Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Lundi 4 mars 2013 | Mise en ligne à 7h35 | Commenter Commentaires (29)

    Michel Barcelo: «Pourquoi ces tours qui déparent Montréal?»

    Chaque lundi, un blogueur invité a pour mandat de nous dire de quoi Montréal a besoin. Cette semaine: Michel Barcelo, professeur honoraire, Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal ; membre émérite de l’Ordre des urbanistes du Québec.

    barceloOn nous convie à réfléchir sur la grandeur de Montréal.

    Et on se hâte de comparer avec Toronto, Chicago, voire Manhattan, et les nouveaux quartiers « modernes » des villes asiatiques construits au mépris de leur patrimoine millénaire.

    La grandeur de Montréal n’est pas uniquement reliée à ses immeubles en hauteur et à ses sièges sociaux. Il  y a, bien sûr, la Place Ville-Marie ou la Place Victoria, assez exemplaires par leur intégration avec le Montréal des années 1930-1950.

    Mais il y a tant de nouveaux immeubles qui en déparent le paysage urbain. Il ne s’agit pas uniquement de hauteurs abusives au voisinage d’immeubles bas sans ascenseurs. L’urbanisme et le zonage en bordure de la rue Sainte-Catherine ou sur le boulevard de Maisonneuve, à l’ouest du boulevard Saint-Laurent, y ont amené des immeubles trop hauts sur des trottoirs trop étroits où on ne perçoit plus le soleil qu’à l’heure du midi, sur des terrasses maigrichonnes.

    Il y a pourtant des métropoles qui ont évité de telles situations : pensons à Berlin (avant et depuis la réunification), Dresde (ressuscitée comme capitale de la Saxe après les bombardements anglo-américains de 1944) et Leipzig, Édimbourg (toujours dominée par sa citadelle et sa New Town aux squares remarquables), Budapest (dominée par son Parlement en bordure du Danube) et même Londres où une nouvelle école de gratte-ciel sait encore respecter son caractère impérial.

    Alors pourquoi cette affreuse tour (par sa hauteur et son positionnement) en construction sur le Square Victoria, rue de La Gauchetière ? Et l’autre tour qui dépare la Place Ville-Marie sur University ?

    Seule la rue Sherbrooke garde un gabarit noble avec ses musées, le Grand Séminaire, le Campus de McGill et ses sièges sociaux d’entreprises internationales.

    Aujourd’hui, sur René-Lévesque, on laisse construire un hôtel à l’intersection de l’avenue du Parc, qui, vu du centre-ville comme du Mile-End, va bloquer la perspective des piétons.

    Le Corbusier disait avec à-propos : «Il faut des yeux pour voir.» Nos élus semblent n’utiliser les leurs que pour dénoncer la collusion et la corruption, pendant que le mont Royal est réduit à n’être de plus en plus qu’une petite bosse insignifiante, et le fleuve Saint-Laurent un obstacle à traverser le plus rapidement possible pour accommoder l’étalement urbain.

    * Assisté de Michèle Bertrand, architecte

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    • La réponse est bien simple : dans ville-marie, comme l’assiette foncière est pratiquement figée en termes de superficie au sol, pour engranger plus de taxes il faut construire en hauteur. La ville sait faire en ce domaine, d’autant plus qu’elle a besoin de générer plus de revenus pour faire face à ses obligations financières. Et puis, c’est tellement plus new-yorkais comme look une ville en hauteur plutôt que de construire à dimension humaine …
      Guy Fortin

    • Pourquoi ? Bien simplement, à mon avis, les urbanistes et architectes de formation et conformes à ce qui leur a été enseigné ont un poids politique minuscule à côté de celui des promoteurs, entrepreneurs et autres de toutes sortes auprès de la Ville de Montréal et des autres ordres de gouvernement.

      Pourquoi ? Tout simplement, parce que cela est considéré comme peu important et une perte de temps que d’avoir une ville belle et harmonieuse. Ils se trompent mais ce sont eux qui prennent les décisions pour le moment et qui détiennent le pouvoir directement ou indirectement.

