ,une allégeance politique indécrottable ou des exemples qui n`ont plus rien à voir avec 2013.

      C`est juste que c`est moche de contamment ramener des choses qui n`apportent rien au débat et qui ne nous font pas progresser collectivement. Depuis des décennies on reste sur des positions soit vieillottes ou soit en mal de modernisme alors qu`on aurait l`occasion de contribuer ;a la conversation avec des faits et des réalités.

    • Je parle 3 langues et j’utilise celle qui me simplifie la vie selon les situations. Je considere les lanques comme un moyen de communication et rien d’autre. La culture est plus rattaché a une région qu’a une langue. Regardez les differences entre l’alberta et l’ontario ou les maritimes, entre la Floride, le Montana et la Californie, tous des endroits anglophones et pourtant des cultures completement differentes. Et vous trouverez la meme chose dans bien des pays moins grand qu’ici.

    • Je soutiens absolument l’idée de traduire les pages d’opinion de la Gazette, et pourquoi pas du Globe & Mail et du National Post. Les francophones pourraient constater la quantité astronomique de fiel qui est dévouée les diminuer et les diaboliser.

    • @fffmorin
      Ce sont probablement toujours les mêmes qui écrivent les messages fielleux. Le 1%.
      Ils ont leurs “Respectable” eux aussi.

    • “je trouve qu’il manque une chose : des mesures pour ramener les francophones sur l’île.”

      L’île c’est devenu trop chère pour la majorité des ménages moyens, peu importe la langue parlée. C’est la raison principale pour laquelle les gens quittent l’île.

    • La véritable bonne entente ne sera possible que lorsque le Québec sera un pays. Pour l’instant, lorsqu’ils vivent à Montréal, les francophones se considèrent au Québec, et les anglophones, au Canada. Les premiers pensent que tout le monde devrait pouvoir parler la langue commune du Québec, alors que les seconds ne voient pas pourquoi ils seraient forcés de parler le français étant donné que “le Canada est un pays bilingue”. Ce quiproquo est à la base de toutes les tensions linguistiques à Montréal.
      Le bilinguisme est évidemment une bonne chose au niveau individuel, mais tant que le Québec fera partie du Canada il ne sera qu’un préambule à la marginalisation de la langue minoritaire du pays, le français.

    • @crahenlas 9h55

      Comment vous remercier M ou Mme pour votre message, vous mettez le doigt sur le bobo et vous exprimez de façon claire et nette la réalité.

    • @crahenlas,
      Vous avez raison mais au Québec on a voté 2 fois POUR le Canada et non pour le pays du Québec.
      Les québécois aiment leur Canada même avec toutes ses imperfections. Les québécois aiment leur pays bilingue et ne sont pas prêt à rejeter cette valeur canadienne.
      Les francophones qui ne se considèrent pas canadien devraient reconnaitre la réalité.
      Nous vivons dans la PROVINCE du Québec dans le pays CANADA.
      Prétendre et faire semblant que le Québec est un pays n’aide en rien la réalité.

    • @crahenlas

      Merci de parler au nom de tous les francophones, je viens d’apprendre que je me considère “au Québec”. Non monsieur (ou madame), je suis ici au Canada et ferais tout pour vous confronter dans vos désillusions.

    • Il manque de leadership à Montréal. Il faudrait commencer par définir les aspirations de la ville, comme Québec qui à su se redéfinir dans les dernières années. Montréal, une grosse ville de province ou une métropole internationale. Une ville ouverte sur le monde ou repliée sur elle-même. Fier de son multiculturalisme ou de sa francophilie. L’un malheureusement excluant souvent l’autre.

      Surtout, Montréal doit cesser de se faire définir par ceux qui n’y habite pas. J’habite Montréal et trop souvent, je ne reconnais pas ma ville dans les débats qui font rage sur la place publique. Elle doit cesser d’être le porte-étendard des combats désuets de générations amères. C’est par fierté que le français doit s’imposer et non par la contraintes. C’est des ponts entre les communautés dont la ville à besoin et non des frontières. Montréal doit surtout sortir de son provincialisme politique pour devenir une ville qui à le potentiel de rayonner à l’international.

    • Je vis dans une copropriété depuis 15 ans. Nous sommes cinq copropriétaires: 3 anglophones et 2 francophones. Tout le monde est bilingue, tout le monde passe d’une langue à l’autre, il n’y a aucun conflit, au contraire, nous nous comprenons très bien. J’imagine que les hystériques de la SSJB piqueraient une crise s’ils apprenaient que je parle en anglais parfois avec mes voisins, tout comme les “cry-babies” du Equality Party hurleraient s’ils voyaient mes voisins me parler français. Mais dans les faits, qu’est-ce qu’on s’en balance de la SSJB (ce débris de notre nationalisme borné et ultramontain du 19e siècle) et du Equality Party braillard! J’adore être bilingue: j’ai accès autant à la culture francophone qu’à la culture anglophone. Pourquoi devrais-je restreindre mes horizons au seul Québec?

