
Avez-vous lu l’entrevue de Jacques Parizeau dans le Journal de Montréal samedi dernier?
Back to 1970…
Commentant la main tendue par le ministre Lisée aux Anglophones, l’ancien premier ministre commence par tourner l’homme en dérision. Il souligne qu’il n’était nullement son bras droit et surtout, qu’à l’époque où il était son conseiller, son entourage le qualifiait péjorativement de «conseiller à l’ouverture» tant il était porté vers «les Anglais».
Y a pire défaut…
M. Parizeau qualifie ensuite de «dérive» les déclarations de Lisée sur la possibilité d’avoir des guichetiers bilingues aux stations de métro Peel et McGill.
Puis il lâche, avec dédain : «Dans toutes les sociétés, il y a des apôtres de la bonne entente. Des bon-ententistes…»
J’évoque la chose aujourd’hui en édito en ce qu’elle résume bien le conflit entre deux visions : celle qui sous-entend que les Anglophones font partie du problème, et celle qui suggère qu’ils font partie du Québec.
J’y reviens dans ce billet, étant donné le peu d’espace que j’ai en éditorial et surtout, l’importance de détailler les vertus du «bon-ententisme», dont je me fais l’apôtre justement.
Je sais que pour les Jacques Parizeau, Christian Rioux et Mathieu Bock-Côté de ce monde, il s’agit d’un mélange d’angélisme et d’à-plat-ventrisme. Une façon de pactiser avec le diable. Une approche qui ne peut qu’accélérer la disparition du français à Montréal.
Or le «bon-ententisme», à mes yeux, est plutôt une façon de maintenir la paix sociale des dernières années, mais surtout, une façon de créer un terreau plus fertile pour l’épanouissement du français à Montréal.
La menace, aujourd’hui, n’est plus «les Anglais», comme dit Parizeau. Ce n’est pas la bilinguisation de l’accueil dans quelques stations de métro. Ce n’est pas la présence de petites villes à statut bilingue.
C’est plutôt l’étalement urbain et la concentration de l’immigration internationale à Montréal : deux phénomènes concomitants qui participent non pas à l’anglicisation de l’île, mais à sa «défrancisation».
Le groupe de travail ministériel mis sur pied par Lucien Bouchard en 1999 concluait que l’avenir de la francophonie au Québec passait par le maintien d’une «masse critique» de francophones sur l’île et par davantage d’«interactions entre les groupes ethniques et le groupe majoritaire».
«Plus que les lois linguistiques, ajoutait-on, ce seront des politiques concernant, entre autres, l’immigration et le développement urbain qui influeront sur le caractère linguistique et culturel futur de Montréal.»
Le problème, c’est que les gouvernements québécois successifs, incluant ceux du PQ curieusement, ne se sont jamais vraiment intéressés à ces deux questions. Le ministre Lisée est le premier à prendre l’exode des francophones au sérieux, le premier aussi à tenter de se rapprocher des Anglophones à ce point. Reste à voir les mesures qui seront proposées, mais au moins, on y réfléchit.
Quant à l’intégration des immigrants, elle n’a jamais véritablement été une priorité. Et elle ne l’est toujours pas, hélas. On donne quelques cours de français, puis on leur souhaite bonne chance pour la suite des choses, espérant que les nouveaux arrivants se convertiront pour de bon au français et se trouveront une place sur le marché du travail.
Or plutôt que de se plaindre de ne pas pouvoir sélectionner les immigrants, peut-on s’assurer de bien intégrer ceux qui débarquent? Plutôt que de se plaindre que le français perd du terrain sur l’île, peut-on s’assurer que les Francophones aient envie d’y demeurer? Plutôt que de stigmatiser les Anglo-Montréalais qui sont demeurés ici et ont appris le français, peut-on s’en faire des complices du maintien de la langue officielle?
Le salut du français ne se trouve pas dans de nouvelles lois et mesures coercitives, mais plutôt dans une approche plus incitative que coercitive des questions linguistiques. Une approche qui mise sur la création d’un terreau fertile à l’épanouissement du français à Montréal : intégration des immigrants, rétention des francophones sur l’île et augmentation des interactions entre les groupes linguistiques.
Autant d’éléments du «bon-ententisme» qui permettraient de favoriser la place du français à Montréal plutôt que de tenter, comme on le faisait à une autre époque, d’en évacuer l’anglais.

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mathieun
23 février 2013
08h33
Mr.Cardinal
«Plutôt que de stigmatiser les Anglo-Montréalais qui sont demeurés ici et ont appris le français, peut-on s’en faire des complices du maintien de la langue officielle?» Si la première partie de votre phrase fait du sens, la seconde me laisse perplexe. Que proposez-vous exactement?
cotenord_7
23 février 2013
08h44
Comme Monsieur a un modeste pied-à-terre en France et provient d’un milieu bourgeois privilégié, ce qui lui a permis de faire des lectures en histoire, il serait intéressant d’entendre Monsieur se prononcer sur le bon-ententisme entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, sur le bon-ententisme entre Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing, sur le bon-ententisme entre François Mitterrand et Helmut Kohl, et sur le bon-ententisme entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy…
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bundesarchiv_B_145_Bild-F015892-0010,_Bonn,_Konrad_Adenauer_und_Charles_de_Gaulle.jpg
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bundesarchiv_B_145_Bild-F051012-0010,_Bonn,_Empfang_Staatspr%C3%A4sident_von_Frankreich.jpg
http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/I00012031/francois-mitterrand-et-helmut-kohl-main-dans-la-main.fr.html
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Msc_2009-Saturday,_11.00_-_13.00_Uhr-Zwez_002_Merkel_Sarkozy.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiti%C3%A9_franco-allemande
omni-tag
23 février 2013
08h44
Arrêtez de vous prendre la tête avec ça : C’est terminé ; il est trop tard.
Il aurait fallu dire oui à une des deux reprises où nous en avons eus l’occasion ; et encore, il aurait fallu dire oui à une vrai question : La Question.
Or elle n’a jamais été posée.
Quelle tristesse.
Benoît Duhamel.
carbone-14
23 février 2013
09h12
Les hallucinations lilliputiennnes sont un trouble médical de la perception par lequel un sujet sans lunettes 3D croit apercevoir de petits objets ou des animaux sans réalité; elles surviennent habituellement suite à l’ingestion de substances anglaises ou chinoises et permettent parfois de voir la vie en jaune tout comme Alice au Pays des Merveilles selon le bon Dr Camille Laurin. Y. ROY, Mtl
paspresse
23 février 2013
09h12
Monsieur Cardinal,
Dans la vie, il n’existe pas de solutions idéales pour tous. C’est pourquoi, nous devons toujours privilégier le compromis. Je suis d’avis que la position défendue par monsieur Lisée aurait été plus bénéfique à la cause séparatiste que celle de monsieur Parizeau….. d’ailleurs, malgré toutes ses qualités, monsieur Parizeau n’a pas réussi à faire du Québec un pays indépendant…. possiblement en raison de sa position perçu à tort ou à raison comme raciste.
Pour ce qui est des anglophones du Québec, je suis d’avis qu’au cours des 35 dernières années, ils ont fait leur bout de chemin. Si nous avions fait le même effort, peut-être seraient-ils encore PLUS intégrés à la société francophone.
cotenord_7
23 février 2013
09h14
Les journalistes québécois francophones devraient aussi inviter Monsieur à élaborer les propos que Monsieur a tenus, lorsqu’il a accordé une entrevue à l’émission Breaking Point de la CBC, en octobre 2005.
http://www.youtube.com/watch?v=EAlzJnaETg0
Comme on peut le constater, au cours de cette entrevue, Monsieur, qui semblait alors particulièrement hautain et condescendant, a affirmé qu’il avait envisagé de régler le «problème mohawk» de la région entourant Montréal en transférant le territoire mohawk au gouvernement canadien, advenant l’accession du Québec à l’indépendance.
Quel est le message à retenir pour les groupes qui ne veulent pas de la séparation du Québec ?
Le message est le suivant : donnez bien du fil à retordre au gouvernement du Québec, comme le font les Mohawks, et le gouvernement du Québec s’empressera de transférer votre territoire au gouvernement d’Ottawa…
Comme on peut le constater, Monsieur a une vision exceptionnellent raffinée et nuancée des intérêts du Québec, ainsi que de la cohabitation entre des groupes ethnoculturels différents qui partagent le même territoire…
rogerheb
23 février 2013
09h23
Monsieur Cardinal,
Comme c’est rafraichissant de vous lire ce matin.
Je suis heureux de voir qu’il y a encore des journalistes francophones qui sont capable de réaliser que le Québec est plus qu’un territoire réservé aux pures laines.
Nous sommes une terre peuplée d’immigrants venus de tous les coins de la planète et tous devraient pouvoir y trouver son compte.
Malheureusement, nous sommes encore à l’époque où on ne cherche qu’à évacuer l’anglais du Québec avec le PQ et les nationalistes revenchards.
À choisir entre votre vision d’un Québec ouvert sur les communautés culturelles et qui cherche la bonne entente et la vision d’un Michel David du Devoir qui est en croisade depuis quelque temps contre les institutions et le peuple anglophones de Montréal je peux vous dire que votre vision est la plus rassembleuse et respectueuse.
J’ai toujours pensé qu’il fallait vivre et laisser vivre. Pourquoi accepter de limiter les droits des uns quand on ne voudrait pas se faire limiter les siens?
mlebel
23 février 2013
09h36
Jacques Parizeau: un homme intelligent mais avec peu de jugement. Je le résume ainsi. Tout à fait en conformité avec les propos tenus un soir de référendum… Heureusement qu’il ne fut premier ministre du Québec que quelques mois. Et quelle prétention chez cet homme! Passons!