    • Une ville, spécialement Montréal qui est sur un île, ne dispose pas d’un espace infini pour grandir. Sinon on se retrouve avec une horreur comme Los Angeles qui n’est rien d’autre qu’un gros Laval qui n’en finit plus… Ou un Dallas dont le centre ville se vide après 16 heures et qui devient une ville morte et sans âme, comme Ottawa. Alors ça passe souvent par la hauteur si on désire renforcer et dynamiser son centre ; avec, évidemment, certains inconvénients. On ne fait d’omelettes sans casser quelques oeufs.
      Et aller prendre Le Corbusier comme exemple ? Lui qui par son abus systématique du béton et des lignes droites a créé certains des espaces les plus déhumanisés de la planète ? Non merci ! M. Barcelo connaît mieux que cela et aurait pu citer de bien plus grands architectes, urbanistes ou ingénieurs que le créateur de certaines des plus horribles banlieues parisiennes, dignes des horreurs staliniennes qui défigurent une autre grande ville, Moscou.

      Pierre Denis

    • @ Monsieur Barcelo,

      Ces tours, “déparent”-elles réellement Montréal ? C’est un constat suggestif. D’autres diraient qu’elle contribuent à la croissance du centre-ville de Montréal : Une grande ville nord-américaine qui ne peut et ne doit faire autrement que de continuer à grandir.

      Pourquoi toutes ces tours ? Ça fait maintenant 15 ans que nombres d’acteurs influents dans le “millieu” désirent “fermer” les banlieux et rappatrier toute la population sur l’île qui serait ensuite “cadenassée” pour qu’aucune voiture n’y entre, n’en sorte ou n’en circule. Certains ont bien assimilé le concept et ces tours principalement d’habitation collées sur le centre-ville en sont la réponse.

      Je suis surpris qu’aujourd’hui cela puisse en étonner quelques uns !

      @ Northernbud,

      Effectivement, en citant Le Corbusier (et, entre autre, sa “Ville Nouvelle”, qui n’a fort heureusement jamais vu le jour), Monsieur Barcelo encense très exactement ce qu’il dénonce ! C’est lumineux.

      Benoît Duhamel.

    • Bon, premièrement, l’avenue du Parc ne croise pas René-Lévesque. C’est un détail, me direz-vous, mais quand on est urbaniste, il me semble que la rigueur sur ce genre de détails compte pour quelque chose. Deuxièmement, si monsieur Barcelo est urbaniste, il devrait savoir que Le Corbusier a été un des premiers architectes à suggérer la construction de grandes tours. Le Corbusier rêvait même de raser une grande partie de Paris pour y construire un quartier uniquement composé de tours géantes. Rigueur, rigueur…

      Maintenant, pourquoi ne devrions-nous pas comparer Montréal avec Toronto ou Chicago, de grandes villes nord-américaines avec lesquelles notre ville a beaucoup plus en commun que des villes européennes comme Berlin ou Dresde (Dresde, vraiment ?) ? Montréal est une ville construire à l’américaine, avec un centre-ville dense entouré de quartiers semi-denses d’habitations. Le centre-ville est le seul secteur de Montréal pouvant accueillir des tours, selon le plan d’urbanisme (il y a aussi l’île-des-soeurs). Pour que Montréal continue à se développer, à posséder une mixité de travailleurs et de résidents dans son centre, la construction de tours d’habitation ou de bureaux est tout à fait logique, normal. Construire une tour de 40 étages sur un grand boulevard comme René-Lévesque, qui a été élargi dans les années 1950 justement pour accueillir ce genre de développements, est tout à fait souhaitable.

      Montréal vient de réviser à juste titre le cadre des hauteurs de son programme d’urbanisme afin de favoriser le développement des affreux parkings de surface qui défigurent son centre. Maintenant que cela porte fruit et que la ville recommence enfin à se densifier et à réparer les erreurs du passé, on devrait s’en réjouir, au lieu de rêver à faire de Montréal une copie d’Édimbourg.

      Finalement, une dernière remarque à propos de Londres. La City, le centre des affaires de la capitale anglaise, est un labyrinthe de rues très étroites. Pourtant on y construit présentement des gratte-ciel plus imposants que la Place Ville-Marie. Alors j’ai de la difficulté à saisir où veut en venir monsieur Barcelo lorsqu’il cite cette ville en exemple pour souhaiter moins de tours à Montréal. Rigueur, rigueur…

    • En urbanisme comme pour l’ensemble de l’administration municipal, il y a un manque de vision, de leadership évident.

      Certain croit que l’on peut créer cette vision commune en décentralisant et en multipliant les palliers décisionel et consultatif.

