Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 25 mars 2013 | Mise en ligne à 7h15 | Commenter Commentaires (22)

    Sylvia Martin-Laforge: «les langues s’additionnent, sans se chasser»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Sylvia Martin-Laforge, directrice générale du Quebec Community Groups Network (QCGN).

    laforgeDe quoi Montréal a-t-il besoin? Voilà une question en apparence toute simple, mais la réponse demeure complexe. Concentrons-nous sur ce qui importe aux Montréalais : vivre dans une ville essentiellement française qui a l’avantage d’être un unique creuset culturel et linguistique, et profiter de ce riche héritage.

    Montréal doit absolument reconnaître que les identités s’additionnent. Une personne peut être montréalaise, canadienne et québécoise, tout en étant née en Jamaïque de parents britanniques et indiens. D’ailleurs les langues aussi s’additionnent, sans se chasser. Vous pouvez apprendre l’anglais et ne jamais devenir un citoyen d’expression anglaise. Pourquoi certains présument-ils que l’apprentissage de l’anglais par des enfants d’expression française leur fera nier leur langue maternelle? La vaste majorité des jeunes «Anglos» ont appris le français, sont aujourd’hui bilingues, mais ils n’ont rien perdu de leur identité. En apprenant une troisième langue, nos enfants ne deviennent pas hispaniques, chinois, italiens ou allemands — ils deviennent multilingues. C’est une richesse que nous devons célébrer, à l’aube du 375e anniversaire de la ville, tout comme Montréal doit s’enorgueillir de son identité multilingue et multiculturelle.

    Les interactions entre Montréalais multilingues et d’origine ethnique différente ont lieu partout : dans nos quartiers animés, nos écoles et nos établissements. Le français est essentiel à la vie de tous les jours et constitue la langue la plus répandue dans le milieu culturel et dans celui des affaires. Ceci étant dit, la réalité fait en sorte que quotidiennement les Montréalais communiquent dans une multitude de langues. Notre diversité est un atout culturel et économique, qui permet de rivaliser sur la scène nationale et internationale. Notre ingéniosité, notre capacité d’innover et notre savoir-faire sont des facteurs déterminants qui font de Montréal le lieu par excellence pour vivre, travailler et s’amuser.

    Montréal doit établir un lien direct entre sa diversité et sa prospérité. Nous sommes la somme de toutes nos parties, et nos dirigeants doivent faire preuve d’une plus grande vision. Pour ce faire, les Montréalais ont besoin de s’impliquer. Nous devons participer, voter et demander aux politiciens de se montrer plus ouverts pour que nos projets, nos politiques et nos programmes municipaux reflètent une image de Montréal qui traduit fidèlement la diversité de cette métropole singulière.

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    • Vivez-vous dans la même ville que moi?
      Je vis aussi à Montréal, et je vois tous les jours des gens même incapables de dire merci en français si on les aide dans l’autobus, et qui semblent étonnés que cela m’offusque. J’entends tous les jours des serveurs/vendeurs dire Hi! Bonjour!, parce qu’ils savent que certains de leurs clients tiennent à fonctionner en anglais, ou même ne savent pas du tout le français. Venez dans l’ouest et essayez de parler aux gens en français toute une journée, pour voir si l’anglais chasse ou non le français.

    • Du grand n’importe quoi. Les identités individuelles peuvent être multiples, soit. Mais une langue n’est pas un choix individuel, personne ne parle seul sauf peut-être à l’institut Pinel. Et de plus en plus nos concitoyens anglophones EXIGENT que tout leur soit offert en anglais, sans compromis. Ils l’exigent dans les commerces, l’administration publique, le monde du travail, etc. De ce fait ils imposent aux francophones et aux allophones leur propre préférence linguistique au nom d’un bilinguisme qui est bien souvent unidirectionnel.

      Allez voir la controverse au sujet d’Alex Norris, conseiller municipal de l’arrondissement du Plateau: http://montreal.ctvnews.ca/anglophone-city-councillor-from-mile-end-in-hot-water-for-french-only-stance-1.1166778

      Une anglophone pose une question en anglais dans une assemblée publique, sans demander à un voisin de traduire, et elle s’offusque parce qu’on lui répond courtoisement en français, la langue commune. Jamais ne s’est elle questionné sur le fait qu’elle imposait elle-même sa langue de préférence à toute l’assemblée. Pour la citoyenne anglophone, un minimum de respect pour la langue française n’est pas un préalable à la participation à la vie démocratique du Québec. Évidemment une telle situation ne se serait jamais produite avec une autre langue que l’anglais, mais j’imagine que pour Mme Martin-Laforge c’est trivial.