Michel Lebel
lecteur_curieux
23 février 2013
09h41
Bonjour, l’article est réservé aux VIP du JdM mais je pense qu’on pourrait aller le lire sur Facebook. Mais tenons-nous en à ce que vous rapportez plus haut.
Je trouve que ni Lisée ni Parizeau ne sont inspirants. Pour les guichetiers de Métro ? Franchement, je crois que 90% d’entre eux sont bilingues fonctionnels à Mtl, vendre des tickets de métro, pas besoin d’avoir un doctoral en langues pour cela… Si c’est pour l’angalis, un cours d,anglais débutant au cégep et deux mois de pratique et vous êtes fonctionnel. Ils le sont déjà majoritairement d’après mon expérience alors c’est de la fausse rhétorique.
Par ailleurs sur l’étalement urbain ? Ce que vous voyez comme un problème pourrait être une solution avec la densification de la banlieue où j’habite d’ailleurs.
Pour Mtl ? J’y suis quand même allé souvent et franchement les gens y sont en général plus allumés qu’en banlieue quoique… On se rend vers ceux qui nous attirent quand on y va alors que dans notre habitat on fait avec tous, les allumés et ceux qui le sont moins…
Oui, il ya certains problèmes d’intégration mais bien plus une peur du changement chez plusieurs québécois. Et les médias, nous parlent trop de groupes avec des revendications intégristes peu représentatifs des immigrants.
Donc ? Peu du changement et peur de la différence et peur d’engager aussi des gens qui sont meilleurs que vous et de loin. Et ce n’est pas seulement les immigrants qui vivent cela. Le manque de vision et d’ouverture des gens qui sont au pouvoir et à plusieurs niveaux.
La banlieue s’améliore quand même tranquillement, pas juste des boulevard Taschereau mais plusieurs menaces comme les Dix-30 et grosses cabanes fabriquées de faux sont bien présentes mais il reste des citoyens allumés contre les dangers.
Voilà le problème… Les médias amplifient certains problènes et ne voient pas la vraie richesse de Montréal et aussi certains vont même glorifier ce qui cause plutôt problème et aussi réduire l’importance de ceux défendant les vraies causes. Je ne vous vise pas vous ici Monsieur Cardinal. Vos articles montrent quand même une velle ouverture et réflexion même si lors de ma dernière intervention sur votre blogue j’étais fâché par un mot employé…
noirod
23 février 2013
09h46
C`est bien beau les bonnes intentions et les belles paroles pacificatrices mais encore faut il avant tout faire ses preuves et agir. Tu tends la main gauche vers les anglophones et tu frappe la droite avec l`OLF.
Je pense un peu comme vous qu`il eut été préférable de bâtir le Québec francophone avec les anglophones et les allophones mais on parle ici d`il y a 40 ans ! C`est comme si pour certains c`est pas tres tres grave de les avoir ignoré si longtemps et que maintenant il suffit de leur faire de belles promesses…C`est drole parce que c`est le même joug qui a pesé sur les francophones jusqu`à ce que le peuple se décide mais aujourd`hui on trouve normal de leur reserver le même traitement et pourtant , on vit avec eux à tous les jours quand même !
Tant que les regles seront floues et qu`il y aura des accomodements de toutes sortes , il est inutile de penser que certains ne tenteront pas de combattre une loi qui date de plus de 30 ans . Une loi !
Au dela de ce débat je crois qu`en 2013 ,particulierement dans le climat politico corrompu actuel, il devient inévitable qu`une autre génération prenne le pouvoir et mette en place une nouvelle vision,de nouvelles idées car les fondements actuels sur lesquels on a tant tergiversé sont à dépoussiérer.
Qu`on retrouve encore sous les réflecteurs des Parizeau et des Réjean Tremblay (reporter sportif ?) on ne peut dire qu`on progresse vraiment….
lecteur_curieux
23 février 2013
09h50
Cela parle beaucoup plus français qu’on le laisse entendre à Montréal et il y reste aussi des Québécois dans plusieurs quartiers…
Les gens ne semblent aller à Montréal qu’en touristes mais en touristes dans un voyage organisé où on ne fait qu’explorer qu’en surface les choses sans prendre le temps pour bien voir la beauté et la richesse.
Le dynamisme culturel de Montréal reste sa grande force et les immigrants y contribuent largement. Puis en banlieue, on y croise aussi des immigrants devenus des parfaits mononcles comme bien des Québécois formatés… LOL… Qu’ils parlent français ou pas, c,est pas là le principal danger. C’est d’être et devenir un parfait banlieusard formaté bien que ce n’est qu’un cliché. Tous ne sont pas comme cela…
Et on entend parfois des Montréalais qui habitent bien sur l’ÎLE mais qui correspondent encore plus au cliché sur le plan de la mentalité que 85% des banlieusards. C’est bien pour dire…
elvisrobert
23 février 2013
09h59
Je suis parfaitement d’accord avec vous M. Cardinal. La plupart des anglophones (de descendance anglaise, écossaise ou irlandaise, pour les allophones qui ont choisis l’anglais, mon expérience est différente…) ont compris et font des efforts. Bien sûr, il reste quelques « angryphones » qui vivent dans le passé, comme il y a des francos (dont Monsieur) qui vivent eux aussi dans le passé.
Avant de taper sur les anglophones, on devrait se regarder dans le miroir. Ça me fait toujours rire de voir des gens qui écrivent « Parl en francais calis ». Oui, les fautes sont intentionnelles, c’est que je trouve ironique de voir des francophones tombés sur des anglos qui ne parlent français quand ces mêmes francos sont incapables d’écrire dans un français convenable. Et que dire de la scène des « startups » à Montréal, la plupart des francophones qui travaillent dans ces environnements utilisent Twitter et n’utilisent que l’anglais. Bien sûr, Twitter, c’est universel mais il n’y a rien qui empêche quelqu’un de gazouiller en anglais ET en français! Qu’on commence donc pas être fier d’être francophone avant de tomber sur le dos des anglophones.
Au diable David LaHaye, on veut François Cardinal comme maire
CAIVS.IVLIVS.CAESAR
23 février 2013
10h02
________
Nous connaissons la hargne de M. Parizeau envers le PQ mais son mépris envers Lisée est grotesque.
fffmorin
23 février 2013
10h03
Faisons passer le test de la réalité anglo-montréalaise.
Dans le coin droit: Alex Norris, conseiller de Projet Montréal pour le Mile-End, de langue maternelle anglaise mais complètement bilingue.
Dans le coin gauche: Elisabeth Faure, anglo unilingue du Mile-End, militante de projet Montréal qui ne semble jamais avoir considéré qu’un minimum de français était un prérequis pour l’implication politique.
Lieu: assemblée politique publique dans le Mile-End, Plateau Mont-Royal, plein coeur de Montréal.
Action:
- Mme Faure pose une question en anglais à M. Norris, sans se préoccuper de la traduire ou même de s’excuser pour l’absence de français.
- M. Norris lui répond longuement et courtoisement en français («langue officielle» ou «langue commune», du moins dans cet arrondissement).
- Mme Faure s’insurge de ce manque flagrant de respect, exigeant une réponse en anglais ou au moins bilingue.
- M. Norris lui répond avec justesse que “nous ne sommes plus dans les années cinquante” et que le français devrait être la langue commune d’une assemblée publique (qui était derechef annoncée comme un évènement en français.
Réaction:
- L’assemblée ayant été filmée par un amie de Mme Faure, le tout attire l’attention de CTV Montreal, qui s’arrange promptement pour lyncher M. Norris et le traîter de traître à la cause anglophone.
http://montreal.ctvnews.ca/anglophone-city-councillor-from-mile-end-in-hot-water-for-french-only-stance-1.1166778
- M. Norris est forcé de s’excuser et de faire marche arrière.
La «bonne-entente», je veux bien, mais est-ce que ça mène à des Alex Norris ou à des Elisabeth Faure?
bloganon
23 février 2013
10h05
La loi 101 a fonctionné. Les Anglo-Québécois et les Allophones n’ont jamais tant parlé français. Le projet de renforcement de la loi 101 du PQ est contre-productif. Le parti semble vouloir plaire aux xénophobes en ses rangs.
Les municipalités dont les publications sont bilingues devraient pouvoir continuer de les publier.
Montréal a une vocation touristique. Sa population est largement bilingue. Tous les employés de la STM qui sont en contact avec le public devraient être bilingues, et pas seulement les guichetiers des stations de métro Peel et McGill. Ce serait la moindre des choses. Le service à la clientèle repose en grande partie sur la capacité de communiquer avec les clients. C’est élémentaire.
Les gestes d’ouverture de Lisée ont peu de portée quand son parti fait tout pour irriter les Anglophones. Le Québec doit traiter ses minorités au moins aussi bien qu’il espère être traité à titre de minorité au Canada.
Quant à Parizeau… qu’il se taise enfin. Il n’a rien appris depuis 1995.
boisdort
23 février 2013
10h07
Le français à Montréal est en perte de vitesse et ce, à la vitesse grand V. Quoiqu’on tente de nous laisser croire! Et lâchez-nous avec la paix social. Cela a des relents de campagne de peur! La paix social en opposition à quoi? À ce qu’on vit à Damas, dans la République du Congo, au Mali??? Il n’y a pas eu et il n’y aura pas de désordre social à Montréal en rapport avec la question linguistique. Nous sommes définitivement trop consensuels, trop mous. Changez de cassette.