      André Cartier

    • À ppp4960.
      Je ne comprends pas. Vous parlez d’allo(phones) et de bilinguisme. Donc, vous trouvez correct que ces allophones aient à fonctionner en société dans une autre langue que la leur. Pourquoi pas la même chose pour les anglophones?

      D’ailleurs, pour moi, des allophones, ça n’existe pas. Tout le monde fonctionne au Canada en français ou en anglais. Personne ne s’attend à être servi en chinois, en arabe ou en italien dans les commerces ou dans les administrations, ou à communiquer dans ces langues avec des inconnus.

      (Et personne ne s’attend à fonctionner en français dans le ROC, soit dit en passant.)

    • À crahenlas.
      Le Canada n’est pas un pays bilingue. C’est le gouvernement du Canada qui est (censé être) bilingue. Aucune loi canadienne ne déclare qu’on devrait pouvoir fonctionner en société en français ou en anglais.

    • “La bonne entente est-elle possible entre Anglos et Francos?”

      Au niveau personnel pas de problème, c’est au niveau des institutions et des lois que ça se gâte.

      Ça sera possible dès lors où on cessera de protéger le Français en attaquant les droits des autres…

      Exemple. A Saint-Lazare près de chez moi (près de 40% d’anglophones) la ville s’est vu ordonner de cesser de donner des services en anglais. Fini par exemple les circulaires d’information bilingues. Les anglos sont furieux et se sentent attaqués et discriminés. Je les comprends.

      P Brasseur.

    • @ rogerheb et petitblanc:
      Désolé de vous sortir si brutalement de votre monde de rêve, mais il est indéniable que la grande majorité des habitant du Québec se considèrent à présent comme des Québécois d’abord et des Canadiens ensuite (if at all).
      Quant à votre beau Canada bilingue, M. Harper est en train de mettre fin à cette fiction une bonne fois pour toutes. Le Canada est un pays anglophone à héritage britannique et la parenthèse trudeauiste est bel et bien terminée.
      Je suis bilingue et fier de l’être et considère que la communauté anglophone constitue une richesse pour le Québec… mais pour notre bien à tous, il vaudrait mieux que l’on mette fin à la situation actuelle (voir mon message précédent), qui est intenable. Il faut régler la question nationale pour enfin avoir une paix linguistique durable au Québec

    • Il suffit de lire sur l’histoire du canada et du Québec pour s’apercevoir qu’il n’y a pas d’entente possible entre francos et anglos. Le jour ou les anglos accepteront et respecteront la réalité du fait français du Québec et cesseront d’être condescendant vis-à-vis les francophones, ça deviendra possible. Je ne me fais aucune illusion la dessus.
      Il y a aussi l’autre facette de l’histoire du canada et du Québec pas plus reluisante. Celle des larbins french canadians au service du ROC; ceux qui applaudissent quand on leur tire dans le pied. Ces inférieurement complexés qui n’ont aucune fierté du fait de leur francophonie et qui travaillent contre le fait français au Québec. L’histoire est truffée de trahisons des larbins envers leur propre nation.
      Que quelqu’un m’explique ce qu’il y a de si terrible à affirmer que les Québécois francophones ont le DROIT de travailler dans leur langue. Pourquoi est-ce que les larbins font tout pour torpiller le droit des francophones du Québec? Pourquoi est-ce que les larbins acceptent que 49 travaileurs francophones doivent travailler en anglais parce que le boss est trop lâche et trop refermé sur lui-même pour apprendre le français.
      Et pourquoi est-ce que les anglos se battent tant pour ne pas avoir à apprendre le français…qui est-ce qui est le plus refermé sur lui-même???

      Sylvain Pelletier

    • @rogerheb

      Le Québec compte 340 écoles primaires et secondaires de langue anglaise, huit collèges et trois universités anglophones. On compte également 15 hôpitaux anglophones, 4 stations télé, une vingtaine de stations de radio, une dizaine de journaux, dont un grand quotidien, the Gazette. Les institutions anglophones accaparent près de 30% des budgets en santé et au niveau de l’éducation supérieure malgré le fait que la communauté anglophone compte pour moins de 10% de la population, pauvre minorité opprimée et incapable de vivre dans sa langue, plus persécutée que ça, tu meurs, c’est vrai que ça doit être insupportable de demander un billet de métro à un changeur en français…

    • @crahenlas
      Nous avons réglé la question nationale deux fois plutôt qu’une. Vous vous refusez d’en accepter le résultat. Allons-nous faire des référendums jusqu’à ce que le Québec ait un résultat qui fera votre affaire? La majorité s’est déjà prononcée.

