Le blogue de François Cardinal

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  • François Cardinal

    François Cardinal est chroniqueur à La Presse, spécialisé dans les affaires municipales et urbaines. Il aime la ville, toutes les villes.
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    Vendredi 1 mars 2013 | Mise en ligne à 7h35 | Commenter Commentaires (17)

    Pour un plan de protection et de mise en valeur… des ruelles!

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    On aime beaucoup citer les réussites urbanistiques des pays scandinaves, des villes américaines progressistes, des capitales européennes. On s’inspire des woonerf, des naked streets, des shared spaces

    Et pourtant, on néglige ce que l’on a ici même et qui forme notre singularité : les ruelles.

    Cette histoire des cols bleus débarquant dans une ruelle de Villeray au début du mois avec leur manque de jugement et leurs sacs de gravier pour ruiner une patinoire artisanale est proprement ahurissante!

    D’abord parce qu’elle émane, comme le pastagate d’ailleurs, comme cette contravention donnée à un père de famille qui jouait au hockey dans la rue avec ses enfants, d’une seule et unique plainte. Comme si n’importe quel citoyen enragé pouvait dicter à la collectivité, à lui seul, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

    Ensuite parce que les ruelles de Montréal sont déjà, pour la plupart, négligées par la Ville qui permet aux voitures de s’y stationner comme s’il s’agissait de vulgaires terrains vagues. Ce qui éloigne les enfants, les familles et le jeu libre.

    «Il n’y a pas si longtemps, les ruelles étaient le lieu où se déroulait le jeu spontané. Les enfants sortaient en arrière et se retrouvaient dans la ruelle pour jouer. Cela n’existe plus», souligne Avi Friedman, professeur d’architecture à McGill et auteur de Room for Thought: Rethinking Home and Community Design.

    «Aujourd’hui, ajoute-t-il en entrevue, les enfants qui veulent jouer au basketball ou au soccer doivent demander à leurs parents de les emmener dans des endroits prévus à cet effet, souvent loin de la maison. Cela a tué la spontanéité du jeu.»

    C’est l’évidence même. Mais manifestement, la chose doit être rappelée à certains employés de la Ville. Le débat qui a eu lieu mercredi au conseil municipal a ainsi le mérite de rappeler à tous l’importance des ruelles pour les enfants, pour la rétention des jeunes familles, mais aussi pour la richesse patrimoniale de Montréal.

    Il faut donc saluer le travail d’Elsie Lefebvre, conseillère de Villeray et leader de l’Opposition officielle, qui a déposé une motion, adoptée à l’unanimité après quelques tiraillements, visant à sensibiliser les élus et les fonctionnaires du bien-fondé des ruelles blanches (et vertes).

    Espérons maintenant que cela se traduira par des mesures proactives favorisant l’appropriation par les citoyens de leur ruelle, hiver comme été.

    Mieux, pourquoi ne pas élaborer un plan de protection et de mise en valeur des ruelles? Rien de bien compliqué ou coûteux. Un simple document visant à sortir les voitures et ramener les enfants dans les ruelles, dont on compte près de 500 km à Montréal.

    Il s’agirait d’une intention collective de retransformer ces terrains de stationnement en terrains de jeux, ce qui cadre bien avec l’intention de faire de Montréal une ville «physiquement active» et celle de retenir les jeunes familles. Quand on voit qu’ailleurs, certains travaillent fort pour ouvrir les rues aux enfants, il est étonnant de constater qu’on ne le fait pas pour les ruelles, ici.

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    Plan figure-fond des ruelles de Montréal, 2012. © Claudia Delisle, Thomas-Bernard Kenniff & Emily Young.

    Pour la Ville, d’ailleurs, le patrimoine urbain n’est pas constitué que de bâtiments en pierres grises. «Il porte aussi l’empreinte des époques passées sous forme de tracés de rues, de paysages, de constructions, d’éléments naturels, de vestiges archéologiques ou de vues exceptionnelles.»

    La politique du patrimoine, adopté en 2005, va plus loin en englobant «tout objet ou ensemble, naturel ou culturel, matériel ou immatériel, qu’une collectivité reconnaît pour ses valeurs de témoignage et de mémoire historique en faisant ressortir la nécessité de le protéger, de le conserver, de se l’approprier, de le mettre en valeur et de le transmettre».