GTremblay
Montréal
milamarc
23 février 2013
10h21
Bon article M. Cardinal. La survie de Montréal repose avant tout sur son maintient comme lieu de rassemblement de plusieurs cultures, en particulier de 2 des principales cultures occidentales, la française et l’anglaise. Montréal n’est pas un cas unique de cité qui doive sa prospérité a ce état de fait. Les Montréalais, par opposition aux Québécois, doivent défendre vigoureusement ce qui a fait et continue de faire la richesse de cette ville,malgré l’exode de plus de 300,000 personnes depuis les années 70. Il faudrait d’ailleurs se demander jusqu’à quel point la perte de payeurs de taxes fortunés n’a pas contribué un peu a la pénurie de liquidités légitimes qui,l’argent ayant horreur du vide, à pousse beaucoup de municipalités de la région Montréalaise à avoir des pratiques complaisantes face aux trop nombreuses compagnies à numéros…
mbison
23 février 2013
10h39
Votes ethniques, votes ethniques, votes ethniques.
Avec une mentalité de division au lieu du rassemblement, Parizeau va toujours être perdant.
L’union fait la force! Et on doit unir tous les citoyens de toutes les couleurs, racines, foi et idéologies.
grand.patou
23 février 2013
10h53
Le PQ a participé activement à l’évolution du Québec moderne, entre autres en croyant en un système d’éducation pour tous et en investissant une partie de nos impôts dedans. Cependant, pendant que ses représentants retirés de la scène politique continuent d’intervenir en se basant sur des faits et statistiques des années 60, le Québec s’est instruit, a évolué et est rendu en 2013.
seb.b
23 février 2013
10h55
Mr.Cardinal
«Plutôt que de stigmatiser les Anglo-Montréalais qui sont demeurés ici et ont appris le français, peut-on s’en faire des complices du maintien de la langue officielle?»
Hors, le sondage réalisé par la revue l’Actualité l’année dernière a bien montré que les anglophones sont assez indifférents face à la disparition du français à Montréal. J’ai donc de la difficulté à imaginer une situation où ils seraient des complices pour le maintien du français comme langue officielle…
gab77
23 février 2013
10h57
Mr. Cardinal,
J’ai bien apprecié vous lire. J’aurais une question d’ordre philosophique. N’est-ce pas le destin de toute métropole que de s’aliéner de la population qui l’entoure? Plus une métropole est dynamique plus elle est cosmopolite et aux multiples identités. Pensons a Londres, Toronto, New York.ce sont des villes ouvertes dont l’identité n’est guère celle du pays, de l’état dont il fait parti. Quebec est la capitale du Quebec. Historiquement Montreal a toujours été cet anomalie culturelle étant donné le nombre d’autres cultures qui s’y sont installés et on contribué a son développement.
Je comprends très bien vos propos. La famille québécoise moyenne quitte pour la banlieu mais cela n’as rien avoir avec la langue. la culture québécoise n’est pas une culture de haute densité de population et on préconise les espaces verts, les endroits calmes et la qualité de l’air. étant donné le prix de l immobilier c’est un phénomène que l’on retrouve dans bien d’autres pays.
gab77
23 février 2013
10h58
G. Gomez
cad3
23 février 2013
11h03
Il est amusant de voir comment les petits éditorialistes de La Presse payés par Power Corporation sont constants dans leurs tentatives d’endormir les lecteurs dans le dossier linguistique:
- Faisons-leur croire que les anglos et les allophones ont un réel intérêt pour le français;
- Présentons les gentils anglos et les allophones comme de pauvres victimes;
- Montrons les méchants francophones comme des enragés étroits d’esprit;
- Ne disons pas un mot sur les milliers d’unilingues anglophones, et faisons comme s’ils
n’existaient pas;
- Diabolisons quiconque osera signaler l’anglicisation rapide de Montréal;
- Présentons la défense du français comme une cause rétro et passée date.
Décidément, la direction de Power Corporation doit être fière de ses petits laquais.
gab77
23 février 2013
11h07
j’aimerais ajouter que si le mouvement nationaliste du PQ aurait été mené par des hommes comme Monsieur Lisée avec leurs mains tendues vers les communautés historiquement anglophones, le Quebec serait peut être indépendant aujoud’hui. C’est ce melange hautement toxique de nationalisme et d’anglophobie qui aura rendu la mouvance souverainiste un effort voué a l’échec. Quand on entend des histoires comme celles de cette semaine ou l’OQLF tape sur des menus d’un resto italien, on ne doit pas rester surpris que le nationalisme ait trop souvent ete sont propre ennemi.
G. Gomez
jean-francois_trottier
23 février 2013
11h08
Individuellement la bonne entente règne à Montréal, aucun doute. Tant qu’on parle d’amis, de commerce et autres, en effet le bilinguisme et la bonne entente règnent en général. On laissera de côté les rares prises de bec inévitables : où y a de l’homme y a de la bisbille, bin quin.
En clair Trudeau peut dormir tranquille, SON bilinguisme est plus que respecté ici, tant qu’il reste libre de choix, individuel, personnel et respecté officiellement. Voilà voilà, gentil Trudeau.
Socialement c’est une autre paire de manches:
- Les anglophones ne forment pas une minorité, ça non. Faut pas savoir compter pour se faire des illusions pareilles : nous sommes au Canada que je sache, en Amérique du Nord si je ne me trompe.
- Pourtant ils votent comme une minorité tant au fédéral qu’au provincial : en bloc. En fait il y a plus de blancs qui votent “du mauvais bord” en Afrique du Sud que d’anglos qui votent PQ ici. Un cas pathologique, rien de moins.
- Pas un, pas UN SEUL anglophone ayant un poste d’importance (politique, médias, affaires…) n’a jamais osé déclarer que oui, en effet, la langue française doit être protégée au Québec. Pas une seule fissure parmi un ensemble de plus d’un million de gens forts bien représentés merci, faut le faire! Tout au plus Applebaum a dit, et j’ai attendu ce genre de déclaration depuis ma lointaine naissance, qu’il fallait préserver le visage francophone de Montréal. Le strict minimum quoi, bien peu.
- En contrepartie le monde anglo exige des déclarations de bonne entente tant officielles que dans les moindres détails.
Pourtant, des démonstrations de respect, il y en a eu des tonnes depuis… vous dites 40 ans ? D’accord pour 40 ans.
Il me semble que le moins que la majorité puisse faire, c’est un petit pas vers cette minorité que nous sommes. Je n’en vois pas, je n’en ai jamais vu sauf, évidemment, dans le sens très Trudeauesque des gentilles libertés individuelles.
Plus nettement, je me fous de savoir que des anglophones parlent français! C’est tant mieux pour eux, c’est probablement très poli de leur part et je les en félicite mais je m’attends à tout autre chose : qu’ils se comportent comme des adultes, assument leur responsabilité sociale et s’impliquent dans leur société au lieu de râler à la première occasion. Pas demain la veille on dirait. S’il y a deux côtés et mésentente, ce n’est absolument pas dû au monde francophone, c’est évident. Le fait que seuls des francophones reconnaissent et en parlent dit bien où est le problème et ce n’est pas en eux. Du côté francophone par contre il y a un souci d’auto-flagellation assez typique de minoritaires, ce qui est une autre histoire.
La bonne entente suppose que quelque chose se dise il me semble. Le silence dédaigneux des représentants anglos n’est pas un discours.
Il n’y a pas frustration de ma part, je vis très bien merci, mais un grand découragement devant ces gens si responsables individuellement mais incapables de se situer collectivement à l’intérieur du Québec. Il est grand temps qu’il sortent de leur adolescence boutonneuse et boudeuse tout de même!
machiavelien
23 février 2013
11h19
Votre “bon ententisme” favoriserait la place du français à Montréal? N’est-ce pas ce que nos bons gouvernements tentent de faire depuis toujours? Il faut ainsi continuer de faire ce qui ne fonctionne pas? Ah oui, c’est la faute des francophones qui désertent l’île de Montreal et des immigrants qui s’intègrent mal. Le bon-ententisme va certainement stopper l’exode des francophones vers la banlieu et les immigrants, comme par magie, vont s’installer et s’intégrer dans les quartiers francophones.
Finalement, de quoi se plaint-on? Montréal devrait être une ville bilingue. Après tout, l’anglais, c’est la langue des affaires et c’est une langue tellement plus facile à apprendre que le français. Pourquoi essayer de franciser des gens qui ne le veulent pas?
gab77
23 février 2013
11h22
…. pour terminer j’aimerais dire que je connais plusieurs anglophones, aux racines datant du 19eme siècle ici a Montréal qui se sentent Quebecois et qui sont parfaitement bilingues mais qui ont été poussés dans les bras du fédéralisme par le côté intolérant du nationalisme québécois. Ce fut un véritable gâchis car ces personnes parfaitement bilingues aurait pu se rallier au projet souverainiste. Aujourd’hui la fracture est trop profonde. Cette semaine je parlais avec mon tailleur italien qui me dit qu’un agent de l’OQLF lui avait interdit l’usage du mot “jeans” dans ses affiches puis s’était fais dire que s’il n’aimait pas ça il pouvait toujours déménager en Ontario. Son arrière grand père est arrivé a Montréal il y a 120 ans… Comment se rallier à une cause qui nous démonise?
G. Gomez
fcardina
23 février 2013
11h29
@ machiavelien
«Votre “bon ententisme” favoriserait la place du français à Montréal? N’est-ce pas ce que nos bons gouvernements tentent de faire depuis toujours?»
Pas du tout. Pour moi, le «bon-ententisme» s’appuie sur trois choses: paix sociale, rétention des franco, intégration des allo.
Or nommez-moi un seul gouvernement qui a eu comme priorité de:
- multiplier les interactions entre franco, allo et anglo;
- retenir les jeunes familles sur l’île;
- intégrer véritablement les immigrants à la société, au marché du travail en particulier.
Lisée est le premier à s’intéresser à l’étalement urbain. Quand aux deux autres enjeux, ils n’ont jamais vraiment été pris au sérieux par Québec.