    • Quand j’entends des anglos dire qu’ils sont d’accord avec la loi 101,ca me fait bien rire.
      Ce ne sont pas les libéraux,l’union nationale ou quelqu’autre parti politique qui aurait pu créer la loi 101..Ca prenait le PQ pour le faire.Et croyez-moi,ils l’ont fait contre vents et marées sans l’appui d’AUCUN anglophone.
      Ce n’est que quelques années plus tard,quand ils ont réalisé qu’ils ne pouvaient plus rien y changer,qu’on a commencé a entendre certains anglos(pas tous soyez-en surs)déclarer qu’ils étaient d”’accord” avec cette loi…
      Soyez assuré d’une chose,l’immense majorité des anglos,si on leur donnait le pouvoir,détruiraient cette loi immédiatement et pour toujours,et c’est facile a comprendre:leur intéret a eux c’est de voir l’anglais dominer,pas le francais.
      Ceci dit,le fait que la culture anglophone est si dominante dans le monde entier et au Québec en particulier,jumelé au manque de plus en plus flagrant de respect des francos-québécois envers leur propre langue n’annonce rien de bon pour l’avenir du francais a moyen et a long terme…

    • @cad3

      «Le Québec est néofaciste et le quart des Québécois sont fonctionnellement illettrés.»

      Malheureusement, le quart des Québécois sont des analphabètes fonctionnels, incapable de lire et comprendre un court article de journal. C’est fou mais c’est la réalité.

    • Ce qu’il manque, c’est des leaders anglophones qui encouragent leur communauté à accepter le fait français, et surtout à plus s’intéresser et à s’intégrer dans la vie culturelle de la majorité francophone, au lieu de passer toutes leurs énergies à crier qu’ils sont une minorité persécutée et à militer pour un “droit” à ne porter aucun intérêt à l’environnement francophone. On ne peut prétendre améliorer la situation tant et aussi longtemps que les rencontres avec nos voisins anglos ressembleront à des rencontres avec des touristes qui n’ont jamais entendu parler de nous («Who is Arianne Moffatt? Who is Dédé Fortin?… Never heard of them, sorry.»).

      À ça, j’ajouterais (en sachant que ça n’arrivera jamais) qu’il faut abolir l’apartheid des commissions scolaires linguistiques. (Et idem pour l’apartheid scolaire confessionnel.) On ne devient pas une même société et solidaires en ségréguant les enfants dès le plus jeune âge.

    • Il aurait été du devoir de la Gazette de tout mettre en œuvre pour que les anglos et les francos de la grande région montréalaise puissent vivre côte à côte dans la meilleures des harmonies. Au contraire, la Gazette a toujours su mettre de l’huile sur le feu et semer ni plus ni moins que de la haine envers les francophones. Toute la grande région montréalaise devrait être REDESSINÉE au plan de ses municipalités que ce soit par des fusions, défusions ou autres. Quand on disait UNE ILE UNE VILLE, c’était un projet extrêmement valorisant. Cependant, on sait que les fiefs anglos ont tout fait pour conserver le statut-quo. La cause linguistique, finalement, rend service à bien des anglais qui en profitent pour conserver autour de leurs villes une palissade pour ne pas entendre parler français.
      L’avenir de la région montréalaise passe par un meilleur ART DE VIVRE pour les deux communautés linguistiques.
      Gilles Pelletier, Québec

    • J’ai le bonheur d’avoir fait des études en français et en anglais et mon travail m’a amené sur plusieurs continents. Mes petits enfants sont en mode d’apprentissage des deux langues (4 et 6 ans).Si pour vous, ”entendre”une autre langue vous choque et indispose c’est votre droit et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans le Québec profond. Mais si le Canada n’est pas assez grand pour vous, je vous recommande un apprentissage en espagnol également.

      Message aux tuques profondes en fibre kébékoise….Je souhaite qu’ Harper ou une matante vous la donne votre indépendance . Ainsi on en aura fini de vous entendre vous lamenter que c’est toujours la faute des autres. On pourra aussi vous ignorer et ne pas être toujours en mode politique d’écoute de vos lamentations sur votre litanie de records peu enviables d’une liste déjà trop longue…Comme disent les français au sujet des martiniquais vous pêcher à droite et à gauche de la chaloupe.Ainsi nous pourrons avisager avec sérénité un contrat avec le Clan Panneton

      À Montréal ….le seul problème c’est pour ceux qui ne maîtrise pas le français ET l’anglais. Des born loosers de premier ordre, tant chez les francos que les anglos..Des anachronismes du 19e sciècle.
      .

    • @rogerheb: 51% – 49% vous trouvez ça “réglé”? Pas moi.

    • crahenlas

      “51% – 49% vous trouvez ça “réglé”? Pas moi.”

      En fait oui c’est réglé, même si par magie ça revirerait 51-49 dans l’autre sens, s’engager dans un projet d’indépendance avec la moitié (et potentiellement plus en cas de remous…) de la population qui s’y oppose c’est irréaliste voire stupide, ça se terminerait à coup sûr par une catastrophe économique et ça se terminerait probablement par un humiliant retour au bercail.

      P Brasseur

    • C’est très drôle de voir les souverainistes avec leurs pensées magique qui croient que la souveraineté pourrait réglé les problèmes de langue.

      Au contraire, c’est là que les problèmes commencerait. Il faut vivre avec les anglais qu’on soit souverain ou non. La création d’un pays ne ferait qu’augmenter nos responsabilité face à la minorité et augmenter le sentiment de résistance des anglophones.