      Moi je n’y crois pas, Mr Barcelo, avec son exemple. nous démontre encore une fois à quel point à tous les niveaux, l’administration publique est Kafkaïenne, incapable de vision.

      Sans un changement structurel important, je ne vois pas comment la situation peut s’améliorer.

      Mr Barcelo a raison et rien ne peut être fait dans les limites des structures actuel pour changer quoique ce soit.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • Il y a plusieurs raisons

      Si on construit une tour de 60 étages avec des petits condos au centre ville et qu’elle se vend complètement, c’est surement que des gens veulent rester dans un petit condos dans une grande tour au centre-ville.

      La montagne est très visible sur a peu près 300°-320° sur ses 360°. Est-ce si mal si certaine tour la bloque sur certain point te vue? Doit-on absolument devoir voir le fleuve et la montagne partout en ville ? Je ne crois pas. Surtout que si vous voulez voir le fleuve et la montagne, vous pouvez aller au vieux port en profité directement ou aller dans le parc du mont royal en profité directement.

      ce n’est pas en construisant du 2 étages au centre ville qu’on va réduire l’étalement urbain. Oui, on collecte plus de taxe sur une tour de 50 étages que sur une maison avec grand terrain, mais aussi, on rentabilise les infrastructure plus facilement Beaucoup plus de gens utiliseront l’aqueduc, les égouts, le trottoir, la rue, l’électricité, le transport en commun à proximité. Et couvrir des zones densément peuplé avec du ToC est beaucoup plus rentable. La densité n’est pas qu’un choix économique, c’est aussi un choix écologique.

      Et non, ça n’empêche pas les gens d’aller prendre une marche sur la montagne ou sur le bord du fleuve.

    • C’est peut-être juste qu’il y a tellement peu eu de développement de gros projets dans les dernières années que la ville de Montréal ne se sent pas tellement en position d’être trop rigide avec les règles d’urbanisme maintenant que des promoteurs se montre le bout du nez.

    • “Londres où une nouvelle école de gratte-ciel sait encore respecter son caractère impérial”

      Vraiment? Même si j’admets que le Shard ou le St-Mary Axe sont relativement esthétiques (quoique l’aspect dildo du St-Mary Axe est certainement discutable) , je les juge complètement en désaccord avec le caractère de Londres.

      Quant au développement de Montréal, je suis le premier à dire que le plan d’urbanisme devrait être sérieusement amélioré, mais il faut prendre en compte la population qui augmente (environ 10% de plus entre 1996 et 2011). Il faut surtout prendre en compte que Montréal est en compétition avec les banlieues et elle doit donc mettre la priorité sur le développement rapide, là où c’est possible. Prendre le temps de faire les choses correctement n’est pas vraiment une option pour Montréal, surtout quand les caisses sont vides.

    • @ 89170,

      Londres est effectivement un très mauvais exemple. La première chose que l’on distingue dans le “sky-line” de cette ville est cet affreux et énorme oeuf de fabergé de Norman Foster.

      @ Vance,

      Très juste.

      Benoît Duhamel.

    • Il nous accuse de construire en hauteur. Si on fait le contraire, il nous accusera d’étalement urbain. Si on trouve le juste milieu, il dira que notre ambivalence manque de caractère.

      Comparer Montréal à Dresde est étrange. Pas la même population, pas la même histoire, pas la même géographie.

      Tant qu’à faire, critiquons les gens d’Ottawa de ne pas avoir autant de canaux qu’à Venise. Critiquons les gens de Gaspé de ne pas avoir mis leur ville en valeur comme on a fait de Monaco. Pour ce qui est de Tadoussac, qu’attendent-ils pour faire de leur ville un nouvel Istanbul?

      De toute manière: Si Montréal vise au rayonnement de la ville de Dresden, alors Montréal ne vise pas à beaucoup.

      Monsieur l’urbaniste, en amour avec les villes européennes, oublie de nous parler des banlieues, où trônent de gigantesques immeubles à appartement. Ces banlieues se sont transformées en des ghettos économiques et sociaux.

      Les centre-villes de Paris et Marseille sont peut-être beaux, mais cette beauté est réservée à une élite infime. Les autres sont parqués dans des tours immenses, qui en plus de déparer le paysage, déparent la nature humaine.