François Cardinal
akka5599
23 février 2013
11h33
OK, il faut que je le dise. Je suis un anti-PQ primaire. Anti-indépendantiste, etc. Voilà, c’est dit!
Par contre, et pour la première fois, force est de reconnaître que le PQ, par M. Lizée, a réussi à capter mon intérêt. Loin des déclarations aussi stupides qu’empreintes de démagogie, il a eu le courage de parler des vrais problèmes. Et pour cela, il est en train de se faire crucifier par les radicaux du PQ, dont Parizeau. C’est injuste.
Les unilingues anglophones qui se font gueuler dessus par des agents de la STM excédés de constater qu’il existe des personnes qui ne parlent pas le français… Je l’ai vu de mes propres yeux. Oui, la langue officielle est le français au Québec, mais oui aussi, quand on est une métropole d’envergure internationale comme Montréal, on se doit d’avoir un minimum de bilinguisme dans les institutions accueillant des touristes, et la STM en est une.
C’est quoi le message des purs et durs? Faudrait qu’on le sache une fois pour toutes. Est-ce que c’est “on a pas besoin des touristes et de leur argent”?; “On ne veut que du Québécois pur laine, les autres dehors”? J’aimerais vraiment savoir, et surtout entendre un argumentaire de qualité.
Ma copine vient d’amérique latine. Elle a pris des cours de français là-bas avant de venir ici. Évidemment, elle parle peu le français mais est capable, malgré les hésitations, de comprendre quelqu’un qui parle clairement. S’exprimer est plus ardu par contre.
Elle s’est inscrite aux cours de français offerts aux nouveaux immigrants en arrivant. Devinez quoi? Elle s’est faite refuser, au motif que son français était déjà “excellent” (je cite).
J’ai d’abord cru qu’elle s’était peut-être mal exprimé ou avait mal compris. Je suis retourné avec elle et nous avons vu une deuxième personne pour une évaluation en vue d’intégrer l’un des cours. Même jugement; elle parle très bien le français et n’a pas besoin de cours.
Réultat: Elle ne peut pas travailler en français car n’a pas le niveau suffisant pour communiquer efficacement dans le milieu des affaires. Elle veut rapidement mettre à jour son diplôme sud-américain en s’inscrivant à un MBA ici. Où pensez-vous qu’elle étudie? Ben oui… pas besoin d’en dire davantage. Et dans quelle langue travaillera t’elle dans le futur? Oui encore, ce sera l’anglais. Le pire, c’est qu’elle voulait vraiment apprendre le français, et le veut toujours. Ce n’est malheureusement pas possible pour le moment, entre son travail et le MBA.
L’intégration des immigrants est désastreuse, et que certains au PQ (ou chez les libéraux d’ailleurs) disent qu’ils font ou ont fait leurs devoirs est de la pure hypocrisie. Les gouvernements successifs ont fermé les yeux ben dur sur le problème. Et ces même personnes sont celles qui chialent le plus parce que le français perd du terrain? Hypocrites, et de mauvaise foi.
marc_g
23 février 2013
11h36
Va pour les guichetiers bilingues, mais il faudrait que ça s’arrête là. Pas question, par exemple, d’introduire l’anglais dans l’affichage ou dans les messages diffusés par interphone. En tant que métropole du seul territoire majoritairement francophone en Amérique, Montréal se doit de conserver son visage français.
En ce qui concerne la “défrancisation”, M. Marissal en oublie un aspect important: le fait que de très nombreux francophones s’adressent spontanément en anglais aux allophones, et persistent à le faire même quand ces derniers leur répondent en français. Il y a aussi ces clients francophones “pressés” qui n’exigent pas de se faire servir dans leur langue ou, pire, qui pestent contre ceux qui le font. Beau message!
journalistetudis
23 février 2013
11h42
J e trouve que ce qui sonne vraiment faux dans votre argumentation M.Cardinal c est de pretendre que Jacques Parizeau a peur des anglophones,la je ne ne peux qu etre en desaccord avec vous la dessus,M.Parizeau est un tres bel exemple a suivre pour tout les Quebecois ,je comprends le travail que vous avez a faire et pour qui vous travaille,pourriez vous trouvez un autre exemple parce que celle la euh ca fonctionne pas
carbone-14
23 février 2013
12h08
Socrate ayant reproché à son jeune élève préféré Théétète de n’exprimer que des vents quant à sa définition exacte de la science, l’un et l’autre convinrent que science et compétence étant une seule et même chose, il valait mieux laisser tout l’art des gaz aux seuls politiciens sans plus pour la suite normale des choses. Y. ROY, Mtl.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A9t%C3%A8te_(Platon)
jean-francois_trottier
23 février 2013
12h21
@fcardina
Le « bon-ententisme » est la base de toutes les politiques de tous les gouvernements du Québec depuis 100 ans minimum, y compris la loi 101 première mouture.
Les tentatives pour créer des interactions ont été multiples mais toujours battues en brèches par les médias anglos, vous devriez le savoir.
Depuis des générations la lutte sourde que le gouvernement du Québec mène à l’administration de Montréal a affamé la ville, hausses de taxes à la clé et fuite des jeunes familles, la mienne y compris. Cette lutte a pris des dimensions incroyables durant la dernière décennie.
Ceci dit je ne vois pas du tout en quoi ceci relève de la « bonne entente » ou non. Parlons plutôt de haut-fonctionnaires qui ne comprennent rien à la métropole, ça oui.
L’intégration des immigrants doit en effet devenir une priorité mais ceci, sans être un fait nouveau, relève de grandes difficultés puisque le gouvernement du Québec contrôle très mal l’immigration. On en a eu la preuve au cours des années ‘90. Les règles changent au gré du bon vouloir d’Ottawa qui, faut bien l’admettre, se fout royalement des notions d’intégration.
Votre réplique est donc pour le moins étrange : Erreur sur le premier point, hors d’ordre pour les deux suivants. Vous m’avez habitué à mieux.
Je ne veux pas planter Lisée le moindrement. Il reste que sa façon de montrer patte blanche aux anglos reste dans une très longue tradition très québécoise.
Pour faire image ça me rappelle moi-même quand je prépare un bon repas à mes enfants. Ils disparaissent chez des amis tout de suite après sans même desservir. Je me tape la vaisselle et ça ne les empêche pas de réclamer des sous le lendemain.
Je vis dans la « bonne entente » avec mes enfants aussi. La différence est que… ce sont de VRAIS enfants, eux.
psychic
23 février 2013
12h49
Les enfants au richissime Parizeau on tous étudié en anglais. Ce qui est bon pour ses enfants n’est pas bons pour les nôtres. Flûte!
swdi
23 février 2013
12h59
Dans ce match Parizeau vs Lisée, François Cardinal se range du côté de Lisée tout en plaidant ceci: «Or plutôt que de se plaindre de ne pas pouvoir sélectionner les immigrants, peut-on s’assurer de bien intégrer ceux qui débarquent?»
Sachez monsieur Cardinal que JF Lisée déplore notre incapacité à sélectionner nos immigrés comme il serait impératif de le faire. Dans son discours du CORIM le 11 février dernier, Lisée revenait sur ce problème vital. Il a publié ce discours le 19 février sur son blogue:
http://jflisee.org/
pparadis
23 février 2013
13h21
M. Cardinal, si l’on applique une mesure de «rééquilibrage» pour ramener le financement des universités anglophones à la proportion réelle d’anglo-québécois (et ainsi revaloriser le réseau francophone et la francisation des immigrants), que se passera-t-il ?
Il y aura un tollé à la grandeur de l’Amérique du Nord. Les épithètes de «nazi, fasciste» vont fuser pendant plusieurs semaines jusqu’à ce que le gouvernement recule. Et s’il ne recule pas, il y aura un autre hurluberlu à la Henry Bain pour servir un avertissement aux politiciens, avec la complicité indirecte de médias qui font de la propagande haineuse depuis des années sans jamais être condamnés.
L’exemple des universités n’est pas anodin. Ces établissements sont les lieux où les liens sociaux et professionnels se tissent. Le Printemps Érable est le réveil d’une génération qui ne veut pas être laissée pour compte. En ce moment, il devient évident que les deniers publics profitent à une classe cosmopolite et mondialisée pour qui Montréal n’est qu’un terrain de jeux temporaire.
La dimension linguistique rime donc avec les inégalités croissantes de répartition des richesses, et depuis le printemps dernier nous sommes entrés dans une crise qui va aller en s’accentuant. C’est effectivement un «retour à 1970».
Et de manière plus générale, je ne crois pas à votre vision rose bonbon. Allez donc vous promener dans le Mile End, ou l’on célébrait il y a dix ans à peine une Saint-Jean multiculturelle où le français avait sa place. L’anglais y prédomine maintenant à 90%, ce qui me laisse croire que la vie collective en français sur le Plateau sera complètement foutue d’ici 25 ans. La Saint-Jean alternative est maintenant retranchée dans Rosemont, en périphérie du centre-ville, tout comme Montréal est en train de devenir la périphérie économique du Canada.
Pierre Paradis
ducalme
23 février 2013
13h25
Je ne suis pas de Montréal, mais de Cap-Rouge (maintenant fusionnée à Québec).
Et je travaille à temps égal tant au Québec qu’en Nouvelle-Angleterre.
Cela me donne un certain recul.
Je retrouve plus de volonté de vivre en français chez les nombreux irréductibles du comté d’Androscoggin dans le Maine qu’à Montréal.
La souveraineté du Québec, je l’ai appuyée en 1980 et en 1995.
Si l’on me redemandait d voter, je voterais OUI car on ne dit pas NON à son gouvernement qui veut plus de pouvoirs, mais je sais pertinemment qu’il est trop tard.