      C’est les petits groupes d’extrémiste des deux cotés de la barrière qui font les tensions. Je connais beaucoup d’anglais québécois qui parle un français parfait et qui accepte le fait que c’est français ici. Il est très amusant de voir les gens citer des ”haters québécois” pour dire que tout les anglais sont dans le même bateau, quelle beau sophisme.

      La loi 14 est à toute fin pratique inutile car c’est la loi 101 qu’il faut respecter, il existe encore aujourd’hui des grosses entreprises qui forcent leurs employés à communiquer en anglais même si 90% des employés sont français… C’est ridicule, même les anglais qui côtoient mes amis qui vivent cette situation le croient aussi mais c’est les patrons qui créent ce problème qui ne devrait pas en être un…

      Pour moi, pour recevoir, il faut donner, le projet de loi 14 travail à contre-courant. C’est la 101 qui doit primer et on doit travailler pour quelle soit respecter. Se n’est pas de s’attaquer à des affiches, à des menus ou des écoles qu’il faut mais de surveiller l’éthique de travail des mauvais patrons.

      F.Collin

    • M.Cardinal, ce n’est pas la 1e fois que vous écrivez sur les relations entre anglos et francos, d’ailleurs d’autres confrères de votre journal le font, ici je pense à Cassivi, Boisvert, Lagacé et so on. En vous lisant, j’ai parfois l’impression que vous servez d’idiots utiles à nos amis anglophones. Allez vous comprendre que parmi la ribambelle de gugusses énumérer ci-dessus, rien ne fera l’affaire pour rapprocher les 2 solitudes, le jour ou il y aura un réel rapprochement c’est le jour ou une mince frange anglophone votera pour le P.Q. il n’y a qu’à voir les résultats aux élections, le vote des anglos. est toujours acquis au parti libéral. Pour les Anglos le P.Q. est le parti du démon, du nationaliste ethnique, pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé, peut-être êtes-vous trop jeune pour vous souvenir de Gérald Godin qui avait tenté de faire un pont entre les diverses communautés, très sympathique M.Godin mais s’en plus, il était du mauvais côté. Je vous pose une question M.Cardinal comment ce fait-il que depuis l’élection du P.Q. il y a autant d’agressivité et d’inquiétudes des anglophones, si ce n’est l’élection du P.Q. mère de tous les maux? Le P.Q. va probablement perdre les prochaines élections, en attendant il faudra vivre avec ce petit irritant vous et vos amis si ouverts sur les francophones de Mtl.
      Il faut se rappeler que la loi 101 si souvent maltraitée par la charte des droits et libertés, fut à l’époque la pire calamité selon certains au Québec, tant combattu en 1977 et pourtant aujourd’hui approuvée par les mêmes qui la combattaient à l’époque.
      M.Leduc

    • pbrasseur: exact! Faire un pays dont 49% des gens ne veulent pas? C’est “moralement” acceptable à 65% ou plus.

      gillesfpelletier: vous devriez lire le livre de Peter Kent sur les fusions et les défusions, son livre apporte un éclairage intéressant sur la question de la langue et des défusions. Et effectivement, la Gazette devrait se calmer un peu, mais certains chroniqueurs du Journal de Mourial devraient eux aussi se calmer.

    • S’entendre? Ben oui, quel est le problème????

      Voyez-vous des pogroms ou des manifs de plus de 10 personnes sur le sujet? C’est une mer de tranquillité comparé aux tensions inter-ethniques des USA et de l’Europe.

      Y’a des grandes gueules épaisses de chaque côté – le blogue en est un exemple représentatif – mais faut vraiment le vouloir pour trouver noise.

      La Loi 101 emmerde les anglos parce que le suprémacisme anglo-saxon leur est inculqué depuis la reine Victoria. Autour d’eux, c’est le vide par tradition. Dans la pratique, ils comprennent qu’ils sont ici chez eux, bien respectés, et qu’il y a 500 postes de TV en anglais pour satisfaire leurs petits besoins.

      @ pbrasseur
      “ça se terminerait à coup sûr par une catastrophe économique”

      Je ne suis pas séparatiste mais va voir le dernier opus d’un think tank de chez vous, l’Institut Fraser, qui dit exactement le contraire dans son étude la plus récente sur le sujet en juin 2012. Tu es 20 ans en retard sur la situation. Voici le lien, inutile de répondre. Reboot mon gars, reboot.

      http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/souverainete-mauvaise-quebec-29062012

      Pierre Tremblay

    • @ marcelleduc

      «Idiots utiles»… Parce que je ne vois pas un Montréal coupé en deux camps bien tranchés comme vous? Parce que si je ne suis pas du bord des souverainistes, je suis forcément anti-Québec, anti-Francos? Parce que je ne crois pas que Montréal s’anglicise comme le veut le discours dominant? Parce que mes solutions sont plus incitatives (ramener les familles francophones, intégrer les allophones, etc.) que coercitives?