      Denis Marchand-Lavigne

    • En effet, les exemples de M. Barcelo sont plutôt douteux, car il n’est pas nécessairement souhaitable que Montréal s’inspire de villes comme Édimbourg ou Londres tout simplement parce qu’elles sont diamétralement différentes. Que ça soit par leurs cultures ou leurs formes, elles évoluent dans un contexte très différent de Montréal. Il faudrait arrêter d’essayer de reproduire et plutôt essayer d’innover. Montréal possède toutes les caractéristiques pour se démarquer de belles façon du reste des villes nord-américaines. Toutefois, M. Barcelo a raison de mentionner que les attraits naturels de Montréal sont réduits qu’à de simples obstacles. Le Mont-Royal et le fleuve St-Laurent méritent mieux.

      Julien Côté

    • $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

      albert bela

    • Les tours…

      Par contre, les milliers de panneaux publicitaires plantés n’importe où, pour sans cesse tenter de nous vendre la civilisation de la consommation et des vidanges, ça on n’en parle pas trop…

      À mon sens, ÇA, c’est laid, ça dépare la ville, ça ruine le paysage, et ce serait diablement plus facile à bannir que des projets de tours.

      On peut rêver.

      La croissance, l’expansion économique et l’âge des vidanges auront raison de nous.

    • Contrairement au constat que fait par Monsieur Barcelo, moi j’aime bien les nouvelles tours qui poussent présentement au centre-ville de Montréal et j’ai bien hâte de voir tous les projets annonçés autour du Centre Bell montés dans le ciel de Montréal.Je suis bien tanné de ce damné réfllexe de petit québécois né pour un petit pain.Nous avons besoin de gratte-ciel à Montréal.Quand on voyage le moindrement ailleurs,on admire toujours le skyline des grandes villes,que ce soit New York,Chicago,San Francisco ou Toronto.D’ailleurs ça me fait toujours rigoler quand on parle de protéger à tout coup la vue du Mont-Royal, on ne parle pas ici du magnifique Victoria Peak à Hong Kong, mais d’une petite montagne qui est bien plus défigurée par les nombreuses antennes de transmission sur son sommet que par quelques gratte-ciels du centre-ville.

    • Cher Monsieur Barcelo – je vous invite à regarder une autre option pour l’Echangeur Turcot à l’adresse: http://rondo-turcot.com/Question.pdf … Qu’en dites-vous ? …

    • Il faut arrêter de vouloir mettre des bâtons dans les roues dans l’évolution de Montréal. Les gens qui ont toujours peur de tout ne fort que du tort à la ville et ce sont les mêmes qui finissent par aller admirer ces tours ou projets dans d’autres villes au monde an tant que touristes.
      Voici ma philosophie : Montréal a besoin de grands projets et ils faut les bâtir!!!! Ces tours font partie de l’évolution de Montréal tout comme le Canal Lachine au 19e début 20e siècles….

      Est-ce que vous auriez dit la même chose au maire Drapeau en 1962 lors de l’inauguration de la Place ville Marie qui était la plus haute tour du Commonwealth de l’époque? de l’expo 67, de la place des arts, du stade olympique et la plus haute tour inclinée au monde? ou à d’autres époques comme l’immeuble de la Sun life qui fut aussi la plus imposante tour du Commonwealth de son époque avec un joli style art déco, de la tour CIBC, le 1000 de la Gauchetière, du Centre Bell (la troisième aréna la plus achalandé en Amérique du Nord et la cinquième au monde) ?, l’Habitat 67? Etc… non car ces immeubles font partie du paysage de Montréal… de sa carte postale…de son évolution…

      Il faut que Montréal continue à évoluer, à grandir et à reprendre son rôle de Métropole du Canada.

      L’idée ne devrai pas consister à de limiter les tours, ni leur hauteur (car elle contribue à contrer l’étalement urbain et l’exode vers les banlieues) mais attribuer les projets à la beauté et l’architecture de ces dernières. Si le style est joli, rare, original et fonctionnel …là est la question… Le style, le design et l’architecture….D’ailleurs Montréal est reconnue comme capitale UNESCO du Design pas pour rien.

      Avez-vous vu les plans des projets qui vont monter autour du centre Bell par exemple? jolies tours! spécialement la tour nommé l’Icône ou l’Avenue (celle en face du Centre Bell)? Ou La transformation du Griffintown et la Cité du Havre? De lieux de désolation à de vrai quartiers urbains, au bord du Saint Laurent et axé sur la piétonisation et les transport en communs.