      Puis-je souligner que la langue maternelle de M. Norris est l’anglais? Veut-on davantage d’Alex Norris ou d’anglophones imposant leur choix linguistique à tous ceux qui les entourent? C’est bien beau le bilinguisme ou le multilinguisme individuel, mais dans toute société il y a une langue commune et j’ose espérer qu’au Québec ça restera le français.

    • Sylvia Martin-Laforge devrait peut-être lire un peu et se renseigner avant de d’affirmer de telles choses ! Les langues, d’un point de vue individuel, s’additionnent. Mais d’un point de vue sociétal et culturel, elles se combattent et sont en perpétuel rapports de force.

      Fondamentalement Montréal n’a pas à se revendiquer d’une identité multilingue ; Elle se doit d’être autant francophone que Paris l’est ou que New York est anglophone. Certes il s’agit toutes de villes cosmopolites, mais leur identité première n’est PAS le multilinguisme.

    • Mon humble point de vue…

      Nous sommes 13 frères, soeurs, cousins et cousines nés en sol québécois. La plupart d’entre nous sommes de canadiens anglophones d’origine vietnamienne d’expression française d’Amérique du…. Bon vous avez notre topo à la “Elvis Gratton”.

      Lors des réunions familiales, nous nous parlons souvent en anglais, puis en vietnamien avec nos parents et le français se mêle à travers tout ça, surtout lorsque la cousine se lance dans des incroyables explications par rapport au domaine pharmaceutique.

      Cela dit, du moment que nous sommes “dehors”, notre réflexe est de nous exprimer en français. C’est une question de respect élémentaire et le fait de nous exprimer en français ne fait pas de nous des anti-Viet ou des anti-Anglos ou des assimilés-franco ou des je-ne-sais-quoi.

      C’est une richesse, que de pouvoir vivre avec trois langues. Mais nous sommes conscients que la majorité du peuple d’accueil est francophone.

      Enfin, je ne sais plus trop où je m’en allais avec mon monologue, mais ça me choque de toujours devoir lire au sujet des tensions linguistiques. Au fond, je crois que nous comprennons les inquiétudes de la majorité francophone car souvent, dans nos réunions familiales, nos parents, oncles et tantes ne cessent de nous dire de parler en vietnamien afin de ne pas perdre notre identité. C’est peut-être cette sensibilité dans notre propre famille qui fait en sorte que nous n’aurions pas le culot de nous exprimer en anglais au milieu de Beloeil ou même de Montréal.

      Ma façon de voir les choses, enfin.

    • C’est quoi cette maladie de vouloir imposer le Français uniformément à Montréal?

      On ne peut imposer une langue tout comme on ne peut imposer au gens de voter pour le PQ.

      Dans la vie il y a des choix personnels qui doivent être respectés. Pourquoi un francophone imposerait-il sa langue? Pourquoi un anglophone devrait être gêné de parler SA langue? Pourquoi un francophone devrait intimider un anglophone à renier sa langue?

      Montréal n’a jamais été une Ville francophone et elle ne le sera jamais. Pourquoi vouloir insister que 50% de la population de Montréal renie sa langue pour satisfaire les insécurités des francophones?
      Parler SA langue est un droit inaliénable et personne ne peut imposer sa langue pour en écraser une autre.

    • Je lis tous les beaux mots de la dame dans cet article… puis je lis le nom de son organisme qui est unilingue anglophone. Comme le dit le proverbe, faites ce que je dis, mais pas ce que je fais! C’EST RIDICULE!

      François Bouthillette

    • @S.Auclair,07h57: vous écrivez…..:

      [Venez dans l’ouest et essayez de parler aux gens en français toute une journée,
      pour voir si l’anglais chasse ou non le français.]

      Et j’ajoute, venez dans Villeray/ Parc-Ex…..
      D’après-moi depuis environ 2-3 ans…..et un peu plus…..
      Surprenant comment l’anglais gagne du terrain.

      Plusieurs dépanneurs sont tenus par des gens qui ne parlent et ne
      comprennent pas le français….avec en plus un difficulté évidente
      avec l’anglais….