Montréal est perdue pour la vie économique francophone; quand bien même on sauverait Baie-Comeau ou Montmagny, la gangrène a atteint un tel point qu’on ne peut même plus penser à
amputer.
J’ai fait ma vie en utilisant le français et l’anglais et je regrette de ne pas avoir appris l’espagnol.
La cajunisation des Canadiens-français du Québec (ce terme honni par le PQ) est commencée depuis longtemps.
Tout de suite après Pauline Marois, Jean-François Lisée est le deuxième personnage (si vous me passez l’expression) que je ne peux blairer dans le gouvernement du Québec.
Il est, comme Madame de Charlevoix, une outre d’orgueil qui atteint même le superbe des souverains pontifes d’autrefois.
Un Borgia réincarné.
On reproche à monsieur Parizeau d’avoir dit le 30 octobre 1995 que la défaite du OUI était attribuable à l’argent et au vote ethnique.
C’est en grande partie vrai; on n’a qu’à regarder la carte électorale pour le constater et à se souvenir des dépenses effectuées en toute impunité par le gouvernement fédéral.
Mais c’est aussi en partie faux quant au vote ethnique.
Lorsqu’on y regarde de plus près, à partir du Golfe et le long des deux rives du Saint-Laurent (y compris le Saguenay-Lac Saint-Jean), d’Est en Ouest, on voit que le vote pour le OUI avoisine les 66% et puis, il y a une nette ligne de fracture.
Dans la région 03 (Capitale nationale), le vote pour le OUI tombe à 53%; ce sont des francophones qui ont voté NON en plus grand nombre.
La poche de résistance se situe globalement de Saint-Anne-de-Beaupré (miraculeusement) au comté de Portneuf.
C’est le mystère de la grande région de Québec.
Sur la Rive-Sud du Saint-Laurent, en Chaudière-Appalaches, le OUI tombe à égalité avec le NON uniquement à cause du vote massif pour le OUI dans la circonscription des Chutes-de-la-Chaudière (74%) et d’un bon résultat dans Lévis.
Dans les six autres circonscriptions, c’est le NON qui l’a emporté.
Il y a un mur de béton entre Saint-Roch-des-Aulnaies et Saint-Jean-Port-Joli et cette muraille s’estompe dans la région des Bois-Francs.
Et ce phénomène, n’en déplaise à monsieur Parizeau, ce n’est pas du vote ethnique.
Quant à la question de la langue, tous les partis politiques majeurs sont dans l’obligation de feindre de l’ignorer car si l’on devait mettre en place les mesures requises pour redresser la situation pitoyable du français au Québec, l’arsenal devrait être tel que la germanisation de l’Alsace-Moselle entre 1870 et 1918 ressemblerait à une fin de semaine d’immersion linguistique.
J’entreprends le dernier droit de ma vie et c’est avec tristesse, mais réalisme et sérénité que je peux dire que quant à le appréciation de la nation Canadienne-française, Lord Durham et Pierre Trudeau avaient malheureusement raison.
Pour paraphraser Adamo, «REQUIEM POUR 7 MILLIONS D’HOMMES» (et de femmes, bien sûr).
A.Gilles
fcardina
23 février 2013
13h41
@ cad3
«Il est amusant de voir comment les petits éditorialistes de La Presse payés par Power Corporation sont constants dans leurs tentatives d’endormir les lecteurs dans le dossier linguistique»
Pourquoi ne pas simplement accepter qu’en leur âme et conscience, certaines personnes sont tout simplement en désaccord avec votre position? Sans que cela n’ait à voir avec les intérêts économiques de qui que ce soit.
François Cardinal
rondm
23 février 2013
14h04
Je voyage souvent pour le travail, en Europe, en Asie. Je suis toujours soulagé (et étonné) que l’on peut se faire comprendre presque partout.. en anglais (et parfois en français). Je ne m’en offusque pas … je suis content… ceci me simplifie mes déplacements et mes contacts.
Dans les pays où la langue n’est pas l’anglais il y a, presque toujours, une traduction anglaise des éléments de la vie de tous les jours (métro, bus , taxi, etc…) qui nous aide, nous les touristes, nous les hommes/femmes d’affaires.
Alors… pourquoi s’offusque t’on que l’on puisse offrir des services ou instructions en anglais dans une grande ville qu’est Montréal?
Je sais, je sais… les méchants anglais ! Revenons-en! Et faisons parti du monde nouveau où tous peuvent se comprendre.
Il fût une époque où l’espéranto était un idéal de communication entre les peuples… l’histoire a fait que c’est l’anglais… tant pis (ou tant mieux)….passons à autre chose.
M.Rondeau
carloshernandez
23 février 2013
14h12
Excellent Messieur Cardinal! Merci pour cette réflexion. Moi je suis immigrant, j’ai appris le français pour immigrer ici, après avoir étudié aux E-U, je parle alors aussi l’anglais et le espagnol. Mon accent est toujours présent et ma culture est une mélange de cultures. Je parle français toujours que possible (suivante, très suivante, les francophones avec qui je parle me dissent qu’ils ne veulent pas parler en français avec moi parce que ce n’est pas “leur” français, et c’est plus facile pour eux à changer) et j’ai ma fille dans une école bilingue privée, elle parle à 7 ans 4 langues. Des études montrent l’avantage pour le cerveaux de parler plusieurs langues, et l’économie globalisé d’aujourd’hui exige qu’on peut le faire. Maintenant la conversation publique c’est que nous et le gens comme nous (qui payons 50% de salaire en impôts) sommes une menace! Avec cette nouvelle loi m’a fille ne pourra pas continuer à son école parce que c’est bilingue, pas unilingue francophone. Alors c’est comme si tout ce que le gouvernement veux c’est de faire des immigrants en francophones unilingues et qu’on oublie tout ce qu’on nous permettre d’être compétitifs. Si le gouvernement veux que Montréal reste unilingue, pourquoi pas faire une loi pour interdire des francophones de souche de déménager? Ou complètement fermer l’immigration! Voilà!
carloshernandez
23 février 2013
14h13
Carlos Hernandez
rogerheb
23 février 2013
14h39
Il est clair que les actions de l’OQLF doivent rester cachées pour être efficace car dès qu’on les expose au grand jour,tout le monde se rend compte de la mesquinerie,de la petitesse et de l’intolérence du gouvernement face à sa population.
À l’ère de l’internet et des médias sociaux il sera de plus en plus difficile de faire avaler des couleuvres à une population de plus en plus instruite.
Je dis oui à une Loi 101 juste et équitable qui prend en compte les réalités des milieux.
Ex: Pourquoi déterminer qu’une municipalité aura le privilège d’être bilingue seulement qu’à partir du nombre d’Anglophones de souche au lieu d’utiliser le critère de locuteur anglophone qui serait beaucoup plus logique et généreux. Et même pourquoi ne pas laisser à la municipalité le choix d’offrir ses services dans la ou les langues de son choix?Cela serait un geste de bonne entente.
Je vous ai présenté ici qu’un exemple de la mesquinerie des Péquistes envers la population anglophone du Québec.
Dans ce Parti,on ne veut pas protéger le français mais on veut éliminer toute trace de l’anglais, ce qui n’est pas pareil.
sergei.k
23 février 2013
15h26
Que de détours pour nous empêcher d’y voir clair. Le ROC doit se marrer parce que la cause souverainiste fait du surplace pendant ce précieux temps perdu…
marc_g
23 février 2013
15h36
“En ce qui concerne la “défrancisation”, M. Marissal en oublie un aspect important [...]”
Oups! Mes excuses à M. Cardinal!
pacolibre
23 février 2013
15h46
Les Quebecois avaient un champion de la bonne entente ( Rene Levesque) . Le bon gars en a manger toute une ! Maintenant depuis ce jour j’ai compris , les bons gars se font detruire . Alors la bonne entente oui, seulement quand nous serons maitre chez nous.
bermasse
23 février 2013
16h23
Je ne comprends pas qu’on porte encore attention à ce dinosaure qu’est Parizeau.
pager
23 février 2013
17h00
@cad3
23 février 2013
11h03
” Diabolisons quiconque osera signaler l’anglicisation rapide de Montréal”
Incroyable…Quel age avez vous? Si vous êtes né avant les années 60, vous avez surement connu l’époque où tout ce qui se passait à l’ouest de la rue St-Laurent se faisait à 100% Anglais… Pas un seul Anglais ne parlait Français, maintenant ils l’ont à peu près tous appris. Lorsque je vais au centre ville de Montréal je suis toujours servi en Français (faut dire que je l’exige). Quand donc allez vous donc comprendre qu’une langue est un outil que les gens utilisent à leur gré?
DEPUIS 1977, MONTRÉAL S’EST GRANDEMENT FRANCISÉ…Mais cela fait l’affaire des séparatistes de faire croire le contraire!
ramses2.1
23 février 2013
17h46
“DEPUIS 1977, MONTRÉAL S’EST GRANDEMENT FRANCISÉ…Mais cela fait l’affaire des séparatistes de faire croire le contraire!” pager
===
1977 ça fait 36 ans!
Montrez-nous que le français a progressé à Montréal depuis disons les 15 dernières années.
J’attends votre démonstration avec chiffre à l’appui.
Je rappelle aux anglophones qui jouent les victimes, que l’anglais n’est en péril nulle part sur la planète et pas sur un cm carré en Amérique du Nord.
Jean Émard
ramses2.1
23 février 2013
17h51
Le Québec débute par Montréal, sa transformation en un gros Nouveau-Brunswick.
Et les “self-haters” qui s’inquiètent plus de l’insignifiant pastagate que du recul de leur langue. C’est à croire qu’ils s’en réjouissent.
