La Nuit blanche, c’est Montréal qui transforme les Montréalais en touristes dans leur propre ville.
Ils entrent là où ils n’osent habituellement pas le faire. Ils visitent des endroits dont ils n’ont jamais entendu parler. Ils perçoivent Montréal sous une absence de jour.
Bref, ils redécouvrent leur ville en même temps que tous ces touristes qui la découvrent.
En 10 ans, l’événement de Montréal en lumière a reçu deux millions de visiteurs. Elle en a ajouté quelques centaines de milliers de plus la nuit passée, si je me fie aux foules impressionnantes qui occupaient les endroits stratégiques de la ville : Vieux-Montréal, Quartier des spectacles, ville souterraine, etc.
Voici un échantillon de ma soirée d’hier, manière Instagram…
Mes coups de cœur sont sans conteste l’Espace verre et les Forges de Montréal, deux endroits qui nous ramènent à un artisanat très manuel dont les œuvres se façonnent à la flamme et au chalumeau.


Le seul fait de se promener dans des endroits noirs de monde, mais habituellement peu courus à cette heure de la nuit était magique. Comme aux complexes Desjardins et Guy-Favreau.


Quelques arrêts intéressants qui rendent la soirée si hétéroclite, comme «Le meilleur de la pub sur grand écran», dans la cour du Saint-Sulpice, et le spectacle de percussion dans le hall d’entrée du Musée d’art contemporain.


Et les incontournables, les galeries d’art archipopulaires du Belgo dont celle-ci transformée en studio photo du Sud, ainsi que le dôme de la Société des arts technologiques, transformé en plancher de danse hallucinant.



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piedoq
3 mars 2013
10h28
faudrait un jour que quelqu’un prenne le temps d’expliquer c’est quoi au juste et où on peut trouver de l’information avant que ce soit fini
Albert Bela
francoismerc
3 mars 2013
10h48
Pour moi, cette nuit c’est plutôt encore transformée en un festival de la file d’attente.
À l’Église unie St-James, on laissait entrer et sortir les gens par même petite porte de côté. Résultat: trente minutes d’attente. Ensuite, une alarme s’est déclenchée pendant une demi-heure sans que personne puisse être en moyen de l’arrêter.
Dans la place Desjardins, interdit de sortir côté René-Lévesque pour aller vers le Vieux-Port. Résultat: trente minutes en sens inverse à se re-taper la foule sur Sainte-Catherine.
Direction la basilique Notre-Dame, où un évenement laissait entrer 75 personnes à chaque demi-heure, donc 2.5 personnes/minute, déjà complet à 1h30.
Finalement, le Musée d’art contemporain a fermé ses portes avec 30 minutes d’avance (2h30). Cela aurait pu être annoncé dehors, et non après avoir attendu 30 minutes.
Je n’ai visiblement pas été aussi chanceux que vous, M. Cardinal, mais j’ai l’impression que ces attentes monstres pourraient être beaucoup mieux gérées en planifiant des évènements à plus grande capacité, en annonçant l’attente et en gérant mieux la circulation. Ce qui m’a surtout frappé, c’est comment les gens sur place avaient l’air débordés.
C’était d’autant plus décevant que j’ai fait le voyage de Boston pour assister à l’évènement.
François Mercier
agaguk40
3 mars 2013
16h03
@piedoq
un seul mot: Google.
nininou
3 mars 2013
19h27
@francoismerc, effectivement, vous n’avez pas été chanceux… Moi, je n’ai couru que les événements sur le Plateau. Pas de file d’attente, pas de grosse foule, des gens de bonne humeur partout! C’était festif!
nininou
3 mars 2013
19h41
@piedoq, je ne vois pas en quoi cela vous intéresse, vu que vous êtes “tanné des urbaniaiseries” (voir le blogue sur les ruelles), mais vous n’en êtes pas à une contradiction près! C’est à se demander pourquoi vous vivez en ville…
Je n’ai jamais lu un seul commentaire positif de votre part.
Et si vous n’avez pas entendu parler de Nuit blanche avant, essayez de lire autre chose que les blogues à l’avenir…
piedoq
3 mars 2013
21h20
qu est ce que vous voulez que je vous dise essayer de dire à un gars qui vit en ville depuis 40 ans qu une ruelle c est in c est comme dire à un fermier que cultiver son jardin c est in c est une affaire de BOBO
89170
3 mars 2013
23h27
@piedoq : L’évènement est tous les ans et même si les annonces sont relativement discrètes, les médias en parlent quand même.
Remarquez que ce qui est organisé au cours de la nuit blanche est surtout des choses qui existent déjà et que vous pouvez voir et faire régulièrement. Ce qu’il y a de différent, c’est l’ambiance de foule au milieu de la nuit. Si vous faites partie des gens pour qui être au milieu d’une foule compacte est un plaisir, alors vous avez effectivement raté un évènement. Sinon, si vous préférez une atmosphère plus intime où vous n’êtes pas bousculé et où vous pouvez vous concentrer sur ce qu’il y a à voir, alors vous n’avez rien raté.
@francoismerc : La file d’attente et se « taper » la foule fait justement partie du plaisir, en tout cas pour les gens qui aiment la foule.