      Alors la Médame……. selon moi elle se goure.
      Louise April(Laloue)

    • Je lis les trois premiers commentaires et je trouve cela absolument déplorable.

      Au-delà de la démagogie, des discours politiques dont le seul objectif est la prise du pouvoir ou simplement d’une justification pour son désir de haine, Montréal est et a toujours été une ville bilingue.C’est son identité. Je dirais même que c’est son charme étant donné que ce bilinguisme n’est pas ségrégationniste et n’engendre généralement pas de racisme. Vouloir rendre Montréal entièrement francophone, vouloir que le français soit la seule langue commune, c’est un peu vouloir détruire l’identité de Montréal.

      Soyons honnêtes un instant. L’anglais ne chasse pas le français. Le fait que quelque part à Montréal quelqu’un parle anglais ne m’empêche pas, moi, de parler français. Si quelqu’un me dit “thank you”, je lui réponds en souriant “il n’y a pas de quoi”, et il me sourit en retour. C’est ça Montréal.

      @S.Auclair, fffmorin, alcatraz et à tous les autres fachos de la langue, faites un peu de boxe ou de karaté pour vous défoulez et passer vos frustrations personnelles. La vie est beaucoup plus belle quand on ne se laisse pas dominer par la haine.

    • Le hic, et c’est toujours le même problème, c’est que les anglophones ont une vision bien anglosaxonne du bilinguisme, du multiculturalisme et du multilinguisme Le bilinguisme montréalais est tout à leur avantage puisque c’est l’anglais qui ne pourra que triompher à la longue et à l’usure compte tenu de l’omniprésence de la langue anglaise et de sa position dominante au Canada et en Amérique du Nord. L’anglais québécois est certes une langue minoritaire, mais elle jouit tout de même d’une pleine sécurité linguistique grâce à l’Ontario et à la Nouvelle-Angleterre voisines, tandis que le français au Québec, lui, y est seul. L’Europe francophone est à 6 heures de vol et l’Acadie francophone se fait assimiler à la vitesse grand V, tout comme l’Ontario francophone.

      Il faut être honnête, Montréal a cessé d’être francophone depuis la Conquête anglaise; nous n’avons qu’à regarder le drapeau de la Ville pour nous en convaincre. Elle est depuis une ville bilingue où l’équilibre linguistique fluctue au fil des siècles. C’est parfait.

      Il est tout de même lassant de toujours voir les anglophones de Montréal faire l’éloge du bilinguisme et surtout de surestimer le bilinguisme des membres de leur communauté. Beaucoup de Montréalais disent encore systématiquement «sorry» dans le métro, dans l’autobus ou dans tout autre endroit public ou s’adressent spontanément en anglais avec quiconque dans l’espace public; c’est donc dire qu’ils refusent d’accepter le fait qu’ils doivent interagir dans une sphère publique de langue française et qu’ils sont incapables de faire usage d’un français correct pour interagir avec leurs concitoyens. De tous les anglophones du Québec, les Anglo-Montréalais sont assurément les moins bilingues de tous.

      Pour les Anglo-Québécois, le bilinguisme constitue une richesse parce qu’ils n’ont rien à perdre et tout à gagner, ne serait-ce que pour retrouver leur prestige d’avant la Charte. Pour les Franco-Québécois, un bilinguisme généralisé, institutionnalisé et public signifie une assimilation, une anglicisation lente, mais certaine. Madame Martin-Laforge mélange effectivement le multilinguisme individuel au multilinguisme sociétal/social/institutionnel. Mais bon…

      Après, les Montréalais francophones sont aussi responsables de leur propre anglicisation en refusant de corriger eux-mêmes leurs mauvaises habitudes et leurs anglicismes inutiles, les anglicismes de luxe.

      André Laurendeau affirmait : «[...] le bilinguisme ne saurait vivre que s’il s’appuie sur deux unilinguismes; sans quoi le bilinguisme est une situation transitoire qui aboutit à l’unilinguisme du plus fort et du plus nombreux.»

    • @89170

      Je vous remercie de vous soucier de mon état d’esprit mais je vais très bien. Je ne vois pas comment vouloir faire du français la langue commune est fasciste ou ségrégationniste, bien au contraire. Tout le monde peut apprendre le français, peu importe son origine. C’est refuser de le parler qui est raciste et ségrégationniste, à mon avis. Ou encore de concevoir le français comme la langue d’une “tribu de pure laines” qui ne mérite pas d’être partagée avec le reste du monde.