Jean Émard
carbone-14
23 février 2013
18h37
Si le Gel devait finalement être retenu sur toutes les mauvaises langues lors du prochain Sommet sur les inéquités, cela signifie-t-il pour autant qu’il faudrait aussi geler équitablement tous les autres salaires des syndicats pour 5 ans pour faire bonne mesure?
carbone-14
23 février 2013
19h08
Et même s’il faut bien admettre qu’il est strictement impossible de changer les perceptions d’antiques politiciens sans fondement, cela signifie-t-il pour autant qu’il faudrait aussi appliquer les anciens sabots de Denver des bloquistes à tout un chacun tout pareillement pour enfin permettre à tous les pitpits égaux d’Ailleurs ou d’ICI de pouvoir s’envoler librement sans la patte de derrière attachée? Y. ROY, Mtl
carbone-14
23 février 2013
19h32
Et même en admettant qu’une bonne heure de silence serait sans doute nécessaire à un bon cours de catéchese pékyste gratuite par la bande pour se développer raisonnablement le Cogito, est-ce à dire pour autant que toutes les Star Academy du Nombril de Titine et de quelques autres seraient nécessairement suffisantes pour une bonne maîtrise gratuite en Harlem Dancing ou whatever dans toutes les rues philosophiques de Mtl ou pas? Y. ROY, Mtl
cotenord_7
23 février 2013
19h46
@ ramses2.1 (commentaire « 23 février 2013 17h51 » ) :
Si vous voulez assurer la pérennité du français à Montréal, la solution est très simple : passez un peu moins de temps sur les blogues, allez faire des enfants ou adoptez en, et élevez-les convenablement, en les encourageant à s’instruire afin de devenir des citoyens autonomes.
Si davantage de séparatistes et de nationalistes québécois qui résident à Montréal avaient suivi cette recette fort simple dans les 40 dernières années, au lieu de passer leur temps à rouspéter et à maugréer contre les Anglais, le fédéral et les immigrants, les quartiers traditionnellement canadiens-français de l’île de Montréal et de Laval auraient sans doute davantage gardé leur caractère traditionnel, et l’intégration des immigrants à la majorité francophone se ferait de façon plus efficace et plus harmonieuse…
carbone-14
23 février 2013
20h18
ARIA # 6
CHERUBINO
Je ne sais plus ce que je suis, ce que je fais…
Tantôt je suis de feu, tantôt de glace…
Chaque femme me fait changer de couleur,
Chaque femme m’émeut.
Aux mots «amour» et «plaisir»
Mon coeur est troublé et alarmé
Et à parler d’amour me pousse
Un désir que je ne sais expliquer.
Je parle d’amour tout éveillé,
Je parle d’amour en dormant,
J’en parle à l’eau, à l’ombre, à la montagne,
J’en parle aux fleurs, à l’herbe, à la source,
J’en parle à l’écho, à l’air et aux vents
Qui portent au loin
La vanité de mes paroles…
Et si personne ne m’écoute,
Je me parle d’amour à moi-même.
Mozart/ Les Noces de Figaro, KV 492
P.S: Faudrait-il rendre aussi le belcanto gratuit à Stars du Nombril?
Y. ROY, Mtl
basquiat13
23 février 2013
21h23
Il y a presque autant de francophones en Ontario qu’il y a d’anglophones au Québec, pourtant, Toronto est une ville où absolument tout se déroule en anglais et il n’y a strictement aucune place pour le français ! Comparés aux anglophones du Québec, les francophones de l’Ontario vivent littéralement dans le tiers-monde, c’est curieux, mais on n’entend personne au Canada parler de cette réalité, pourtant, elle existe. Pourquoi ? Qui sont les véritables intolérants dans ce pays ?
basquiat13
23 février 2013
21h24
« Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme canadian de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que le nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada. Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme des uns devait nier le nationalisme des autres. Et pourtant, c’est cette vision des choses qu’on tente depuis toujours de nous imposer. » – Pierre Bourgault
pager
23 février 2013
21h59
@basquiat13
23 février 2013
21h23
“Toronto est une ville où absolument tout se déroule en anglais et il n’y a strictement aucune place pour le français ”
Totalement faux. Un grand nombre de restaurants et d’Hôtel à Toronto reçoivent leurs clients en Français!
Cela fait partie de votre rhétorique séparatiste qui consiste à constamment nous dire qu’il n’y a que les Québécois de souche qui parlent le Français!
elvisrobert
24 février 2013
05h00
@basquiat13 Euh, peut-être parce que la majorité des francophones en Ontario vivent dans l’est de l’Ontario? Mon beau-frère demeure à Embrun (au sud d’Ottawa), ville à majorité francophone. Même chose pour Orléans. Les francophones ne sont tous simplement pas à Toronto (sauf peut-être ceux qui vont étudier à York, qui offrent plusieurs cours en français).
toutou35955
24 février 2013
05h43
La langue francaise,,,il y a des problemes bien plus profond en santé et en éducation, et nos infrastructures qui sont a faire peur. Pis on s acharne a préserver notre langue francaise. Sortez votre tete d autruche du sable et constater l état général de notre société gérer par des innocents partisans du francais.J aimerais mieux etre dirigé par un anglophone visionnaire que par des franco sans jugement.
pierre_lemay
24 février 2013
06h16
Il commence à être tard pour le français, mais comme cette lousianisation se fait tout doucement, tout lentement, il n’y aura pas mort d’homme pour ça.
Nous en sommes là depuis déjà belle lurette. Nous faisons notre propre choix en banalisant les mouvances ici et là sur le plan linguistique.
À choisir, j’aimerais bien qu’on soit allumé et plus conscient, qu’on arrête de jouer avec les arguments, qu’on arrête de banaliser. En revanche, à partir du moment ou la masse n’en prend pas conscience, il devient difficile de dévorer des moulins. Don Quichotte s’y est cassé les dents d’ailleurs.
Le Québec n’est plus ce qu’il était sur ce plan. Il ne le sera plus non plus dans 30 ans ce qu’il est aujourd’hui. C’est l’évolution et les décisions que chaque Génération prend permet cette évolution.
On s’est dit non deux fois. On banalise ce qui arrivé à notre langue constamment, d’une Génération à une Autre.
Il ne faut pas être surpris de voir que le français recule.
Palpable d’une manière criante à Montreal évidemment. Ce phénomène s’étendra inévitablement aux Régions. Tranquillement, tout doucement.
Quand se sera rendu aux Régions plsu clairement, dans une ou deux Générations “au pif”, il sera tout à fait trop tard si on décide alors d’en prendre conscience et de moins banaliser.
Ce qui, sur le fond, n’est rien de grave dans la mesure où il n’y aura pas mort d’hommes…
C’est un choix que nous faisons. Consciemment ou pas.
Sur la surface, Parizeau n’a pas tort. Lisée non plus.
C’est un peu ça qui devrait nous rendre perplexe.
Nous faisons nos choix. Certains réagissent. D,autres banalisent.
Tant que la masse banalisera, nous continuerons de nous lousianiser à ce rythme bien lent, bien doucement et sans mort d’hommes.
Nous ne pouvons pas sans cesse présumer de l’inconscience d’une majorité. Je l’ai longtemps pensé. C’est tout le contraire même. Si on en prend conscience, on devrait l’expliquer. Simplement. Le reste, c’est un choix qui nous appartient à tous.
Il y a banalisation? Il faut l’assumer et vivre avec ça. On est comme ça. On n’y peut pas grand chose.
Une belle langue. Elle fait partie de nous. En revanche, nous sommes, comme peuple, très particulier, très unique.
Des forces, des faiblesses.
Ce manque de fierté chez nous est assurément une faiblesse. Il suffit de regarder les différents peuples autour du monde pour le réaliser.
En revanche, c’est nous ça. Il faut s’assumer.
J’assume qu’on se louisianise. Je ne me prends plus du tout la tête avec ça.
Par contre, je vais toujours réagir, bien calmement par contre, à cette banalisation que je peux lire dans le mot de F. Cardinal.
Je ne considère même pas que c’est un tort de banaliser.
C’est un droit.
Comme Parizeau a toujours eu le droit de prendre la situation pour ce qu’elle est.
Bon-entendisme ou légifération très nette…
Un dans l’autre, c’est un choix qu’on fait…
Mon avis personnel?
Si, en priorité, on ne banalisait pas, on prenait le phénomène de notre langue à froid et sans considération afin de la garder la plus vivante possible pour les prochaines Générations, Parizeau a raison sur toute la ligne.
Par contre, le Québec n’est plus ce qu’il était. On ne peut pas constamment se battre contre des Moulins. On opte pour le bon-ententisme? On se louisianisera inévitablement, lentement et doucement, comme on le fait déjà depuis de nombreuses années.
Une louisianisation “moderne” et différente pour sûr, mais une perte du français langue du quotidien.
On s’en va vers ça. Ça ne peut pas être plus évident.
Comme on devient de plus en plus individualiste et polarisé selon les Régions où on habite, comme on est de moins en moins en cohésion comme peuple, je perçois la banalisation comme la suite logique des choses.
Malheureusement peut-être bien…mais c’est pas mal ça qui est ça…
Pierre Lemay
carbone-14
24 février 2013
07h02
Les joueurs du CH devraient-ils être tous francofun également, majoritairement ou minoritairement?
carbone-14
24 février 2013
08h51
Et résumons la question en demandant à Aussant-en-emporte-le-Vent si la gratuité scolaire devrait elle aussi être indexée ou pas pour les payeurs de taxes moyens sur 5 ans?
charlev
24 février 2013
10h34
@ramses2.1 Vous dites: “Je rappelle aux anglophones qui jouent les victimes, que l’anglais n’est en péril nulle part sur la planète et pas sur un cm carré en Amérique du Nord”
Je ne sais pas où vous avez pris vos chiffres et informations, mais ce que vous dites est inexact.