    Or au même titre que les escaliers extérieurs, les ruelles font partie de l’imaginaire de Montréal, comme en fait foi d’ailleurs l’oeuvre ci-contre, aperçue cet hiver à l’exposition ABC : MTL – Un Autoportrait de Montréal du Centre canadien d’architecture.

    Il n’y a qu’à lire les romans de Michel Tremblay ou visionner le magnifique documentaire La mémoire des anges, sorte de patchwork d’archives d’une centaine de films produits à Montréal par l’ONF durant les années 1950 et 1960, pour se convaincre que les ruelles se qualifient parfaitement. Vous ne trouvez pas?


    • Il y a aussi l’excellent documentaire LES FLEURS C’EST POUR ROSEMONT http://www.onf.ca/film/les_fleurs_c_est_pour_rosemont
      du cinéaste Jacques Giraldeau qui a capté, en 1968, la genèse de la ruelle Demers dans le Plateau Mont-Royal. A voir, pour le plaisir de comprendre comment toutes ses ruelles vertes ont commencé à pousser à Montréal.

      andré boulanger

    • La ville de Trois-Rivières s’est essayé vers les années 1994, nous avions quoi, 11 ans, la ville avait acheté 2 XL 125 année 1975 pour courir après les enfants qui faisaient du bruit avec leur CR 80 flanc banc neuf moteur 2 temps dans le pit sable de TR près de l’UQTR.

      Ce fut assez pissant. Je n’ai pas souvenance qu’ils aient réussis en a attraper 1 seul de ma gang. Imaginez ces drôles de moineaux qui ne savaient pas chauffer. Ils n’étaient même pas capables de monter les cotes de sables mous. Nous étions perchés, comme 90% du temps et y’a rien que j’ai pas vu. Des policiers se planter à des vitesses aussi ridicules que 10km/heure. Se faire dire : « descendez, nous avons quelques choses à remettre à vos parents! » Pathétique. On crinquait nos machines, et on passait à quelques mètres d’eux avec nos plaques renversées attachée en avant avec des wrapper.

      Certains se mettait chum avec nous et se plaignait de la piètre qualité de leur machine. C’était le début du féministe dans la police. Tout à fait, des jeunes filles policières qui tentaient en vain d’attraper des jeunes avec de CR 80 de l’année, c’était surréaliste.

      C’est à 11ans que j’ai réalisé que le pouvoir de l’État se limitait à ce qu’ils sont capables d’attraper i.e les naïfs, les pas bons, etc.

      Ils auraient aussi été si simple de nous demander gentiment : pouvez aller un peu plus loin des quartiers résidentiels de la gauche de l’UQTR intolérante? À cette âge on ne savait pas ce que c’était que la gauche liberticide. On aurait probablement accepté en échange d’aussi peu que 50$ d’essence par été!

    • L’idée est excellente! Il existe d’ailleurs quelques ruelles très joliment aménagées à Montréal et dont le service d’urbanisme pourrait s’inspirer.
      Par ailleurs, ce que vous décrivez comme situation montre à quel point il devient difficle d’être un enfant à Montréal. Les édiles semblent bien trop occupés avec des cas plus “sérieux” reflétant leur propre “importance” pour qu’ils s’en soucient et c’est grave.
      Après les parcs à chiens, on peut croire que bientôt il y aura un règlement imposant l’usage de la laisse avec les enfants pour leur propre “sécurité” – ladite laisse ne pouvant être enlevée qu’une fois rendu au parc.

    • ..@respectable,1 mars 2013,09h27:

      Votre description plutôt pittoresque a fait renaître en moi ce petit côté iconoclaste, voire quelque peu délinquant que je cache souvent et que je laisse sortir à l’occasion.

      J’ai trouvé particulièrement intéressante cette affirmation: «C’est à 11ans que j’ai réalisé que le pouvoir de l’État se limitait à ce qu’ils sont capables d’attraper i.e les naïfs, les pas bons, etc.»

      Et j’ajouterais qu’il est toujours plus facile à l’État de s’acharner sur les petits, les sans-grades, sur ceux qui n’ont pas les moyens de s’opposer à l’arbitraire de la bureaucratie.

      Mais revenons à nos ruelles, ces lieux qui furent le théâtre de nos rencontres, de nos jeux, de nos querelles, (Eh oui!, même en 1950, il y avait de la bousculade dans les ruelles) et aussi des activités de l’héritier au début des années 80. Bonne idée que de les laisser revenir à un peu de convivialité et de les fermer aux semeurs, de «gravelle» mandés par une minorité intolérante aux enfants qui s’amusent.