      Désolé, je ne vois pas un Montréal des uns contre les autres. Les années 70 sont derrière nous. Notre peur d’être assimilés par les gros méchants Anglais devrait l’être aussi.

      François Cardinal

    • @seb.b
      Ridicule.
      Les francophones peuvent prendre un avion entre Angleterre et Vancouver, C-B, toute en sachant qu’ils ont le droit d’etre servi en leur langue maternelle.
      Les anglophones n’ont pas le droit d’etre servi en Anglais s’il prennent un autobus entre Kirkland et Beaconsfield.

      Alors arretez de parler d’un minorité le plus gachée du monde. Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

    • 51% – 49%, y’a rien de réglé en effet!

      J’ai vécu 3 ans et demi en Roumanie et j’ai appris le Roumain car c’était la langue locale. Au Québec, c’est le français, un point c’est tout! D’ailleurs, les programmes et subventions au bilinguisme sont/seront coupées au Fédéral; ce n’est qu’une question de temps avant qu’on se rende compte de l’échec de cette politique!

      Je gère une ligue de Hockey Cosom et environ 30% des joueurs sont anglophones. Je n’ai aucun problème à traduire en anglais certaines portions de textes ou de phrases pour faciliter le déroulement des activités, mais l’effort d’intégration doit être à la base l’effort du groupe minoritaire pour se joindre au groupe majoritaire et non l’inverse. C’est pour cette raison que le Québec – s’il désire la survie du Québécois/français en Amérique du Nord – devra inévitablement déclarer son indépendance tôt ou tard!

      Le bilinguisme Canadien est déjà une blague à l’Ouest du Pont du Portage à Ottawa; attendez que les coupes du Parti Conservateur se fassent sentir…

    • ”Tandis qu’une partie des Anglos digèrent mal l’élection du PQ, ainsi que son projet de loi 14”

      Pas seulement une partie des Anglos, beaucoup de Francos aussi…

    • Avant de s’entendre, il faut s’écouter.
      Avant d’écouter, il faut entendre.
      Chahuter, peu importe le biais ou la langue d’usage, ce n’est qu’enfantillage et querelle de parvis.
      Ignorer, c’est l’aveu de condescendance.
      L’arbre est dans ses feuilles…

    • Je suis un nouvel immigrant d’origine asiatique qui vit à Montréal depuis 2 ans. Je parle 3 langues dont le français et l’anglais. Moi, je mets le français en priorité, car il est, non seulement, une langue officielle du Québec, mais c’est un symbole commune d’appartenance à la société québécoise. Pour la meilleure intégration au Québec, il faut que tous les nouveaux arrivants en rendent compte. Cependant, au même temps, je dois me maîtriser l’anglais, car c’est une langue officielle dans la communauté d’affaires. Sinon, je me mets dans la rue en tant que chômeur. C’est la réalité et il ne faut pas oublier ce fait. C’est mon privilège de vivre dans la société où la plupart de résidents parlent les deux fonctionnellement ou c’est plutôt richesse de notre société qui est distincte de l’autre province du Canada. Donc, il ne faut pas avoir quelque mesure qui peut faire tuer notre avantage.
      À mon avis, pour résoudre ce genre de problème, il faut que tous les québécois se maîtrisent les deux langues. Pour la maîtrise de français, je ne dis pas uniquement aux anglophones, mais je veux souligner aux francophones aussi. Il faut arrêter de parler le français calqué de la langue anglaise.

      Au bout, il faut y avoir des mesures pour les nouveaux arrivants au Québec qui manque de la langue française. J’ai déposé mon dossier de résidence permanente depuis 3 ans, mais hélas je n’ai pas encore obtenu la confirmation. Cependant, il y a plein de nouveaux arrivants qui ne parlent le français à peine puis ont déposé leur dossier plutôt que moi, mais ils ont été déjà acceptés par le Québec puis fédéral. Avant d’élargir la loi 101, il faut mettre en place un nouveau processus sur l’immigration pour attirer les immigrants de qualité qui peuvent enrichir notre société… Il faut pas que la fleur de lys fane….

    • Au niveau des médias, c’est La Presse qui devrait prendre le pas. L’Actualité en a fait une partie en invitant Freed à blogué sur leur site, mais maintenant ça prend un média plus « gros ». Peut-être un bloque hebdomadaire « Le leader anglo de la semaine » ou quelque chose du genre.

    • @sushinomo

      Excellent commentaire! Ma conjointe est une immigrante également (et j’ai travaillé aux Affaires étrangères, notamment en Corée et en Roumanie) et l’image que le Canada et le Québec vend à l’étranger est parfois assez loin de la réalité, non seulement en matière de langue, mais également en ce qui concerne la reconnaissance des diplômes.

      Pour plus de détails concernant les délais parfois imposés à certains groupes d’immigrants qui demande la R.P., consulte http://www.visapro.ca/fr/faq Excellent site sur l’immigration et beaucoup d’info disponible!!!