Quelques états des États-Unis, dont la Floride, ont passé des législations dans les dernières années, pour déclarer l’anglais langue officielle.
andremd
24 février 2013
10h57
@basquiat13
Le million de francophone de l’ontario se trouve dans le nord de la province timmins hearst sudbury et aussi dans l’est faisant frontière avec le quebec. Toronto a une petite communauté francophone.
Au quebec par exemple les communautés anglophones des cantons de l’est on quasiment disparu. C’est l’assimilation a l’inverse des anglos au français. A Toronto je suis toujours surpris de voir toutes les affiches en français que se soit des affiches du gouvernement de l’Ontario et de la ville de toronto. Meme sur les routes il y a beaucoup de panneaux de signalisation en français.
C’est difficile de se faire servir en français a Toronto. Par contre je suis aller dans des secteurs portugais et italiens de Toronto et je me suis fait servir en français dans les commerces quand ils notaient mon accent. Le plus drôle c’est comme l’impression qui a plus d’anglophone pure laine a montreal qu’a toronto. Quand j’embarque dans un autobus ou dans le métro j’entend toute sortes de langues sauf l’anglais.
En passant mon défunt père qui était espagnol qui n’a jamais été capable de parler anglais se plaignait du fait que les québécois francophones lui parlaient en anglais quand ils notaient son accent.
A la fin de sa vie j’ai demandé a mon père si il pensait en français ou en espagnol il m’a répondu qu’il pensait en français meme si il a toujours conservé son accent.
En passant je suis fièr de dire que je suis canadien une dénomination qui vient de l’époque du régime français. Mais que les indépendantiste avec leur propagande on tasser ce nom magnifique qui nous appartient a nous les francophones comme ma grand mère maternelle disait (Nous les canadiens et eux les anglais )
carbone-14
24 février 2013
11h03
Et dernière question existentielle par excellence pour la petite chapelle sans lampadaires du nouveau curé Au$$ant-en-emporte-le-vent: Faudrait-il abolir ou pas la remise des Oscars élitistes des Anglofuns pour faire plaisir ou non à Tantine Bonemine et son petit chien Idéfix?
laulau1
24 février 2013
11h39
« Le salut du français ne se trouve pas dans de nouvelles lois et mesures coercitives, mais plutôt dans une approche plus incitative que coercitive des questions linguistiques. »
Effectivement,
« Le meilleur amendement à la loi 101, c’est la souveraineté. » Camille Laurin
pager
24 février 2013
12h58
@andremd
24 février 2013
10h57
“…(Nous les canadiens et eux les anglais )”
Vous avez parfaitement raison: Moi je suis dans la soixantaine et lorsque j’étais jeune (années 60) dans la région du Saguenay, on disait:…Lui c’est pas un Canadien, c’est un Anglais!
On nous a entré de force dans la gorge le terme “Québécois”. Avec toutes les niaiseries que le PQ fait de ces temps-ci…Je suis en train de le détester, ce terme!
mathieun
24 février 2013
12h59
@Mr.Cardinal
Je vous réitère ma question: «Comment comptez faire en sorte que les anglophones se fassent complice de la survie du français?»
Je suis tout à fait d’accord avec vous que l’on ne gagne rien à stigmatiser les anglophones, même qu’ils ont tout à gagner à embarquer dans la recherche de la souveraineté aux côtés des francophones.
pager
24 février 2013
13h06
@ramses2.1
Vous avez écrit: “Je rappelle aux anglophones qui jouent les victimes, que l’anglais n’est en péril nulle part sur la planète et pas sur un cm carré en Amérique du Nord”
Ce que vous dite est totalement faux:
1) Les Anglais des cantons de l’est sont tous en train d’être assimilés;
2) Les Blackburn, McNicoll, Harvey, Fraser, Murray… du Saguenay ont tous été assimilés au Français (Ex: Jean-Pierre Blackburn ne parlait presque pas Anglais lorsqu’il est arrivé à Ottawa)
3) Allez voir dans le sud des USA si l’Espagnol n’est pas en train d’assimiler l’Anglais de certaines villes?
dcsavard
24 février 2013
13h12
Je pense que dans le cas de Lisée il s’agit bel et bien d’aplat-ventrisme, l’idée de donner en monnaie d’échange le bilinguisme officiel dans certaines stations de métro a pour objectif de faire oublier les actes disgracieux de certains préposés de la STM. Mais, entre vous et moi, ni vous, ni moi ne sommes responsables de ces débordements, pas plus que la loi 101. Alors, M. Lisée agit un peu en colonisé que de se fendre en quatre pour satisfaire une clientèle irritée, avec justesse dans le cas des actes disgracieux, mais certainement pas avec justesse de façon générale.
S’il y avait bonne entente, les anglophones ne demanderaient même pas le service en anglais dans les stations de métro. Et surtout, je me demande comment vous en arrivez à conclure que le bon-ententisme permettrait de garantir la place du français à Montréal alors que sa manifestation la plus probante dans votre billet est de plutôt céder la place pour se réconcilier avec une partie de la communauté anglophone outrée par certains actes disgracieux pour lesquels nous n’avons aucune responsabilité collective. J’avoue que je trouve cette conclusion tirée par les cheveux.
dcsavard
24 février 2013
13h13
Ah oui, avant que j’oublie j’aimerais préciser que je ne suis pas plus d’accord avec une approche radicale à la Parizeau et à une bataille rangée entre les deux communautés. Je crois cela complètement contre productif, mais ce n’est pas une raison pour acheter la paix avec n’importe quoi.
pager
24 février 2013
13h15
…Pour renchérir mon message de 12:58:
Quand j’étais jeune (années 60), un “Québécois” c’était un citoyen de la ville de Québec!
dcsavard
24 février 2013
13h17
Et encore, pour ceux qui disent que ce n’est pas trop compliqué d’être bilingue fonctionnel pour vendre des tickets de métro, je dirais que l’inverse est aussi vrai. En conséquence, je ne crois pas du tout qu’il se trouve un seul anglophone sur toute l’île de Montréal incapable d’acheter des tickets de métro dans la langue de Molière, même s’il devra baragouiner et peut-être, ô scandale, s’humilier à ses yeux en sortant de sa petite zone de confort qui lui donne l’impression d’être maître de la situation en tout temps en conversant dans une langue qu’il maîtrise plus ou moins bien.
S’il y avait bonne entente, les anglophones seraient les premiers à vouloir conserver le caractère français de Montréal comme marque de commerce de la ville. Et acheter des tickets de métro en français, ce n’est vraiment pas la mer à boire.
elvisrobert
24 février 2013
14h22
@ dcsavard Le problème pour le SMT, c’est aussi pour les touristes. J’organise une conférence annuelle à Montréal et cette année, une partie des participants a pris le métro avec moi. 95% des participants viennent de l’extérieur du Québec et 90% ne parlent pas français (mélange d’Américains, de Canadiens du « ROC », d’Allemands, d’Australiens et autres) et le guichetier à la station Sherbrooke n’a pas voulu les aider en anglais…
vrouvroum
24 février 2013
16h34
Mes salutations et félicitation monsieur Cardinal.
Enfin quelqu’un qui parle des vrais affaires comme on dit au Quebec .
C’est avec un immnense plaisir que je vous lis toujours comme beaucoup de québécois francophonnes et probablement hélas trop peu d’anglophonnes qui comme vous le dites font des efforts surhummains pour aprendre la langue des québécois francophonnes .
Monsieur Cardinal vous êtes fait de l’étoffe de ces vrais canadiens qui a La Presse et ailleur dans la belle province du Quebec auront toujours a coeur la défence de la communauté anglophonne ,de leur droits et privilèges dans leur belle ville de Monteal .
Il est rafraichissant de vous voir joindre votre voix et celle du journal La Presse a celle de nos porte paroles du Quebec anglophonne qui oeuvrent a la défence des droits et privilèges hérités par nos ancêtres anglophonnes qui suite a la conquête ont bati le Canada et le Quebec .
C’est tout un honneur que de vous lire .
Tout comme les portes paroles modérés de la communauté que sont messieurs Brent Tayler ,Antony Housefather .,Robert Libman ,Bill Jonsson ,Howard Galganov et combien d’autre ,sachez monsieur Cardinal que vous méritez le respect pour votre message de tolérance.
Ce qui est dommage et vous en conviendrez monsieur Cardinal , c’est de voir que des gens de valleur hautement estimé de la communauté anglophonne de Montreal comme monsieur Howard Galganov que nous appécions tous ont du quitter notre belle province du Quebec pour s’exiler dans le canton de Russel en Ontario pour porter a bout de bras l’ authentique message de tolérance sur le bilinguisme de la communauté anglophonne du Quebec et que vous partager de tout votre coeur comme défenseur de la communauté anglophonne et allophonne a La Presse .
Comme vous savez monsieur Cardinal au Quebec … toute vérité n’est pas bonne a dire surtout quand elle touche des faits.
D’ailleur des francophonnes comme vous monsieur Cardinal et qui sont devenus porte parole officieux de la communauté anglophonne et allophonne m’ont déja dit avec raison que si ce n’était de l’Angleterre qui ne les avait pas conquis, la qualité de vie des francophonnes et particulierement ceux du Québec serait terrible et cent fois pire que la qualité de vie des autochtones dans la pire réserve imaginable du Canada ….et il ne s’agit pas de propos racistes ni d’une légende urbaine mais de la pure vérité
A les entendrent ,au lieu d’ apprécier notre dévouement désintéresser a l’ égard des francophonnes depuis la conquête ,certain Québécois ingrats dont heureusement monsieur Cardinal vous ne faites pas partis osent outrageusement dénoncer certains de nos privilèges acquis et issues de notre statut et que le Canada nous as léguer partout et particulierement dans notre belle province du Quebec que nous aimons tant . `
Mais pour qui se prennent -ils?