      Vous voulez absolument raser une tour? raser le silo # 5 (dans le Vieux-Port) car cet immeuble est hideux et cache la vue sur le Saint-Laurent ..C’est drôle on dirait les mêmes gens veulent préserver cette laideur urbaine mais s<opposent toujours à la construction de jolie tours??? Je veux bien préserver notre patrimoine mais on ne peut pas comparer la Silo # 5 aux immeubles du Vieux-Montréal ou l’oratoire St-Joseph, ou me toutes les églises de la ville qui sont des joyaux de l’architecture québécoise. Justement il y a rien à comprendre?? car personne ne se préoccupe de préserver ces églises (ne pas les transformer en condos ou démolir) mais on tiens mordicus a ce silo # 5???

      Finalement, Il faut se rendre compte que l’on est dans une ville et non en campagne. Limiter la hauteur des tours au Mont Royal ne fait que l’imiter notre imaginaire collectif …<>… De toute façon, Le mont Royal est déjà pas ma caché.

    • Je trouve Barcelo un peu déphasé.

      Il a pourtant appuyé un projet immobilier qui bloquait un fresque gigantesque de plus de 6 millions de piastres.

      Barcelo doit prendre sa retraite et laisser son bureau à un doctorant.

      Bye bye Barcelo.

    • Je ne suis pas urbaniste, juste citoyen, mais je suis tout a fait d’accord avec M.Barcelo (meme si les multiples lobbys des developpeurs manifestent bruyamment leur desaccord sur ce blog, merci M.Frozenhart, DenisSera, Vance, omnitag, NorthernBud et autres).

      Qui peut nier que Montreal souffre de plus en plus “des immeubles trop hauts sur des trottoirs trop étroits où on ne perçoit plus le soleil qu’à l’heure du midi, sur des terrasses maigrichonnes.”, comme ledit si bien M.Barcelo? Mais si, on sait qui peut nier ca – les gens qui font de l’argent avec (et paient les administrateurs de la ville avec ce meme argent).

    • @89170:

      Au contraire, quand les coffres sont vidés, il importe encore plus de faire les choses correctement, sinon on se peinture dans le coin et on ne peut plus corriger les erreurs. C’est cela, exercer son jugement.

    • @louis-richard “bloquer un fresque”, ca veut dire quoi?

    • @Nano6691

      Cher monsieur, contrairement à ce que vous affirmez (sans savoir qui je suis), je ne suis pas un défenseur des développeurs immobiliers. Ils peuvent sûrement se défendre sans moi. Par contre, je suis un fan d’urbanisme et d’architecture, et c’est au nom de cette passion que je dénonce les propos de M. Carcelo, que je trouve plutôt réactionnaires et bizarres.

      J’ai beau lire et relire le billet de cet urbaniste, je ne comprends toujours pas la logique de ses propos. Je pourrais, à la limite, concevoir que la construction de quelque 150 gratte-ciel (comme à Toronto en ce moment même), puisse soulever des inquiétudes. Mais dans l’arrondissement Ville-Marie, en ce moment même, il n’y a que trois (3) tours en construction: Le Marriott Courtyard sur René-Lévesque (40 étages), l’Altitude sur Université (33 étages) et l’Altoria sur le Square Victoria (35 étages). Une poignée d’autres tours sont prévus autour du centre Bell pour les prochaines années, ce qui fera disparaître les disgracieux parkings en surface du secteur.

      Expliquez moi comment trois tours peuvent menacées Montréal sur le plan urbanistique ? Comment trois tours, construites en plein coeur des affaires, loin du Mont-Royal et du fleuve, comment ces trois tours peuvent-elles affecter les piétons du Mile-End ?!? comme le soutient M. Barcelo. Du Mile-End, un piéton ne les verra jamais ces tours, pas plus d’ailleurs qu’il ne verra le fleuve. Par contre, il aura tout le loisir d’admirer le Mont-Royal, puisque sur le Plateau, dans le Mile-End, à Outremont ou dans Rosemont, la construction de tours est déjà interdite par les règlements d’urbanisme. Faudrait-il maintenant ne construire que des triplexs sur René-Lévesque, en face du Complexe Desjardins ? Et pour protéger quelles terrasses au juste ? Sur René-Lévesque ? Sur Université entre Cathcart et René-Lévesque ?