    • Je veux seulement vous rappeler, M. Cardinal, que nous avons échangé un peu il y a quelques semaines sur le malaise entre les deux communautés. J’insistais pour dire que ce n’était pas sur la base des échanges personnels mais bien selon l’idée que chaque communauté se fait de l’autre sur une base sociale.

      Vous m’avez envoyé une fin de non-recevoir et puis, voilà cet article.

      Comme quoi même les plus clairvoyants se fourvoient gravement parfois, s’pas ? :)

      Je tiens à le dire : le plus fort rapprochement entre les deux communautés, depuis cinquante ans au moins, vient de se produire quand M. Applebaum, maire anglophone, a déclaré que Montréal doit garder son visage francophone. Je l’en félicite tout en me pressant de crier haro à tous les autres leaders anglophones du Québec ainsi qu’à plusieurs leaders francophones (dont les deux Partis Libéraux) qui se nourrissent de cette mésentente larvée et la tisonnent le plus souvent possible.
      Quant à améliorer la situation, il y a un pas immense que la communauté anglo doit faire auparavant, non pas pour les francos mais pour elle-même : devenir mûre politiquement.
      On le verra facilement le jour où les votes anglos, tant au fédéral qu’au provincial, voteront entre deux ou plusieurs tendances réellement différentes. Même en Afrique du Sud dans les vingt dernières années de l’apartheid, il n’y avait pas une telle unanimité chez les blancs, faut le faire!

      C’est désolant mais c’est ainsi : la communauté anglo est politiquement une ado bourrée de complexe, incapable de définir son rôle au Québec. Qu’elle évolue, on pourra jaser.

    • « étaient fascinants, mais ils étaient très souvent enterrés sous les chahuts des spectateurs (et d’Anne-France Goldwater, qui multipliait les impolitesses), manifestement enragés contre le représentant du PQ » là est le drame, L’essentielle de mon commentaire c’est que les Anglos feront bloc pour diaboliser le P.Q. même s’il faut faire de la désinformation planétaire pour arriver à leur fin. 2 h de remue-ménage, pour arriver à ce béni-oui-oui me semble bien pauvre. Tiens parler franglais comme Sammy et Josh, bon show d’humour avec Sammy et Josh, on aime ben ça l’humour au QC. Je le répète tout le problème vient de l’élection du P.Q, cela devrait se résorber bientôt. Curieux tout de même, durant l’ère libéral pas de vague, maintenant pas une journée sans qu’un article sur le mal vivre des Anglos, tout un changement en si peu de temps. Ah oui, ne faites pas le jeu de l’ancienne ministre qui attribuait l’anglicisation de Mtl au départ de familles francophones.
      M.Leduc

    • @M.François Cardinal

      Merci beaucoup de nous avoir tenu au courant de cette soirée. Première impression: wow! je crois qu’on peut dire que ce fut un succès mit à part quand Mme.Goldwater prenait la parole car elle était la seul qui attaquait, qui coupait la parole et qui avait un ton condescendant. À proscrire si une prochaine fois est lieux…

      Je dois dire que je ne suis pas un fan de M.Lisée mais tabarouette, c’est un vrai ”warrior” de s’avoir présenté là avec autant de classe, de tac et d’un si ”bon” anglais. Je ne suis pas du tout d’accord avec le projet de loi 14 mais il a fait honneur à sa profession, bravo.

      Merci encore une fois, se genre d’initiative fait définitivement relever les débats.

      Tenez nous au courant si il en a d’autre ;)

    • Deux choses

      1. Ils sont rares en titi les anglos-Montréalais qui ne parlent pas ou peu français. J’en rencontre pratiquement tous les jours et on se parle en français. Systématiquement. Même s’ils sont 3 ou 4 et que je suis la seule francophone.

      2. “ramener les familles francophones à Montréal”…

      a) Pourquoi? Si Montréal ne les intéresse pas pourquoi essayer de les attirer? Ils vont nous apporter quoi? Parler français? Il faut plus que la maîtrise d’une langue pour être des vrais Montréalais. Il y a un esprit montréalais. Une âme montréalaise. Ils ne seront jamais autant Montréalais que Sugar Sammy et /ou Leonard Cohen, par exemple.

      b) Comment peut-on voter des lois ou des programmes non-discriminatoires pour attirer des familles f r a n c o p h o n e s ? C’est contre toutes les chartes. Et puis c’est quoi ça, une famille francophone? Mon ami musulman sénégalo-québécois Doukouré qui habiteet travaille à Blainville fait-il partie de ce qu’on appelle une famille francophone? Y’é nouère comme le poêle pis son voisin d’en face à Blainville habite justement là pour rester loin d’un gars comme Doukouré (mais il nous fait accroire que c’est pour avoir une grande cour). Qui –et au nom de quoi– dira à Doukouré qu’il ne fait pas partie d’une famille francophone?

      Méchant noeud gordien.

      R’garde (pour imiter Applebaum)… R’garde, on est ben comme ça. On se comprend pis on s’aime. Changez pas une formule gagnante. Il a un agenda caché, Lisée, pis ses familles (votantes) francophones.