Ne connaissent -ils pas leur place ?
Comme vous savez monsieur Cardinal il est de bon ton de dénoncer chez les séparatistes la disproportion des ressources financières qui nous seras alloué pour notre méga hopital anglophonne au budget initial prévu de 1.5g$ et qui nous seras réservé en priorité ainsi qu’as nos amis allophonnes du greater Montreal qui forment en viron 20% de la population et l’autre méga hopital de 1.85g$ qui dans un soucis d’équité et d’équilibre bien dosé propre au Canada seras réservé a 80 % de la population francophonne.
Vous avez raison monsieur Cardinal ,il faut donner l’exemple de la bonne entente partout au Canada et la chanson bilingue dite de la bonne entente offerte a même les fonds publiques a notre communauté était tout a fait justifier et honore monsieur Lisé et cela même si elle est décriée pas les séparatistes qui affirment qu’en fait elle est en anglais a 95% de son contenu .
Un autre gros mensonge de séparatistes et une autre tempête dans un verre d’eau comme vous le dites toujours avec raison et justesse a La Presse quand il s’agit de la langue francaise .
Sans faire de reproche a qui que ce soit et vous contrariez monsieur Cardinal ,j’admet que monsieur Lisé aurait pu faire un petit effort pour demander a la communauté de placer quelque mots de français additionnels pour les francophonnes de souche dans cette magnifique chanson qui est un hymne équilibré au bilinguisme que vous même et notre communauté apprécions grandement .
Je sais que c’est un détail pour vous a La Presse et on ne couperas quand même pas les cheveux en quatre parce qu’il n’y avait que quelque rare mots de français destiner a un public francophonne qui de toute manière comprend notre langue .
L’important vous en conviendrez monsieur Cardinal c’était le message de bon entente dont vous vous faites le distingué porte parole pour Gesca et La Presse .
Celui du bon ententisme qui ne doit surtout se faire sur le dos des anglophonnes et c’est pourquoi je trouve ce petit bijou de chanson ,grandiose car il réflète bien la réalité linguistìque qui vous est si cher a Montreal monsieur Cardinal .
Comme vous monsieur Cardinal je ne me formaliserais pas du fait que le francais y soit presqu’abscent …un détail
La bonne entente doit survivre a tout prix et comme je le diais plus haut ,on ne commenceras pas a couper les cheveux en quatre pour faire plaisir aux de souche séparatistes qui veulent détruire un si beau message de bonne entente.
Le Canada devrait s’en inspirer et nul doute monsieur Cardinal que comme porte parole émérite de la communauté anglophonne a La Presse vous êtes impatient d’allez les convaincrent .
Ce n’est pas le fait que que personne parmis vos compatriotes anglophonnes ne le fassent et ne soient surtout pas intéresser a le faire dans les journeaux et médias anglophonnes du Canada pour les francophonnes comme vous le faites si généreusement pour notre communauté au Quebec dans La Presse …..que vous devriez renoncer a prendre votre baton de pèllerin et accomplir votre mission de bon ententiste partout au Canada .
Au risque d’être déçu ,cela vous permettrais de constater et de réaliser combien les francophonnes ont plus que leur juste part au niveau des hopitaux,des universités ,des services en francais dans le Canada .
Monsieur Cardinal parmis vos et nos compatriotes anglophonnes dont vous êtes devenus le porte parole ,certain diront même que c’est beaucoup trop, mais il faut ce qu’il faut monsieur Cardinal et bien que les choses ne changent pas vite, force est de constater un immnense progrès apres 150 ans de confédérarion ………les francophonnes de l’Ontario ont fini pas avoir un seul hopital qu’ils controlent …ce qui n’est déja pas mal .
Comme canadien j’espere qu’il n’aurons pas a attendre un autre 150 ans pour en obtenir un deuxieme .
Les séparatistes ,les de souches comme vous les appellez si bien a La Presse vous diront que c’est bien peu un seul hopital francophonne en Ontario apres 150 ans de confédération pour une population de 400,000 francophonnes en Ontario et rien ailleurs au Canada si on compare a notre quinzainne d’hopitaux anglophonnes de Montreal pour accomoder 500,000 anglophonnes et allophonnes mais vous en conviendrez monsieur Cardinal que c’est l’intention qui compte et que comme vous le dites sagement , le bon ententisme doit prévaloir .
Foncer monsieur Cardinal ,ne vous laissez pas abattre par leur palabre ,les mensonges car vous le savez que les de souche séparatistes veulent la brisure du Canada
Monsieur Cardinal il y as quelque chose de noble en vous et qui vous élève au dessus de la mêlée ,une force belle , naive et magnifique pour un anglophonne du Quebec qui tient àu bon ententisme propre a ce grand canadien que fut pour les anglophonnes ,le Canada anglais et le Canada tout entier Sir Wilfrid Laurier .
Les séparatistes haineux diront que le bon ententisme de Sir Laurier, tout comme le votre auras été fait sur le dos de ses compatriotes francophonnes duquels il aurais lachement détourner le regard pour ne pas voir toutes les injustices commises a l’égard de leur droits dans les autres provinces du Canada .
Foutaise .,hérésie,mensonge ,enseignons leur l’histopire du Canada et ils verront comment les politiques de bonententisme de Laurier ont favorisés les francophonnes . ..tout ets la
Tout comme dans le reste du Canada ,au crépuscule du bon ententisme les francophonnes du Quebec bénificierons un jour a leur tour des mêmes largesses et retombés de la politique du bon ententisme de Sir Wilfrid Laurier et de celle proner a La Presse.
Monsieur Cardinal vous êtes un phare dans la nuit et votre journal est un rempart pour la défence des intérets ,des droits et des privileges de la communauté anglophonne de Montreal et du Quebec .
Au plaisir de vous lire
Y. Stevens… fier canadien de la communauté .
lukos
24 février 2013
16h36
Ah, les belles mères aux langues de vipères!
basquiat13
24 février 2013
17h08
Vous êtes tellement rigolos de traiter les indépendantistes québécois de « séparatistes » pour essayer de les faire mal paraître…
J’espère que vous êtes conscient que les canadians sont aussi des séparatistes qui vivent dans un pays « séparé » de tous les autres, n’est-ce pas ?!
Pour les canadians que vous aimez tant, il est tout à fait normal et positif de vivre dans un pays « séparé », mais comme par hasard, ils ont décidé que les Québécois, eux, n’avaient pas ce droit qu’ils s’accordent pourtant eux-mêmes sans se poser de question… C’est plutôt pas mal hypocrite, non ?
Pourquoi n’iriez-vous pas faire un tour aux Nations-Unies pour reprocher aux quelque 200 pays représentés d’être peuplés de « séparatistes » qui vivent dans des pays « séparés » !?
basquiat13
24 février 2013
17h33
Les Anglos du Québec font tellement pitié: pas d’écoles, pas de Cégep, pas d’universités, pas d’hôpitaux, pas de journaux, de radios, de postes de télé ou encore de sites internet dans leur langue… Ouf, ça ne doit pas être rose tous les jours pour eux de vivre dans notre belle province !
dcsavard
24 février 2013
18h39
@elvisrobert,
si je vais à Vienne, je m’attends à devoir me débrouiller minimalement en allemand pour acheter des tickets de métro et consulter le plan. Pourquoi est-ce différent pour Montréal? Pourquoi faut-il que les touristes s’attendent à être servis en anglais? Franchement, quand on est touriste, ça fait parti de l’emploi d’avoir à composer avec ce genre de trucs. Ça fait partie d’ailleurs du dépaysement recherché dans le tourisme. Si je ne veux rien savoir du hongrois, je ne visite pas la Hongrie. Sinon j’essaie de baragouiner et bien je m’achète un lexique des phrases usuelles quitte à montrer mon lexique à la personne en question. Et il se trouvera possiblement des Montréalais enclins à aider ces touristes si les préposés ne peuvent le faire. Ce n’est pas comme s’il s’agissait de présenter une thèse de doctorat à un auditoire. On parle de trucs bien simples.
Hommedopinion
25 février 2013
11h06
C’est quand même fascinant de voir que personne ne voit l’anglomanie qui augment au quotidien et la francophobie que mon propre peuple pratique. “Ontario” 1 hopital francophone menacé d’être fermé. Aucune autre. “Québec” On ne batit pas 1 méga hopital, ici on en fait 2 parce que il y a des anglophones et on doit leur offrir. … ”Je voyage a travers le monde et l’anglais est présent partout” Oui, est-ce que ces pays sont des peuples de 8 millions entourés de 500 millions d’anglophones?
Hommedopinion
25 février 2013
11h11
Je ne dis pas d’apprendre que le Francais, mais de le prioriser. … Pour ceux qui me tente de me convaincre a me dire que la plupart des anglos-québecois sont bilingues…permettez moi de me questionner. J’ai travaillé toute ma vie dans l’ouest de l’ile, pardon le west island! Montréal est la 2ie plus grande ville francophone au monde, peut-on en être fier? Je peux?
Hommedopinion
25 février 2013
11h14
Hier j’ai découvert le secret des anglos a tout le monde en parle. C’est parce qu’on les a forcés à apprendre le Francais qu’ils ne le font pas et résiste. Non mais je suis une dinde moi? Coloniser c’est bon pour eux, mais se faire coloniser??? J’ai jamais vu a ma connaissance dans l’histoire toute entière, un peuple anglophone se faire coloniser. Si comme la loi101 n’était pas, qui nous auraient anglicisé???