      Le problème avec le texte de M. Barcelo, c’est qu’il est rempli de contradictions, de demi vérités, voire de faussetés. Ansi, M. Barcelo cite en exemple la Tour de la Bourse comme un exemple de bonne intégration, tout en décriant du même souffle la construction de l’Altoria, sur le même square, mais en bien plus petit. En quoi la Tour de la Bourse est-elle un meilleur exemple? Pour la construire, il a fallu démolir tous les immeubles historiques du côté est du square. La tour n’a aucun dialogue avec la rue et elle projette une ombre sur le Square de onze le matin jusqu’au milieu de l’après-midi.

      Si M. Marcelo s’en était pris à la médiocrité du design des immeubles en construction, là j’aurais au moins pu comprendre. Là, je serais d’accord pour dire que la Place Ville-Marie ou la Tour de la Bourse sont exemplaires.

    • M. Barcelo, et non Marcelo ou Carcelo. Désolé.

    • @vance

      Merci de la correction et mes excuses.

      Quant à moi, j’aime bien la Tour de la Bourse (je travaille à côté). Je ne savais pas qu’elle avait couté la démolition de plusieurs immeubles historiques. Mais au moins, elle est belle et elle n’a pas vieilli, contrairement à plusieurs tours beaucoup plus récentes, comme l’affreux 1000 de la Gauchetière. Le nouvel édifice Altoria, coincé sur un petit coin de rue, m’effraie déjà, tout comme celui en face de PVM. Et plusieurs autres mentionnés ou non par M. Barcelo. C’est surtout le manque d’espace à la base (trottoirs étroits) qui me deplait.

      C’est la première fois que je fais de commentaires sur un blog La Presse justement parce que j’ai trouvé que M. Barcelo, un professionel de l’architecture, donnait voix et authorité à mes opinions d’amateur et simple citoyen.

    • @Nano6691

      Le manque de largeur des trottoir à Montréal est flagrand, et à bien des endroit, ce n’est même pas à cause des tours. Il y a des rues très passante qui ont pourtant que du 2-4 étages et dont le trottoir est si étroit qu’il est difficile d’y circuler en marchant à coté de quelqu’un sans devoir éviter tout les poteaux sur le chemins. C’est risible…

      Mais les grand boulevard où les tours sont actuellement construite n’ont pas trop ce problème la. De plus les grandes tours ont souvent des infrastructures publiques comme des accès au métro etc.

      Mais de plus en plus l’arrondissement VM se devra de faire des efforts pour aggrandir les trottoirs, ça c’est certain !

    • @Nano6691
      Désolé de vous devoir vous contredire mais je ne suis pas un supporter ou un lobbyiste à la solde des constructeurs, juste un réaliste et un pragmatique qui en a assez des “rêves de petitesse” partagés par un trop grand nombre de mes compatriotes.
      Dans ce département, je vous invite à visiter (ou revisiter si ça fait un bout) un classique toujours d’actualité dans ce domaine : Why the Skyscraper par Jean Gottmann.

    • Si l’Architecture avec l’Urbanisme n’arrivent pas créer d’ambiance stimulant émotions positives, à la mesure humaine, favorisant l’épanouissement des habitants en harmonie avec l’environnement – on perdra envie d’y vivre / travailler / visiter … C’est pour cela le bâtiment du Rondo-Turcot devrait avoir la forme telle que montrée sur la «vision des citoyens» mentionnée ci-haut http://rondo-turcot.com/Question.pdf … Il ne suffi pas de construire pour construire mais de créer /construire pour l’aimer après … ;-)

    • @simon_c : Et que proposez-vous concrètement? Critiquer comme le fait M. Barcela est facile. Dire qu’il faut faire les choses correctement est facile. Mais on fait quoi au juste quand on n’a pas d’argent?

      De plus, faire les choses correctement impliquerait des expropriations et notre culture fait en sorte que cela n’arrivera jamais. Déjà que les expropriations pour des infrastructures essentielles sont contestées systématiquement, je n’ose pas imaginer la réaction du public face à des expropriations qui mèneraient à du développement réalisé par le privé, même si en définitive c’est pour le bien de Montréal. Ce genre de chose est possible dans un pays comme la France, mais pas au Québec. Ici, il y aurait une montée aux barricades immédiate.

      La ville n’a pas l’argent pour investir, nous ne laissons pas le privé investir… Alors au-delà des belles résolutions, que faisons-nous concrètement?

    • Pourquoi ne pas exiger de construire des tours aux alentours du fameux stade afin de cacher cette horreur de béton sale.

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