      Ça n’exclut en aucun cas d’apprendre d’autres langues, j’en parle d’ailleurs trois couramment, dont un anglais supérieur à la plupart des anglo-montréalais, en grande partie parce que je me suis fait imposer de travailler en anglais à Montréal depuis mes 16 ans (ce n’était certainement pas pour servir une clientèle “internationale” non plus).

      Si votre seule interaction avec des anglophones se limite à des “Thank you” c’est que vous ne les côtoyez pas au quotidien, que vous n’avez jamais vécu dans l’Ouest de la ville par exemple. Le refus strict de parler français ou de l’apprendre est beaucoup plus répandu que le laissent croire certains jovialistes bilinguistes comme vous. Et bien souvent ça se traduit par l’imposition de l’anglais mur à mur dans le monde du travail, les communications, la vie sociale et l’administration publique. Si vous voulez constater ce que c’est l’«addition» des langues, allez faire un tour à Ottawa et essayez de vous y faire servir en français, vous verrez à quel point c’est difficile même à moins de 5 minutes de la frontière du Québec (et avec une population franco-ontarienne importante).

    • Pourquoi les Québécois ont-ils ce gros complexe d’infériorité? Si nous avons profondément la volonté de préserver notre patrimoine linquistique, nous le ferons quelles que soient les adversités. Regardez la Suisse: on y parle quatre langues sans problème. Soyons réalistes, parler plus d’une langue est un avantage dont tout et chacun devrait profiter. Arrêtons d’être toujours sur la défensive et bourrés de complexes !

    • @periodismo

      Les Suisses ne sont pas quadrilingues. Au mieux, ils sont bilingues. Un Suisse francohone, germanophone ou italophone n’apprendrait jamais le romanche; les Suisses allemands préfèrent de loin l’anglais au français (sauf peut-être à Fribourg) et les Suisses romands sont comme les Français, pas très ouverts à apprendre les autres langues nationales de leur pays, sauf peut-être l’allemand ou l’italien dans certains cas.

      Il faut cesser de surestimer le bilinguisme ou le multilinguisme des Européens. Ce n’est pas parce que les États sont bilingues ou multilingues que leurs citoyens le sont aussi. Les Luxembourgeois sont peut-être les seuls qui font exception à la règle et encore…

    • Pendant qu’on y est je n’ai absolument rien contre le fait qu’on parle l’anglais ou le swahili dans sa vie privée. Tout le monde a droit de parler à ses parents ou ses amis dans la langue de son choix. Oui, «les Montréalais communiquent dans une multitude de langues». Le problème vient uniquement du fait que l’anglais tente de s’imposer comme langue commune dans la sphère publique, aux dépens du français. Ce n’est certainement pas un problème avec l’italien, le grec ou l’arabe.

    • Je suis né dans la Roumanie de Ceausescu, j’ai commencé à apprendre le français à la garderie. Oui, Oui, a la garderie !! Ici, au Québec vous pensez qu’apprendre une deuxième langue, très jeune, met en péril votre identité québécoise. Rien de plus faux ! Les québécois les plus intéressants que j’ai rencontré étaient tous parfaitement bilingues, donc beaucoup plus inclinés de parler à un ”immigré”.
      J’ai rencontré également quelques unilingues francophones, assez curieux pour me parler, mais ce n’est pas arrivé souvent.
      Je ne m’attarderait pas trop aux causes du déclin du français. Elles sont trop nombreuses, mais je vais quand même en souligner une:
      Lisez svp ce qui suit. C’est écrit par un francophone. Ça se passe de tout commentaire. C’est tiré du site Kijiji.

      ”oui salut.je vend mais at-12 parceque ont logement cest pas comme dans ta maison tes limiter.cest pour ca que je veux mon défaire pour avoir dautre chose de moin fort.coté estétique il sont a1! cest des trois voie avec un midrenge pour le sont.pour le son et la bass cest dur a battre,pour cinéma maison ou stéréo cest parfait! cest des bonbe.il prenne pas de place non plus,dimension !16 p l -12 1/2 p et h 41 pouce,jai faite des boites de 12 pouce pour les remonter.je peut te les faire écouter! tu va étre surpris du son et la puissanse.il sont remarquable.tu peux me rejoindre au xxx-xxx-xxxx demande gaetan !pour dautre rensiegnement (personne sérieuse seulement) merci”

    • Bien voyons donc. Montréal doit demeurer une ville dont la langue commune est le français. N’importe quel linguiste vous le confirmerait que le bilinguisme conduit à une érosion certaine de la langue française. Les exemples sont nombreux partout sur la planète. Prenez, le cas de la république Irlandaise qui a choisi de mettre l’anglais et l’irlandais sur le même pieds d’égalité: l’irlandais est de moins en moins parlé au profit de l’anglais qui prends de plus en plus de place.