      2.

    • Le nom (Doukouré) et la ville dans mon message (20h12) sont fictifs.

    • Montréalaise

      Si je comprend bien, cela fait votre affaire qu’il ait moins de francophones ou de personnes parlant français à Montréal parce que cela fait partie de votre désir de fédéraliste de détruire la seule métropole francophone (de toutes origines) en Amérique du nord.

    • @ Hermyy

      Il n’y a pas moins de francophones à Montréal. Ils ont juste changé de couleur de peau. L’idée qu’on ne parlerait pas français à Montréal est répandue à tort et à travers pour satisfaire des agendas cachés.

      J’ai francisé tant de gens à Montréal mais tant de gens!!!

      Des personnes qui “normalement” auraient dû vivre en anglais dans la quiétude de leurs maisons mais qui vivent quotidiennement en français, écoutent radio-Canada français et Ti-vi-A. Des immigrants qui imitent Séraphin Poudrier et chante Le Rapide Blanc (Amounienhin hin), envoient leurs enfants à l’école francophone, vont voir les films en français, etc. etc. etc.

      Je n’ai pas de leçon à recevoir de personne. Que je sois fédéraliste, communistes, adéquiste ou Solidaire ne regarde que moi. Le français est très important pour moi. Les “étranges” qui m’entourent le parlent par attrait et non par souci de respecter une loi.

      Vous avez tout faux, mon cher Hermyy. Et je ne travaille pas en francisation, en passant. Je francise sans même m’en rendre compte. Naturellement, sans forcer. ET ÇA MARCHE!!! Il n’y a rien de plus fort que l’amour et l’amitié pour donner le goût d’une langue. Quand tous les Québécois le comprendront, le français sera sauvé et plus vivant que jamais.

    • Merci beaucoup pour toutes ces idées, M Cardinal.

      Je voulais aussi attirer votre attention à ma communauté en ligne, Montréal Bilingue – Bilingual Montreal, qui tente de construire des ponts entre les anglophones et francophones en traduisant des articles et invitant la discussion.

      https://www.facebook.com/MontrealConcordiaSalus

      À Montréal, on s’éntend très bien, francophone ou autrephone quand il n y a pas d’éléctions, vous ne trovez pas? Et on est à 52% bilingues et très attachés aux deux langues. Ce qu’on aimerait surtout du gouvernement provincial, est qu’il accepte cette différence culturelle à Montréal et nous laisse célébrer notre bilinguisme, aux lieu d’opposer les communautés.

      Au plaisir, chèr M. Cardinal.

    • Je me demande si le Québec ne s’est pas mis dans un cul de sac en donnant à une langue une telle importance primordial. Les langues changent au cours des ans. Le français et l’anglais qu’on parle aujourd’hui ressemblent peu au français et l’anglais parlés il y a 300 ans. Les langues et les pays politiques changent au fil des ans. Ce qui dur est la religion. Apprendre une deuxième ou troisième langue est une capacité individuelle, qui varie énormément entre individus. C’est une drôle de façon de construire une société. En lisant certains de vos commentaires, je pense à une blague: Savez-vous pourquoi les Québécois ne vont plus à l’église? Ils ont découvert que Jésus n’était pas un francophone!

    • Montréal fonctionne. Les anglos et les francos co-existent en paix. Les allophones parlent trois langues et écoutent des matches du Canadien sur RDS.

      C’est le ROQ (Rest of Quebec) qui est homogène et mon-culturel.

    • Montréalaise,

      Il n’y a pas d’agenda “caché”, tout le monde sait que ceux qui comme moi trouve que le français recule au Québec (et pas seulement à Montréal en passant) sont des souverainistes qui veulent que le Québec devienne un pays puisque selon nous c’est le moyen par excellence de mieux protéger le français et d’intégrer les nouveaux arrivants. Rien de caché, tout est dit.

    • La langue française en amérique va bientôt disparaître. Ce qui nous donnera le statut d’une réserve indienne avec plus de droits etc

    • Plusieurs commentaires ont mentionné que les anglos ne font pas assez d’effort par regarder lé télé québécoise, écouter les chansons québecoises etc. Mais, en anglais, on a le droit de ne pas aimer quelque chose! Je dirai que 90% de la télé canadienne et americaine est de la merde complète, alors je ne le regarde pas. Mais personne ne m’accuse de ne pas faire d’effort d’être Canadienne ou Nord-Américaine. J’ai le droit de ne pas le regarder. Même chose pour la musique – 90% de la musique anglophone populaire est de la merde complète (à mon avis), mais personne me force de l’écouter. Cela dite, mes films préférés, toutes langues confondus, sont des films français ou belges: Le Dîner des Cons, Le Petit Nicolas et Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulin. Et ça, même s’ils parlent trop vite et je ne comprend pas tout. Ceux sont des films accessibles – ils sont très drôles, et l’humeur est très visuelle. Au Québec, il semble avoir seulement Les Têtes à Claques qui est similaire. Faites-nous rire et on va venir en masse!