      Ce qui est triste dans toute cette histoire c’est qu’il faille maintenant faire tout un boucan pour faire revenir le bon sens; et ça n’est pas que dans les ruelles mais là, je serais un peu hors sujet quoique ne parle-t-on pas, des fois, de comportements dignes de «chats de ruelles»? Et n’est-ce pas qu’on en voit un peu trop par les temps qui courent? Et de la part de gens dont on s’attend à un minimum de tenue?

      J-F. Couture.

    • Un simple document visant à sortir les voitures ???
      Et je vais passer par où pour aller stationner dans ma cour? Êtes-vous en train de dire que toutes les ruelles devraient être fermées à la circulation afin de nous obliger ainsi à prendre une vignette à 140 $ (Plateau)? Êtes-vous en train de dire que mes droits pourraient être inexistants même si je paie des taxes monstrueuses? Êtes-vous en train de dire que la livraison pour les commerces d’une rue commerciale ne pourra plus se faire par l’arrière, mais par devant au risque de perturber la circulation?
      Non, mais là, ça va faire. Un peu de bon sens s.v.p. D’accord pour laisser les ruelles non déneigées aux citoyens, mais toutes?

      Par ailleurs, que la Ville commence par faire respecter son propre règlement qui interdit le stationnement dans les ruelles et qu’elle donne des contraventions. Combien de fois j’ai appelé la Ville pour signaler un stationnement illégal et personne n’a rien fait sous prétexte que les véhicules sont des camions d’entrepreneurs en construction ou des citoyens qui laissent leur char dans la ruelle en attendant que le balai mécanique passe en avant de chez-eux.

      Nicholas Ninousky

    • Tout nouveau développement résidentiel majeur à Montréal devrait avoir des trottoirs et des « ruelles vertes ». Je suis né dans Hochelaga, j’ai aussi habité dans Rosemont et Saint-Michel, et les ruelles pour les enfants, c’est le « top ».

    • Seulement sortir les autos des ruelles n’est pas une solution suffisante pour garder les jeunes familles, en tout cas les jeunes familles qui ont les moyens de sortir de Montréal.

      La préoccupation majeure des parents est la sécurité et un cadre de vie assaini. Ce qui était normal dans les années 70 est maintenant intolérable et considéré comme un manque de responsabilité de la part des parents. Laisser les enfants jouer sur un terrain asphalté et dans un lieu qui n’est pas clairement délimité est maintenant considéré comme trop dangereux. Il ne faut donc pas seulement sortir les autos des ruelles, il faut transformer les ruelles en espaces verts.

      Un deuxième point est que les ruelles ne sont pas seulement le repère des autos, ils sont aussi le repère de gens peu fréquentable. J’avais l’habitude de couper par de petites ruelles dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et je voyais fréquemment des préservatifs traîner. J’ai même déjà vu des seringues. Comment faisons-nous pour nous débarrasser de cela?

      Le troisième point est que pour les jeunes familles, l’auto, et même le SUV, est indispensable. Voyager en transport en commun avec les enfants est hors de question pour la plupart des parents. Il faut que l’enfant soit attaché (pour ne pas dire ficeler) dans un siège d’auto sécuritaire, à l’abri des étrangers et il lui faut son DVD pour l’occuper. Encore une fois, nous ne sommes plus en 1970.

      Les jeunes familles ne vont pas délaisser leur SUV et il faut donc qu’elles aient un endroit pour les stationner. Pour les familles, ce n’est pas le terrain de jeu ou le stationnement, c’est le terrain de jeu ET le stationnement. Si nous sortons les autos des ruelles, il faut une place pour les SUV ailleurs. Sans cela, les jeunes familles continueront à trouver la banlieue beaucoup plus attirante que Montréal.

      Ma vision idéale serait de transformer les ruelles en espaces verts publics, de désigner pour chacun de ses espaces verts un groupe de personnes chargées de l’entretien contre une rétribution plus ou moins symbolique (je verrais cela comme un bon moyen de sortir les personnes âgées de leur isolement en leur donnant une occupation sociale et en les mettant en contact avec les enfants). En même temps, il faudrait aussi créer des espaces de stationnement. Il y a des solutions, par exemple avec ceci [ http://www.youtube.com/watch?v=BhHJpwbl7HY ], nous pourrions nous aussi trouver des solutions de ce style (en peut-être plus esthétique).