      Montréal est une ville d’expression française dans un Québec dont la langue commune est le français.

    • Depuis 300 ans, l’Anglais fait parti de l’ADN de Montréal. On a qu’à regarder les symboles du drapeau montréalais pour s’en convaincre. Les deux langues, français et anglais, doivent avoir une place égale sur l’Île si nous voulons vivre en harmonie.
      La communauté anglophone et toutes les autres qui s’y sont rajoutées ont droit de citer car elles ont contribué à bâtir le Montréal d’aujourd’hui. Ne renions pas l’Histoire de notre merveilleuse Ville.

    • “Montréal doit absolument reconnaître que les identités s’additionnent.”
      Ni faux ni vrai, et certainement pas “absolu”. Au mieux dans un milieu équilibré tout le monde en tire profit, aucun doute. Dans un milieu où l’immense majorité parle anglais (aux dernières nouvelles nous vivons en Amérique du Nord), ce ne peut être le cas à tout coup et certainement pas “absolument”.

      “Une personne peut être montréalaise, canadienne et québécoise, tout en étant née en Jamaïque de parents britanniques et indiens. D’ailleurs les langues aussi s’additionnent, sans se chasser.”
      Belle façon de noyer le poisson. Je vais vous aider un peu : une personne peut être un mâle mère de famille monoparentale paraplégique et transgenre, multimillionnaire né en Russie et ancien Président du Mexique sans que sa culture n’en soit affectée. Vu comme ça, admettons… En autant qu’il/elle ne porte pas un tchador en amiante évidemment, hein, ça fait mauvais genre.
      J’ai tout de même une question au sujet de cette belle diversité dont Mme Marin-Laforge parle ici : où est-elle, cette diversité dans le vote anglophone ?
      Parlons sérieusement : quand les anglos en arriveront à une certaine maturité politique, quand il sauront se comporter comme la majorité qu’ils sont en fait, alors peut-être seront-ils mûrs pour parler de diversité culturelle aussi… mais faut pas rêver. Ils en sont très, très loin.

      @ romanianhero : faut pas tout avaler de ce que vous lisez dans la Gazette pour argent comptent. Oui les anglos prétendent que les francos sont frileux et sans culture. Oui certains francos le disent aussi en bons colonisés. Oui beaucoup de gens sont en effet acculturés et même incultes. La réalité démontre qu’en général ce n’est pas le cas.

    • @test_2004,

      Êtes-vous Elvis Nguyen ?

    • @periodismo : Si je compare le Québec avec la France, je dirais que la différence est qu’il n’y a pas de valorisation de l’excellence dans le Québec francophone. En fait, je dirais qu’il y a même une méfiance culturelle face à l’élite et à l’excellence. Cette méfiance entraîne une sous-exposition de l’élite et sans une élite visible avec qui nous pouvons nous identifier, il n’y a pas de fierté.

    • Les langues ne semblent pas s’additionner chez beaucoup d’anglophones, où l’anglais prend toute la place disponible, semble-t-il. Pendant ce temps, les Québécois francophones ont le plus haut taux de bilinguisme du continent nord-américain.

    • Ce que je peux dire, c’est que Beryl Wajsman du journal The Suburban a accusé le Quebec Community Groups Network de ne pas être assez intégriste.

      Que l’argent que le QCGN reçoit d’Ottawa devrait être employé à virer Montréal sans dessus-dessous pour dénoncer le fascisme du gouvernement Marois.

      http://thesuburban.com/article.php?id=919&title=Is-The-QCGN-Worth-%24800%2C000-A-Year%3F

      “Quebec anglophones need champions and hard advocacy. ” (Beryl Wajsman )

      C’est bien pour dire.

    • @89170: Est-ce que nos élites sont admirables? Regarder la commission Charbonneau c’est y répondre. Quant à moi, j’ai confiance en la nouvelle génération pour enfin voir poindre à l’horizon une élite digne de ce nom.

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