    • @respectable

      28 mars 2013
      03h38

      “La langue française en amérique va bientôt disparaître. Ce qui nous donnera le statut d’une réserve indienne avec plus de droits etc”

      Soit que c’est une blague ou soit que vous etes tombé sur la tete. Arreter de paranoié tout le monde. Le francais ne va pas disparaitre… Le Quebec passe pour une gang de raciste.

      @Moby123

      Ce que vous aimé ne veux pas dire que c’est ce que les autres aiment aussi. Je peux vous confirmé que l’humour belge est le pire humour au monde , encore pire que les Tetes a Claques.

    • Elpatriote

      Le seul endroit où le Québec passe pour une gang de raciste est dans la tête de gens intolérants comme toi.

    • ”Ça sera possible dès lors où on cessera de protéger le Français en attaquant les droits des autres…”

      Et le droit des francophones de travailler en Français au Québec, qu’en faite-vous? Droit qui est alliéné par maman fédérale et les compagnie à charte fédérale. Vous trouvez ça normal que 49 employés francophones doivent travailler en anglais parce que le boss et trop lâche et trop- méprisant pour apprendre le français?

    • Sylvain pelletier

    • “La bonne entente est possible… si les anglos acceptent le fait qu’ils sont minoritaires et que la langue de la société québécoise, c’est le français.” S.Auclair

      ===

      Et surtout si les anglos peuvent se rentrer dans la tête que l’anglais n’est en danger “nulle part en Amérique du Nord”. Pas sur 1 cm carré.

      Vouloir comparer la fragilité du français en Amérique avec celle de l’anglais au Québec, c’est du délire.

      Jean Émard

    • Qui répondra à ma question posée plus haut?

      a) Comment peut-on faire une loi –ou un programme– qui favorisera la venue de familles francophones à Montréal sans que cette loi soit discriminatoire envers d’autres familles?

      b) Monsieur Mohamed Jalaoui (et sa famille) de Vaudreuil parlant un français digne de l’Académie française sera-t-il considéré éligible dans ce programme? (nom fictif, évidemment)

    • Montréalaise

      a) Tout simplement en appliquant la loi 101.
      b) La loi s’applique à lui bien évidemment comme à tous. Remarquez, l’objectif de la loi c’est justement d’inclure des gens comme Mohamed Jalaoui pour qu’il se sente Québécois à 100%. Nulle besoin d’avoir un français parlé digne de l’Académie française. D’ailleurs, le français au Québec a un dialecte particulier. Il suffit simplement d’un minimum de volonté et d’ouverture de part et d’autre. Comme je vous l’avais dit précédemment, l’agenda est connu et n’est pas caché. Personnellement, j’ai plus de respect pour un immigrant qui aime le Québec que pour un francophone qui dégueule sur le Québec à chaque jour.

    • ramses 2.1 Les anglos (je suis une) non pas peur que l’anglais disparait. C’est l’attutude de certains francophones (pas tous, mais beaucoup). Exemples:
      -ce sera difficile pour moi d’être une chef d’équipe à mon bureau, parce que beaucoup de francophones ne veulent pas travailler pour un ou une anglophone, mais si on parle une excellente françcais
      - il a y certains postes (haute dirigents etc) qui sont quasiment fermés pour nous parce que ça causera une tollé des francophones d’avoir un anglophone (même partfaitement bilingue)dans cette poste.
      - personellement , ça ne me dérange pas trop parce que je ne suis pas si ambiteuse, mais quoi dire à mais enfants? Même s’ils fréquent l’école francophone et vont être parfaitement bilingues – ils vont avoir des frictions au travail et des limites à leurs carrières parce qu’ils n’ont pas le bon nom de famille. Ils n’ont pas le bon profile ethnique. Çä c’est du racisme et rien d’autre.

    • “ramses 2.1 Les anglos (je suis une) non pas peur que l’anglais disparait. ” Moby123

      ===

      Ça revient pourtant constamment dans les médias. Ici par exemple:

      http://ca.news.yahoo.com/blogs/dailybrew/english-language-debated-faces-uncertain-future-quebec-under-155906780.html

      “- il a y certains postes (haute dirigents etc) qui sont quasiment fermés pour nous parce que ça causera une tollé des francophones d’avoir un anglophone (même partfaitement bilingue)dans cette poste.” Moby123

      ===

      Vous décrivez une situation qui est aussi celle de bien des francophones qui ne peuvent réussir à éliminer leur accent francophone quand ils parlent en l’anglais. Eux aussi l’accès à certains postes leur est fermé même s’ils sont techniquement bilingues.

      Jean Émard

    • “Ils n’ont pas le bon profile ethnique. Çä c’est du racisme et rien d’autre.” Moby123

      ===

      C’est plutôt votre généralisation à partir d’un cas anecdotique qui frise le racisme,

      Jean Émard

    • ramses2.1: Alors, qu’est ce que je dis à mes enfants? S’ils apprennent un bon français, tout est ouvert à eux, au Québec? Je ne suis pas convaincu.

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