    • ouais il faudrait qu elles redeviennent festives et urbaines

      albert bela

    • Parce qu’il y a des problèmes dans certaines ruelles, on va sortir toutes les autos des ruelles.

      J’habite la même maison depuis ma naissance mais pas le même logement. Mon père stationnait son auto dans la cour arrière à l’occasion et y faisait l’entretien de son auto. Lui et beaucoup d’autres croisaient les enfants en auto et jamais un enfant n’a été écrasé en 50 ans.

      J’ai joué dans la ruelle à mon époque, il y avait plus d’enfants qu’aujourd’hui.

      Ma fille a joué dans la ruelle mais beaucoup moins parce qu’il faut les débrancher pour les sortir dehors. Quand elle était très jeune, la cour était fermée et elle y jouait et l’auto était stationné sur la rue.

      J’utilise toujours la cour arrière comme stationnement à l’occasion et je fais l’entretien de mon véhicule dans la cour. Beaucoup d’autres voisins font la même chose et lorsqu’on croise des enfants qui sont moins présent on circule lentement et on fait attention.

      L’année passée on a verdit la ruelle mais je me suis opposé à l’entrave de la circulation automobile sauf pour des bosses pour ralentir la vitesse car je suis souvent à l’extérieur pour faire du bricolage, pour le transfert des déchets qui sont stockés à l’arrière, pour faire du jardinage, etc et je n’ai pas constaté les excès de vitesse que certains évoquait pour fermer la ruelle.

      Donc on pourrait éviter de généraliser et permettre une certaine cohabitation.

    • Il est intéressant que vous vous attardiez à une œuvre présentée à l’exposition du CCA. Je m’intéresse à la répercussion qu’ont les expositions d’architecture et de design sur l’opinion publique et quelles modifications de perception de la ville elles peuvent apporter. J’avais remarqué lors de la visite d’ABC: MTL la cartographie des ruelles dont vous faites mention. Elles sont effectivement tributaires du passée de l’ile lotissée et concentrées en son centre. Cette carte nous renvoie la multitude de possibilités que ces interstices nous offrent. Jardins, voies cyclables, place communautaire, patinoire…

      Nous n’avons jamais attendu après quelques règlements ou lois pour jouer dans la ruelle chez moi lorsque j’étais plus petite. Et oui elle était plus qu’asphaltée et nous étions dans les années 90. Il n’y a rien de mieux que multiplier les initiatives citoyennes locales malgré la répression. Bien que ce soit dans un autre ordre d’idée, le cas du jardin de la cour avant à Drummondville est un exemple de cas qui a réussi à changer les mentalités. Un cas atypique servant de précédent pour l’avenir. Le cas de la patinoire de Villeray est un exemple à suivre. Malgré un citoyen rabat-joie, à vos projets voisins! vous arriverez peut-être à le faire sourire un jour :)

    • «Un simple document visant à sortir les voitures et ramener les enfants dans les ruelles»F.C.
      __________

      Euh… nous avons un garage donnant sur la ruelle. En fait, entre les 2 rues aux extrémités de la ruelle, il y a environ 7-8 garages et 30 places de stationnement attenantes aux cours privées. Vous voulez que ces 40 autos (plus les 40 autres de ceux qui habitent de l’autre côté de la rue) stationnent dans rue? La rue dont les places de stationnement sont toujours aux ¾ prises?

      Au printemps et à l’été, une dizaine d’enfants jouent occasionnellement dans la ruelle. C’est le lieu de rencontre des plus petits accompagnés de leurs parents. La plupart des cours sont petites et assez jolies avec les jardinets, des arbres et des fleurs. La vie entre tout ce beau monde est habituellement harmonieuse. Les fois où il y a une tension c’est quand quelqu’un décide de se stationner dans la ruelle à cause de l’interdiction de stationner dans la rue à certaines heures. Ceux qui font ça n’habitent habituellement pas le quartier mais sont visiteurs.

      La ruelle, je la compare à un droit de passage. Elle de multiples utilités depuis toujours, autant de circulation, de livraison que de sécurité. Si on peut partager la ruelle, je ne vois pas que qui que ce soit pourrait s’en emparer au détriment des autres.

      Toutes les guerres dans le monde ont à l’origine une occupation de territoire. Si la tendance se maintient, j’ai l’impression qu’on va entrer dans une guéguerre de ruelles. Pour des petites bandes de Gaza.

    • @montrealaise, pour une rare fois, je suis d’accord avec vous (sauf pour votre dernière phrase, c’est un peu exagéré, mais bon…). D’ailleurs, j’ai dit à peu près la même chose plus tôt concernant la proposition de sortir les chars des ruelles.
      Sortir ceux qui y stationnent, oui! Mais ceux qui ne font que passer pour aller stationner dans leur cour ou pour débarquer des courses, non!

    • En réponse à votre éditorial: Nouer le cordon.

      Pas besoin d’aller très loin pour constater les dégats de la mise en place d’une telle mesure. Suffit d’aller sur la rue St-Denis au nord de Sherbrooke jusqu’à Rosemont. L’apparition de péages pour stationnement de plus en plus chers est en train de tuer les commerces de la rue St-Denis.

    • L’idée est vachement intéressante à première vue, mais vous négligez un détail. Qui dit famille et enfants, dit voiture.

      Le transport en commun est très mal adapté pour les jeunes familles. Traîner les enfants à la garderie et à l’école par transport en commun entre les horaires de travail n’est pas chose facile. Les jeunes familles ont besoin de voiture malgré la disponibilité et la qualité de nos transports en commun.

      Or, où ces familles pourront-elles stationner leur voiture si les ruelles sont complètement aménagés en terrain de jeux et parcs? Étant donné la largeur des ruelles, il est impossible de réserver un espace commun pour les voitures dans la ruelles et personnes ne voudra payer 140$/mois pour se stationner dans la rue.

      Si l’on veut des ruelles «vertes» et «blanches», il faudra élargir les ruelles. L’idée pourrait uniquement fonctionner si l’ensemble des propriétaires et locataires acceptent de faire le deuil de leur petite cour arrière. Afin de créer de l’espace pour le jeu et les voitures, il faudrait se débarrasser des clôtures et accepter que les sorties arrières des domiciles donnent directement sur la ruelle.

      J’ai des doutes que les gens seront près à sacrifier leur intimité et confort pour avoir une ruelle aménagée assortie d’endroit pour se stationner, quoique cela dynamiserait la vie de quartier et faciliterait la mise en contact des citoyens avec leurs voisins.

      Certes, un simple «verdissement» des ruelles serait bénéfiques et enrichirait le paysage montréalais, mais sans l’élargissement des ruelles pour faire place à la voiture, l’initiative ne sera pas suffisante pour attirer les jeunes familles à Montréal.

    • ce qui m’énarve moi c est l’urbanisation de la ville tous ces grands concepts urbains qu’on essaie de nous vendre à grands coup d’urbanisations , on faisait ça il y a 40 ans gratos sans flaflas

      maintenant on a des glissades urbaines , des patinoires urbaines, des festivals urbains et festifs oui oui un festival festif des troittoirs urbains , chu tanné des urbaniaiseries

      albert bela

    • @ nininou
      (sauf pour votre dernière phrase, c’est un peu exagéré, mais bon…).
      ___________

      C’était pour imager. Vrai que c’est un peu exagéré :)

    • En été comme en hiver, se promener dans les ruelles de mon quartier (Rosemont) est beaucoup plus plaisant que de se balader sur les trottoirs car cela nous permet de découvrir Montréal sous un autre angle. C’est propre, intime, silencieux, rafraîchissant en été et très joli.
      Quelques enfants y jouent, des gens y promènent leur chien, des voisins jasent. L’hiver quelques groupes y jouent au hockey. Une voiture passe à 5 km/h (grâce aux dos d’âne). Tous la regarde passer. Et les activités reprennent.

      Quelle drôle d’idée de vouloir que nos ruelles deviennent vertes ou blanches. Une belle preuve de l’égoïsme de certains et un manque de respect pour les nombreux propriétaires qui ont payés plus cher afin d’avoir une place de stationnement dans leur cour.
      Éliminer les voitures? Une belle utopie!

      Est-ce que ça vaut la peine de mener une bataille sur un sujet si délicat pour quelques granos qui, installer sur leur balcon, trouveront donc ça beau mais qui n’y passeront que pour une balade. De plus, les enfants en général, et non seulement à Montréal, jouent-ils encore à l’extérieur?

      Voici un petit plaisir bien égoïste.

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